Chapitre 1 Un nouveau passé

Harry regardait par la fenêtre sans vraiment y penser. Il se rappelait, la fin de la guerre, les nombreuses victimes, les tortures, ses proches, ses amis morts les uns après les autres. Et après, le ministre changea, les amis fidèles qui se révélait être des traîtres attirés par l'argent : Ginny, qu'il avait aimé, Ron, son presque frère et Hermione, la voie de la raison. Neville, les autres, ses vrais alliés morts dans la bataille finale à leur place. Oui, il se rappelait, on voulait lui voler sa magie lui prendre ce qu'il avait de plus cher. Il croyait que tout était fini pour lui... mais il était venu, la seule personne fidèle à sa conduite… la dernière personne à laquelle il aurait pu penser. Il l'avait sauvé encore de ses soi-disant amis, du désespoir. Grâce à lui, il avait survécu et il avait retrouvé ses origines, celles qu'on lui avait cachées, en Amérique. Lui, l'orphelin, le Survivant, venait d'une famille noble, puissante, ancienne, présente depuis la nuit des temps : Les Millénium. Et lui, son sauveur, faisait aussi partie d'une famille tout aussi puissante : les Flemming. Tout deux enlevés à leur naissance par des gens cupides à cause d'une guerre.

- Harry, t'es là ?

La porte de sa chambre s'ouvrit et des bruits de pas s'approchèrent de lui. Il se tourna et le vit, son sauveur, son amour : Draco Malfoy. Malfoy ? Non, Flemming. Lord Flemming. Il s'approcha de lui, droit et fier, comme toujours et passa en douceur une main sur sa joue.

- Que fais-tu là ? Tu peux sortir, tu sais ? Nous sommes en sécurité ici.

- Je sais, répondit-il d'une voix faible mais douce. Mais j'y ai encore repensé. Encore et encore.

- Arrête, ces gens ne sont pas dignes de tes pensées. Ils t'ont trahis. Tu ne dois penser qu'à moi et seulement à moi.

Harry hocha la tête : il le savait, Draco était ici, seulement lui. Ils étaient tous les deux seuls au monde poursuivis comme des criminels.

- As-tu réussi, demanda le Survivant ? Tu l'as trouvé, hein ?

- Évidemment, répliqua son son amant. Tiens, regarde.

Il lui tendit un vieux grimoire, fermé par une simple attache en argent. Sur sa couverture, Les secret du temps et de l'espace, écrit par Flavie Eliorna Millénium. Il l'attrapa, et appuya son pouce sur la serrure qui s'ouvrit dans un petit cliquetis. Il feuilleta fébrilement le livre avant de s'arrêter à quelques pages de la fin :

- Là, le sortilège du retour dans le temps. C'est celui que nous allons utiliser.

- Ça n'a pas l'air compliqué. Regarde-les runes. Nous allons réussir et nous recommencerons. Nous allons nous attaquer à la source du problème.

Harry hocha la tête, l'air décidé. Oui, ils allaient se venger de ce qui les avaient trahis. Et tout devait commencer dans le passé, au moment ou Voldemort n'était encore qu'un enfant qui avait découvert la magie, au moment où il a su d'où il venait. Ils allaient le sauver et se dresser sur le chemin de ce vieux fou de directeur. Lui et son ambition sans fin qui avait séparé tant de monde de sa famille.

Il serra son poing et releva la tête vers Draco.

- Nos préparatifs sont terminés. Nous avons tout : argent, identité, livres… Tout. Quand partons-nous ?

- Ce soir. A minuit, c'est la lune de printemps. D'après le sortilège, c'est le moment propice pour que le sortilège fonctionne.

- Bien, peux-tu m'aider à me lever ? Je voudrais aller dans le jardin.

- Tu peux marcher ? Tu devrais rester dans le fauteuil…

- Non ça va. Je sens que je peux me lever. Et puis, j'aimerais marcher un peu aujourd'hui.

Draco hocha la tête puis l'aida à se lever. Harry s'appuya sur lui avec confiance et ensemble ils sortirent de la pièce, descendirent les escaliers et sortirent dans le grand jardin de la propriété des Flemming. Comme bien d'autres leur appartenant, ce manoir était in cartable. Telles étaient les précautions de leurs deux familles. Harry fit tournoyer la bague de son annuaire gauche d'un air absent en regardant le ciel : cette bague montrant sa relation avec Draco, son mari. Il poussa un léger soupir d'agrément en sentant l'air frais sur ses cheveux, se reposant sur le torse de la personne qui était à présent tout son monde.

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Le soir, à minuit, ils étaient tout les deux dans le jardin, assis sur un cercle de sang et de runes, l'un en face de l'autre avec toutes leurs affaires. Harry regarda Draco et hocha la tête. Alors, ensemble, ils entonnèrent le sortilège comme une litanie, leurs voix s'élevant dans les air. Lorsque le dernier coup de minuit eut retentit, ils disparurent dans une grande tornade avec leurs affaires, direction leur nouvelle vie.