Chapitre 42 : Lupin et Snape

L'incident avec l'hippogriffe fut très vite oublié et Harry avait reçu une lettre du Lord Malfoy. Ce dernier le remerciait d'avoir sauvé son fils et que s'il avait besoin de quoi que ce soit, il se ferait un 'plaisir' de l'y aider. Le jeune serpentard avait très bien compris que c'était pour pouvoir se débarrasser de la dette que la famille Malfoy avait dorénavant envers les Potter. Il pensait qu'Harry, vu sa jeunesse, allait en profiter mais malheureusement pour Lucius Malfoy, Harry était quelqu'un de très réfléchi et avait déjà une idée qui germait dans son esprit quant à la manière de demander remboursement. Après tout, Lucius Malfoy était un avocat très réputé et il était de notoriété publique qu'il n'appréciait pas Dumbledore ….

Il avait déjà un pion. Il ne restait plus qu'à placer les autres. En attendant, il suivait les cours. Il réfléchissait à la manière dont il devrait parler à Remus Lupin car il devait le rejoindre dans son bureau. Est-ce qu'il pouvait se permettre de tout lui dire ou est-ce qu'il devait faire attention à lui ? D'une certaine manière, il se doutait qu'il était toujours d'une certaine manière loyal aux Maraudeurs, sinon l'animagus de Sirius aurait été signalé. Mais d'un autre coté, il était du coté de Dumbledore. Difficile de savoir de quel coté l'homme était réellement …

'Tu verras bien ce soir après les cours, Harry,' l'encouragea Lily. 'Et je serais là aussi pour juger de sa fiabilité.'

Et le soir, le jeune serpentard se présenta au bureau du nouveau professeur de DCFM, non pas sans appréhension.

« Ah, bonsoir Harry, » fit joyeusement Remus Lupin en ouvrant la porte. « Merci, d'avoir accepté mon invitation. »

L'enfant fit un petit sourire et entra dans le bureau. Il s'installa et accepta volontiers la tasse de thé que le loup lui tendit.

« De quoi vouliez-vous me parler, professeur ? »

« De plusieurs choses en réalité, » répondit l'homme après avoir bu une gorgée de son propre thé. « Tu as raconté certaines choses à ton amie, Hermione. J'apprécierais assez bien que tu ne le racontes pas à d'autres personnes. »

« Hermione est ma seule amie, monsieur. Je n'ai pas l'intention de parler de votre petit problème de fourrure à qui que ce soit d'autre. Après tout, j'entends bien une Voix dans ma tête et on me prend pour un dingue quand on n'a pas besoin de moi alors … »

« Qui est cette Voix, Harry ? » fit Remus, curieux. « En général, c'est jamais bon signe d'en entendre. Tu prétends qu'elle n'est pas dangereuse. Mais c'est difficile pour nous d'en juger si on ne peut pas entendre ce qu'elle dit ou communiquer avec elle. »

« De toutes les personnes qui ont pris connaissance de son existence, vous êtes le premier professeur à venir me poser des questions ou vouloir communiquer avec elle. Les autres veulent que j'arrête de l'écouter, voire peut-être trouver un moyen de la faire taire, tel que je commence à connaître Dumbledore. »

« Le professeur Dumbledore, Harry, » réprimanda doucement Remus, songeur. « Qui est la Voix ? »

« A vous de trouver, monsieur. Mais si jamais vous découvrez son identité, n'en parlez à personne, je n'ai pas envie d'être un phénomène de foire. Enfin plus que d'habitude. »

« Je ne peux pas te promettre cela si je découvre qu'elle est dangereuse. »

« Elle ne l'est pas. Elle m'aide depuis mon plus jeune âge. »

« Est-ce que je peux lui parler directement ? Pour m'assurer de cela. »

« Elle vous écoute déjà, » fit Harry en haussant des épaules. « A vous de poser les questions, mais elle ne répondra pas de manière directe à chaque fois. Si toutefois, elle a envie de répondre. »

« C'est elle qui commande ? » demanda Remus en fronçant les sourcils.

« Oui et non. Cela dépend. Je suis totalement maître de mes mouvements et je peux faire tout ce que je veux mais je peux être réprimandé si je fais une bêtise ou félicité si je fais quelque chose de bien. C'est elle qui fait mon éducation. Elle me dit ce qui est bien et ce qui ne l'est pas. »

« Et qu'est-ce qui est bien et ce qui ne l'est pas ? »

'Beaucoup de choses le sont et d'autres pas. C'est vague comme question ça !' répondit Lily. 'Il va falloir être plus précis !'

« Je vois, » répondit Remus en se frottant le front en entendant la réponse de la bouche d'Harry. « Tu as un serpentard dans la tête. »

« Déjà c'est une, car c'est une femme. Et elle est une gryffondor. Au point que cela peut être pénible par moment. »

'Eh ! Tu as du sang et un tempérament de gryffondor toi aussi !'

« Ce n'est pas si mal d'être gryffondor, » dit Remus sans avoir entendu la remarque qu'Harry s'était bien gardé de transmettre. Elle était réservée pour lui uniquement. « Et de ce que j'ai entendu de toi, tu aurais eu parfaitement ta place chez les lions. »

« Oh ! M'en parlez pas ! D'un autre coté, j'aurais très certainement eu plus d'amis si j'y avais été réparti dès le départ. Mais je suis un serpentard dans l'âme alors je ne suis pas mécontent de ma maison. Juste de mes camarades en fait. »

« Ils t'en font baver, hein ? » demanda doucement le loup en reprenant une gorgée de son thé.

« Surtout un. Malfoy. Il pense que je veux lui faire de l'ombre alors que moi je veux la paix et la tranquillité. Et il me cherche des noises pour que je sois puni et il espère sans doute qu'un jour je sois renvoyé. Pas de chance pour lui, le professeur Snape commence à se réveiller. »

« Voudrais-tu m'expliquer ? »

Harry accepta volontiers. Il avait l'impression de parler avec un psy. Il n'en avait jamais rencontré mais il savait que sa tante en avait vu un et de la manière dont il l'avait entendue plus d'une fois parler de ses séances, cela y ressemblait. Il parla du manque de confiance qu'il avait envers les professeurs en général depuis la première année, ses rêves étranges et pour certains macabres, les avertissements qu'il avait plus d'une fois donnés sans que personne ne l'écoute. Du moins jusqu'à l'ouverture de la Chambre des secrets. Il parla également de ses gros problèmes avec Drago Malfoy et ses amis et pourquoi Snape ne faisait rien.

« Il te prenait pour James ?! » s'étonna Remus Lupin. « Merlin ! Il est évident que tu tiens plus de Lily que de lui. Quel aveugle ! » L'horloge dans la pièce se mit à sonner, attirant le regard du loup. « Vingt-et-une heure. Tu ferais mieux d'y aller, Harry. Autant t'éviter des ennuis avec Severus. »

« Merci. Au revoir, professeur. »

Harry sortit et prit directement le chemin des cachots. Il n'avait pas parlé plus que cela de la Voix sauf quand elle lui donnait des conseils ou lui enseignait des choses pour le permettre de se protéger et d'avancer. Et Lupin n'avait pas posé de questions directes à son sujet, cherchant juste à comprendre à son aise.

'Enfin un qui a compris directement ce qu'il doit faire,' dit-il à sa mère. 'Un serpentard qui va se faire battre par un gryffondor … C'est d'autant plus affligeant que c'est papa le serpentard, là …'

'Oui mais Remus a un avantage sur ton père.'

'Ah ?'

'Il utilise le loup qu'il a en lui. Il sait quand tu mens, il sait aussi quand tu te sens mal à l'aise ou sur tes gardes. Et c'est pour ça qu'il n'a pas été direct. Il cherche les réponses et c'est en discutant qu'il y arrive. Si tu le vois toutes les semaines, je lui donne jusqu'à Noël avant de découvrir le Poteau Rose !'

'Pari tenu !'

'Eh ! Mais j'ai pas parié !'

'Oh que si !'

'Non !'

Harry éclata de rire en descendant les escaliers. Cela allait peut-être être une relativement bonne année à Poudlard.

oO°OoO°Oo

Le lendemain de la pleine lune, Harry et Hermione partirent en cours en se demandant comment cela allait se passer. Allaient-ils avoir deux heures de fourche ou est-ce qu'un autre professeur allait assurer le cours ? En entrant dans la salle de DCFM, ils eurent leur réponse en la personne du professeur Snape dans ses éternelles capes noires et son regard sombre et froid.

« Bien, » fit le Maître des Potions alors que le dernier élève s'était installé. « Le professeur Lupin n'a laissé aucune indication sur les sujets qu'il vous a fait étudier jusqu'à présent … »

« Nous avons étudié les épouvantards, les strangulots, les …, » commença Hermione.

« Taisez-vous ! » l'interrompit sèchement Snape. « Je ne vous ai rien demandé. Je voulais simplement mettre en lumière le manque d'organisation du professeur Lupin. »

« Vu les deux professeurs qu'on s'est tapés avant, » commenta Harry. « Il est très bien. C'est le meilleur que nous ayons eu jusqu'à présent. »

Plusieurs élèves approuvèrent le commentaire d'Harry, tant chez les Gryffondors que chez les Serpentards.

« Vous vous contentez de peu. Lupin ne vous surcharge pas de travail. Apprendre à se défendre contre des strangulots est du niveau d'un élève de première année. » Snape prit le manuel d'un élève et le feuilleta. « Aujourd'hui, nous allons plutôt étudier … les loups-garous ! »

'Non ! Il ne va pas oser ?!' s'écria Lily.

'Apparemment oui, il vient de le faire,' répondit Harry en attrapant le bras d'Hermione pour la dissuader d'intervenir.

« Ouvrez vos livres page 394. Immédiatement ! »

Les élèves obéirent en échangeant des regards maussades et Harry fusilla son père du regard avant de le faire.

« Qui peut me dire la différence entre un animagus et un loup-garou ? »

Harry et Hermione levèrent la main. Voyant cela, Snape choisit d'interroger son serpent pour ne pas avoir à interroger une gryffondor.

« Un animagus est un homme qui choisit de se transformer en animal. Un loup-garou n'a pas le choix à chaque pleine lune. Il ne se souvient plus qui il est et pourrait tuer son meilleur ami s'il le croisait. De plus, il ne réagit qu'à l'appel de ses semblables. »

Malfoy imita le cri d'un loup juste avant de ricaner avec ses amis. Son rire mourut dans l'œuf au regard noir de Snape. Le reste du cours se passa en silence, les élèves prirent notes de ce qui était marqué dans le manuel et aussi de ce que le Maître des Potions ajoutait, jugeant l'ouvrage très largement incomplet. A la fin des deux heures, ils reçurent un devoir de deux rouleaux de parchemin sur la façon de reconnaître et de tuer les loups-garous.

Harry resta plus longtemps et attendit que le dernier élève soit sorti pour refermer la porte pour prendre la parole.

« Très malin de donner un cours sur les loups-garous, professeur, » dit-il en croisant le regard noir de son père. « Précisément le jour où le professeur Lupin est malade et où par une curieuse coïncidence c'est justement la pleine lune. Faites-le virer, professeur Snape, et on ne vous le pardonnera jamais ! »

Il sortit ensuite rejoindre sa meilleure amie en laissant son professeur de potions réfléchir à ce 'on' qui était très certainement le jeune Potter et la Voix.

'Donc la Voix connaît et apprécie Lupin. Où est-ce que c'est Potter qui apprécie Lupin ? En même temps il a vécu à Black pendant un mois … Ce cabot a sûrement raconté certaines histoires … ! Il a sûrement avoué à son filleul qu'il avait un loup-garou pour ami et qu'il l'utilisait pour effrayer les autres !'

oO°OoO°Oo

Harry et Hermione descendaient vers l'entrée de Poudlard. C'était le jour de la première sortie à Pré-au-Lard. Le serpentard tendit au professeur McGonagall son autorisation de sortie et cette dernière couina en voyant la signature.

« Mr Potter ! Je ne peux pas vous laisser sortir ! » dit-elle précipitamment.

« Et pourquoi donc, professeur ? » demanda Harry en se retournant. « Sirius est mon parrain. Par conséquent, il peut tout à fait signer ce formulaire. Passer une bonne journée. »

« Mais Potter … »

La professeur de métamorphose ne put continuer car le froid des détraqueurs commençait à se faire sentir. Les créatures s'étaient approchées en sentant que des jeunes gens aux souvenirs heureux plus qu'appétissants se rassemblaient au même endroit. Harry, qui s'entraînait régulièrement, sortit sa baguette et lança son patronus. Il ne s'épuisait plus aussi vite que cela en le créant. Et cela plaisait à sa mère de se dégourdir les pattes. Même si ce n'était qu'en image. Maintenant elle voyait avec ses propres yeux.

Tous autour de lui admirèrent la belle biche argentée qui marchait à ses cotés. En se rendant compte de la chaleur qu'elle générait et qu'elle repoussait les détraqueurs, les élèves se rapprochèrent du serpentard et, tous ensemble, ils se dirigèrent vers le village sorcier. McGonagall depuis le portail d'enceinte ne put s'empêcher une larme de couler en reconnaissant le patronus. Elle savait qui elle représentait. Sa douce lionne aux cheveux roux. Lily Evans.

Harry et Hermione profitèrent de leur samedi pour aller chez Honeydukes pour se faire une réserve de sucreries pour les moments de folies entre eux. Ils allèrent aussi refaire leur stock d'encre et de parchemin à la petite librairie-papeterie et restèrent un bon moment devant les rayons de livres. Harry alla aussi s'acheter de nouveaux gants et un bonnet pour l'hiver parce que les siens commençaient à se faire vieux et un peu petit. Il en profita pour se faire refaire un nouvel uniforme de Poudlard puisqu'il n'avait pas été chez Mme Guipure.

Les deux amis s'éloignèrent ensuite de la ville pour se diriger vers la Cabane hurlante. Harry s'était lancé sur eux deux un sortilège d'indifférence pour ne pas se faire repérer par Malfoy et sa bande. Ils s'arrêtèrent devant les barrières et discutèrent en mangeant quelques sucreries. En entendant un grognement de chien derrière lui, le jeune serpentard se retourna rapidement baguette en main.

« Patmol, on ne fait pas peur aux gens comme ça ! Vilain chien ! » dit-il en soupirant.

« Patmol ? » fit Hermione. « Oh. D'accord. Enchantée, » dit-elle en approchant.

Le chien aboya joyeusement et se laissa caresser par les deux enfants. Harry sortit un sac minuscule de sa poche et l'agrandit d'un coup de baguette.

« Je me doutais que tu serais là, » dit-il en souriant au chien. « Je suis passé par les cuisines. »

Il vit une étincelle dans les yeux gris du chien et l'animagus se dressa sur ses pattes arrières pour sauter sur son filleul et lui lécher le visage tout en remuant la queue de joie et d'amusement.

« Oh ! Pitié Patmol ! Tu baves ! Eurk ! C'est dégoutant ! Recurvite ! »

L'enfant tendit ensuite le sac au chien.

« Tout est sous sort de stase déjà. Ne t'inquiète pas. »

Sirius aboya et renifla le sac, essayant de deviner ce qu'il pouvait bien y avoir dedans. Soudain, une explosion retentit, venant du château, faisant sursauter tout le monde. Tous les regards se portèrent sur Poudlard.

« Oh mon Dieu ! Qu'est-ce que Fred et Georges ont encore fait ? ! »

« Fred et Georges ? » fit Harry les sourcils froncés en regardant sa meilleure amie. « Weasley ? »

« Oui, les jumeaux. Ils ne voulaient pas aller à Pré-au-Lard parce qu'ils avaient un truc sur le feu ! Non mais regarde ! Ca vient de la tour des gryffondors ! Cela ne peut être qu'eux ! »

« Vous feriez mieux d'aller voir ce qu'il se passe, » fit une voix masculine derrière eux.

Harry sourit et se retourna pour prendre son parrain dans ses bras.

« Merci pour la nourriture, Harry. »

« Cela t'évitera de voler. »

« Aller, filez. Si jamais tu as des nouvelles, passe près du Saule Cogneur. »

« Tu dors dans la Cabane hurlante ? »

« Non mais j'y passe souvent. Cela me rappelle quelques souvenirs. Cela me rend un peu nostalgique. »

« Des nouvelles de quoi ? » demanda Hermione.

« Pettigrow, » répondirent les deux autres en même temps.

« J'y travaille, Sirius. Mais pour le moment, j'ai peut-être déjà un plan pour le procès. »

« Ah ? »

« Je pensais nous faire représenter par Lucius Malfoy. Son fils a une dette envers moi. »

« Petit malin. Et comment tu as fait pour la dette. »

« Le con s'est jeté devant un hippogriffe pour le sauver ! » fit Hermione en lançant un regard lourd au serpentard. Sirius écarquilla les yeux, une lueur d'inquiétude dans le regard.

« Eh ! Maman était d'accord ! »

'Pas que tu te fasses charc… »

« Quelqu'un vient ! » fit Sirius avant de précipitamment se retransformer en chien, de prendre le sac et de partir.

« Tiens tiens, » fit Malfoy en arrivant avec ses amis. « Vous cherchez la maison de vos rêves ? »

« Malfoy, lâche-moi, c'est lassant, » soupira Harry.

« Je vais profiter que nous soyons seuls et à l'extérieur de Poudlard pour te régler ton compte ! »

« Tu as une dette envers moi, Malfoy ! » cracha Harry. « Ton père ne sera pas heureux d'apprendre la manière dont tu traites la personne qui a sauvé ta vie ! »

« Et pourquoi tu l'as fait ?! Tu veux de l'argent ? Mon influence ? »

« Rien de tout cela m'intéresse ! Tu me connais bien mal ! J'ai suffisamment d'argent pour vivre tranquillement ma vie et j'ai, malheureusement, ma célébrité. Non, je t'ai sauvé seulement parce que moi, au moins, j'appliquer les règles de la maison serpentard ! Rappelle-moi quelle est la règle numéro un, Malfoy ! »

Le blond fusilla sa nemesis de son regard acier mais ne répondit rien.

« Crabbe ? Goyle ? La règle numéro un ? » Aucun des deux ne répondirent. Harry soupira. « Hermione ? »

« A ce qu'il parait ce serait un truc style les trois mousquetaires. 'Nous sommes un. Serpentard est la maison.' »

« La ferme, Sang-de-Bourbe ! »

Harry et Hermione se regardèrent et haussèrent des épaules en même temps. Ils regardèrent à nouveau le château et prirent le chemin du retour en ignorant royalement le blond. Ce dernier n'apprécia pas et sortit sa baguette.

« Si tu n'as pas envie d'être stupéfixé, » fit Harry en se protégeant du maléfice cuisant. « Je te conseille de ne pas en lancer un autre. Parce que sinon, j'attends ce soir en fin de soirée pour prévenir Snape afin qu'il vienne te chercher. Et on ne sait jamais quel genre de créatures rodent la nuit … »

Il ricana en continuant son chemin. Hermione se mordait la langue pour ne pas éclater de rire et Lily était aux anges. Malfoy et ses amis étaient légèrement blancs et partirent le plus loin possible d'Harry et de la Cabane Hurlante. Mais le jeune serpentard savait que ce n'était que partie remise. Un jour ou l'autre, Malfoy aurait du répondant à nouveau.

Sur le chemin qui remontait vers le château, il n'y avait presque personne. En approchant des grilles, Harry relança son patronus pour se protéger des détraqueurs et sa mère vint se poster entre lui et Hermione.

« Je me demande ce que les jumeaux Weasley ont fait pour qu'il y ait une explosion pareille, » dit la biche. « La dernière en date, du moins à ma connaissance, c'était James et Sirius qui l'avaient causée. Tous leur dortoir avait brûlé et tous les garçons de cinquième à l'époque ont du dormir chez les Poufsouffles. »

« Des élèves peuvent dormir dans un autre dortoir que le leur, » s'étonna Harry.

« Quand les circonstances l'exigent, oui. »

« Cela pourrait être super si les Gryffondors se retrouvaient à Serpentard, » commenta pensivement Harry. « Cela permettrait d'avoir Croutard à portée de main. »

« L'idée est pas mal mais ce serait une cohabitation explosive à coup sûr. »

« On a l'habitude, » sourirent les deux amis.