Bonjooooooooooooour ! Non, ça ne fait pas presque un an que j'ai disparu sans donner de nouvelles... Sans vraiment de bonne excuse, mis à part la routine du boulot et le temps qui file sans qu'on s'en rende compte ^^" Mais comme je l'ai toujours dit, ça prendra peut-être du temps mais je n'abandonne jamais mes traductions lol il reste je crois trois chapitres après celui là, je ne vais même pas vous dire de date pour les prochains mais j'espère en tout cas que vous aimerez celui-là ! Bonne lecture !
Stiles revient à lui d'un coup, il bouge et tombe presque de la surface sur laquelle il est allongé. Quelqu'un l'agrippe. Il est dans une voiture, alors il pense n'avoir perdu conscience que quelques minutes. C'est bien. Malgré ce qu'Hollywood veut faire croire, rester inconscient pour une longue période après une blessure à la tête est très mauvais. Il essaie de s'asseoir mais est repoussé. Il ne peut pas voir par qui, parce que son visage est pressé contre la banquette, mais qui que ce soit, la personne est plus forte qu'un humain lambda.
La voiture fonce sur une route poussiéreuse, puis s'arrête. Stiles essaie encore de recouvrer ses esprits quand la porte s'ouvre. Une femme à la peau bronzée et aux longs cheveux foncés le remet violemment sur pieds. Elle le prend sur son épaule comme un sac à patates sans le moindre effort, puis elle extirpe Talia par la portière. Stiles est soulagé de la voir. Elle a l'air lucide mais, pour une raison quelconque, ne se défend pas. Talia a une lueur meurtrière dans ses yeux carmins mais elle ne bouge pas.
Devant eux, un bâtiment qui semble fait de ciment et de tôle ondulée. La porte est déjà ouverte et la femme s'y dirige, les traînant tous les deux sans aucun effort.
« Pose-les ici. », dit Jennifer avec excitation. « L'agent paralysant ne va durer que quelques minutes supplémentaires. »
La femme qui les porte obéit sans un mot. L'esprit embrouillé de Stiles commence à assembler les pièces du puzzle – il doit s'agir de Kali, elle est assez forte pour être une alpha et correspond à la description. Talia a été droguée. Bien sûr, ça n'explique absolument pas pourquoi ils ont été emmenés ici. Il prend une seconde pour regarder rapidement autour de lui quand il est assis de force sur une chaise. Une table à sa gauche avec, dessus, ce qui semble être de l'équipement scientifique. C'est là qu'est Jennifer. À sa droite, une autre table avec des serviettes, une bassine d'eau et des outils médicaux. C'est très flippant et il n'a aucune idée de ce qu'il se passe.
Mais il a la réponse quelques instants plus tard quand Jennifer s'accroupit devant lui. « Comment te sens-tu, Stiles ? », demande-t-elle, de l'inquiétude dans la voix. « J'espère qu'on ne t'a pas fait trop mal. Je suis content que tu aies décidé de prendre ta Jeep. Les voitures plus vieilles sont plus robustes, tu le savais ? Cette Honda que Talia conduit aurait probablement été complètement détruite. »
« C'est... Super. », dit Stiles. « Non, je ne me sens pas bien du tout. J'ai mal partout. Vous devriez probablement m'emmener à l'hôpital. Et vous devriez vraiment y conduire Talia. Elle a commencé le travail, bon sang. Elle va accoucher d'un moment à l'autre. »
« Oh, je sais. », répond Jennifer. « Kali surveille ça à distance depuis des semaines. Je ne savais pas si ça marcherait, mais tu étais tout seul avec Talia quand elle a perdu les eaux et ça a rendu les choses bien plus faciles pour moi. La chance est de mon côté. » Elle regarde Kali. « Viens donc m'aider, trésor. »
Kali approche, toujours silencieuse, un air renfrogné en permanence sur le visage.
« Quoi, vous vouliez que Talia perde les eaux ? » Stiles est confus, il essaie encore de comprendre. Puis, le déclic. « Vous... Vous voulez les bébés. C'est ça que vous attendiez. »
« Je crois que l'OLL avait une vraie piste quand elle essayait de soigner les bébés. », répond Jennifer. Kali agrippe le poignet de Stiles, qui n'a pas d'autre choix que de tendre le bras. Jennifer lui enroule un morceau de caoutchouc autour. « Ils sont plus résistants, dans l'ensemble. Et les bébés loups sont très difficiles à trouver, si tu ne veux pas te servir à l'hôpital. Surtout qu'il n'y a aucun moyen de savoir si le bébé est un loup ou pas. Tu peux tenter ta chance, bien sûr, mais puisque tous les loups dans nos communautés sont des loups mordus, même si l'un d'entre eux en imprègne une autre, il n'y a qu'une chance sur trois pour que le bébé soit un loup. On ne peut être sûrs que si les deux parents sont des loups de naissance... comme Aaron et Talia Hale. »
« Seigneur. », marmonne Stiles. Il a envie de se débattre quand Jennifer insère une aiguille dans son bras pour prélever du sang, mais il se retient. S'il bouge, elle pourrait causer des dommages aux nerfs et, avec Kali qui le tient, il ne peut pas se défaire. Puis c'est terminé, et elle le relâche.
« Prépare la prochaine dose de paralysant, Kali. », dit Jennifer en se tournant dans le coin de la pièce où se trouve l'équipement scientifique. Elle insère la fiole dans une machine et commence à appuyer sur des boutons. Elle continue à parler à Stiles. « Ce n'est pas aussi simple que de leur injecter directement ton sang, malheureusement. Mais je me prépare depuis des semaines, pour être prête à l'arrivée des bébés. Je n'arrive pas à croire notre chance, des jumeaux ! », ajoute-t-elle, sincèrement excitée. « Ça me donne une opportunité de tester ma seconde théorie ! »
« C'est quoi, cette théorie ? », demande Stiles en gardant un œil sur Talia, qui vibre presque sous l'effort de bouger et sur Kali, qui a sorti une seringue pleine d'un liquide pâle et qui l'a posée sur la table à côté de Talia.
« On a peut-être besoin de quelqu'un en plein rejet. », explique Jennifer. Stiles sent son estomac tomber dans ses talons. « Je veux dire, tu as encore les anticorps dans ton système. », continue-t-elle. « Mais tu dois en produire bien plus, et ils doivent être plus efficaces, si tu es en plein rejet quand tu prends l'échantillon. »
Stiles doit déglutir plusieurs fois avant de parler. « Vous voulez que Kali me morde ? »
« C'est le plan, oui. »
Stiles tourne son regard vers la porte. Elle est à cinq ou six mètres. Il n'aurait pas le temps de l'atteindre avant que Kali l'attrape. Mais, quand la louve rejoint Jennifer, Stiles plonge en avant, quitte sa chaise et s'empare de la seringue à côté de Talia. Jennifer et Kali se retournent immédiatement, mais c'est trop tard. Stiles a l'aiguille pressée contre sa gorge.
« Stiles. », dit Jennifer. « Que fais-tu ? »
« Elle ne va pas approcher ses dents de moi. », répond Stiles. « Si cette seringue contient un agent paralysant assez puissant pour retenir une louve alpha, alors il est assez puissant pour tuer un petit humain chétif comme moi. Si elle m'approche, je l'utilise, je le jure. »
« Tu te suiciderais ? » Jennifer n'a pas l'air de le croire.
« Laissez-moi réfléchir – oui ! », rétorque Stiles. « Le rejet est bien plus dangereux la seconde fois. Les risques de décès sont de 80%, même avec une aide médicale immédiate, ce que vous n'avez pas l'air de me donner. Alors si je dois choisir entre mourir avant ou après qu'une psychopathe utilise mon sang pour préparer un génocide, je choisis avant, merci. »
Jennifer serre les mâchoires, agacée. « Comme tu veux. », dit-elle. « Je suppose que, puisqu'on a deux essais, on peut voir si la première théorie marche avant de tester la seconde. »
Stiles réfléchit, puis acquiesce. Il va se passer au moins une heure avant qu'ils n'en arrivent là et, d'ici-là ; quelqu'un les aura trouvés. Talia a appelé Aaron. Quand ils ne seront pas à l'hôpital, tout le monde va les chercher. Son père, Peter, Derek – tous. Ils vont le trouver, il a juste à survivre. Alors il accepte, et rend la seringue.
« Ne me donnez pas ça. », dit Talia, à bout de souffle alors que Jennifer s'approche d'elle. « Je ne pourrai – arrgh – je ne pourrai rien sentir, là en bas. Laissez-moi... Laissez-moi accoucher, d'abord. Ça pourrait faire du mal aux bébés. »
Jennifer y pense une seconde. « D'accord. Mais Kali sera juste à côté de vous, au cas où vous auriez de drôles d'idées. »
« Je ne pense vraiment pas qu'elle va essayer de s'enfuir avec un bébé qui lui sort de la cacahuète. », rétorque Stiles. Il s'approche de Talia et s'accroupit à-côté d'elle, la laisse lui broyer la main. « Okay. Respirez, Talia. Tout va bien se passer. »
Talia croise son regard et acquiesce. « Il y a encore un peu de temps. », dit-elle en grinçant les dents. « Je n'ai pas encore de vraies contractions. »
« Tu sais quoi, Stiles ? Si tu as décidé d'être une épine dans mon pied, autant te rendre utile. », intervient Jennifer. « Pose ces serviettes ici. »
« Euh, d'accord. », répond Stiles en étendant les serviettes par terre. Kali et Jennifer bougent Talia pour qu'elle soit allongée dessus. « En fait, j'ai lu que d'être allongé, ce n'est pas idéal pour l'accouchement. S'agenouiller ou plier les genoux - »
« Si tu en sais autant, tu n'as qu'à regarder si elle est assez dilatée. », l'interrompt Jennifer.
« Quoi, vraiment ? », geint Stiles. Mais il ne peut pas y échapper. Quand ce sera terminé, il connaîtra bien mieux le vagin de sa belle-mère qu'il ne le voudrait. Talia, elle, a dépassé la gêne. Elle relève sa jupe sur ses genoux pliés. Elle ne porte pas de sous-vêtements, les a enlevés après avoir perdu les eaux. « Je ne comprends rien à ce que je vois. », dit Stiles. « Mais je suis à peu près sûr que je vais finir en thérapie. »
« Stiles ? Vraiment ? », marmonne Talia. Stiles glousse, à moitié hystérique. Puis elle frissonne, jette la tête en arrière en réprimant un cri. Stiles lui prend la main alors qu'elle essaie de reprendre sa respiration. « Ça... C'était une vraie ! », dit-elle. « Ça ne va plus être très long. »
« Okay, génial, je suis content d'entendre ça, c'est super, vous vous débrouillez super bien. », répond Stiles en faisant comme s'il n'était pas au bord de la crise de nerfs. « Peut-être qu'on pourrait vous donner à serrer quelque chose qui n'est pas ma main pleine d'os fragiles - » Il prend une serviette sur la table et la roule dans les mains de Talia pour qu'elle puisse la serrer. Elle jette une fois encore la tête en arrière, ravale un nouveau cri, ses crocs ouvrent sa lèvre. « Et peut-être une pour votre bouche... », ajoute-t-il en lui en mettant une autre dans la bouche. « Okay, euh, okay, vous êtes prête ? On est prêts, on est bien ? C'est parti. »
OoOoOoOoOoOoO
Peter se penche par-dessus l'épaule de Tom pour titiller son oreille. « Que penserais-tu de sortir, aller en rendez-vous ? »
« Un vrai rendez-vous ? », demande Tom. « Dans un restaurant chic où je vais devoir porter une cravate et me souvenir quelle fourchette utiliser ? »
« Oui, ce genre de rendez-vous. », dit Peter.
« Oulah. Je n'ai jamais été très bon pour ce genre de choses. C'est exceptionnel que j'ai pu faire du chemin avec Claudia. Je crois qu'elle trouvait mon incompétence en matière de romantisme... charmant. »
« Tout comme moi. », répond Peter en souriant. « On pourrait commander un bon vin... un steak très cher... »
« Eh bien, c'est difficile de dire non à un bon faux-filet. », admet Tom. « Je crois que je dois avoir un costume dans ma penderie. Peut-être même qu'il me va encore. »
« On en reparle », dit Peter quand son téléphone sonne. Il le sort de sa poche arrière, regarde l'écran et décroche. « C'est l'heure ? », demande-t-il, puis il se fige. « Je vois. », une minute plus tard. « Donne-moi cinq minutes. Je te rappelle. »
Tom a levé les yeux de son livre et voit l'expression sur le visage de Peter. « Que se passe-t-il ? »
« Il y a trente minutes, Talia a appelé Aaron en disant qu'elle avait commencé le travail et que Stiles la conduisait à l'hôpital. Mais il n'y sont pas, et ni Talia, ni Stiles ne répondent au téléphone. »
« Seigneur. », dit Tom en prenant son ordinateur. Il attend avec impatience qu'il quitte le mode veille et appuie sur les touches pour afficher le site de traque GPS qu'ils utilisent. « Okay, le téléphone de Stiles est... éteint. Bordel, son téléphone est toujours allumé. Il panique quand il a moins de 20% de batterie. » Il continue à taper en parlant. « Je devrais pouvoir l'allumer à distance d'ici et... voilà. Okay. »
« Tu conduis. », dit Peter en jetant ses clés à Tom. Ils sont sur la route une minute plus tard. Peter appelle Aaron pour lui laisser savoir qu'ils suivent le téléphone de Stiles et qu'ils le tiendront au courant. Aaron est anxieux mais il acquiesce, disant qu'il les attend à l'hôpital et qu'il préviendra si Talia arrive. Peter tient l'ordinateur pour pouvoir donner à Tom des directions plus spécifiques quand ils seront plus proches. « Okay. Gare-toi. Ils ne sont pas loin. »
Tom se gare au bord de la route. Il ne voit ni Stiles, ni Talia. « Quoi ? » Il saute de la voiture et peut sentir du verre sous ses chaussures. En regardant par terre, il en voit un peu partout. Il suit le verre des yeux jusqu'à un arbre à quelques mètres qui a l'air d'avoir connu des jours meilleurs. « Seigneur. », dit-il. « Où est la voiture ? »
« Un alpha peut bouger une voiture. », répond Peter. « Mais pas très loin. » Il lève le nez et prend quelques rapides inspirations avant de se diriger dans la forêt.
Quarante-cinq mètres en profondeur, ils trouvent la jeep. Elle est enfoncée des deux côtés et les fenêtres sont cassées mais, à part ça, elle a l'air intacte.
« Talia aurait certainement pu survivre à ça. », dit Peter. « Stiles aussi, probablement. Ça dépend de l'angle avec lequel ils ont été percutés. Mais ils ne voulaient pas les tuer, alors les ravisseurs ont dû faire attention. » Il s'agenouille et récupère le téléphone de Stiles dans la voiture. « Elles les ont emmenés quelque part. »
« Merde. » Tom regarde autour de lui à la recherche d'un indice, puis reporte son attention sur Peter. « Elles ont une base, non ? Elles sont bien quelque part, Jennifer ne peut pas laisser Kali en pleine ville, pas quand Kali est si proche d'être incontrôlable. Et tu y as été. »
Peter secoue la tête. « Je ne – je ne me souviens pas. »
« Okay, je le sais, mais tu pourrais, si tu essayais. Là, viens ici, assieds-toi. » Il le guide à un arbre abattu et le fait asseoir. « Essaie. Repenses-y. »
Peter prend plusieurs grandes inspirations et ferme les yeux. « Très bien. J'étais dans la forêt. Je me souviens de ça. Et après je... » Il frissonne. « Je ne peux pas, je suis désolé. Chaque fois que j'essaie de me souvenir, je pense à l'incendie, à Olivia - »
« Je sais », dit Tom d'une voix qu'il garde douce et apaisante. « Je sais, Peter. Mais c'est fini. J'ai besoin que tu essaies de te souvenir, d'accord ? Je suis là, avec toi. Tiens, prends mes mains. » Il tend les mains et laisse Peter les serrer. « Prends ton temps. Repenses-y. Tout ce dont tu peux te souvenir – peu importe si ça paraît insignifiant – peut nous aider. »
Peter referme les yeux, respire pendant quelques minutes qui semblent très longues pour Tom. « Ce n'est pas... une maison. », finit-il par dire. « Il faisait chaud. Très chaud... à l'intérieur. Je crois que je me souviens de... du métal ondulé. Du fer, peut-être. »
« Okay. » Tom lisse les cheveux de Peter avec sa main. « C'est très bien, Peter. Quoi d'autre ? Tu entends quelque chose ? Sens quelque chose ? »
« Je ne peux pas... » Peter frissonne. « La fumée, je n'arrête pas de sentir de la fumée. Je sais que ce n'est pas réel mais je... »
« Tout va bien, Peter, tout va bien. Je suis là, avec toi. Je suis là. »
Peter hoche la tête et prend une inspiration hésitante. Il reste silencieux encore une longue minute. « C'est... poussiéreux. Et il y a autre chose... Quelque chose... caché sous cette odeur. Humide. Ça a du sens ? »
« C'est parfait. Humide, comment ? Comme l'odeur de la pluie ? »
« Non. », répond lentement Peter. « Humide comme... du moisi. Un journal humide. Du mauvais vin. C'est ça que ça sent, une bouteille de vin bouchonné. »
Tom écarquille les yeux. « La vieille distillerie aux limites de la ville. »
Peter se remet sur pieds. Il tremble de tout son corps et Tom doit le rattraper et l'aider à retrouver son équilibre. Peter s'accroche à lui sans même s'en rendre compte. Puis il le relâche et dit, d'une voix presque ferme : « Allons-y. »
OoOoOoOoOoOoO
Derek ne se rend pas compte de tout ce chaos alors qu'il travaille dans son bureau ; il dessine une cour pour un nouvel hôtel en construction à Eureka. C'est une ville sur l'océan et il pense y aller ce week-end pour mieux se rendre compte de la flore locale. Une cour devrait compléter le paysage, pas s'en détacher. Mais pour le moment, il se contente de regarder des photos sur Google Streetview.
Il ne se doute de rien quand il appelle Stiles pour lui parler de son projet de week-end et que Stiles ne répond pas. Souvent, Stiles ne répond pas quand il cuisine parce que ses mains sont sales ou alors il fait quelque chose qui demande une surveillance accrue. Alors il envoie un message à Stiles et retourne à son travail.
Il termine à peine son projet et pense à rentrer quand on frappe à la porte. Ça ressemble davantage à un frappement agressif plutôt que poli et il soupire, se demandant si c'est encore un client qui a mal arrosé ses plantes et vient maintenant se plaindre à lui. Il termine sa tasse de thé et ouvre la porte.
C'est Rafael McCall, le poing levé pour frapper à nouveau. Il marque un temps d'arrêt en voyant Derek, qui cligne des yeux comme un lapin pris au piège. « Hardy ? Qu'est-ce que tu fous là ? »
« Je, euh... » Derek hésite et n'arrive pas à trouver un mensonge. « Je travaille ici. »
Il y a un long moment de silence et Derek grimace quand il voit McCall comprendre la supercherie. Comme disait Peter, il n'est pas idiot. Ça ne lui prend qu'un moment pour additionner deux et deux et comprendre qui est vraiment Derek. « Ce fils de pute ! », dit-il. « Je vais faire tomber Stilinski pour ça - »
« Le shérif n'a rien fait de mal. », répond Derek. « Vous avez demandé un assistant administratif. Il vous en a donné un. »
« Sans me dire qu'il était l'objet de mon enquête ! », crache McCall entre ses dents.
« Je me suis présenté à vous. »
« Avec un faux nom ! »
Derek hausse les épaules. « Vous avez dû mal comprendre. Je peux faire quelque chose pour vous, agent McCall ? »
« Attends, mais si tu es Derek, alors qui ai-je - » Rafael jure à nouveau. « C'est fini pour toi, tu m'entends ? C'est fini pour vous tous, et je t'arrête, tu viens avec moi. »
Derek recule d'un pas. « Ne me touchez pas. »
« Je peux te toucher si j'en ai envie ! Ça va de pair avec une arrestation. Si tu veux résister, je serais ravi de t'incapaciter. »
« Comment ? », demande Derek sèchement. « Qu'est-ce que vous allez faire, me tirer dessus ? À moins que vous n'ayiez des balles à l'aconit, ça ne va pas beaucoup me ralentir. »
« Écoute-moi, petit fils de - » Rafael se tait alors que son téléphone sonne. « Quoi, encore ? », demande-t-il comme s'il s'attend à ce que Derek sache. Il le prend. « Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Où êtes-vous ? », une voix féminine est à l'autre bout, l'air impatient et ennuyé. « Vous étiez supposé être là il y a trente minutes ! »
« J'ai dû faire une course. », répliqua McCall.
« Dépêchez-vous. », répondit la voix. « Je vais bientôt avoir besoin de votre aide. Ce petit crétin n'est pas coopératif et, si Kali doit le gérer, elle va le casser en deux. »
« Quel choc. » McCall lève les yeux au ciel. « Il a toujours été un crétin. Okay, j'arrive. » Il raccroche et se tourne vers Derek. « Je m'occuperai de toi plus tard. » Puis il se dirige vers la porte.
Derek l'empêche de partir en tendant son bras dans l'encadrement de porte. « À qui parliez-vous ? », demande-t-il.
« Pas tes affaires. », répond McCall avec un rictus.
« Vous parliez de Stiles, n'est-ce pas ? »
McCall cligne des yeux. « Comment tu peux - »
« Vous pensez encore à moi en tant que Eric Hardy , agent McCall. Mais ce n'est pas le cas, vous vous souvenez ? Je suis Derek Hale. Je suis le compagnon de Stiles. Je sais exactement la manière dont vous avez toujours parlé de lui. Je pouvais entendre chaque mot que disait cette femme. C'était Jennifer Blake, et vous parliez de Stiles. Il n'a pas répondu à mes messages. Tout à l'heure, je n'y ai pas fait attention plus que ça. »
« Laisse-moi passer. » McCall essaie de pousser le bras de Derek.
Il ne bouge pas d'un centimètre. « Où est Stiles ? »
« Je ne sais pas. », gronde McCall.
« Je pense que si. », répond Derek. Les pièces du puzzle s'emboîtent les unes dans les autres et Derek se demande si c'est ça que Stiles ressent quand il résout un mystère. « Seigneur, vous saviez tout depuis le début. Vous auriez pu résoudre cette affaire depuis longtemps. Je parie que vous l'avez résolue il y a longtemps. Vous n'êtes pas aussi stupide que vous le prétendez. Mais, au lieu de les arrêter, vous avez passé un marché avec elles, n'est-ce pas ? Elles vous achètent votre silence. C'est pour ça que vous avez aussi mal réagi quand vous avez perdu l'affaire. Parce que les chèques allaient s'arrêter. Et c'est pour ça aussi que vous n'avez rien fait des informations que Stiles vous a données sur Recherches pour un Remède. Vous saviez déjà tout. »
« Je le méritais ! », craque McCall. « Tu as une idée de la paye que j'ai perdue quand j'ai demandé à mes supérieurs de me transférer ? Comme si ce n'était déjà pas assez insultant de me faire partir en Indiana, ils ont réduit ma paye de vingt pour cent ! J'étais supposé faire quoi, hein ? »
« Je ne sais pas, être un homme et reconnaître vos erreurs ? », demande Derek avant de prendre une grande inspiration. Il n'a pas le temps de discuter des choix de vie de l'autre homme. Ses griffes s'enfoncent dans le bois du chambranle. « McCall. Où est Stiles ? »
« Je ne sais pas ! »
« Si, vous le savez. Et vous allez m'emmener à lui. Maintenant. »
« Sinon quoi ? », un rictus.
Derek l'empoigne par la gorge et le plaque contre le mur assez fort pour lui couper le souffle. « Ou alors, je vais vous y obliger. » Il soulève McCall du sol, ses pieds s'agitent, et il serre un peu. « Vous pensez qu'il y a quoi que ce soit que je ne ferais pas pour mon compagnon ? », demande-t-il et McCall essaie de répondre. « Je ferais tout. Mais je n'ai pas besoin de vous, McCall. Maintenant que je sais que vous êtes impliqué depuis le début, maintenant que je sais que vous êtes allé pleurer dans les jupes de Jennifer après qu'on vous ait enlevé l'affaire, et que vous avez travaillé avec elle... Je peux les trouver avec ou sans votre aide. Peter a mis un GPS dans votre voiture. On peut fouiller votre téléphone. Ça prendra un peu de temps, c'est tout. Mais la manière la plus rapide pour moi de le retrouver, c'est de vous demander de me conduire à lui. Si vous ne voulez pas coopérer, je n'ai pas de temps à perdre avec vous. Je pourrais joyeusement vous briser la nuque, laisser votre cadavre refroidir ici et aller sauver Stiles quand même. Alors faites un choix, McCall, mais faites-le vite. »
« Je vous montre. », siffle McCall.
« Bien. » Derek le repose au sol. « Après vous. »
