Je ne possède aucun des personnages de la série.
Un recueil de textes courts sur l'univers de la sérié Acapulco H.E.A.T (Agence Acapulco) nous plongeant dans un instant ou une pensée des protagonistes de l'histoire
Ce texte a été écrit pour les nuits du FOF sur le Thème "Céder"
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
QUELQUES TEXTES DE PUERTO VALLERTA
L'espoir fait vivre
Le coup de poing le prit par surprise et lui ouvrit la pommette, faisant couler du sang sur sa joue en faisant remonter une onde de douleur le long de son visage. Sous l'impact, Tommy glapit de douleur et ses yeux papillonnèrent, mais il parvint à ne pas perdre connaissance. C'était important parce que pour l'instant, il pensait ne pas trop avoir perdu la notion du temps… Si ses idées étaient claires, cela faisait bien trois heures que le plan avait implosé… Leur cible était bien plus dangereuse que ce que Mr Smith leur avait dit et surtout il avait parmi ses gardes du corps un ancien Rangers qui avait mal tourné, Rangers qui avait été un équipier de Tommy… et qu'il l'avait donc facilement reconnu.
Pour sauver ses partenaires et leur permettre de s'enfuir, l'ancien miliaire s'était sacrifié. De toute manière, il savait bien qu'ils ne l'abandonneraient pas… Ils allaient le sortir de là, il fallait juste qu'il tienne bon et qu'il encaisse. Quelque chose qui lui parut aléatoire lorsqu'il encaissa un nouveau coup de poing au visage suivi par un coup de pied à l'estomac.
Tommy se plia en deux et manqua de s'écrouler, mais il fut retenu par un type debout à côté de lui. Instinctivement, il tritura les menottes qui lui maintenaient les bras dans le dos, mais il n'avait pas le talent de Cat pour les ouvrir.
Un ricanement se fit entendre et celui qui le frappait se pencha sur lui pour le cramponner par le t-shirt et les cheveux. Il lui vrilla le cou pour planter son regard sadique dans le sien, mais Tommy ne lui montra pas ce qu'il voulait. Le jeune homme était quelqu'un de suffisant calme et posé pour ne pas laisser le stress l'envahir même lorsque sa vie était en danger, c'était bien ce qui faisait de lui un agent secret précieux… En revanche de manière paradoxale, il vit comme l'homme en face de lui était nerveux et agité… Cela lui annonçait des moments à venir difficiles…
- Alors, tu vas nous raconter ce que vous comptiez faire ?
- Je n'ai rien à vous raconter, répondit Tommy sur un ton calme qui fit monter la colère de son vis-à-vis.
- A quoi tu joues Chase ? Tu penses te sauver en gagnant du temps ? Tu penses vraiment que tes potes vont venir te chercher ? Ouvre donc les yeux ! Ils t'on abandonné, personne ne viendra.
Tommy ne perdit pas son temps à lui répondre et le type ricana.
- Quel idiot ! Je sais bien qu'on dit que l'espoir fait vivre, mais là il serait temps de comprendre qu'il est inutile. Alors parle !
- Je n'ai rien à te dire !
- Tu en es sûr ?
- Bien sûr et tu sais que je ne changerai pas d'avis.
- Oh ça, je le sais, répliqua son ancien partenaire de l'armée. J'avais espéré que tu sois devenu un peu plus raisonnable.
- Mauvaise pioche.
- Pas pour moi, répliqua le type en lâchant le t-shirt de son prisonnier pour glisser la main dans son dos et sortir un couteau de combat qu'il empoigna.
Tommy se tendit, anticipant ce qui allait se passer, mais il laissa filer un cri de douleur quand le type lui enfonça la lame d'un coup sec dans la poitrine.
- Tu regrettes de ne pas avoir parlé ? Demanda le mercenaire en finissant d'enfoncer sa lame jusqu'à la garde dans le corps de son prisonnier.
Tommy répondit par un gémissement et le type retira un peu sa lame pour mieux la renfoncer dans sa plaie. Le jeune homme gémit et ses yeux papillonnèrent. Il pouvait bien essayer de ne pas perdre connaissance, mais la douleur était atroce.
Il frémit et bascula sur le côté. Cette fois personne ne le retint, mais le mercenaire l'accompagna tout en laissant son poignard dans la blessure de sa victime. Sadiquement, il fit tourner la lame dans la plaie avant de se redresser sans le retirer.
Tommy, presque inconscient, haletait de douleur et le mercenaire ricana.
- Ne t'en fais pas, je vais dire à tes potes où ils peuvent venir te chercher. C'est vrai, tu ne vas pas tenir longtemps, donc autant les prévenir pour qu'ils te voient crever.
Pris dans sa folie, il ponctua sa phrase par un coup de pied sur le manche du poignard qui s'enfonça lui aussi dans la blessure de sa victime. Sous l'effet de la douleur, Tommy se sentit partir, le rire sadique de son bourreau accompagnant ses derniers instants de conscience… Au final, il avait réussi ce salopard, il ne lui avait rien dit, mais il avait réussi à le faire céder et le noir l'engloutit…
