Bonjour/Bonsoir à toutes et à tous ! Comment ça, ça fait deux/trois mois que je n'ai pas posté ? J'ai une multitude de raison mais je ne vous en citerais qu'une : mes examens. Ils étaient horribles et j'ai énormément bosser durant ces trois derniers mois, ce qui explique mon absence. Promis, je vais revenir plus forte ! J'ai déjà un one-shot prévu pour le début de l'année :)

Je n'ai rien à vous dire à part que je me suis énormément amusée à écrire ce chapitre. AH ! Il y a quelque chose de particulier aujourd'hui : Joyeux anniversaire Gaolang ! Ce chapitre est pour toi !

Bonne lecture à vous !


Gaolang s'ennuyait ferme. Son opération c'était bien déroulée et Hanafusa lui avait dit qu'il pourrait commencer à s'entraîner sérieusement dans deux semaines minimum. Il devait donc se contenter d'exercices de faibles intensités et qui ne nécessitaient pas l'usage de sa main droite. Le Dieu Thaï de la Guerre avait eu l'intention de sortir de son lit le lendemain de l'opération, mais le docteur avait refusé, lui demandant de rester au moins une journée au lit.

Il était donc dans son lit, une magnifique orchidée à sa droite et des poids de vingt kilos à sa gauche. On lui avait interdit de prendre des poids plus lourds donc il se contentait de muscler sa main gauche avec ceux-là. Il trouvait que c'était un gâchis de temps, mais il savait que son corps avait besoin d'un minimum de repos. Il espérait que sa main droite lui réponde à nouveau et si ce n'était pas le cas, il la forcerait à le faire.

Doucement, son esprit dériva vers les combats Kengan. Il ne comptait pas y participer de nouveau sauf si son roi le lui demandait. Néanmoins, il devait avouer qu'il s'était bien amusé. Il avait rencontré des personnes intéressantes et livré des combats qui resteraient gravés dans sa mémoire. Il pensa en premier au Croc de Metsudo, le souvenir de leur match lui envoyant encore des frissons. Il avait entendu dire que le Cinquième Croc s'était retiré et avait laissé sa place à l'un des gardes du corps. Il n'aurait certainement plus la possibilité de se battre contre lui.

La deuxième personne qui lui vint à l'esprit était Kaneda Suekichi, son adversaire du premier round. Il ne payait pas de mine avec sa faible carrure et sa petite taille, mais son ardeur et sa volonté de fer avait impressionné Gaolang. Il s'était battu jusqu'au bout avec tout ce qu'il avait sans jamais faiblir. C'était la mentalité d'un véritable guerrier et il respectait cela. Tous les deux avaient d'ailleurs beaucoup discuté après le combat, se trouvant de nombreux points communs dans leur personnalité. La seule chose qui le chiffonnait était sa relation avec Himuro, mais il ne ferait aucune remarque tant que Kaneda n'en parlait pas.

Petit à petit, il fit la liste des combattants présents au tournoi et inévitablement, il pensa à lui. Yoroizuka Saw Paing. Il soupira et regarda l'orchidée comme si d'un coup, elle pouvait résoudre tous ses problèmes. Le jeune homme au sang chaud et à la voix bien trop développée était un problème. Le fait que pendant quatorze ans il l'ait harcelé jour et nuit pour avoir sa revanche était un problème. Le fait que lui, Gaolang, se soit attaché à lui était un énième problème.

Il ne se comprenait pas lui-même. Ce type avait tout pour le faire fuir. Il était bruyant, idiot, beaucoup trop têtu et prenait ses aises avec le Roi Rama. Il aurait dû le détester. Pourtant, au fil des années, il s'était habitué à ses cris. En vérité, Saw Paing criait beaucoup moins quand ils n'étaient que tous les deux. Certes, il parlait très fort, mais cela restait raisonnable. Cela n'avait rien à voir avec les démonstrations de voix qu'il faisait pendant ses combats. Il avait d'ailleurs assisté à ses matchs de kengan, demandant un jour de congé au roi quand le jeune homme combattait.

Il savait aussi apprécier sa cuisine, qu'il trouvait délicieuse. Il s'était mis à acheter des produits birmans pour que Saw Paing puisse les cuisiner. Il lui avait aussi donné un double des clés de son appartement quand un soir, il avait vu le jeune homme devant sa porte en attendant qu'il rentre. Parfois, il s'entraînait aussi ensemble, l'esprit hurlant lui lançant des défis puérils qu'il acceptait malgré tout. Au bout d'une dizaine d'année, il s'était fait une raison : ils étaient devenus amis. Il avait beau le repousser avec son indifférence, le birman était trop têtu ou masochiste. Peut-être un mélange des deux. Sans le savoir, il avait cassé la coquille que Gaolang s'était créée et avait à présent une place importante dans son cœur.

Toutefois, il ne pensait pas qu'il serait si important. Il n'avait jamais eu de véritable ami, sans compter le roi. Il s'était toujours concentré sur son entraînement et le peu de personnes qui l'avait approché ne cherchait qu'un moyen d'accéder au roi. Évidemment, il les avait tous battus et renvoyait d'où il venait. C'est en rencontrant Kaneda qu'il comprit que quelque chose était différent. Que Kaneda et Saw Paing avaient deux places totalement distinctes. Kaneda se rapprochait bien plus du roi Rama, avec une moindre importance certes. Mais, avec Saw Paing, c'était différent.

Il y avait réfléchi longuement et n'avait pas trouvé de réponse qui lui semblait plausible. Il savait qu'il se devait de trouver, mais la solution était bloquée en lui. Ironiquement, c'est Kaneda qui lui a ouvert les yeux. C'était juste après la défaite de Saw Paing au deuxième round. Quand ce dernier lui avait annoncé qu'il ne combattrait plus. Sans savoir pourquoi, cela avait mis Gaolang dans une colère noire. Il n'aurait pas dû y accorder autant d'importance, après tout Saw Paing faisait ce qu'il voulait. Cela ne le regardait pas. Pourtant, il l'avait pris comme une attaque personnelle. Son cœur lui faisait mal d'une manière qu'il n'avait jamais ressentie. Bien sûr, il était déçu. Il connaissait l'homme depuis des années et le voir abandonner ainsi lui donnait envie de vomir.

Mais il y avait autre chose derrière cela. Et cette chose s'était manifestée quand il avait vu le visage abattu et misérable de son ami. Il avait voulu le consoler. Une partie lui avait voulu faire un câlin à son vis-à-vis. Évidemment, il avait envoyé valser cette idée stupide et avait laissé la place à la colère. Toutefois, c'était incontestable. Lui, Gaolang Wongsawat, avait eu envie de faire un câlin à son auto-proclamé rival, Yoroizuka Saw Paing. Son premier réflexe avait été d'aller voir le docteur Hanafusa pour se faire examiner. Il devait être malade pour penser à ce genre de chose. C'était la seule option.

Il était dépité quand le docteur lui avait affirmé qu'il était en excellente forme et qu'il n'avait pas le moindre signe d'une maladie. Il s'était dirigé tel un fantôme vers sa loge, regardant distraitement les matchs de ses concurrents. Kaneda l'avait suivi tout le long, ayant décidé de le laisser réfléchir par lui-même. Au bout de quelques minutes, il conclut que le boxeur était beaucoup trop perdu dans ses pensées et qu'il avait besoin d'aide. Il était parti lui prendre une bouteille d'eau et c'était mis face à lui.

-Quelle relation vous avez avec Saw Paing ?

Le dieu de la guerre releva la tête, la question du tueur de géant le sortant de ses pensées. Il fronça les sourcils, essayant de trouver une réponse qui lui semblait cohérente.

-Nous sommes amis, je suppose.

Il allait rajouter rivaux, mais il s'arrêta en repensant à l'abandon de Saw Paing. Il se mordit la lèvre jusqu'au sang sous le regard observateur.

-Et vous vous connaissez depuis longtemps ?

-Cela fait plus de quatorze ans qu'il vient presque tous les mois s'incruster chez moi pour me demander une revanche.

-Je vois. Et qu'est-ce qu'il se passerait si d'un coup, il disparaissait ?

Gaolang fronça les sourcils et se mit à imaginer un monde sans Saw Paing. Ces journées seraient moins amusantes, il devait l'avouer. Quand il se réveillait le matin ou quand il rentrait du travail, il se demandait toujours s'il verrait le jeune homme. La plupart du temps, il l'attendait dans la cuisine, lui préparant le petit-déjeuner ou le dîner au choix. Et puis, il ne l'enverrait plus de messages pendant ses pauses. Sa vie serait beaucoup moins colorée sans lui. Il laisserait un grand vide à coup sûr.

Gaolang papillonna des yeux, ne s'attendant pas à ce genre de réflexion. Il y avait quelque chose qui clochait avec lui. Il s'était rendu compte qu'il serait triste et seul sans Saw Paing. Depuis quand le jeune homme était-il devenu un aspect irremplaçable de sa vie ? Il s'était juré de dédier ces journées et ces nuits à son pays et voilà qu'un homme au combien agaçant prenait une place considérable dans son cœur. Quand avait-il laissé faire cela et quel était ce sentiment qu'il ressentait ?

-Gaolang ? Tout va bien ? Demanda Kaneda.

A nouveau, le boxeur s'était perdu dans ses pensées concernant Saw Paing.

-Je ne sais pas. Avoua Gaolang. Je me sens... Étrange.

Il considérait Kaneda comme un ami et comme une des personnes les plus intelligentes de ce tournoi. Peut-être comprendrait il ce qui n'allait pas chez lui ?

-Je comprends. C'est l'abandon de Saw Paing qui te bouleverse tant ?

-Pas seulement. Quelque chose ne va pas avec moi. J'ai des pensées saugrenues qui me viennent à l'esprit. Tu m'as demandé quelle relation j'ai avec Saw Paing. Je t'avoue que je ne sais pas où la situer.

Il soupira et but une gorgée d'eau. Kaneda ne dit rien, laissant le temps à Gaolang de faire le tri dans son cœur.

-C'est un insecte bruyant et masochiste. Commença Gaolang. Je ne devrais pas m'inquiéter pour lui ni lui prêter une quelconque attention. Il me pompe de l'énergie inutilement et me provoque toujours en duel peut importe le nombre de fois où je le repousse. Et pourtant... Petit à petit, je commençais à l'apprécier. Je me suis mis à aimer sa présence au combien bruyante. Maintenant, j'attends ses visites et je me sens mal quand il finit par partir. Sa joie de vivre me rend heureux et j'ai un pincement au cœur quand il est triste. Qu'est-ce qui ne va pas avec moi ?

Il écrasa la bouteille d'eau vide puis se leva pour aller la jeter. Il devait se calmer et respirer. Il devait stopper son flux de pensées incessant concernant Saw Paing. Il se rassit sous l'œil compatissant de Kaneda.

-En terme de relation, reprit Gaolang, elle n'est pas comme celle que j'entretiens avec sa Majesté. Elle dépasse aussi le stade de simples rivaux. Mais c'est différent de l'amitié qu'il y a entre toi et moi.

Kaneda observa son ami et ne lui laissa pas le temps de se calmer. Il voulait l'aider et pour cela, il devait secouer Gaolang.

-Qu'est-ce que tu aimes le plus chez Saw Paing ?

-Sa ténacité et sa peau. Répondit-il immédiatement.

Il écarquilla les yeux et posa la paume de sa main sur sa bouche. Il ne voulait pas dire cela. En fait si. Il était perdu dans ses propres pensées.

-Est-ce que tu te verrais à un rendez-vous avec Saw Paing ?

Cette question était étrange. Gaolang devrait être choqué, et même indigné. Il devrait s'insurger contre Kaneda en lui expliquant que c'était impensable et irréalisable. Alors pourquoi trouvait-il cela normal ? Pourquoi l'idée que lui et Saw Paing aient un rendez-vous semble légitime ? Était-ce parce qu'ils avaient souvent partagé un dîner en tête-à-tête ? Gaolang ne savait pas. Il n'était plus sur de rien en vérité. Tout se mélangeait dans sa tête et ces certitudes s'effondraient les unes après les autres.

-Oui, je suppose. Murmura Gaolang après de longues minutes.

Kaneda s'en doutait. Et il savait qu'elle allait être sa dernière question. Toutefois, il ne savait pas comment réagirait Gaolang. Il ne semblait pas se braquer, il était juste perdu. C'était une bonne et une mauvaise chose en même temps. Il prit son courage à deux mains et lui posa une ultime interrogation :

-Est-ce que tu aimes Yoroizuka Saw Paing ?

C'était fait. Il avait lâché la bombe. À présent, il devait attendre et espérer que Gaolang réagirait bien. Cela faisait un moment qu'il avait remarqué l'alchimie singulière entre les deux combattants. Il ne savait pas comment l'interpréter jusqu'à l'abandon de Saw Paing et la réaction de Gaolang. L'évidence lui crevait les yeux et il se demandait comment il avait pu ne pas s'en rendre compte plus tôt. Maintenant, il devait juste attendre.

Les paroles de Kaneda avaient fait l'effet d'un coup-de-poing à Gaolang. Un jab en plein dans son cœur. L'amour. Vouloir passer du temps avec une personne. Être attiré par elle autant physiquement que mentalement. Adorer ses qualités et comprendre ses défauts. Était-ce qu'il ressentait ? Il ne savait pas. A la fois cela le soulageait de pouvoir mettre des mots sur ces sentiments et d'un autre côté cela le terrifiait. Il était plein de contradictions et l'image de Saw Paing dansait constamment dans son esprit.

Il prit une profonde inspiration et fit le vide dans son esprit. Il ne devait pas se laisser submerger par ses émotions. Il commença à méditer et à réfléchir. Est-ce qu'il aimait Saw Paing ? Qu'était-ce l'amour pour lui ? Il ne s'était jamais posé la question, se contentant de servir de tout son être sa patrie. L'amour... S'il devait en donner une définition, ce serait d'offrir son cœur et son âme à la personne qu'il chérit. Toutefois, c'était impossible pour lui. Il dédiait sa vie à la Thaïlande. Il ne pouvait laisser une personne disposer de lui.

C'est alors qu'il comprit. C'était pour cette raison qu'il aimait Saw Paing. Pendant des années, il l'avait harcelé, s'infiltrant dans son appartement ultra sécurisé pour le voir. Mais à chaque fois, il refusait de le défier. Et Saw Paing s'en moquait. Quand il partait toute une journée protéger sa Majesté, il ne s'en formalisait pas. Il acceptait le dévouement de Gaolang. Le dieu thaï de la guerre rougit furieusement en se rendant compte de cela. Son cerveau n'avait jamais remarqué ce fait, contrairement à son cœur.

Néanmoins, il restait la question du physique. Il n'était pas un fanatique religieux et se devait de prendre en compte l'enveloppe charnelle de son béguin. Et il devait admettre que Saw Paing était un bel homme. Il était un combattant comme lui, possédant ainsi un corps bien bâti. Il était un peu plus petit que lui, mais ne craignait pas de lui faire face, au contraire. Sa peau caramel donnait envie d'y parsemer des baisers et plus. Ses nombreuses cicatrices lui rajoutaient un certain charme et de la maturité. Il restait malgré tout très jeune pour son âge et avait une énergie débordante. Enfin, il planterait bien ses dents dans le fessier de Saw Paing.

Il ferma les yeux et passa une main dans ses cheveux. Il était un imbécile. Un imbécile amoureux d'un autre homme. Il ne savait pas si cela faisait de lui un homosexuel ou non. Malheureusement, il n'aurait pas le temps de se poser plus de questions. Il devait se préparer avant d'entrer dans l'arène. Il regarda Kaneda et ce dernier hocha la tête, lui souhaitant bonne chance. Il regarda le plafond, se demandant comment il allait pouvoir combattre après toutes ses révélations.

Après le combat contre Kanoh Agito...

Il avait perdu. Un sourire fleurit sur ses lèvres et il prit une gorgée de sa boisson. Certes il n'était pas mort durant ce combat, mais il avait adoré cela. Il avait tout donné jusqu'à la fin et ne regrettait rien. Toutefois, sa main droite ne lui répondait plus et pire que tout, il avait trahi son roi. Il grimaça et soupira. C'était la seule ombre au tableau, du moins pour l'instant. Il savait que sa rééducation allait être dure et qu'il ne pourrait peut-être plus boxer. Mais il n'abandonnerait pas. Il donnera le meilleur de lui-même pour faire honneur à la ténacité de son ami.

Une chose que tu m'as transmise, pensa Gaolang. Le visage joyeux et exultant de Saw Paing apparut dans son esprit, chassant sa grimace. Lors de son combat, tout était devenu clair pour lui. Il aimait Saw Paing. Il aimait cet imbécile heureux, bruyant et extraverti. Cela expliquait pourquoi il n'avait jamais voulu le combattre à mort, même s'il reconnaissait sa valeur en tant que combattant. Il s'en voudrait tout au long de sa vie pour avoir conduit à la mort la personne qu'il aimait.

Néanmoins, son cœur n'avait pas choisi une personne facile. Bien sûr, ils étaient très proches. Mais c'était là le problème. Comment pouvait-il continuer à être de marbre après avoir réalisé son amour ? De plus, Saw Paing était une personne très tactile et n'avait aucun problème avec son corps. Il allait devoir se retenir de le mater trop ouvertement quand il ne portera qu'un tablier et un short. Ce sera très dur. Et il sentait que le Roi Rama allait vouloir s'en mêler s'il le remarquait. Il priait pour qu'il ne voie rien. Car sinon, son combat contre le Croc ferait pâle figure en comparaison avec les plans tortueux de sa Majesté.

-Je peux te poser une question Kaneda ?

-Bien sûr Gaolang.

-Comment as-tu deviné ?

Il n'arrivait pas encore à le dire à voix haute. Il venait juste de l'accepter, il avait encore besoin avant d'en parler librement.

-Je suis doué pour observer les gens. Et je pense que c'est particulièrement vrai pour toi. Cela fait des années que je regarde tous tes matchs et j'ai l'impression de te connaître depuis longtemps, surtout après nos discussions.

Gaolang hocha la tête, pensant à quelque chose d'autre. Il ne savait pas comment répondre à cela. Il regarda Kaneda quelques secondes et décida de lui faire confiance. Il était une personne fiable et honnête sûre qu'il pouvait compter.

-Qu'est-ce que cela fait de moi ? Un homosexuel ? Je ne sais même pas si je suis attiré par les hommes en général ou par Saw Paing en particulier.

Il se passe une main sur le visage, ne sachant pas s'il devait y accorder de l'importance ou non. Mais s'il y avait pensé, c'est que cela comptait pour lui non ? En fait, il s'inquiétait plus de la réaction des Thaïlandais. Ou plutôt des conséquences de son amour sur son pays. A la fois, cela pourrait montrer une certaine ouverture d'esprit, mais il pourrait s'attirer les foudres des homophobes. Quel dilemme.

-Tu sais, ce n'est pas parce que tu es attiré par un homme que tu es homosexuel. Comme tu l'as dit, tu es peut-être uniquement attiré par Saw Paing. Ou bien, tu es attiré à la fois par les hommes et par les femmes. En soit, tu ne pourras le savoir que si tu expérimentes des choses.

Kaneda lui sourit, tentant de lui montrer son soutien. Le dieu thaï fit un simple mouvement de tête, comprenant et acceptant l'attention. Il savait que tous ne seraient pas aussi ouvert, mais il était prêt à faire face à cela. Il ne mettrait pas en avant cette partie de lui mais il ne la cacherait pas pour autant. Il vivrait sa vie normalement et resterait un fidèle citoyen du roi. Oui, cela lui convenait.

-Tout va bien Gaolang ?

Il tourna la tête vers la porte où se tenait le roi.

-Votre Majesté, répondit Gaolang en baissant humblement la tête.

-Comment te sens-tu ?

-Bien votre Majesté, merci de votre sollicitude.

-C'est normal. Nous sommes venu t'informer d'une nouvelle importante. Nous avons fait venir un spécialiste pour t'aider.

Le boxeur haussa un sourcil, se demandant qui pouvait être ce fameux spécialiste. Le roi lui avait pourtant dit qu'il avait fouillé ciel et terre en vain.

-Tu peux entrer.

Il entendit des pas se rapprocher, la personne étant clairement incertaine. Elle entra dans la pièce et Gaolang n'en croyait pas ses yeux. Que faisait son béguin ici ? Ses yeux passèrent en revue son visage et il remarqua qu'il avait quelques cernes. Il devrait lui en toucher un mot plus tard. Puis, il s'arrêta sur la chemise qui semblait bien serré pour le torse de son ami. Ses bras étaient toujours aussi bien musclés, des cordes les enserrant à certains endroits. Il allait descendre plus, bas mais il se rappela qu'ils n'étaient pas seuls et préféra revenir sur son visage. Quelle erreur. Ses cheveux étaient toujours en bataille et il avait envie d'y passer les doigts. Il y avait toujours la cicatrice sur sa tempe droite, vestige de leur premier et dernier combat. Enfin, il s'arrêta sur ses yeux. Ses beaux yeux chocolat qu'il avait vu tant de fois et d'on il ne pouvait se lasser. Il était juste magnifique.

Saw Paing était là. Yoroizuka Saw Paing était ici. Et le roi l'avait annoncé comme un spécialiste qui l'aiderait. C'est à ce moment-là que Gaolang comprit. Il comprit que les prochains mois allaient être difficiles, très difficiles. Surtout en voyant le sourire du roi Rama XIII. Il n'était clairement pas au bout de ses peines.


L'orchidée est une des fleurs emblématiques de la Thaïlande. Et oui, Gaolang a eu une panique gay.

Ce chapitre est terminé ! J'espère que vous avez aimé ce chapitre. On se revoit donc en janvier pour un chapitre sur un autre fandom.

D'ici là, je vous dis à bientôt et prenez soin de vous !