Chapitre 110 : Un jour sans fin
Fred, curieux:
– Et notre fabuleux baiser qu'est-ce qu'il en a pensé, Severus? Tiens une nouvelle sorte de speed dating, il est comique le premier. Il est mignon, il va lui faire un centré mais il surjoue c'est sûr que ce n'est pas lui à moins que ce soit de l'ironie...
Severus, curieux:
– Et c'était quoi? Frédérick est mal à l'aise, pourvu que Severus ne le choisisse pas, ils seraient mal barré. Il va lui faire bien comprendre que c'est pas lui. Au secours pourquoi il l'embrasse? Non non, il n'a rien senti. Il sont juste aaamis...
– Sevounet, ce surnom là est le vrai. Ça doit être son meilleur pote qui lui fait une farce. Est-ce qu'il est attiré par lui sexuellement? Oui, c'est son deuxième choix. Même avant Malefoy. Bon deuxième quand même...
Severus, en haussant les épaules:
– Oh tu sais moi, à part vous deux, asexuel. Et toi des fantasmes réprimés à mon égard? Il aime Charlotte mais si elle n'existait pas et qu'Harry n'existait pas. Il fonce dans le tas et il me prend et je le prends et on fait ça dans toutes les positions... Moi, vraiment!?
– C'est ça ton problème. ''Je suis digne d'être aimé''. On va graver ça dans ton subconscient. Oui tu es mon ange gardien, que j'aimerais bien me taper à l'occasion mais bon oublions...
Severus, franchement:
– Et toi tu es mon meilleur ami qui me fait bander mais bon oublions... Ou alors demandons de l'aide aux bracelets. Il y a peut-être un sort prévu pour ça histoire de ne pas finir maboule. Parce que résister ça va être coton ne nous leurrons pas, on se touche déjà le sexe et ne plus se voir ce serait pire encore.
– Tu veux vraiment passer à l'acte avec moi?
– C'est ça ton problème. "Je suis digne d'être aimé''. On va graver ça dans le subconscient, mon ange. Moi je vois un petit truc. Assouvissons ce fantasme et demain, revivons cette journée, comme si rien ne s'était passé. Une petite boucle temporelle d'une journée. On retourne en arrière. Cette journée n'a jamais existé, à part dans notre imagination. Oh c'est malin! Qui a eu l'idée? Les deux, qui en avaient marre d'être bon deuxième. Ça te dit? Moi j'en crève d'envie, je t'avoue. Ça fait deux heure que je bande, je n'en peux plus. Embrasse-moi, Frédérick.
Fred hoche la tête. Ils s'embrassent, le fluide. Avec les langues, c'est encore pire. Severus est déjà parti.
Severus, franchement:
– Je te préviens que je jouis sans arrêt mais que ça n'a aucune répercussion.
– Moi c'est une fois et après je suis dans les vapes, pendant une bonne demi-heure. Aussi je suis silencieux comme une tombe.
Severus, gentiment, en lui caressant les cheveux:
– Ce n'est pas grave, je crierais pour les deux. Est-ce que tu bandes?
– Depuis une bonne heure.
On le serre contre son cœur. Severus, ému:
– Personne ne s'était donné la peine de m'examiner autant en détail et avec autant de gentillesse, mon ange.
Fred l'embrasse, tendrement. Si tendre, la langue qui bouge à peine. Lui il aime titiller avec le bout. L'autre s'en fout il lui fait un abri. Et il est reparti.
Fred, doucement:
– C'est quand tu as dit le mot aquarelle que j'ai su que j'étais perdu. Aquarelle, tu l'as prononcé avec tant de révérence comme si tu caressais le mot. J'en aurais pleuré. Et t'as regardé toute ma vie aussi avec bienveillance.
– Oui ça m'intéresse, je pourrais d'écouter parler jusqu'à la fin des temps, sans me lasser une brique. Enlève-moi ce costume de pingouin.
Fred rigole et murmure un sort. Costard blanc.
Severus rigole et murmure un sort. Déshabillé.
– Tu vois c'est comme ça qu'on fait avec son amant et ensuite, on l'embrasse partout.
– Chacun ses goûts moi je préfère te déshabiller petit à petit.
– Les pectoraux sont particulièrement jolis et le ventre plat, elle est magnifique ta bite, envie de la sucer. Désolé je suis un peu graphique mais ça c'est moi. Les pieds c'est du 45? J'ai la même pointure.
– 46 sinon je touche au bout. Mais on s'égare mon chou. Tu voulais m'embrasser partout. Commence par le cou. C'est moi ça, je fais des rimes pour déconner.
Severus taquin, à son oreille:
– Le silence troublant, de son amant, lui affolait le gland.
Embrassons son oreille, vénérons-la et ensuite faisons pareil avec chaque partie de son corps. Le visage, on laisse pour après, quand on se connaîtra mieux mais la nuque on peut y aller. On ne laisse pas de marque, on embrasse juste.
Fred, en murmurant:
– Je voulais me faire un tatouage dans le dos, une comète, qu'est-ce que tu en penses?
– Ça n'ira pas. Renonce à ses chimères. Moi je ne ferais rieeen, tu es parfait où alors une aquarelle mais aucun artiste ne saura les reproduire.
– Une tortue?
Severus, gentiment, en titillant ses mamelons.
– Achète-en une de tortue, tu en crèves d'envie. Elle t'enterra ou si ça t'inquiète, fais un sort pour que vous mourriez le même jour. Il y en a une qui te fait de l'œil à l'animalerie. À chaque fois, elle s'accroche mais tu ne la prend jamais. Tu vas quand même la voir tous les jours à midi. Salopard, tu me fais pleurer comme une fillette. Prends cette bestiole, je t'en conjure.
– Oui j'irais la chercher demain, tu me fais pleurer aussi comme tu racontes. Une fois, elle m'a quand même mordu le bout du doigt. Ça pinçottait.
Severus, sévère:
– Mais c'est moi qui vais te mordre bientôt, c'était peut-être pour te dire: Tu te décides, connard! Avec les autres elle est imbuvable, personne n'en veut. T'iras aujourd'hui à la première heure, tu sais les horaires par coeur. Saloperie d'hypersensible tu me mets dans tous mes états!
– Je te retourne le compliment, Ducon. Tu n'as pas fait bien la nuque, remonte-y.
Severus, d'un ton désespéré:
– En plus, il pavoise. Il va me tuer, ce con. Embrasse-moi correctement avec la langue qui bouge, c'est insoutenable comme tu fais. C'est insoutenable tout ce que tu fais. Hypersensible de mes fesses!
– Comment tu les trouves mes fesses?
– Ferme j'aime bien, je vais te les peloter un brin, je vais faire tout dans le désordre, ça t'apprendra à critiquer mes méthodes. Minuit pile, si ça s'arrête là je meurs. Jusqu'à 8h30, ouf! Ça sera juste mais on va y arriver. Enfin bon, peut-être pas si je dois refaire la nuque. Qu'est-ce que tu veux que je fasse à ta nuque? Et moi qui suis encore tout habillé. Je te préviens qu'on va pas dormir une brique.
Fred, conquis:
– J'adore comme tu me parles. Je te montre pour la nuque.
Fred se blottit contre lui et lui fait un bisou. C'est le plus doux des bisous. Encore un. Oh mais on va y passer la nuit. Combien ils peuvent faire de fois ce truc de boucle avec le bracelet? Illimité. On est sauvé. Et il est reparti, putain ça part fort cette fois-ci. Le festival, il va hurler. La tête dans le coussin vite! Le costume va être trempé, un tergeo et c'est réglé.
Fred, inquiet:
– Qu'est-ce que tu fous?
– Je jouis, t'occupe.
On l'attrape et on se frotte, ça commence à bien faire ces conneries. On va lui attraper les fesses aussi. On va lui attraper tout ce qu'on peut. La bite aussi. Et on va le branler, cet espèce de branleur avec ses bisous en forme de cœur qui nous affole.
Fred, franchement:
– Ah oui c'est brut! Je pensais que tu serais un peu brut.
– Un peu comme l'autre qui te pince la main, tu cherches aussi. Mais je vais te les faire tes bisous.
Un smack énooorme. Un autre. Et ensuite on lèche juste l'endroit et on fait un coeur et on lui serre la bite.
– Voilà c'était à peu près ça, je crois.
Fred rigole.
– Ça n'avait rien à voir mais tant pis, c'était bon aussi. J'ai bien aimé le tout. Je veux bien t'embrasser en bougeant la langue maintenant.
Méfions-nous quand même. Des petites pointes avec la langue. Ce qu'il me titille! Je vais repartir. On va lui faire la même chose mais plus appuyé et ensuite on va la prendre en otage sa langue et on va la faire bouger. Je n'en peux plus, il faut que je me branle. On déboutonne la braguette et on baisse le tout. On va lui mettre la main dessus, des fois qu'il serait saisi d'une inspiration. Oui il me branle, amoureusement. Ouf! Je vais faire la même chose, il mérite.
– Oh ce que j'aime comme tu me branles, sans détour. Ça soulage énormément. Les pointes par contre me mettent en liesse mais je préfère reluquer tes fesses, mon amant.
Fred, taquin:
– Je ferais tout ce que tu veux, mon ami. Et si je me tatouais une tourterelle, juste pour ce soir ou pas...
– Oh il n'y aura pas que ce soir, je te préviens. Il faut que je t'éduque un peu. Ne t'attache pas à la tourterelle, ça change sans arrêt, selon mon humeur. Moi je ne me fais rien graver dessus, je te préviens. Et si tu déballais ton paquet?
– J'y songe. Mais c'est un trop beau présent pour ne pas prendre son temps. Peut-être plus tard, juste avant 8h00.
Les astres sont bouchés, on va se déshabiller soi-même. Il m'arrête d'un geste de la main.
– Je rigole, détends-toi. Je t'ai assez vu en blanc, j'ai envie de goûter ta peau.
On va rajouter une fleur à la boutonnière.
– Même si je mets ça? Allez dépêche-toi!
Fred, placide:
– On dirait le cours de potions. Mais t'en est que là, dépêche-toi, t'auras jamais le temps! Si tu me rends ça je vais être obligé de te mettre la moitié de la note. Active Weasley!
Severus se marre.
– Oui je suis impatient. Je sais pas si t'avais remarqué. Après tu passais la deuxième vitesse et tu finissais avant le chrono. Alors tu me déposais la potion sur le bureau avec un coup d'oeil lubrique et tu me reluquais. Et maintenant, qu'est-ce que je fais? Et moi, impassible: T'as peut-être bâclé un peu la fin mais je te mets un O, dans le doute. Oh ce que j'étais con! Pardonne-moi. Vas à ton rythme, achève-moi.
– Non mais tu avais raison, j'aurais jamais fini dans les temps sans tes remarques, je suis du genre à me focaliser sur les détails. Enfin, tu vois. Le O, j'étais tout content. Je savais bien que tu déconnais, je suis quand même pas si gland. Et quand tu m'as dit appelez-moi Professeur Severus...
– Désolé, j'ai tendance à prendre les gens pour des abrutis. Ça ne se reproduira plus pour toi, promis. Je me réjouis pour le Symposium. On se fera du pied la première fois mais pas la seconde.
Frédérick, conquis:
– Vendredi, tu veux remettre ça? Ça ne te suffit pas, une nuit? Dieu merci.
– Oui gros appétit pour mon amant. Et le faux vendredi, c'est permis. Je ne suis pas quelqu'un de si droit, là on est dans une fausse réalité moi ça me va, culpabilité 0 pointée. Mais demain dans la vraie vie, on ne déconne plus. Toi tu vas chercher ta tortue et tu t'amuses avec Charlotte et ses costumes moi je vais chercher nos bracelets et je passe la soirée avec Harry. Eux ne se souviendront pas mais nous si. Le faux vendredi on se revoit, on se remet les bracelets, on débrieffe et si tout va bien et si on s'entend, on se la met, juste après le Symposium. Le lendemain, dans la vraie vie, on écoute sagement les conférences et on écourte. Chacun rentre dans ses pénates avec sa douce moitié. Je ne t'épouserais jamais et impossible de te faire des gosses, ça restera strictement professionnel. Juste une petite oasis, de temps en temps, après tout, nous sommes sur du second choix. Je dis ça pour ne pas que ne te sentes trop coupable.
Fred lui murmure à l'oreille:
– Culpabilité 0 pointé aussi. J'ai trop besoin de toi. On fait au mieux dans une situation de merde. Personne ne sera blessé, au moins. Moi ça me va.
Severus, en murmurant:
– Dieu soit loué.
Le costume est classe mais il l'a assez vu. On lui enlève sa veste, un sort pour défaire les boutons de la tunique. Voilà c'est mieux. Le pantalon, on va le laisser baisser et on lui enlève ses chaussettes. Voilà comme ça, il est à croquer.
Severus, en riant:
– Tu vas me laisser à moitié dé-saqué, quel affront! Si c'est comme ça, je te quitte, Frédérick, enfin juste après.
– Tu me quitterais juste pour ça? Moi c'est comme ça que je te préfère, indécent.
Severus, excité:
– Je t'adore, mon amant.
C'est une œuvre d'art cet homme. Il suffit juste de tracer les contours.
Severus, au supplice:
– Sadique, tu me fous à genoux, Frédérick.
– C'est pas pour te faire la nique, je te trouve troublant.
– C'est parce que tu m'as fichu en blanc.
Il écarte la tunique et me sert contre lui, peau contre peau, un délice.
– Tu crois que c'était prévu, notre rencontre?
– Qui sait les astres sont bouchés mais peut-être pas à ce point-là. Non, c'était imprévu. Dieu n'est pas si magnanime. Méfions-nous des fois que l'un des deux se fasse foudroyer. Avec toi, je me fais choyer. Je t'ai mis une protection contre la foudre? Oui.
– Je vais te mettre toutes les protections aussi dessus, sinon je serais inconsolable.
Severus, tendrement:
– Je me sens blindé, merci. Dur comme de l'acier mais ça c'était déjà avant. Comme tu la prends dans ta main, ne me lâche jamais elle est presque apaisée, pour une fois. Elle se réjouissait de la venue de Fré-dé-ri-ck. On pourrait presque faire un rébus. Un glaçon pour ''frais'' parce qu'il reste de glace à toute mes attentions, il n'est même pas gay, mon amant.
– Peut-être bi, j'ai quelques fétiches. Oui tu me laisses de marbre.
Sexe contre sexe, on se blottit.
Severus, en murmurant:
– Quels fétiches? Aurais-je des rivaux?
– Personne à part Malefoy-père. Des acteurs que j'aime bien. Hugh Grant...
– Il est emprunté, je ne l'aime pas.
Fred, tout doucement:
– Celui de Tim Burton... Et Jim Carrey. Et toi quel James Bond, tu préfères?
– Tous et en groupe de préférence avec des gadgets. Bean c'est juste pour l'animation.
– La lubricité est à son comble. Est-ce que je devrais m'acheter un god, histoire de m'entraîner avant?
Severus, titillé:
– On va commencer par les doigts et oui après avec un tout petit, ensuite c'est moi. Mais n'achète rien, on regardera ça ensemble. Je vais te bichonner, ne t'inquiète pas.
Un baiser langue immobile, tant pis s'il n'aime pas. Lui c'est son dada.
– Je te fais un berceau avec ma langue, c'est pour ça que je ne bouge pas.
– C'est pour ça que je jouis comme un con depuis trois quart d'heure. Qu'est-ce que tu veux faire ce soir?
– T'admirer, t'embrasser et venir en toi.
– Ça va être dur d'attendre pour te la mettre mais j'attendrais, déjà te sentir en moi, ce sera le top. Mais le temps tourne, vous n'aurez jamais le temps de finir, Weasley! Qu'est-ce que tu lui trouves à Jim Carrey?
– Il m'amuse cet homme, c'est une farce. Un peu comme toi en cours de Potion, mon ange. Tu as raison il faut activer. Je vais te prendre la main.
La douceur de sa paume sur la sienne, on dirait qu'il protège une fleur fragile. Pas étonnant que la tortue l'ai à la bonne. Elle doit ramasser un de ces fluide, ça doit lui faire la journée, le temps qu'il revienne l'admirer comme un con, le lendemain. Il n'ose pas regarder. C'est de la maltraitance animal à son plus haut degré. Concentrons-nous pour ne pas pleurer. Il devrait passer l'acheter juste avant, ça lui ferait une leçon. Embrassons-le avant qu'il ne se volatilise.
Fred, navré:
– Tu penses à la tortue, je le sens. Ce n'est pas ce que tu crois. Elles passent à tour de rôle, je fais un tournus.
– Arrête de te mentir à toi-même, tu as ta favorite et elle le sait. Salopard, je pleure de nouveau!
Fred, dans le déni:
– Non je les aime toutes pareilles, je t'assure.
Soyons indulgent pour cette pauvre bête et regardons! Il en était sûr, la petite du fond, Mélanie. Celle qui l'a mordu, elle a une rage contre lui. Bonne chance pour la récupérer, va falloir s'agenouiller!
Severus, en riant:
– Elle me plaît ta fiancée, elle a de la poigne. Courage ma douce, on arrive! Habille-toi, Ducon! Notre premier casse, on laissera l'argent sur le comptoir. C'est au numéro 20, il y a une alarme mais je prends le risque.
Fred, calmement:
– Severus, calme-toi, tu es hystérique. Je vais aller la chercher ce matin, à la première heure, promis. Mais là on est sur autre chose. Tu fais un petit transfert, rien de bien méchant. Je vais mettre une intention. Dors ma douce Mélanie, je viens te chercher aujourd'hui. Voilà où on en était?
– Moi j'entends, je vais lui mordre le doigt jusqu'à ce qu'il saigne mais bon c'est toi qui voit...
Frédérick le prend dans ses bras. Toujours cette douceur abjecte.
Severus, fâché:
– Enfin moi, c'est ce que je ferais.
– Pas de quoi s'affoler, elle sont très bien traitées, nourries logées et puis les animaux ça n'a pas la même version du temps que les humains.
– Oui mais ton putain de fluide, tu crois que ce n'est pas addictif, peut-être? Si ça se trouve, ça fait des années que tu me balances à la figure. Moi je suis solide, alors j'ai résisté ce que j'ai pu.
– Je suis prêt à venir en toi, mon ange.
– Ah bon? La chance! Accio lubrifiant!
Oublions Mélanie, c'est vrai qu'il n'a pas brillé mais Severus a besoin de lui. Son ange lui badigeonne le sexe sans le regarder, toujours en pleurs.
Fred, tout doucement:
– Pardonne-moi mon imbécilité.
– Je te pardonne, mais elle est probablement perdue à jamais... Quatre ans, quand même. Moi je, disons que je ne suis pas aussi placide. Mets-la-moi, j'ai besoin de toi.
Il se sent seul, besoin d'être rempli. J'arrive mon ange. On va lui enlever son pantalon. Lui les jambes écartées, la tunique ouverte, les larmes coulent toujours. Il a un beau corps mais l'âme est resplendissante. Il veut que je rentre direct. Il a besoin des doigts? Non c'est pour le décorum. Avec son god, il ne fait pas tant de finesse. On va lui enfoncer juste le bout. Lui gémit à qui mieux mieux. Au trois quart, il part et serre les dents pour ne pas crier. Ce sexe ça doit une bénédiction et un calvaire. On enfonce tout ce qu'on peut. Moi je ne suis pas prêt de partir, je suis lent. Il verra bien...
On est bien dans son être, au chaud, dehors qu'est-ce que ça gicle! Lui a renoncé à ne pas crier. Il a fait un sort de silence pour les autres. Malgré les cris et la pluie, il l'air de prendre son pied. Moi je vais l'embrasser un peu parce que je prends mon pied aussi, discrètement mais sûrement. C'est beau de le voir jouir. Il alterne la main gauche et la main droite pour se branler. Et si je l'aidais? Je vais prendre la main, pour cette fois. Qu'est-ce qu'il gémit! Je vais partir, je crois. On ralentit parce qu'après c'est une demi-heure à la file d'attente. On va le branler gentiment pour le calmer un peu. On va l'embrasser gentiment pour le calmer un peu. Mais ça l'excite trois fois plus, je fais ça comme un pied et maintenant c'est moi qui vait partir, parce qu'il prend les devants.
Fred, placide:
– Weasley vous n'aurez jamais le temps! Je suis à deux doigt de jouir, mon ange, fais attention.
Il cesse tout mouvement, une statue. Je vais arrêter aussi, juste poser la main sur son sexe, on se détend. Il débande enfin. Moi je suis toujours dur. Il doit lubrifier à mesure. Peut-être qu'il pense que je prends longtemps. Non, il aime. Embrassons-le gaiement.
– Je t'aime mon amour fragile, comme un chevalier servant.
Il se marre un brin. Ça lui va bien, un petit sourire. Il est trop sérieux, Severus.
Severus, taquin:
– Votre petite fleurs fragile est toute émoustillée mon chevalier, car vous êtes dur et vous durez!
– Merci. Tu veux que je mette la deuxième vitesse?
– Pitié, non. On reprend? En levrette?
C'est pas trop son trip la levrette, ça va pour les chiens errants. Pourquoi il propose ça, Severus? C'est une des seules qu'il connaît, une classique et puis ce sera peut-être plus facile pour lui s'il ne voit pas sa tête, il pourra la remplacer par celle de Johnny Depp. L'estime de soi est flagrante. On va le regarder dans les yeux et on ne baissera plus jamais la tête.
Fred, en murmurant:
– Mets tes jambes autour de mon cou et accroche-toi.
– Ah oui c'est plus profond. Prends-moi profondément, Frédérick!
C'est un régal cette position, mais il ne va pas tenir longtemps à ce rythme. Tant pis, on va jouir.
– Je regrette de vous annoncer, ma jouissance prochaine, silencieuse qui plus est. Veuillez agréez, ma fleur, mes salutations réservées, hhhh... hhhh... Hhhhhhhhhhh.
– Votre fleur vous rejoint au firmament dans 3...2...1...Zéroooohhhhhh hhhoooooooooohh! Pose ta main dessus sinon je repars, dis-lui: c'est tout pour aujourd'hui merci de vos bons et loyaux services.
Fred, tendrement:
– Là là, encore une fois ou deux, peut-être, jusqu'à ce qu'on s'endorme.
Il débande direct, épuisé et se blottit contre lui. Lui est très très très câlin après. On remonte la couverture et on l'entoure.
Apaisement ultime, saleté de fluide. Severus s'accroche à ses épaules, s'il les lâche il va sombrer et probablement mourir. Essayons... Non il s'endort juste. Tenir les yeux ouverts, encore un petit moment pour savourer. Non, il plonge.
