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Le sadique et le Mayora
(Le loup et l'agneau)
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Il était un capitaine, flânant et désœuvré,
Dans un quartier général à demi-déserté.
Son bazooka à l'épaule le démangeait,
Voilà presque dix minutes qu'il n'avait pas tiré.
.
Une cible toute trouvée s'offrit à lui,
Lorsque sur le vice-commandant, il tomba,
Clope au bec, contre un mur en appui,
Profitant d'une pause en attendant son trépas.
.
« Voilà de quoi », se dit-il, « décrasser mon canon ! »
Mais plutôt que simplement tirer sans sommation,
Que ce soit par défi ou bonne résolution,
Il voulait cette fois avoir une bonne raison.
.
« Hé, connard d'Hijikata »
Cria-t-il à l'infortuné
« Pauvre type, ça ne te dérange pas
De me cracher au visage ta fumée ? »
.
« Comment pourrais-je », répondit courroucé
Le vice commandant dérangé,
« Autre chose que mon mépris te cracher
Quand tu as le vent dans le dos, enfoiré ? »
.
Mis au pied de cette évidence,
Le capitaine ne baissa pas les bras ;
Car petite se faisait sa conscience
Face à un tir de bazooka.
.
« Je me souviens qu'hier, ta veste était déchirée.
Ce matin, pas un accroc, pas un ourlet,
Et comme par hasard, une des mienne qui disparaît.
Tu me l'auras sûrement prise pour la remplacer ! »
.
« Est-ce possible d'être aussi con que ça !
À vue de nez, je te rend vingt kilos.
Je ne pourrais y passer un bras
Sans la mettre en morceaux ! »
.
Le capitaine, à court d'idées,
Réajusta son arme chargée.
« Oh, et puis laisse tomber. »
Et il tira, sans autre forme de procès.
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