Chapitre 36 : Sirius Black

Harry reprit une grande bouffée d'air alors que sa tête tournait. Il sentit que l'homme, Sirius Black, le poussait lentement vers un canapé.

« Cela va passer, » dit-il doucement.

« On m'a dit ça la dernière fois, » maugréa Harry. « Et je me suis évanoui. »

'Tu étais sous-alimenté, Harry.'

Le serpentard avisa les lieux. Ils étaient dans un petit salon miteux et crade. La couche de poussière sur le sol et les meubles étaient vraiment épaisse et les vitres étaient dans un état indescriptible si elles n'étaient pas cassées.

« Où sommes-nous ? » demanda-t-il.

« Dans la maison de mon frère, Regulus, » répondit l'homme en préparant quelques buches pour faire un feu dans la cheminée. « A six kilomètres au nord de Scarborough. Je suis désolé, ce n'est pas très accueillant. »

« Considérant le fait que vous venez de vous évader d'Azkaban et que vous êtes recherché par les autorités sorcières et moldues, vous pouvez difficilement aller dans une agence pour louer un appartement décent. »

L'évadé s'était figé à la réponse du jeune homme. Il se tourna lentement et les yeux d'argent croisèrent les yeux émeraudes.

« Tu savais, » dit-il. « Tu savais et pourtant tu as accepté de me suivre. Pourquoi ? »

« Je vous l'ai dit, je n'ai pas d'opinion à votre sujet. Et beaucoup de choses sont arrivées cette nuit d'Halloween. Certaines personnes ont pris des libertés et des vérités ont été cachées. Ma mère vous croit innocent. Moi, je ne vous connais pas alors je me garde de tout jugement tant que je n'ai pas votre version des faits. »

« Et en admettant que je sois le monstre qu'ils dépeignent dans la Gazette ? »

« L'êtes-vous ? »

« Non. »

« Alors, il n'y a pas de raison de savoir ce qui pourrait se passer dans le cas contraire. Que s'est-il passé la nuit où Voldemort est venu ? Après que Peter Pettigrow ait trahi son ami ? »

« Tu sais cela aussi ? » s'étonna Sirius. « Pourtant personne ne le savait à part James, Lily et Dumbledore. »

'Tu peux tout lui dire directement, Harry,' dit Lily. 'Parle-lui du sort que j'ai lancé.'

« Cela va vous paraître dingue mais c'est ma mère, Lily, qui me l'a dit. »

« Mais Harry … Ta mère est … »

« Morte ? » termina le serpentard avec un sourire. « Oui. Physiquement, je suis d'accord. Mais elle a lancé un sort avant de mourir. Anima Translatio, je crois. Son âme et sa conscience sont avec moi, dans mon esprit et elle nous écoute en ce moment. C'est comme ça que je sais toutes ces choses. C'est elle qui vous a reconnu à Little Whining. »

« Quoi ? Impossible ! »

'Pose-moi une question, bêta,' rit Lily.

« Posez une question à laquelle seule ma mère pourrait répondre, » invita Harry.

« De quel bord je suis et de qui suis-je amoureux ? » demanda Sirius.

« Ca c'est quelque chose que je ne veux absolument pas savoir, » fit le serpentard en se grattant la tête.

'Malgré ses nombreuses conquêtes féminines, il est gai et est amoureux de Remus. Mais il n'a jamais eu le courage de le lui dire.'

« Charmant. Je ne voulais vraiment pas savoir, » maugréa Harry. « Enfin… Vous êtes gai et vous êtes amoureux de Remus Lupin, lui aussi était un ami de James Potter, un autre maraudeur. »

« Tu sais visiblement beaucoup de choses à notre sujet, » convint Sirius en se frottant le visage, l'air fatigué. « Cela reste difficile à croire que Lily soit dans ta tête. »

« Ma meilleure amie n'a pas cessé de me poser des questions pendant trois mois pour savoir si c'était vrai ou non. Et Mme Pomfresh le sait aussi. Mais c'est tout. Les autres savent juste qu'il y a une petite voix dans ma tête qui me parle et me conseille. »

« Pourquoi me le dire directement alors ? » fit l'animagus, curieux.

« Parce qu'elle a confiance en vous. C'est elle qui l'a demandé. »

« Mais toi, tu n'as pas confiance. »

« J'ai dit que je n'avais pas d'opinion. Je sais que vous êtes mon parrain. Mais ce que nous aimerions savoir, c'est pourquoi vous avez été envoyé à Azkaban ? »

Sirius observa les flammes dans la cheminée, les yeux hantés par les événements qui ont suivis cette nuit tragique douze années auparavant.

« Tes parents venaient de mourir, » commença-t-il. « Je savais qui était le traître alors je l'ai poursuivi. Si j'avais su, je n'aurais jamais douté de Remus à l'époque. Jamais je n'aurais songé qu'il s'agissait de Peter. »

« L'erreur est humaine, » commenta Harry.

« J'ai poursuivi Peter pour avoir une explication et le tuer. Mais quand j'ai enfin pu mettre la main sur lui, il s'est coupé un doigt et a tué douze moldus avant de se transformer en rat. Les aurors m'ont attrapé juste après. Ils m'ont demandé si j'avais tué les Potter. J'ai juste répondu que j'étais coupable de leur mort. Alors, ils m'ont envoyé à Azkaban sans procès. »

'Faute de procédure,' attaqua immédiatement Lily. 'Et coupable de quoi ?'

« Maman demande en quoi vous êtes coupable ? »

« A l'origine, j'aurais du être le gardien du secret. Mais cela était tellement évident. J'étais le meilleur ami de ton père. Alors j'ai proposé à James de choisir quelqu'un d'autre. Et j'ai proposé Peter. C'est de ma faute, » termina-t-il dans un soupir de désespoir. « J'ai tué mon meilleur ami de cette manière. »

« Je suis désolé, » dit Harry en posant une main sur le bras de son parrain. « Mais ce n'est en rien votre faute. Et quand bien même vous auriez été coupable, vous deviez recevoir un procès. »

Sirius haussa des épaules, son regard se plongeant à nouveau dans les flammes.

'Harry, je ne suis plus sûre,' commença Lily. 'Mais est-ce que Dumbledore était déjà à la tête du MagenMagot à cette époque ?'

Le serpentard posa la question à son parrain.

« Oui, pourquoi ? »

'C'est bon,' soupira Lily. 'Il ne faut pas chercher plus loin.'

« Dumbledore a caché de nombreuses vérités, certaines me concernant directement. Normalement, j'aurais du aller vivre soit chez Severus Snape, soit chez vous. Or le professeur Snape n'en sait visiblement rien et vous, vous avez été envoyé à Azkaban sans procès alors que vous auriez été jugé innocent des crimes pour lesquels on vous accuse. » Harry s'enfonça dans le fauteuil et rejeta sa tête en arrière. « Je commence à en avoir l'habitude des manigances de Dumbledore, maintenant. »

« Pourquoi Servilus ? » demanda Sirius.

'Aïe,' fit Lily.

« Voulez-vous vraiment entendre la vérité ? » demanda Harry. « Elle risque de ne pas vous plaire. »

« Au point où j'en suis, Harry, cela ne pourrait pas être pire. Je vis dans un cauchemar depuis douze ans. »

L'homme semblait fatigué de sa vie alors qu'il avait à peine trente ans.

« Ma mère était mariée à Severus Snape juste avant de se marier avec James Potter. »

« Oui et alors ? »

« Quand elle l'a quittée … elle était déjà enceinte. » Sirius regarda son filleul les yeux ronds. « James Potter le savait et, pour me protéger, il a accepté d'aider ma mère. Cela s'est passé au moment où mon père a fait le con en prenant la Marque des Ténèbres. »

Sirius fit lentement le calcul dans sa tête, comptant les mois entre le moment où Lily s'était mise avec son meilleur ami et la naissance d'Harry. Sept mois. Un peu moins de sept mois. Il soupira et se sentit plus vieux et dépassé que jamais. Il regarda son filleul. Le fils de l'homme qu'il avait malmené étant plus jeune. Il avait les yeux de sa mère mais il devait admettre qu'il n'avait rien de James. Ses cheveux mi-long, bien que propres, avaient la même coupe que celle de Servilus, certains traits de son visage lui rappelait le bâtard graisseux alors qu'il n'était encore qu'un môme. Il soupira.

« Je ne sais pas comment Lily a pu tomber amoureuse d'un tel homme. »

'On ne critique pas !' s'indigna-t-elle. 'Est-ce que moi je critique tes choix de partenaires ?'

Harry rapporta la remarque à Sirius qui se mit à rire. Son rire ressemblait à s'y méprendre à un aboiement.

« Je pense que je pourrais peut-être croire que Lily est dans ta tête, Harry, » fit-il avec un sourire. « C'est exactement le genre de remarques qu'elle dirait. »

Le jeune serpentard sourit avant de bailler aux corneilles. Sirius l'invita à se coucher dans le canapé pour passer la nuit. Lui dormirait devant le feu sous sa forme de chien. Harry sortit sa malle et l'agrandit pour sortir son pyjama. Il se coucha et s'endormit rapidement, ayant totalement confiance en l'évadé de prison qui était assis dans le fauteuil juste en face de la cheminée. Il ne sentit pas Sirius lui mettre une couverture sur les épaules.

L'animagus s'assit de nouveau devant les flammes.

« Je respecterai ton choix, James, » murmura-t-il. « Je ne laisserai pas notre haine de Snape aveugler mon jugement. Je protégerai Harry, mon vieil ami. »

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Severus se dirigea rapidement vers le bureau de Dumbledore. Ce dernier l'avait appelé parce que c'était urgent. Un problème de la plus haute importance.

« Ah ! Severus, » fit le vieil homme alors que le serpentard entrait dans le bureau. « Merci d'être venu aussi vite. »

« Qu'y a-t-il, Albus ? »

« C'est Harry, » répondit Dumbledore avec inquiétude. « Il a disparu. »

« Je vous demande pardon ? »

« Il n'est plus dans sa famille. Il a disparu. »

« Que s'est-il passé ? » demanda Severus avec une voix maîtrisée.

Il ne voulait pas que Dumbledore voit son inquiétude.

« Je l'ignore. Les Dursley disent qu'il est parti après avoir gonflé sa tante comme un ballon. Des hommes du ministère sont intervenus pour la dégonfler et effacer sa mémoire mais Harry n'était nulle part dans les environs. Sa malle et sa chouette ont disparu également. »

« Vous pensez qu'il est parti de son plein gré ? »

« Je n'en sais rien, » soupira le vieil homme. « C'est bien probable. »

« Et Black ? Il s'est évadé, » réfléchit le serpentard. « Il aurait très bien pu enlever le garçon pour le tuer. »

« Il ne se serait pas préoccupé de la malle ou de la chouette d'Harry, » rétorqua doucement Dumbledore.

Severus sortit du bureau et partit immédiatement pour Privet Drive pour espérer trouver des indices sur la disparition du garçon qui auraient échappé aux aurors.

oO°OoO°Oo

Harry se leva tôt comme à son habitude. Que cela soit chez les Dursley ou à Poudlard, il devait toujours se lever de bonne heure. Il remarqua l'absence de Sirius. Il inspecta immédiatement les lieux avec plus d'attention maintenant qu'il faisait jour.

A part que la maison était sous un tapis de crasses et de poussières, elle était en relativement bonne état. Sauf une petite fuite dans le toit et des carreaux brisés. Il chercha sa baguette pour commencer à faire un peu de nettoyage car, à force de vivre avec une maniaque de la propreté, il avait hérité d'une certaine haine de la saleté. Pas au point de ne pas savoir la supporter mais … il préférait s'en passer. Il fouilla ses affaires, sa malle, … Il ne la trouva pas.

'Sirius a du te la prendre,' dit Lily.

'Bon, ben je retourne au nettoyage sans baguette,' soupira le serpentard. 'Quand il revient, je lui apprends le principe de demander avant de prendre !'

'Heureusement que c'est une maison sorcière. Tu ne seras pas pris si tu fais de la magie.'

'Au fait, pourquoi je ne me suis pas fait prendre à Privet Drive ? Je n'ai pas reçu de hibou du ministère,' demanda-t-il alors qu'il nettoyait la salle de bain.

'Magie accidentelle, Harry. Je te l'ai dit. Et bon nombre de tes sorts ont été faits à l'extérieur. N'importe quel sorcier pourrait en faire.'

'C'est bon à savoir.'

Il continua à nettoyer, avançant vers le salon et ensuite la cuisine. Il n'avait encore jamais autant utilisé sa magie sans baguette pour le nettoyage à une aussi grande échelle. Il regarda dans les armoires de la cuisine mais il n'y avait rien à manger. Il but un peu d'eau du robinet et alla s'asseoir, fatigué, dans le canapé où il avait dormi.

Il observa la maison qui était dans les tons gris argentés et les sièges verts foncés. Les meubles étaient en chêne sombre.

'On est dans la maison d'un serpentard ou quoi ?' demanda Harry après observation.

'Cela fait plusieurs générations que les Blacks passent par Serpentard, un peu comme les Malfoy. Sirius est la seule exception à la règle.'

Ne sachant pas quand est-ce que son parrain allait revenir, il s'installa plus confortablement dans le canapé et finit, au bout de quelques instants, à somnoler. Il avait faim et il avait hâte de pouvoir mettre quelque chose dans son estomac. Il finit par se rendormir totalement. Il fut réveillé quelques heures plus tard par Sirius qui rentrait dans la pièce avec un sac de toile. La première chose qu'Harry nota fut les vêtements propres et corrects – un jeans et un T-shirt – de l'homme qu'il avait vu la veille en haillons ainsi que les cheveux blonds.

« Salut, Harry. Bien dormi ? » dit-il avec un sourire.

« Oui, on va dire ça. »

« Tu as trouvé où le matériel pour nettoyer ? Et pourquoi tu as tout nettoyé ? J'aurais très bien pu le faire. »

Harry s'installa à la table où Sirius déposait un pain, du fromage et différentes charcuteries venant du magasin.

« Et vous, où avez-vous trouvé l'argent pour acheter dans une supérette moldue ? »

« Je dois avouer avoir triché, » répondit l'animagus avec un sourire coupable. « Il fallait que tu manges. Tu n'as pas répondu à ma question. »

« Magie sans baguette, » répondit le serpentard. « Je suis habitué à nettoyer chez mon oncle et ma tante. Je n'aime pas tellement la saleté à cause de ça. »

Il réprima un léger frisson.

« Harry ça va ? »

« Oui, pourquoi ? »

« Mon animagus est un chien et j'ai, donc, l'odorat un peu plus développé. J'ai senti … comme de la peur … »

« Je suis puni à chaque fois que je laisse de la saleté, ou que mes corvées sont mal faites ou quand ils ne sont pas contents tout simplement, » répondit Harry en haussant des épaules. « A la longue, on a l'habitude. »

« Tu as eu peur que je fasse la même chose ? » demanda Sirius, légèrement vexé et inquiet par l'attitude de son filleul.

« Non. J'ai agi par habitude, » répondit Harry en prenant du pain et du fromage. « J'ai juste utilisé la magie cette fois. Cela a été plus rapide. »

« Tu fais déjà de la magie sans baguette, » dit Sirius étonné.

« Oui. D'ailleurs, à propos de baguette. Prévenez-moi la prochaine fois que vous empruntez la mienne. »

« D'accord. S'il te plait, Harry, tutoie-moi. Je ne suis pas si vieux que ça ! »

Ils mangèrent dans un silence apaisant. Puis, Harry débarrassa la table, encore une fois, par habitude.

« On ne pourra pas rester ici très longtemps, » dit soudain Sirius, attirant sur lui deux billes émeraudes. « Je suis un fugitif. Ils vont penser à un moment ou à un autre à venir ici. »

« Y a-t-il un endroit où tu ne risques rien ? »

« Je ne pense pas non. »

'Il est Lord Black,' dit Lily pensivement. 'Et la maison principale des Black ?'

Harry répéta la question.

« Même si je suis Lord Black, la maison doit être surveillée. Narcissa et Andromeda en connaissent l'adresse. Et je ne sais pas lancer le sort de fidelitas, personnellement. De plus, je doute que ce sort empêche les détraqueurs de passer les barrières. »

« Les quoi ? »

'Détraqueurs. Les gardiens d'Azkaban. En résumé, des créatures qui absorbent le bonheur des gens.'

« Oh … super… »

« Comme tu le dis, » soupira Sirius. « En général, je passe inaperçu sous ma forme de chien mais avec toi … »

« Pourquoi tu ne pourrais pas rester sous ta forme de chien à l'extérieur ? » fit Harry en relevant un sourcil. « Tu sais, je sais réfléchir. Et j'ai maman pour me guider quand je ne sais pas quelque chose. Et cela fait des années que j'ai l'habitude de me débrouiller tout seul. Je n'ai pas besoin d'un chaperon. J'ai juste besoin d'une personne sur laquelle je peux compter pour ne pas être seul. »

« Mais que feras-tu si jamais on croise des aurors ? » demanda l'animagus.

« Je maîtrise le sortilège de désillusion, le glamour, et j'ai la cape d'invisibilité de James Potter. Je sais également lancer un stupefix ou un protego. »

« A ton âge ?! »

Sirius ouvrit grand les yeux.

« On va dire que le professeur Snape a été pendant un temps trop obnubilé par le nom que je porte officiellement et qu'il a oublié que je n'étais qu'un gosse orphelin… Il ne sait même pas que je suis le sien. Dumbledore ne lui a jamais dit et pourtant, il était là à Godric's Hollow juste après l'attaque. Il a pleuré sur le corps de maman. »

« Cela ne me dit pas pourquoi tu maîtrises des sorts qu'on n'apprend pas avant les BUSES ! »

La voix de Sirius exprimait son étonnement. Harry soupira.

« Assieds-toi, » dit-il simplement en prenant lui-même un siège. « C'est un peu long à raconter. »

Il lui dit alors qu'il avait été réparti à Serpentard deux ans plus tôt et que Malfoy l'avait pris en grippe. Et malheureusement, Snape était aveuglé par le nom des Potter et ne voyant en Harry qu'un James Potter miniature, il ne l'avait jamais cru. Après plusieurs combats à cinq contre un, Harry avait donc appris à se défendre et à se soigner seul, puisqu'aller à l'infirmerie lui causait des problèmes. Et sa mère l'avait guidé tout du long.

« Je vais tuer Servilus, » maugréa Sirius.

« Cela va un peu mieux depuis février. Il a commencé à ouvrir les yeux, je crois. Il voit plus ma mère pour le moment, je pense. Le fait que je sois musicien y est peut-être pour quelque chose. Je ne sais pas… »

« Tu es musicien ? »

« Oui. Je joue du violon et du piano. »

« Lily jouait très bien du piano, » sourit l'animagus avec mélancolie. « J'adorais l'écouter te jouer quelques berceuses le soir ou des morceaux plus enjoués. »

« Je n'ai pas de piano ici, mais j'ai un violon si tu veux. »

« Cela fait longtemps que je n'ai pas entendu de musique. »

Harry sourit et sortit son violon de sa malle et interpréta quelques morceaux pour faire plaisir à son parrain. Et il entendit sa mère le suivre au piano depuis l'intérieur de son esprit.