Chapitre 114 : Jeu de dé
Aurevoir l'amour idéaliste et bonjour au pragmatisme de je veux le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la laitière.
Harry : Severus est un grand malade mais j'y tiens. Gustave, vous avez un dé. Je vais écrire des solutions pour résoudre le dilemme.
Charlotte, ravie : Oh oui, décidons par un jeu !
Gustave, un brin de désespoir dans la voix : Je vois que vous faites des choix constructifs basés sur la logique.
Harry grimace : Vous savez Gustave, il faut être réaliste, c'est eux qui nous ont mis dans le jus avec leur tromperie. Une décision merdique et sans scrupule pour nous prendre pour des dupes. Alors pourquoi pas le hasard… En plus les bijoux ne feront pas tout même si je rajoute des chainettes de pieds et des boulets, ça ne va pas les arrêter de se monter dessus !
Gustave : Vous avez raison c'est un dilemme. Votez les quatre et prenez la majorité.
Harry : Non, vu que je me sens le plus trahis, je me réserve le droit de choisir selon mon vœu. Ou comme quand j'avais de haute aspiration, laisser faire la destinée. 1 : mariage, 2 : ménage à quatre, 3 : couple libre, 4 : couple exclusif, 5 : rupture, 6 : ne rien faire.
Harry lance le dé, il heurte le comptoir et tombe par terre, 5.
Harry : Rupture, on va essayer une deuxième fois, vu qu'il est tombé par terre et ça me semble extrémiste.
Charlotte ricane.
Harry lance le dé plus doucement. Un 3 : couple libre.
Harry : J'aurais voulu un couple exclusif mais de toute façon c'est ce qui nous pend au nez vu que Severus est devenu obsédé sexuel. Il n'aura qu'à coucher avec qui il veut. A mon avis, ça ne dépassera jamais Fred. Et moi je n'ai aucune envie de me taper Fred ou même toi, Charlotte. Et je suis trop fâché pour me marier et trop inquiet pour ne rien faire. C'est la consolation du pauvre, qu'est-ce que vous pensez Gustave, je devrais rompre ?
Gustave : Je ne vous l'ai pas dit parce que vous n'aviez pas de doute mais je peux faire un sort pour déterminer si Severus est votre âme sœur ou si vous avez un autre choix. Certains demandent ce sort avant de dépenser de l'argent pour un bijou.
Harry : Excellente idée ! Je pense que c'est le bon mais peut-être je me suis aveuglé.
Gustave : Je ne pense pas mais je souhaite vous éviter le 5.
Gustave prononce le sort, une explosion, puis des roses rouges avec les deux noms entrelacés apparaissent.
A la sortie du symposium, Harry braque Severus avec un flingue.
Harry : Les mains en l'air, serpent !
Il est presque jovial, Severus n'y comprend rien.
Fred : J'ai le même faux-flingue au magasin.
Harry : Je t'ai écrit une lettre,
Cher Severus,
Merci d'avoir gâché ma vie et mon amour idéaliste, j'ai toujours pensé que la fidélité était la valeur la plus importante dans un couple.
Ça part très mal ! Est-ce que c'est une lettre de rupture, Harry la lit avec un étrange sourire. Severus commence à paniquer.
Merci d'avoir si peu confiance en moi que tu as dû agir derrière mon dos et sans mon consentement au lieu de me demander mon avis.
Là il bluffe, ça n'est pas possible autrement. Si je lui en avais parlé, jamais il n'aurait accepté ça.
Tu m'as trahi, j'attends des excuses et que tu me promettes de ne plus recommencer. J'attends aussi plus de dialogue et plus de respect à mon égard.
Tout ce que tu veux chéri.
Cette trahison abjecte n'augure rien de bon mais j'ai décidé de t'entendre sur le sujet, bien que je ne te pardonnerais jamais de m'avoir mis dans cette situation et que je t'en veuille à mort.
Il va falloir plaider encore mieux qu'au magenmagot…
Harry, jubilant : Là, j'ai laissé une pause pour que tu me supplies…
Severus : Je t'en supplie Harry ! Je suis désolé. Je ne veux pas te perdre. Tu es mon mari et l'être que j'aime le plus au monde. Tu as raison j'ai été en dessous de tout, excuse-moi.
Harry : Jamais ! Mais néanmoins, le hasard à tranché et Gustave a confirmé, tu es mon âme sœur et pour ton idylle répugnante, je t'accorde le vendredi. De mon côté, bien sûr, le vendredi, je peux aussi coucher avec qui je veux. Il y a la file, si tu savais.
Un poids qui s'ôte de sa poitrine.
Severus : Merci mon amour pour ta tolérance.
