Chapitre 112 : Trahison et double-meurtres au Symposium
''... Mon amour que j'aime très très très fort'', merde il en a oublié un. Mais bon le mot qu'il lui a laissé est une diatribe truffée d'amour, il a mis tout ce qu'il avait dedans, on ne va pas le refaire ça perdrait de pep. Mettons un symbole infini au dessus du dernier ''très'' et une flèche. Il espère qu'il a assez chargé le mot pour que le chou ne s'inquiète pas, oui normalement. Il l'aime son mari, mais il est distrait ce matin, besoin d'un peu de fluide. Évitons les écueils et partons en courant.
Severus frappe à la porte de l'appartement, Charlotte lui ouvre, en larmes. Des fausses ou des vraies, impossible de dire avec elle.
– Alors c'était vrai. TRAHISOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!
Des fausses, elle est mignonne... Fred l'embrasse, impassible.
– Amuse-toi bien, ma chérie.
Charlotte, d'un ton excédé:
– N'oublie pas ta tortue, Goujat! Et toi, le voleur de mari, tu pourriras en enfer!
Bon, jouons le jeu. Il n'est pas spécialiste mais le connard coincé, il peut faire.
Severus, d'un ton froid:
– Madame, je ne vous permets pas.
– Bon prenez-le. De toute façon, ce n'est plus qu'une loque! Hier soir, je lui ai fait faire tous les jeux sexuels les plus lubriques. Il est inutilisable!
Ah super merci...
Fred, blasé:
– C'est vrai, toute la nuit. Bon allons-y.
Fred lui tend la main. Severus la serre. Zut, impossible de le lâcher.
Charlotte, ironique:
– Ouh la tension sexuelle est à son comble! Dégagez viles pourceaux!
Au moins, elle a le sens de la formule.. Fred, les yeux au ciel. Il en a marre, ça se sent.
Charlotte claque la porte, puis la rouvre, à Mélanie:
– Au revoir ma puce, c'est juste pour jouer tu sais, je t'aime. Vous Beuuuuuuurk!
Un signe de croix. Elle re-claque la porte.
Severus, placide:
– ''La vierge excédée.'' Par contre, elle joue comme un pied.
– Non c'était la folle à liée. J'ai besoin d'une pauuuse! C'était pas vrai pour les jeux sexuels, on a dormi à 21h enfin surtout moi, sur le canapé. J'ai mal au dos!
– Je te ferais un massage, y a de l'eau dans le gaz?
– Mais non qu'est-ce que tu vas imaginer.
Aucune inflexion dans le ton. On va l'embrasser, juste un petit bisou pour le ranimer et le prendre dans ses bras aussi, il en a besoin, des gémissements et des larmes sur son costume. Il a juste mis une chemise blanche et un pantalon gris clair, il n'a pas osé aller plus loin.
Severus, gentiment:
– Là, là. Je ne veux plus jouer, ma chérie.
– Moi non plus ma chérie, moi non plus.
Okay, il lui dit ça à lui et il l'appelle ma chérie. Ça passe quand même, après la fleur, il y a tout qui passe.
Severus, compatissant:
– Je sais pupuce. Dis-lui que ça te coûte, au bout d'un moment.
– Vivement le Symposium des gens barbants qui parlent de trucs barbants. Pour Jim Carrey c'est rapé, on oublie.
– Ouh toi on va te donner 2-3 potions pour te retaper.
– Et à manger, j'ai pas déjeuner, elle m'a coupé l'appétit. Attends, elle rouvre la fenêtre.
Charlotte, au balcon:
– Et voilà ce que je fais de tes frusques!
Fred, blasé:
– Mes chemises, bordel!
Quelle furie celle-ci. À fond dans son trip. On va l'aider à ramasser ses vêtements. Elle lance le sac de sport avec. Dedans, des affaires de toilettes, un god minuscule et une lettre d'insulte rédigée au rouge à lèvre. On bourre les chemises dedans et on part en courant. La tortue placide: [comme d'habitude, une journée habituelle chez les cinglés.]
Un mot sur le coussin, son mari le quitte pour Fred et le Symposium. La barbe! Il est bizarre ce mot, pas comme d'habitude, ça sent l'arnaque. Et c'est tout bizarre autour de lui, comme si rien n'était vrai. Comme un décor en carton-plâtre. C'est bien fait mais c'est faux. Aucune envie d'aller en cours, ça ne sert à rien et s'il séchait et allait voir Gustave plutôt? Il va prendre le mot et le déchirer. Celui-là, pas envie de le garder. Ça vibre, tout est en train de se désagréger, un jour supplémentaire, lui il n'en veut pas. Peut-être, juste la boutique de Gustave et le Symposium. On refait le décor. L'appartement de Severus, vide, ça peut toujours servir. Ouh là! ça fait un ricochet, ce n'est pas une bonne idée. Restons sobre pour une première fois, juste Gustave et le Symposium, Acte 1.
Harry entre dans la boutique, pas un rat, un mot d'absence sur la table, puis, Gustave débarque.
– Vous êtes motivé, vous! Prenez votre journée, allez braquer une banque ou quelque chose comme ça, moi c'est ce que j'ai fait.
– On est où? C'est quoi cette merde!?
– Comment vous dire, il est possible que votre mari et Frédérick aient créé une autre réalité grâce aux bracelets pour se voir et convoler sans vous faire de tort. Moi je me suis dit, je vais y aller aussi, ça me fera des vacances.
Harry, fâché:
– On peut tout faire alors, pas de conséquence, je vais les tuer, je vais vraiment les tuer. Enfin surtout lui, mon mari je ne pourrais... Quoi que, non les deux!
– Et si on faisait un petit peu de bijouterie magique, plutôt?
Harry hausse les épaules.
– Si vous voulez mais après c'est double-meurtres au Symposium. Comment je vais faire ça. Il faut qu'ils souffrent un peu quand même. Et si je me prenais un amant? Bof pas envie. Gustave, vous couchez, vous?
– Calmons-nous et restons professionnel. Vous êtes droit, eux moins...
– Et Charlotte!? Il faut la prévenir, la pauvre! Et Hermione et Ron et tout le monde!
– Charlotte s'en remet, c'est avec elle que j'ai été braquer la banque. Elle n'en a rien à secouer, désolé. Elle a été faire des achats. C'est un peu de la gnognotte ce monde, il y a vous, Charlotte, les deux gulus et moi. Les autres c'est du carton-plâtre.
Harry, fâché:
– Il me faut un flingue, je vais tous les descendre! TOUS! Enfin, sauf vous... Hein Gustave! Sacré Gustave! Vous n'auriez pas pensé à me prévenir!?
– Vous avez un peu de rage en vous, dites-moi tout.
– Je n'ai jamais rien eu pour moi tout seul! Ils m'ont exploités, tous! Et j'ai dû sauver leur monde à la con, au péril de ma vie! Mais bordel, c'est injuste! Et l'autre qui me déclare son amour infini et qui me trahi dès que j'ai le dos tourné!
Gustave, emprunté:
– Vous n'êtes sans doute pas prêt à l'entendre mais votre mari est un être avide, vous moins, vous vous contentez de lui. Mais lui, il a besoin des deux. Il a beaucoup ramassé, ça le soigne. Frédérick a une sorte de fluide pour soigner les gens.
– Oui mais bon, ils couchent ensemble quand même!
– Votre mari est un obsédé sexuel mais bon, bonne nouvelle, il se contentera des deux.
– Ahhh Super! Et moi, je fais quoi, j'en prends trois!?
Gustave, gentiment:
– De quoi avez-vous besoin Harry?
– D'un sens à ma vie, je crois et de quitter mon mari, je pense. Trouver quelqu'un pour moi, tout seul. C'est ce que je veux. Mais bon, personne ne m'intéresse à part Severus. Robert est inaccessible, Batman n'existe pas. Malefoy!
La porte de la boutique s'ouvre, Draco, échevelé:
– Mais qu'est-ce que c'est que cette merde!?
Directement un centré, Draco répond un peu, puis le repousse.
– Et Severus?
– Rien à foutre. Qu'est-ce que tu penses de la fidélité?
– C'est surfait, désolé, je suis déjà un peu en ménage à trois avec Gregory et l'autre abruti.
Harry, placide:
– C'est pire! Qui d'autre? Il faut que je rencontre d'autres gens...
– Je peux me tirer, ça me fout la gerbe cet endroit.
– Oui casse-toi! Inutile, comme d'habitude!
– Je te donne ma carte, au cas où. On est où?
Harry, fâché:
– Réalité parallèle ou une merde du style. C'est pour coucher avec Fred sans conséquence.
– Ouhhhh! Toi t'y va pas avec le dos de la... Mais que je suis con, c'est Severus. Je vais peut-être prendre votre carte, Gu-gus. Beau métier! Et si j'allais braquer une banque?
Gustave lui file une liasse de billets.
– Déjà fait. Prenez ça, dégagez et revenez dans les horaires d'ouvertures.
Harry, songeur:
– Sans conséquence mais ça me fait quand même du mal. Ça va saigner! Je le quitte!
Gustave, lucide:
– Si vous le quittez, une épave, si l'autre le quitte, même combat.
– Saloperie d'empathie. Et moi?
– Vous avez été abusé, on vous a traité comme la dernière des merdes, vous avez accumulé beaucoup de rancœur. Au fond, vous en voulez au monde entier, vous ne pardonnerez jamais à votre mari. C'est ce que vous croyez. Moi j'irais faire un petit tour du côté des Dursley, un peu de torture ça vous soulagerait, puis je tuerais mon mari une demi-douzaine de fois, son amant plutôt une quarantaine et ensuite je passerais à autre chose. C'est peut-être même ce que vous allez faire. Je peux vous jurer qu'au bout d'un moment, ça vous lassera. Surtout que Fred il est un peu consentant pour les meurtres. Il n'a aucune estime de lui, ça a été un demi-être humain toute sa vie mais rien à foutre de Fred.
Harry, placide:
– Si ça me fait mal pour lui. Peut-être juste Severus, cet être fourbe et infâme! Depuis combien de temps?
– Une fois. Je ne vais pas vous cacher que ça lui a ouvert le cœur à votre mari. Disons qu'avec vous il était ouvert à moitié et Fred a ouvert l'autre moitié. Il n'a rien prémédité Severus, il ne pensait pas que Fred était attiré par lui. Severus c'est encore celui qui a le moins d'estime de lui-même des trois.
– Super! Donc je suis coincé, mon cœur transpercé, mon âme divisée et ma vie brisée. Mais bon, c'est comme d'habitude. Et si je trouvais quelqu'un d'autre?
Gustave, en riant:
– Vous vous êtes focalisé sur Severus. C'est devenu votre obsession. Sans lui, vous dépérissez. Vous pourriez trouver quelqu'un d'autre, ce serait bien mais lassant, terriblement lassant. Ou alors vous pourriez apprendre un métier, qui vous habite corps, cœur et âme et me remplacer pour que je prenne enfin ma retraite.
Harry, hilare:
– On y vient Gustave, on y vient. Si je le tue?
– La boucle s'active et retour à la réalité. Vous, plus de souvenirs. Eux ils les gardent dans le bracelet.
– C'est diabolique! Bon le meurtre, commençons par un truc simple, une balle entre les deux yeux. Avada c'est trop propre, je veux du sang!
Gustave, placide:
– Vous à 30 ans: qu'ils fassent leurs petites affaires dans leur coin, ça ne me concerne pas. J'ai une moitié de cœur et j'y tiens. Il est gros de toute façon, comme le cerveau. Moi je vais développer mes talents, pendant ce temps. J'ai couché avec plusieurs hommes mais c'est toujours Severus que je préfère. Tant pis pour Fred, c'est son deuxième choix... Avant, c'est difficile pour vous, à cause des Disney.
– Vous allez me prévenir, Gustave.
– Non. Je ne viole pas le code de confidentialité même pour l'étudiant.
Harry, placide:
– Je vous quitte, Gustave, je vais me suicider.
– Ah se suicider! Plus inutile, tu meurs, faites-le une bonne centaine de fois et ça vous passera aussi.
– Pour vous la vie est absurde, Gustave. Comment vous faites!?
– J'ai tout vu, vous savez. Je suis un peu blasé.
Harry, curieux:
– Vous aimez quelqu'un?
– Oui, j'ai eu plusieurs femmes, je n'ai jamais trouvé la bonne. Qui sait, peut-être durant ma retraite bien méritée.
– Vous n'aviez qu'à me faire venir plus tôt, moi l'école j'en avais rien à secouer.
– Euh ce ne serait pas Severus, qui nous a présenté?
Harry, placide:
– Rien à battre, aujourd'hui, il meurt. Vous avez un flingue?
Charlotte entre dans la boutique.
– Quelle traaahisooon atroooce une ooodieuse infamie! Comment ça va Harry?
– C'est toi que je vais tuer en premier, en fait, avec mes mains!
Harry tente de lui sauter à la gorge, Charlotte, fâchée:
– Stupefix! Quel boulet ce gosse! On va laisser figé là, avec des cartes de visites dans la main, ça vous fera de la pub.
– Sortez, vous l'excitez. Je vais le défiger et essayer de l'occuper un peu. Par contre, ce sera probablement double-meurtre au Symposium.
– Je vais prendre un ticket.
