Coucou ! Oui, encore moi, oui ! quoi, y'a un problème ! Moi qui allait poster un chapitre ! Et un long, en plus !
Le plus lon que j'ai écris jusqu'à maintenant, ça mérite une ovation, ça!
Profitez-en, c'est sans doute le dernier (ou avant-dernier) avant que je reprenne les cours, et alors j'aurais beaucoup beaucoup moins de temps libre….
Et faut croire que je suis particulièrement inspiré en ce moment, moi….
Bon, déjà, j'ai essayé de me concentrer sur l'humour dans ce chapitre ! Donc, mis à part le début avec Sabo et la fin avec Law, si vous ne riez pas, c'est qu'un extraterrestre ai pris possession de votre cerveau à votre insus pour en apprendre plus sur la nature humaine et vous la rendu très abimé alors que vous dormiez….
Ouuuuu c'est pas drôle. Mais ça ce n'est pas possible. Soyons réaliste, enfin. *wonder-smile*
Merci pour toutes les reviews et j'espère comme toujours que ce chapitre vous plaira !^^
Bonne lecture !
Et Sabo ? Sabo ? Quid du petit Sabo, perdu dans les couloirs, la mine basse et l'œil humide ? Que faisait-il, Marco, alors que tout était en train de se poser loin de lui ?
Sabo marchait, tout simplement. Il avait besoin de réfléchir. De faire le point.
Que lui était-il arrivé ?
Evidemment, quand Luffy et Ace étaient partis en direction de la cuisine, qu'ils trouvaient toujours assez miraculeusement, il les avait suivis.
Avant de s'arrêter brusquement.
Se rendant compte d'une chose si horrible, si évidente et si bête qu'il en fut cloué sur place.
Il n'avait pas faim.
Il n'avait. pas. faim.
Ce qui n'avait rien d'exceptionnel, en soi, vu que quelques heures à peine s'étaient écoulés depuis leur petit-déjeuner sur l'île des hommes-poissons. Mais bien sûr, pour des D, ça ne suffisait pas.
Mais, lui, humain normalement constitué, il n'avait pas faim.
Bon.
Mais alors pourquoi allait-il, non, pourquoi courait-il, vers la cuisine ?
Pour suivre ses frères. encore.
Parfais. cela aurait dû le satisfaire.
Mais pourtant, cela le rendit étrangement triste.
Et il errait, maintenant, en se demandant par extension, pourquoi il était là ?
Pourquoi était-il sur ce navire ?
Pour suivre ses frères.
Pourquoi avait-il décidé de ne pas rentrer à East Blue ?
Parce que ses frères l'avaient convaincu de rester.
Chaque réponse le faisait baisser un peu plus la tête.
Il les aimait. Ils les adoraient, les admiraient, les protégeaient, les conseillaient.
Il les aimait. Il ne douta pas une seule fois de ce fait.
Celui qui lui aurait dit le contraire était un idiot.
Il les aimait, et voulaient rester avec eux.
Mais….
Mais quoi ?
Il ne savait pas. Ou avait peur de l'admettre. Peur que tout se mette à changer, peur que sa fraternité se brise, peur de tout perdre, de les perdre, sil il laissait libre court à sa tempête intérieur, à ses sentiments refoulés….
Mais….
Il était seul dans ce couloir seul dans cette pièce qu'il avait ouvert au hasard, seul dans sa tête….
Alors il se l'avoua.
Mais parfois, il se sentait différend de ses frères.
A quoi était-ce dû ? Etait-ce une simple raison de leur apparence ? Est-ce à cause de cette étrange lettre dans leur nom qui l'avait toujours intrigué ?
Où au niveau de leur personnalité ?
Ace et Luffy fonçait sans réfléchir face au danger. Il prenait le temps de peser le pour et le contre avant chaque décision.
Ace et Luffy pouvaient avaler autant de nourriture qu'il le voulait. Sabo, même s'il se défendait dans ce domaine, ne pourrait sans doute jamais comprendre comment on pouvait avoir faim alors qu'on venait de manger.
Mais le pire….c'était les autres. Depuis qu'ils avaient commencés ce voyage, cela lui avaient sautés aux yeux et au cœur.
Il avait vus la manière dont Jimbei et la reine, ainsi que Crocus avaient regardés Ace.
Il avait vus la façon dont Luffy s'était attiré les regards de Crocus, et l'affection de tous ceux qu'ils croisaient.
Ils avaient tous les deux des qualités qui n'avaient laissés personne indifférent.
Mais lui…Sabo….Sabo avaient parfois l'impression d'être invisible.
Pas qu'on lui marchait dessus. On le voyait, on lui parlait….mais les adultes ne s'arrêtaient jamais à lui et revenaient toujours à ses frères.
Pourquoi ? Il avait des qualités, il le savait….alors pourquoi ?
Etait-il tant que ça sans valeur à leur yeux ?
Alors tous les adultes pensaient comme ses parents ?
Comme son père ?
Sabo aimait ses frères. Mais…depuis ce fichu Nouveau Monde, il se sentait oublié.
Parce que, coincé entre les deux D, entre un ainé fils du roi des pirates qui attirait l'admiration des combattants, et un cadet, soleil vivant, que tout le monde aimait, Sabo, les adultes l'oubliaient.
-Snif…
Et voilà, comme un abruti, il se rendait malheureux tout seul ! C'était si stupide, pourquoi maintenant, pourquoi ? Tout aurait pu être si simple….
Il ne vit pas la porte s'ouvrir, il ne sentit pas les pas s'approcher.
Il sentit à peine la main sur son épaule.
-Sabo ?
Ce n'est que lorsque on l'appela qu'il sursauta, essuya rapidement ses yeux.
Mais depuis ce matin, Marco semblait avoir l'habitude des enfants qui craquent.
-Sabo, ça va ?
Le petit se releva, les yeux troubles.
-On te recherchait. Tes frères étaient inquiets.
Sabo se sentit encore plus honteux. Quel imbécile, à cause de lui, il les avait laissé angoisser pour rien ! Il était certain que ce pleurnichard de Luffy était en train de pleurer en ce moment !
-tu es certain que ça va, Répéta le commandant, pas dupe.
-Oui. Merci, répondit-il d'un ton glacial au blond.
Il se dirigea d'un pas rageur vers la sortie.
Il allait ouvrir la porte, quand il entendit une voix derrière lui.
-C'est à cause d'eux que tu pleures, pas vrai ?
Là, tout de même, Sabo fut scié. Il se retourna d'un bloc :
-Mais…comment….
-Ça doit vouloir dire oui, fit Marco, avec un demi-sourire.
-Comment tu as deviné ?
-Mmm….j'en sais rien.
Sabo se retint de tomber à la renverse face à une réponse si franche.
-Tu sais, ici nous sommes tous une grande famille. Moi je suis leur premier commandant, et leur grand frère. C'est comme de l'instinct.
L'enfant, estomaqué, ne bougeait plus. Marco s'accroupit devant lui.
-Et qu'est-ce qui ne vas pas avec eux ?
-Rien.
Beaucoup trop rapide pour être honnête.
-Je ne vais pas leur répéter tu sais.
-Je t'ais dit qu'il n'y avait rien ! Dit Sabo en élevant la voix malgré lui.
Evidemment, ce serait plus crédible s'il arrivait à regarder Marco dans les yeux.
Marco ferma les yeux. Il ne connaissait que trop bien cette attitude-là. Il l'avait adopté depuis si longtemps. Depuis ce jour-là…
-Marco ! Tu vas bien ?
-Qu'est-ce qui s'est passé, bon sang ? C'est quoi tous ces cadavres ?
-Qu'est-ce qui….
-Rien.
-Mais, Marco !
-Il ne s'est rien passé. Tout va bien.
L'adulte secoua la tête. Il ne voulait plus revoir ça. Ce n'était pas le moment. Ce n'était pas lui le problème.
Il avait compris que Sabo ne parlerait pas à un étranger d'une chose si personnelle comme ça. Alors il fallait l'aider.
Toujours les yeux clos, le fil des mots s'échappa de ses lèvres, trop lourds pour le retenir.
-Dire toujours la même chose. Sans réfléchir, car parfois un moment d'hésitation suffit à éclater en sanglot : Tout va bien.
Je délire à plein tubes, songea-t-il, putain, qu'est-ce qui me prends ?! Le gamin va juste me prendre pour un cinglé et dégager !
Pourtant il continua.
Pourtant Sabo écoutait.
-Le plus dur, c'est de se forcer à sourire. Ecarter ses lèvres sans que ça dégénère en grimace. C'est ridicule. C'est vraiment un effort surhumain, et en plus ça rend triste de sourire sans en avoir envie. Mais il faut le faire, et au bout d'un moment, on ne le fait plus pour ne pas inquiétez nos proche, mais parce que on a peur qu'il découvre qu'on va mal, qu'on a mal, et qu'on les perde.
Sabo écoutait, subjugué et ému.
-Alors….alors écoute-moi, s'il te plait.
L'enfant était fasciné par la transformation de Marco. Comme ses épaules s'affaissait, comme ses yeux semblaient ternes et fuyants, comme il semblait vieux, si vieux, tout à coup…
-C'est ce qui va t'arriver si tu gardes tout pour toi. Un jour tout ce que tu auras accumulé sortira, et tu n'arriveras pas à retenir, et ça fera autant de mal à toi qu'aux autres.
-Tu es comme ça depuis combien de temps ? Murmura Sabo, tout à coup effrayé.
L'autre lui sourit. En se forçant.
-Un an.
Sabo avait de nouveau les larmes aux yeux. Cet abruti d'ananas savait s'y prendre pour émouvoir les gens ! Il secoua lentement la tête, d'une façon qui signifiait son désarroi, son incompréhension, son empathie, et il murmura à nouveau :
-Pourquoi ?
Marco sentit lui aussi des petits couteaux lui picoter les yeux. Mais il ne voulait pas pleurer. Pas devant un enfant.
Il aurait pu ne pas répondre. Il aurait pu mentir. Mais, il était las. Et Sabo lui semblait, tout à coup, la personne idéale pour les confidences.
Il ne le reverrait plus jamais après de toute façon.
Et plus que tout, il avait besoin de parler. Maintenant.
-A cause d'un frère.
Sabo déglutit.
-On….on s'était perdu de vue depuis….longtemps. Très longtemps.
Marco parlait, tout en veillant à ne pas trop en dire.
-Et quand nous nous sommes revus….Nous avions changés tous les deux. Et….
Sa voix se cassa.
-Nos retrouvailles ne se sont pas passées comme je l'espérais.
Il ne pouvait pas y avoir de plus grands euphémismes pour décrire le désastre et la déchirure que ça avait été.
Silence. Un silence où Marco été perdue dans ses souvenirs, et où Sabo en profita pour s'essuyer les yeux.
Puis, l'apothéose se concrétisa par le phénix qui murmura, en se désignant d'un doigt tremblant :
-Tu veux finir comme moi ?
Sabo ne répondit rien. Il n'y avait rien à répondre. Juste à déplorer et à se promettre.
Alors il se promit de rester fort, de plus s'écouter, de ne plus se laisser être mis de côté, de protéger ses frères pour ne jamais les perdre, et à la fin de chaque résolution, il se redressait un peu plus.
-Allez, va les voir, tes frères, ils sont perdus sans toi, crois-moi…. ces deux imbéciles, entre Ace qui croyaient qu'on t'avait kidnappé et Luffy qui fouillait sous les meubles au cas où tu aurais été cherché un bout de fromage sous une commode.
Sabo rit, en redressant son chapeau haut-de-forme. Il lui était reconnaissant de ne pas avoir avoué que Luffy avait pleuré toutes les larmes de son cœur et qu'Ace avait pété un câble sous la pression.
Ça va, il les connaissait ses frangins.
Ses précieux frangins.
-Merci. Merci beaucoup.
-Ce n'est rien, répondit Marco.
-Au contraire. C'est vraiment beaucoup.
-Allez, viens. Je vais te présenter à notre père. Tu vas voir, les histoires de famille comme la tienne, ça l'intéressera surement.
Ils allèrent vers la porte. Regonflés à bloc.
Mais avant de l'ouvrir, tout de même, Sabo décida de poser une dernière question :
-Comment il s'appelait ? Votre frère ?
Il ne se rendait même pas compte que soudain il le vouvoyait.
-…
-Vous... Vous n'êtes pas obligés de répondre, bien sûr.
Après tout, lui aussi serait restés muet si on lui avait demandé d'où il venait. Il ne voulait rien avoir à faire avec ces nobles puants.
-Aki.
Sabo hocha la tête, et ils franchirent la porte….
Pour se faire attaquer par deux enfants qui se jetèrent sur le plus petit.
-Sabo ! Mais t'étais où ?! Pleurnichait Luffy, les larmes aux yeux.
-Bah, là.
-Mais tu nous as foutu une de ces trouilles, baka ! Hurla la furie dénommé Ace, en jetant son poing sur la tête du blond.
-Aie ! Mais ça va pas ?!
-On s'inquiétait, figure-toi ! Reprit l'ainé.
-Je…je sais Ace. Désolé, je me sentais un peu triste, c'est tout, et….
-Quoi ?!
Le cri que poussa Luffy fut déchirant. Autant pour leur cœur que pour leur oreille.
-Mais ça ne va pas ? Pourquoi tu ne nous en as pas parlé ? Tu avais quoi ? Criait à son tour Ace.
-Rien. Tout va bien.
Marco, accoudé à la porte à l'arrière-plan releva une tête légèrement paniqué. Mais il avait parlé dans le vide pendant 10 minutes ou quoi ?
-Tu es vraiment sûr, reprit le brun en lorgnant d'un œil rogue Marco. S'il t'a fait quoi que ce soit, je te jure que je vais le….
-Non ! Non ! S'affola Sabo. Au….au contraire, il voulait….
Il s'arrêta. Il savait que ni lui ni Marco n'avaient envie de parler de cette discussion qui n'appartenait qu'à eux deux.
-Il voulait me retrouver. Parce que vous aviez l'air inquiet.
-Mouais….fit Ace, peu convaincu, en lançant un dernier regard meurtrier au commandant avant de se détourner de lui.
-J'ai toujours su que les fruits avaient un bon cœur ! S'exclama Luffy, un énorme sourire aux lèvres.
Ses ainés ricanèrent, Marco quant à lui, préféra se dire que ça avait le mérite de faire rire Sabo que de répliquer.
-Maintenant que vous êtes là, tout va bien. Vous m'avez manqué, vous savez. dit Sabo.
Ok. Sabo était parfois mis à l'écart. Parfois, il se sentait très différent d'Ace et Luffy. Mais au fond, ça pouvait lui convenir. Tant que…
-Tant qu'on est ensemble, libre et en serrant les coudes, tout ira bien, pas vrai ? C'est bien ce que tu nous as dit, Ace ?
-Sabo ! Fit Luffy en se collant à son grand frère.
Ace, lui, clignait un peu trop souvent des yeux au goût de Marco.
Avant de se rajouter à l'étreinte.
-Eh bien, regardez-moi ces trois-là ! fit une voix hilare. Ils s'embrassent comme s'ils ne s'étaient pas vu depuis des années !
Tatch s'avançait, vers les enfants, quelque chose dans les mains.
-Ces gamins sont vraiment incroyables, franchement, ça ne me dérangerait pas qu'ils restent un peu plus longtemps que nécessaires.
A ces mots, Marco, dans l'indifférence générale des enfants, sentit son cœur s'accélérer, et s'accouda encore plus au chambranle, en fermant les yeux.
Tatch se précipita vers lui. Pendant ce temps, Luffy se rendit compte de quelque chose :
-Ace ! Du coup, Sabo, il n'a pas mangé !
-C'est vrai !
-non, t'inquiètes, Lu'. Je n'avais pas faim.
Le petit fit une drôle de tête pendant quelques secondes, avant de regarder le blond avec des yeux admirateurs :
-je ne sais pas comment tu fais ! Ça faisait…..deux heures faciles qu'on n' avaient rien mangés !
-Tu es bizarre….appuya Ace.
Pendant leur échange, le quatrième commandant se pencha vers son meilleur ami qui rouvrit les yeux.
-j'imagine que vous avez discuté entre blond ?
Il essayait de prendre le ton de la plaisanterie, en tentant de ne pas penser à l'état de délabrement dans laquelle Marco se trouvait.
Un Marco avec 30 ans de plus, se dit Tatch.
Le blond avait acquiescé en hochant la tête. Tatch en voulait pas savoir à quoi il pensait quand il était dans cet état-là.
-Je me doutais bien.
Il lui tendit ce qu'il tenait dans la main.
-Alors dans le doute je t'ai préparé toute une cafetière.
-Tu as très bien fait, merci, marmonna Marco en se servant une tasse de café fumant.
Mmm….son cœur reprit son rythme normal, il se détendit.
Quand il rouvrit les yeux, il sourit à Tatch.
Cette belle quiétude fut percée par des cris, des bruits d'objets cassés, des injures, et finalement un rouquin accompagné d'un petit blond au casque rayé, qui courait dans les couloirs, soulevant la poussière que les bas gradés avaient cachés sous le tapis.
Marco se fit note mentale de vérifier qui était de corvée de nettoyage pour rallonger un petit peu leur peine.
Les deux petites silhouettes, criaient dans leur courses, étirant leurs mots:
-Eustass Kid ne fuuuiit paass, il se replit stratégiquemeeeeennnnttt !
-Oui, captaiiiinn !
Ils furent rapidement suivis par Curiel, qui les suivaient, avec des yeux qui les firent froids dans le dos :
-Reviens là, mon fruit !
Il tenait quelque chose d'assez long à la main, que les commandants assimilèrent comme Haruta. Curiel l'avait détaché, mais il lui avait peine pris la main pour l'aider qu'ils avaient vus passer son fruit sous la forme de Kid près de lui.
Il s'était aussitôt lancé à sa poursuite. Sans lâcher la main d'Haruta qui se retrouvait embarquée malgré elle dans une autre histoire de dingue. Bien sûr, ça aurait fait perdre de précieux dixièmes de secondes de la relâcher, il n'allait pas perdre du temps pour si peu !
-Lâcha-moi, Curielll ! S'égosillait la commandante.
-Jamais ! Lui répondit l'autre. La seule chose qu'il lâcha, ce fut son regard dément sur Haruta, qui frissonna.
Elle ne savait pas ce qu'avais fait ce roux, mais elle le plaignait.
Enfin, fermant la marche, ou plutôt, la course, Izou s'était jeté à la poursuite de son collègue.
-Arrête Curiel, tu sais bien que même si tu l'attrapes, tu ne pourras pas l'avoir, ton fruit !
Lui aussi plaignait grandement Kid.
Même s'il était moche. Mais la nature ne pouvait pas donner à tous la grande beauté qu'elle lui avait octroyé, que voulez-vous.
Bref, voilà, une course-poursuite cocasse en cette journée ensoleillée.
Les trois frères, ainsi que Tatch et Marco observaient le cortège, amusés pour certains, désespéré pour d'autre, et comme il semblait que leur chemin se constituait uniquement de ce couloir (enfin, on ne voyait plus grand-chose avec toute cette poussière. L'équipe de nettoyage allait vraiment prendre cher !), Marco décida de les stopper de sa bonne vieille méthode, plagié par Nami, mais de manière beaucoup plus agaçante :
Frapper tout le monde. Il ne l'utilisait que quand il était en colère, et ses nerfs étaient mis à rude épreuve depuis ce matin.
Bon, étant donné les deux enfants dont il commençait à se méfier comme de la peste (une autre crise de larmes et il partait pour une très grosse dépression), le tout le monde se cantonna à curiel, qui éait de tout façon, celui qui le méritait le plus, nous en conviendront.
Il paierait pour les autres.
Haruta aussi se prit la salve de coups, mais elle c'était pas pareil. Elle l'avait embêter.
Non de dieu, si on laisse Haruta se faire boxer une autre fois, Barbe-Blanche devra trouver un autre commandant !
-tiens, la tulipe et Barbie casqué sont revenus, dit Ace en se curant le nez.
-Tu n'avais pas élevé le rouquin à « maitre des insultes » dans un chapitre ultérieur ?
-J'vois pas de quoi tu parles.
Les deux concernés, eux, ne voyaient que trop bien :
-La tulipe ?!
-Ba….barbie ?
-Tiens, on dirait qu'ils ont biens assimilés leur surnoms, remarqua Sabo en souriant.
-Mais je vais les crever ! Fulminai Kid.
Kid ne fit rien du tout. Car Marco l'envoya nettoyer la poussière du plancher avec ses cheveux grâce à un coup bien placé sur le crâne.
-Captain, cria Killer, qui devrait vraiment remettre en question l'utilité qu'il a dans cette histoire.
-Arg….Ca va Killer ! Mais maintenant c'est lui que je vais crever !
Deuxième coup bien placé.
-Captain, remarqua fort utilement le blond, je crois que vous devriez vous calmer !
-Jamais.
Troisième coup, troisième bosse. Les commandants se mirent à s'inquiéter de la survie du roux.
Une rumeur circule qu'un jour, quelqu'un avait été assez fou pour sortir de ses gonds Marco qui l'avait frappé 4 fois.
On ne l'avait plus jamais revu. Les plus optimistes assurent que, traumatisé, il s'était retiré de la piraterie pour élever des lamas, certains, plus sinistres, affirment qu'on l'a enterré un soir sans lune.
Dans tous les cas, on ne parlait plus qu'à lui que la main sur le cœur. En hommage.
-Pourquoi ils mettent leur main comme ça ? Demanda Luffy ? ils ont mal au cœur ?
-Je crois plutôt qu'il rende hommage à la stupidité de la tulipe, répondit Sabo.
-Stupide ? Il est plutôt courageux ! répliqua Ace.
-Malheureusement, ça va souvent de pair, déplora l'ancien noble.
-Il est fort ! S'écria Luffy, en souriant.
-Ca, c'est sûr, marmonna Tatch, se prendre trois coups de notre maman-poule catcheuse, et s'en sortir….
-Plus qu'un seul….fit Izou à mi-voix.
Les commandants tremblèrent en cœur.
Luffy cligna des yeux. Décidemment, ils étaient très rigolos, les gens sur ce navire ! Ils ont souvent la même réaction ! Peut-être que quelqu'un les contrôle en secret ? Le chapeau de paille se promit d'ouvrir l'œil sur les prochaines personnes suspectes qui pourraient contrôler les pirates dans l'ombre.
Pendant que Luffy était certain de découvrir l'origine du complot mondial, Marco s'approcha de Tatch en faisant craquer ses poings.
-Heu, mon frère, peace !
Mais le frangin continuait de s'approcher. Le cuisinier, lui, reculait
-A l'aide les gars !
Malheureusement pour lui, Izou empêchait Curiel de profiter du momentanée….heu….somme de Kid pour voir si il n'y avait pas un moyen de lui voler son fruit. Quant à Haruta, elle n'avait pas oublié la fois où on l'avait laissé seule avec Marco. Tatch n'avait qu'à se débrouiller !
Non mais !
Le cuisinier avait reculé jusqu'au un mur, et Marco se rapprochait, lentement….deux mètres, un mètres….Il lève le poing en face de lui….
-Heu….tu veux du café ?
Il avait sorti d'on ne sait où un thermos.
Le phénix sembla hésiter un instant, mais décida que sa santé mentale valait mieux qu'une petite vengeance.
Il s'empara du liquide.
Et puis si Tatch trépassait, il n'y aurait personne pour lui faire son petit café à lui, dont il en a tant besoin….
Il demandera à son camarade de former quelqu'un, comme ça, il pourra le bourrer de coups sans risquer de se priver de sa boisson.
Bien sûr, Tatch n'acceptera jamais de livrer sa recette secrete, mais avec de bonnes droites….
Et finalement on arrivait au même problème. Quel paradoxe.
Hum, en plus il était vraiment bon, celui-là….
Fusse un hasard ? A la seconde même où le second poussa ce soupir de détente, Kid revint à la vie.
Sous les cris de Killer, il se leva, épousseta ses cheveux couverts de poussières, dit que ça allait, merci, mais étrangement se garda bien de profaner des menaces contre Marco.
Kid serait-il en train d'apprendre l'instinct de survie ?
Incroyable.
Ou peut-être que les poings de Marco était doté d'un pouvoir qui insufflait un peu d'intelligence ?
Par égard pour les très maigres capacités cognitives de Luffy, nous ne lui révéleront pas cette éventualité. Le pauvre a déjà bien à faire avec sa tout nouvelle théorie de « les pirates du navire-baleine sont contrôlés par quelqu'un ».
-Heu, Luffy, tu m'as l'air particulièrement rouge, grimaça Ace.
-Tu n'essaierais pas réfléchir par hasard ? S'enquit Sabo, suspicieux.
-Heu….Non ?
-Ce n'est pas un défaut, tu sais, soupira le blond.
Ce qui fut un peu contredit par Ace qui s'exclama :
-t'es dingue Luffy, tu veux mourir ou quoi, tu sais bien que c'est dangereux !
-Mais c'est important de réfléchir, sinon on ne survit pas longtemps pas longtemps dans le Nouveau-Monde, objecta timidement Killer.
Sabo et Marco s'apprêtèrent à aller lui faire un câlin, heureux d'avoir trouvé un autre être sensé (Luffy ne se rendant pas compte qu'ils l'étaient, ne pouvait pas émettre l'hypothèse que les blonds étaient plus intelligents, contrairement au stéréotype, mais c'est sans doute mieux ainsi).
Mais leur enthousiasmes fut douchés par Ace, qui gueula sur le pauvre enfant masqué :
-Toi on ne t'a sonné !
Luffy se remit à respirer, ce qui voulait sans doute dire qu'il arrêtait de réfléchir.
Killer, larmoyant sous son masque, bien que personne ne puisse le savoir, alla se cacher derrière le dos de Kid, qui envoyait lui aussi un regard meurtrier au deux autres blonds qui voulaient dire : « vous le touchez, vous êtes morts. »
Une autre trêve, très vite coupé par une terrible nouvelle : Marco avait fini son café.
Merde. Il allait redevenir lui-même.
-Alors….On va procéder par ordre.
Qu'est-ce que je disais.
-Pour commencer, chacun va me dire ce qu'il fait ici.
Il visait surtout le groupe de nouveaux venus dans le couloir, mais les autres s'inclurent, et ça commença mal, vu que les trois frères se regardèrent :
-Mais qu'est-ce qu'on fait là, en fait ?
Marco, Haruta, et Tatch tombèrent à la renverse. Les deux autres commandants, eux , avaient déjà donnés avec les deux K (on dit bien D, pourquoi pas k ?!).
-Nous avons suivis celui qui nous as sauvés la mise dans la base navale (Kid et Ace protestèrent, mais il ne les écouta pas), parce que il nous a offert la protection de l'homme le plus puissant du monde, parce qu'il était censé, et qu'il savait où aller, énuméra Sabo, ce qui valut un coup de tête de Marco qui aurait ça de moins à expliquer.
-C'est trop léger comme explication, coupa Ace.
Les commandants tombèrent à la renverse. (À ce rythme, le sol sera nickel).
-Mais c'est une excellente explication ! Crièrent Haruta, Tatch, Izou, et Curiel.
On avait un peu oublié ce dernier, mais il faut dire que pour qu'il foute la paix à Kid, Izou a dû l'assommer avec la crosse de son arme, alors….
En tout cas, la théorie de Luffy s'en fut renforcée. La même réaction, encore ! C'était trop pour être une simple coïncidence.
Seul Marco échappait à la règle, se pinçant l'arête du nez et se maudissant d'avoir fini le café.
Mais Luffy ne le soupçonnait pas. Pourquoi ? Parce qu'il l'aimait bien.
Et qu'il avait bien vu le changement de Sabo à l'égard du commandant.
Luffy était étrange. Il ne voyait pas les choses les plus évidentes, les plus sensées, mais une sorte de sixième sens lui permettait de déceler tout de suite les choses presque invisibles.
Il fut le seul à remarquer les regards que lançait son frère au commandant.
Par contre il n'eut pas le bon sens de se dire que ce changement avait eu t lieux pendant l'absence de Sabo quand il avait rencontré Marco.
C'était la logique de Luffy, et elle était peut-être plus précieuse qu'elle n'en avait l'air.
Mais son sixième sens n'aida pas Luffy à trouver la réponse à la question que ce posait son ainé : « mais putain de bordel, qu'est-ce qu'ils foutaient sur ce putain de navire, entourés de putains de serpillères bizarres aux coupes chelous de pirates de merde ?! A la con. »
Je cite.
Killer, charitablement, sortit de derrière Kid, pour leur donner une idée de réponse. Ça avait marché avec Kid, pourquoi pas avec les autres ?
-C'est pour prouver votre valeur et votre force aux pirates les plus puissants de ce monde ?
-Les plus puissants ? On parle des mêmes pirates, là ? Fit Ace.
-Eyh ! se s'écrièrent les commandants.
(Une autre réaction en chaine ! Mais il voulait encourager Luffy ou quoi ?)
-C'est super cool comme raison ! Cria Luffy, un sourire lui fendant le visage en deux.
-Ouais, c'est vrai, c'est exactement ça ! T'es génial, en fait, Super-masqué ! Dit l'autre brun, finalement conquis, et faisant rougir Killer.
-Je suis sûr que tu vas l'appeler Barbie dans deux heures, marmonna Sabo, vexé.
-BREF ! Cria soudain Marco, qui n'avait pas vraiment eu le droit à la parole.
C'était qui le premier commandant, à la fin ?!
-donc, merci pour cette réponse éclairée bien que non-voulue et totalement inutile, Kid, arrête de faire ce geste, s'il te plait, mais j'aimerais plutôt me tourner vers les autres, si vous voyez ce que je veux dire.
-Mais tu sais déjà comment je suis arrivée là, moi, s'écria Tatch.
-Il veut peut-être qu'on lui explique tout encore ? Suggéra Haruta.
-Mais pas vous ! Se désolait le blond.
Tatch chercha dans le doute une autre thermos de café, mais malheureusement, aucune n'apparut miraculeusement dans ses mains cette fois pour les sauver de la crise de nerf. Il se promit d'en faire toute une marmite et de faire tomber Marco dedans si ça pouvait permettre des effets permanents.
Izou, qui sous ses airs hautains et vantard, était assez responsable (pour un commandant shirohige, entendons-nous bien) et qui ne voulait pas qu'une bosse détruise sa coiffure, résuma la situation, certes assez bizarres mais on n'est plus à ça près :
-On a rencontré ces deux-là dans la salle d'arme. Le rouquin m'a montré un peu ce qu'il valait côté combat, Curiel et moi l'avons trouvés fort sympathique, lui et son copain, aussi nous avons décidé de les laisser séjourner, temporairement, cela s'entends, à bord de notre chère embarcation :
-Abrège, par pitié, Izou, Marco n'a plus de cafés, supplia Tatch. Le niveau de langage du commandant devenait un peu trop élevé pour lui.
Pourquoi il devait toujours parler comme ça quand il faisait un rapport ?
-Oui, abrégeons ce récit de ma curieuse épopée dont j'ai, il faut le dire, été un peu pris malgré ma volonté dans cette…..
-Izooouuu, marmonna Marco.
-Bref, il s'est avéré que Kid possède un fruit du démon qui intéresse grandement notre ami Curiel.
A ces mots, le dénommé se rapprocha mécaniquement de Kid, avant d'être stoppé par un regard de Marco.
-C'est pas le fruit auquel je pense ?
-Je le crains.
-Et merd….
-Je veux mon fruit !
-Tu vas le laisser tranquille, ce petit, oui ?
- Je ne suis pas petit ! Hurla Kid ! J'ai déjà 11 ans !
-Oui, ils m'agacent….dit Marco en se pinçant l'arrêt du nez. Bon, Izou, s'il te plait, emmène les enfants voir Père, dis-lui que j'arrive pour lui expliquer la situation. Et surveille Curiel en passant, il ne faudrait pas qu'il n'en étrangle un en route.
Izou aurait bien aimé répliquer, mais il y avait quelque chose dans les yeux de Marco qui lui conseillait fortement de ne pas le faire.
De mauvaises grâces, il s'empara du bras de Luffy et de Killer, et comme par magie, tout le reste suivie. Une méthode parfaite si on voulait bien excepté les insultes de Kid et Ace.
Surprotecteur, les gars.
Pendant ce temps, délaissant un peu sa théorie du jour, il se souvient (miracle !) d'une autre question. Une question qu'il avait dans la tête depuis un moment, mais personne ne lui a répondis.
Il demanda donc, avec toute l'innocence dont Luffy était capable, ce qui était énorme, à Izou, avec un grand sourire, certain d'être en sécurité, le pauvre :
-C'est quoi un travelo, madame ?
En fait, c'était Izou qui allait en étrangler un sur la route.
Pendant ce temps, Marco s'était assis contre le mur, la tête entre les mains. Il était plus que fatigué, il était….détruit, quelque part au fond de lui.
Cet état-là, les commandants avaient appris à le connaître. Ça arrivait de plus en plus souvent à Marco depuis ce jour-là.
Et ils ne pouvaient rien faire. Parce qu'il refusait catégoriquement toute forme d'aide.
-Ma…Marco, Appela doucement Haruta.
Il ne répondit rien.
Tatch posa une main sur son épaule. Il la repoussa.
-Ca va.
Il se leva.
-Ca va….
Un instant de flottement. Un ange passa.
-Je…je vais aller voir Père. Lui parler….les enfants….
Il s'en alla, titubant.
Il allait de nouveau rester seul dans sa douleur.
-Marco !
Haruta avait hurlé. De façon incontrôlée. Elle n'en pouvait plus de voir son frère dans cet état.
Et Tatch aussi. Il alla attraper les épaules du blond.
-Qu'est-ce qui s'est passé, pourquoi tu es….comme ça depuis ce jour-là ?
-Il ne s'est rien passé, Tatch….dit Marco en serrant les dents.
-Ne nous ment pas ! Intervint Haruta. On t'a trouvé à moitié mort autour d'une dizaine de cadavres, ne va pas nous dire que….
-Il ne s'est rien passé ! Hurla tout à coup Marco.
Ils ne s'attendaient pas à ce qu'il perde son calme. Il tremblait. Tatch le lâcha.
Marco resta un moment immobile, comme s'il voulait ajouter quelque chose…. mais il tourna vite les talons.
C'était assez pour voir qu'il se retenait de pleurer.
Les deux commandants ne purent que voir Marco s'éloigner, chancelant.
Portant la main à son dos.
Son dos, qu'en 20 ans, ils n'avaient jamais vus.
Sur le pont, l'équipée cinglée moins le plus vieux ainsi que les deux commandants étaient presque arrivés.
Izou, passablement hors de lui, lui donna les mains des deux plus jeunes. Ace et Kid s'étaient un peu calmés, car après tout, ils étaient tous très curieux de voir à quoi ressemblait l'homme le plus du monde et toutes les aventures qu'ils avaient vécus.
Evidemment, Ace ne savait pas. Sinon il serait parti ses deux cadets sous les bras depuis longtemps.
Luffy, lui râlait comme quoi personne ne l'écoutait.
Oui, parce que curieusement, personne n'avait répondu à la question posé précédemment par Luffy. Curiel avait simplement retenu Izou.
Quel beau duo de reteneur, ces deux-là !
Et maintenant, ils étaient presque arrivés, et tandis que le commandant à lunettes leur expliquait le fonctionnement de leur équipage, Izou boudait derrière.
-C'est comme une grande famille, vous comprenez. On l'appelle Père, il nous appelle fils et filles.
Tous écoutaient. Killer trouvait cet équipage tout de même assez spécial, Kid s'en foutait comme de son premier trou de pantalon de leur famille tant qu'ils étaient forts, Luffy se demandaient si cet homme ne pouvait pas être celui qui contrôlait les pirates gentils et rigolos dans l'ombre, Sabo regardaient Ace. Evidemment, celui-ci serrait les poings.
Qu'on ne vienne pas lui parlé de paternel !
-Ça sert à rien, les pères, articula-t-il en détachant les syllabes.
Tout le monde se tournait vers lui. Assez surpris, excepté pour ses deux frères.
Il y eut un petit silence, puis finalement, Izou laissa tomber de la hauteur de son mépris :
-Eh bien on voit que tu n'en as jamais eu. Et que tu ne connais pas le vieux.
Touché, coulé. Vaincu et bouillant de rage et de honte, Ace serra encore plus les poings, et ferma les yeux.
Mais de quel droit, de quel droit il pout dire ça, qu'est-ce qu'ils savent de moi, qu'est ce qu'ils en savent…..crachait-il dans sa tête.
Mais ses pensées furent arrêtées par un cri de Luffy :
-Ace ! Sabo ! Vous avez vu comme il est grand, celui-là ?!
L'ainé leva la tête. Et ouvrit la bouche. D'une manière générale, ils étaient tous plus ou moins scié par la présence du géant, tandis que les commandants, satisfait de ce retournement de situation, avançaient vers l'homme à grands pas.
Un bandana noir, au moins six ou sept mètres de haut, tenant à la main une énorme chope de saké, et surtout, surtout une splendide moustache défiant toutes les lois de la gravité, blanche.
-Barbe-Blanche, l'homme le plus fort du monde, murmura Killer, se serrant un peu plus sur Curiel.
Mais après ça, plus personne ne dit rien.
De toute façon, le silence fut rempli alors qu'ils étaient enfin arrivés devant l'homme, qui lâcha un rire si fort et si original que si ils avaient osés, les enfants se seraient bien bouchés les oreilles.
-Gura Gura gura ! Alors, mes fils, que me ramenez-vous là ?
-Les passagers temporaires dont je vous ai parlé, Père, fit une voix derrière eux.
Marco n'avaient été sur le pont qu'une minute après eux, mais avaient préféré de garder ses distances avec les enfants.
-Des enfants, Marco ? J'ai hâte que tu m'expliques comment tu les as rencontrés !
Le phénix arrivant enfin à sa hauteur, s'inclina. Et ses deux frères en firent autant, relâchant les enfants.
Ils n'auraient pas dû.
Ce moment où ils rendaient hommages à leur estimé et aimé Père faillit être fatal.
Car ça y est : tout s'éclaira dans la tête de Luffy.
Les gentils pirates rigolos avaient tous eu la même réaction à nouveau face à cet homme ! Ça ne pouvait être que lui ! Il les contrôlait, et les pauvres gentils pirates rigolos n'avaient d'autres choix que de leur obéir ! Il fallait l'arrêter !
Qu'est-ce qui aurait pu prévoir ce qui allait suivre ? Qui aurait pu dire ce qui avait donné ce courage à Luffy ?
Était-ce, une fois encore, cette maudite lettre ?
Etait-ce la présence de ses deux frères qu'il voulait à tout prix impressionner ?
Etait-ce sentiment de sécurité dont Luffy semblait jouir en toute circonstance ?
Ou simplement parce qu'il était extrêmement con ?
Nul ne peut le dire.
Toujours est-il, que, sans aucune conscience du drame qu'il faisait, Luffy se jeta sur l'homme le plus fort du monde en hurlant de les relâcher.
C'est sans doute à cet instant que le cœur de Marco, déjà bien éprouvé, avait failli lâcher.
Mais je devine, que, après ce qu'il vient de se passer, la seule chose qui peut vous faire plaisir à présent, c'est de retourner à East Blue voir la cabane des bandits.
Et comme j'aime vous faire plaisir….
Makino, accompagné du maire, se rendait au Mont Corvo. Cela faisait déjà un moment qu'elle n'était plus allée voir ses trois garnements préférés ! Le maire lui, râlait contre le fait qu'on est pu emmener Luffy dans un tel endroits, sur sa vie quotidienne, sur l'état de délabrement de la cabane des bandits, sur shanks le roux, sur le soleil qui lui tapait sur la tête, sur cette grosse botte où il avait buté et sur l'humanité en général, mais il était somme toute assez content lui aussi de les revoir.
La jeune femme frappa à la porte, qui s'ouvrit très brièvement par bandit :
-Heu, une seconde.
Il referma la porte.
Les deux habitants de Fushia se regardèrent.
Mais la cabane n'étant pas très isolée, on entendait parfaitement ce qui se passait à l'intérieur, en tendant l'oreille. Surtout que les bandits n'étaient pas réputés pour leur discrétion.
-Chef ! Y'a Makino et le vieux crouton ! Qu'est-ce que je fais !
Le vieil homme rougit et grommela des choses sur l'impolitesse et les claques qu'il était encore capable de donner, non mais j'te jure…..
Mais il cessa vite ses paroles, car dans la cabane, un grand cri résonna :
-Quuuooi ?!
-Oh non, manquait plus que ça ?!
-Qu'est-ce qu'on va leur dire, hein, chef, qu'est-ce qu'on va leur dire ?!
-Fermez-là ! Cria une voix rauque de femme. On n'a qu'à inventer une excuse et les faire partir au plus vite ! On n'a qu'à dire….heu, on n'as qu'à dire….
-Qu'ils sont partis chasser l'ours très loin, et qu'ils voulaient rester entre eux ! S'écria une voix qu'ils assimilèrent comme celle de Dogra.
-Voilà ! Bonne idée ! Bon, alors répétition générale ! Si jamais on vous demande où sont passés Ace, Sabo et Luffy, vous répondez ?!
Il y eut un petit silence, et à l'extérieur, on entendit un sifflement collectif.
-H-Heu, eh bien, ils sont partis chasser l'ours,….la la la….et ils ne sont surtout pas dans le Nouveau Monde, la mer la plus dangereuse du monde, et nous n'ignorons absolument pas où ils se trouvent exactement ….
-Ace, Sabo et Luffy sont perdus dans le Nouveau Monde, la mer la plus dangereuse du monde, et vous ignorez où ils se trouvent exactement ?! S'écrièrent Makino et le maire derrière la porte !
Dadan faillit avaler son mégot.
-Je crois qu'ils sont au courant de tout, patron….
Le bandit qui avaient fait cette remarque très éclairée se prit un coup de massue.
Finalement, elle ouvrit la porte, pour expliquer la situation aux deux habitants du village.
N'empêche, faudrait vraiment songer à changer leur planque….
Laissons-là ces lumières, pour nous diriger dans un endroit où on utilise un peu plus son cerveau.
Enfin….où on devrait un peu plus l'utiliser, en tout cas.
C'est donc sur le navire de guerre de Garp que nous reprenons notre récit.
Celui-ci, dans son bureau, inquiétait l'équipage. Et pour cause, il n'avait pas fait de bêtise depuis plusieurs heures.
Il mangeait toujours, bien sûr, mais sans appétit. C'était peut-être pire.
Il s'était disputé avec Sengoku, son meilleur ami. Cela le rendait malheureux.
La raison pour laquelle ils s'étaient disputés le rendait encore plus malheureux.
La mort de rossinante. Rossinante qu'il avait vu grandir. Rossinante qu'il n'a jamais appelé que Rossi.
Ce gars maladroit et timide, ce marine courageux au grand cœur….
Cet enfant, qui était l'enfant de Sengoku. L'enfant qu'il a frappé de ses poings de l'amour comme s'il était son propre fils. Cet enfant qui avait été le camarade de son fils Dragon, cet enfant qui été le seul de son entourage à avoir choisi la voix de la marine….
Bon sang, mais pourquoi ses petits-fils n'en avait pas fait autant ? Lui qui s'acharnaient à les endurcir de ses coups pour qu'il devienne fort et fier…
N'était-il donc pas un grand-père exemplaire ?
Bien sûr, le fait qu'il soit en train de se diriger vers le cap des jumeaux parce qu'ils les avaient égarés quelque part sur la périlleuse Grand Line ne portait pas vraiment en sa faveur….
Mais il était déterminé à les retrouver ! Et à les ramener par le bout de leur culotte sur East Blue !
L'horrible fait que Rossi soit mort lui avait au moins rappelé quelque chose : sur les mers, quand une personne qu'on aime s'éloigne de vous, on n'est jamais sûr de son retour.
Alors oui….il….il s'inquiétait ! Il avait peur pour ses petits-enfants !
Voilà !
Alors que Garp s'avouait cette chose inavouable à lui-même, nous allons traverser tout Grand Line pour arriver enfin sur la Moby Dick….pour se diriger vers l'infirmerie !
Bien sûr.
Law avait été allongé dans un lit isolé de la pièce, bien qu'elle soit déserte. Après ce qui s'était passé avec Marco et l'infirmière en chef, il avait de nombreuses fois essayé de se lever, mais Ellie l'avait recouché de force, reprenant sa posture autoritaire.
Il s'était traité de tous les noms pour paraitre si faible, pour avoir craqué au moment où il avait le plus besoin de rester fort….
Mais le pire, c'était qu'elle avait raison. Il avait peur de se balader librement sur le navire. Il avait peur de croiser un pirate qui appartenait à cette foutue famille….
Et le capitaine….Barbe-Blanche….celui qu'ils considéraient comme leur père….
Si jamais il se retrouvait face à lui…. non, il ne devait pas y penser, ce….ce serait horrible, il se mettrait à crier, à perdre totalement le contrôle….
Il se serait cru au-dessus de ça pourtant. Il se serait cru capable de surmonter une chose comme ça. Après tout, cela ne le concernait pas...
Enfin ! Il avait survécu à Flevance, à la maladie, aux pirates, il n'allait tout de même pas tout arrêter maintenant à cause d'une histoire comme ça ?
Soudain, la porte s'ouvrit. Une infirmière quelconque pensa Law. Il jeta tout de même un coup d'œil au-dessus de sa couette.
Avant de vite se jeter sous les draps, en priant pour qu'elle ne le remarque pas.
Oui, une infirmière. Blonde aux cheveux longs.
Mais pas quelconque.
Vraiment pas.
Elle venait dans l'infirmerie pour récupérer des médicaments. Elle remarqua le lit du fond occupée, mais elle crut à un simple pirate blessé et ne s'en formalisa pas.
Elle s'en alla vite.
Ce ne fut que quand elle claqua la porte, que le brun recommença à respirer.
Mais elle se rouvrit presque aussitôt. Il cessa de bouger, comptant les pas qui se raprochaient, de plus en plus, de lui….
-Ca va ?
Une main se posa sur son épaule Il poussa un cri étranglé, et se retourna vivement, prêt à combattre.
-eh ! Mais qu'est-ce qui te prends ? Ce n'est que moi !
Ellie était revenue voir si tout allait bien et fut un peu énervé de voir le regard de haine et de peur que lui ait lancé l'enfant.
Celui-ci soupira, et se recoucha. Il avait eut peur. Très peur.
Et en même temps, cette fois, il en était sûr.
Elle était là. Et ça continuait.
-Ça va ?
La jeune femme avait reposé la question sur un ton plus doux, en voyant l'air d'abattement de Law.
Elle lui caressait les cheveux, de peur que la scène recommence.
Il la fixa sans répondre.
-Tu sais….Si tu as des problèmes, des ennuis, que ce soit contre quelqu'un dans cet équipage ou autre chose….tu peux m'en parler….
Il hocha la tête.
Il ne pouvait pas en parler, bien sûr…ce serait comme du suicide.
Mais….après tout….
Non ! Ce n'était pas possible.
-Je ne le répéterais à personne, si c'est ce que tu souhaites. Je te le promets.
Il la regarda avec d'autres yeux….elle avait l'air sincère….
Mais c'était impossible.
Découragé par le mutisme de l'enfant, elle se leva, et voulut s'en aller.
-Madame….
Merde ! Mais qu'est-ce que je fous !
-Est-ce que vous me promettez vraiment de ne rien dire ?
Elle alla vite se rasseoir. Dans l'excitation, elle faillit renverser le tabouret.
-C''est promis !
-Même si ça concerne votre capitaine ?
Là, elle marqua un moment de pose. Mais elle savait qua Law avait besoin de se confier.
-Je….te le promets.
Law hocha longuement la tête. Il ferma les yeux….trouver les mots….trouver le courage de les dire….
-J'ai fait quelque chose de mal.
Les coulisses de l'histoire.
-parce que c'est plus chouette qu'un épologue-
Et un chapitre de bouclé ! Ouf !
Bon, c'est moi, où ça commence à partir sérieusement en cacahouète sur le navire de Barbe-Blanche ?
Enfin, vous qui aimez les gros délires, vous devriez être servis. Parce que le paternel se faisant attaquer par un môme de 7 ans, j'aimerais savoir combien l'ont vus venir…
Sérieusement, dites-moi quel a été votre réaction, ça m'intéresse de savoir si j'ai bien réussi à vous surprendre ou à vous faire rire. En fait, dites-moi en reviews ce que vous avez aimés, ce qui vous as fait rire, ce que vous avez trouvez touchant, émouvant, bizarre, drôle, lourd, incroyable….Faites-le savoir ! C'est important !
Pour ceux qui aimes les sujets un peu plus angst et sérieux….
D'abord, c'est vrai que Sabo est mis à l'écart ! La preuve, beaucoup m'ont demandés si Luffy va rencontrer Shanks, Ace Barbe-blanche, mais personne pour la rencontre Sabo/dragon !
Bon, bon, en étant sérieux, j'avais cette idée-là dès le début de l'histoire, alors que je ne songeais même pas à la publier, certains que ça n'intéresserais personne…
J'essaie, comme pour les autres personnages, de faire des développements un peu originaux, et je ne crois qu'un Sabo se sentant délaissé et mis à l'écart est été fait….
Après, je suis loin d'avoir tout sur l'ASL, alors il est bien possible que je me trompe lourdement….si vous avez déjà vu ça dans une autre fic, indiquez-là moi, s'il vous plait.
Et puis, tous ceux qui, comme moi, vienne d'une famille nombreuse, ne vous avez-vous jamais sentit jaloux de votre fratrie ? C'est quelque chose qui arrive tôt ou tard, selon moi.
Une idée sur ce qu'a fait Law pour qu'il se sente aussi coupable?
Et sur ce qu'a vécu Marco ? Beaucoup ont pensé à un ancien esclave ou enfant battu….et bien sachez….Mais je ne vais pas tout vous dire maintenant ! Enfin !
Voilà, sur ce, nous allons clore cette autre nouvelle rubrique absolument inutile ! vous pouvez vous en aller, c'est fini, jusqu'à la prochaine fois !
Hum….review ?
