Chapitre 31 : C'est un basilic

Harry passa de nombreuses semaines à chercher dans les livres de la bibliothèque. Grâce à cet objectif qu'il s'était fixé, il remontait peu à peu la pente infernale sur laquelle il avait glissé depuis l'attaque du monstre sur Hermione. Il recommençait à manger bien que sans appétit. Sa mère le forçait par du harcèlement moral pour aller manger et pour avoir la paix, Harry obéissait. Pourquoi lutter contre certaines choses alors que la meilleure manière de s'en débarrasser est de se plier et d'obéir ? Se battre pour ne pas aller manger alors que c'était un besoin naturel et fondamental à sa survie, même s'il n'avait pas faim, cela ne valait pas le coup.

Les professeurs, de leur coté, avaient remarqué le changement de comportement du gamin. Il reprenait du poil de la bête et ils se demandaient ce qui avait bien pu causer ce revirement alors que Potter était resté sombre et dépressif pendant un peu plus d'un mois. Quoi ou qui que cela puisse être, ils le remerciaient. Le jeune serpentard était à nouveau très attentif en cours et rendait à nouveau d'excellents devoirs.

Severus et Minerva avaient été lui parler pour savoir ce qu'il lui avait fait aller de l'avant.

« Il faut bien que quelqu'un prenne des notes pour Hermione ! » s'était-il exclamé en haussant des épaules. « Sinon elle ne pourra jamais rattraper son retard pour passer ses examens ! Je n'ai pas envie qu'elle se réveille pour finalement faire crise d'angoisse sur crise d'angoisse ! »

Et ils l'avaient vu repartir. Minerva avait souri pour cet enfant qui était à la fois un Serpentard et un Gryffondor mais qui avait un cœur digne d'un Poufsouffle. Mais Severus avait vu quelque chose de plus dans le regard émeraude de son serpent. Un brasier brûlait derrière, un feu ardent mais il ne savait pas s'il pouvait croire totalement son serpent ou s'il ne cachait pas quelque chose. Après tout, un Serpentard ne révèle jamais plus d'informations que nécessaire. Il devait sûrement cacher quelque chose, mais quoi il ne savait pas, et pour la sécurité du gamin, il allait le découvrir.

Il passa les semaines suivantes à le surveiller de loin ou à demander au Baron Sanglant de le suivre discrètement. Potter ne jouait plus de son instrument et passait le plus clair de son temps à la bibliothèque. Le Maître des Potions décida alors de se renseigner auprès de la bibliothécaire, Mme Pince.

« Oh ! Mr Potter est un élève toujours très calme et studieux. Je n'ai eu qu'à le houspiller l'une ou l'autre fois parce qu'il discutait un rien trop fort avec son amie, une Gryffondor, toujours la même. Quelle tragique histoire que tout ceci. » Elle soupira. « J'ai souvent du les mettre à la porte pour pouvoir fermer la bibliothèque. Il a l'esprit ouvert et s'intéresse à de nombreuses choses. »

« Sur quoi s'est portée sa curiosité ces derniers mois ? » demanda le vieux serpentard.

« Laissez réfléchir un instant … Potions et sortilèges pour se battre ou se défendre mais aussi se soigner … Il a emprunté hier deux livres de métamorphoses, un sur l'Astronomie et trois sur des créatures magiques. »

Severus interpréta tout de suite l'information. La métamorphose et l'astronomie étaient de toute évidence des ouvrages que Potter utiliserait pour faire ses devoirs. Mais comme il était en seconde année, il n'avait pas le cours de Soins aux créatures magiques. Est-ce qu'il prenait ces derniers livres par curiosité et ainsi meubler le temps afin d'oublier ou est-ce qu'il était sur un projet ?

« De quoi traitaient ceux sur les créatures magiques exactement ? »

« J'ai les titres ici quelque part, » répondit Mme Pince en feuilletant le registre de prêt. « Alors …. Insectes et Araignées magiques … Tout sur les Créatures Légendaires … et … Serpents et autres reptiles. »

L'homme la remercia et repartit vers son bureau tout en réfléchissant à ce qu'il venait d'apprendre. Les deux premiers ouvrages ne lui donnaient pour le moment aucune piste mais le dernier était un peu plus éclairant. L'enfant était fourchelangue. Il devait sans doute s'intéresser aux serpents ou pourrait même réfléchir à faire carrière dans un métier où il devrait fréquenter ces créatures. Mais il y avait aussi le monstre … qui était un serpent. Potter était peut-être en quête de savoir quelle était cette créature … Et comme il la voyait dans ses cauchemars, il avait certainement une idée très claire de ce qu'il cherchait.

Comme il n'avait pas encore la confiance du gamin, il préféra ne pas le questionner à ce sujet. Mais il allait garder un œil encore plus vigilant. Il ne fallait pas que Potter se mette en tête d'aller affronter le monstre de la chambre par désir de vengeance.

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Harry trouva finalement l'information qu'il cherchait deux mois plus tard dans un petit bouquin poussiéreux et presque illisible par endroit. Il devait avoir plusieurs siècles de vie. Heureusement, il n'y avait pas eu d'autres attaques, ni d'autres rêves, comme si le monstre s'était endormi.

De tous les monstres et créatures qui hantent nos contrées, il n'en est guère de plus étrange ni de plus mortel que le Basilic, connu également sous le nom de Roi des Serpents. Ce reptile, qui peut atteindre une taille gigantesque et vivre plusieurs centaines d'années, naît d'un œuf de poulet couvé par un crapaud. Pour tuer ses victimes, la créature recourt à une méthode des plus singulières : outre ses crochets venimeux, le Basilic possède en effet des yeux meurtriers qui condamnent à une mort immédiate quiconque croise son regard. Il répand également la terreur parmi les araignées dont il est sans nul doute le plus mortel ennemi. Le monstre, quant à lui, redoute plus que tout le chant du coq qui lui est fatal si d'aventure il lui parvient aux oreilles.

'Bon, ben maintenant qu'on c'est ce que c'est,' fit lentement Lily, réfléchissant à voix haute. 'Il ne nous reste plus qu'à savoir comment la combattre. Hagrid a sûrement un coq dans son poulailler !'

'Non, il n'en a plus,' rétorqua Harry. 'Tu ne te souviens pas ? Il est allé voir Dumbledore pour l'avertir que cela faisait déjà trois fois qu'il retrouvait ses coqs morts dans l'enclos.'

'Si j'étais encore en vie, je pourrais t'en transfigurer un mais …'

'Je suppose que je suis très loin d'être au niveau pour le faire moi-même.'

'Oui. Il est plus facile de métamorphoser un animal en un objet, mais l'inverse est beaucoup plus difficile. Il va falloir en parler à un adulte…'

Harry soupira.

'D'accord. Je vais voir Mme Pomfresh.'

'Non. Il faut aller voir Dumbledore.'

'Maman …'

'Harry, c'est un Basilic, un serpent tueur ! Poppy ne pourra rien du tout. Il faut demander de l'aide à Dumbledore !'

Harry soupira de résignation et quitta la bibliothèque avec le livre en main.

'D'accord. Et tel que je m'y attends, il va appeler Snape alors autant le chercher lui aussi … On perdra moins de temps.'

Harry passa au bureau de son père mais il n'y était pas. Il n'était pas non plus dans ses appartements, en tous cas il ne répondait pas. En parcourant le château à sa recherche, il croisa le professeur McGonagall qui était en conversation avec – horreur ! – Lockhart.

« Bonjour, professeur, » dit-il d'une voix neutre. « J'aurais besoin d'aide. »

« Oui, Mr Potter ? » fit McGonagall en fronçant les sourcils. « Que puis-je faire pour vous ? »

« Je cherche le professeur Snape. Je dois lui parler ainsi qu'au professeur Dumbledore de toute urgence. »

« Que se passe-t-il, Harry ? » demanda Lockhart avec son éternel sourire.

« Rien qui ne vous concerne, professeur Lockhart, » répondit le serpentard. « Cette affaire ne peut être réglée que par des personnes compétentes. Au vu du problème, je doute que vous fassiez partie de cette catégorie. »

« Allons, allons, Harry. Balivernes. Dites-moi ce qui vous tracasse ? Il s'agit d'une fille, c'est cela ? »

Harry leva les yeux au ciel et regarda la directrice des Gryffondor avec des yeux qu'il espérait suppliants.

« Cela suffit, Gilderoy, » dit-elle.

Elle agita sa baguette et un chat argenté en sortit. Elle lui murmura à l'oreille. Alors que le félin s'éloignait, traversant un mur au passage, McGonagall se tourna vers le jeune serpentard.

« Suivez-moi, Mr Potter. Le professeur Snape nous rejoindra dans le bureau du Directeur. »

Elle poussa l'élève légèrement dans le couloir et Harry se dirigea vers le bureau de Dumbledore dont il connaissait déjà le chemin. Ils durent supporter les babillages incessants du professeur Lockhart qui les suivait. L'élève serra les dents, comme à chaque qu'il allait en cours de DCFM. Il trouva le chemin jusqu'à la gargouille extrêmement long. Ce fut la voix de son père qui interrompit le flot d'âneries que déversait Lockhart.

« Que se passe-t-il, Mr Potter ? » demanda-t-il en arrivant, les sourcils froncés.

« Devant le professeur Dumbledore, monsieur, » répondit Harry. « Vous saurez tout. »

Ils montèrent tous les escaliers et se retrouvèrent rapidement devant Albus Dumbledore. Ce dernier était étonné par un tel rassemblement.

« Puis-je savoir ce qu'il se passe ? »

« Mr Potter ? » fit le professeur McGonagall.

Harry s'avança alors vers le bureau en présentant le livre qu'il avait emprunté.

« Page 117, » dit-il simplement.

Le vieil homme regardant l'enfant par-dessus ses lunettes en demi-lune mais ouvrit le livre à la page demandée. Dès les premiers mots lus, Albus Dumbledore parut plus vieux et fatigués que jamais.

« De quoi s'agit-il, Mr Potter ? » demanda Snape qui n'était pas un homme patient.

« De la créature qui habite la Chambre des Secrets, professeur, » répondit Harry.

Le vieux serpentard alla se poster à la gauche de Dumbledore pour lire lui aussi le livre par-dessus l'épaule du directeur.

« Un basilic ? Vous êtes sûr ? » demanda-t-il après lecture.

« Professeur, dois-je vous rappeler qui le voit en rêve depuis le début de l'année ? Je suis autant certain de la nature du monstre que de l'identité de celui qui le contrôle. »

« Et qui le contrôle ? »

« La même personne que la dernière fois, » répondit-il en croisant le regard de Dumbledore.

« Comment le ferait-il ? » demanda ce dernier. « Il n'est pas dans le château où il aurait été vu depuis longtemps et Severus lui-même serait au courant. »

« Ah oui, » fit Harry en observant son père, jetant un coup d'œil à son bras gauche. « Cet infime petit détail … » Il reporta son attention sur le directeur. « Il n'empêche qu'il s'agit de Voldemort, professeur. J'ai trouvé un journal dans les toilettes, un journal qui étrangement avait une conscience. Il appartenait à Tom Elvis Jedusor. En rêve, je vois un adolescent à la chevelure brune avec un uniforme de Serpentard. Et il écrit son nom en lettre d'argent dans les airs avant de les réarranger pour écrire tout autre chose. Pour écrire 'Je suis Voldemort.' »

« Où est ce journal, Harry ? » demanda le vieux mage.

« Je l'ignore, professeur. Il a disparu à la bibliothèque alors que je cherchais des ouvrages pour commencer des recherches sur le monstre de Serpentard. Je soupçonne un élève de me l'avoir pris. Mais qui ou pour quelle raison, je n'en sais rien. Le journal semble vierge pour qui n'écrit pas dedans. Il n'a à première vue aucun intérêt. »

« Je vois, » soupira le directeur. « Merci, Harry pour ton aide. Tu as discuté avec ce journal alors, si je comprends bien. »

« En effet. »

« T'as-t-il révélé l'entrée de la Chambre ? Sans connaître son emplacement, nous pouvons difficilement nous occuper du basilic. »

Harry resta un moment songeur, essayant de se remémorrer la conversation avec le journal.

« Je ne pense pas, professeur. Il m'a rapporté les faits en se présentant comme le héros de l'histoire en faisant porter le chapeau à Hagrid. Comme si une acromentule pouvait pétrifier ou tuer des personnes d'un simple regard. »

'Harry !' s'exclama soudain Lily.

'Quoi ?'

'Je viens de réaliser. Il a dit qu'une fille est morte dans les toilettes. Imagine qu'elle y soit toujours …'

'Tu penses qu'il s'agit de Mimi ?'

'Demande à Dumbledore, il était professeur à l'époque.'

« Professeur ? »

« Tu es de retour avec nous, Harry ? » demanda ce dernier les sourcils froncés. « C'était la Voix dans ta tête, n'est-ce pas ? Elle te parlait… »

« Euh … oui … Aucune importance… Elle a une théorie pour le moins intéressante. Professeur Dumbledore, vous étiez déjà à Poudlard lors de la première ouverture de la Chambre. Vous savez qui a perdu la vie à cette époque. La Voix se demande si l'élève qui est morte n'est pas par hasard Mimi Geignarde. »

« Harry, écoutez les voix dans ta tête n'est pas une bonne chose … »

'Allez vous faire voir Dumbledore ! Si vous aviez dit à Severus la vérité, on n'en serait pas là aujourd'hui !'

« Je ne tiens pas à parler de cela, professeur. La Voix est présente dans ma tête depuis très longtemps et n'a jamais fait de mal à qui que ce soit. Bien qu'elle aimerait beaucoup remonter les bretelles de toutes les personnes ici présentes, elle ne cherche pour le moment que la vérité sur la Chambre et si possible tuer le monstre de Serpentard avant que nous mourrions tous. C'est d'ailleurs elle qui m'a poussé à venir vous voir ! Moi, je pensais d'abord à aller voir Mme Pomfresh ! Alors maintenant, soyez franc ou nous allons chercher l'information nous-mêmes. Est-ce que Mimi Geignarde a été victime du Basilic ? »

« Oui. Mais ce qu'elle nous a révélé à l'époque ne nous a été d'aucune utilité. »

'C'est-à-dire ?'

« Elle voudrait que vous développiez votre réponse. »

« La jeune Myrtle nous a révélé avoir entendu un garçon s'exprimer dans une langue bizarre. Elle pleurait dans les toilettes parce qu'elle était un peu malmenée par d'autres élèves. Elle a ouvert la porte pour dire au garçon de quitter les toilettes des dames. Et elle est morte. »

« Bien que je sache le comment, » fit Harry en réfléchissant. « Ce serait bien de savoir où elle regardait exactement, cela pourrait nous donner une idée. »

« J'avoue que depuis le temps, je ne sais plus très bien Harry. »

« Mais enfin ! » s'exclama soudain Lockhart qui avait légèrement pâli avec le sujet dangereux qui était abordé. « Tout ceci est ridicule ! Un basilic est un serpent géant ! Nous l'aurions vu circuler dans le château ! »

« Et pourtant c'est un serpent géant qui a attaqué ma meilleure amie ! » cracha Harry en se tournant vers le professeur incompétent. « Qui a attaqué Finch-Fletchley, Crivey et Miss Teigne ! Et le comble, c'est que je le vois attaquer les élèves dans les couloirs, peu avant que cela n'arrive, mais je le vois aussi dans ce qu'il semble être la Chambre des Secrets. Je le vois m'attaquer et je me vois lui planter une épée dans sa gueule ! Alors excusez-moi mais je pense pouvoir affirmer par des expériences de rêves – pardon ! – de cauchemars passés qui se sont réalisés que cela se produira également ! Sachez ceci, professeur, ce genre de rêves, tous sans exception, ce sont réalisés à un moment ou à un autre. Ce n'est qu'une question de temps avant que je me retrouve obligé à aller dans cette maudite chambre ! »

« Vous n'irez pas, Mr Potter, » fit fermement Snape en posant une main sur l'épaule d'Harry. « Pour votre sécurité et celle des autres élèves. Nous y veillerons. »

« Nous verrons bien. Le futur n'est inscrit nulle part, professeur. Je ne sais pas comment les événements s'enchaînent, mes visions fonctionnent comme des flashs. Ce n'est pas un film qui tourne et qu'il nous suffit de regarder pour en connaître tous les détails … »

oO°OoO°Oo

Pendant les jours qui suivirent, les professeurs en discutèrent entre eux mais plus avec Harry. Et ce dernier en était bien content. Il leur laissait la main. Il ne voulait pas se retrouver dans cette chambre à devoir affronter ce monstre. Et il espérait que la promesse que son père avait faite en tant que son professeur et directeur de maison serait suffisante pour l'en protéger. Pour une fois, il avait l'impression que les adultes agissaient comme ils le devaient.

Un jour, un employé du Ministère de la magie est venu à Poudlard et quelques heures plus tard, Dumbledore fut démis de ses fonctions de directeur et Hagrid fut emmené à Azkaban. Le professeur McGonagall assura alors la direction de l'école par interim.

Harry travaillait sur ses notes et commençait ses révisions en vue des examens qui approchaient à grands pas. Il repassa toutes ses notes en revue et en fit des synthèses tout en continuant à faire ses devoirs et réviser ses cours du jour. L'année précédente, il s'était départagé le travail avec Hermione mais cette année, elle-même allait devoir compter sur lui et ses notes pour réussir. Cela représentait beaucoup de boulot. Il travaillait l'essentiel de son temps soit à la bibliothèque soit sur son lit dans le dortoir des Serpentards.

Une après-midi, un peu fatigué et ayant mal aux yeux, il s'était allongé pour faire un petit somme. Petite pause bien méritée après une dure semaine de travail et de révision. Il s'endormit relativement rapidement dans la quiétude de son dortoir. Il se réveilla en sursaut quelques heures plus tard.

« Ca va, Potter ? » fit Nott à coté de lui. « Tu as une sale tête. »

« Il faut que je vois le professeur Snape, » dit rapidement Harry en farfouillant dans sa malle pour se changer rapidement.

« Ca va être dur, on est tous confinés dans notre dortoir, ordre de McGonagall. »

« Je m'en fiche, il faut que je lui parle ! C'est urgent ! »

Harry prit alors sa cape d'invisibilité.

« Tu vas encore nous faire perdre des points ? » s'indigna alors son camarade de chambrée en se levant pour empêcher Harry de sortir.

« Qu'est-ce qui est mieux ? Une coupe ou la vie de quelqu'un ? Moi je préfère perdre une coupe et sauver quelqu'un plutôt que gagner et avoir une mort sur la conscience ! Maintenant, laisse-moi passer ! »

« La vie de qui ? »

« Une élève que je vois depuis un moment en rêve. Maintenant je sais qui elle est. Et elle va mourir aujourd'hui si je ne vais pas dire aux professeurs où elle est ! Laisse-moi passer Nott ! » Il sortit sa baguette. « Laisse-moi passer ou je te neutralise ! »

Le serpentard sachant parfaitement qu'il ne faisait pas le poids face au Survivant, battit en retraite et le laissa sortir. Harry enfila sa cape d'invisibilité et sortit de la salle commune de Serpentard.

'Maintenant, comment trouver Snape ?' se demanda-t-il.

'Mets ta baguette à plat sur ta main et dit « Pointe Snape. » Elle te guidera jusqu'à ton père.'

Harry s'exécuta alors. Il parcourut rapidement les couloirs et monta plusieurs volées d'escaliers pour retrouver tous les professeurs réunis dans leur salle de réunion.

« Mr Potter ! » s'exclama McGonagall avec colère. « J'ai demandé à tous les élèves de regagner leur dortoir ! »

« Navré, professeur. Je dormais quand vous avez fait cette annonce. Je sais où est Ginny Weasley et je sais aussi comment la retrouver. »

Tous les regards étaient posés sur lui, tous les professeurs l'écoutaient attentivement.