Ca faisait longtemps, hein ?

Oui, chers amis, me revoilà, et ce ne fut pas sans mal. Je n'ai rien posté depuis longtemps, et il y a une raison à cela. Même plusieurs, ne soyons pas chiche. Je vais essayer de résumer le plus vite possible. Je n'ai rien préparé, on verra bien comment ça va se goupiller.

Donc, oui, j'avais de plus en plus de mal à écrire la suite de cette fic. Tout simplement parce que j'avais découvert beaucoup d'autre choses à côté. J'ai commencée il y a plus de deux ans. Entre temps, je suis entré au lycée, j'ai choisi( sans grande surprise) la filière L, je me suis investie plus fort que jamais dans le théâtre, j'y ai découvert d'irremplaçables amis, j'ai lu Camus, Orwell, Loisel, boulet… j'ai continué mes histoires originales et commencé d'autres, j'ai plongé dans Vinland saga, The Promised Neverland et Monster, j'ai découvert CDZ abrégé, j'ai regardé un peu la série originale, je me suis jeté dans les fanfictions (qui ont cet immense avantage d'avoir la plupart en français, popularisation du club Dorothée j'imagine….) je me suis un peu calmé puis un copain m'a fait découvrir Undertale, jeu extraordinaire, j'ai découvert les AUs et comic dubs, et j'en suis à là pour l'instant….Et ah oui, Mathieu Sommet est de retour. Qui l'eut cru, hein ?

Bref, One Piece, je suis toujours les scans chaque semaine, j'aime toujours énormément, mais j'avais du mal…à comment dire…. Rentrer dans l'atmosphère, ça allait, mais tenter de la retranscrire en fanfic était de plus en plus compliqué. Mais je vais écrire un message en gras, et souligné et italique pour vous faire comprendre un truc (et puis comme ça, même ceux qui ont la flemme de lire le verront, oui j'ai tout prévu)

Je n'abandonnerais pas cette histoire ! Elle représente beaucoup pour moi, elle m'a aidée, et je ne connais que trop bien la déception quand une fic que vous aimez beaucoup s'arrête du jour au lendemain sans explication. Ça prendra du temps, je ferais peut-être des raccourcis, mais elle se terminera. Non mais !

Il faut aussi comprendre d'où est né cette histoire. Il y a deux ans, j'avais lu des tonnes de fanfics, mais je n'avais jamais oser me dire que je pouvais en faire partie. Puis, la veille de la rentrée, pour calmer mon horrible angoisse, voilà que je commence à en écrire une, comme ça, sans prétention. Ce que je préférais c'était les histoires où l'ASL se laissait embarquer enfant à l'aventure, à l'image des « trois aventuriers », ou de « child overboard ». Je débute donc ma version….Mais je continue, parce que je me rends compte que ça me fait du bien. Puis j'en lis des bouts à quelques personnes qui me conseillent de publier. Ce que je fais, la peur au ventre. Je regardais toutes les deux minutes le site pour voir si j'avais eu des reviews. Et finalement ma première est arrivé, remplie de choses gentilles et encourageantes. Bon. Mais le fait est que d'autres ont suivi, toutes plus bienveillantes les unes que les autres….

Ce que je veux vous faire comprendre, les gars, c'est que j'ai écrit ça à une époque où j'avais pas forcément confiance en moi et où tout n'allait pas super bien, et que vous m'avez grandement aidé à regagner confiance. Il n'y a pas eu que vous, bien sûr, mais croyez-moi vous avez contribué. Ce qui m'amènes à une deuxième phrase que je vais elle aussi souligner, mettre en gras et en italiques (toujours pour les flemmards, donc)

Laissez des reviews, bordel de merde ! Et je ne parle pas que pour moi !

Je sais que donner un avis pour chaque histoire, one-shot ou autres trucs lu, ça peut être très long, mais faites-le pour celles qui vous ont beaucoup marqué. Ca fait plaisir, ça coute rien, ça encourage, et ça permet parfois à l'auteur de s'améliorer. Si vous écrivez sur ce site, je crois ne pas avoir besoin d'expliquer, vous savez aussi bien que moi ce que ça fait. Pour les autres….Récemment, j'ai lu « l'armée morte », sur le fandom saint seïya, qui m'a énormément touché, qui est pour moi la meilleure fanfic de ce fandom, et l'une des meilleures de ce site. Elle n'avait que 11 reviews (bon 12 maintenant avec la mienne) Elle semble être abandonnée à présent, mais mon état d'imbécile optimiste me fait penser que si tous ceux qui avaient aimé avait laissé un petit message, l'auteur aurait continué. Je sais bien qu'il n'y a pas que ça., mais ça y contribue, faut pas se voiler la face.

Donc, vous savez ce qu'il vous restes à faire pour motiver l'auteur, cher amie, et avoir la suite de l'épopée ASL plus tôt (non ce n'est pas une technique déloyale pour avoir plus d'avis, vous vous faites des idées *wonder-smile*)

Je remercie donc au passage ceux qui ont demandé le retour de cette histoire, le voilà^^

(la vache. Une page et demi Word d'explication si avec ça on ne me pardonne pas tout le retard…. ) )


Bref. Longue vie à cette fic, longue vie à vous, cher lecteur, et bonne lecture !


Le courage…..quelle notion abstraite. Qu'est-ce que le courage au fond ? Est-ce cette force qui pousse le petit bateau de Law vers un combat dont il sait très bien qu'il n'en ressortira pas vainqueur ? Est-ce vraiment ça, le courage ?

Law n'en savait rien. Et il s'en foutait. Depuis plusieurs heures, des images flottaient devant ses yeux. Il avait affaibli un homme, Barbe-blanche, par derrière. Tout comme il avait poignardé cora-san dans le dos. Le souvenir de son sauveur amena une expression torturé sur le visage de Law. 8 jours.

8 jours qu'il était mort. Il le savait. Il avait compté. Les jours, les heures, les minutes, même, sans lui. Au début, il était dans un tel état de choc qu'il n'était capable de faire que ça. Et pleurer.

« cora-san est mort il y a une heure. »

« Cora-san est mort il y a un jour. »

« Cora-san est mort il y a 32 heures. »

Cora-san est mort.

Les mots à force d'être répétés n'avait plus aucun sens. Cora-san est mort. Korasan et mort. Courage et mort.

Maintenant, c'était plus à titre informatif. Pour s'habituer. Il avait tant répété ses phrases, il n'avait plus peur des mots. Ils étaient froids, sans vie, précis.

Une précision chirurgicale.

Ils n'atténuaient pas la douleur de Law. Mais ils l'anesthésiaient. Le mal était toujours là, mais au moins il se faisait plus petit, on le ne le sentait plus pendant un moment.

Mais venait toujours un moment où ça reprenait. « Cora-san est mort i jours. »

Et aucun remède ne changerait jamais ça.

Non. Law n'était pas courageux. Cette apparence de folie, qui semblait le protéger de toute terreur, n'était que de la poudre aux yeux.

Il avait poignardé cora-san par douleur. Il avait obéi à Doflamingo pour empoisonner Barbe-blanche même pas par loyauté, mais parce qu'il avait peur de cet homme.

Et aujourd'hui, il allait tuer Doflamingo par vengeance. Tout simplement.

Il n'avait même pas prévu de plan. Il arriverait. Il tuerait Doflamingo, tout comme il avait tué cora-san. Il utiliserait le même nombre de balle. Il ne rendrait pas un coup de plus. Bien en face.

Et c'est tout. Précision chirurgicale.


Tandis que Law courait à sa mort, fort sereinement ma foi, le reste de l'équipée cinglée et des pirates déjantés (ou l'inverse) entrait dans le réfectoire, et commençait à s'installer, pour bouffer allègrement bentos et autre takoyakis.

Bien que Ace prétendit qu'il avait l'estomac trop noué pour avaler quelque chose.

-Mais oui c'est ça, c'est pour ça que tu baves, fit Sabo en levant les yeux au ciel.

-Rien à voir, grogna Ace. Juste une manœuvre pour rendre le sol glissant et ainsi favoriser notre fuite si ces types chercheraient à nous attraper pendant qu'on mange.

-ah ouais, pas con, déclara Kid.

Sabo avait beau comprendre plus que quiconque l'état dans lequel se trouvait son ainé, s'il devait supporter les crises de paranoïa de son frère et l'intelligence limitée du rouquin durant toute la durée (toujours indéterminée) qu'il séjournerait ici, il risquait de craquer.

Les commandants présents à leur table regardaient d'un œil critique les 5 gamins qui les squattaient depuis ce matin. Ace et Luffy s'assirent là où il y avait deux places libres, entre Blenheim et Haruta.

Mais Ace, en fin observateur-parano-depuis-qu'il-se-trouve-sur-le-bateau-du-pire-ennemi-de-son-père qu'il était devenu remarqua que Sabo n'avait pas de place à leur côté. Il tenta de virer un indésirable, d'ailleurs cette personne allait sans doute tenter de l'égorger au moindre mouvement. Il tenta donc, d'une fourbe main de 10 cm, de pousser Blenhem.

Vous savez , le géant de 6 mètres.

Ace hoqueta avec horreur quand il comprit avec étonnement que son plan ne fonctionnait pas. Bon sang, il avait déjà vaincu des tigres qui faisaient sa taille, sinon plus ! bon, évidemment, il n'utilisait pas que sa main….

Il avisa de ses yeux qui regardaient de partout depuis 10 minutes….une fourchette. Enfin, il supposait, parce qu'il n'en avait jamais vu. Chez Dadan on utilise ses mains et makino n'en avait jamais amenée, pour une raison inconnue. Scrutant de partout, comme un espion en territoire ennemie, il s'empara de l'ustensile démoniaque, espérant que personne ne le remarquerait.

Ce qui était un échec puisque tous les commandants et quelques tables voisines le fixait d'un œil blasé, le seul à ne pas s'en rendre compte, c'était Blenhem. Le….simple d'esprit avait d'ailleurs la fâcheuse tendance à ne pas fermer la bouche et déjà trois mouches avaient visité la caverne humide.

Bref, Ace s'empara de la fourchette, et entreprit de frapper les cotes de Blenhem, mais cela ne le fit que le chatouiller et le faire rire. Et faire tomber de la bave dans son assiette.

Fossa soupira à côté et se dévoua pour fermer la bouche du géant. Ace, lui, se maudit, reposant l'arme du crime. Il était certain que le fumeur avait profité de sa manœuvre pour se rapprocher de quelques centimètres de lui !

Si ce n'était pas le signe d'une agression ouverte !

Soudain , il avisa Haruta à côté de lui, et eut l'illumination : s'en prendre au maillon faible !

Il se leva nonchalamment de sa place, et fit glisser Luffy dans son ancien siège. L'élastique, qui bavait dans son assiette en gémissant parce qu'il avait faim laissa une belle trainée de baves. Les deux baveurs mis à côté, il prit la place de son petit frère. Enfin, d'un geste vif, vil et déloyal du plat de la main, il poussa par terre la personne au bout du banc : Haruta, qui, surprise, tomba par terre dans un petit cri aigu.

-Sabo ! Cria Ace en tentant de murmurer, viens vite t'asseoir avant que l'autre se relève !

Plus jamais Ace ne pourra se plaindre de la non-discrétion de Luffy.

De toute façon, « l'autre » s'était déjà relevée, furax, et enfonça méthodiquement la tête du petit dans l'assiette qui se brisa sous le choc avant de reprendre sa place, en marmonnant qu'il devrait consulter un spécialiste.

Non mais.

Ace, lui, se releva péniblement, au bord de l'horreur. Malédiction ! La contre-offensive avait déjà commencé ! Il se devait de….

-C'est pas grave, Ace. Je vais aller m'asseoir à côté de Marco, fit soudain Sabo.

Ace eut un choc au cœur, qui lui fit oublier un instant qu'il était soi-disant en danger.

Sabo. Son frangin.

Même Luffy avait levé la tête. Quelque chose de terrible était en train de se passer. Il se tourna vers l'ainé mais celui-ci était incapable de prononcer une parole. Il regardait le petit blond s'asseoir à côté de Marco, en leur souriant.

Sabo. Son frère, son confident, son ami.

Si ledit-confident avait été consulté, il aurait sans doute conclus, après avoir reçu des coups du petit tyran et des insultes, qu'Ace était au fond un enfant très sensible, qui à cause d'une histoire familial compliquée (voir dangereuse), aurait simplement son ressenti des émotions démultipliés, renforcé par une intense paranoïa.

Pour résumer, Ace voyait un immense danger pour sa fratrie en Marco , là où Sabo ne voyait qu'une manière de résoudre un problème de place. Surtout qu'il se trouvait en face.

Mais le brun ne l'entendit pas de cette oreille. On cherchait à retourner le cerveau de son frère ? et bien, il n'allait pas laisser faire ! Attrapant Luffy par le bras, il alla aussitôt se placer à côté de Sabo, quitte à prendre la place de tatch parti changer l'assiette d'Ace.

Il regarda d'un air victorieux ce maudit ananas qui jouait les ingénues en faisant semblant de ne rien comprendre. Non mais.

Kid et Killer, qui était bien indifférents au fait que la vie d'Ace soit en danger ou non du moment qu'il puisse bouffer prirent les places libres. Tatch, une fois revenue, ne se formalisa pas et alla prendre place à côté de Vista, et cette épisode inutile se termina.

Le repas arriva et Luffy se réveilla d'un coup en écartant les bras assommant presque Ace et Sabo.

-Je rêve ou son bras s'est allongé ? Murmura Joz, qui parlait peu, mais qui à chaque parole faisait un peu plus avancer cette histoire.

-J'vois pas de quoi tu parles, répliqua Sabo Ace qui apparemment souhaitait, lui, que cette histoire n'avance pas.

Et puis on savait jamais. Ils étaient sûrement capable de vendre Luffy durant leur sommeil, simplement pour l'affaiblir psychologiquement ! De toute façon, il allait instaurer des tours de gardes entre lui, Sabo, et….heu, non, toutes les personnes valides de la fratries venaient d'être citées.

Le diamant haussa les épaules et commença à manger. Pas comme si ça l'intéressait, de toute façon.

Finalement, chacun se servi, commença à parler, et le repas débuta avec toutes sortes de questions et situations aussi saugrenues que stupide.

Tout commença quand Luffy se mit à piocher dans les assiettes des gentils pirates qui ne se vexeront pas de toute manière, ils étaient gentils, un peu idiots mais gentils….

-dis donc, espèce de petits malappris ! gueula soudain Atmos quand Luffy se mit à chercher de quoi se substituer de son côté.

Le commandant au début avait beaucoup ri des frasques du chapeau de paille, qui étaient tout sauf discrètes. Puis ce fut à son tour d'être dévalisé, et allez savoir pourquoi, tout à coup, il ne trouva pas ça drôle du tout.

Mauvaise pioche Luffy. Non seulement Atmos avait la force d'un taureau, mais en plus il était doté d'un caractère de cochon. Heureusement, il n'était pas bien rapide, aussi l'élastique eut le temps de rétrécir son bras et de lui faire une grimace d'où dépassait des bouts de viandes.

-Cannibale, murmura Atmos, blanc comme un linge.

-Désolé, tête de chèvre, mais ça fait partie du jeu, susurra Ace, l'air diabolique.

-Tête de chèvre ?! S'étouffa Atmos.

-De quel jeu vous parlez ? Le coupa Tatch, souhaitant éviter une nouvelle crise du taureau.

En général, il était partisan du jeu qui rendait ses frères cinglés. Mais pas dans sa cuisine. Ni dans le réfectoire. Il ne voulait pas prendre de risque.

-Si-je-touche-ta-bouffe-elle-est-à-moi, répondit donc paisiblement Sabo en piquant dans l'assiette d'Ace, qui lui piquait dans l'assiette de Luffy, qui lui-même piquait d'une manière générale dans toutes les autres.

-C'est ce qu'on appelle la chaine alimentaire, expliqua le blond, soucieux de se faire comprendre.

-Eh, fit Ace quand il s'en rendit compte, on n'attaque pas ses alliés, Sabo ! tricheur !

-Et depuis quand ?

-Depuis la réforme des règles que j'ai fait quand on avait 8 ans !

-Ah bon ? S'étonna le blond, et depuis quand c'est toi qui crée les règles ?

-Depuis toujours ! S'écria Ace, avec sa mauvaise foi habituelle. Parce que je suis le chef !

-Quoi ?! S'insurgea Sabo en se levant.

-Parfaitement ! Cria Ace. Tu n'auras qu'à regarder dans les règles quand tu rentreras !

-Mais y'a pas de règles écrites, andouille !

-Eh bien c'est un tort, je t'ordonne de remettre tout ça en place !

-Me fais pas rire, tu n'es pas apte à diriger quoi que ce soit ! Tu as tellement peu de bon sens que tu n'es même pas capable de compter jusqu'à 30 !

-Même pas vrai ! Brailla Ace, qui s'était toujours demandé ce qu'il y avait après 27. Et de toute façon, qui voudrait de toi comme allié ?!

-C'est marrant, ricana le blond, j'allai dire la même chose.

-C'est ça, tricheur !

-Menteur !

-comment ça, tête de chèvre ! beugla Atmos, se levant enfin.

Oui, il est un peu lent du cerveau. Mais sa colère décuplait ses forces. Il fonça donc tête baissé vers les frères (les petits, pas les pirates), ne faisant aucun cas de ses frères (les pirates, pas les petits). Autant dire que si on ne parlerait pas ici de l'équipage le plus fort du monde, il y aurait des gens embrochés sur les cornes du casques. Sabo et Ace, attrapant au passage l'élastique, sautèrent juste à temps. Alors qu'ils se mirent en position de combat, Ace regardait Sabo d'un air victorieux. Alors comme ça, personne ne leur voulait du mal hein ? non, bien sûr, ce gros cinglé avait juste failli les transformer en brochette !

Et pour aucune raison en plus ! c'est vrai, qu'est-ce qu'ils avaient de mal ? Hein ? Rien !

Sabo, soupirant sous le poids de la paranoïa de son ainé, préféra ne rien dire, et se concentrer sur leur actuel adversaire, qui, il fallait le dire, pesait son poids dans tous les sens du terme.

Extérieur à la bagarre, derrière Sabo et Ace, Luffy, hébété regardait la table. Sous les coups du redoutable Atmos, celle-ci s'était brisée en deux. Déversant tous son contenu dans tous les sens et plus généralement par terre.

Il y eut trois craquages, et Sabo et Ace n'en firent pas partie.

Le premier fut Luffy, qui regardait d'un air maintenant horrifié la pauvre nourriture des gentils pirates. Si bonne, si délectable. Gâchée, agonisante, devenue martyre du taureau.

La deuxième fut Haruta, qui en évitant les coups de son frère, s'était pris en pleine tête un plat de tomate. Elle était rouge de colère, bien que cela ne se voyait pas vraiment, du coup.

Et le dernier fut Izou. Ou plutôt son kimono qui fut encore une fois victime de la brutalité des hommes. Se prenant la moitié des plats sur le tissus si fin. Izou n'était pas en colère.

Il allait juste déchiqueter celui qui avait osé détruire sa précieuse toilette.

Ces trois personnages, sous l'œil étonné des pirates et surtout d'Ace et Sabo, se levèrent.

Ils s'entreregardèrent un moment. Le temps de conclure la stratégie :Pas de stratégie.

Ils se jetèrent comme un seul homme sur Atmos en hurlant de tous leur cœur :

-Asssasssiinnn !

-Je vous attends ! Hurla à son tour Atmos qui perdait un peu la tête.

-Eh ! Mais c'est notre combat ! s'écria Ace.

-Attendez votre tour, renchérit Sabo qui aimait l'organisation.

-Bastoooon ! S'écria Kid qui ne voulait manquer aucune bagarre.

Mais les quatre(plus un rouquin) belligérants n'en avaient cure…. Ils étaient prêts à prouver leur valeur, à défendre leur opinion.

Enfin, si un coup de poing redoutable ne les avait envoyé rejoindre le parterre.

Marco ? non, il était occupé à réprimander les deux ainés.

Qui alors ? La réponse en un cri :

-Pas de bagarre dans mon réfectoire !

Tatch, l'homme pompadour, défendra jusqu'au bout son lieu de travail.

-Maiiiis, observa fort finement Blenhem, d'habitude c'est juste dans la cuisine qu'on doit rester sage !

-depuis qu'on a ces gosses à bord, je me méfie, le périmètre de sécurité s'est élargi ! Donc, aucune escarmouche ici !

-Eh ben, ça va pas être simple, vu le nombre d'engueulade qui se produit ici par jour, marmonna Fossa, en s'allumant un autre cigare pour digérer la nouvelle.

Pendant ce temps, les quatre comateux commençaient à émerger.

-J'en ai maaaare…. Grogna Kid, en époussetant ses cheveux.

-Qu'est-ce qui s'est passé ? Fit Atmos. J'ai rien compris !

-Désolé, camarade, répondit Tatch.

Atmos en aurait presque dégluti. Bon sang, ne plus jamais emmerder Tatch, c'est noté ! en tout cas plus ici ! il faisait flipper….

-Je vous ai fait simplement rejoindre….

Il s'avançait lentement vers ses victimes, la tête baissé. Arrivé à un demi-mètre d'eux, il la releva brusquement la tête, un sourire éclatant sur le visage :

-Le plancher des vaches, mon cher Atmos !

Un grand silence gagna la large pièce.

-Même moi j'aurai pas osé, murmura Haruta.

Tatch s'étouffait en riant à sa propre blague et s'était bien le seul. Non, attendez…

-shishishi !

Tous les pirates se frappèrent le front du plat de la main dans un bel unisson. Le chapeau de paille

riait avec Tatch ! Sabo lui se cachait le visage. Il faudra VRAIMENT qu'il s'occupe du sens de l'humour

de son petit frère. Et veiller à ne pas le laisser s'approcher de trop près du pompadour, ce gars-là

avait une mauvaise influence sur lui.

-J'ai pas compris, fit tout à coup Luffy, s'arrêtant de rire.

Cette fois, les pirates ne se frappèrent pas le front, ils tombèrent carrément à la renverse.

-Sérieusement, Luffy, soupira Sabo, je crois qu'il faut t'apprendre àaaahhh !

Sa fin de phrase se transforma en un petit cri d'étonnement. Ace venait de le tirer par le bras et fit de

même avec le benjamin.

-A-Ace ? Bégaya le chapeau de paille.

-Venez les gars, on s'en va, siffla Ace .

-Mais et le dessert ? S'interrogea Luffy qui en voulait pas perdre de vue ses priorités.

Sans autre forme de procès, et courant aussi vite qu'il put, les yeux rivés au sol, l'ainé traina sa fratrie vers la sortie.

Marco, qui avait préféré observer jusque-là, se leva.

-Je vais aller les voir, marmonna-t-il.

Il quitta donc à son tour la pièce, qui bien que pleine à craquer de pirates bruyants et mal élevés, était plongé dans un silence méditatif.

-Ils sont quand même un peu bizarres, ces gosses, fit Vista au bout d'un moment.

-non, tu crois, répliqua Haruta.


Tandis que Marco partait à la recherche de l'ASL, les commandants quittaient la table, peu à peu. Izou sortit, râlant un peu pour son kimono, mais surtout pour la forme. Il alla se poser près du bord du navire, près de la figure de proue, qui avait pour réputation d'être le lieu où on allait noyer sa mélancolie, en regardant le lointain.

L'homme n'était pourtant pas spécialement triste. C'était peut-être parce qu'on se rapprochait de…ce lieu.

Mais sa pensée ne dura que quelques instants, troublé par une voix éraillé qui hurlait, à côté. Apparemment le coin était squatté.

-Sérieusement, Killer, tu trouves pas qu'ils sont vraiment trop émotifs, ces abrutis ? Quitter la salle comme ça, on aurait dit des fillettes.

-Hein ? Heu, s-sûr, capitaine….

-M'enfin, faut avouer qu'ils ont pas tort….. « tête de chèvre », c' était bien trouvé ! Ils ont vraiment un problème avec le style vestimentaire dans cette équipage !

Izou leva les yeux aux ciel. Venant d'une tulipe, la réflexion valait son pesant de cosmétique….

-tiens, regarde lui, par exemple !

Kid jeta un bras en direction d'Izou, qui accoudé au bastingage, se contenta d'hausser un sourcil.

-Sérieux ?! Le maquillage, je dis pas, ok, ça peut parfois donner des trucs classes…

-Comme sur vous, captain ! Déclara killer, fort à propos.

-voilà, t'as tout compris, minauda le rouquin en souriant. Mais faut les fringues qui vont avec….Et là….Une bouche en cœur, les habits de tafioles…..Nan, mais manque les ballerines, et sinon ? Et les cheveux longs, Killer, on a vrai…..

Paf ! De la crosse de ses précieux revolvers, Izou enfonça ce sale gosse dans la poussière.

Kid se retrouvait beaucoup trop à terre depuis qu'il était dans cette équipage.

Le pirate soupira. C'était vraiment si compliqué que ça, cette apparence ? C'était vraiment impossible à comprendre ?

Les autres ne souhaitaient donc pas voir que derrière les vannes, il y avait peut-être une raison à tout ça ? Qu'au même titre qu'une armure, celle-ci le protégeait de certaines choses ?

Il regarda Kid qui se releva en gueulant. Il ferma à demi les yeux.

Non, il ne comprendra pas. Ca ne valait pas la peine de tenter de lui expliquer. Vraiment pas.

-'Vais me changer, marmonna-t-il avant d'aller rejoindre sa cabine.

Il partit donc, l'air digne, la tête haute, sous les yeux assassins du rouquin.

-Keske j'disais….tous trop chouignard, ici…..Grogna Kid.

Killer, fait rare, resta silencieux. Kid, fait encore plus rare, le remarqua.

Et, geste pratiquement jamais vu de la part d'Eustass, il sembla s'en inquié dis « sembla » parce que (au cas où quelqu'un regarderait dans sa direction), il fit bien attention de tourner la tête, l'air aussi renfrogné et boudeur que possible, de croiser les bras, et de prendre le ton le moins remplie d'empathie possible.

Pas de guimauve avec le grand Eustass Kid.

-T'sais, Killer…..Tu le prends pas pour toi, hein, au moins ? J'veux dire….T'es pas comme toutes ces tafioles ?

Quelqu'un d'autre l'aurait mal pris. Pas Killer. Tout simplement parce qu'avec le temps, c'était comme si il y avait un traducteur Kid/reste du monde intégré dans sa tête. Une insulte ? Sa signification derrière. Une tête effrayante ? toutes les émotions que tentent de cacher Kid en dessous. L'essayer, c'est l'adopter.

La réplique de Kid, il la traduisit ainsi :

Ça va Killer ? Je ne voulais pas te blesser, tu le sais bien,….

Il hésita à y inclure un je m'excuse, mais abandonna cette idée. Même avec un traducteur, ce n'était définitivement pas ce que pensait Kid.

Killer hocha donc la tête, pour signifier à son captain que tout allait bien.

Kid ajouta à son visage une petite moue.

Ce qui, toujours selon le traducteur Kid, voulait dire Tant mieux. Mais comme Kid ne peut s'empêcher de jouer avec le feu, il marmonna :

-N'empêche….Si tu voyais sa tronche, Killer….

Killer ferma les yeux. Ce qui ne changeait absolument rien pour lui, mais qu'importe.


Pendant ce temps, à l'autre bout du pont, Barbe blanche buvait chope de saké sur chope de saké en regardant passer la vie. Il commençait à se faire vieux, c'est vrai, et il en avait vu des choses. Mais la vie avait encore de quoi le surprendre, et elle l'avait prouvé avec ces gosses! Le vieil homme but avec entrain une nouvelle gorge de saké en songeant leur présentation. Entre un conteur particulièrement soucieux des problèmes du monde, une tête de lard et son second blond pour le modérer, un petit gars rêvant du One Piece, et un autre qui avait le courage de faire la gueule devant l'homme le plus fort du monde, la relève était assuré!

Des rêves, un caractère de cochon, un désir de liberté, du courage. Bref, de vrais pirates. tout allait bien.

Il vit Marco passer soucieux, vers les cabines. Barbe-Blanche avait eu juste avant la visite d'Ellie, cette infirmière en chef dont il admettrait sans peine la compétence si celle-ci ne l'empêchait pas de boire. Enfin essayait. Il les aimait tous tendrement mais il ne fallait pas non plus abuser.

Enfin, elle était venue le voir, toute chamboulée, et elle si sûr d'habitude avait bredouillé, avait vérifier son appareil respiratoire, regarder de plus près ses médicaments, avait semblé un instant horrifié, avait changé tout cela, sans un mot d'explication. Puis elle avait tendue (ou plutôt pousser, vu la taille) la choppe de saké du paternel, lui avait dit de ne pas s'inquiéter, et était partie à grand pas de talons aiguille rageurs.

Et ça, justement, ça inquiétait l'empereur.

Il laissa tomber sa tête sur son poing, les yeux mi-clos. Posture rare chez lui qui exprimait une grande réflexion. Non, inutile de se leurrer, tout n'allait pas bien. Il y avait eu, bientôt il y a une année de cela, cet ...accident. Barbe-Blanche but une autre grande rasade, pour oublier. Il avait cru perdre un fils ce jour-là. Et à présent, quelque chose se tramait. On ne voulait pas le mettre dans la confidence, mais il le voyait bien.

Un père sent ces choses-là.

Oh! Il ne s'en faisait pas tant que ça. Comment s'en faire, quand on sait que lui, leur Père à tous, était derrière eux, les soutenait? Il laissait ses enfants gérer ce monde, leur vie. Il ne contestait que très rarement leur décision, et encore plus rarement il imposait son véto sur leur action. Ils étaient grands. Il leur faisait confiance.

Et si jamais les choses tournaient vraiment mal, alors il interviendra. Si un de ces enfants était vraiment en danger, il posera son alcool, arrachera ces maudits appareils soi-disant pour sa santé, il se lèvera de ce fauteuil, et il prouvera au monde entier que derrière cette apparence vieillissante c'était encore l'homme le plus fort du monde qui se trouvait derrière. Et que derrière ce titan de puissance, il y avait l'amour d'un père.

Mais pour l'instant, faisons confiance. Observons. Et tenons-nous prêt à intervenir.


Marco, lui, était à cent lieue de l'insouciance de son paternel. Il cherchait les mômes, exercice, qui, il le sentait, allait vite devenir son quotidien. Sa tachycardie ne le lui pardonnerait jamais.

Il tournait et retournait dans tous les sens…quand il eut une intuition.

Il se dirigea vers un lieu bien connu de lui-même, presque sa seconde cabine en fait, un lieu qui était pour lui que la cuisine était pour Tatch.

Je vous laisse imaginer à quel point ce lieu est important.

Direction, la cabine de pilotage.

Gagnée. L'ASL, au complet (chose rare depuis qu'ils étaient arrivés sur ce fichu navire, marmonna Ace entre ses dents) regardaient l'immense salle avec fascination pour le blond, vague désintérêt pour les bruns.

Jusqu'à ce que Luffy se mette à courir vers me tableau le bord.

-Un jour j'en aurai un comme ça, marmonna-t-il les yeux en étoile, et j'aurai un navigateur trop super cool.

-Parce que t'y comprend rien à tous ces boutons ? ricana Sabo.

-shishishi ! Ouais !

Le petit joignit son rire à celui de Sabo, même s'il ne comprenait pas l'hilarité de celui-ci. Mais bon, il était habitué. Il aperçut alors un bar ou était accroché une bonne douzaine d''étrange bracelets avec des espèces de boules à neiges dessus. Mais il y avait des aiguilles à la place de la neige. Luffy, grand optimiste, se dit que peut-être si on les retournerait, la neige tomberait quand même et il accourut vers les bracelets. Faire une bataille de boule de neige en été ! Trop cool !

Il laissa ainsi le champ libre à l'ainé pour déverser sa paranoïa sur Sabo. Le brun saisit son frère par la veste et se mit à chuchoter :

-C'est très cool, ok, on s'est perdu, mais faudrait voir à chercher un canaux de sauvetage, une barque, n'importe quoi pour quitter cette coque de noix !

Sabo se retint de soupirer. Il aurait pu trouver cette paranoïa totalement ridicule. Elle l'était. Mais deux choses : D'abord, c'était Ace, son frère, la personne la plus importante à ses yeux avec Luffy. Ensuite, c'était dur à avaler, mais il avait des raisons de ne pas être à l'aise, ici.

Mais….après sa discussion avec Marco, et le repas avec les commandants, il était certain d'une chose : ces gars-là n'était pas de mauvaises personnes.

Le deviendrait-il, si ils apprenaient que le fils de leur pire ennemi était à bord ?

Devant le mutisme de Sabo, Ace commençait à s'énerver :

-On est en danger, Sab' !

Non. Tu es en danger. Ou plutôt tu te crois en danger. Mais là encore, est-ce que Ace n'avait pas raison ?

De toute façon, où aller, dans le Nouveau monde ? la mer la plus dangereuse du monde, puisque tout le monde semblait l'oublier. Il avait profité de la fête des hommes-poissons pour se renseigner sur les quelques créatures qui peuplaient cet endroit. La vue des monstres marins l'aurait presque fait déglutir. Pour le moment, il valait mieux rester ici. Au moins le temps de trouver une île. Après tout, il suffisait de ne rien dire sur Roger, de ne pas évoquer le sujet, de bâillonner Luffy pour les deux ou trois prochaines semaines, et tout ira bien, n'est—ce pas ?

Et là, encore, comme le dire à Ace ? Comment calmer cette angoisse qu'il n'arrivait plus que difficilement à cacher ?

Il avait entendu dire sa mère un jour, lors d'une réunion thé-médisance (qui consistait à ingérer des litres de cette boisson en se racontant les derniers ragots et en se moquant de celles non présentes) un conseil pour une « amie » dont le plus grand malheur de sa vie était de ne pas réussir à expliquer à un homme que depuis qu'il avait hérité de sa grand-mère des millions, elle se sentait prise d'un amour passionné pour lui. « Dis-lui avec des fleurs » avait ricané sa mère.

Bon, Sabo n'utiliserait jamais cette technique.

Déjà parce qu'il détestait sa mère, aussi superficielle qu'idiote.

Ensuite parce que si ce conseil pouvait à la rigueur s'appliquer pour une amourette, il n'était pas certain que ça ne marchait pas aussi bien pour faire comprendre à un frère qu'on dit « enfant du démon » qu'il se faisait du souci pour rien.

Enfin, parce qu'offrir des fleurs à Ace devait à peu près correspondre à une déclaration de guerre. Ou la pire honte de sa vie dans tous les cas, quelque chose de très très négatif.

-Sabo ! Explosa Ace. Arrête de réfléchir ! Faut qu'on se tire !

-Et pour aller où ?

Cette remarque, ce fut un blond à coupe d'ananas qui l'a sorti, accoudé à la chambranle de la porte. Ace fronça les sourcils, serrant sans s'en rendre compte les poings .

-au cas où tu ne l'aurai pas remarqué, on est au milieu de l'océan. Et je ne sais pas ton opinion sur nous, mais on n'est pas assez cruel pour vous laisser couler.

-On est fort, marmonna Ace entre ses dents.

-Assez pour affronter le nouveau Monde ?

Le ton serait très vite monté si Sabo n'avait posé une main fraternel sur l'épaule d'Ace.

-Ace…Je crois… Je crois…Je suis sûr qu'on peut lui faire confiance.

Le regard que lui lança Ace oscillait entre choc et surprise.

-Je veux dire….Bien sûr, on gardera les choses …secrètes pour nous, mais je ne pense pas qu'ils nous veulent du mal.

Marco, silencieux, observait. Cette fois, ce n'était pas à lui de faire le boulot.

Ace sentit une boule lui monter dans la gorge. Il avait confiance dans le jugement de Sabo. Au fond de lui, si Sabo acceptait ce pirate, il le ferait aussi.

Et c'était ça le problème.

Ce stupide, crétin, abruti de type avait été là pour réconforter Sabo. Quand lui n'était pas présent.

Il l'avait remplacé, il avait joué son rôle.

Et ça, même s'il préférait se faire manger par des pigeon s plutôt que de l'admettre, c'était un crime à ses yeux.

De Marco, ou de lui de ne pas avoir été présent ? Ce serait ce qu'il se serait demandé s'il n'était pas aveuglé par sa haine et s'il acceptait de regarder le problème objectivement. Mais il ne l'était pas, il ne devait surtout pas l'être. Sinon, cela voudrait dire qu'il envisagerait la possibilité d'être coupable.

Coupable….Saleté de Sabo ! son intelligence avait déteint sur lui ! Après tout ce qu'il avait fait pour s'en préserver….

Coupable… Ne surtout pas se poser la question. Sinon, les voix…

Si Roger avait un fils ? C'est bien simple, on le crèverait immédiatement !

Ces derniers, ça serait : excusez-moi d'être né, j'méritai pas de vivre !

-Ace ?! Lâche-le ! Lâche-le ! Ace ! Ace !

-Ace ?

Il sursauta, de retour dans la réalité. Une petite main s'était agrippé à son tee-shirt.

Luffy. Sa tête ronde innocente fit instantanément disparaitre la boule dans sa gorge. Luffy, son petit frère.

Petit frère qui abhorrait une mine on en peut plus sérieuse ce qui ne signifiait qu'une chose : il allait dire une connaitre, Sabo allait désespérer, Ace allait se marrer.

-Ace, dit avec un air grave, du moins autant qu'il le pouvait, Luffy. On peut lui faire confiance, Sabo a raison.

Oh ? Tiens, allait-il vraiment dire une chose intéressante ? Dans l'œil de Sabo naquit l'espoir, dans celui d'Ace l'incrédulité.

Il était capable de faire ça, lui ? D'amener une réflexion intéressante qui fera avancer leur histoire ?

-N'oublie pas Ace….

Sabo entrouvrait presque la bouche, pendu aux lèvres élastiques de son frère. La réflexion qui allait suivre allait être historique !

-Ce type, c'est un ananas déguisé….

Sabo entrouvrit encore plus la bouche, mais pour des raisons différentes.

-Ananas veut dire nourriture.

L'espoir s'était envolé. Le petit conclu dans un grand sourire :

-Nourriture veut dire ami ! Et jamais de danger !

Marco hocha la tête pendant une bonne minute. Il promettait de ne jamais se plaindre de l'humour idiot de tatch et d'Haruta.

Enfin peut-être.

Ace, lui, éclata de rire. Et c'était peut-être l'essentiel.

-bon…T'as peut-être raison , lu'.. un type avec une coupe pareil ne doit pas être un grand danger….

Mission accomplie.

Subtil instinct de Luffy, qui voyant que la scène était sur le point d'exploser, était venu à leur secours.

Et maintenant, il retournait jouer avec les boules de neiges bizarres mais rigolotes.

Le pire, c'est qu'il n'avait certainement pas conscience de l'exploit qu'il venait d'accomplir, ni de l'aide qu'il leur avait apporté.

Alors qu'il passa devant Sabo, celui-ci lui ébouriffa un petit instant les cheveux.

-Brave petit, murmura le blond, ayant encore une fois la preuve que son frère, était moins stupide qu'il n'avait l'air.

Pas intelligent, fallait pas non plus pousser, hein. Mais moins bête qu'il n'en avait l'air.

Dans tous les cas, vaincu par l'arme appelé Luffy, Ace avait pour le moment jeté les armes. Marco qui sentait qu'il pouvait à présent s'approcher d'Ace sans créer une immense bataille, rentra dans la salle de navigation.

-Mais je vous préviens, dès la prochaine île, on se barre.

Le commandant ne répondit pas. Il ne savait pas si c'était une bonne chose ou non de laisser ces gosses retourner livré à eux-mêmes dans le nouveau monde.

Même s'il commençait à se faire plus de souci pour le nouveau monde que pour les gosses eux-mêmes.

De toute façon, il lui fallait vérifier quelle serait justement la prochaine île. Il leur manquait des vivres, et les cuisiniers de la quatrième division devenait impossible dans ces cas-là.

Il commença à s'asseoir à un bureau très large où se trouvait une bonne dizaine de tiroir. Il en ouvrit l'un d'eux, et un fracas de carte faillit être éjecté. Il devrait commencer à trouver un bureau plus grand.

Il en sortit une, à moitié terminé, une plume et un encrier, et sans un mot se mit au travail.

Travail qui l'absorbait tant qu'il mit plusieurs minutes avant de se rendre compte de la présence de Sabo, juste à côté. L'enfant ne disait rien, il se contentait d'observer. Chaque trait minutieux de Marco amenait une nouvelle expression sur son visage, entre de l'émerveillement et de l'admiration.

-Tu aimes la cartographie ? Demanda au bout d'un moment le commandant.

Sabo hocha la tête .

-J'avoue que les travaux de ce genre m'ont toujours fasciné. Et le vôtre, est vraiment….minutieux. C'est même incroyable.

Modeste, Marco se contenta d'un demi-sourire.

-J'ai dû commencer ma première quand j'étais encore plus jeune que toi. Et maintenant, je suis le navigateur en chef de ce navire.

-Waah ! Moi aussi, j'adorerai être navigateur ! vous croyez que c'est possible d'être à la fois navigateur et capitaine ?

-Bien sûr ! sourit Marco. Après tout je suis aussi commandant, ce qui doit être l'équivalent d'un capitaine.

Ace regardait d'un mauvais œil cet échange.

D'abord, ils disaient n'importe quoi (minute-yeux, ça voulait rien dire, et face-inné aussi) ensuite ce démon-anas était en train d'hypnotiser Sabo, sûrement pour mieux le berner ! Ça ne se passera pas comme ça !

Heureusement, Luffy fit diversion.

-Heu, Ace, tu peux m'aider, steuplait ?

-qu'est-ce que tu as encore f…oh la vache !

Sabo et Marco tournèrent la tête.

-Mais qu'est-ce qui t'as pris, Luffy ! Eclata Marco, tandis que Sabo riait au éclats.

Luffy (ne me demandez pas comment) avait réussi à se passer tous les logs poses (vous savez les trucs qu'on met au poignet) autour de la taille, et à présent faisait un bon mètre de plus, pour la moitié de son épaisseur inhabituelle.

-J'ai même pas mal ! Ricana Luffy. Ch'uis élastique.

-Ne te vante pas ! S'écrièrent en même temps Sabo et Ace, frappant simultanément leur frère, avant de commencer à lui enlever tout ça.

Marco, la tête penché sur son poing, les regardaient faire. Un regard doux, et dont il n'avait plus l'habitude passa dans ses yeux bleus. Ils étaient vraiment très proche. D'une certaine façon, il lui rappelait les débuts du Moby Dick. Quand il n'y avait que lui, Père, Tatch, Haruta, Joz et Izou. Cela remontait à une époque…assez sombre de sa vie. Plutôt un cauchemar.

Un cauchemar dont ils l'avait sauvé. Il jeta un regard sur Ace. Peut-être qu'après tout ils avaient plus en commun qu'ils ne le pensaient. Il faudrait qu'il se renseigne sur les craintes de ce gamin.

Lorsque le dernier log pose fut remis en place, la porte s'ouvrit en grand….sur Ellie, la blouse de travers, l'air paniqué.

-Merd…..Marco ?!

Le regard doux et adouci de Marco disparut instantanément.

Elle semblait surpris de le trouver là. Pas comme s'il passait la moitié de son temps dans cette salle après tout….

-Je….croyais que tu étais encore au réfectoire, marmonna-t-elle.

Elle le croyait au réfectoire. Ce qui veut dire qu'elle avait cru entrer dans cette salle (son sanctuaire) alors qu'il était vide.

-qu'est-ce que tu cherches ? Fit-il, direct.

Mais Ellie s'était déjà repris.

-Rien qui te concerne. Juste pour savoir quand nous allons faire escale à Dressrosa.

Tiens, c'est vrai, Dressrosa, voilà leur prochaine destination. Le lieu de la passion et des jouets. Mais il n'était pas d'humeur à rire. Quelque chose n'allait pas. Pour changer.

-Pourquoi veux-tu savoir ça ? d'habitude, tu te contentes d'attendre…

-Je te l'ai dit, ça ne te concerne pas.

Parce que c'était délicat de lui dire : tu vois, le môme sur lequel je veillais ? Eh bien figure-toi qu'après m'avoir appris que sous le commandant d'un pirate inconnu, et avec l'aide de ma seconde dans lequel j'ai placé toute ma confiance, il a empoisonné les médicaments de Barbe-Blanche (Oh, depuis quoi, quelques mois seulement, hein, à petite dose, il en devrait pas y avoir trop d'effet.) le môme donc, s'est barré dès que j'ai eu le dos tourné et qu'il est très certainement en route vers Dressrosa, seule île des environs.

Dire ça, ça serait exposer law a la folie la plus meurtrière de Marco. Avoir toucher à leur Père, c'était un ticket simple vers l'enfer. Une longue agonie avant une mort irrémédiable.

Et ça, elle s'y refusait. Rien à faire. Elle ne laisserait pas Law finir comme ça.

Donc, mentir. Trouver quelqu'un d'autre. Quelqu'un de confiance. pas Marco.

-Pourquoi as-tu fais cette tête quand tu as vu que tu n'étais pas seul, continuai Marco.

-Peut-être parce que chaque seconde en ta présence est un calvaire, marmonna-t-elle, oubliant déjà pourquoi elle était là.

-Oh, je te rassure, c'est réciproque !

-Toujours aussi charmant, dis-moi. Donne-moi juste, si tu en es capable, l'heure d'accostage, et je m'en vais !

-Tiens donc, depuis quand tu crois en ma compétence !

-Je n'y crois pas, mais je suis pressé !

-Quelle mauvaise foi ! Dois-je te rappeler, qui nous a évité de finir dans la tempête, il y a deux mois ?!

-Et dois-je te rappeler qui a sauvé tous nos frères et sœurs blessés ? D'ailleurs, puisque tu es si fort, comme cela se fait qu'ils y ai eu des blessés !

-Pour une tempête de cette envergure, il est normal que certains n'est pas tenu !

-mais oui, bien sûr ! C'est pas plutôt parce que tu pilotes comme un branque !

-C'est l'hôpital qui se fout de la charité !

-crétin !

-Idiote !

-embrassez-vous !

Grands silences. Chacune dans la pièce se tourna vers Luffy.

Bras levé dans une expression de victoire, il avait encore la bouche ouverte.

-Même moi, j'ai pas compris, là, murmura Sabo.

-Bahh…embrassez-vous, expliqua Luffy en baissant les bras.

-Toujours pas, non, soupira Sabo.

-Bah…Papi, il disait ça quand ils voyaient à Fushia une dispute d'amoureux. Il dit que c'est l'amour, et que c'est comme ça avec les femmes. Que plus on se crie dessus, plus on s'aime.

Ellie haussa un sourcil.

-J'avais oublié à quel point s'était un gentleman….Fit Sabo, mi- amusé, mi- désespéré.

-Remarque ça lui ressemble bien, compléta Ace.

-Donc…Embrassez-vous ! termina Luffy.

La réponse des deux tourtereaux ne se fit pas attendre :

-Jamais de la vie !

-Plutôt crever.

-Mais Lu, qu'est-ce qu'on t'a dit à propos de papi ? Demanda soudain Sabo.

Comme pris en faute, le petit baissa la tête, et marmonna :

-de ne surtout pas suivre son exemple…..

-Et à propos de l'amour ? Continua Ace.

-Que c'est nul et que ça empêche les pirates de partir à l'aventure…..

-bien. Dit Sabo, visiblement satisfait.

Puis se tournant vers les deux adultes :

-Vous pouvez continuer ! et si c'est une espèce de petit jeux bizarre, vous allez dans une cabine !

Bon. Marco eu un micro-sourire, mais Ellie n'avait pas le cœur à ça. Law était quelque par seul en mer, et et vu l'état psychologique du gamin ce n'était pas une bonne chose. D'ailleurs Marco le compris. Elle ne sut a jamais comment mais il compris :

-Il s'est passé quelque chose avec Law.

Elle l'observa un petit moment. Marco était fort. Ca la tuait de l'admettre mais c'était vrai. Et elle n'arriverait pas à tirer Law des ennuis seule. Et mieux valait que le moins de personnes possibles soit au courant.

Alors elle fit ce qu'elle admettait comme une immense preuve de courage : ne rien dire des raisons de Law et faire comme si elle avait été incompétente et incapable de gérer ça.

Et nan, ce n'était pas ce qui s'était passé ! Au vu de ce qu'elle avait appris, elle avait droit à des circonstances atténuantes, non !

-Il n'est plus là.

-Pardon ?

Ellie aurait voulu lui enfoncer son poing dans sa tête blonde, mais elle se retint et dit :

-Il est parti. Probablement vers Dressrosa vu que c'est la seule île du secteur.

-Pardon ?!

Elle aurait ri de l'air stupéfait de Marco si un enfant n'était peut-être pas en danger de mort. Le blond se pinça l'arête du nez. Elle s'attendait à des remarques désobligeantes mais il n'en fit rien.

-C'est qui qui est parti ? Demanda soudain Luffy qui comme tous les enfants écoutaient discrètement les conversations des adultes.

-La pourriture au bonnet, j'crois, répondit Ace.

-Law, rectifia Sabo.

-Voilà, ouais.

-Traffy !

A présent luffy regardait Ellie l'air horrifié.

-Mais il va sauter l'heure du repas !

-Je ne crois pas que ce soit le plus grave, Lu', murmura Sabo.


Pendant ce temps, le navire de Shanks s'avançait lentement vers le Moby dick. Je dis lentement, car avec les voiles cramés, c'est assez compliqué d'avancer.

-Rappelez-moi qui est l'andouille qui a inventé ce jeu stupide impliquant des barils de poudres, des cigarettes, et de l'alcool de mauvaise qualité ! Criai Shanks, visiblement irrité, tandis que son équipage s'échinait à réparer les lourds dégâts.

-C'est toi, lui répondit paisiblement Ben.

-Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié, fit Shanks, en riant.

Oui, Shanks était bien plus coulant avec les erreurs quand c'était lui qui les commettaient. A moins que ses colères en soit que des façades cachant son amusements. Oui, c'était plus probable.

-bon, bah je vais les aider.

-Attends.

Ben le retint par le bras restant et l'empereur le regarda, surpris.

-Dis-moi, je ne veux surtout pas remettre en doutes tes choix, bien qu'ils soient souvent discutables, mais….T'es sûr qu'aller voir le vieux Barbe Blanche est une bonne idée sur ce coup ?

-bien sûr ! après tout, ça le concerne, ça serait pas très réglo de s'en occuper dans son dos ! Répliqua Shanks, étirant son sourire.

Ben tira une taffe de sa cigarette, l'air mi- fataliste, mi- admiratif. Il était sûr que son ami allait dire ça.

-Je te rappelle que vos rapports sont quelques peu….tendus en ce moment.

Le roux écarquilla les yeux. Puis il balaya les doutes de la main :

-Meuh non, voyons ! bon, y'a toujours eu de petites rivalités, mais ça n'empêche que j'aime bien ce vieux fou.

-L'inverse n'est peut-être pas si vrai….

-Comment ça ?

Nouvelle taffe pour se donner de la patience. Le pire, c'est que Shanks avait l'air vraiment surpris.

-Je crois qu'il n'avait pas super bien pris ta dernière visite….

-Quoi ? Mais ça s'est super bien passé !

-Là encore, c'est ton point de vue. Mais je t'assure que pour certains, quand un mec (un rival) s'invite sur un navire « ennemi »avec tout son équipage pour organiser une soirée-picolade, « parce qu'on n'avait plus rien sur mon île », finit beurré au bout de trente minutes, se met à chanter des chansons paillardes devant les infirmières, terrifie de jeunes mousses en parlant de combats à morts sous prétexte qu'ils avaient soutenus son regard plus de 4 secondes, et brise le grand mat…..eh bien….

Nouvelle taffe…. L'idée était de choisir le mot juste.

-Eh bien, certaines personnes ne le prenne pas bien.

-ah bon ?

-Bord….je veux dire oui Shanks. Je t'assure. Fais-moi confiance.

-Mais…..Rrooh, allez, me dis pas qu'il m'en voudrait pour ça ?

-Shanks. Tu as failli pisser dans ses médocs.

-On sait jamais, ça aurait peut-être eu un effet intéressant sur sa santé….Et puis vu la baffe que je me suis pris par cette infirmière en chef, j'ai largement payé !

-Tu as organisé un strip poker et la moitié de la seconde division s'est retrouvé à poil .

-ah oui. Un très bon moment…. Et puis j'ai forcé personne, ils sont venus d'eux-mêmes ! Toute façon, elle est triste cette division sans leur chef, moi j'ai fait ce que j'ai pu pour leur remonter le moral !

-Tu as dragué Marco en te foutant à poil, lui promettant la plus belle nuit de sa vie s'il acceptait de te rejoindre dans l'équipage !

-Oh. J'ai fait ça ? M'en souviens même plus….Je devais être vraiment rond….

-Oui. Tu as fait ça. Je te confirme.

Bizarrement, Ben s'en était particulièrement souvenu, de ça et de la danse aguichante qu'il avait commencé, avant que Marco à bout de patience ne l'assomme.

-Bon….

Shanks, en proie à une intense réflexion, gardait une main sous son menton et le regard au loin.

-Mais…..Est-ce que tu crois qu'il serait vraiment fâché pour si peu ?

Double taffe pour Ben. Relax.

-Et puis, maintenant on est à égalité, regarde, nous aussi on a un mat en moins, s'écria Shanks en montrant du doigt les réparations.

Si avec ça le vieux était toujours fâché !

Ben le regarda un instant, puis renonça. Après tout, si il ne trouvait pas sa part de bonheur dans les ennuis, il n'aurait pas rejoint Shanks.

-bon ! Je vais aller aider ! Mais merci, Ben, t'es vraiment un pote.

Là-dessus, il s'en alla, comme un gosse autoriser à aller jouer au parc avec ses copains. Son second termina sa clope en le regardant, rêveur.

-J'aimerai parfois être tellement plus, murmura-t-il quand son capitaine fut trop loin pour l'entendre.


Ils s'étaient tous avancé vers l'infirmerie. Ils avaient ouverts doucement la porte, comme pour ne pas briser le silence de morts qui s'y trouvaient. Ils avaient tournés la tête vers le lit.

Vide, évidemment, le lit. Mais bien fait. Law avait même changer les draps il l'avait refait soigneusement.

-J'y crois pas, avait murmuré Marco.

Il avait envie de hurler sur Ellie. Puis non, tiens même pas l'énergie. Il en avait assez. Assez que ceux qu'il devait protéger soit en danger.

-Pourquoi il a fait ça ?

Ellie le regarda un moment. Ne rien dire pour l'instant. Sauver law de la fureur de l'équipage.

-Je n'en sais rien.

Tandis que les adultes cherchaient encore à comprendre, Ace s'était approché du lit. Il se sentait un peu triste, mais il ne comprenait pas pourquoi. Après tout, il le connaissait à peine, ce type ! Et puis c'était un psychopathe ! Mais c'était devant lui qu'il avait juré de protéger ses frères, c'était à lui qu'il avait serré la main après ça, comme une mise au défi, comme un accord tacite entre eux.

Soudain, sur l'oreiller, il remarqua quelque chose. Intrigué, il s'avança. Il prit le léger bout de carton dans sa main.

-qu'est-ce que c'est ? Se demanda-t-il.

Sa question amena tout le monde à se regrouper autour de lui.

-une carte ? Fit Sabo.

Une carte, oui. L'as de cœur.

-Ce n'était pas là avant, affirma Ellie, sûre d'elle.

-Alors ce serait…

Ace ne finit pas sa phrase. Il venait de retourner sa carte, comme ça, pour voir.

Il y avait un message, une simple phrase écrite d'une écriture rapide, ordonné, petite, pas facile à déchiffrer. Une écriture de médecin, en somme.

Ace, inhabituellement calme, lut à mi-voix le dernier message de Law. Un message pour eux.

-Protégez….votre …corazon.

Il y eut un silence. Personne ne fit une remarque sur la tournure étrange. Tous sentait une mélancolie les gagner. Comme s'il avait la certitude que Law venait de s'éteindre, de cesser de lutter, mais qu'il les encourageait à ne pas faire de même.

Marco porta la main à son cœur. Comme une saturation de désespoir.

Jusqu'à une petite voix, que les accents de l'optimiste faisait chanter, ne déclare d'une manière forte et évidente :

-bon. On va le chercher ?


Eeeeet coupé ! nous a voilà, un chapitre de plus ! Celui-là, je le qualifierai « de transition », il ne s'y passe pas grand-chose, c'est juste pour préparer à la suite ! (bon vous me direz il n'y a littéralement rien de prévu depuis le début, mais bon)

Ça vous a fait rire ? Un peu ? non ? sourire peut-être ? Non ? donner envie d'étouffer Squikky, votre cochon-dinde de vos propres mains ? comment ça, oui, bande de malade, j'appelle la SPA.

A bientôt, un peu plus tôt, j'espère ! (eh y'a plus long que moi, regarder Reflet d'Acide ! Bon, évidemment c'est pas le même travail, mais…Oh et zut, tiens !)

Amour, paix, et soleil.