Un chapitre pour la rentrée, et un pour la fin de l'année scolaire, c'est logique non ? (Non, pas de tout. Mais j'ai fait ce que je pouvais avec ce que j'avais. Désolé)
grand merci à Leyya09 pour la correction !
Monday new, point sur les rumeurs du lycée !
1 Jackson Whittemore avait postulé pour être Drago Malfoy et a été refusé au casting
2 La fille du prof de japonais drague Derek Hale sur ordre de Lydia Martin
3 Le principal Thomas n'est pas un vrai blond
Tout est vrai, mais c'est un secret, alors n'hésite pas à faire tourner !
Le lundi suivant Kira se réveilla à 7h du matin, prête à 7h30. Elle vérifia 4 fois qu'elle portait bien tous ses vêtements et avait son repas. Elle était tellement en avance qu'elle eut le temps de finir ce qu'elle avait préparé avant l'arrivée des autres et put même profiter du soleil et du calme matinal pour grimper en haut des gradins. L'endroit était si désert le matin... un véritable plaisir !
Puis elle vit une voiture de police s'arrêter pas loin du lycée et son cerveau fit une embardée : c'était surement Derek et Cora. Et si Lydia avait raison et qu'elle était juste trop aveugle ? On lui avait déjà fait remarquer qu'elle était trop innocente...
Malia et Stiles descendirent de la voiture. Ce dernier claqua la porte, visiblement énervé. Une fois la voiture partie, le jeune homme regarda sa presque sœur :
- Tu n'en parles pas ok ? Ça doit rester entre nous
- Si tu veux. Mais tu devrais peut-être arrêter, à force de mentir ça va te retomber dessus.
Ils passèrent au pied des gradins sans même voir Kira et elle ne se fit pas spécialement remarquer. Elle voulait parler de ce qu'elle avait entendu vendredi avec Stiles, mais soudainement elle hésita. Il n'avait pas l'air de vouloir en parler et elle devait être plus subtile que ça. Elle rejoint les autres en se composant un sourire. Scott lui fit une mine pseudo-déçue :
- On n'a pas droit au soutif aujourd'hui ?
Allison lui colla une tape à l'arrière du crâne mais ne sembla pas jalouse. Stiles lui fit un sourire :
- C'est quelle sailor ça déjà ?
Kira fit un tour sur elle-même. Ses cheveux étaient coiffés en une queue de cheval haute. Elle portait un body blanc avec un col marin vert et un nœud rose, un short taille haute noir et des chaussures ouvertes vertes.
- Sailor Jupiter !
- Ce n'est pas le truc avec les guerrières lesbiennes ? demanda Scott
- Non, ça c'est She-Ra, répondit son meilleur ami
- C'est dingue ça, dès qu'il y a des lesbiennes, vous, les mecs, vous êtes à fond !
- Je ne suis pas à fond Lydia, She-Ra est vraiment une série pour enfants, mais ultra wholesome ! Et je ne m'intéresse pas aux lesbiennes, tu es celle qui présuppose des trucs.
- Oui, déjà que t'arrive pas à aborder une fille, t'imagine deux !
- C'est surtout que lesbienne, ça veut dire qu'il n'est pas le bienvenu dans cette relation, fit remarquer Allison
- En fait, il y a un couple lesbien dans Sailor Moon. Mais ce n'est pas Makoto, c'est Sailor Uranus et Sailor Neptune, rectifia Kira.
Lydia roula les yeux au ciel et entraîna la geek vers la salle de littérature. Kira fit bien attention à s'asseoir au premier rang et envoya un clin d'œil à Isaac quand il s'assit au soleil. Cora arriva en retard et visiblement peu perturbée par ce fait malgré la réplique piquante de Mme Graeme. À la fin du cours, Kira se retrouva dans la situation qu'elle redoutait : Cora passa ses deux bras au-dessus de ses épaules et, sans quitter Lydia des yeux, elle minauda, d'une voix et d'une intonation qui n'était clairement pas naturelle chez elle :
- On va manger, Kiiira ?
La rousse leva les yeux au ciel :
- Tu es si pathétique...
- Toi, je ne te parle pas, la sans-âme...
- Mais quel âge as-tu pour agir comme ça ?
Kira sentit sa respiration s'accélérer : merde, qu'est-ce qu'elle devait faire, résolution de conflits, résolution de conflits, résolution de conflits...Un jour je serai le meilleur dresseur, Je me battrai sans répit... non pas ça ! Elle DEVAIT arrêter de chanter le générique de Pokémon dans les situations d'angoisse... Une autre paire de bras s'enroula autour d'elle.
- Coucou toi, je n'ai pas eu le temps de te voir ce matin !
Les bras de Malia étaient autour de ses hanches, mais les mains de Cora étaient toujours sur ses épaules (elles serraient ultra fort d'ailleurs). Kira décida de faire comme si de rien était :
- Oui, ça va et toi ? Oh, j'ai ton t-shirt. Je l'ai lavé samedi au réveil. Il sent bon. Il sentait déjà bon avant hein, juste que là... il sent le propre. Mais il ne sentait pas le sale avant, juste comme je l'ai porté, je te l'ai lavé.
- C'est Derek qui t'a demandé de dire ça ?
Les sourcils de Cora étaient si froncés qu'elle était le portrait craché de son frère.
- Personne ne m'a rien demandé du tout !
- Hey, arrêtez de faire peur à Kira ! intervint la voix de Stiles. Elle est fragile !
- Je ne suis pas fragile !
Stiles prit le visage de Kira en coupe :
- Tu es un délicat papillon.
Il y avait six mains sur Kira. Ça faisait beaucoup de mains.
- Hey, décollez de là ! feula Cora. Le midi, elle mange avec moi, alors vous embarquez votre morue et vous nous laissez aller manger !
Lydia changea de couleur au mot « morue » :
- Je ne me rappelle pas que Kira ait déjà manifesté l'envie d'aller manger avec toi. Avec ton frère, oui, parfois. Toi jamais.
Les doigt de Cora s'enfoncèrent dans la peau de Kira de façon très douloureuse. Et gagner les défis, Je ferai tout pour être vainqueur
- C'est faux ! Elle me préfère moi.
Je parcourrai la terre entière, Traquant avec espoir
- Cora. Derek est peut-être pas plus civilisé que toi, mais comme il est plus beau, les gens l'aiment plus. Même le chien l'aime plus.
Les Pokémon et leurs mystères, Le secret de leurs pouvoirs
- Et bien demandons à Kira qui elle préfère.
Soudainement plus personne ne fut agrippé à Kira, à la place tous les regards se posèrent sur elle. Non, non, elle devait trouver une parade, mais elle ne devait surtout pas, en aucun cas, quelle que soit la situation, elle ne devait pas céder à la panique et...
- POKÉMOOON ! Attrapez les touuus !
Trop tard. Elle avait chanté. Elle sentit la honte la submerger quand Stiles beugla :
- C'est notre histoire ! Ensemble pour la victoiiiire !
- POKEMOOOOOOOOOOOON ! Rien ne nous arrêteraaaaaaaaaa !
Tout le couloir se retourna vers eux deux. Stiles lui fit une accolade, elle aurait pu lui demander d'où venait le début de suçon qu'elle put voir sur son omoplate, mais il se rapprocha de son oreille et murmura :
- Profite-en, fuis !
Elle attrapa la main de Cora d'un côté, celle d'Isaac de l'autre et courut jusqu'au réfectoire. Derek les regarda arriver en poussant un soupir à fendre l'âme :
- On est lundi et vous foutez déjà le bordel.
- Oui, mais j'ai des cookies pour tout le monde ! Répondit Kira
- Envoie.
Elle sortit une boite pleine de cookies et un petit paquet cadeau.
- C'est pour vous remercier pour vendredi et je pense que ça va arranger tout le monde.
Elle le tendit à Cora. Cette dernière avait toujours les sourcils froncés. Elle en leva un en regardant le paquet.
-C'est un cadeau. Il est pour toi.
- Tu me voles mes noisettes et j'ai rien ?
- Derek ferme bien ta grande gueule, grogna Cora en ouvrant le cadeau.
C'est un t-shirt gris, simple, avec, en sérigraphie sur la poche avant, un petit loup chibi tout mignon en dessous duquel était écrit « I'm fierce ».
- Il est adorable !
- Superbe, comme ça tu ne me voleras plus mes t-shirts.
- Je te volerais tes t-shirts jusqu'à ta mort Derek. Et quand tu seras mort, j'en hériterai et je me roulerai dedans en poussant des rires maléfiques.
- Je vais préciser sur mon testament que je veux être enterré avec tous mes t-shirts.
- Je n'aurai aucune hésitation à te déterrer. Isaac m'aidera.
- Pourquoi moi ?
- Tu bosses au cimetière !
- J'espère que j'y bosserais plus...
- Tu travailles au cimetière ? demanda Kira
- Euh..oui...
- Au fait, j'ai aussi un truc pour toi !, elle sortit un autre paquet.
Isaac sembla hésitant, mais, sous les regards encourageants des autres, il ouvrit son paquet. C'était une écharpe bleue avec un petit soleil brodé.
- Je.. je ne sais pas quoi dire. Merci ! Personne ne m'a jamais fait de cadeau comme ça.
- Ce n'est rien, j'adore coudre alors, sur mon temps libre, je fabrique des trucs. J'ai fait la moitié des trucs que je porte, une écharpe, ce n'est pas grand-chose !
- Le t-shirt que tu portes, tu l'as fait toi-même ?
- C'est un body. Mais presque, oui.
- C'est impressionnant. Attends, mon t-shirt, c'est toi qui l'a fait ?
- Pas entièrement. À la base, j'ai pris un t-shirt simple, mais j'ai eu une machine pour sérigraphier à Noël dernier. C'est comme ça que j'ai fait les jupes Pokémon et le ruban pour la jupe Mjölnir par exemple.
Le visage de Cora se tendit :
- Pourquoi tu as chanté tout à l'heure ?
- Quand je panique, je chante le générique de Pokémon...
- Et pourquoi tu as paniqué ?
Kira prit une grande inspiration. Isaac lui fit un petit sourire encourageant et Derek mangeait tranquillement ses tomates.
- Je ne veux pas être impliquée dans votre conflit. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre Lydia et toi, et à moins que tu aies besoin de le partager, ou envie de le régler, je préfère être en dehors de cette histoire.
Derek leva sa canette :
- Amen pour la gamine !
- Derek t'es mon frère, tu es de MON côté !
- Tu sais bien que je serai toujours de ton côté. C'est pour ça que si tu me demandes de lui casser la gueule, je le ferai sans poser de question. Je ne veux juste pas entendre tes jérémiades que je subis depuis sept ans.
- Je peux lui casser la gueule toute seule si je veux !
- Génial, arrête de te prendre la tête pour cette meuf. Passe à autre chose. T'as un joli t-shirt et on a fini de réparer le plancher hier, réfléchis à comment on va faire pour la saison des pluies qui arrive. Et plus important, il se tourna vers Kira, il est où mon cadeau à moi ?
- Si tu le veux, tu devras y mettre du tien ! Elle lui tendit un papier.
- « Bien que je sois sous le soleil, jamais je ne profite de sa lumière ? » tu es une enflure.
Son intonation était admirative. Cora et Isaac rigolèrent en voyant Derek ranger son livre et engouffrer son déjeuner. Puis, il attrapa son sac et partit en quatrième vitesse. Elle n'avait jamais été seule avec Isaac et Cora à table avant.
- Belle vengeance ! Commenta la sœur
- T'as pas trop galéré vendredi soir ?
- Non ça va. D'ailleurs Isaac, c'est toi qui as fait le dessin de l'énigme de l'horloge ?
- Euhhh...oui.
- Il est magnifique ! Tu prends des commandes ?
- C'est-à-dire ?
- Tu accepterais de faire des dessins qu'on te paye ? J'ai une idée pour un t-shirt que je veux mais je ne sais pas dessiner.
- Mais je ne, tu sais ce n'est rien, juste je, euh...
- Si, il est super beau ! En plus, ce que tu fais collerait parfaitement au style que je recherche !
- Tu crois ?
- Oui, tiens, je te donne le croquis et l'idée de base et je te laisse le temps de réfléchir, ok ?
Isaac lut attentivement le papier et demanda :
- C'est quoi « Raiden de Mortal Kombat »
- Un personnage de jeu vidéo. Tu peux facilement trouver son chara design sur internet. On en reparle demain si tu veux ?
- Oui !
Le sourire d'Isaac remplit Kira de satisfaction. Elle retrouva les autres dehors et déposa une autre boite de cookies sur la table.
- Merci encore pour vendredi, vous m'avez sauvée ! Je vous ai fait un petit quelque chose en plus des cookies !
Elle sortit de son sac plusieurs porte-clefs en perles de rocaille, donna un petit coyote à Malia, un labrador à Scott, une chouette à Lydia, une martre à Allison et une chèvre pour Stiles.
- Trop mignon, tu t'es rappelé de notre première conversation ! s'enthousiasma Scott.
Tous semblaient très heureux de leurs cadeaux. Tous sauf un.
- Non, j'ai chanté Pokémon avec toi ! Je croyais qu'on était amis ! Pourquoi la chèvre ?
- Je peux te faire un Cabriolaine ?
- Kira cesse de le traiter comme un enfant, Stiles doit accepter son destin de chèvre ! Comme on a tous accepté notre animal intérieur.
- Mais toi, tu as un coyote, c'est cool le coyote !
- Stiles, tu es une chèvre, c'est pour ça que ta voiture sent le bouc, assena Allison.
- Et toi, tu t'es fait un renard ? demanda Scott à Kira
- Euh...j'ai pas osé. J'ai le sentiment de m'imposer.
- Hey ! Pourquoi elle a le renard ?
- Stiles, tu as refusé le renard !
- Un jour, j'ai été mordu par un renard, j'ai eu une infection, j'ai passé un mois malade à cause de cette saloperie, je ne veux pas être un renard ! Je veux être un Lion !
- Je vote pour qu'on retire le droit de parole à Stiles, proposa Lydia
- La reine chouette a parlé, Stiles tu vivras cette pause déjeuner dans le silence !, enchaîna Allison
- Et Kira, tu es mignonne, avisée, tu joues sur tous les plans et tu n'es jamais là où on t'attend. Tu seras le renard !
- La reine chouette a parlé. Kira sera renaaaard !
Lydia venait à la fois de l'insulter d'agent double, de l'admettre comme membre à part entière de la bande et de la complimenter. Cette femme était démoniaque et Kira ne savait pas si elle la craignait, l'admirait ou l'aimait. Un étrange mélange des trois.
Tout en silence, Stiles leur montra son majeur levé et partit. Kira eut peur qu'il ne soit vexé, mais il leur tira la langue et elle la lui tira en retour. Elle rendit son t-shirt à Malia et cette dernière la remercia. Le reste de la pause fut paisible.
En en chemin pour son cours de géo, son téléphone émit un bruit de sabre laser. Elle avait un message d'un un numéro inconnu :
« Je te jure, si je n'ai pas trouvé avant ce soir, je te fais manger tes dents. »
Pas de doute, c'était Derek
« Tu as commencé avec les cartes au trésor !»
« Je n'ai pas volé de noisettes, MOI ! »
« Comment tu as eu mon numéro ? »
« C'est un des supers pouvoirs des bibliothécaires garou. Ça et l'éviscération des voleurs de noisettes »
« Heureusement la pleine lune est dans une semaine ! »
« Si j'ai pu trouver ton num, je trouverai ton adresse »
Elle rigola et rangea son téléphone. Puis elle s'installa à côté de Cora. Chose rare, cette dernière lui fit un sourire :
- Merci. Pour ce que tu fais pour Isaac. Nous, il nous croit pas quand on dit que c'est beau.
- J'étais sincère.
- Tu as encore des cookies ?
- Non. Tu as tout mangé. Petite gloutonne !
Elles passèrent le reste du cours à faire une bataille navale quand M. Rhys ne les regardait pas.
Le soir, elle partit courir avec Allison et Malia et s'arrangea avec la première pour qu'elle passe la prendre le lendemain matin. En rentrant, elle reçut un message, c'était juste une photo d'un marque page Cthulhu avec pour seul commentaire :
« Comment tu as réussi à te glisser dans les cuisines ? »
« Je suis une kitsuné. Les portes ne m'arrêtent pas. (Et il n'y avait personne à 7h45) ».
Nous sommes le 8 septembre et Kira Yukimura aime :
Les batailles navales, les dessins d'Isaac, courir avec les filles, faire des cartes au trésor
Nous sommes le 8 septembre et Kira Yukimura n'aime pas :
Être prise à parti, la géo, le fait de ne pas être capable d'arrêter de chanter le générique de Pokémon quand elle panique, les secrets de Stiles
Nous sommes le 9 septembre et Kira Yukimura aime :
Le cirno day, le fait que tous ses amis aient utilisé le cadeau qu'elle leur avait offert la veille, les fous rire avec Malia quand elles lavent leurs jupes au savon dans les toilettes, jouer à Monster Hunter avec Stiles
Nous sommes le 9 septembre et Kira Yukimura n'aime pas :
Que Stiles se soit moqué de son Palicot dans Monster Hunter, avoir renversé du coca sur sa jupe Pikachu, avoir les regards des autres élèves fixés sur elle pendant le cours d'Histoire, perdre au morpion face à Derek
Nous sommes le 10 septembre et Kira Yukimura aime :
La tartelette aux fraises qu'elle a gagné au morpion contre Derek, les fous rire en cours de Chimie avec Malia, parler philosophie avec Lydia, le bruit de la pluie contre les carreaux
Nous sommes le 10 septembre et Kira Yukimura n'aime pas :
Avoir effilé son collant chat, les marques qu'elle a vues sur le bras d'Isaac, la menace de punition de M. Harris suite au cours de Chimie, quand elle ne peut pas aller courir avec les filles à cause de la pluie
Le jeudi, ce fut la mère de Kira qui la déposa, elle arriva juste à temps pour le cours d'Anglais. Malia semblait exténuée, elle s'endormit presque sur la table. Kira ne fit rien pour la réveiller, elle vérifia que Mme Ramsey ne regardait pas, se rapprocha d'elle et lui caressa le dos jusqu'à ce que sa respiration soit paisible. Elle portait le t-shirt que Kira lui avait rendu lundi. Et ça fit inexplicablement sourire Kira. Elle la secoua doucement quand le cours touchait à sa fin et le petit visage de Malia, encore à moitié endormie quand elle ouvrit les yeux, fit bondir son cœur. Et Kira quitta le cours assez précipitamment parce qu'elle n'était pas prête à penser à ça.
Elle retrouva Derek en train de lire, son marque page Cthulhu posé en face de lui. Il lui adressa un signe de la tête. Leur calme silence ne dura pas longtemps parce que Cora débarqua en maugréant :
- Ce prof est un abruti !
- Ça va, ce n'est rien je...
- Non Isaac. C'est un connard.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Le prof a grondé Isaac pour dessiner en cours !
- Ce n'est pas grave Cora. Et d'ailleurs Kira, euh... J'ai avancé sur le tien, il sortit un carnet de son sac, je me disais que euh, enfin je, tu sais... euh. Regarde.
Il lui présenta un croquis.
- Oh Kami-sama, tu as redessiné le haut avec !
- Désolé, c'était juste une idée, juste…
- Mais ne t'excuse pas, c'est trop bien ! J'adore ! Les couleurs sont sublimes, je suis sûre que je peux trouver un tissu parfait. Je ne pense jamais aux manches asymétriques, mais ça va tellement bien !
- Tu trouves ?
- C'est fabuleux, Isaac !
- J'ai encore des modifs à faire.
- Nickel, je te fais entièrement confiance, c'est superbe !
Le sourire d'Isaac était lumineux et la fierté dans le regard des Hale aussi. Qu'importe qu'elle perde la partie de morpions, elle quitta le réfectoire le cœur léger. Quand elle retrouva les autres dehors, l'ambiance était plus lourde :
- J'arrive pas à croire que ce sale gosse de riche ait fait ça !, cracha Allison qui semblait sur le point de craquer.
- Jackson est une vermine et tous les profs lui lèchent le cul en espérant y trouver l'argent de son papounet, dit Stiles en lui caressant le dos.
- Il sait que j'avais demandé à avoir le terrain le jeudi pour le club de tir à l'arc. Il sait que je ne peux que le jeudi, il le fait seulement pour emmerder Lydia à travers moi.
- Et il va le payer ma chérie, je te jure que Jack va payer si fort !, promis Lydia avec un sourire dur sur le visage
- Le Draco Malfoy de la dernière fois ? demanda Kira
- Oui. Il est capitaine de l'équipe de Lacrosse, après le basket c'est l'équipe la plus populaire et performante du lycée et il se sert de ça pour emmerder Alli, expliqua Stiles
- Il faut agir malin, ne pas lui rentrer dedans en public, on va trouver quelque chose pour le faire lâcher, dit Lydia et Kira pouvait entendre son cerveau tourner à plein régime.
Elle put aussi entendre hurler la voix de Malia une dizaine de mètres derrière elle :
- HEY GROS FILS DE CHIENNE !
Les visages d'Allison, Stiles et Lydia se décomposèrent. Malia était face à Jackson, visiblement furieuse.
- Écoute-moi espèce de connard pourri gâté, je vais attraper l'asticot qui te sert de bite, te l'arracher et le jeter à bouffer aux charognards si tu ne rends pas tout de suite son terrain à ma pote !
Jackson, assis au milieu de ce qui devait être l'équipe de Lacrosse, avait un air faussement choqué. Cependant, pas la peine d'être une fine observatrice pour comprendre qu'il jubilait. Malia se laissait rouler comme une gamine.
- Je ne vois pas de quoi tu parles, ces insultes sont très blessantes.
- Tu sais très bien de quoi je parle, trou du cul !
Jackson se leva pour être en face elle :
- Mon équipe a besoin du stade pour amener plus de victoires à notre belle école. Les matchs sont des moments importants pour les gens qui vivent en société. Et tout le monde s'en branle du tir à l'arc, alors tu diras à Robin des bois qu'elle peut avoir le terrain... de 18h à 20h.
Kira s'interposa entre les deux, mettant ses mains sur les épaules de Malia :
- Il fait tout pour t'énerver, il n'attend que ça !
- C'est ça, la sauvage, écoute l'adorable fifille du prof avant qu'ils ne doivent te relâcher dans les bois !
Kira sentit Malia se tendre sous ses mains, elle lui caressa la joue de la façon la plus douce possible. Derrière elle voyait Lydia, Scott et Allison retenir Stiles. Et les autres élèves, tellement d'élèves, qui regardaient.
Elle entendit Jackson s'approcher, il savait que Malia allait craquer et qu'elle serait en tort. Il était prêt à se prendre un coup, à jouer la victime dans le bureau de la direction. Kira l'aurait juré. Elle devait arrêter ça.
- Écoute moi bien Malfoy ! Je ne veux pas en venir à la violence. Si tu fais encore un pas, un mouvement vers elle, je le prends comme une attaque et je la défends en conséquence. Elle lâcha Malia, se mettant face à Jackson, Tu es prévenu à l'avance de ce fait. Je ne te blesserai pas, mais je ne te laisserai pas faire. Peux-tu calmement regagner ta place sans un mot et la laisser tranquille s'il-te-plaît ?
- Mais c'est qu'elle est terrible la fifille du prof !, nargua Jackson.
Il lui adressa un sourire provocant avant de faire un pas en avant et de faire un geste brusque du bras, comme pour gifler Malia.
Plus tard, Stiles jurera que le soir avant de s'endormir, il repensait à ce moment. Celui où le visage de Jackson s'était déformé en une moue horrifiée quand son bras fut saisi par la fille toute menue face à lui et que son corps décolla du sol. Il poussa un couinement terriblement gênant dans la bouche d'un adolescent de son âge et se retrouva face contre terre, sans pouvoir expliquer le mouvement qui l'avait mené là. Le visage dans l'herbe, son bras tordu dans le dos dans une position juste inconfortable. Il n'avait même pas mal, aucune blessure.
Mis à part dans son ego.
- Je vais te lâcher pour que tu puisses te lever. Tu récupères tes affaires, tu trouves un endroit où tu te sens en sécurité et tu prends du temps pour réfléchir à pourquoi la situation a tourné comme ça. Pendant ce temps, je vais rester avec Malia et l'aider elle-même à reprendre ses esprits. Quand vous vous sentirez mieux, on pourra, si vous voulez, prendre un moment dans un endroit safe pour reparler de tout ça. Est-ce que c'est bon pour toi Jackson ?
- Laisse-moi partir, connasse !
- C'est bon pour toi ?
- Oui ! Lâche-moi !
Kira le lâcha et il partit, presque en courant. Elle ne s'occupa même pas de lui et s'accroupit en face de Malia. Cette dernière se jeta dans ses bras. Kira lui caressa la joue :
- Tu vas bien ?
- Oui. Tu as été incroyable !
Malia pressa son visage contre la main de sa sauveuse. Leurs yeux s'accrochèrent dans un de ces moments dont l'intensité brouille la notion de temps. Kira sentit son cœur battre fort et ça n'avait rien avoir avec ce qui venait de se passer avec Jackson, elle se lécha les lèvres et Malia suivit sa langue du regard, approchant leurs visages ensembles.
Stiles s'abattit sur elles :
- Malia ? tu vas bien ?
- Oui.
- Kira... tu es une Avengers !, s'exclama l'hyperactif. Tellement classe, tellement puissante. Je t'aime !
- Quand je serais grand, je veux être comme toi ! s'écria Scott
Allison passa ses bras sur les épaules de Kira :
- Merci, super héroïne !
- C'était magnifique !, conclut Lydia, ça n'arrange pas nos affaires en soi, mais le mouvement était… magnifique !
- Et je n'ai même pas chanté Pokémon !
Ils éclatèrent de rire, ce qui leur permis de se détendre assez pour ne pas fondre en larmes quand les haut-parleurs de l'école annoncèrent « Kira Yukimura et Malia Tates sont attendues dans le bureau du proviseur ».
- J'appelle papa, il va se charger de ça, je te le promets, assura Stiles en embrassant le front de Malia.
- Vous inquiétez pas, on vous couvre, promis Allison.
Kira prit la main de Malia dans la sienne et la serra fort. Cette dernière resta inhabituellement silencieuse, accrochée à Kira, la tête baissée. Une fois devant la porte, elle la prit dans ses bras.
- Tout va bien se passer, tu n'as rien à te reprocher.
- Je l'ai insulté.
- Tu n'as presque rien à te reprocher.
Jackson les attendait, tenant dramatiquement son bras contre lui. Ken Yukimura était assis aussi. L'air assez mécontent.
- J'espère que tu as des explications à fournir. Ta mère est en route et ça risque de ne pas être agréable pour toi.
- Papa, j'ai juste réglé un conflit. Je peux tout expliquer !
- Vous êtes là pour ça mademoiselle, trancha le Principal Thomas, Monsieur Whittemore pouvez-vous m'expliquer la situation ?
- Mademoiselle Tate m'a d'abord insulté, puis sa copine est venue m'agresser. Moi je me suis juste levé parce que je n 'allais pas les laisser me dire ça. Il leva vers la directrice des yeux presque humides. Elle a dit des choses sur ma mère... si vous saviez Monsieur le proviseur. Alors que Malia Tate sait très bien que celle-ci est morte en couche. Elle a voulu me faire sortir de mes gonds, Monsieur le proviseur. D'autant plus que Miss Yukimura m'a publiquement humilié la semaine dernière devant la classe de son père, sans que ce dernier intervienne ! Je n'ai rien dit car vous savez bien que je ne suis pas homme à pinailler, mais trop c'est trop. Je ne peux plus accepter ce harcèlement scolaire !
Kira aurait voulu avoir Stiles ou Lydia avec elles. Ils étaient les seuls à pourvoir répondre face à un bullshit pareil. Elle, elle avait eu son coup d'éclat, mais c'était fini pour la journée. Elle sentit Malia serrer sa main très fort. À lui en faire mal. Elle ne se dégagea pas.
La porte s'ouvrit et elle s'attendait à voir sa mère. Ce qu'elle vit fut bien pire. Le Shérif, à en croire l'étoile accrochée, à son uniforme de police, était là. Immédiatement, elle se mit entre Malia et lui :
- Mais vous êtes fous d'appeler la police pour une dispute d'enfants ! Malia n'a rien fait de mal ! Laissez-la tranquille !
Contrairement à toute attente, le Shérif lui sourit :
- Je ne suis pas ici en tant que Shérif, mais en tant que tuteur, il se mit à la hauteur de la jeune fille, Stiles m'a expliqué Malia, je suis là. Tu n'es pas seule, il regarda Kira, mais il semblerait que tu n'étais déjà pas seule.
Malia hocha la tête, mais ne le regarda pas dans les yeux. La porte s'ouvrit encore une fois sur un homme en costume qui s'installa à côté de Jackson.
- J'ai eu ton message, ne t'inquiète pas, j'ai la situation en main.
Puis la mère de Kira apparut. Elle ne dit rien, mais son regard suffit à glacer Kira de l'intérieur.
- Je suppose que vous savez tous pourquoi nous sommes ici, mais je préférerais qu'on reprenne depuis le début, signifia le Proviseur Thomas.
Les minutes qui suivirent furent une vraie torture pour Kira. Elle n'avait jamais été convoquée... et elle était morte d'inquiétude pour Malia qui semblait éteinte. Elle restait accrochée à sa main, les yeux baissés, sans aucune réaction.
Whittemore défendait son fils avec un ton incroyablement arrogant et le proviseur lui mangeait dans la main. Le Shérif et les parents Yukimura cherchaient à vraiment comprendre la situation, mais c'était la parole de Jackson contre celle des filles.
Malia était devenue mutique et Kira n'en était pas loin. Elle se savait dans son droit, mais toute sa belle assurance avait disparu, alors que Jackson jouait son rôle de victime à la perfection. Du bruit dans le couloir perturba la discussion. Ils entendirent des éclats de voix :
- Je dois rentrer !
- Vous ne pouvez pas, cette conversa... QUELLE HORREUR, UNE ARAIGNÉE !
La porte s'ouvrit avec fracas. Kira eut juste le temps d'apercevoir Stiles traverser le couloir à plat ventre sur un skate, Allison avec un chapeau de cow-boy et Scott tenant ce qui semblait être une tarentule face au secrétaire terrifié. Lydia s'engouffra dans la pièce.
- Monsieur le proviseur, en tant que présidente du conseil des élèves, je dois vous parler d'un sujet important.
- Melle Martin, ce n'est pas le moment.
- Bien au contraire ! Y-a-t-il un meilleur moment pour faire appliquer la loi ? Je pense que le Shérif Stilinski et Maître Whittemore, ici présents, savent bien que non, d'autant plus que cela concerne leurs enfants !
Kira aurait pu être admirative de la façon dont tout le monde, ses parents compris, étaient soudain pendus aux lèvres de Lydia. Si elle n'avait pas été elle-même sous son emprise.
- En effet, le droit à l'image des trois mineurs ici présents a été bafoué. Une vidéo prise à leur insu commence à circuler sur les réseaux sociaux. Au conseil des élèves, nous faisons notre possible pour empêcher ceci de se produire, mais nous avons besoin du soutien de la direction.
Elle présenta une tablette de bonne taille et la pencha vers le proviseur, tout en restant du côté de la porte. Chacun des occupants de la pièce avait une vue parfaite sur la vidéo.
Il y avait au premier plan un jeune homme brun, assis à côté de Jackson, ce dernier ne semblait pas savoir qu'on le filmait. On reconnaissait aisément derrière lui l'aire extérieure de déjeuner.
- Hey, Greenberg, tu peux mettre combien de raisins secs dans ton nez ?, ricana une voix hors écran et le garçon brun commença à prendre un raisin sec. Derrière lui, le visage de Jackson se fendit d'un sourire cruel.
- Regardez donc, la petite sauvageonne vient par ici. Elle m'a l'air bien en colère.
- Fais attention, il parait que Tate peut transmettre la rage en mordant !, ricana une personne hors-champ.
Greenberg souffla le raisin qu'il avait dans le nez en rigolant. Jackson ne lui accorda pas un regard, ses yeux fixés sur un point que Kira devina être Malia. Il commenta à mi-voix :
- Elle fera moins la maligne la cassos, quand elle sera retournée en foyer.
La voix de Malia retentit :
- HEY GROS FILS DE CHIENNE !
Le plan bougea. On pouvait voir Malia, furieuse.
- Écoute-moi espèce de connard pourri gâté, je vais attraper l'asticot qui te sert de bite, te l'arracher et le jeter à bouffer aux charognards si tu ne rends pas tout de suite son terrain à ma pote !
- Je ne vois pas de quoi tu parles, ces insultes sont très blessantes.
- Tu sais très bien de quoi je parle, trou du cul !
Jackson apparut sur le plan, il était de trois quart et avait l'air plus satisfait qu'insulté.
- Mon équipe a besoin du stade pour amener plus de victoires à notre belle école. Les matchs sont des moments importants pour les gens qui vivent en société. Et tout le monde s'en branle du tir à l'arc, alors tu diras à Robin des bois qu'elle peut avoir le terrain... de 18h à 20h.
Kira arriva à ce moment-là, avec un calme qu'elle n'avait pas eu conscience de dégager sur l'instant, elle se vit déposer ses mains sur les épaules de Malia :
- Il fait tout pour t'énerver, il n'attend que ça !
- C'est ça, la sauvage, écoute l'adorable fifille du prof avant qu'ils ne doivent te relâcher dans les bois !
En arrière-plan, la silhouette de Stiles bondit immédiatement rattrapé par Scott et Allison qui le retinrent. Lydia semblait lui parler pour l'apaiser, mais il continuait d'essayer de s'extraire des bras de ses amis. Malia, elle, avait l'air de vouloir arracher la gorge de Jackson.
Ce dernier s'approcha, l'air très assuré, presque jubilatoire. Il y eut des ricanements hors-champ, et la voix de celui qui filmait souffla :
- Elles vont se faire déboîter, ces petites connes !
Kira se rappelait avoir senti la panique à ce moment, elle était presque sûre que sa voix avait chevroté. Ce fut très étrange de se voir sereine annoncer :
- Écoute moi bien Malfoy ! Je ne veux pas en venir à la violence. Si tu fais encore un pas, un mouvement vers elle, je le prends comme une attaque et je la défends en conséquence. Tu es prévenu à l'avance de ce fait. Je ne te blesserai pas, mais je ne te laisserai pas faire. Peux-tu calmement regagner ta place sans un mot et la laisser tranquille s'il-te-plaît ?
- Mais c'est qu'elle est terrible la fifille du prof !
Il avança, leva le bras, clairement menaçant. Puis, elle le monta en l'air. Littéralement. Des hurlements retentirent. Kira n'avait pas remarqué que les gens avaient crié, ils avaient hué Jackson. Sa mère eut une moue admirative face à la prise parfaitement exécutée. Kira eele,avait du mal à savoir si elle jubilait de voir le capitaine de l'équipe dans une situation aussi humiliante, ou si elle s'en voulait de l'avoir, encore, publiquement humilié. Elle fut sortie de sa réflexion par sa propre voix, qui ressemblait terriblement à celle de sa tante.
- Je vais te lâcher pour que tu puisses te lever. Tu récupères tes affaires, tu trouves un endroit où tu te sens en sécurité et tu prends du temps pour réfléchir à pourquoi la situation a tourné comme ça. Pendant ce temps, je vais rester avec Malia et l'aider elle-même à reprendre ses esprits. Quand vous vous sentirez mieux, on pourra, si vous voulez, prendre un moment dans un endroit safe pour reparler de tout ça. Est-ce que c'est bon pour toi Jackson ?
- Laisse-moi partir, connasse !
- C'est bon pour toi ?
- Oui ! Lâche-moi !
Jackson partit, la mâchoire serrée et l'écran s'éteignit. M. Whittemore regardait son fils, l'air furieux, ce dernier n'en menait pas large. Les parent Yukimura retenaient leurs sourires et le Shérif dardait un regard de glace vers l'avocat.
- Comme vous pouvez le voir, Monsieur le proviseur, nous ne pouvons pas laisser cette vidéo être diffusée. Nous devons faire quelque chose pour protéger ces trois mineurs !, repris Lydia.
Kira savait à quel point elle se sentait victorieuse, mais elle n'en laissait rien paraître. Elle avait l'air sérieusement concernée par ce qui pourrait arriver à Jackson.
- Merci de votre dévotion envers vos camarades Miss Martin, mais je vous prierai de ne plus entrer dans mon bureau sans y être invitée. Ni de demander à vos camardes de semer le chaos pour pouvoir y entrer.
- Pour la défense de Miss Martin, mon fils n'a jamais eu besoin de l'aide de personne pour semer le chaos. Il est naturellement doué.
- J'ai pu le constater moi-même à plusieurs reprises Shérif, soupira le proviseur en regardant un trou en forme de poule dans le store. Néanmoins, je pense que cette interruption reste assez instructive. Maintenant, Miss Martin veuillez déguerpir de mon bureau et me laisser faire mon travail.
- Oui monsieur.
Lydia se dirigea vers la porte, puis, quand elle eut une main sur la poignée, elle se retourna leur offrant un sourire humble. Kira sut qu'elle allait envoyer du lourd avant même qu'elle ouvre la bouche :
- Je voulais juste personnellement vous témoigner mon admiration. Là où d'autre proviseur aurait pu penser qu'il s'agissait d'un conflit, vous avez su prendre parti de l'expérience de Mademoiselle Yukimura en médiation. Vous avez rebondi sur sa proposition d'offrir un safe space aux élèves en difficulté, comme évoqué dans le projet pédagogique que nous avons établi lors de la réunion de pré-rentrée avec la psychologue, Mme Morell, et c'est si rare que la direction prenne vraiment en compte les conseils de la psychologue scolaire ! Après, comme elle suit deux d'entre eux, ça semble logique, mais beaucoup auraient fait l'impasse. Votre engagement auprès des élèves fait chaud au cœur Monsieur.
Elle se retourna dans un tourbillon de boucles rousses et quitta la pièce.
Royale.
- Vous avez des expériences en médiation, Melle Yukimura ?, demanda le proviseur.
- C'était écrit dans son dossier scolaire. Je suis ravie de voir que vous avez porté une grande attention à ce dernier, répondit Noshiko.
Kira sut que sa mère était de son côté et elle cessa d'avoir peur. Elle était dans son droit et ses proches étaient avec elle. Elle eut le courage de prendre la parole :
- Je pense qu'il est important qu'on puisse offrir à Malia et Jackson un safe space où parler de ce qui est arrivé. On ne pourra jamais résoudre le conflit en profondeur sans cela.
On frappa à la porte. Une femme métisse, aux cheveux très lisses, entra dans la pièce dès qu'elle y fut invitée.
- Docteur Morell, vous aviez besoin de quelque chose ?
- Vous ne m'avez pas fait appeler ? Un élève m'a signalé que M. Whittemore et Melle Tate ont eu une altercation et que vous avez jugé plus sage de leur proposer de me voir. Vous noterez que j'approuve fortement cette idée.
Elle fit un sourire à Malia et lui proposa d'une voix douce :
- Tu veux bien venir deux minutes ? M. Whittemore, vous pouvez patienter dans la salle d'attente si vous voulez.
Elle repartit, Malia sur les talons, avant de se retourner au dernier moment :
- Vous devriez faire attention à cette histoire de vidéo, ça peut vite déraper. Bonne journée Monsieur le proviseur.
- Je suppose que nous pouvons rentrer chez nous ? proposa Madame Yukimura
- Oui. Oui bien sûr.
Ken les quitta devant la porte du bureau. Kira escorta sa mère jusqu'à l'entrée du bâtiment. Noshiko mit ses deux mains sur les épaules de sa fille :
- Kira. On devra reparler de ça ce soir. Mais je pense que tu as bien agi. Je suis fière de toi.
- Merci maman. Désolée de causer des problèmes.
- C'est au garçon Whittemore de s'excuser. Je te dirais bien de retourner en cours, mais je suppose que tu vas aller avec tes amis.
- Oui maman.
- J'ai l'impression que c'est une belle bande d'hurluberlus.
- Un peu. Mais je les aime beaucoup.
- Ils ont l'air d'une fidélité incroyable. La petite rousse en fait partie ?
- Oui.
- Je préfère la savoir ton amie. Cette enfant a un aplomb incroyable et elle n'a pas oublié son cerveau dans sa trousse à maquillage.
- Elle est terrifiante. Je l'adore.
Sa mère l'embrassa sur le front :
- Je t'aime ma chérie. On reparlera de tout ça se soir. Je suis attendue au bureau.
- Moi aussi je t'aime.
Kira rentra le cœur léger en direction du bureau de la psychologue. Elle croisa Jackson et son père, mais préféra se faire discrète, un peu trop car l'avocat ne baissa pas la voix. Elle put l'entendre dire
- Tu n'aurais jamais dû quitter cette fille. Elle était bien plus douée que tu ne le seras jamais. Te rends-tu compte de la réaction des gens quand ils vont savoir que mon fils est assez stupide pour se faire filmer en train d'insulter la pupille du Shérif ?
Kira préféra partir. Elle n'arrivait pas à se sentir victorieuse ou à se réjouir de sa détresse. Mais elle était bien la seule. Stiles lui tomba littéralement dessus :
- Si je pouvais produire un patronus, je penserai à ce moment, celui où tu l'as éclaté au sol ! Kira épouse moi !
- Je ne lui ai pas fait mal. Toute cette prise repose sur ça. Utiliser la force de l'adversaire pour l'immobiliser sans le blesser.
- Ça reste jouissif ! commenta Scott
- Merc...Yeurk, il y a vraiment une araignée dans ta poche ?
- C'est Mikmorales. La SPA l'a trouvée et envoyée à mon patron. On la garde en attendant qu'une bonne âme veuille le recueillir.
- Mais quel cauchemar.
- Chut !, elle vit avec horreur Scott grattouiller le ventre de la chose, Mike est très sensible. Il a mal vécu son premier abandon. N'enfoncez pas les choses. Et c'est grâce à lui qu'on s'en est sorti.
- Merci de votre plan de secours. Elle attrapa les deux mains de Lydia. Tu étais... Royale.
- Je sais.
- Je n'ai qu'une seule question : Allison, d'où vient ce chapeau ?
- On est pas les cerveaux. Pour ce genre de plan, on demande à Stiles et on suit ses ordres. Il me l'a mis sur la tête et m'a dit « marche jusqu'au secrétariat avec Scott. Et chante un truc »
- Stiles, d'où vient ce chapeau ?
- Du club de théâtre, évidemment.
- Et bien fils, tu vas aller le leur rendre, ne rien prendre en retour et remettre cette planche à roulettes où tu l'as trouvée.
Le Shérif se tenait juste en face d'eux. Stiles soupira, mais récupéra les objets et partit.
- Bonjour Shérif
- Bonjour Scott. Comment va ta mère depuis le carambolage ?
- Elle est épuisée, je l'ai vue 3h en 4 jours, mais les repas que je laisse dans le frigo disparaissent, elle doit aller bien.
- Ta mère est blessée ? demanda Kira
- Non. Elle est infirmière. Elle enchaîne les gardes en ce moment et quand elle est à la maison, elle dort.
- Tu dois être Kira ?, demanda le Shérif, j'ai beaucoup entendu parler de toi !
- Et vous êtes le père de Stiles. J'ignorais que vous étiez le Shérif.
- Normal, rien que pour son petit plan d'attaque aujourd'hui, il a réussi à voler un truc. Ce petit me rendra chèvre.
Son sourire et la fierté dans sa voix démentaient ses paroles. Ils ne purent rien ajouter, Malia arriva. Elle ne semblait pas vraiment mieux. Le Shérif se baissa à sa hauteur :
- Tu veux que ce soir on commande des pizzas ?
Elle hocha la tête de haut en bas, puis se dirigea vers les autres, hésita une seconde devant Kira, cette dernière lui sourit et Malia s'accrocha à son bras comme dans le bureau du proviseur. Le Shérif les regarda, l'air de réfléchir, mais ne dit rien. Stiles arriva. Il avait une bosse sur le crâne.
- Tu as essayé le skate ?, supposa Lydia
- C'est plus dur qu'on ne pourrait le croire. Quelqu'un a de la glace ?
- Tu auras tout le temps de te mettre de la glace sur le front quand tu seras consigné à la maison ce week-end.
- Hein ? Pourquoi ?
- Vol de chapeau.
- Ils ne savent même pas qu'il a disparu. Et j'ai loué la planche contre un paquet de skittles !
- Tu as quoi ? Non oublie, je ne veux pas savoir. Ce soir c'est pizza.
- Et toi, tu as quoi ?
- Plus beaucoup de patience.
Kira les trouvait très drôles, elle aurait sûrement rigolé si elle n'avait pas été aussi inquiète pour Malia. Le Shérif les remercia et leur souhaita une bonne journée, mais la blonde semblait rechigner à partir. Alors, M. Stilinski la prit dans ses bras et lui murmura un truc à l'oreille. Malia acquiesça :
- Qui veut venir manger des pizzas avec nous ?
- Je vais ramener Mikmorales à la clinique puis j'arrive !
- Je vais envoyer un message à mes parents. Si j'arrive avec Scott, c'est que c'est ok.
- J'ai déjà loupé le cours de littérature, je ne peux pas louper le cours de biologie avancée ni les tutorats de latin classique. Désolée. Mais ce week-end je prépare un après-midi détente, ça te va ma belle ?
Malia hocha la tête et embrassa Lydia sur la joue.
- Je dois aller demander à mon père, il est prof ici. Je ne sais pas s'ils me laisseront aller chez des inconnus...
- Ils peuvent venir manger eux aussi s'ils veulent.
Kira couru jusqu'au bâtiment où son père donnait cours. Elle pila net quand elle croisa Derek avec une poche de glace sur le bras, en train de lire.
- Mince, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Un con m'a foncé dessus en skate.
- Oups. Je sais qui c'est. Si ça peut te rassurer, sa bosse est super grosse. Et il n'a pas de glace lui.
Derek leva les yeux au ciel :
- J'ai vu la bosse pousser. Quand j'étais par terre après que cet abruti de Stiles m'a chargé.
- Tu le connais ?
- Je sais qui est Stiles. Cette ville est petite et ce garçon manque cruellement de discrétion.
- C'est vrai ! Dis, tu pourrais m'envoyer le numéro de Cora ou Isaac ? J'ai pas pu aller en littérature et j'aimerais savoir si elle peut m'envoyer le cours.
- Ok.
Quand elle arriva dans la classe de son père, elle était essoufflée et pleine de sueur. Ce dernier était seul, en train de corriger des copies.
- Tu n'avais pas cours avec les dernières années ?
- Tu connais les ados, si un prof a 15 minutes de retard, ils disparaissent en pleine nature.
- C'est vrai. Désolée que tu sois en retard à cause de moi.
- Ça me donne plus de temps pour corriger les copies et ce soir je serai à la maison assez tôt pour faire des poivrons et du porc.
- Euh, est-ce que je peux manger chez Malia, Stiles et le Shérif ce soir ? Vous pouvez venir si vous voulez.
- Je sais que tu n'aimes pas les poivrons, mais ce n'est pas une raison pour t'inviter chez les voisins.
- Papaaa ! C'est sérieux. Je crois que Malia a besoin de moi ! Et ils vont partir maintenant.
Ken soupira puis dit :
- Ok. Mais en rentrant nous parlerons de tout ça. J'envoie un message à ta mère, tu nous donneras leur adresse.
- T'es le meilleur des pères, je t'aime !
Puis, elle galopa jusqu'à l'entrée. Quand elle repassa à côté de Derek, ce dernier siffla bruyamment et lui cria :
- HEY ! ATTRAPE !
Il lui jeta le pack de glace encore froid.
- Tu lui donneras ça. Et un bon coup de pied au cul à ce petit con. D'après les nouvelles rumeurs, t'es bonne pour kicker des culs !
Kira rougit, mais repartit en courant. Une fois arrivée, elle lança la glace à Stiles :
- Tiens. Cadeau de Derek Hale. Mais après je suis supposé te botter les fesses !
- Tu n'oserais pas !
- Elle a ma bénédiction, fils. Qu'ont dit tes parents Kira ?
- Oui ! Je peux venir !
Malia lui agrippa la main et elles partirent jusqu'à la voiture, elle textota l'adresse à ses parents. Dès qu'ils arrivèrent, le Shérif dit d'une voix assez douce :
- Mallie, tu te sentirais peut-être mieux après une douche, tu portes le t-shirt qui te sert de pyjama depuis une semaine.
Que Malia s'exécute sans un mot sembla le rendre triste. La maison des Stilinski était chaleureuse, il y avait un peu de bazar, une déco pas assortie et des photos plein le frigo : Stiles jeune avec le Shérif et une femme, Scott et Stiles dans un bac à sable, puis à partir de leurs 14 ans plein de photos de Stiles et Malia et d'autres avec la bande. Kira se régala de les regarder. La femme n'apparaissait plus sur les photos où Stiles était ado. Son ami la vit fixer une photo où elle et un Stiles d'environ 7 ans tenaient un énorme serpent.
- C'était ma mère. Elle est décédée quand j'avais 10 ans.
- Je suis désolée. Même si je ne sais pas si c'est euh..
- Ce qu'il faut dire ? T'inquiète, personne ne sait comment réagir quand on leur dit ça. Regarde plutôt la photo d'à côté. Malia avait attrapé tellement de piafs à la pêche aux canards qu'elle a gagné une barbe à papa plus grosse qu'un chat ! On a été malades à force de manger du sucre.
- Et celle avec la poule ?
- Premier jour de travail de Scott chez le véto. Il a soigné une aile cassée. Mais la poule s'est échappée, papa a pris la photo quand on l'a retrouvée après avoir organisé une battue au poulet.
- Stiles, tu as fait tes devoirs ?
- J'ai plus qu'à faire les exos de math. Et il n'y a pas de devoir en SVT.
- On peut les faire ensemble si tu veux ?
Ils s'installèrent à la table du salon, les maths avec Stiles semblaient très faciles. En fait, il calculait de tête et écrivait au fur et à mesure sans sembler avoir besoin de réfléchir. Par contre, il n'avait aucune attention. Il s'arrêta trois fois, dont une pour regarder une mouche, lui parla de dinosaure, de Magic et de base-ball dans la même minute. À la fin, il était assis sur la table et jouait avec les cheveux de Kira. Scott arriva à ce moment-là, s'excusa pour Allison qui ne pourrait pas venir et il copia les devoirs de Stiles avec une absence de culpabilité qui prouva à la métisse qu'ils faisaient souvent ça. Ils avaient à peine terminé que le Shérif appela :
- Kira, tes parents sont là ! Entrez, entrez ! Qu'aimez-vous sur votre pizza Monsieur et Madame...
- Yukimura. Personnellement je préfère les pizzas au bacon, mon mari a un faible pour tout ce qui est pepperoni, tant qu'il n'y a pas de champignons.
- J'ajoute ça à la commande !
- Merci de l'invitation. On vient d'arriver en ville, c'est agréable de rencontrer les gens du coin ! Même si on s'est rencontré dans le bureau du proviseur.
- Avec plaisir. Ne vous inquiétez pas, j'ai rencontré la mère de Scott dans le bureau de la directrice pour une sombre histoire de pâte à sel dans le nez.
Il les fit entrer dans la pièce principale, immédiatement Scott se redressa :
- Bonjour Monsieur Yukimura
- Je t'en prie, ici je ne suis pas ton professeur, appelle moi Ken.
- Comme dans Ken et Barbie ?
- Stiles, tu écopes d'une corvée de lessive supplémentaire !
- Mais pourquoi ?
- Non-respect de ton professeur !
- Il a dit qu'ici, il n'était pas mon professeur !
- Pour non-respect du père de ton amie !
- Mais...
- Tu me montres ton intégrale de Civil War ?, interrompit Kira dans l'espoir de distraire Stiles.
- Quelle diplomate cette petite !, rigola le Shérif, Ah, une revenante ! Et elle a les cheveux propres !
Malia se tenait dans l'encadrement de la porte avec un t-shirt XL très usé estampillé « c nté de eaccn H ll » et un short de pyjama Batman. Stiles l'enlaça, Scott se joint à eux, entraînant Kira avec lui. Quand ils desserrèrent leur étreinte, les 3 adultes les regardaient avec tendresse.
Ils montèrent dans la chambre de Stiles qui ressemblait un peu à celle de Kira. Tout comme celle de Kira, la déco reposait uniquement sur des goodies, bien qu'ils versent plus dans les comics et elle dans le manga. La conversation dériva sur la meilleure version de Pokémon. Malia participa peu, elle avait les pieds sous les cuisses de Stiles et sa tête sur les genoux de Kira et semblait somnoler jusqu'à qu'on les appelle pour les pizzas.
- Non Noah, laissez-nous payer la note, c'est nous qui nous sommes invités à la dernière minute !
- Mais non, je vous ai invité Ken !
- J'insiste !
- Mais moi aussi !
- Trop tard, j'ai déjà payé, Noshiko leur fit un grand sourire.
- Et bien, je vois que vous êtes amis. Tu vois papa, grâce à moi, tu rencontres pleins de gens biens dans le bureau des proviseurs, directeurs et autres agents de sécurité des grands magasins.
- J'étais dans ce bureau pour défendre Malia jusqu'à ce que tu décides de monter un de tes petits plans chaotiques, vole un chapeau et un skate, introduise une tarentule dans ton école puis emboutisse le fils Hale.
- Résulta des courses, Stiles save the day !
- Non. Kira save the day, rectifia Scott. Toi, tu es le shield qui magouille en arrière-plan pendant qu'elle est l'Avengers qui sauve la population.
- Je peux être un X men ?
- Oui Kira, mais le shield ne sauve pas les X men.
- Ok, moins de super héros, plus de pizzas. Je... merde, pourquoi on a encore cette végétarienne ! J'avais précisé une meat lover avec extra bacon !
- La végé est meilleur pour toi. Et puis je SAIS que tu as pris un cheeseburger extra oignon et bacon hier soir au poste !
- Mon cœur va très bien, Stiles. Rends-moi ma meat lover.
- Il n'y a pas de meat lover. J'ai payé un pourboire exorbitant pour qu'aucune meat lover ne soit plus jamais livrée à cette adresse. Et c'est Lydia qui a ergotiné les termes. Tu ne mangeras plus jamais cette cochonnerie, mais regarde, il y a des champignons marinés et même un peu de fromage sur celle-là.
Kirar rigola, le repas fut assez distrayant, ses parents s'entendaient très bien avec le Shérif, ce dernier prenait un grand plaisir à leur parler de la ville, leur parlant des coin à visiter, ceux à éviter et autre petit conseil de locaux. Mais personne ne manqua le regard soucieux qu'il portait sur Malia. Cette dernière mangeait assez peu et restait collée à Kira.
Profitant du blabla des adultes, les ados s'échappèrent. Scott dut rentrer chez lui et cette fois-ci, ils s'installèrent dans la chambre de Malia.
Elle était bien plus simple que celle de Stiles. Très en bazar, avec peu de décoration, quelques photos punaisées aux murs çà et là, un poster abîmé et sur un des murs quelqu'un avait tagué un animal particulièrement moche.
- Je voulais être graffeur à 14 ans. Tu comprendras que j'ai abandonné le projet, expliqua Stiles
- Et qu'a dit ton père ?
- « Au moins tu n'as pas voulu être tireur d'élite » !
Ils s'installèrent sur le lit de Malia. Kira eut peur d'un silence pesant, mais heureusement Stiles fit la conversation presque seul. Kira était appuyée dos à la tête de lit, Malia avait son visage contre son ventre et Stiles, assit sur la chaise, avait déposé ses pieds sur ses jambes. Ils débriefèrent sur le dernier Marvel un moment, jusqu'à ce que Stiles ait un besoin pressant. Là, le silence commença.
Kira ne savait pas trop quoi dire. Elle laissa Malia faire le premier pas. Il fallut trois très longues minutes, mais ça arriva :
- Tu ne demandes pas par politesse ?
- Demander quoi ?
- Pourquoi ils m'appellent sauvage, ou cassos. Ou pourquoi je vis avec Stiles et Noah.
- Je ne demande pas par respect. Tu me le diras, si tu veux en parler.
- C'est gentil. Mais je préfère te le dire moi. De toute façon, je crois qu'on est devenues assez proches maintenant que tu m'as sauvée comme un chevalier sauve une princesse.
- Je t'ai sauvée comme une valkyrie sauve une de ses consœurs. T'es pas une demoiselle en détresse !
- Ça aurait été tellement badass si tu avais été sur un cheval volant.
- Je n'aime pas les chevaux, mais je veux bien leur épées.
Le silence fut moins pesant. Malia reprit un peu plus tard.
- Ma famille est morte dans un accident de la route quand j'avais 11 ans. J'ai eu un état de choc assez lourd. Je me suis enfuie et j'ai erré dans les bois pendant deux semaines. Quand ils m'ont retrouvée, j'étais devenue amie avec un coyote et on chassait ensemble. Ça a fait le tour de Beacon Hills. J'ai fait plein de famille d'accueil, mais je m'échappais toujours. À chaque fois, je finissais au poste, j'y croisais Stiles et on est devenus amis comme ça. J'aimais bien le Shérif aussi, il ne me traitait pas comme une délinquante, il m'offrait toujours un chocolat chaud. Alors, j'ai fui pour aller chez eux. La première fois, j'ai vécu une semaine cachée dans la chambre de Stiles. Mais Noah était à ma recherche, il ne dormait plus la nuit et organisait des battues dans toute la région. On a eu pitié et je lui ai dit la vérité.
Elle releva la tête vers Kira :
- J'avais tellement peur qu'il me mette à la porte. Stiles avait prévu de fuguer avec moi, on avait fait un sac et tout. Mais Noah a usé de tout le pouvoir qu'il avait pour devenir un genre de tuteur. Il n'a pas le droit de m'adopter parce qu'il est père célibataire avec un travail dangereux et qu'il a déjà pas vraiment le temps de s'occuper de son fils. Mais on a une situation « entre les lignes des lois » comme le dit Stiles.
- Le Shérif t'aime vraiment beaucoup.
- Oui, mais je lui attire des soucis. Il en a déjà assez avec Stiles... Whittemore est un salaud et un salaud influent. Il n'aime déjà pas le Shérif... Ils vont me retirer de sa garde, c'est obligé. La psy m'a dit ce matin avant l'incident que je devais faire des efforts avec ma thérapie. Et puis à peine une heure plus tard... tout ça !
- Ce n'est pas ta faute Malia. Et tout le monde le sait : Jackson s'est grillé tout seul.
- Je ne veux pas quitter cette famille Kira. C'est la mienne, elle est pas ultra stable, mais... ça marche. C'est pas facile, mais on a réussi à faire que les choses marchent bien.
- Personne ne te volera à ta famille !
- Je ne pourrais pas accepter de perdre une troisième famille. Je retournerai vivre avec les coyotes si ça arrive.
- Tu pourrais dormir dans mon garage, je te le jure.
- Tu peux rester jusqu'à que je dorme ?, murmura Malia si doucement que Kira aurait pu ne pas entendre.
- Dors, je suis là.
Elle caressa les cheveux de Malia jusqu'à que la respiration de cette dernière s'apaise. Elle semblait plus jeune dans son sommeil, faisait des mimiques rigolotes et bavait un peu, mais Kira la trouva adorablement mignonne. Mais même si elle était vraiment particulièrement choupie, Kira commençait à avoir envie d'aller aux toilettes. Elle voulut regarder l'heure, mais se rappela que son téléphone était dans son sac en bas. Le tel de Stiles était posé sur la table de nuit de Malia. Elle le prit juste le temps de regarder l'heure. Elle ne voulait pas lire, c'était un réflexe inconscient quand ses yeux tombèrent sur le début du message de Cousin Miguel :
« J'ai besoin de tes lèvres sur ma peau »
Elle reposa le téléphone aussi sec. Ok, ce n'était certainement pas un membre de sa famille. Et elle n'avait même pas regardé l'heure... Stiles rentra dans la chambre peu après que Malia ait commencé à ronfler :
- Elle va mieux ?
- On a parlé.
- Je sais, je vous ai entendu et je suis allé lire des comics pour vous donner du temps. Elle a peur d'être séparée de nous ?
- Oui.
- Elle sait très bien que j'ai un sac de prêt en cas de fugue inopinée au pays des coyotes ! On devrait peut-être y aller.
- Ok.
Kira ne bougea pas.
- Tu as peur de la réveiller ?
- Oui.
- Je vais te montrer un truc.
Il s'approcha doucement, se pencha sur la blonde et...la poussa sans ménagement. Malia roula sur le lit et se mit a baver sur l'oreiller.
- Elle a un sommeil de plomb.
Kira se leva puis hésita, mais c'était le bon moment, celui qu'elle attendait depuis vendredi.
- Tu as eu des messages de « cousin Miguel ».
Le visage de Stiles devint plus blanc qu'il ne l'était déjà.
- Oh, ne panique pas. Je savais déjà plus ou moins. Tu n'as pas coupé le micro vendredi dernier. Je n'ai rien demandé pour la situation Cora/Lydia, je n'ai pas posé de question sur le passé de Malia... je ne vais pas t'interroger. Tu as tes raisons de garder ta petite amie secrète.
Un immense soupir de soulagement s'échappa de la poitrine de Stiles :
- Merci. Mais avoue, tu meures d'envie de savoir !
- Le guépard s'épuise à courir après la proie, là où le renard rusé sait qu'elle tombera un jour droit dans sa gueule. C'est un dicton japonais.
- Vraiment ?
- Non, je viens de l'inventer. Mais je trouvais que ça sonnait bien.
Stiles rigola.
- Et Stiles... Est ce que... on peut parler un moment ?
- Oui.
Ils allèrent dans la chambre du garçon, Kira s'assit sur le lit, Stiles lui s'affala sur sa chaise de bureau.
- De quoi tu veux me parler ?
- Il y a... Tellement de secrets, ici. Je ne veux pas être indiscrète, mais j'ai l'impression de marcher sur des œufs tout le temps. Tu n'es pas obligé de répondre, je veux juste savoir où je mets les pieds.
- Vas-y.
- Qui sait pour ta relation ? Je ne veux juste pas faire de gaffes.
- La personne avec qui je suis, Malia et moi. Un peu mon père, il sait qu'il y a eu un truc, il ne sait pas avec qui, ni si c'est encore d'actualité.
- Ok. Pas Scott ?
Stiles eut l'air terriblement triste. Il secoua la tête.
- On doit rester discret, à cause la situation de ma petite amie secrète, comme tu dis. Et Scott... je l'aime, je l'aime si fort mais... il ne sait pas mentir ! À l'anniversaire surprise d'Allison, il a demandé à Allison ce qu'elle voulait qu'il apporte ! Ça me fait mal de lui mentir. Je m'en tape un peu de mentir aux gens d'habitude, mais pas à lui.
- En parlant de Scott, il n'a jamais mentionné son père. Est-ce que c'est un sujet sensible ? Pas besoin de me dire ce qui s'est passé, je veux juste savoir si c'est un sujet sensible pour lui.
- Un peu. C'est un connard qui l'a abandonné quand il avait 7 ans. Un vrai trou du cul, mais il ne va pas pleurer à la fête des pères ou un truc comme ça. Et il s'en fout que tu le saches.
- Ok. Cool. Enfin, pas cool pour l'abandon hein, juste euh... bref. Lundi, pourquoi vous avez été amené par une voiture de police ? Il s'est passé un truc ?
Stiles eut l'air très surpris.
- J'étais dans les gradins, je ne voulais pas espionner hein. C'était un hasard.
- Kira, réfléchis deux secondes à pourquoi Malia et moi pouvons descendre d'une voiture de police.
- Et bien je... Oh. Enfants du Shérif ?
- Ding ding ding ! Nous avons une gagnante !
- Mais tu ne voulais pas en parler aux autres, Malia a parlé des mensonges et...
- Ma voiture est, encore, tombée en panne. Je ne voulais pas entendre encore les moqueries sur ma brave Roscoe.
- Ça ne serait pas plus simple de leur dire que ça te blesse ?
- Ce n'est jamais aussi simple.
- Tu as essayé ?
- Tu prends cette histoire de médiation très au sérieux, non ?
- Je rêve de devenir psy. À 8 ans, j'ai organisé une scène de thérapie pour mes poupées Batman et Joker. Ils sont tous devenus amis et Gotham est devenu la terre d'accueil de ceux qui avaient besoin d'amour.
Stiles rigola à s'en faire mal aux côtes.
- T'es vraiment un sacré numéro toi. Peut-être un peu trop bonne pour ce monde. Tu fais bien la paire avec Scott ! Sinon quels sont les autres secrets de BH que tu veux percer ?
- Je pense que c'est bon. J'ai ceux dont j'ai besoin.
- T'es sure ?
- Tu pensais que j'allais demander pour Lydia et Cora ?
- J'en étais certain.
- Laisse-moi deviner : elles étaient amies, il est arrivé un truc dont aucune ne veut parler, et dont elles ont probablement des versions ultra différentes et depuis elles se détestent ?
- Grosso modo. Comment tu le sais ?
- Pas bien dur à deviner. Par contre, tant que j'y pense... tu sais quoi des Hale exactement ?
Stiles devint tendu comme un arc. Mais sa voix était nonchalante quand il répondit :
- Ils sont bruns. Tous.
- Je veux dire... je sais qu'il y a eut une catastrophe et... je sais que vous, vous ne les aimez pas, mais moi j'ai beaucoup de tendresse pour eux. Je veux juste ne pas dire ou faire des choses inappropriées.
- C'est vrai qu'ici tout le monde sait. Les Hale ont toujours vécus à Beacon Hills. Ils sont les descendants des pionniers qui ont fondé la ville. Mme Hale est chirurgienne en chef de l'hôpital. Son grand-père a été directeur de l'école, sa mère Shérif... que des gens respectés. Bref, Talia a épousé un vendeur de chaussures. Ils ont eu 4 enfants et franchement ça devait être la génération la moins investie dans la vie publique de la ville depuis des années. Pas de chance, Kate Argent a voulu se venger d'une saloperie que la grand-mère de Derek avait faite à l'aïeule Argent. Elle a fait brûler le manoir. Avec à l'intérieur son père, sa sœur, son oncle, sa tante, leurs deux enfants et les grands-parents. Coup de chance, ce jour-là les trois aînés étaient tombés dans un buisson d'aubépines, ils étaient à l'hôpital avec leur mère. C'est ce qui les a sauvés.
- Mais quelle horreur !
- Leurs cousins, les enfants de leur oncle, c'était une petite fille de 5 ans et un bébé. En rentrant du travail, Papa a pleuré pendant des heures. Il ne sait pas que je l'ai vu. Je ne lui ai jamais dit.
- Je... je ne sais pas quoi dire.
- Tu veux chanter le générique de Pokémon ?
Kira éclata de rire. Le téléphone de Stiles vibra et quand Stiles lut le message qu'il avait reçu, il eut un sourire incroyablement doux.
- C'est ta petite amie secrète ?
- Oui.
- Elle est cachée dans les buissons et attend que je parte ?
- Plus ou moins.
- Oh mince, est-ce qu'elle risque d'être jalouse ? Je suis désolée, je n'ai pas pensé à ça, et il y a une autre fille dans ton lit, elle va s'imaginer que...
- Non, Stiles rigolait en lui répondant, pas un gramme de jalousie. Je ne veux pas te vexer, mais tu ne lui arrives pas à la cheville.
- Wouw. Je ne suis pas intéressée par toi, mais ça pique quand même.
- Navré princesse, mais je ne peux pas assumer une relation avec une personne qui a pensé que Bulbizarre fait un meilleur starter que Salamèche. C'est rédhibitoire.
- Heureuse que tu aies trouvé une personne assez stupide pour se mettre en couple avec un mec qui pense que Tony a ses chances dans un vrai combat contre Cap.
- Hors de ma chambre, hérétique !
Ils descendirent. Les adultes étaient attablés autour d'une tasse de café et discutaient. Au regard de sa mère, Kira comprit ce qui allait arriver. Sans qu'on lui demande, elle s'installa en face d'eux, bien droite :
- Je suis désolée que mon attitude vous ait amené des ennuis avec la direction.
- Tu n'es pas responsable ma petite, la rassura le Shérif, je pense que ton attitude a sauvé la situation sur bien des points. Même si tu aurais peut-être pu éviter de retourner Jackson en public.
- Je ne savais pas que des gens filmaient.
- Si tu l'avais su, tu l'aurais fait quand même ?
Elle prit le temps de réfléchir. Noah en profita pour faire les gros yeux à son fils qui quitta la pièce. Kira aurait mis sa main à couper que quelqu'un l'attendait dans sa chambre.
- Je n'aime pas utiliser la violence. Les arts martiaux sont un sport que je respecte, pas un moyen de blesser les autres, mais... Malia était tellement aux abois que j'avais peur qu'elle n'empire sa situation. Et Jackson voulait l'utiliser pour blesser Lydia. J'aurais dû éloigner Malia mais je doute qu'elle m'aurait écoutée
Elle leur parlait à tous les trois, mais ne pouvait pas s'empêcher d'implorer sa mère du regard.
- Je ne suis pas fière d'être convoquée par la direction à peine deux semaines après la rentrée, sans compter que ça pourrait avoir des retombées sur le travail de ton père.
Kira rentra la tête dans ses épaules.
- Mais tu as fait ce que tu pensais être le mieux à faire.
Le Shérif hocha la tête, mais rajouta :
- Mais fais attention, Whittemore est un vrai requin. Il t'a dans le collimateur et fera tout son possible pour te nuire. C'est injuste, mais c'est ainsi. Je sais que la tentation est grande, mais ne répond pas à ses provocations et parle-en rapidement à l'un d'entre nous en cas de soucis. Si le fils est à moitié aussi retord que le père, attends-toi à de mauvaises surprises. Et tristement, la direction sera très encline à prendre le parti de leur bienfaiteur, Maître Whittemore.
- Mais c'est injuste, je n'ai rien fait de mal, soupira Kira
- Tu n'as pas « rien fait de mal ». Ce que tu apprends au dojo doit rester au dojo. D'ailleurs, et avant même que tu crois être sauvée, pas de sortie ce week-end pour toi. Ça sera entraînement et méditation. Prépare-toi à te lever à 4h du matin.
- Oui maman.
Le Shérif eut l'air très impressionné :
- Stiles, comme je sais que tu écoutes aux portes, j'aimerais que tu prennes exemple sur ton amie !
Du haut des escaliers, une voix répondit :
- La dernière fois qu'on a essayé de me faire méditer, on a dû changer de psychiatre parce que je l'ai mordue !
Kira rigola doucement à l'air dépité du Shérif. Contre toute attente, Ken lui répondit :
- Il n'est peut-être pas très obéissant, mais le devoir qu'il m'a rendu est dans les 10 plus brillants que j'ai pu lire dans ma carrière.
- J'ai un A ? demanda Stiles en déboulant dans le salon. Seul Kira vit une ombre bouger en haut des escaliers. Et ce n'était certainement pas Malia.
- Non. J'ai peur que l'analyse détaillée et complète des conflits politiques de Star Wars ne collent pas au sujet de propagande pendant la seconde guerre mondiale. Mais en tant que fan de la franchise, je l'ai lu avec un immense plaisir et ai même appris beaucoup de choses. J'ai mis B +. Ce qui est bien plus que ce que je peux offrir à un hors sujet.
- Coach Finstock a dit la même chose à mon devoir sur l'histoire de la circoncision. Mais j'ai eu un C.
- Je sais. Il est affiché en salle des profs si tu veux savoir.
- Je savais qu'il n'avait pas perdu la copie !
- Mais qu'est-ce que je vais faire de toi, soupira le Shérif. Sa main sur l'épaule de son fils et son sourire démentaient ses propos.
- Il se fait tard, nous allons vous laisser.
- C'était un plaisir de vous rencontrer, Monsieur et Mesdames Yukimura. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, la porte est ouverte.
- Avec plaisir Shérif.
- Et Kira, une dernière chose, Noah déposa ses deux mains sur les épaules de son fils, quoi qu'il se passe, je suis sûr que Stiles t'offrira son aide et son soutien grâce à des plans capillotractés et autres idées farfelues. Ne les accepte pas. S'il-te-plaît.
- Hey papa, j'ai sauvé la situation aujourd'hui !
- Lydia a sauvé la situation pendant que tu faisais du skate.
- Je suis celui qui a demandé à Scott de demander à Greenberg s'il avait une vidéo. Lydia a joué le rôle que j'ai écrit pour elle.
- Et venir me parler. Avec des mots simples. Tu y as pensé ?
- Si tu écoutais quand je dis des mots simples, tu n'aurais pas commandé une meat lovers.
Ken éclata de rire et ils partirent. Une fois dans la voiture de ses parents, Kira regarda la maison et fut heureuse qu'aucun de ses parents ne remarquent les deux pieds appuyés contre l'appui de fenêtre de la chambre de Stiles. Elle réalisa qu'elle n'avait pas répondu au Shérif quand il lui avait parlé des plans de Stiles, mais ne s'appesantit pas sur cette réflexion parce qu'elle venait de sortir son téléphone et elle avait plus de 80 notifications.
La vidéo avait tourné sur tous les réseaux.
Elle ne savait comment exactement les gens l'avaient trouvée, mais elle avait gagné plus de 60 followers et était mentionnée bien trop souvent à son propre goût. La vidéo avait été supprimée, mais il semblait que tout le monde avait eu le temps de la voir. Les gens penchaient en sa faveur, mais elle n'aimait pas être le centre de l'attention.
Elle avait un message de Lydia lui disant :
« Supprime tous tes dm. Sans les lire. »
Allison avait écrit :
« On se voit demain, mais si tu as besoin appelle à n'importe quelle heure de la nuit. Merci encore, tu es une héroïne ».
Scott lui avait envoyé des images de renards mignons et un petit « supprime tes dm. Appelle si tu as besoin de plus de photos mignonnes ou juste de compagnie ».
Derek lui avait juste envoyé le num de Cora, puis une photo d'une pile de t-shirts froissés avec en légende « j'ai fait une descente dans la chambre de Cora. Il y avait 8 de mes t-shirts. Je sais que tu suis l'affaire de près, je te tiendrai au courant du jugement de la cour suprême concernant le vol de vêtements, mais elle risque pas moins de 3 mois de ménage. »
Une fois arrivée chez elle, elle les remercia, les rassura, puis partit directement se coucher sans même préparer son sac ou se doucher. Mais le sommeil ne vint que beaucoup plus tard.
Nous sommes le 11 septembre et Kira Yukimura aime :
Être dans les secrets de Stiles, ses nouveaux amis, la confiance que lui accorde ses parents, le Shérif, le poids de Malia contre elle quand elle dort
Nous sommes le 11 septembre et Kira Yukimura n'aime pas :
Voir Malia dans cet état, être le centre de l'attention, repenser à ce que le père de Jackson lui avait dit.
Quand elle arriva le vendredi, toutes les conversions s'arrêtaient sur son passage pour reprendre sous la forme de chuchotements excités. Elle avait juste envie de s'enterrer quelque part, heureuse de porter une tenue plus sobre que d'habitude. Alors qu'elle passait la porte, elle vit les filles qui l'avaient questionnée sur Derek lors de son deuxième jour la regarder en ricanant. Elle voulait rentrer chez elle se cacher sous une couette. Heureusement une paire de bras amicale l'attrapèrent et Allison apparut dans son champ de vision :
- Mon héroïne est là !
Elle l'enlaça fort et murmura à son oreille :
- Je sais ce que c'est. Garde la tête haute, reste avec nous et rappelle-toi. Tu es une héroïne.
- Merci.
Elle desserra l'étreinte, mais Kira fut aussitôt noyée dans les bras de Scott :
- T'es une déesse.
- Du calme Scott. Ta petite amie va être jalouse.
Lydia lui claqua une bise autoritaire sur la joue dès que Scott l'eut lâchée. Allison hocha la tête :
- Oui. Kira est à moi. Bas les pattes.
- Je l'ai vue en premier.
Une Malia sauvage déboula, sauta sur Kira, les faisant tomber au sol, et enfouit son visage dans la chevelure brune.
- La mienne.
- Vous ne vous êtes pas fait mal ?, demanda Ali.
Malia ne répondit pas, occupée à se blottir contre Kira. Cette dernière lui glissa une main dans le dos :
- Impec. Je fais ça tous les matins. Me rouler par terre sur le sol du couloir.
- MIKADOOOOOOOOOOOO !
Stiles leur sauta dessus, littéralement. Kira ne put que reprendre sa respiration et Scott se joignit à eux, entraînant Allison à sa suite.
- Vous êtes des enfants, soupira Lydia avant de partir dans un bruit de talons.
Kira, elle, essaya de se dégager pendant que Malia avait entrepris de chatouiller Stiles et Kira en même temps. Elle aperçut au loin une paire de Doc Martens qu'elle connaissait.
- DEREK ! DEREEEEEK AIDE-MOIIIIIII !
Il se rapprocha, à pas tranquilles, puis s'arrêta, le bout de sa chaussure touchant presque le crâne de Kira. Les sourcils froncés, il la fixa puis, en silence, il s'accroupit sans la quitter des yeux.
- Derek, tu dois m'aider.
- Argent ?
Allison leva la tête. Ses cheveux étaient décoiffés et il y avait les marques des dents de Scott dans son cou.
- Oui ?
- Je suis allé voir le Coach. Vous pourrez utiliser le terrain de basket pour le tir à 15h le jeudi. C'est ok pour toi ?
- T'es sérieux ?
- Je n'ai pas pour réputation de faire des blagues.
- Oui. Mille fois oui ! Merci ! Tu me sauves la vie ! Mais et vous ?
- Plusieurs membres de l'équipe préfèrent le mercredi. Ils ne le savent juste pas encore.
- Merci Hale, comment te remercier ?
- Si tu pouvais manquer ton tir et coller une flèche dans le cul de Whittemore, ça m'arrangerait.
- Avec plaisir.
Il se leva sans un regard de plus pour Kira.
- DEREK, traître ! Je croyais qu'on était amis !
- Tu as volé mes noisettes. Après que je t'ai nourrie et recueillie à ma table. Tout ce temps, je réchauffais un serpent dans mon sein !
- J'ai des amandes Derek. Plein d'amandes ! Je te les donne toutes, si tu me sauves !
- Ne l'écoute pas Hale, elle a sûrement craché dedans, cria Stiles.
- Oui, je l'ai vue, renchérit Scott
- Non Derek, je te jure Derek !
Le dernière année reprit son chemin quand Kira hurla :
- Derek, j'ai des recueils d'haïkus qui ne sont disponibles dans aucune bibliothèque chez moi ! Des poésies inestimables ! Penses-y Derek.
Derek sembla s'intéressé à la proposition, puis il se rapprocha du tas. Il attrapa une des chevilles de Kira et tira d'un coup sec, éparpillant la pile humaine. Puis, il releva Kira d'un seul coup, comme si elle ne pesait rien.
- Si je ne les ai pas lundi, je t'enterre au fond des bois là où personne ne te retrouvera jamais.
- Ce que je préfère dans notre amitié, c'est ta douceur.
- La seule chose de douce chez moi, c'est mes t-shirts.
- Je sais, c'est pour ne pas blesser ta peau et ton petit cœur sensible.
- Tu as de la chance qu'il y ait trop de témoins.
La sonnerie les interrompit. Et Derek partit. Kira aida ses amis à se relever. Allison lui fit un autre câlin, encore :
- Merci d'avoir demandé à Derek ! Tu es la meilleure !
- Je n'ai rien demandé du tout. C'est de sa propre initiative.
Stiles désigna les gens qui leur lançaient des regards en coin.
- Maintenant il ne te regarde pas parce que t'as retourné un des golden boy comme une crêpe. Ils te regardent parce que tu traînes au sol comme un gamine de 8 ans dans le couloir du lycée.
- Une gamine de 8 ans n'aurait pas la maturité de préférer Zuko à Aang !, répliqua Kira en désignant son t-shirt « honor for all ».
- Tu as raison, naturellement, mais eux, ils ne le savent pas.
Malia disparut dans la foule et ils se rendirent en maths. À son arrivée, plusieurs élèves la regardèrent en coin, les chuchotis reprirent, mais Stiles prit les devants. À sa manière.
Il renversa une table d'un coup de pied et beugla :
- REGARDEZ LA SEULE, L'UNIQUE : KIRA THE KITSUNE. ELLE SE BAT CONTRE LA MALÉFIQUE FORCE DU WHITTEMAL POUR NOUS SAUVER DE SA TYRANNIE !
- Stiles, s'il-te-plaît, tais-toi, persifla-t-elle entre ses dents.
- N'hésitant pas une seconde, n'écoutant que son courage, la valeureuse Kira a décidé, une fois encore, de sauver le monde !
- Stiiiiles tais-toiii !
- Et à s'élever contre l'injustice, venez mes frères, venez mes sœurs, venez mes autres relatifs aux genres divers, venez acclamer la sauveuse de not...
- Stiles. Tu te tais. Tout de suite.
- Lydia ? Mais ma douceur de printemps, ce n'est pas ta classe.
- Je savais que tu ferais encore un truc débile, elle désigna une table isolée : assis ici. Et si tu dis un truc, je le saurais. Kira, Allie, je vous ai réservé deux places devant. Et voilà un café chaud et une pomme fraîche pour chacune.
- Merci.
- Mais c'est tout naturel mes bichettes, elle regarda l'ensemble de la classe, le premier qui moufte, je me débrouille pour que le reste de sa scolarité ne soit qu'un gouffre de souffrance. Et je sais qui a partagé la vidéo... ou pas. Soyons clair, votre seule chance d'avoir le pardon, c'est d'être irréprochable jusqu'à juin. Travaillez bien.
Elle quitta la salle et Kira n'avait pas beaucoup poussé son imagination pour entendre le son de cor saluant son passage. La prof arriva juste après et Kira était intimement persuadée que Mme Flemming avait attendu le départ de Lydia.
Stiles resta tranquille et Kira put avoir un cours assez calme et normal. Si ce n'est qu'avec tout ça, elle n'avait pas eu le temps de faire un détour aux toilettes. Naturellement à la pose, elles étaient bondées et Kira ne voulait vraiment pas voir les gens. Heureusement la destinée l'avait mise sur le chemin d'Allison Argent et Kira ne remercierait jamais assez les dieux pour cet ange tombé du ciel.
- Il y a « la salle du trône », les toilettes quasi abandonnées au troisième étage, personne n'y va parce qu'il n'y a jamais de PQ, les miroirs sont cassés et qu'elles sont loin de tout, mais tiens, j'ai des mouchoirs si tu veux. Par contre, je dois aller voir le Coach pour le tir à l'arc, ça te dérange si je te laisse ?
- Pas de soucis, répondit Kira en récupérant les Kleenex.
Elle trouva rapidement les toilettes. Kira fit ce qu'elle avait à faire, puis elle remarqua par l'ouverture du dessous une paire de Docs qu'elle connaissait. Elle sourit, bien sûr que Derek n'allait pas aux toilettes bondées. Ce mec était ultra asocial. Elle prépara une petite blague sur le sujet, pour le taquiner quand elle serait sortie. (Elle n'allait pas lui parler pendant qu'il faisait caca, elle avait ses limites, merci). Elle put entendre un groupe entrer, immédiatement Derek leva le pied, elle fit de même.
- Non mais dingue, elle doit peser 50kg et elle l'a soulevé comme si de rien n'était !
- Je l'ai dit le premier jour, une meuf qui mange à la table des Hale, c'est pas net. Elle doit être de leur famille.
C'était la voix de la fille qui lui avait parlé le second jour. Julia ou Jennifer. Kira n'était pas sûre du nom.
- Ce n'est pas possible, elle est chinoise.
- En tout cas, je ne sais pas ce qu'ils lui veulent, mais elle doit être aussi tarée qu'eux. C'est pour ça que Derek l'a défendue à la rentrée !
- Ces gars, c'est comme des chiens, ils vivent avec leur meute, ils attaquent les autres.
- Vous croyez que c'est eux qui lui ont demandé de frapper Jackson ?
- T'as pas vu la vidéo, il a commencé.
- Oui, ok, mais bon, tout le monde sait que Hale ne l'aime pas.
- Hellooo, les Hale n'aiment personne à part l'espèce de bichon qui les suit partout.
Seul Kira entendit le grognement réprimé dans la cabine d'à côté.
- Oui, mais au bal du printemps Derek a frappé Jackson. Je suis sûre que c'est lié. Ça doit être un truc pour faire partie de leur famille. Tu dois genre tuer des gens. Tu sais avec les Hale, on ne sait pas à quoi s'attendre.
- C'est sûr, ils font peur ces tarés. Mon père dit que l'incendie, c'est leur mère qui ne voulait pas divorcer, elle a pris ces gosses préférés et cramé le reste.
- Oui, ils ne sont pas net. Dommage, Derek est putain de sexy, c'est un connard, mais t'as vu ce cul ?
- C'est vrai que c'est vraiment chaud à regarder quand il s'entraîne. Mais perso, je ne le baiserais pas, regarde ce qui est arrivé à Paige.
Kira était presque sûre d'avoir vu une goutte d'eau tomber sur le sol de la cabine de Derek. Elle espérait une fuite des canalisations, parce qu'elle ne voulait pas penser à la probabilité que Derek pleure.
- S'ils n'étaient pas aussi influents, ils seraient en prison.
- Derek et Cora sont trop jeunes. Il faudrait éliminer toute la famille pour éliminer la menace. Genre un second incendie.
Kira s'était toujours présentée comme une Serdaigle. Toujours. Elle avait des cahiers Serdaigle, une robe Serdaigle, son personnage préféré était Luna. Mais la vérité, c'est que Kira était juste une putain de Gryffondor. Elle sortit de la cabine avec une assurance qu'elle était loin de ressentir :
- Vous vous rendez compte des horreurs que vous dites ?
Les trois filles furent surprises, mais Jennifer reprit vite une contenance.
- Tu ne connais pas les Hale comme on les connaît. On dit ça pour ton bien. Ils sont dangereux.
- Ouais, i ans la meuf de Derek a voulu rompre avec lui. Elle a eu un « accident » et depuis elle est dans le coma.
Kira entendit dans son dos un sanglot étouffé. Son sang ne fit qu'un tour.
- Je le sais. D'après vous, qui conduisait la voiture ?
Les yeux des filles s'ouvrirent en grand et Kira fit un mouvement du nez vers la porte d'entrée.
- Dégagez si vous ne voulez pas finir à l'hôpital.
Elles partirent sans demander leur reste. Kira s'assit contre la porte de Derek. Elle compta jusqu'à 100 dans sa tête avant de demander :
- Tu préfères être seul ou tu veux que je reste ?
Elle eut le temps de compter jusqu'à 40 avant de sentir que Derek s'asseyait de l'autre côté, dos à dos, seulement séparés par la porte. Elle prit son téléphone et textota Alli :
« Je dois régler un truc, tu pourras me donner tes notes ? »
« Ok. Besoin d'aide ? »
« Non c'est bon. Merci. On se voit à midi »
Le silence s'éternisa, Kira n'osait pas partir, mais elle ne savait pas quoi faire. Elle réfléchit une minute puis, à mi-voix, elle se mit à réciter des haïkus japonais.
Sa mère l'aurait réprimandée pour une aussi mauvaise prononciation et elle n'était même pas sûre de dire les bons mots, mais la respiration de Derek s'apaisa. Elle continua, récitant tous les haïkus qu'elle connaissait, puis elle en trouva sur internet. Une demi-heure plus tard, les doigts de Derek effleurèrent les siens, elle ouvrit la main et le laissa y glisser la sienne. Il soupira :
- Arigato
- Domo.
La main de Derek partit aussitôt. Elle l'entendit se relever, fit de même, la porte s'ouvrit. Derek affichait le même visage rabat-joie que d'habitude. Il la regarda de haut en bas et se fendit même d'un sourire narquois :
- Tu te rends compte que ce que tu as dit va être répété et amplifié ?
- Il y a une vidéo de moi en train d'envoyer voler Malfoy qui circule. Au point où j'en suis…
- Je ne pensais pas que tu le prendrais bien, j'étais sûr que tu serais flippée à mort.
- Je le suis. Je me chie dessus à l'idée de la pause déjeuner.
- Tu as tes affaires ?
- Non, je voulais demander à Alli de me les amener après.
- Tu les récupérera avant d'aller en japonais. Je t'offre le resto.
- Wouaw. Merci.
- Merci d'avoir prétendu avoir écraser mon ex pour défendre ma famille. Tu préfères quoi ? Diners, italien ou thaï ?
- J'adore les Diners.
- Vendu.
Derek sortit son téléphone et envoya un texto avant de grogner :
- Suis moi. Tu te sens de traverser le lycée ? On va croiser des gens.
- Non, pas du tout. Je me sens comme si j'allais pleurer ou avoir un fou rire maniaque, sûrement les deux en même temps. Je peux chanter le générique Pokémon ?
- Hors de question.
Derek attrapa Kira, lui releva le menton, réajusta sa veste, enleva un truc qu'elle n'avait pas conscience d'avoir sur le visage et lui réarrangea les cheveux avant de la regarder dans les yeux et de dire :
- Tu regardes en face de toi, relève le menton, épaules droites. Agis comme si tu étais la reine de ce royaume. Ne croise pas le regard des gens, si ça arrive par accident, regarde-les comme s'ils étaient une merde sur ta chaussure. Rappelle-toi que TU as éclaté publiquement un mec et qu'à cette heure-ci, il doit y avoir déjà des rumeurs comme quoi t'es une criminelle. Alors tu n'as pas peur d'eux. Ils ont peur de toi.
- Euh…ok.
- Non. Pas « euh ». Fais-moi sentir que t'es le prédateur !
- Ok !
- Non, là tu jappes comme un bébé chien. Montre les crocs.
- OK, je suis un renard et eux, c'est des poules.
- Parfait ! Montre-moi le renard en toi !
- Graou ?
- Non. Là, je veux te faire des pat-pat sur le crâne. Je veux voir la meurtrière qu'ils pensent que tu es !
- GRRRR !
- Voilà. Relève les épaules et rappelle-toi, il désigna Kira : Grand méchant renard, il fit un geste englobant l'ensemble du lycée : poulailler.
Kira lui sourit, mit ses mains dans ses poches et avança en essayant d'avoir un visage hautain. Elle essaya de s'inspirer de Lydia. Soyons honnêtes, elle n'avait pas la moitié de la prestance que pouvait avoir Cora, Derek ou Lydia, mais elle s'en sortait assez bien. Il faut dire que la présence de Derek était assez utile. Il dégageait une aura d'antipathie si forte que personne ne les approchait à moins de 3m.
Ils traversèrent l'intégralité du lycée comme ça. Dans la dernière ligne droite, ils croisèrent Greenberg qui, avec sa discrétion habituelle, mit un coup de coude au gars à ses côtés et dit :
- Il paraît que c'est elle qui a tué l'ex de Derek, pour avoir l'héritage.
Kira perdit son assurance, mais derrière elle Derek lui fit son meilleur regard noir en chuchotant si bas que seul Kira pouvait entendre :
- Cot cot cot.
Kira reprit une contenance, la main de Derek se déposa sur son épaule. Musclée, ferme et assurée. Elle réussit à composer un air neutre et continua son chemin, il n'y eut plus un seul incident jusqu'à ce qu'ils soient sur le parking. Derek sortit sa clé à côté d'une magnifique Camaro. Cora était appuyée contre.
- Dégage de ma voiture !
- Je sais, c'est la seule femme de ta vie.
- Moi, au moins, j'ai quelque chose. Et toi à part ton oreiller qu'est-ce que tu as ?
- Un abonnement à internet et le concombre qu'on a mangé hier.
- Yeurk. Yeurk. Yeurk. Cora. Yeurk. Mais… non. Je te hais. Je te hais si fort. On aurait dû te donner à manger aux ours quand il était encore temps.
Cora lui fit un grand sourire et leva son majeur dans sa direction, puis Isaac arriva regardant par-dessus ses épaules.
- On peut y aller maintenant ? J'ai réussi à m'enfuir de mon cours, mais la fenêtre donne sur le parking.
Ils entrèrent dans le véhicule en vitesse. Les frères et sœurs à l'avant, les autres à l'arrière. Kira demanda :
- Et toi Cora, tu n'as pas cours ?
- Si, mais je suis partie.
- Personne ne t'a vu ?
- Si. Tout le monde, je pense. J'ai juste dit « je me casse », j'ai pris mon sac et… je me suis cassée.
- Moi j'ai rampé jusqu'à la sortie, bougonna Isaac. Heureusement, les gens font tellement peu attention à moi qu'ils ne réalisent pas que je suis partie en général.
- C'est utile et assez triste, répondit Kira
- Je pense aussi. Mais ne parlons pas de moi. Tu as ÉJECTÉ Jackson. J'ai regardé la vidéo en boucle hier. C'était merveilleux !
Cora lui tendit le poing :
- T'es une badass.
Kira lui fit un check en rougissant :
- Je ne pense pas que ce soit gén…
Derek la coupa :
- Elle a dit à Jennifer qu'elle avait écrasé Paige.
Cora se retourna :
- Tu as quoi ?
- Elle et ses amies disaient des choses sur vous, des horreurs sur votre famille… ça m'a mise en colère. Je voulais juste qu'elle arrête.
- Du coup, tu t'es fait passer pour une délinquante. Pour nous ?
- Oui.
- Tu as confessé un crime que tu n'as pas commis devant la pire commère pour protéger notre famille ?
- Euh… je ne le dirais pas comme ça.
Cora se détacha et passa à l'arrière. Kira retint sa respiration incapable de prévoir sa réaction. Ce fut un câlin.
Un de ceux qui broient les côtes et laissent des bleus. Kira lui rendit, ce fut inconfortablement long, Cora n'avait pas l'air de trop maîtriser ce qu'elle faisait. Kira sentit un truc humide sur son épaule et était presque sûre que son amie avait les larmes aux yeux et ne savait pas comment assumer elle se séparèrent maladroitement et Cora baissa la tête. Isaac l'attrapa par l'épaule et elle se blottit contre lui.
Heureusement, ils se garèrent devant un Diner moins de 5 minutes plus tard. Derek se regarda dans le miroir, arrangea quelques détails sur son apparence et s'avança vers le comptoir. Pour la première fois, Kira le vit sourire d'une façon qu'elle aurait pu appeler séductrice. Il se dirigea vers une quadragénaire aux cheveux peroxydés.
- Salut Kathy !
- Aw, bonjour mon chou !
- Il est nouveau ce collier ?
- Oui, je viens de l'avoir, tu en penses quoi ?
- J'aime la façon dont il met ton…, Derek jeta un œil peu discret au pendentif niché entre les seins de la femme,…uniforme en valeur. Très seyant !
- Owww Dereeeek ! Quel joli cœur ! Rappelle-toi que j'ai l'âge d'être ta mère !
- Je suis né 15 ans trop tôt, pour mon grand malheur.
- Rassure-toi, tu es bientôt majeur !
Derek rigola d'une façon qui mit Kira très mal à l'aise.
- Tu aurais une table pour ma famille et moi ?
- Je vais te libérer le fond, je sais que tu as besoin de calme, je m'occupe personnellement de votre table, poussin !
- Merci, Kathy, je savais que je pouvais compter sur toi !
Elle les amena au fond de la salle, vers une table en retrait, séparée des autres par de grandes plantes.
- Choisissez, je passe prendre les commandes bientôt.
- Merci Kathy, tu es un ange !
Un fois assis, Cora regarda son frère et minauda :
- « Oui j'aime les cougars, laisse-moi être ton Sugar baby! »
- Ferme bien ta gueule, parce que c'est grâce à ça qu'on a notre table et sûrement des cookies gratuits.
- Merci Derek de faire la pute pour nous !
Derek lui envoya un porte serviette au visage que Cora rattrapa en souriant. Il n'était que 11h, mais Kira n'avait rien mangé d'autre que la pomme de Lydia depuis la veille, elle était affamée.
- J'adorerais prendre leur max burger, mais je veux aussi un milk-shake, et je ne pense pas avoir assez de liquide. Coup de chance j'ai pris de quoi me payer un sandwich ce midi, j'avais la flemme de préparer un bento.
- Je te l'offre Kira, prends le maxi burger, un milk-shake et plein de suppléments.
- Mais..
- Kira, si tu fais une commande à moins de 30$, je viendrai chez toi brûler tes robes de nerd.
- Brutal.
- Quels suppléments avec ton maxi burger ?
Kira fit ce qui était sûrement la plus grosse commande de sa vie, mais pas de la table. Celle de Cora prit 2 pages du bloc-notes de Kathy. Kira réalisa vite que tout le monde piquait dans les plats de tout le monde, Cora prit carrément un croc dans son burger sans demander, Derek lui vola un cornichon et Isaac trempa ses frites dans sa sauce. Elle-même prit son courage à deux mains pour demander :
- Je peux goûter tes oignon rings ?
- Ne demande pas, t'es de la famille maintenant, répondit Cora en lui lançant un oignon ring.
Kira se retrouva avec deux choses sur le visage, un oignon ring et un sourire immense :
- C'est vrai ?
- Si tu t'exposes aux mêmes galères que nous, tu es des nôtres.
- J'ai toujours rêvé d'avoir des frères et sœurs ! Je peux voler les t-shirts de Derek ?
- NON !
- Oui.
Derek envoya un bout de tomate sur sa cadette :
- Arrête de redistribuer mes t-shirts !
- Derek, tout le monde les portent. Laura en a embarqué à New-York !
- La garce, je le savais ! J'en ai marre, il y a de mes t-shirts partout sauf sur mes épaules ! Même maman m'en a volé un !
- Tu devrais en commander d'autres avant de venir au lycée nu !
- Tout, mais pas ça. J'ai déjà reçu 4 invitations flippantes de meufs qui veulent mon cul cette année.
- Tu réserves ta virginité pour Kathy ?
- Déjà moi, je ne suis pas vierge, contrairement au reste de cette table de gros puceaux.
- La branlette très gênante d'Isaac avec la fille Argent, ça compte ?
Kira recracha son coca :
- Argent comme Allison ?
Isaac se cacha derrière sa serviette, Cora, elle, semblait très relax :
- L'année dernière, elle a fait un break de genre trois semaines avec Mc abruti.
- C'est McCall. Et elle ne m'en a jamais parlé !
- Elle n'en a sûrement pas parlé avec McCall non plus.
Isaac semblait chercher un moyen de se fondre dans la banquette. Derek soupira :
- Cora, je sais que tu n'as jamais eu de relation passionnée avec un autre humain, mais si tu peux essayer de ne pas être une garce quand tu parles des relations des gens ? Ne me regarde pas comme ça, je m'en branle d'Argent et son mec, mais pense à Isaac.
- Excuse-moi de ne pas rentrer à 2h du mat pour aller baiser je ne sais qui !
- Je ne…
- Pitié Derek, je t'ai entendu rentrer hier. Et j'ai vu ton dos ce matin. Mets-lui une muselière parce qu'elle a l'air sauvage !
- Ok, on change de sujet ou tu rentres à pied.
- Ok. Kira t'es vierge ou il a juste présupposé ?
- Je suis verseau !
Derek rigola, un vrai rire, suivi par le reste de la table et Kira se joignit à eux. Elle réussit à changer de sujet après cela, ils parlèrent de ce qui c'était passé la veille. Cora cracha quelques commentaires envers Lydia, mais assez peu. Tous détestaient Jackson, Isaac avoua qu'il avait hésité à jouer à Lacrosse à cause de lui, mais qu'il l'avait fait pour être avec un type appelé Boyd, mais aussi qu'il s'entendait bien avec Scott.
Kira repensa à ce que Cora avait dit, mais préféra ne pas faire de commentaire. Comme Derek l'avait prévu, ils eurent des cookies gratuits et plus de flirt avec Kathy. Kira fut très gênée de la façon dont le sourire de Derek se crispa quand la serveuse se permit de lui mettre une main sur les reins à la fin du repas.
- À plus mon bichou !
- Merci encore mon ange !
Cora s'étira tout son long :
- Il fait si beau. Je vais juste sécher les cours cet aprèm, j'apprendrai les jours de pluie.
- Attends au moins la troisième semaine pour sécher, maman est encore alerte !
- Avec son congrès machin truc, elle n'a même pas le temps de manger, elle n'a sûrement pas le temps de vérifier si je suis en cours. Je demanderai à Laura de me faire réviser et on sera bon. Tu viens Isaac ?
- Je dois être au lycée avant 13h30. Ma prof est toujours à la bourre.
- Ok, je me charge du couvre-feu, Cendrillon ! répondit-elle en lui ébouriffant les boucles.
- Tu m'enverras ton itinéraire, qu'on synchronise nos versions au cas où, dit Derek en rentrant dans la voiture, Cora leva un pouce en l'air avant de se diriger vers le centre commercial.
- Synchroniser nos versions ?
- Si elle a besoin que je la couvre vis-à-vis de maman, je dois inventer un mensonge crédible.
- Trop bien ! Mais vous n'avez pas peur que votre mère le découvre ?
- On est devenus des pros. Maman croit toujours que Cora est un membre important de l'équipe de basket. Et qu'elle est déjà allée en cours d'espagnol. Elle croit aussi que je ne quitte jamais la maison après 20h et que j'ai plein d'amis.
- Ok. Je n'aurais jamais le courage de faire ça.
- C'est mieux pour elle de ne pas savoir tout ça. Maman culpabiliserait de ne jamais être là. Avant c'était Laura qui était responsable. On va être honnêtes, elle nous a appris une grande partie de cette merde : faire coordonner nos histoires, construire des bons mensonges et avoir de l'argent pour payer une caution inopinée. Juste au cas où.
- Wouaw. Le truc le plus fou que j'ai fait de ma vie c'est… Oh kami-sama, c'est retourner Jackson puis remballer Jennifer. Avant ça, le moment le plus excitant de ma vie, c'est le jour où je n'ai pas rendu les lunettes 3D au ciné. La Californie a fait de moi une criminelle.
- Ça tombe bien, j'ai qu'une seule chanson, mais elle est parfaite.
Derek alluma son poste, la chanson « Gangsta's paradise » de Coolio résonna dans l'habitacle. Elle tourna en boucle jusqu'au lycée. Une fois arrivés, plusieurs personnes se retournèrent pour les regarder descendre de la voiture. Allison et le reste de la bande en faisaient partie. Elle tendit le sac à Kira.
- Les rumeurs étaient donc vraies. Tu as séché les cours pour aller avec… Hale, nota Lydia
- Oui mais…, soudainement Kira réalisa que Derek ne voulait sûrement pas que les gens sachent qu'il avait pleuré dans les toilettes quand Jennifer insultait sa famille. Elle s'arrêta de parler.
- Maiiis ?
- Je me suis retrouvée avec Derek dans la salle du trône, puis après il avait besoin de moi pour un truc perso, enfin bref après on est partis du lycée, t'as vu sa voiture, j'ai jamais grimpé dans un truc pareil avant, enfin bref on est allés chez Kathy ensemble. T'aurais dû voir ça, il s'est bien occupé de moi, je suis si pleine que je peux à peine marcher !
Ils la regardaient tous avec un regard effaré, elle jeta un coup d'œil à Derek pour savoir ce qu'il en était mais entre son air renfrogné, ses sourcils, sa veste et la voiture, il ressemblait au méchant d'un mauvais film.
- Ne vous inquiétez pas hein, on dirait peut-être pas comme ça parce qu'il fait une tête de tueur à gages, mais Derek est vachement prudent, il a respecté les trucs de sécurité, enfin je sais plus comment on dit, tu sais pour éviter les accidents.
- Tu essayes de dire que vous vous êtes protégés ? proposa Allison. Et elle n'avait pas l'air rassurée par les paroles de Kira.
- Oui. J'avais ma ceinture et il s'est arrêté à tous les feux rouges.
Il y eut un soupir de soulagement général. Derek la poussa dans les bras de Scott.
- Je vous laisse la gérer, elle sort des conneries pareilles toutes les dix secondes. Moi j'ai besoin d'une pause.
Scott la récupéra comme un parent récupère son enfant dissipé à la sortie de l'école.
- Oui. On a l'habitude, Stiles est sur le même modèle.
Derek hocha la tête et s'éloigna.
- Kira. Tu sais que tu vas devoir nous expliquer, pas vrai ?
- Mais je vous ai expliqué !
- Tu sais que la seule chose qu'on a entendu c'est « J'ai baisé Derek Hale »
- Hein quoi, non ! Yeurk. On est allés au resto avec sa sœur et Isaac. Comment vous avez pu penser qu'on avait couché ensemble. Ses sourcils font la taille de mon pouce !
- Absolument chacune des phrases que tu as dites. Chaque mot, Kira. Chacun d'entre eux, répondit Lydia
Stiles ramassa un truc par terre et partit en courant vers Derek :
- Hey ! Hale ! T'as perdu ton truc. Hale, HALE je sais que tu m'entends ! Tu ne peux pas me rentrer dedans hier, faire du rentrer dedans à ma pote aujourd'hui et faire semblant de ne pas m'entendre. HAAAAAAAAAAAAALE !
Kira aurait juré voir Derek accélérer la marche, Malia retint Scott :
- Laisse. Il a choisi sa propre mort. Stiles fut la chèvre la plus brave du troupeau, nous honorerons sa mémoire.
Kira lui sourit, heureuse de la voir plus en forme. Elle passa un bras autour de ses hanches :
- On va profiter du soleil ? Et trouver un lieu plus tranquille ? J'ai gardé des cookies pour vous !
Ils s'éloignèrent, mais Kira ne lâcha pas Malia. Un fois tranquilles, ils s'assirent dans l'herbe. Malia vint d'office déposer son visage sur les genoux de Kira et la façon dont la couleur de ses cheveux se mariait avec la couleur de peau de Kira était superbe. Était-il normal qu'ils soient aussi doux ?
- Kira, tu nous expliques ou tu vas regarder Malia comme si elle était venue d'un autre monde jusqu'à 13h ? Je ne sais pas ce que tu as fait à Jennifer, mais elle a lancé des rumeurs vraiment pas sympas sur toi.
Kira leur expliqua, essayant d'être proche de la vérité, mais omettant certains détails qu'elle pensait trop personnels.
- T'as bien fait, Jennifer est une garce, dit Allison quand elle eut terminé.
- Ce n'était peut-être pas la phrase à dire à la pire des commères, surtout qu'elle en veut à mort à Derek de ne pas être sorti avec elle malgré son intense et dérangeante drague l'année dernière. Elle prend ça très à cœur. Quand il y avait Laura, elle ne les attaquait pas publiquement, mais maintenant elle ne reculera devant rien. Tu devrais aller en parler au Shérif ce soir, conseilla Lydia.
Kira l'attira par la main et la tira vers elle pour lui embrasser la joue.
- Oulà. D'où ça vient ça ? Je sais que mes conseils sont excellents, mais ils ne produisent généralement pas de marques d'affections.
- J'avais peur que tu m'en veuilles, je sais que les Hale c'est un sujet sensible pour toi et tu m'as sauvée la vie hier et ce matin. Je me serais sentie mal que tu crois que j'étais ingrate.
- Tu fais ça avec tellement de bienveillance et d'innocence… Je n'ai tellement pas l'habitude de dealer avec des gens honnêtes sur leurs émotions. C'est très perturbant.
- Perturbant mauvais ou bon ?
- Lyd's, avant de répondre, rappelle-toi que Jackson se sent trop humilié pour venir en cours aujourd'hui et que c'est la première fois en plusieurs mois qu'il a eu ce qu'il méritait. Et que Alli a le terrain de tir à l'arc parce que les Hale aiment Kira, glissa subtilement Scott.
- On va dire en bon.
Malia déposa un baisé sur le genou de Kira :
- Moi je trouve que tu es une héroïne.
Puis elle enfouit son visage dans la jupe de Kira et somnola jusqu'à la sonnerie. Kira ne formula aucune pensée cohérente pendant ce laps de temps.
Quand elle arriva en japonais, Derek lui avait gardé la place d'à côté ils furent sérieux tout le long du cours, assez pour rattraper son fiasco de la semaine précédente. À la fin, ils marchèrent côte à côte en silence. Kira savait que Derek fusillait des yeux ceux qui la regardait et elle trouvait ça très rassurant. En regardant ses messages, elle vit que Malia lui avait envoyé un sms pour proposer de la ramener. Une fois devant la Camaro, elle fit un clin d'œil à Derek :
- Je rentre avec une amie. Promis je ramène tes amandes et le livre lundi !
- Ça marche.
- Au fait j'ai… j'ai parlé de ce qui s'est passé à mes amis. Dans les grandes lignes, en essayant de t'impliquer au minimum. Ils savent juste qu'elle a insulté ta famille et ce que j'ai répondu. Je devais leur dire, mais je ne dirais rien que tu veux garder secret.
Personne ne sait qu'elles ont insinué que ta mère a fait brûler le reste de la famille, personne ne sait qu'elles ont parlé de toi comme d'un sex-toy, personne ne sait que tu as pleuré.
C'est ce que Kira voulait dire mais qu'elle ne dit pas. À la place, elle fit à Derek son sourire le plus gentil et tendit la main vers lui, sans le toucher. Derek attrapa la sienne et la serra brièvement, entourant le poing entier de Kira dans le sien.
- Je sais que tu ne diras rien. Si t'as besoin d'un truc, t'as mon num. Mais si j'ai pas les amandes lundi, je te donne à manger à Cora.
- Trop tard. Elle m'aime. Elle m'a volontairement fait un câlin. Tu es coincé Derek. Je suis de ta famille maintenant. Et je jure sur ma vie que je porterais tes t-shirts avant l'automne.
Derek rigola et Kira repartit avec le sentiment d'avoir fait une bonne chose. Elle trouva Stiles appuyé contre sa vieille voiture. Malia était assise sur le capot et lui parlait. Immédiatement la blonde sauta et s'enroula autour de Kira :
- Ma sauveuse ! Et mon oreiller préféré.
- Contente que la sieste t'aies fait du bien !
- Il n'existe pas de meilleur endroit qu'entre tes cuisses !
Kira devint aussi rouge que sa jupe et grimpa dans la voiture sous les rires de Stiles. Elle ne retrouva une respiration normale qu'une fois garée devant chez les Stilinski.
- Pourquoi on est là ?
- Lydia ne t'a pas conseillé de parler de ce qui s'est passé dans la salle du trône au Shérif ?
- Oh si.
Le Shérif était dans le salon en train de faire ce qui ressemblait à de la paperasse. Il salua Kira avec un sourire chaleureux :
- Ha ! Notre Wonder Woman en herbe ! Tu t'es déjà attiré de nouveaux soucis ou tu es juste venue par courtoisie. Oh. Je connais ce regard. Tu sais que je disais ça pour rigoler, je ne pensais pas que tu te serais déjà attiré des ennuis. Que s'est-il passé avec Jackson ?
- Rien. Il n'était pas là.
- Mais elle a encore sauvé des gens. C'est tellement une héroïne !, dit Malia en passant son bras autour des hanches de Kira.
Le Shérif déposa ce qu'il faisait sur la table et tira une chaise.
- Assieds toi. Stiles, Malia, si vous alliez en haut ?
- Papa, tu préfères qu'on écoute ici en sécurité ou qu'on se mette en danger en essayant d'écouter pendus à une fenêtre ou un truc du genre ?
- Stiles…
- Ce n'est pas une enquête, tu n'es pas au travail, j'ai le droit d'être dans mon salon. Il s'assit sur le canapé, suivi par Malia.
- C'est bon Shérif. Ils savent déjà.
Kira lui expliqua la situation, comme elle l'avait fait pour ses amis après le restaurant.
- Donc… tu as publiquement sous-entendu que tu t'étais rendue responsable d'un crime.
- Euh… oui.
- Je suis obligé de te poser cette question : as-tu écrasé Paige Krasikeva le 18 mai, i ans ?
- Non. 18 mai ? J'ai même un alibi : plus de 2000 personnes et plusieurs chaînes de télé m'ont vu gagner un championnat national de bō-jutsu. Il y a eu un reportage sur moi, un journaliste m'a suivie pendant 12h consécutives.
- Bien. Bonne chose. Mais ça n'empêche que ta réaction n'est pas du tout réfléchie. Ce n'est pas le bon moyen pour aider ton ami. Je comprends qu'il est dur d'entendre des gens le critiquer, mais c'est le genre de chose sur laquelle Withemore va sauter.
- Je sais mais…, Kira s'arrêta. Elle voulait parler des fausses accusations de Jennifer, de Derek qui avait pleuré mais elle ne pouvait pas.
- Mais quoi ?
- Je ne peux pas le dire, ce n'est pas mon secret.
- Kira, je ne peux pas t'aider si tu ne me dis pas tout.
- Je ne peux pas trahir les secrets des autres. C'est mal.
- Ok, est-ce que cet autre accepterait de me le dire ?
Kira sortit son téléphone et appela Derek. Il décrocha la troisième sonnerie :
- Hum ?
- Hey, je suis chez le Shérif, pas au poste, ne panique pas, juste... on parle de ce qui est arrivé dans la salle du trône. Mais… je ne veux pas dire des choses trop personnelles pour toi et je ne sais pas où sont tes limites... et euh, et bien...
- J'arrive.
Il raccrocha.
- Il arrive. C'est Derek, Derek Hale.
- Je le connais.
- Il n'est pas mauvais. Je sais que plein de gens ne l'aiment pas ici, mais, s'il-vous-plaît, ne…
- Je ne fais pas partie de ceux qui blâment les Hale. J'ai mené l'enquête sur Paige et sur l'incendie. Sache que, contrairement à beaucoup des abrutis de cette ville, j'aime bien Derek. Ce gosse en a déjà trop vu pour son âge, mais il n'est pas mauvais. En attendant, qui veut boire un coup ?
Ils partageaient un frugal goûter quand on toqua à la porte. Noah fit un geste de la tête à ses enfants :
- Là, vous montez. Non Stiles, pas la peine d'argumenter, je ne te demande pas ça par respect pour la loi, mais par respect pour ton amie et le jeune Hale. Ce gosse en a assez vu et je sais d'expérience qu'il n'aime pas parler en public. Tu es capable de respecter ton amie ?
Stiles soupira, mais Malia le traîna en haut pendant que le Shérif ouvrait à Derek :
- Entre mon garçon. Tu veux boire quelque chose ?
- De l'eau s'il-vous-plaît Shérif.
Ils s'installèrent dans une petite salle attenante au salon que Kira devina être un genre de bureau. Il y avait des piles de papier partout et ils durent amener deux chaises de la cuisine. Derek se tenait droit, un peu sur ses gardes. Kira lui sourit et mit sa main sur son bras.
- Derek, est-ce que je peux avoir ta version de ce qui s'est passé ce matin ?
- Je suis allé aux toilettes à la pause, Kira est entrée dans les toilettes d'à côté, puis Jennifer Blake, Violet Huérfanos et Tamora Monroe sont entrées.
- Tu es certain de leurs identités ?
- J'ai reconnu leurs voix et leurs chaussures. Elles ont commencé à parler des événements de la veille, puis, rapidement, elles ont relié mon amitié avec Kira à ces événements. Et ensuite, elles se sont mises à insulter et à porter de graves accusations contre ma famille.
- Est-ce que tu peux me dire quoi ? Tu n'es pas obligé, ce n'est pas une enquête, vous êtes ici de votre plein gré pour avoir déjà une défense si cette affaire déborde.
- Elles ont…
Kira voyait les ongles de Derek se serrer sur ses jambes. Par réflexe, elle lui attrapa la main et la caressa. Le jeune homme fut surpris mais accepta le geste. Il serra. Fort. Vraiment fort. Kira était à deux doigts de le regretter, littéralement elle allait peut-être y laisser des métacarpes.
- Elles ont insinué que ma mère avait mis le feu elle-même. Et sauvé « ses enfants préférés » en connaissance de cause.
- OH LA PUTE !
Stiles rentra dans le bureau, fou de rage, retenu par Malia.
- Papa, on ne peut pas la laisser dire des choses pareilles !
- Stiles dehors !
- Mais...
- DEHORS. Cette conversation est privée, Derek ne t'a pas invité.
L'interruption avait au moins offert une distraction à Derek, il lâcha la main de Kira.
Malia tira Stiles dehors et Derek continua comme si personne ne l'avait interrompu, les yeux rivés sur le sol.
- Puis Kira est intervenue. Elle lui a dit de la fermer, Jennifer a essayé de l'en dissuader en insinuant que ma famille avait fait ça à Paige. Alors Kira a pris notre côté. Elle nous a défendu. Je suis sûr qu'elle ne sait rien de la vraie histoire, elle ne nous connaît que depuis deux semaines. Et elle a préféré se faire passer pour une criminelle que de laisser cette connasse insulter ma famille.
- Je suis de votre côté Derek.
- Je sais. Mais Kira n'a rien fait de mal. En fait, elle les a peut-être sauvées. J'étais si en colère que j'aurais pu faire n'importe quoi. J'ai mis un moment à me calmer après ça, mais Kira est restée. Ne la mêlez pas à ce bordel s'il-vous-plaît… Et vous n'allez pas en parler aux Krasikeva ? Je ne veux pas qu'ils aient à retraverser ça encore une fois. C'est tellement dur pour eux de refaire leur vie après ça.
- Non. Ne t'inquiète pas pour eux.
- Si je m'inquiète, leur fille est dans le coma. Elle ne se réveillera jamais Shérif. C'est un corps mort qui respire par une machine pendant que ses parents parlent à son cadavre. Si c'était Stiles, vous aimeriez que des pétasses utilisent la situation pour faire peur aux petites nouvelles de l'école ?
Le Shérif accusa le coup. Derek s'agitait sur sa chaise, Kira essaya de lui prendre la main, mais Derek retira la sienne se repliant sur lui-même.
- Je sais Derek. Je sais aussi que tu n'as rien à te reprocher. Tu avais 14 ans et même si tu en avais 40, elle a traversé la route au mauvais moment. Tu as fait la bonne chose en appelant les secours. C'est grâce à ton signalement qu'on a pu mettre le chauffard en prison. Tu n'es coupable de rien.
Derek ne répondit pas. Il avait remonté ses genoux et cachait son visage. Cette vision brisa le cœur de Kira, elle demanda :
- On peut faire un truc contre Jennifer ?
- Pour le moment rien. C'est une garce, mais elle n'a rien fait d'illégal. Gardez vos distances, ne vous occupez pas d'elle. Et ma porte est ouverte. Pour vous deux.
La porte s'ouvrit, littéralement.
- Alors, j'écoutais pas, mais Jennifer a retwetté un post qui parlait de la vidéo où Kira retourne Whitemore : « elle sort de nulle part, mange avec des délinquants notoires, copine avec la déléguée tyrannique et les enfants du Shérif, devient une « héroïne » en attaquant un de nos capitaines ? Si elle n'était pas fille de prof, elle serait déjà virée et on le sait tous ». Elle a eu plusieurs réactions. Ce n'est pas un genre de diffamation ?
- Stiles, le respect tu connais ?
- Moins que la justice. Alors diffamation ou pas ?
- Je ne pense pas que ce soit assez. Mais si vous voulez la poursuivre en justice, ça pourrait être jouable, mais en tant que mineur ça…
- NON !, la voix de Derek claqua, je ne veux plus jamais avoir à gérer des trucs comme ça. Je veux juste la paix. Rien d'autre.
- Si Derek s'y oppose, je ne ferais rien. Je marche avec lui.
Malia lui fit un grand sourire et Kira sut qu'elle avait dit la bonne chose.
- Bon, écoutez, si la situation s'envenime, parlez-moi-en AVANT tout acte héroïque insensé. Mais je ne ferai rien contre votre volonté. Stiles, toi par contre… tu vas dans ta chambre et je ne veux plus t'entendre jusqu'à 8h du soir. Et je coupe le wifi jusqu'à lundi.
- Mais papaaa !
- Monte.
Stile monta.
- Shérif, vous allez parler de ça à ma mère ou ma sœur ?
- Non.
- Merci.
- Tu leur a parlé de comment tu te sentais ?
- Ouais, mentit Derek.
- Ça pourrait t'aider de le refaire à l'occasion, à elles ou à un, voire une, amie. Je ne te retiens pas fiston.
Derek fila avec un signe de la tête, il gratifia Kira d'une tape dans le dos et traça son chemin.
- Je ne savais pas que tu étais amie avec les Hale, Kira. C'est bien qu'ils aient une personne de confiance. Même si je ne m'attendais pas à ce que tu sois amie avec les Martin et les Hale.
- La dispute s'étend à toute la famille ?
- Plus ou moins.
- Heureusement que je reste en dehors de ça…
- Sage décision. Je dois retourner à mes rapports, mais, Kira, je sais que tu es pleine de bonnes intentions, mais, vraiment, ne te jette pas tête la première dans les problèmes, quoi que Stiles en dises. J'ai parlé à tes parents et jusqu'à hier, tu étais une élève modèle et je sais qu'il a tendance à réveiller les instincts les plus imprudents chez les autres.
- Je dirais plutôt que le voir toujours agir pour ce qu'il pense être juste, sans se soucier de l'avis des autres, réveille notre courage.
Le sourire de Noah illumina la pièce, il retourna travailler laissant Malia et Kira ensemble. Elles parlèrent de tout et de rien, l'heure tournant, Malia la ramena. Elle détestait visiblement conduire, allait excessivement lentement, mais ça ne dérangea pas Kira. Elle se fit néanmoins du souci en voyant que la Camaro de Derek était garée à quelques rues de chez le Shérif.
- Tu crois qu'il est rentré à pied ?
- Qui sait… à sa place, j'aurais sûrement eu besoin d'aller courir. Ou frapper des trucs.
- Moi aussi. Tu me diras si la voiture est toujours là à ton retour ? Je veux être sûre qu'il rentre en sécurité.
- T'es une amie en or. Tu le sais ?
Kira rougit, mais ne répondit pas. Un fois à destination, elle se prépara pour un long week-end... après tout, elle était toujours supposée être « punie ». Elle envoya un message à Derek et attendit la confirmation qu'il était en sécurité pour éteindre son téléphone. Même après qu'il l'ait rassurée, elle avait une étrange impression, comme si elle loupait un détail important.
Nous sommes le 12 septembre et Kira Yukimura aime :
Ses amis, les maxi burger et milk-shake, la force du nouveau lien qu'elle a créé avec les Hale, le Shérif, Stiles, le baiser que Malia a déposé sur son genou
Nous sommes le 12 septembre et Kira Yukimura n'aime pas :
Les horreurs qu'a balancé Jennifer, quand Derek se sent vulnérable, quand les gens la félicitent d'avoir envoyé Jackson au tapis, ce sentiment qu'elle est en face d'un truc sans comprendre quoi.
Nous sommes le 13 septembre et Kira Yukimura aime :
Le calme que lui apporte la méditation, passer du temps avec sa mère, avoir un peu de temps après les jours intenses qu'elle a vécus
Nous sommes le 13 septembre et Kira Yukimura n'aime pas :
Ne pas avoir accès à internet et son téléphone, manger du riz nature et du thé vert pendant 4 repas consécutifs
- C'est bon Kira, tu peux aller dans ta chambre. Je pense qu'on a fini, dit Noshiko.
La jeune fille hocha la tête. Elle se sentait bien. Vraiment, elle admirait sa mère. Quand elle parlerait de son week-end, pas d'électronique, un bol de riz et une tasse de thé à chaque repas, réveil avant le lever du soleil, méditation et exercices, tout le monde considérerait que sa mère l'avait durement punie pour son comportement. Mais, elle lui avait juste offert le répit nécessaire pour ne pas céder sous la pression. Elle se sentait prête à affronter le lycée le lendemain. Elle était forte, ses amis étaient là pour elle, ses parents lui faisaient confiance.
Rien de tel que la méditation pour se recentrer sur l'essentiel. Cependant, les devoirs restaient une obligation et elle avait des cours à rattraper.
Elle commença par la littérature de jeudi et heureusement qu'elle avait les notes d'Isaac parce que Cora n'écrivait rien. Pour les maths, Allison avait une très belle écriture, mais les notes de Stiles étaient intéressantes aussi, il avait fait de son mieux pour lui faire un cours et ses comparaisons était hilarantes. Bien qu'elle ait des doutes sur le lien entre la trigonométrie et les écoles de sorceleurs
Ce sentiment qu'elle touchait quelque chose du bout du doigt sans savoir quoi la chatouilla encore. Elle se concentra sur ses maths, mais même une fois le devoir terminé, il continua. Elle décida de ranger sa chambre. Après tout, sa mère disait que nettoyer son bureau, c'était nettoyer son esprit.
C'était une bonne idée, elle avait encore des perles de rocaille plein le plan de travail et les indices de la chasse au trésor de vendredi dernier en tas sous son pot à crayon. Elle les relut, mais le haïku l'interpella.
Par le chapeau de merlin !
C'était là, sous ses yeux depuis une semaine sans qu'elle ne le voie. Elle devait lui demander. Kira descendit :
- Maman, je peux aller chez les Stilinski ? Je rentre avant 20h !
- Qu'y a-t-il ?
- J'ai oublié de demander un truc à Stiles.
- Prends ton téléphone, je demanderai à ton père de te prendre sur le chemin du retour.
- Merci maman !
Il y avait environ 25 minutes de marche entre les deux maisons, mais elle parcourut la distance en 15 minutes. Ce fut Malia qui lui ouvrit :
- Kira ? T'étais pas enfermée en haut de ta tour comme Raiponce ?
- Non, je m'entraînais comme Mulan.
- Et tu es venue pour défaire les Huns ? Je te préviens, le Shérif est de garde.
- Non, je dois parler à Stiles, répondit Kira en grimpant les escaliers.
L'excitation, la curiosité et l'exaltation d'avoir enfin compris ce qui la titillait lui faisait oublier toutes règles de politesse. Elle ouvrit la porte en grand :
- STILES ! Je sais qui est ta petite amie secrète ! C'était sous mon nez depuis le début ! Ce n'est pas une petite amie, mais un petit ami ! C'est pour ça que tu m'as dit qu'elle ne serait pas jalouse. Parce que je suis une fille !
- T'as aucune preuve de rien, nia Stiles en tirant sa couverture sur lui.
- Et si ! Tu sors avec Derek ! Tu l'as aidé pour la carte au trésor, c'est toi qui a écrit le dernier indice et probablement prit le bout de squelette pour le déposer dans l'horloge. J'aurais dû y penser, je sais que tu as SVT quand on a japonais ! Et puis, quand j'ai dit à Derek de me rejoindre chez le Shérif, il savait où c'était. Il n'a pas demandé d'adresse, il est venu, il est même venu rapidement alors que c'est un quartier résidentiel, il n'a rien à faire ici et il s'est garé à plusieurs rues d'ici, alors qu'il y avait de la place. Et Cora a dit qu'il s'était absenté jeudi soir, tu as même avoué que « ta petite amie » était dans le jardin à attendre pour venir te peloter ! C'était Derek, avoue !
- Euhhhh….
- J'ai raison ? Je suis sûre que j'ai raison. Oh kami-sama ! Cette énergie, toute cette énergie… si j'étais Killua, je pourrais faire le godspeed ! Je me sens comme Détective Conan ! Woua, ton père ressent ça à chaque enquête ? C'est formidable de trouver la solution juste avec des petit indices.
Malia mit une main sur son épaule :
- Petits indices... Il y a littéralement Derek dans son lit. Et ils sont à poil.
- Quoi ?
Kira regarda de plus près. Une veste en cuir sur le bureau, des Doc Martens au sol, et effectivement, une énorme bosse suspecte sous les draps de Stiles dont elle voyait qu'il était épaules nues, avec un énorme suçon sur la clavicule.
- Oh oui. Je n'avais pas vu.
- Et bien « Détective Conan », on va revoir la référence à la baisse, ok ? répondit Stiles.
- Donc j'ai vrai, j'ai tout vrai ?
Personne ne répondit, 3 paires d'yeux fixèrent la forme couchée sous la couverture. Stiles se glissa dessous lui aussi :
- Chéri. Ça ne sert à rien de se cacher là... elle le sait.
Un grognement confirma le peu de doute que Kira aurait pu avoir.
- Derek. Tu me fais confiance ? Je ne dirai rien, à personne. Je peux même être une alliée, je vous connais tous les deux, je peux vous aider.
Derek sortit de sous les couvertures, ses cheveux et ses sourcils étaient en bataille, il restait accroché à Stiles.
- Bonsoir Kira.
- Bonsoir Derek.
- On va être très clairs. Si tu en parles, je te jure que je te tue. Ne le dis à personne, surtout pas à Cora ou Isaac.
- Je le jure.
- Personne, absolument personne, ne doit le savoir.
- Je comprends. Je n'en parlerai pas, jamais.
- N'en parle même pas en public, même si tu penses que personne ne peut t'entendre, n'en parle pas.
- Derek, je préfère manger mille aiguilles que de vous trahir !
- Super ! Stiles embrassa tendrement le front de Derek, je vais rester ton petit secret honteux, ne t'inquiète pas mon amour. Maintenant Kira, tu peux sortir de ma chambre, j'aimerais soit jouir, soit enfiler un caleçon.
- Vous étiez…
- Occupés.
Kira rougit et sortit de la chambre en fermant la porte.
- Tu es une si bonne détective. Ce n'est pas comme s'il y avait un emballage de capote sur le sol et du lubrifiant sur la table de chevet !, railla Malia
- Hey, je m'en suis bien sortie quand même !
- On est plus près de Dora l'exploratrice que de Sherlock Holmes quand même… quand tu as récupéré le « trésor » la semaine dernière, il y avait le t-shirt de Stiles sur le sol derrière Derek. Et lui était caché sous le bureau.
- T'es sérieuse ?
- Élémentaire mon cher Babouche. Sinon tu veux rester ?
- Mon père passe me prendre dans une dizaine de minutes.
- Ils ne sortiront pas de là avant une bonne demi-heure. Ça veut dire que t'as le temps de me parler de ton entraînement de guerrière alors !
Nous sommes le 14 septembre et Kira Yukimura aime :
Résoudre des mystères, la méditation et le rire de Malia
Nous sommes le 14 septembre et Kira Yukimura n'aime pas :
Ne pas avoir remarqué Derek caché sous un drap et que son père soit arrivé si tôt
Si vous voulez voir Kira essayer d'être la complice du couple, avec toute sa bienveillance, (et toute sa maladresse) on se retrouve au prochain chapitre !
