Coucou ! Me voici, me voilà avec le chapitre 13^^

J'ai la trouille….J'en ai connu, de supers fics sur ce site qui étaient abandonnées au chapitre 13…Protégez-moi de la malédiction, j'ai encore trop de trucs débiles à partager avec vous !

Disclaimer : Oda, maitre de tout, toussa toussa….en attendant moi et on escouade on a trouvé où est atelier ! C'est là qu'il range les personnages quand il s'en sert pas….

Au fait : y'en a beaucoup qui ont eu le cœur fendu avec Law, et qui m'ont dit qu'ils espèreraient que dans ce chapitre tout s'arrangerait…AHAHAHAHAHA ! AHAHAHAHA *recule très prudemment* AHAHAHAHA*embarque pour la prochaine fusée pour Mars* AHAHAHHAHHA ! AHA-PITIEZ-ME-TUEZ-PAS !

Pour faire court….Ca s'arrange heu….Pas. Genre non. Mais bientôt, promis ! Ce qui m'amène à dire encore une fois : y'aura pas mal de feels sur ce chapitre, faites gaffe si vous êtes sous antidépresseurs.

D'ailleurs j'ai pris ma décision, je change le rating de la fic. Au moins, la précaution est prise.

En plus y'a une scène de combats et c'est genre LE truc que j'arrive pas à écrire…s'il vous plait dites-moi si c'est réussi ou comment m'améliorer !

Y'aura surement quelques fautes…Bon beaucoup, comme d'hab'. Mais je pars dès demain en vacances et j'avais envie de poster avant ça. Désolé si ça gêne la lecture


Bonne lecture !


Résumé rapide pour ceux qui ont demandés :

Ace, Sabo et Luffy, dans leur joyeuses enfances, par des enchainements de situations invraisemblables, se retrouvent sur le navire de Barbe-blanche. Suite à des aventureuses pas glorieuses, les voilà accompagnés de Law en mode forte déprime suite à la mort de Cora-san-toujours-dans-nos-cœurs et des enfants pas si innocents Killer et Kidd et sous la surveillance d'un Marco dépressif. Tout ce beau monde est en route pour Dressrosa pour secourir Law qui veut aller venger Cora-san-on-t'oubliera-jamais. Mais bon, entre le môme qui court vers sa perte, Un Ace parano, un Kidd vindicatif, un Killer inexistant et une obscure histoire de cartes oubliée, c'est pas vraiment gagné….


Leur regards se défiaient depuis plusieurs minutes à présent. L'un minuscule, trop jeune pour tout ça. La proie. L'autre, immense à côté, le sourire en coin, sûr de sa victoire. Le chasseur.

Comment aurait-il pu en être autrement ? Il était tellement plus fort, l'autre tellement faible en comparaison….Il se perdrait dans ses fils et se serait fini.

Pourtant pour l'heure, le plus petit voulait croire qu'il avait une chance. Rien n'avait commencé. Il n'y avait que ce regard. Cette bataille, celle des sentiments, de la détermination qui s'affrontent sans mot, par simple échange dans leur prunelle, peut-être, il pouvait la gagner. Mais ils avaient les yeux aussi vides l'un que l'autres.

Soudain, le plus grand rompit le contact. Il attaqua.

Avant de gémir dès que sa main toucha l'eau.

-Luffy ! S'écria Sabo. Mais qu'est-ce qui t'as pris de mettre ton bras dans l'océan comme ça !

-Mais y'avait un poisson….Marmonna luffy. Il avait l'air si bon…J'avais l'impression qu'il me regardait….comme s'il souhaitait que je le mange….

Sabo soupira. Il n'osa pas émettre l'hypothèse que peut-être le poisson voulait rester en vie.

-Et en plus t'as laissé le filet de pêche dans l'eau ! Cria Ace en voyant l'objet de fil tressé s'en aller au loin. Bravo ! Par ta faute on va tous….

Sabo réussit à faire taire son frère d'une bonne droite avant qu'il puisse dire « mourir de faim ».

Cette expression était tabou. S'il Luffy l'entendrait, il….Sabo ne savait pas vraiment, il pleurerait jusqu'à la déshydratation, il hurlerait à la mort, il se roulerait en boule dans un coin, il entrerait dans une crise de démence. Dans tous les cas, ce serait horrible.

-Pas ma faute si on est perdu…..Marmonna Ace en se massant la tête. Pas vrai, ma tête d'ananas !

-Ce n'est pas moi qui est oublié la carte ! rugit Marco.

Presque deux heures qu'il tournait en rond en supportant le sous-entendus d'Ace ! non seulement sa fierté d'être l'un des plus grands navigateurs de son temps, mais aussi ses nerfs en prenaient un sacré coup à cet instant.

-Ouais, ouais, c'est ce qu'ils disent tous, ricana Ace.

-mais c'est pas vrai ! S'énerva Marco.

Puis, assez sournois :

-en plus je croyais que c'était mal d'accuser sans preuve ?

-Mais j'ai pas besoin de preuves vu que c'est toi qui l'a oublié.

-Sale gosse….Marmonna Marco, la voix étouffée par la rage.

Calme, rester calme….Ce n'était pas Haruta en face de lui, il ne pouvait pas cogner à loisir….Même s'il l'avait fait avec Kidd mais cet enfant n'avait vraiment aucun sens de la survie.

-Ça pourrait être n'importe qui, spécula Sabo qui voulait calmer le jeu.

Et bien sûr, il ne fit que rajouter de l'huile sur le feu. Ace sauta sur l'occasion pour gueuler sur le fait qu'il trouvait que Sabo prenait un peu trop le parti de ce pirate à son goût .

-Je ne prend pas son parti, j'émet juste un fait ! Tu m'énerves à la fin ! Arrêtes de tout prendre pour une agression !

Sabo expira. Il avait un peu craqué. Mais il en avait juste marre qu'Ace se croit trahi. C'est vrai quoi ? Ne comprenait-il pas qu'il était, et sera toujours de son côté !

Ace, mouché, peut-être honteux, ne répliqua rien.

-Moi en tout cas, j'ai regardé dans le sac, ça y est pas, affirma Luffy, assez sûr de lui.

-tu sais de quoi on parle ? Vérifia à tout hasard Sabo.

-non. J'ai oublié. Mais en tout cas, ça y est pas.

-Tu m'aides pas, Lu', soupira Marco, une main claquée sur le visage.

Avant de se prendre une beigne d'Ace en pleine tête. Il écarquilla les yeux tandis que ses flammes apparaissaient pour guérir le léger hématome.

-Mais….Ca va pas ?!

-tu es allé trop loin, murmura Ace, lèvres retroussées, sourcils froncés, poing fermés sur sa colère.

-Mais c'est pas vrai ?! qu'est-ce que j'ai fait à la fin ! J'en ai marres ! Et toi arrêtes de rire !

La dernière remarque était adressée à Kidd, qui, effectivement, se tenait les cotes de rire. Aha ! Un mec qui se prend une beigne, c'est toujours marrant !

-Heu, désolé pour lui, marmonna Sabo. Mais y'a que nous qui ont le droit d'appeler Luffy « Lu' ». Ca l'énerve.

Marco, halluciné, remarqua que le petit blond était lui aussi au bord du fou rire. Alors ça !

-La prochaine fois, je vous laisse à bord de la moby Dick.

-On t'as pas demandé ton avis ! Répliqua Ace.

-ouais ! D'ailleurs, c'est plutôt toi qui t'es invité dans l'expédition ! Hurla (assez ironiquement) Kidd.

-Là, c'est vrai qu'on a besoin de l'autorisation de personne pour aller où on veut, appuya Sabo.

-Parfaitement ! S'écria luffy, qui n'avait pas vraiment compris pourquoi on criait, mais qui trouvait ça rigolo.

-mais pourquoi je vous ai ramené chez moi ! Explosa le pirate, à bout de nerf.

-Alors ça c'est une bonne question ! s'exclama Ace.

Cette fois c'en fut trop pour Marco qui se leva :

-je n'allais pas vous laisser au milieu d'une base de la marine alors que d'eux d'entre vous en étaient prisonnier ! parce que je ne vous veux aucun mal, contrairement à ce que vous croyez ! C'est vraiment si incroyable pour vous, hein, vraiment incroyable, que quelqu'un vous veuille du bien !

Fait assez extraordinaire, Ace eut du mal à répliquer.

-Heu…..

-Et vous vous ne vous êtes jamais dit que si il y en a ici qui refuse cette aide, c'est vous, avec vos sales caractères et votre paranoïa !

-Oui mais…tenta Ace, se sentant de plus en plus minable.

-Et maintenant, parce que cette imbécile de Law a voulu régler ses soucis tout seul, le voilà dans la merde, et nous aussi, et vous savez pourquoi ?!

Aucun des enfants ne se serait risqué à répliquer. Killer et Luffy serraient leur maman-poule respective, (à savoir Sabo et Kidd), le rouquin se disait que ce type en imposait un peu, finalement, et Ace se sentait incroyablement coupable, perdu, et pire que ça, incapable de trouver une répartie cinglante.

-Hein, pourquoi, ! Et bien parce qu'on n'a pas la carte, que je n'oublie jamais mais qui cette fois n'est pas là, et je me retrouve dans une minuscule barque avec une bande de marmots qui arrêtes pas de crier ! Arrêtez de crier ! C'est pénible à la fin !

Luffy, qui avait depuis le début de la tirade, mis ses mains sur ses oreilles, ne pouvaient qu'être d'accord maintenant, c'est plus rigolo du tout !

Et Marco, enfin, se tut. Il tremblait un peu, et suait à grosse goutte. Ca faisait longtemps, très longtemps qu'il n'avait pas hurlé comme ça. Très longtemps qu'il se retenait.

Et après la colère, vint la stupeur. Celle de se rendre compte que tout ce qu'il vint de débiter (la fin concernant la carte mis à part) c'était exactement ce que lui répétait depuis un an Tatch, Haruta, Izou, toute sa famille.

Et que le comportement d'Ace, c'était exactement son comportement, celui qu'il avait adopté, le plus facile à tenir. Ce n'était pas que la situation était insurmontable , ni que personne ne pouvait les comprendre. C'était qu'ils refusaient d'être compris.

Le silence dura une bonne minute sur l'embarcation, avant qu'une petite voix fluette ne se décide à le rompre.

-on est arrivé.

Un ange passa. Tout le monde se tourna vers Killer, bouche bée.

-….Quoi ? Fit Sabo au bout d'un moment.

D'un doigt un peu tremblant, le casqué pointa du doigt l'autre bout de la barque. Tout le monde se retourna.

Effectivement, le bois de la barque raclait les récifs d'une rive.

Sur le coup, personne ne trouva quoi répondre. Leur mâchoire était tombé d'un mètre ou deux au bas mot. Marco, en particulier, navigateur chevronné, pointure du nouveau monde, observateur averti, n'arrivait pas à croire qu'il n'avait rien remarqué.

-M….mais de….depuis combien de temps ? Chevronna-t-il.

-Oh, je crois, une bonne heure. Un peu plus, peut-être.

Et devant l'ais stupéfait de tout le monde qui le fixait, Killer piqua un far sous son masque, et murmura timidement :

-vous arrêtiez pas de crier, j'ai pas osé le dire.

-Ça c'est mon navigateur ! S'écria Kidd.

Il voulait bien lui faire grâce de sa lâcheté vu qu'il avait cloué le bec à toutes cette bande d'imbécile.

Un autre ange passa.

-bon… Bah on descend, suggéra Sabo.

Avant de taper sur l'épaule de son petit frère.

-Au fait, lu', tu peux arrêter de te boucher les oreilles tout le monde a arrêté de crier.


Dans son tonneau, il inspecta la carte qu'il avait emmené. Il était très fier de cette carte qu'il avait fait lui-même ! Bon, elle était un peu brouillon, mais nul doute que quand il retrouvera celui qu'il cherche, celui-ci sera vraiment impressionné !

Il vit au loin une immense île. Si ses calculs étaient exactes, voilà Dressrosa.

Il pencha légèrement la tête de côté. Cela le surprenait toujours de voir une ile « normale ». évidemment, il savait bien que son ile était différente des autres. Mais quand même, cela faisait tout drôle.

D'ailleurs, d'après le peu d'information qu'il avait réussi à tirer du nez des anciens concernant le monde extérieur, celle-ci était sous le contrôle d'un empereur.

Empereur. C'était le terme qu'avait utilisé la personne qu'il cherche. Elle devait se rendre sur l'île d'un empereur.

Ça devait donc forcément être là. Il décida donc d'amener sa minuscule embarcation jusqu'à l'île. Il devait être là, puisque c'était l'île d'un empereur.

Quoi qu'empereur signifie.

Sur la plage, Marco inspira un grand coup, rattrapa un à un les gamins qui se dispersaient et voulaient aller explorer. Et déclara :

-bon. Résumons-nous. Maintenant qu'on est ENFIN arrivé….

Killer baissa un peu la tête.

-….Il y a quelque règles à suiv….

Il s'arrêta brusquement, et considéra la pelletée de marmots devant lui.

-Pourquoi il dit plus rien? demanda Kidd.

-Il est peut-être mort, commenta Ace.

-Ou il a fait une insolation, suggéra Sabo.

-Ou il a faim, dit Luffy, pour qui la faim était la base de tous les maux.

Marco se reconnecta, comprenant que s'il voulait emmener ces sales gosses dans son sens, il allait devoir ruser.

-….Kidd, tu as bien dit que tu étais recherché par la marine.

-Ouais. fit fièrement celui-ci. Pour avoir voler un navire ! et de guerre en plus ! Pas mal, hein ?

-Ouais, enfin tu t'es fait prendre, souligna Sabo, s'attirant un regard noir.

-Je l'ai déjà dit : c'est pas ma faute, c'est celle de Killer !

-Oh, mettre tout sur le dos du plus petit, quel originalité, soupira le petit blond en levant les yeux aux ciel.

-C'est vrai, Ace il fait tout le temps ça avec moi !Aieuh !

Le pauvre chapeau de paille se prit un poing de son ainé une fois sa phrase fini.

-en tout cas, les frangins, elle est à combien votre prime ? Les nargua Kidd.

L'ASL, ne répondit rien, bien qu'ils étaient assez vexé intérieurement. Kidd ricana. Ah, qu'il était bon d'être au-dessus de tous…

-Frimeur, grogna Ace.

-Jaloux, répliqua le rouquin.

-Bref ! Calma Marco.

Il se tourna vers les deux plus petits de la bande :

-Et vous deux, quand je vous ai sauvé, vous étiez bien prisonnier des marines, n'est-ce pas ?

Killer et Luffy hochèrent la tête.

-Et c'était pas une super expérience pour de futurs pirates, pas vrai ?

Les deux pauvres petits, inconscients qu'ils étaient en train de se faire avoir, hochèrent la tête, les larmes aux yeux.

-Eh ! S'écria Ace, tu laisses Luffy tranquille !

Sabo commençait à froncer les sourcils, en opinant du chef. Où voulait en venir ce type ? si c'était pour rappeler des mauvais moments à son petit frère, ami ou non il n'allait pas laisser passer ça !

-Pareil pour Killer, y'a que moi qui est le droit de l'embêter ! S'écria Kidd.

Killer semblait ému. Visiblement pour Kidd, c'était une belle déclaration d'amour. Pauvre gamin.

-Ce que je veux dire, c'est qu'à priori aucun de vous ne veux croiser la route de marines.

-Bah si, fit Ace.

-Ouais, compléta Kidd, ça fait du bien de se défouler sur quelqu'un de ce genre.

Marco grogna. 'Pouvait pas se faire refiler la garde de gens normaux, pour une fois ?

-Mais il y a beaucoup de marines sur cette ile. Beaucoup beaucoup.

Bon, c'était pas beau de mentir. Mais la fin justifie les moyens, surtout si la fin c'était de faire tenir tranquilles les sales gosses.

-croiser beaucoup de marines d'un coup, ce n'est pas une bonne chose. Croyez moi. Parole d'expert.

Il se retint de pouffer. Ahah ! Les marines, lui donner du fil à retordre ! Ce sera quoi la prochaine ridicule, la moustache de Gold Roger vient de ses poils de nez ?

-Mais alors Traffy est encore plus en danger ! s'écria Luffy, mains sur la tête.

A force de dire tout ce qu'il lui passait par la tête, il arrivait que ce soit bénéfique. La remarque de Luffy pouvait peut-être faire diversion et focaliser les enfants sur leur but premier sans se rendre compte que Marco était en train de les mener en bateau.

-donc, nous allons tous chercher Law, mais pour que ce soit efficace, restons grouper, et faites ce que je vous dit.

Il avait grincé des dents sur les derniers mots. Les nerfs. Et il en avait marre.

-Des questions ?

Kidd, Killer, Sabo, Ace levèrent la main. Marco retint un soupir. Mais ils levaient la main, c'étaient déjà extraordinaire. Marco se tourna vers Sabo :

-Oui ?

-Si beaucoup de bases de la marines se concentrent sur l'ile, rester grouper n'est-il pas la pire solution ? avec votre réputation, nous attirerons forcément l'intérêt sur nous, alors que nous, nous n'avons au fond rien à nous reprocher. Pas encore du moins. Ne devrions-nous pas nous disperser, cette solution nous permettant de couvrir le plus de surface et de…

-Merci Sabo, coupa très rapidement Marco en se tournant vers Kidd.

Heureusement, les enfants avait décroché dès la première phrase de Sabo, le laissant bouder dans son coin. Il en avait marre.

En lui sommeillait l'âme d'un chef, pourquoi personne en voulait s'en rendre compte !

-Oui Kidd ?

-Vous savez où vous pouvez vous les mettre, vos consignes de sécurité ?

-Merci, Kidd. Ne répond pas à la question.

Marco voulut donner la parole à Killer, remarquant que celui-ci tremblait. Depuis combien de temps, il n'en savait rien, le petit n'attirant pas vraiment l'attention, surtout à côté des autres gamins. Seulement Ace avait l'air très impatient, et Marco craignait que s'il ne lui donne la parole maintenant, celui-ci en refasse une crise. Ou pire, se mette à parler sans autorisation. Ne pas perdre le peu d'autorité qu'il avait miraculeusement gagné.

-Oui, Ace ?

Aussitôt Ace se mit à crier :

-J'ai pas besoin de vous pour protéger mes frangins !

De ses mains, il attira contre lui ce qui se trouvait à sa droite et à sa gauche.

A sa droite, Sabo.

A sa gauche, le vide.

Tout le monde se tourna vers l'endroit où Luffy était. Afin, devrait être.

Silence.

-Effectivement, dit laconiquement Marco, tu es tout à fait apte à t'en occuper seul. Tu n'as même pas vu que ton frère s'est barré.

Sabo souffla. En d'autre circonstance, Ace se serait jeté sur lui pour avoir osé dire une telle chose, mais là il était plus inquiet qu'autre chose.

-mais c'est pas possible ! On le quitte une seconde et il s'en va !

-C'est quand même extraordinaire, murmura Sabo. Quand on veut être discret, il trouve le moyen d'atterrir (littéralement) dans les mains des ennemis, et quand ce serait pratique de le remarquer il trouve le moyen d'être plus discret qu'un ninja….

-Sabo ! s'écria Ace, choqué.

Le petit blond se mit à rire avant de désigner la ville à quelques centaines de mètres d'eux.

-Ne t'inquiètes, le discours de Marco à dû l'ennuyer, et il a surement voulu aller explorer. Ce sera pas compliqué de le retrouver…

-J'espère ! Fit Ace.

Zut à la fin, pourquoi à chaque fois qu'ils arrivaient dans un nouvel endroit, il trouvait le moyen de perdre Sabo, Luffy, ou les deux ! Comment il pouvait faire pour les protéger, s'ils étaient loin de lui ? Et….Et ce n'était pas le moment de penser à ça !

-On a deux personnes à retrouver maintenant, merci Luffy ! Rattrapons vite cet abruti !

Grogner dissimule bien l'inquiétude.

-Allons-y, Sabo !

Celui-ci hocha la tête et les deux frères foncèrent vers la ville.

Suivi de Marco :

-Mais ne courrez pas vers l'inconnu comme des imbéciles ! vous allez trouver le moyen de déclencher une guerre d'ampleur mondiale ! Attendez-nous !

Suivi de Kidd :

-Eh ! Preums sur le gars à tabasser !

Et non suivi de Killer, qui restait face à la plage, tremblant toujours un peu, le doigt toujours levé. Kidd se retourna :

-Killer : T'as deux secondes pour me rejoindre, où je pars sans toi !

Le pauvre petit pointa son doigt tremblant vers l'horizon :

-J…J'ai vu…Y'avait un… Un….

Les yeux de Kidd se mirent à briller :

-un truc terrifiant c'est ça, potentiellement dangereux, voire mortel ?

Il courut rejoindre son second.

-Montre-moi !

Killer désigna du doigt…un tonneau vide. Kidd resta un moment interloqué, puis se tourna vers Killer :

-Hah bravo ! un tonneau ! Je te savais trouillard, mais là ….

-M…Mais dans le tonneau…Y.. .Y'avait un…

-Il est vide, le tonneau ! Cria Kidd.

-un …qui…qui parlait….

-Rah, tu me saoules ! viens, on va être les derniers pour cogner sur les gens !

Il prit la main de Killer…et la retira immédiatement, avant de chopper Killer par le haut du maillot :

-Et arrêtes de pleurnicher, chouignard !

Sans sa tête, Kidd brancha le kiddo-traducteur :

-Allez killer, tu vois bien qu'il n'y a rien. Viens vite, on va s'amuser je te dis !

Et arrêta de pleurnicher.


Law tournait depuis une bonne heure. Il en avait eu besoin. Se vider la tête. Il s'arrêta enfin, à s'accouda à un mur. Là, il fixa le vide, pendant une ou deux seconde, et se mit à pouffer nerveusement.

Puis il appuya son poing fermé contre sa tête, et se donna quelques coups.

-Ca se remet à marcher ?

Son père avait fait ça, un jour, quand il bloquait sur une stupide équation. Lui, il était en train de pleurnicher. Il était comme ça, quand il était petit. Il pleurait facilement. Son père, lui, prenait comme toujours les choses du bon côté. Toujours drôle. Toujours souriant. Il lui avait tapoté la tête, gentiment, et lui avait raconté que ça faisait mieux marcher son cerveau. Ça devait être le cas, vu que Law avait réussi.

Et elle, qui était encore plus petite, à l'époque, ça l'avait tellement sidéré qu'elle tapotait sa caboche à tout bout de champ :

-Je secoue pour que ça remarche, expliquait-elle au curieux.

Et dans cette ruelle, des années plus tard, après toutes les crasses qui lui étaient tombées dessus, Law retrouva du sens à ce souvenir oublié d'enfance. Un souvenir parmi d'autre, d'une banalité évidente, mais qui devenait tout à coup douloureusement indispensable, car il rappelait l'époque où quelqu'un lui tapotait la tête pour qu'il trouve une équation. L'époque du bonheur, celui qui est tellement commun qu'on ne le perçoit plus.

Jusqu'à ce qu'on le perde.

Law releva la tête, vers le palais, qu'on voyait au travers des maison de la ruelle vide.

-Ca remarche, murmura-t-il.

Il courut à nouveau vers le palais .

Mais avant de sortir de la ruelle, il vit quelqu'un lui barrer la sortie.

-bonjour Law.

Law eut à peine le temps de traiter l'information qu'il était en danger et de faire un pas en arrière, qu'un bâton de bambou imprégné de haki s'abattit sur le sol, creusant un large trou. Il l'avait évité de justesse.

-Toujours aussi mal élevé à ce que je vois.

Law n'avait pas besoin d'attendre que la fumée se dissipe pour voir qui était son adversaire. Il connaissait cette voix suintante d'orgueil et de condescendance. Et aussitôt, le peu de clarté qu'il avait gagné dans son esprit fut remplacée par le fameux brouillard.

-Ne t'en fais pas.

Il avait fini par comprendre ce qu'il signifiait.

-Je vais corriger ce défaut.

C'était la haine.

-C'est ce qu'on va voir, Vergo, murmura Law.

Dès qu'il vit le visage au travers de la fumée, quelque chose dans son cœur le fit bondir contre son adversaire. Celui-ci ricana, et imprégna ses poings de haki avant de donner un coup dans le ventre de Law qui l'envoya valdinguer à l'autre bout de la ruelle.

-pas besoin de pleine puissance pour toi. Et au fait….

Law se releva, dents serrées. Dans sa poche, toujours le scalpel. Il ne le sortit pas.

Encore un peu

Il courut vers Vergo, qui l'accueillit d'un autre coup de poing .

-Pour toi, c'est vergo-san !

Law sentit le sang jaillir au travers de sa bouche tandis qu'il roulait de nouveau au fond de la ruelle.

Encore peu

Il savait Vergo plus puissant. Il savait qu'il n'avait qu'une carte à jouer, une seule pour remporter ce duel.

Il vit Vergo s'avancer vers lui.

-Tu as sali mes chaussures.

En effet, du sang séchait sur le bout des bottes. Vergo leva son bâton, d'un noir étincelant . law était à terre, à priori inoffensif, son adversaire se croyait surpuissant, sûr de gagner, et laissait une ouverture.

-Je crois que ça mérite une correction.

Il abattit le bâton.

Maintenant !

-shambles !

La sphère bleue apparut. Vergo en fut déconcerté pendant une seconde. Ce fut assez pour Law. Il fonça, le scalpel sauta dans sa main, on entendit un craquement.

Ce fut ses os contre le bâton. Cette fois Vergo l'attrapa par la gorge avant que celui-ci n'est le temps de rencontrer le mur. Vergo sourit.

-Impertinent, mal élevé…Mais intelligent, je ne peux le nier.

Il prit un certain plaisir à faire durer le jeu des explications, tandis que Law suffoquait de plus en plus.

-Tu as réussi à maitriser ton fruit très rapidement. Et tu savais que je ne m'y attendrais surement pas. Tu t'es montré intentionnellement sous ton pire jour pour me faire baisser ma garde utiliser au mieux ton avantage : la surprise.

-C'est…quoi le problème avec…les gens comme toi ?...A…toujours expliquer… la stratégie de …l'adversaire ? Réussit à articuler Law.

-intelligent mais impertinent, ricana Vergo. De toute façon, il semble que ta seule chance de t'en sortir ait foiré lamentablement, ce qui fais que….

Il stoppa. Le corps de Law se secouait convulsivement.

-Je ne savais pas qu'on pouvait encore arriver à rire étranglé, murmura Vergo. Et je peux connaitre la cause de ton hilarité ?

-Parce que je crois….Que cette fois c'est…toi qui va mordre….la poussière…

Dans ses yeux passa une étrange lumière de vengeance :

-Comme…tu l'as fait pour lui…ce jour-là…..

Vergo l'avait laissé finir, ne comprenant pas. Soudain il sentit une douleur insupportable et il poussa un grognement de douleur.

Law lui donna un coup de genoux puissant dans la mâchoire, et sous le double choc Vergo relâcha la pression sur sa gorge. Law recula vivement. Il avait agi vite, Vergo aurait très bien pu, avec sa main chargé de haki, lui briser le cou avant qu'il ne puisse remporter la victoire.

Le pirate releva une tête crispée vers Law.

-C…Comment …?

Il ne finit pas sa phrase, venant de remarquer quelque chose de dérangeant. Vergo était à genoux, et Law, le petit gamin, le sale gosse, le faiblard, le fixait de toute sa petite hauteur, un sourire narquois au lèvres.

-tu prends gout à être dans la place du gagnant pour une fois, fit Vergo. Ne t'inquiètes pas, ça ne vas pas durer…

Il se releva, mais sentit aussitôt une immense douleur dans son cœur. Décidant de l'ignorer, serrant la mâchoire, il tenta de foncer vers Law, ivre de colère, prêt à le broyer vivant, à l'écorcher vif, à lui faire payer cette humiliation….

Mais il retomba au sol. Il se sentait prêt à exploser, incapable de respirer.

-Mais….Mais qu'est-ce que tu m'as fait ? Cria-t-il, au bout d'un moment.

Il ne comprenait pas. Il était tellement plus puissant, comment, comment ce gamin pouvait le surpasser, le rendre aussi impuissant ?!

-C'est désagréable, hein ?

Plus Vergo montrait sa souffrance, plus Law souriait. Un sourire défiguré par les souvenirs monstrueux qui le hantait. Il articulait, toujours souriant, et la voix teintée par la haine :

-si tu ne l'avait pas tabassé à mort, alors qu'il était blessé, si tu n'avais pas été là…Il aurait peut-être pu s'en sortir.

-Assez ! Cria Vergo avec le peu de force qu'il lui restait. Qu'à tu fais ?!

C'est alors qu'il le remarqua, dans la main gauche de Law.

Son cœur. Dans une espèce de boite transparente. Que Law malmenait à loisir.

-J'ignorais que ce fruit pouvait faire ça….dit finalement Vergo.

-Moi aussi fit Law.

Et, avec un rien de vanité dans la voix :

-C'est fou comme on apprend dans l'urgence, n'est-ce pas ?

-Je vois. Mais….

Law fronça les sourcils. Il préparait quelque chose.

-vois-tu, la clé pour la vraie victoire…c'est d'avoir…toujours avoir un deuxième plan.

Law chercha où était la faille. Soudain il agrandit les yeux.

Dans leur combats, les bâtiments faisant la ruelle avaient soufferts. Des morceaux s'étaient détachés du tout, et était prêt à tomber. De gros morceaux qui pouvaient boucher la ruelle.

Law tourna la tête vers Vergo. Celui-ci était près du mur. Le bras imprégné de Haki.

-no…. !

Trop tard, Vergo avait abattu son poing.

A ce moment-là Law ne pensa qu'à esquiver. Encore, encore, la poussière se soulevant, il n'y voyait plus rien. Il se rendit à peine compte du cœur qu'il avait fait tomber.

Enfin, le dernier morceau se brisa au sol. Ils les avaient tous esquivé.

Il chercha dans la fumée le cœur. C'était sa chance, sa seule chance de…Là !

Il était à quelques mètres de lui. Il courut .

Il ne l'atteignit pas. Vergo avait profité de la fumée pour attaquer en discrétion. Il s'était élancé et avait saisi Law par la capuche, avant de l'envoyer de tous ses forces contre le sol. Et de récupérer son cœur.

Puis il alla chercher Law par la gorge et le souleva des décombres.

-bien essayé petit. Mais je suis toujours ton ainé. Ce qui me fait me répéter…

Il plaqua Law contre le mur.

-C'est Vergo-San, pour toi ! dis-le !

Les quatre empereurs seraient en face de Law qu'il ne s'abaisserait pas à ça .

Vergo le prit mal, et serra de nouveau la gorge de Law contre le mur.

-Crois-moi, je vais te faire regretter de…

-Vergo.

L'homme tourna la tête.

Au bout de la ruelle, trois hommes, l'un en costard, l'autre immense avec casque, et le dernier avec un masque et d'énorme lunette lui couvrant la moitié du visage, observaient la scène.

-Senor Pink. Pica. Gladius, salua Vergo, sans tourner la tête.

-Vergo, reprit pica et sa voix de fausset. Rappelle-toi ce que le jeune maitre à dit.

Il pointa son pouce levé vers le palais :

-vivant.

Vergo resta un moment sans bouger, puis relâcha enfin sa prise, laissant Law retomber lourdement sur le sol. Il voyait d'immense taches noirs devant ses yeux, le manque d'air commençant sérieusement à se faire sentir.

-occupez-vous de ce crétin, grogna Vergo en sortant de sa poche un escargophone. Je préviens le jeune maitre.

Law lui, tentait en vain de garder les yeux ouverts. la fatigue, la violence des coups, le quasi étranglement l'avait marqué. Il sentait qu'on le soulevait…Et…

Non ! il ne …Pouvait pas….Ce n'était pas le moment…De…


Au palais, dans l'immense salle du trône, un homme était assis sur la fenêtre. Il regardait les rues en face, l'atmosphère de fête, les jouets mêlés aux humains, l'effervescence près du colisée. Son royaume.

Sur son air impassible, un sourire malsain s'ajouta.

Son royaume. ses esclaves. Ses marionnettes. Qu'il était bon d'être puissant…

-Jeune maitre ?

L'escargophone à côté projetait la voix de Vergo.

-Le spectacle a-t-il été à votre goût ?

Au travers de l'appareil, Vergo percevait parfaitement le sourire satisfait de Doflamingo.

-tout à fait, Vergo. Merci d'avoir laissé ton escargophone allumé que je puisse…

Il chercha le mot juste.

-Savourer la défaite de Law. Même si tu y es peut-être allé un peu fort.

-Je sais jeune maitre. Mes excuses.

-Il me le faut vivant, tu le sais. Mais je te comprends. Ca a dû être douloureux pour lui ? tu n'y es pas allé de main morte, pas vrai ? comme la dernière fois avec mon traitre de faux-frère ?

Le ton était trop sauvage pour répondre. Doflamingo savourait juste effectivement à fond la défaite de Law. Vergo, qui connaissait cet aspect de son maitre, lui laissa quelques instants pour se souvenir des chocs et des cris de douleur de Law et d'imaginer ce qu'il lui semblait.

-Il n'est pas trop amoché ?

-il s'est évanoui. Mais à part ça, ne vous en faites, il peut encaisser beaucoup. Vous pourrez encore le…malmener un peu, si cela est nécessaire.

Doflamingo allait le remercier, mais il entendit la voix étouffé de Senor Pink en fond :

-Ce sale gamin….

Un instant, puis :

-il a du cran, quand même.

Doflamingo raccrocha, en silence.


Shanks posa avec satisfaction le dernier clou. Le mat venait d'être réparé. Le roux se mit à sourire. Quel satisfaction, que celle du travail finie…

-Beau boulot, les gars ! Cria-t-il à son équipe, avant d'aller rejoindre près de la rambarde Ben, son second et plus fidèle ami.

Celui-ci venait de finir sa clope, et regardait l'horizon. Les deux hommes partagèrent un moment tous les deux, à observer leur seul chez eux : la mer.

Des moments de silence, de connivences, seuls, un moment parfait pour avouer…

-Capitaine !

Et zut.

Shanks se retourna pour voir Lucky Roo, un autre de ses plus fidèles membres d'équipage, portant à la main et une pièce de viande, et un tonneau de poudre.

-C'est pour quoi faire ? Demanda Ben en désignant le tonneau.

-Oh ça, ça trainait sur le pont, suite à l'explosion. Mais je voulais vous prévenir qu'un navire de la marine fonce sur nous.

Les trois pirates tournèrent la tête. Au loin, un navire de guerre, effectivement. Shanks plissa les yeux. A défaut d'être ambidextre, il avait une très bonne vue. Il reconnut la figure de proue en forme de molosse.

-Le vaisseau de Garp ? Mais qu'est-ce qu'il nous veut ? S'interrogea-t-il.

-Il nous en veut encore pour l'état de sa maison quand on était à East Blue ? fit Roo.

-Oh, tout ça parce qu'on a un peu décoré à notre façon….

-Attendez… quoi ? Demanda Ben.

-ah oui ! réalisa le roux, toi t'étais pas là, t'étais en train de rassurer Luffy qui avait fait un cauchemar…en fait, on a pas fait grand-chose…

-J'ai peur… marmonna le second.

-Moi , se désista Roo, j'ai juste écrit « Garp tu pues » sur le buffet et mis des boules puantes dans…

-mais c'est pas vrai, vous avez quel âge ! Désespéra le fumeur.

-Mais c'était une idée de Luffy ! Dit Shanks.

-Ah oui, suivre un gamin de 7 ans, ça justifie absolument tout….

-sinon, les gars, souligna Roo, le navire nous fonce toujours…

-Mais oui, s'agaça Shanks, on a compris…

Il tourna tout de même la tête vers le navire-molosse. Qui fonçait effectivement à pleine vitesse. Vers eux. Figure de proue la première. Qui allait les percuter.

-Mais…Mais il nous fonce VRAIMENT dessus, l'animal !


Sur le navire de Garp, le second, se tenant à une cabine, hurlait à tout rompre :

-Il faut freiner ! on va les percuter de plein fouet !

-C'est le but, morveux ! Répondit Garp.

-C'est ton premier abordage avec Garp ? Demanda gentiment le navigateur qui les avait prévenu du changement de cap et qui était le navigateur en chef.

-me dites pas que c'est monnaie courante avec lui ?!

-Oarf, question d'habitude…

-Mais….mais on va peut-être couler ! sans compter les utilisateurs de fruits du démon qui…

-chargeeeez ! Cria Garp.

-Oh par Devy jones…


-Mais qu'est-ce qui lui prend, à lui, de faire ça ! Paniquait shanks. Pour une fois qu'on s'était tenu un peu près tranquille…

-C'est vrai que c'est étrange...Réfléchit Ben, en s'accoudant à la rambarde. Garp est certes impulsif, mais risquer de briser l'ordre établi en s'en prenant à un empereur…

-Et ça tombes super mal, en plus ! à cause de lui, on va arriver en retard chez le vieux ! Râla le capitaine.

-C'est pas jute ! Le rejoignit le mangeur du groupe. On venait de réparer le pont !

-Ouais !

Ben soupira. C'était bien gentil, tout ça, mais ça ne résolvait rien…Et il avait envie d'une nouvelle clope. Il en sortit une de son paquet, qu'il mit dans sa bouche, ainsi qu'une cigarette.

-Tu permets ? fit-il à roo .

Avant que son ami ne puisse répondre, il prit le tonneau de poudre de mains. D'un geste leste, il racla le bout de l'allumette contre le tonneau avant de le jeter en l'air, en direction du navire de Garp.

Les yeux clos, il sortit de sa main droite son arme. A sa gauche, l'allumette.

D'une façon parfaitement synchronisé, il alluma en même temps la cigarette et tira une salve sans regarder sur le tonneau en l'air.

Boom.


Le second de Garp toussait. Ils venaient de se prendre une explosion en pleine face ! Le navire en avait stoppé net.

-On vient de recevoir un tonneau de poudre, commenta le navigateur en chef à coté qui époussetait simplement sa tenue de fonction.

-comment, articula l'autre difficilement, un simple…tonneau peut-il….

-Oh, c'est Ben Beckmann qui l'a lancé, quand même ! Ça fait toujours beaucoup de dégâts avec ce mec.

-Je ne cherche plus à comprendre. Dites, Garp-sama, qu'est-ce qu'on…eh ! On peut savoir pourquoi vous reculez lentement du bord, les mains ayant l'air de calculer une trajectoire…Oh !

Réalisant, il paniqua :

-non, vous n'allez pas…

-YAAAAAhh ! Cria Garp en s'élançant vers le vaisseau de shanks.

-Eh bah si.

-Oh, bien jouée, Ben ! Le félicita Shanks en tapotant l'épaule de son ami.

-A ton service, capitaine, répondit modestement l'autre.

-Capitaine, fit Roo, Ben nous donne du temps : soit on peut se préparer pour l'abordage, soit on en profite pour tracer.

Shanks plissa les yeux, et regarda l'horizon.

-Capitaine ? L'appela doucement Ben.

Ca faisait toujours un sacré effet, Shanks sérieux. Mais celui-ci retrouva vite un demi sourire en se tournant vers ses deux compagnons.

-non. On va en profiter pour tracer. Si on se lance dans une bataille de cette envergure on n'arrivera peut-être pas à temps pour prévenir Barbe-blanche. Ce ne serait pas très juste. Et puis on a pas mal de nouveau en ce moment. Je voudrais pas qu'ils mordent la poussière si tôt.

Ben sourit en tirant une taffe. Cette humanité : voilà pourquoi il aimait tant shanks.

-Donc, on trace, résuma Roo. Je vais aller…

Soudain, un petit bruit se fit entendre. Les trois hommes, interloqués, regardèrent partout autour d'eux sans comprendre d'où il provenait.

-C'est ton ventre, Roo ? demanda Shanks.

Mais avant qu'il puisse répondre le bruit se rapprocha. Au-dessus de leur tête.

-YYYYYAAAA !

Les trois hommes, qui n'étaient quand même pas des premiers venus, comprirent avec leur haki de l'observation qu'un…truc leur tombait dessus et glissèrent d'un pas ou d'eux en arrière, avant que le…truc n'atterrisse sur le pont en créant un trou énorme.

-Shanks ! hurla le …truc, sous son uniforme de la marine.

-Garp ? S'écria Roo, incrédule.

-Mais….Mais il nous a bousillé le pont, l'ostrogoth ! Gueula shanks, soudain très en colère.

-Je vais t'apprendre, vaurien, à farcir la tête de mon p'tit sucre d'orge de bêtises !

-Et vous, je vais vous apprendre à bousiller un navire que je venais de faire contrôler !

Et plusieurs échanges de sourds se crièrent ainsi. A priori ils ne sortiraient pas les armes avant que l'un ne décide d'écouter les dires de l'autres. Autrement dit, on avait du temps devant nous.

Ben soupira, tira une taffe, et appela un des pirates qui trainait sur le pont.

-Eh, toi ! T'es bien de l'équipe des navigateurs, pas vrai ?

-Oui, monsieur ! Fit l'autre en se mettant au garde à vous.

-pas la peine d'être aussi formel. Dis-moi, je voudrais savoir quand tu estimes que nous arriverons à destination.

-Eh bien, vu les dégâts et les…

Il tourna la tête vers Garp.

-…Imprévus, c'est difficile d'être précis, mais je dirais entre 12 et 24 h. Désolé pour le manque d'exactitude.

-c'est rien, lui sourit Ben, tu fais ce que tu peux. Je te libère.

Donc, les deux gamins avaient au minimum 12 h pour se chamailler. Ben s'accouda à la rambarde, prêt à les surveiller durant tout ce temps. Il préviendrait celui dont il avait la charge, Shanks, un peu avant l'heure pour lui dire que c'était l'heure de quitter son copain, et de se mettre au chose sérieuse.

Ben soupira de nouveau. Quel dur métier que celui de second.


Law avait des ombres qui dansaient sous ses yeux. Floues, indistinctes, familières…effrayantes. Des cadavres de réalités, des gens inversés comme le reflet d'un miroir.

Il était seul, au milieu du néant et des ombres. Le seul humain.

Aucune ne semblait faire attention à lui. Il était seul, au milieu.

Seul. Seul. Seul.

Il ne sut pas quoi faire.

Hurler ?

Personne ne l'entend.

Pleurer ?

Personne ne s'en affecterait.

Mourir ?

Non. Il ne voulait. Il…Ne voulait….

Soudain, à ses côtés, une ombre s'agita. Elle avait plus de consistance. Et même une petite robe. Et des couettes.

Law sentit le trou béant dans son cœur et il hurla à tout rompre.

-Aaah !

-Bonjour, Law.

Le garçon ouvrit les yeux. En face de lui, deux yeux rouges de bêtes, à la courbe rieuse, qui le fixait comme on observe une proie. Les lunettes de doflamingo.

-Cela faisait longtemps, n'est-ce pas ?

Law tourna la tête, de droite à gauche. Presque tous les principaux membres de la Donquichote Family étaient présents. Law les reconnut chacun d'un regard, et sentit encore une fois le brouillard de haine dans sa tête.

-Tu es resté évanoui durant plusieurs heures, j'attendais pour te saluer.

Doflamingo étais là. Debout, immense, à un mètre de lui.

Law voulut se jeter sur lui. Aucune stratégie, aucun plan. Juste le détruire de ses mains, à la seule force de sa haine.

Il ne put pas, quelque chose le retenait, le vidait de ses forces. Il avisa alors les menottes, sur ses mains, en granit marin, une seule chaine faisant le tour de l'immense chaine.

-Le siège du cœur est une place que je t'avais destiné, tu te souviens ? Tout comme la place du bras droit…

Le sourire de doflamingo s'agrandit.

-J'avais liquidé ce sale traitre de corazon, et grâce à toi en plus ! tu aurais très bien pu…

Il ne finit pas sa phrase. Il venait d'éclater de rire, en voyant la réaction de Law, qui, le visage déformé par la colère, tentait vainement de bouger. Il jouait avec lui, il savait quels étaient les mots, les sujets qui lui faisait du mal. Les mots étaient une arme trop sous-estimé, une que doflamingo affectionnait.

-Jeune maitre, c'est pathétique, commenta pica. Il mériterait mille souffrances pour avoir osé nous quitter !

-Nous l'avons accueilli, nourri, logé, entrainé, commenta Gladius, les bras croisés. Tu nous a trahi. On ne trahi pas la famille impunément.

-J'ai toujours su, dès que j'ai vu ces taches bizarres, qu'il n'était pas digne de confiance ! Pialla Jora, la voix haut perchée.

-du calme, du calme ! Demanda Doflamingo .

Devant l'air ébahi de presque tout le monde , Doflamingo se leva, mains en l'air, appelant au calme.

Il n'y avait aucune charité dans ce geste. Mais Law craquait. Il le voyait. Il ne bougeait plus. Epuisé, fatigué, las, sa tête était lentement tombée sur sa poitrine. Lui si loquace, si intelligent, ne disait plus rien.

Attaquer un gibier qui ne défend pas est beaucoup moins drôle que de s'en prendre à celui qui pense à tort avoir une chance.

Le grand corsaire se pencha lentement vers Law.

-Je te plains beaucoup, tu sais ?

Sa voix était dangereusement doucereuse.

-On dirait que le malheur te suit depuis ta naissance. A moins que ce ne soit toi, qui l'attire…

-Tais….toi…

Pour que Law s'abaisse à une parole aussi inutile, il devait être au bout du rouleau.

-Il ne te restait que ta vengeance, et tu as échoué, encore une fois. Mais contrairement à ce que tu pourrais croire, j'ai assez d'estime pour toi. Tu t'es battu honorablement. Ça n'a rien donné, mais tu as préféré la rage au désespoir. C'est la marque des puissants, et seul les puissants choisissent la façon dont ils meurent.

Les hommes de Doflamingo regardait avec fascination ce serpent injecter son poison dans cette carcasse presque vide.

-Or, je te donne une chance d'avoir, pour la première et dernière foi, le contrôle sur ta vie. Je te propose de choisir la façon dont tu vas mourir.

Law cligna des yeux. C'était peut-être un réflexe, peut-être une façon de dire que Doflamingo avait son intention.

-Je te propose deux choses. Ou une mort lente et douloureuse, pour avoir trahi la famille qui t'avait recueilli, où chaque personne ici s'efforcera de te montrer physiquement à quel tu nous a déçu….

Il y eut des sourires sauvages dans l'assemblée.

-Ou…Tu peux, une seule fois dans sa vie, arriver à finir quelque chose. En me donnant la seule chose que tu possèdes, et que je souhaite.

Le faux roi abaissa sa tête près de l'oreille de Law et murmura :

-La vie éternelle. Tu l'as. je la veux, donne-la moi.

Silence.

-Tu sais comment cela fonctionne ? Tu as bien assimilé ton fruit. Donnes-le moi, et meurt librement, de toi-même, en gardant le contrôle sur ta fin.

Silence.

-comme lui aurait voulu que tu meurs.

Les lèvres de Law tremblèrent soudain.

Si tu acceptes, cela sera la preuve que tu n'as jamais été libre, pas plus aujourd'hui qu'avant ! Cria une voix dans sa tête.

La voix de qui, d'ailleurs ? De son père, de sa mère, de Cora-san, d'elle ? Il n'en savait rien. Et ça n'avait plus d'importance.

Il voulait juste que ça s'arrête.

Il était….fatigué.

-J…Je…

-Oui ?

Doflamingo s 'était redressé, victorieux, son sourire malsain s'étendant d'une joue à l'autre.

-J…J'acc….

A cet instant-là, on entendit un sifflement dans l'air.

Doflamingo releva la tête.

-Jeune maitre ? Appelèrent ses hommes, interloqués.

Doflamingo perdit son sourire malsain, fronça les sourcils sous ses lunettes.

-quelque chose arrive.

Les secondes qui suivirent furent parmi les plus bizarres que la plupart des gens ici avaient connus.

Parce que, dans les secondes qui suivirent, le sifflement grandit, pour devenir un immense cri partagé à plusieurs voix. Qui se rapprochaient.

Et alors, la fenêtre du plus haut étage du palais fut assaillis par les flammes, et en sortirent, dans l'ordre :

Ace, Sabo, Luffy, le poing dressé, criant le nom de « Traffy »

Killer, et Kidd, l'un se cramponnant à l'autre qui riait comme un fou

Un taureau, qui portait les 5 enfants sur son dos.

Marco, ailes déployées, qui tentaient de les rattraper.

Un soldat de plomb avec une baïonnette.

Les plus grosses pointures du colisée, qui hurlaient des insanités à propos d'un chapeau de paille, ou quelque chose comme ça.

Tout ce beau monde atterrissant les uns après les autres, dans une cacophonie de cris et de bruits de verres brisés, sur le sol du palais.

Et même Doflamingo ne trouvait aucun mot pour …ça.

-coucou Traffy ! S'exclama le chapeau de paille, sourire joyeux aux lèvres, en agitant les mains vers Law. On est venu te sauver.

-et prendre la tête de Doffi ! Criaient le tas de pointures derrière.

Buffalo fut le premier à se ressaisir.

-Mais…C'est quoi ce bordel ?!

-Oh, ça, ? Fit Sabo en désignant le…désastre autour de lui. Disons qu'on a bien profité des quelques heures sur l'île. Non, en fait, figurez-vous que….


A suivre.


C'est agaçant, hein ?

Vous pouvez pas savoir comme j'ai du me faire violence pour pas copier la scène du flahback dans la saison 2 du visteur du futur, ou mieux, le « droit de flashback du héros d'anime en mauvaise posture »

Voilà un chapitre pas très facile à écrire ! Dressrosa est un arc du manga très dense, et bien sûr j'ai dû couper dans le lard. C'est une récriture à ma façon, attendez-vous à ce que certains personnages ne soit pas présents….

De même, il y énormément de choix possibles, et de choix dans les choix…rien que pour le combat contre Vergo, j'aurai pu insister sur le traumatisme de Law comme vergo insiste dessus dans le manga, surtout que c'est arrivé chronologiquement y'a une semaine…Ouais , il se passe beaucoup de choses dans cet univers.

Ce chapitre est beaucoup centré sur Law, mais faut aussi au moins essayer de bien décrire des sentiments aussi difficiles à exprimer ! Oh, un peu de compréhension. Mes excuses à ceux qui sont déprimés pour lui. Soyez heureux, c'est à partir du prochain chapitre que tout s'arrange pour lui !

Tiens, personne n'a encore compris qui était la personne dans le tonneau…Allez, à celui qui devine, je lui offre…*regarde autour d'elle* Un sandwish à la fraise !

Au fait, j'imagine que tout le monde s'en fout, mais quand Marco parle de la moustache faite en poil de nez de Roger comme d'une situation invraisemblable…Bah c'était ce qu'Oda voulait faire au début ! Mais comme son manga est devenu (très) (très) populaire, il s'est dit qu'on allait quand même garder une belle image du roi des pirates…

Une tite review, pour critiquer, dire à quel point vous avez perdu votre temps, m'aduler, me dire que vous avez fait un hotel à mon honneur dans votre cœur, pour m'expliquer la recette du yaourt à la fraise ? C'est la saison des fraises.

Pais, amour et fraises.