Chapitre 40 : Buck l'hippogriffe

« Vas-tu enfin me dire ce qui se passe ? » demanda Hermione en s'installant dans le canapé. « Où étais-tu durant les vacances ? Pourquoi tu ne m'as pas appelée ? »

Les deux amis s'étaient réfugiés dans la Salle-Sur-Demande pour le temps de midi après être passés par les cuisines. Harry avait demandé un petit salon tranquille pour pouvoir parler à son amie loin des oreilles indiscrètes. Les couleurs étaient claires, entre le brun et le beige, chaleureuses.

« J'étais avec mon parrain, Sirius Black et avant que tu ne dises quoi que ce soit sur lui, sache qu'il est innocent. »

« Quoi ? »

« Sirius n'a jamais tué personne. C'est Pettigrow. »

« Le rat qui a trahi James Potter ? »

« Oui. Sirius s'est échappé d'Azkaban parce qu'il a appris que Pettigrow est à Poudlard. »

« Comment il le sait ? »

Harry sortit un article de la Gazette du sorcier où l'on pouvait voir une photo de la famille Weasley.

« Regarde sur l'épaule de Weasley, » dit-il en montrant le plus garçon. « Le rat. C'est lui. »

« Croutard ? » s'étonna la Gryffondor. « Non. Tu me fais marcher, là … »

« Même pas. Pour le moment, maman et moi on cherche un plan pour réussir à l'attraper et le retransformer. Si Pettigrow est vu vivant, Sirius pourra avoir un procès et il sera innocenté. »

« Parce qu'il n'a pas déjà eu un procès ? »

« Non, justement. Il n'en a pas eu. Et c'est une faute de procédure selon maman. On pense que c'est Dumbledore qui est le responsable dans cette histoire. »

« Pourquoi Dumbledore voudrait-il faire cela ? »

« Pour m'isoler et me rendre plus malléable. Que je lui obéisse au doigt et à l'œil et il veut me laisser chez les Dursley alors que Mme Pomfresh a dit justement que ma garde devait impérativement leur être enlevée. Il n'a rien fait. Je suis bien content d'avoir vécu tout ce temps avec Sirius ! J'ai fait gonfler la Tante Marge comme un ballon et j'aurais fini enfermé sans nourriture si j'étais resté à Privet Drive. J'ai préféré fuir tant que j'en avais l'occasion. »

« Enfin, tu es en vie. C'est le principal, » soupira Hermione en prenant son ami dans ses bras. « Tant que ta mère approuve, je n'ai rien à dire. Mais cela ne m'empêchera jamais de m'inquiéter. » Elle s'écarta. « Si je peux vous être d'une quelconque utilité pour le plan de coincer ce rat, faites-moi signe. »

'Harry, fais-le.'

'Maman, non pas aujourd'hui. Ce week-end plutôt.'

'D'accord.'

« C'est promis, on te tient au courant. Pour le moment, on cherche un plan pour l'attraper. Or, je n'ai pas accès à la tour de Gryffondor. »

« Moi oui, mais cela poserait problème si les témoins ne sont que des enfants. Personne ne leur accordera crédit, aussi nombreux soient-ils. »

« Donc, il faudrait que cela se fasse devant un professeur, ou même plusieurs …, » réfléchit Harry. « Mon père d'office. Je verrais bien McGo et Lupin aussi. »

« A propos de Lupin, Harry, » fit Hermione songeuse. « Tu vas le mettre dans la confidence ? »

« S'il arrive à lire les signes, pourquoi pas. Sirius est totalement dans la confidence en tous cas. »

« Il sait tout ? »

« Absolument tout. Je ne lui ai rien caché. »

« Même ton affiliation ? »

« Oui, même ça. Il l'a plutôt bien pris. Il se range à la décision de James et accepte de me protéger. »

« Au moins il n'est pas dégoûté par l'idée. Je pensais que c'était la haine entre ces deux personnes. »

« C'est le cas, » soupira le serpentard. « Mais Sirius fait des efforts pour passer au-dessus de ça. J'espère que mon père le fera aussi, quand il saura. »

« Tu vas lui dire ? »

« Oui. Je vais laisser plus d'indices cette année. Parce que j'en ai marre. J'ai l'intention de faire un procès à Dumbledore et de rectifier les erreurs qu'il a faites. Je veux mon père et je l'aurais. Mais j'ai malheureusement un caractère aussi explosif que le sien. »

'Non, encore plus explosif. Tu tiens plus de moi que de lui à ce niveau-là,' intervint Lily.

« … Ah non, plus explosif que lui apparemment. Bref … cette année, je pense être un peu plus ouvert vers l'extérieur quant à la démonstration de mes talents, dans la salle commune ou dans les couloirs de Poudlard. Histoire de lui ouvrir les yeux. La question est, est-ce que tu vas me suivre ? »

« Si c'est pour la bonne cause, pourquoi pas, » sourit Hermione. « Ce n'est pas comme si j'étais complètement nulle, non plus. J'ai juste moins de talent que toi. Si tu penses que cela peut aider ton père à ouvrir les yeux. »

« Nous le pensons. J'espère juste que, quand il le saura, il m'acceptera. »

'Il t'acceptera Harry. Tu nous ressembles, tellement qu'il ne pourra pas en croire autrement.'

« Si jamais ce n'est pas le cas, tu auras toujours ta mère et Sirius, Harry. Tu ne seras plus tout seul et tu ne retourneras plus chez les Dursley. Enfin, une fois que tu auras fait ce qu'il faut pour. »

Le serpentard sourit et commença à manger en parlant des premiers cours de la journée. Ils venaient de suivre ensemble leur premier cours de Runes. Juste après, ils allaient suivre le cours dispensé par Hagrid. De cela, ils étaient à la fois curieux et inquiets, parce que ni l'un ni l'autre n'avaient réussi à ouvrir le Monstrueux Livre des Monstres et n'avaient donc pas pu le lire. Plus le fait que le demi-géant avait une perception du danger plus que douteuse.

« J'espère que Malfoy va écouter mon conseil à ce niveau-là. »

« Ah ? » fit Hermione les yeux écarquillés. « Tu donnes des conseils à Malfoy, maintenant ? »

« Juste un. Bien écouté en cours de Soins aux Créatures Magiques. J'ai rêvé qu'il se faisait méchamment amoché par un drôle d'oiseau. Il s'est moqué de moi. »

« On verra. C'est Malfoy aussi. Si jamais il est blessé, ce sera de sa faute ! »

« Sauf que cela retombera sur Hagrid, Hermione. Je préférerais lui éviter des problèmes… »

« On va garder Malfoy à l'œil alors, » décida la gryffondor avant de mordre dans son sandwich.

Ils terminèrent leur déjeuner en discutant de leurs vacances respectives, Hermione était partie en France avec ses parents et avait visité tous les châteaux de la Loire, ainsi que Versailles. Elle avait fait aussi une descente dans l'une ou l'autre librairie, faisant rire son meilleur ami à ce sujet. Ils sortirent ensuite de leur refuge pour se diriger travers les couloirs et en dehors, le parc, vers la cabane de Hagrid pour leur premier cours de soins aux créatures magiques.

Le géant semblait impatient de donner son premier cours. Cela se voyait. Il trépignait d'impatience devant la porte de sa cabane, Crockdur à ses pieds. Il les invita tous à le suivre et il les mena à la lisière de la forêt interdite, à proximité d'un enclos vide. Il leur demanda avec enthousiasme d'ouvrir leur livre.

« Comment on fait pour l'ouvrir ? » demanda Malfoy de sa voix traînante en sortant son livre ficelé avec un morceau de corde.

Tous les élèves sortirent le leur, certains avaient fait comme Harry, à savoir une ceinture, d'autres serrés dans des sacs étroits, d'autres encore, parmi les nés-moldus, avaient utilisés des pinces serrantes ou du papier collant.

« Personne n'a … n'a réussi à ouvrir son livre ? » demanda Hagrid stupéfait en regardant ses élèves.

Il croisa le regard d'Harry et Hermione qui lui firent un sourire triste et un regard d'excuse.

« Le vendeur lui-même ne savait pas comment les calmer, Hagrid, » dit doucement la gryffondor. « Ils s'entre-dévoraient dans une cage. »

Hagrid soupira, soudain mal à l'aise.

« Il faut simplement leur caresser le dos. »

Harry releva un sourcil et s'empressa d'appliquer la consigne de son ami. Le livre se mit à ronronner de plaisir. Il enleva la ceinture et put ouvrir l'ouvrage sans risquer de se faire mordre.

« Oh, sommes-nous bêtes ? » fit ironiquement Malfoy. « Il suffisait de les caresser ! On aurait dû le deviner tout de suite ! »

« La ferme, Malfoy ! » soupira Hermione. « C'est lassant à la longue. Quelle page, Hagrid ? »

« Page 49, » répondit le géant qui tentait de se reprendre. « Je vais cherchez les créatures magiques. Attendez-moi ici, je ne serais pas long. »

Et Hagrid disparut dans la forêt.

« Vraiment, cette école est tombée bien bas, » dit Malfoy d'une voix forte. « Dumbledore devient sénile s'il a osé nommer ce lourdaud professeur ! Mon père va avoir une attaque quand je lui raconterai ça … »

« Que Dumbledore devienne sénile, à la rigueur, » intervint Harry d'une voix neutre. « Ce n'est pas moi qui vais te contredire. Mais pour le reste, je te conseille fortement de te taire Malfoy. Et d'être attentif… »

« Oh ! Potter ! La ferme ! »

« Je t'aurai prévenu, » soupira Harry en haussant des épaules avant de porter son regard entre les arbres.

Il entendait du bruit et plusieurs créatures approchaient avec Hagrid. Elles étaient une douzaine. Elles avaient la tête et les pattes avant d'un aigle mais les pattes arrières et la queue ressemblaient plus au corps d'un cheval.

'Des hippogriffes,' fit Lily, joyeuse en frappant dans les mains. 'Qu'ils sont beaux !'

Harry était relativement d'accord avec elle. Une fois passé le choc de la première rencontre avec une créature mi-cheval, mi-oiseau, on pouvait apprécier comment le vent chatouillait leur plumage, et comment ce dernier se transformait progressivement en pelage. Ils étaient vraiment magnifique. Et chacun avec une robe de couleur différente : des nuances de gris-bleu, vert bronze, blanc-rosé, marron-rouge ou noir d'encre. Harry ne put s'empêcher de surveiller Malfoy du coin de l'œil.

'Oui, jusqu'à ce que Malfoy fasse le con et se fasse attaquer par le gris…,' répliqua-t-il.

'Tu n'auras qu'à le stupéfixer !'

'Non. S'il fait le con, je compte plutôt faire en sorte qu'il ait une dette de vie envers moi. Cela le fera chier !'

'Serpentard.'

'Aurais-tu par hasard oublié dans quelle maison j'ai été réparti ?'

'Fais juste attention…'

« Bon ! » s'exclama Hagrid en frappant dans ses mains. « Qui veut venir leur dire bonjour ? »

Personne ne semblait emballé par la proposition, ils reculèrent encore plus de la barrière de l'enclos. Harry choisit toutefois de s'approcher et de rentrer dans l'enclos, lentement tout en gardant le regard fixé sur les créatures.

« C'est bien, Harry, » sourit le géant avant de se tourner vers les autres. « La première chose qu'il faut savoir sur les hippogriffes, c'est que ce sont des créatures très fières. Extrêmement susceptibles ! Surtout, n'insultez jamais un hippogriffe ou cela pourrait bien être la dernière chose que vous ferez de votre vie ! »

Harry remarqua du coin de l'œil que Malfoy n'écoutait rien du tout et discutait à voix basse avec Crabbe et Goyle.

'C'est déjà mort pour lui,' soupira Harry. 'Bon, ben, je passe au plan B quand il fera le con.'

« On doit toujours attendre que l'hippogriffe fasse le premier geste, par politesse, » continua le professeur. « Il faut s'avancer vers lui et le saluer en s'inclinant et attendre. S'il vous salue en retour, vous avez le droit de le toucher. Sinon, je vous conseille de vous éloigner assez rapidement sans pour autant le provoquer. Leurs griffes font énormément de dégâts, vous pouvez me croire. » Hagrid se tourna alors vers Harry. « Harry, tu es prêt ? Tu peux essayer avec Buck, le bleu-gris un peu plus à l'écart. »

Harry marcha lentement en portant son regard vers le fameux Buck. Quand ce dernier eut tourné la tête vers lui, il avança d'un pas. Par politesse. Le jeune serpentard s'arrêta à une dizaine de mètres lui et s'inclina tout en gardant un minimum de contact visuel avec la créature. Au départ, il ne se passait rien. Buck fixait Harry d'un air hautain sans faire le moindre geste. En voyant cela, Harry qui avait bien écouté Hagrid décida de faire un pas en arrière et ne pas provoquer l'animal. Mais à cet instant, l'hippogriffe plia soudain ses pattes de devant et s'inclina profondément.

« Bravo, Harry ! » s'exclama Hagrid en applaudissement, suivi par ceux plus timides des élèves. « Vas-y. Tu peux le toucher maintenant ! Caresse-lui le bec ! »

Le serpentard fit un mince sourire et s'avança lentement en tendant le bras. Il lui caressa le bec et aussi le plumage autour de sa tête d'oiseau. Buck ferma paresseusement les yeux et se laissa faire avec plaisir. Les élèves applaudirent avec plus d'entrain, sauf Malfoy, Crabbe et Goyle qui semblaient déçus.

'Tu veux monter dessus ?' demanda Lily.

'Tu déconnes, j'espère ?'

'Non. Ce sont de superbes destriers ! Et c'est nettement plus sympa que de se tenir assis sur un balai !'

Au même instant, Hagrid lui fit la même proposition. Harry hésita deux secondes avant de passer à coté de l'hippogriffe tout en continuant de lui prodiguer quelques caresses et de monter sur son dos. Il avait après tout confiance en Hagrid et en sa mère. Si les deux le proposaient, alors pourquoi pas …

« Ne lui arrache surtout pas de plumes, » conseilla le géant. « Il ne risque de ne pas aimer ça ! »

'Sauf qu'il n'y a que des plumes …'

'Ne t'inquiète pas, tu peux t'agripper à son encolure. Et serre les jambes. Et penche-toi légèrement en avant. Voilà.'

Harry s'était installé relativement confortablement sur le dos de l'animal, juste derrière ses épaules, suivant les conseils de sa mère et au bout de quelques secondes, Hagrid donna une tape sur l'arrière-train de l'hippogriffe. Ce dernier déploya ses ailes et les battit fortement. Progressivement, il prit de l'altitude et il vola autour de l'enclos sous le regard de la classe. Le jeune serpentard n'était pas à l'aise. Malgré le fait qu'il suivait les conseils de sa mère, il se sentait balloter, chaque battement d'ailes menaçait de le désarçonner et il avait peur de tomber. Il préférait de loin voler sur un balai. Puis, Buck entama une descente brutale, faisant légèrement paniquer Harry, et atterrit au sol en trottinant. Le serpentard se redressa alors et descendit de l'animal. Il ne le fit toutefois pas trop rapidement pour ne pas le vexer. Il lui caressa à nouveau la tête et s'éloigna pour rejoindre Hermione.

En voyant qu'Harry n'avait subi aucun dommage, les autres élèves pénétrèrent prudemment dans l'enclos et s'approchèrent des créatures et commencèrent à s'incliner non pas sans une certaine appréhension. Dans l'ensemble, tout se passait très bien sous l'œil vigilant d'Hagrid. Le jeune serpentard restait toutefois un rien en retrait avec son amie Hermione pour surveiller un petit blondinet stupide qui avait la tête de quelqu'un qui préparait un mauvais coup.

« C'est simple ! » dit soudain Malfoy au bout de quelques instants pour attirer l'attention des autres sur lui. « Cela doit l'être si même Potter y est arrivé. »

Harry leva les yeux au ciel mais se rapprocha sentant que cela allait être le moment où l'idiot ferait le con comme il le savait. Le blond se tourna alors vers un hippogriffe.

« Je parie que tu n'es pas du tout dangereux. N'est-ce pas, espèce de grosse brute répugnante ! »

Tout se passa alors à la vitesse d'un éclair. L'hippogriffe s'éleva sur ses pattes arrière, tel un cheval, et attaqua férocement d'un coup de patte, armée de ses griffes acérées. Elle allait s'abattre sur Malfoy qui avait levé un bras protecteur, complètement paniqué. Harry s'était précipité sur lui pour le pousser au loin et se prit le coup de patte de la créature sur tout le bras gauche, faisant deux séries de trois estafilades, une sur son humerus juste en dessous de l'épaule, l'autre sur son avant-bras. Il sentit sous le coup brutal, quelque chose se casser. C'était définitivement différent des coups de Dudley. Il hurla de douleur en s'agrippant avec son bras valide.

Hagrid réagit rapidement et maîtrisa rapidement l'hippogriffe et le fit sortir de l'enclos. Harry, quant à lui, serrait les dents en fusillant Malfoy du regard. Ce dernier pleurait parce qu'il était blessé à son visage. Il s'était cogné contre une pierre et saignait et il voulait s'en prendre à Harry qui était responsable. Sauf que de nombreux élèves s'interposèrent cette fois. Harry était sérieusement blessé et en plus il s'était interposé pour sauver le blond insolent.

« Il t'a sauvé, Malfoy ! » s'exclama Neville Londubat. « Tu as une dette envers lui. Tu sais aussi bien que moi ce que cela veut dire ! »

« Il m'a blessé ! »

« Tu aurais subi bien pire s'il ne s'était pas interposé, » siffla Hermione alors qu'elle venait de prendre une ceinture pour faire un garrot improvisé le temps qu'ils arrivent à l'infirmerie. « Tu aurais du l'écouter quand il te disait d'écouter Hagrid ! Il ne faut pas insulter les hippogriffes. Crois-moi, là, tu as de sérieux ennuis parce qu'à cause de toi, un élève a été blessé ! »

« La ferme, sale Sang-de-Bourbes ! » cracha Malfoy. « Mon père en entendra parler ! »

« Et moi, je l'attends de pied ferme, ton père, » siffla Harry entre ses dents serrées, les yeux meurtriers alors qu'il tenait son bras contre lui.

'Maman, préviens Mme Pomfresh,' dit-il en sortant sa baguette.

'Okay, j'y fonce. Toi, ramène-toi vite à l'infirmerie.'

« Spero patronum. »

La biche argentée partit en détalant en direction du château sous les yeux émerveillés des élèves. Harry sentit que cela drainait progressivement sa magie mais il tint le coup. Il arriverait à tenir. Accompagné d'Hermione et Neville, il partit pour l'infirmerie tandis que les autres élèves se chargeaient d'un coté de prévenir Hagrid et de l'autre maintenir Malfoy et ses acolytes loin des hippogriffes. Une chose était sûre, avec tous les élèves contre lui, le blond allait sérieusement déguster cette fois-ci.

oO°OoO°Oo

Mme Pomfresh était en train de panser le bras d'Harry avec le plus de douceur possible quand Snape débarqua dans l'infirmerie avec colère.

« Potter ! » s'exclama-t-il en arrivant en trombe. « Est-ce que je pourrais avoir votre version des faits ? »

« Qu'est-ce que Malfoy a encore pu raconter comme inepties ? » soupira Hermione en secouant la tête. « Allez, je te laisse Harry. La prochaine fois que tu choisis de jouer au héros, sauve quelqu'un qui en vaut la peine. D'accord ? »

« D'accord. » Il fit une moue réflexive en la regardant sa meilleure amie avant qu'un sourire apparaissent sur son visage. « La prochaine fois, tu n'auras qu'à jouer la demoiselle en détresse et je serai ton preux chevalier en arm…. Aïe ! Mme Pomfresh ! Ca fait mal ! »

« Tu arrêteras de dire des bêtises comme cela, » fit-elle avec un sourire. « Merci d'avoir envoyé le patronus, cela m'a permis de tout rassembler à temps. »

« C'était le but. Merci à vous de m'avoir guéri. »

« Et qu'est-ce qu'il s'est passé ? » demanda Snape. « Mr Malfoy est en ce moment même en train de rédiger une lettre à son père pour faire renvoyer le garde-chasse et faire exécuter l'animal dangereux qui vous a attaqué ! »

« Déjà, il ne nous pas attaqué nous mais lui ! » répliqua Harry dans un soupir. « Je l'avais prévenu d'écouter attentivement le cours pour éviter cet incident et il n'a rien voulu entendre. Hagrid a très bien dit que les hippogriffes sont susceptibles et détestent être insultés. Et lui, comme un con, il a insulté Buck ! Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même ! Il a pas écouté ! Buck allait le frapper alors je me suis interposé, c'est tout ! Mais je vais envoyer moi-même un courrier à Lord Malfoy avec la véritable version des faits et il y a de nombreux témoins qui vont appuyer ma version des faits ! Hors de question qu'Hagrid se fasse renvoyer ou que Buck se fasse abattre juste parce qu'il n'est pas foutu d'écouter les consignes ! C'est comme s'il faisait exploser un chaudron en cours ! Non, c'est de sa faute ! »

Severus soupira en se pinçant l'arête du nez.

« J'enverrai moi-même une lettre à Lucius, » dit-il ensuite. « Poppy ? »

« Les plaies sont presque guéries. Il doit juste appliquer le baume sur les blessures matin et soir durant les trois prochains jours. Et il doit garder son bras le plus immobile possible pour laisser le temps à son os de se fortifier. L'animal lui a cassé le bras. »

« Il peut continuer à suivre les cours normalement ? »

« Oui. Mais il ne doit pas trop bouger son bras alors vas-y mollo avec lui en potions d'accord ? » dit Poppy en souriant au Maître des Potions.

Ce dernier fit un hochement de tête et partit en maugréant qu'il allait avoir une énième discussion houleuse avec un Lord en colère. Quand il fut sorti, l'infirmière se tourna immédiatement vers Harry.

« Explique-moi comment tu sais faire un patronus et surtout comment tu as fait en sorte que Lily se retrouve à être ce patronus, » dit-elle précipitamment mais avec un doux sourire sur les lèvres, rassurantes.

« Ben, en fait … »