Au bout de longues minutes de ce silence pesant, elle se décida à prendre la parole.

_ Tu as l'air en colère. Déclara-t-elle doucement, incertaine.

Il arracha un morceau de viande avec un peu trop de hargne avec ses dents. Il mastiqua brièvement puis avala avant de finalement lui répondre.

_ Vous n'auriez pas dû faire ça. C'était exactement ce qu'il voulait. Dit-il, la colère transparaissant dans sa voix.

_ Je n'avais pas le choix ! Rétorqua-t-elle vivement.

_ Bien sûr que si ! La coupa-t-il en haussant le ton.

Orihime délaissa son plateau et se leva pour se planter devant lui.

_ Je ne pouvais pas prendre le risque. Ils sont trop jeunes et innocents ! Personne ne mérite de vivre ça ! S'écria-t-elle.

Elle était en colère, contre lui et contre elle-même.

_ Rien ne garantissait que tu remportes la bataille. Nnoitra n'aurait pas hésité à violer l'une de ces jeunes filles. Continua-t-elle sur un ton plus doux, en proie au chagrin.

Grimmjow se décida enfin à la regarder et se calma un peu en voyant la jeune femme trembler, les doigts crispés dans le tissu de sa robe. Il se leva à son tour, vidant sa coupe de vin d'un trait.

_ Je suis le champion. Tu aurais dû avoir foi en moi et ne pas entrer dans le jeu d'Aizen. Tu joues avec le feu. Déclara-t-il plus calmement mais avec fermeté.

Loin d'être intimidé par la carrure du gladiateur, elle affronta son regard.

_ Alors tu préférais prendre une de ses filles ? Demanda-t-elle avec stupeur, la peine transparaissant dans son beau regard.

Le cœur serré, elle le dévisagea, la boule au ventre. S'était-elle fourvoyée sur toute la ligne ? Aurait-il préféré prendre la virginité d'une de ses femmes ? Alors toute cette rage qui avait habité Grimmjow durant le tournoi était dirigée contre elle pour cette raison ? Elle avait du mal à y croire. Il la fixait du regard, implacable. Il ne démentit pas. Elle avait l'impression qu'on lui enfonçait un poignard en plein cœur. C'est à cet instant qu'elle réalisa douloureusement l'ampleur de ses sentiments pour cet homme.

Incapable de soutenir davantage ses yeux perçants, elle détourna le visage.

_ Peut-être aurait-il mieux valu que Stark remporte le jeu. Murmura-t-elle plus pour elle-même tristement, avant de lui tourner le dos.

Contre toute attente, Grimmjow lui agrippa l'avant-bras, l'empêchant de s'éloigner. Confuse, elle tourna la tête pour rencontrer de nouveau son regard, le cœur battant.

_ Tu voulais que ce soit lui ? Demanda-t-il durement, fou de jalousie.

Elle déglutit, sa poigne lui faisait mal. Il avait l'air furieux, les veines palpitantes. Elle ouvrit la bouche pour répondre, incertaine en essayant de récupérer son bras.

_ Je... J'espérais qu...

Mais elle fut coupée lorsqu'il l'attira brusquement contre lui, mécontent qu'elle cherche à se défaire de son emprise. Elle glapit en entrant en collision contre son corps massif et dur comme le marbre. Il la retint prisonnière par les deux bras cette fois, la forçant à rester proche de lui. Elle leva le visage pour rencontrer son regard, le souffle court. Être soudain si proche du guerrier rendait son corps tout chose. Elle s'humecta les lèvres.

Son regard s'assombrit. Comme il voulait dévorer ses lèvres pulpeuses.

_ Que ce que tu aurais fait si Noitra était à ma place ? Murmura-t-il durement, un muscle de sa mâchoire tressautant.

Elle serra les cuisses, il n'avait aucune idée de l'effet qu'il avait sur elle. Après quelques secondes de réflexion, elle lui répondit d'une voix un peu plus rauque, sans quitter ses yeux.

_ Regarde sous ma robe.

Il se crispa momentanément, surpris par la demande. Il n'hésita pas longtemps en voyant la lueur d'encouragement dans le regard de la jeune femme. Il libéra l'un de ses bras avant d'abaisser sa main sans jamais rompre le contact visuel avec ses beaux yeux. Il plia légèrement le genou afin d'atteindre la fente de la jupe. Elle tressaillit lorsque le bout des doigts du gladiateur toucha la peau sensible à l'arrière de sa jambe. Il s'efforça de garder une expression impassible, puis aplatit l'intégralité de sa main sur le bas de la cuisse de la belle rousse. Elle déglutit, sa respiration se faisant plus inégale.

_ Plus haut. Murmure-t-elle avec un peu plus de difficulté.

Voyant la détermination toujours présente dans son regard, il obtempéra, ignorant l'inconfort soudain de son pagne. Il la regarda frissonner sous son toucher. Sa main calleuse remonta d'une caresse le long de sa cuisse délicieusement douce. Il s'arrêta soudain lorsque ses doigts entrèrent en contact avec ce qui semblait être une lanière en cuir. Il fronça les sourcils en longeant le morceau de peau enroulé autour de la cuisse d'Orihime. Elle s'efforça d'ignorer la moiteur entre ses jambes tandis qu'il poursuivait son exploration. Soudain, un éclair de compréhension illumina son regard assombri par le désir. Il saisit le manche de la lame rangée dans le petit étui de cuir attaché à la lanière enroulée autour de sa cuisse. La grande main du guerrier était dangereusement proche de son intimité luisante, mais elle garda son calme, du moins en apparence.

Grimmjow était un peu surpris par cette découverte, mais cela ne calma pas sa colère. Après avoir attrapé l'arme, il éloigna sa main de la chaleur trop invitante qu'il pouvait presque sentir pulser quelque centimètre plus haut.

_ C'est ça ta solution ? Tu comptais te battre contre un gladiateur surentraîné avec ça ? Grogna-t-il en secouant la lame sous le nez de la jeune femme comme pour la narguer.

Elle fronça les sourcils, agacée d'être prise pour une idiote.

_ En dernier recours uniquement. Vous les hommes, vous sous-estimez toujours beaucoup trop les femmes. Rétorqua-t-elle d'une voix énigmatique avec la même condescendance que lui à l'instant.

Poussé par une pulsion primale, il la plaqua contre le mur le plus proche d'une main contre son ventre. Elle inspira brusquement, surprise par son élan brutal. Mais étrangement, ce qu'elle vit dans son regard ne l'effraya pas. Elle se retint de gémir face à la nouvelle vague d'excitation qui déferla dans son corps.

_ Alors quoi ? Qu'aurait – tu fais face à un homme comme Noitra ? Que caches-tu d'autres sous cette robe ? Grogna-t-il, les narines frémissantes.

Merde, la seule chose qu'il voulait faire à cet instant, c'était de lui arracher cette foutue robe. L'air était lourd, l'excitation plus que palpable entre eux. Elle ravala la boule dans sa gorge, le souffle court.

_ Plus bas. Dit-elle d'une voix plaintive qui le fit durcir davantage.

Il fronça les sourcils, puis ne tarda pas à déplacer sa main toujours appuyée contre le ventre de la rouquine vers le bas. Il sentit alors quelque chose de dur et arrondi, juste au-dessus du pubis de la jeune femme au travers de la douce étoffe. Il l'interrogea immédiatement du regard. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais elle resta bouche bée lorsqu'il se pencha une nouvelle fois pour passer ses deux mains dessous la jupe de sa robe sans demander son reste. Ses grandes mains trouvèrent place de chaque côté de ses cuisses. Il serra brièvement celles-ci expérimentalement en déglutissant.

Elle hoqueta silencieusement, le visage rougi par l'envie. Il déplaça lentement ses doigts rugueux le long de ses hanches jusqu'à atteindre leur but. Une fine chaîne était attachée autour de celles-ci, à laquelle pendait une petite fiole. Jamais il ne rompit le contact visuel avec elle. Il entreprit de suivre la chaîne avec ses doigts de chaque côté jusqu'à atteindre le creux de ses reins. Elle frissonna violemment tandis qu'il ouvrait le petit fermoir. Il récupéra ensuite le bijou d'une main pour le regarder de plus près, prenant soin de laisser son autre main posée au bas du dos de la jeune femme.

Il détourna enfin le regard pour détailler la petite fiole suspendue à hauteur de son visage. Orihime s'humecta les lèvres en reprenant un semblant de contenance, s'efforçant d'ignorer son pouce qui faisait de petits allers-retours contre sa peau échauffée juste à la naissance ses fesses.

_ C'est un puissant somnifère. Dit-elle d'une voix douce en tendant la main pour attraper l'objet du bout des doigts, le regard rivé sur le contenu.

_ Il suffit d'en appliquer sur la peau, sur n'importe quelle partie du corps. Un seul coup de langue suffit pour assommer un homme durant plusieurs heures. Je porte toujours cette fiole sur moi, et je prends soin d'en appliquer chaque soir avant le coucher au cas où Aizen aurait dans l'idée de venir me rendre une visite inopportune. Continua-t-elle tranquillement avant de relâcher la fiole et de replonger son regard dans celui du gladiateur.

L'intensité de ce dernier lui coupa le souffle. Il était si proche que leurs souffles se mêlaient. Ce serait si facile de combler l'écart et de l'embrasser.

_ Est-ce que tu en portes en ce moment ? Demanda-t-il sans ombrage d'une voix rendu rauque par le désir.

Incapable de répondre, elle secoua brièvement la tête avant d'être prise d'assaut par les lèvres affamées de Grimmjow. Elles s'écrasèrent sans douceur contre les siennes, étouffant le gémissement de la jeune femme.

Aussitôt, ses mains explorèrent le corps sculpté dans le marbre du guerrier sans retenue, tout en lui rendant son baiser sauvage.

Quant à la main toujours posée aux creux des reins d'Orihime, elle ne tarda pas à se frayer un chemin sur le fessier rebondi de celle-ci. Elle haleta en sentant ses doigts s'enfoncer dans la chair tendre, la plaquant contre sa dureté. Il ne tarda pas à la soulever sans effort. Elle enroula ses jambes naturellement autour de sa taille, gémissant sans retenue lorsque son membre épais s'écrasa contre son sexe palpitant.

Il défit son pagne rapidement avant de déchirer sans ménagement le tissu encombrant de sa robe. Il siffla d'excitation en sentant à quel point elle était déjà trempée pour lui. Elle bougea le bassin pour glisser contre lui, ce qui lui arracha un grognement. Elle n'avait jamais été aussi excitée de toute sa vie. Cet homme était tout simplement enivrant.

Il la pénétra sans plus attendre, tous deux plus que près et désireux de soulager cette tension. Il donna quelques coups de reins expérimentaux le temps qu'elle s'adapte à sa taille. Elle s'extasia bruyamment, les yeux révulsés par le plaisir.

Merde, elle était tellement serrée, c'était trop bon. Ça faisait un certain temps qu'il n'avait pas touché une femme. Mais là c'était une tout autre affaire.

Ils gémirent à l'unisson, tandis qu'il la prenait langoureusement contre ce mur. Elle sentait déjà l'orgasme monter, réchauffant chaque atome de son corps. C'était primitif, sans douceur, dont l'unique but était de se soulager. La tête en arrière, elle cria sa jouissance, les doigts emmêlés dans les mèches bleues de son amant. Il jura dans un souffle en la suivant de près, se vidant en elle dans l'euphorie.

Tous deux essoufflés, il se laissa glisser à genoux, la belle rousse toujours enroulée autour de lui, la tête posée sur son épaule. Son dos lui faisait mal, mais elle s'en fichait. L'effet post orgasmique agissant sur son corps comme un calmant. Ce fut court, mais particulièrement intense. Et divin. Bien que silencieux, ils étaient d'accord sur ce point. Ils restèrent ainsi plusieurs longues minutes, profitant de la douce léthargie. Il fut le premier à rompre le silence.

_ Tu n'as toujours pas répondu à ma question. Dit-il tout en jouant avec une mèche de cheveux flamboyante de la jeune femme dans son dos.

_ Laquelle ? Répondit-elle distraitement, profitant de cette étreinte et de ses caresses.

Il était toujours enfoui en elle, et elle n'avait aucune envie que cela change.

_ Pourquoi Stark ? Rétorqua-t-il, une pointe de colère dans la voix.

Elle sentit sa main resserrer son emprise sur son cul. Consciemment ou non. Même s'il était passablement détendu, il n'avait pas oublié ce qu'elle avait dit. La jalousie l'avait submergé tel un rat de marré. C'était la première fois qu'il ressentait cela pour une femme.

_ Je me suis dit que si c'était lui, le vainqueur, dans l'éventualité ou tu aurais perdu, j'ose croire qu'il ne m'aurait pas touché contre mon gré. J'apprécie cet homme. C'est un grand frère incroyable, et il s'est toujours très bien comporté avec moi. Expliqua-t-elle tranquillement, la joue toujours appuyée contre son épaule.

Grimmjow se décrispa, soulagé qu'elle ne s'intéresse pas à son ami de cette façon. Il était d'accord avec elle en grande partie.

_ Tu l'as bien cerné. Il te vénère tellement que c'est difficile d'imaginer qu'il ne cherche pas à te séduire. C'est un bon ami, loyal et fidèle. Je sais qu'il ne tentera rien de la sorte. Dit-il avant de se remettre debout tout en soutenant Orihime contre lui par les cuisses.

Elle fut étonnée de voir qu'il ne semblait pas fournir d'effort pour cela. Il marcha jusqu'à sa couche, le sexe toujours enfoncé en elle. Le mouvement réveilla son désir, il était si massif. Elle ne put s'empêcher de bouger le bassin, cherchant de nouveau les sensations de frottement interne. Il s'arrêta brièvement, une décharge de plaisir parcourant son échine. Il s'empressa de parcourir les deux pas qui les séparaient de sa couche, avant de l'allonger dessus.

Maintenant yeux dans les yeux, il la dévisagea.

_ Déjà prête pour le second tour? Dit-il d'une voix rendue rauque par le désir.

Pour toute réponse, elle se redressa juste assez pour retirer sa robe, jugée trop encombrante pour ce qui va suivre. Elle ne rompit pas le contact visuel, prenant son temps pour passer la douce étoffe par-dessus sa tête. Elle se rallongea ensuite doucement, donnant une vue des plus délicieuses au gladiateur. Elle était provocante, à sa manière, et c'était terriblement excitant. Il détailla sa silhouette, se demandant si la véritable raison pour laquelle on la prenait pour une déesse ne venait pas uniquement de sa beauté. Merde, il était déjà de nouveau dur. Et ses seins, putain, une véritable œuvre d'art. Pourtant, il avait connu son lot de femmes.

Après plusieurs longues secondes à s'abreuver de cette vision divine, il rencontra de nouveau son regard. Elle était restée calme, immobile durant tout ce temps. Aucun homme ne l'avait jamais regardé avec autant de passion, en prenant son temps. Elle n'était pas mal à l'aise, plutôt flattée. En voyant tout le désir contenu dans son regard azur, elle sentit des papillons virevolter au creux de son ventre.

Il entreprit de glisser ses mains rendues calleuses par les heures d'entraînement et de combat le long de ses cuisses, avec une lenteur calculer. Cela ne fit que rallumer les flammes de désirs dans le bas-ventre de la belle rousse. Ses mains cheminèrent ensuite le long de son ventre, la laissant pantelante, jusqu'à atteindre leurs buts. Il passa ses doigts rugueux sur la pointe de ses seins, satisfait de la voir cambrer le dos à la recherche de plus de contacts. Elle gémit, ondulant le bassin contre lui. Il siffla de plaisir, puis aplatit sa main contre son ventre pour l'empêcher de bouger davantage.

_Doucement ma douce, on ne veut pas se précipiter cette fois. Dit-il de sa voix grondante, s'efforçant de garder son membre, toujours enfoui en elle, le plus immobile possible.

Elle lui jeta un regard courroucé qui le fit presque sourire.

_Si nous n'avons que cette nuit, alors je ne veux pas perdre plus de temps. Rétorqua-t-elle passionnément avant de se redresser pour l'embrasser en agrippant une touffe de ses cheveux à l'arrière de sa tête.

Dire qu'il était surpris par son initiative et sa fougue était un euphémisme. Mais il lui rendit aussitôt son baiser avec autant d'entrain. Cette femme le surprendrait encore et toujours. Bientôt, elle se retrouva à califourchon sur ses cuisses, tandis qu'il explorait son corps sous toutes les coutures, dévorant ses lèvres, son cou, sa poitrine. Alternant entre baisers ardents et coup de langue avide. Le corps en ébullition, elle gémit plaintivement en ondulant du bassin pour lui faire comprendre qu'elle ne pouvait plus attendre. Elle siffla en lui griffant les épaules lorsqu'il mordit son téton tel un affamé en réponse.

Leurs regards s'accrochèrent, voilés par le désir. Enchantée par ses beaux yeux bleus perçant, Orihime s'appuya sur ses larges épaules avec la ferme intention d'entamer des va-et-vient, le défiant de l'en empêcher. Elle fut satisfaite de le voir capituler. Il la dévora du regard tandis qu'elle coulissait sur son membre lentement vers le haut. Agrippé à ses hanches, il se délectait de la voir gémir de plaisir, son clitoris déjà bien stimulé depuis la fin de leur première partie de jambes en l'air. Merde, elle était tellement belle, si décomplexée et sensuelle. Il la laissa jouer avec lui à son rythme, profitant de la vue et des sensations délicieuses qu'elle lui procurer.

Après ça, il la renversa sur le dos afin de la prendre à son tour avec tout autant d'appétence. Elle ne se plaignit pas du changement, bien au contraire. Les sensations étaient différentes, et elle gémit bruyamment lorsqu'il toucha un point particulièrement sensible. Elle se mordit la lèvre, consciente que les gardes risquaient de l'entendre à l'extérieur. Elle n'était pas censée prendre du plaisir, ni être consentante. Et il ne valait mieux pas que Aizen découvre qu'en réalité, son champion et sa prisonnière brûlés littéralement de passion l'un pour l'autre.

_ Je voudrais pouvoir te prendre sans réserve, et t'entendre crier mon nom. Murmura-t-il sombrement au creux de son oreille tout en se déhanchant avec volupté.

Il était frustré lui aussi. Il comprenait la retenue de la jeune femme, aussi difficile soit-elle. Elle étouffait ses gémissements sur son avant-bras, ou bien contre la peau brûlante de Grimmjow. Parfois contre sa jugulaire avec l'envie de le mordre part moment tel un vampire assoiffé. Elle griffa son dos, son torse, ses bras en y laissant des marques rouges. Il ne s'en plaignit aucunement, semblant même y prendre plaisir à la grande satisfaction de la rouquine. Oui, elle était une amante passionnée. Mais elle ne faisait pas cela uniquement pour exprimer toute l'exaltation de leurs ébats. Il fallait que les gardes, et en particulier Aizen pense qu'elle s'était débattue. Elle céda finalement à l'envie de le mordre lorsqu'elle atteignit pour la seconde fois l'extase, étouffant ses plaintes dans le même temps.

Grimmjow siffla de plaisir et de douleur, un mélange terriblement puissant, tandis qu'il la suivait de près dans l'ivresse. Elle relâcha petit à petit ses mâchoires en même temps que l'effet post orgasmique, le corps complètement détendu. Il se retira et roula sur le dos afin de ne pas l'écraser, quelque peu essoufflé. Après plusieurs minutes à redescendre et une fois leurs souffles retrouvés, elle tourna la tête pour le regarder.

_Excuse-moi, j'ai été un peu plus... Violente qu'à l'accoutumer. Dit-elle honteusement, les yeux rivés sur la morsure qu'elle lui avait infligée à l'épaule.

Elle sentit les larmes monter, incapable de retenir le flot d'émotions qui vint la submerger. Grimmjow fronça les sourcils et se redressa, la tête posée contre son poing fermé. Il vint lui caresser la joue, essuyant une larme au passage.

_ Je suis un gladiateur. Ce n'est pas quelques griffures qui vont me blesser. Dit-il à moitié amusé pour détendre l'atmosphère.

Elle renifla, pas tout à fait amusé.

_Il faut qu'ils pensent que je me suis défendue. Sinon je n'ose pas imaginer ce que Aizen nous fera subir.

Grimmjow continua de la caresser tranquillement, son esprit vagabondant. Oui, cette femme ne cessait de le surprendre. Mais il comprenait. Elle méritait tellement plus que ce qu'il pouvait lui offrir. Du sexe génial ? Oui, mais... Elle était tel un soleil, tellement gentille, douce et généreuse. Mais aussi sulfureuse et caractérielle. Elle serait une bonne mère plus tard, assurément. Bon sang, il s'était attaché à elle malgré lui. Le désir de la protéger, de l'embrasser, de la faire sienne, était omniprésent.

Elle soupira doucement d'aise sous ses caresses. Elle s'était assoupie, fatiguée après leurs ébats. Il la regarda longuement, s'imprégnant de ses traits délicats, de chacune de ses courbes voluptueuses. Ainsi blottie contre son corps puissant, elle semblait être à sa place. Loin de Aizen, et de ses sales mains dégoûtantes. Il devait trouver un moyen de tuer ce salopard, et plus vite que prévu. Elle n'était pas en sécurité, pas temps qu'il serait prisonnier, condamné à se battre pour sa vie. Champion ou pas, il n'en restait pas moins un esclave. Il était hors de question de la laisser vivre sous le même toit que ce monstre.

L'heure de la vengeance avait sonné.

Fin chapitre 4