Hey ! Je suis PomDragpy, l'auteur de cette fiction. J'aime beaucoup raconter ma vie, donc attendez-vous à beaucoup de notes de l'auteur ^.^'
Plus sérieusement, ceci est ma première fiction, donc je m'excuse si l'écriture n'est pas excellente, je promets de faire de mon mieux pour m'améliorer par la suite ! Je promets aussi d'essayer de la mener jusqu'à son terme, et d'essayer de ne pas la laisser tomber pendant plusieurs mois, je sais que c'est un peu triste quand ça arrive (après je ne garantis rien). J'en profite pour vous demander de me signaler les potentielles fautes de frappe/d'orthographe pour que je puisse les corriger et avoir une fiction agréable à lire.
Sinon, il s'agit d'une fiction sur RWBY, univers que j'aime beaucoup. Je ne sais pas si beaucoup de gens liront, puisque les français ne sont pas super nombreux dans le fandom, mais comme on ne sait jamais je vais écrire en français et je posterai un double traduit en anglais (for those who speak english, there is an english version of this fiction in my account, go check !).
Je n'ai évidemment aucun droit sur RWBY.
Pour ceux qui veulent quelques précisions supplémentaires, il s'agit d'une Modern AU (Univers alternatif, type notre monde) avec du Freezerburn (Weiss x Yang) mis à l'honneur.
Les chapitres tourneront aux alentours de 3 000-5 000 mots (aujourd'hui c'est 3 000). Sinon, je ne prévois pas vraiment un planning de mise à jour, je sais que je ne le tiendrais pas de toute façon (je me connais).
J'espère sincèrement que cela vous plaira, n'hésitez pas à faire part de vos théories, réactions, avis (qu'ils soient positifs ou négatifs, constructifs si possible pour ces derniers). Je crois que je commence à vous casser les pieds à "parler" autant, donc je vous laisse. Enjoy !
Weiss soupira. Elle n'arrivait décidément pas à se concentrer. Elle se trouvait à la bibliothèque, assise à une table, un livre ouvert et des feuilles prêtes à être utilisées pour prendre des notes. La jeune femme avait même un stylo dans la main, prête à travailler. Autour d'elle, les rares personnes présentes étaient toutes absorbées par leur lecture, permettant un silence propice aux études et aux lectures. Malgré cela, Weiss ne parvenait pas à se concentrer : son esprit était assailli par des pensées qu'elle n'arrivait pas à mettre de côté. Il fallait dire aussi que sa vie n'était pas simple, en ce moment : les problèmes personnels et professionnels se mêlaient et s'enchainaient sans laisser une minute de répit à la jeune femme.
Plus jeune, elle étudiait sans relâche pour être prête le jour où elle prendrait les reines de la compagnie de sa famille, la Schnee Tech Company abrégée STC. La STC était, depuis plusieurs décennies, l'une des plus grande compagnie mondiales. Spécialisée en électronique, elle restait à la pointe de la technologie en proposant des produits toujours plus performants à ses consommateurs. Cependant, la compagnie était aussi connue pour les conditions de travail plus que désastreuses pour un grand nombre d'employés, en particulier les Faunus -certains allant même jusqu'à qualifier cela d'esclavagisme-. Malgré cela, les populations continuaient d'acheter les produits, et aucun changement n'avait lieu. Après avoir découvert cette triste vérité grâce à Blake, une Faunus chat devenue sa meilleure amie, Weiss s'était juré de changer cela lorsque viendrait son tour de diriger la compagnie. Elle avait donc étudié sans relâche, allant même jusqu'à rencontrer d'anciens employés pour leur demander leur avis sur ce qui pourrait être améliorer. Évidemment, elle n'était pas bien reçue partout, mais certains acceptaient de l'aider après qu'elle leur ait expliqué les raisons de sa démarche.
Aujourd'hui, même avec ce dur labeur, Weiss se demandait si elle était réellement de taille. A 28 ans, la voilà qui se retrouvait à la tête de la compagnie, avec une montagne de problèmes auxquels elle avait beaucoup de difficulté à trouver des solutions. Son père, mort quelque semaines auparavant lors d'un attentat du White Fang, n'avait pas vraiment prévu une "retraite" aussi tôt : l'héritière s'était donc retrouvé du jour au lendemain à devoir gérer le budget, orienter les recherches, conclure des partenariats, distribuer les recettes, et essayer d'améliorer les conditions des travailleurs. C'était quelque chose d'étudier la gestion d'une entreprise ; c'était autre chose de devoir vraiment le faire, surtout avec une entreprise aussi importante. En plus de cela s'ajoutait les personnes extérieures -consommateurs, rivaux, alliés- qui étudiaient ses moindre faits et gestes. Weiss se retrouvait donc avec beaucoup de pression sur les épaules, et n'était pas sûre de pouvoir y résister. Même l'arrivée de Winter pour l'aider ne parvenait pas à la rassurer : sa grande sœur, militaire à l'étranger, lui avait promit de venir dés qu'elle le pourrait pour l'aider ne serait-ce que pour quelque semaines, et avait tenu parole, arrivant seulement quelques jours après le décès de leur père.
En plus de tout cela, Weiss était aussi inquiète à propos du White Fang : l'organisation, normalement pacifiste et luttant pour l'égalité entre humains et Faunus, avait fini par se séparer en deux branches. La première branche était commandée par Ghira Belladonna, le père de Blake, et continuait de faire des discours et des manifestations de manière pacifique. La seconde était une branche dissidente et plus violente, créant de nombreux attentats et s'attaquant à tous les humains sans distinction, et même à certains Faunus considérés comme "traîtres". Cette branche terroriste, surnommée parfois le "White Fang Sanglant", était commandée par Adam Taurus, un criminel recherché. Ce dernier était responsable de l'explosion qui avait tué Jacques Schnee, le père de Weiss, et la jeune femme savait qu'elle faisait parti de la liste des humains à éliminer en priorité.
En résumé, rien n'allait actuellement dans la vie de Weiss Schnee, et la spirale infernale de ses pensées n'allait pas arranger les choses.
Frustrée, elle referma le livre plus violemment que nécessaire, s'attirant le regard furieux d'un employé de la bibliothèque qui rangeait des livres plus loin. Weiss n'y fit pas attention : elle se couvrit le visage des deux mains, essayant de calmer la migraine qu'elle sentait arriver. Soudain, elle se figea, sentant une présence près d'elle. Se forçant à afficher un air neutre et poli, elle releva lentement la tête en direction de la personne. Quand elle l'eut regardé une première fois, elle ne put cacher sa perplexité.
Face à elle se tenait un enfant, un petit garçon qui ne devait pas avoir plus de 8 ou 9 ans. Ses vêtements étaient assez normaux, un sweat bleu qui semblait un peu trop grand avec un jean et des baskets. Il avait des cheveux mi-long ébouriffés qui semblaient défier la gravité, les pointes se dirigeant vers le hauts au lieu de reposer sur ses épaules. Ses yeux, d'une curieuse couleur indigo, la regardaient avec une intensité qui faisait presque peur. Pourtant, ce qui attira le plus le regard de Weiss fut ce qui perçait la chevelure du garçon : sur sa tête, une paire d'oreilles rondes de la même couleur que ses cheveux était parfaitement visible. Combinée à la chevelure qui ressemblait presque à une crinière, les oreilles laissaient peu de place au doute : il s'agissait d'un Faunus lion. Instinctivement, Weiss ne put s'empêcher de stresser : le problème avec le White Fang l'avait rendue un peu paranoïaque, et elle ne put s'empêcher de se demander si ils oseraient utiliser un enfant pour lui apporter une bombe et se débarrasser d'elle. Décidant de rester prudente, elle tenta de diffuser son malaise grandissant face à ce... voyeur ?
"Bonjour... ?" demanda-t-elle, hésitante.
L'enfant continua de la regarder sans rien dire. Au moment où Weiss songeait sérieusement à se lever et partir le plus vite possible, il finit enfin par répondre.
"Vous n'avez pas l'air d'aller bien."
Pendant quelques secondes, Weiss crut qu'elle avait mal entendue. Remarquant distraitement qu'il n'avait même pas répondu à son salut, son esprit s'arrêta sur chacun des mots et mit une bonne dizaine de seconde avant de réellement comprendre. Complètement prise au dépourvue, Weiss s'entendit répondre :
"Je... C'est... Effectivement."
Elle était actuellement de train de bredouiller. De chercher ses mots. Devant un enfant pour l'amour de Dieu ! Elle qui restait toujours fluide et impeccable dans ses mots devant certains des gens les plus influents du pays, voire de la planète, se faisait complètement déstabiliser par un enfant en une phrase. "Être préparée à n'importe quelle situation et n'importe quel interlocuteur" lui avait dit son père, en l'entrainant quand elle était plus jeune... Il avait dû négliger la puissance de la jeunesse, apparemment.
"Pourquoi ?"
La question la prit encore une fois au dépourvue. Est ce que ce gamin connaissait le sens du mot "vie privée" ? Et où étaient ses parents, d'ailleurs ? D'accord il s'agissait d'une bibliothèque, mais ce n'était pas pour cela que les parents devaient devenir irresponsables ! Pourtant, quelque chose dans le regard du jeune Faunus, le sérieux qu'il affichait, poussa Weiss à lui répondre.
"Beaucoup de problèmes."
Sa réponse, bien que vraie, restait assez vague et lui permettait de ne pas entrer dans les détails. Weiss avait presque envie de préciser "dont toi" mais se retint : un gamin, même beaucoup trop curieux, ne méritaient pas de servir de défouloir pour ses problèmes. A la place, elle remit ses mains sur son visage en s'accoudant sur la table, espérant qu'il comprendrait et qu'il la laisserait tranquille. Aucune réponse ou nouvelle question ne lui parvint. Cependant, l'enfant ne bougea pas. Weiss sentait encore sa présence, toujours à la même place, bien trop proche d'elle à son goût. Au bout de quelques dizaines de secondes, elle craqua, et, puisant dans ses grandes réserves de patience en se forçant à prendre une voix calme, le regarda droit dans les yeux.
"Quoi encore ?" demanda-t-elle plutôt rudement.
Ah. Autant pour les grandes réserves de patience et la voix calme. Elle se mit instantanément à prier le ciel et toutes les divinités passées, présentes et futures qu'il ne se mette pas à pleurer par sa faute. Il ne manquerait plus qu'elle fasse pleurer un enfant Faunus, et dans une bibliothèque en plus !
Pourtant, il ne sembla pas perturber par le ton : il ne broncha même pas. La seule chose qui trahissait une nervosité chez lui était le fait que sa main s'était dirigée vers un des cordons de son sweat et jouait avec. Il finit par répondre, d'un air beaucoup plus hésitant que les fois précédentes :
"Ma maman dit toujours qu'un câlin est le meilleur remède quand ça ne va pas. Vous... en voulez un ?"
Il avait baissé les yeux vers le sol en posant la question. De son côté Weiss fut une fois de plus complètement prise au dépourvue, le visage figé dans une expression à mi chemin entre l'étonnement et la perplexité. Décidément, le culot de cet enfant n'avait aucune limite. Sérieusement, quel être humain normalement constitué trouverait normal de proposer des câlins à des inconnus ?! Encore une fois, Weiss se demanda quel genre de parents n'apprenaient pas à leur enfant qu'il était dangereux d'aborder des inconnus, et surtout qu'on ne leur proposait pas des câlins gratuits ! Et le pire, c'est qu'il était sincère, elle pouvait le voir dans ses yeux. S'il se comportait comme ça avec tout le monde, c'était un vrai miracle qu'il soit arrivé à cet âge-là en un seul morceau...
Heureusement, Weiss n'eut pas à réfléchir à une réponse, puisqu'une troisième voix se fit soudainement entendre :
"Zénith ! Qu'est ce que je t'ai dit sur le fait de ne pas parler aux inconnus ?"
Se tournant vers la voix, Weiss put observer la nouvelle arrivante, supposément la mère de l'enfant. En toute objectivité, il s'agissait d'une très belle femme : grande, facilement une tête de plus que Weiss -même avec ses talons-, des boucles dorées cascadant librement dans son dos, des yeux lilas regardant avec inquiétude son fils parler à une personne inconnue. Elle était elle aussi vêtue simplement, d'un tee-shirt orange, les épaules et les bras couverts par une veste marron longue dont les manches n'étaient pas mises, un pantalon style randonnée noir et des bottes, elles aussi style randonnées. Elle devait avoir un âge proche de celui de Weiss, si ce n'est le même. Arrivant près de son fils -Zénith si elle avait bien entendu-, la femme s'agenouilla à son niveau, sortit son bras gauche de sa veste et posa sa main sur l'épaule de l'enfant.
"Je te l'ai déjà dit, les gens ne sont pas tous gentils, et la plupart ne veulent pas être dérangés !" lui dit-elle d'un ton sévère. "Je sais que tu n'as jamais de mauvaises intentions mais tu sais bien que ce n'est pas forcément le cas des personnes en face." continua-t-elle en souriant cette fois.
En entendant cela, Weiss fut un peu rassurée : la mère n'était pas complètement irresponsable, elle avertissait quand même son fils du danger que peuvent représenter les inconnus. Mais, d'un autre côté, elle le laissait seul dans une bibliothèque, sans surveillance... Mère 'partiellement irresponsable' donc. L'enfant, qui avait un air triste durant le discours de sa mère, finit par sourire faiblement.
"Pardon, maman..." lui répondit Zénith avant de se tourner vers Weiss, qui observait la scène sans rien dire. "Excusez-moi de vous avoir dérangé dans votre travail."
En voyant que Weiss ne répondait pas, et ne parvenant visiblement pas à déterminer si Zénith état pardonné ou pas, la mère se releva et se tourna elle aussi vers Weiss :
"Je suis vraiment désolée si il vous a perturbé, il... est parfois un peu trop curieux pour son propre bien. Je vous assure qu'il ne voulait aucun mal. Et euh... je ne voulais pas insinuer que vous avez de mauvaises intentions, simplement que certaines personnes n'était pas toujours bienveillantes envers les enfants" déclara-t-elle d'un air embarrassé.
"Ne vous inquiétez pas, c'est normal." lui répondit Weiss. "Il... ne me dérangeait pas vraiment à vrai dire, je n'avançais pas vraiment dans mon travail." ajouta-t-elle après un instant d'hésitation.
A ces mots, la blonde sembla se détendre, son visage affichant une expression soulagée. Elle se préparait à reprendre la parole quand son fils sembla soudainement se souvenir de quelque chose.
"Maman ! Comment ça s'est passé au fait ?" demanda-t-il d'un air excité.
Weiss vit l'autre femme grimacer l'espace d'un instant, mais ce fut si furtif qu'elle crut presque l'avoir imaginé. Finalement, la blonde afficha un sourire qui semblait... Faux. Comme un sourire que quelqu'un affiche avant d'annoncer une mauvaise nouvelle, une sourire triste. Elle ébouriffa les cheveux de Zénith entre les oreilles.
"Je ne l'ai pas eu. Encore une histoire de qualifications, même pour des bouquins visiblement..." lui répondit-elle .
Zénith perdit tout de suite son enthousiasme en entendant cela. Pendant un court instant, son visage prit un air déçu, avant de finalement sembler triste et interrogatif, ses oreilles se rabattant un peu sur le côté. Il regarda sa mère d'un air de reconnaissance, comme s'il voyait à travers son faux sourire.
De son côté, Weiss était assez perplexe par rapport à la situation. Que cela soit bien clair, elle n'avait eut aucune intention d'écouter leur conversation, c'était de leur faute d'être trop proche ! Mais après avoir entendu la déclaration de la mère de Zénith, elle ne pouvait s'empêcher d'être confuse. Visiblement, la mère n'avait pas les qualifications pour... ranger des livres ? Et avait été refusée à cause de cela... Mais pourquoi ? Qu'est ce que cette femme avait en particulier ? Weiss savait qu'elle se mêlait de ce qui ne la regarde pas -ironiquement, elle faisait la même chose que Zénith- mais maintenant elle sentait une curiosité malsaine la pousser à chercher des réponses. Cependant, elle savait que ce n'était pas sa place, et donc se résolu à laisser tomber le sujet : de toute façon, elle n'avait pas le temps de s'occuper de ce genre de choses.
S'éclaircissant l'esprit, Weiss se rendit compte que mère et fils avaient changé de position et se faisait un câlin. Elle remarqua que, là où le petit blond s'agrippait à ses mère des deux bras, cette dernière l'avait encerclé et le serrait contre elle uniquement de son bras gauche. Au moment où elle commença à se poser des questions, la veste glissa un peu, découvrant les bras de la femme. De son côté droit, un moignon s'arrêtant un peu au-dessus du coude était visible.
Oh.
Toutes les questions que se posait précédemment Weiss furent résolues d'un coup. Évidemment, si elle avait perdu un bras, ranger des livres se transformait en une tâche beaucoup plus compliquée...
Weiss ne se rendit pas compte qu'elle fixait le moignon du regard avant que Zénith ne la voit. D'un geste fluide, il remit correctement la veste, puis la fixa du regard, comme s'il la mettait au défi de dire quoi que ce soit. Sa mère, au début perplexe, fit rapidement le lien et son visage prit une expression... embarrassée ? Honteuse ? La jeune PDG s'en voulut immédiatement et tenta maladroitement de se rattraper.
"Je... je suis désolée, je n'aurais pas dû... fixer comme ça du regard, ce n'est pas... pas très poli" réussit-elle à articuler.
"Non, pas de problème, c'est une réaction normale" répondit l'autre femme en souriant faiblement. Un parfait silence suivit sa réponse, Weiss ne sachant pas quoi faire pour diffuser le malaise grandissant. 'Être préparée à n'importe quelle situation' tu parles... Elle se donna mentalement une bonne dizaine de claques. Finalement, la blonde prit une expression plus joyeuse, et se tournant vers son fils :
"Zénith, allons-y, on rentre ! Et puis nous avons déjà suffisamment embêté la dame. " se tournant vers Weiss, elle continua "Encore désolée du dérangement, passez une bonne journée !"
"Oui, au revoir, euh... madame en blanc !" enchaina Zénith.
En entendant cela, sa mère eut l'air plus honteuse qu'elle ne l'avait été auparavant. Toutefois, Weiss remarqua qu'elle avait l'air de se pincer les lèvres, comme pour se retenir de rire. De son côté, elle n'était pas offensée par le surnom, plutôt amusée au contraire, et ne put retenir un sourire.
"Weiss. Mon prénom." ajouta-t-elle rapidement en voyant la confusion de l'enfant. Étendant sa main, elle continua "Ravie de te rencontrer, Zénith, c'est cela ?". Il acquiesça, son visage retrouvant instantanément une expression heureuse, et lui serra la main. En voyant cela, sa mère eut l'air soulagée : finalement, les deux s'éloignèrent, Zénith faisant au revoir de la main.
"Au revoir, Weiss ! N'oubliez pas de prendre soin de vous !" s'écria-t-il joyeusement.
Weiss rit doucement à ces mots et agita rapidement sa main pour lui répondre. Quand ils furent hors de vue, la PDG se rendit compte qu'elle souriait toujours. Si elle avait deviné que sa sortie à la bibliothèque fallait finir comme cela... Regardant sa montre, elle se étouffa un juron. Elle était censée partir dans cinq minutes ! Rangeant ses affaires et se précipitant vers la sortie, elle ne pouvait s'empêcher de repenser à ce petit Faunus lion et à sa mère... Il y avait quelque chose avec ces deux-là qui donnait envie à Weiss de s'intéresser à eux, d'en savoir plus sur leur vie. Pendant son trajet, elle ne put s'empêcher de repenser à la rencontre, et ne put empêcher une bonne dizaine de questions de se frayer un chemin dans son esprit. La PDG vit soudain qu'elle était presque arrivée chez elle. Elle secoua la tête, décidée à se reconcentrer sur les problèmes auxquels elle devait faire face au sein de la STC.
Ce n'est finalement qu'une fois qu'elle gara sa voiture qu'elle se remarqua quelque chose : depuis sa rencontre avec Zénith, elle n'avait jusque là pas une seule fois repensé à la montagne de problèmes qui l'attendaient.
En entrant, elle retrouva Winter assise à la table du salon, les yeux rivés sur son écran d'ordinateur. Cependant, elle s'en détourna très vite en entendant Weiss arriver.
"Weiss ! Comment s'est passé ton excursion à la bibliothèque ? Tu as pu y trouver les informations que tu voulais ?"
La jeune PDG ne se voyait pas vraiment avouer à sa sœur qu'elle n'avait réussi à rien lors de sa sortie, surtout qu'elle semblait avoir travaillé sur l'ordinateur sans s'arrêter toute l'après-midi... Mais, d'un autre côté, Winter comprendrait et demanderait même certainement des détails sur la rencontre. De plus, Winter était une des seules personnes avec qui Weiss pouvait être elle-même, avec qui elle pouvait parler de tout et de rien sans peur de jugement. Et puis, la jeune femme savait qu'elle ne serait pas du tout efficace avant d'en avoir parlé à sa sœur, donc...
"Pas vraiment, mais c'était... pour le moins intéressant."
"Intéressant ?" répéta Winter d'un air interrogatif. "Comment cela ?"
Weiss prit son temps avant de répondre, ayant mille et une façons de répondre à cette question. Décidant de s'amuser un peu -Dieu sait qu'elle en avait besoin- elle sourit d'avance à ce qu'elle allait dire. Elle pris son air le plus sérieux, regarda sa sœur droit dans les yeux, et déclara :
"J'ai appris que parler à un enfant est plus déstabilisant que négocier avec les patrons d'entreprises, qu'avoir un bras en moins n'est pas pratique pour ranger les livres, et que le meilleur remède quand tout va mal est un câlin."
En voyant la tête de Winter, Weiss ne put s'en empêcher.
Elle éclata de rire.
Hey ! C'est encore moi (je vous avait manqué je parie). Dans les notes d'auteur du bas, je donnerai des précisions sur certains points du chapitre ou certains éléments et personnages (pour ceux que ça n'intéresse pas, vous pouvez passer). Ici, je veux juste préciser deux-trois choses :
- Weiss et Yang ne sont pas les mêmes personnes que dans le canon (elles n'ont pas vécu la même chose, sont plus âgées -28 ans-, etc..) donc si certaines phrases ou réactions semblent OOT (out of character) c'est normalement pour ça (j'essaye tout de même de respecter au maximum le personnage d'origine, prévenez quand même si vous voyez un gros OOT que je vérifie que je l'ai fait exprès).
- Excepté Zénith, il n'y aura pas de personnage important de l'histoire qui aura été créé par moi : ils viendront tous de la série.
- J'ai lu pas mal de Freezerburn qui se passaient dans notre monde, et j'ai remarqué que les histoires étaient parfois redondantes (Weiss qui lutte avec son père, Yang qui lutte avec ses problèmes concernant Raven...) donc j'ai essayé de faire quelque chose que je n'avais vu nul part (à vous de juger par la suite si c'est réussi).
- "Zénith" est un mot qui (selon moi) sonne bien en prénom, qui est le même en anglais et en français hormis l'accent sur le 'e', qui n'est pas énormément utilisé dans les deux langues et qui fait référence au Soleil (ce qui est parfait pour le fils de Yang). En plus, on respecte aussi la règle des couleurs en faisant référence au Soleil, donc c'est nickel.
Comme l'a si bien dit Zénith, n'oubliez pas de prendre soin de vous et à la prochaine !
