Bonjour medames, messieurs. Je vous pris d'être silencieux pendant l'expérience scientifique auquelle vous allez assister. Un moment historique ! nous allons observer si l'auteur de fic Think D Dream, actuellement morte depuis deux ans, peut être ramenée à la vie grâce à la sciences…Attention…Nous allons lui chatouiller la plante des pieds et étudier une réaction…Attention….là ! elle a bougé ! elle a ri ! SHE'S ALIVE ! Et à présent, nous pouvons la remettre au travail !

….Bon…bah bonjour ! Comment ça va ? Ro la la ça fait longtemps… On m'a sorti d'un sacré dodo….oui, quelques explications : prépa. Voilà. Pour les plus jeunes, simplifions : beauuuucoup de boulots, pas beaucoup de temps libre XD. Ca et un certain lâchage du manga One Piece…Bref, j'ai écrit par ci par là, et j'ai eu beaucoup de mal à structurer le chapitre…Je veux dire en général ça part dans tous les sens, là…pfouuu que j'ai eu du mal. Pas que j'y ai pas pris plaisir, attention, je me retrouve encore à me faire rire seul ou à mettre 10 minutes à imaginer une scène dans ma tête…Mais voilà Dressrosa commençait à me peser. J'ai bien charcuté l'arc, même à ma sauce parfois je peinais à me retrouver…Je ne suis pas entièrement satisfait mais roulons avec ! En plus je suis complètement passé à AO3 pour les fics que je lis (trahison !) et j'ai commencé pas mal de fics sur d'autres fandoms, récemment j'ai écrit environ 521 one shot sur My Hero Academia (faudra que je les poste d'ailleurs si ça intéresse des gens…)

Bref, cessons là les explications et bonne lecture !

Warning : l'auteur a écrit ça avec en moyenne 3 heures de sommeil dans les veines, l'auteur ne sais pas écrire les scènes de combats, l'auteur raffole des scènes cucul, l'auteur a glisséee une évidente jojo référence et n'a aucun regret, l'auteur fait toujours en moyenne 10 fautes par phrases. L'auteur espère malgré tout que vous passerez un bon moment, mais l'auteur n'un aucun moyen de le savoir sans reviews…


Petite résumé parce que ça fait longtemps : Law, qui a, sous ordre de Doflamingo, empoisonné les médicaments importés de Barbe-Blanche, revient chercher vengeance et se fait capturer comme une fleur. Le scooby-gang part le sauver, avec en prime le soutien des pirates du colisé, qui prennent Luffy pour un véritable Dieu, Marco, et d'un pouvoir de fruit du démon supplémentaire mangé par Ace. Ils font face à Doflamingo et sa clique…Juste après que Sabo ait fini de narrer leurs aventures sur l'île.


Bonne lecture!


-Et voilà comment on est arrivé ici, conclut Sabo.

Le petit blond, en tailleurs, venait de finir de raconter son histoire. Les autres tapaient du pied impatiemment, mais au fond tout le monde était bien content d'avoir pu entendre une aventure où ils étaient héros. Seul Marco et Kyros semblaient quelques peu inquiets d'être entourés d'ennemis surpuissants, mais qui se souciaient de leur avis, n'est-ce pas ?

Incroyable, trouvez-vous ? Un enfant ayant infiltré la demeure d'un roi grand corsaire, qui avait trouvé judicieux de raconter comment ils en étaient arrivés là, sous les yeux du ledit corsaire et de son équipage quasiment réunis ? Tandis qu'une armée de renégats agressifs faisaient tribune derrière, tels de féroces gardes du corps ? Incroyable ? Vous avez bien raison.

Mais aussi incroyable que ce soit, ça n'arrivait pas à la cheville de la réaction du camp adverse. La doflamingo family, connue et crainte sur toutes les mers, assiégée sur son propre terrain par un conteur d'histoire d'un mètre 50, la Doflamingo family qui avait pillé, trahi, volé sans remord, la Doflamingo Family, l'équipage d'un homme suffisamment fourbe et puissant pour que le gouvernement le considère comme une menace, la Doflamingo family n'avait rien fait pour stopper le conteur. Au sourire tordu de doflamingo, on pouvait facilement comprendre qu'il s'était servi de ces informations pour analyser ses adversaires et comprendre le début de boxon qui était arrivé sur son île depuis ce matin. Pour les autres, allez savoir ce qui leur passait par la tête.

Doflamingo se mit à sourire largement :

-Eh bien, je dois avouer ne pas avoir connu d'attaques plus directes plus directes et plus idiotes que celle-là. Vous…

-Ça !

Tout le monde se tourna, estomaqué, vers celui qui avait osé couper le grand corsaire, Doflamingo le premier, qui jeta un regard moins colérique qu'étonné vers …

-Senor Pink ?

L'homme en costard avait levé le doigt, raide et sérieux comme jamais, le visage crispé dans sa réflexion. Pour qu'un membre de l'équipage osât stopper leur dans ses paroles, cela devait être d'une importance capitale. En cela, tout le reste des commandants se suspendirent aux lèvres de leur camarade. Senor Pink hocha la tête, l'air immensément résolu, et pointu son doigt levé vers Sabo :

-Ca….

Le visage de Sabo se durcit. Ace s'était imperceptiblement rapproché, pour être prêt à se mettre devant lui si besoin est. Il en était de même pour Kyros et Marco, qui furent instantanément sur leur garde. Et enfin, Pink laissa sortir sa pensée :

-Ca…C'était un sacré bon récit !

Grand instant de flottement dans l'assemblée. Marco et Kyros relâchèrent leur pression, un sourcil levé.

-Un récit d'homme. Fier, digne, sans aucune émotion pour gâcher l'ensemble.

Il essuya vite une larme sous ses lunettes. Sabo eut soudain l'air gêné. Il ne s'attendait pas à ça. Mais contre attente…Ça lui faisait plaisir.

-Heu….Merci ?

Ace lança un regard qui hurlait « traitre » à Sabo. Il avait trouvé le point faible du garçon. Le complimenter sur ses histoires.

Et toujours contre toute attente, une autre voix s'éleva :

-ouais ! C'était trop bien ! Moi j'aurais bien aimé avoir la suite ! Sautilla Baby 5.

Et ce fut un hochement quasiment général de la part de l'ennemi. Seul Gladius, bras croisés, jetait un regard plein de reproches sous ses lunettes à ses partenaires tandis que Doflamingo, le visage sans expression, regardait étrangement comment la situation évoluait.

-Le passage des deux présentateurs était particulièrement saisissant, ajouta Jora, j'ai ressenti une forme d'art dans leur dialogue simple mais pourtant…

-Bref !

C'était un peu trop pour Ace, qui se retrouva avec toute l'attention, tandis que l'équipage adverse reprenait leur esprit.

-En bref, on est venu faire sa fête à Mingo, conclut fort abruptement Ace.

Conclusion qui occasionna nombre d'hochement de tête des renégats à l'arrière.

-Et libérer Traffy ! Hurla à plein poumon Luffy, les poings levés.

Puis, apercevant Traffy, il lui hurla après :

-Tiens bon Traffy ! On va te sauver !

Law ne répondit rien. Mais son regard baissé s'était relevé vers Luffy. Cette espèce d'électron libre que même la plus rude théorie de médecine ne pouvait expliquer. Qui était venu pour sauver un garçon qu'il ne connaissait que depuis quelques jours. Qui avait bravé les dangers d'une ile inconnu sous la menace d'un dictateur, et entré dans la gueule du loup. Ils étaient venus. Tous. Pour lui. Ca …non ça n'avait pas de sens. Law ferma les yeux. Il ne voulait pas…Pas….penser….comprendre…

-Traffy ! S'écria va pas bien !

Il secoua Sabo, qui fronça les sourcils en voyant l'état de Law. C'était plus que de la fatigue. C'était plus que des blessures. C'était…Quelque chose qu'il pensait avoir connu, il y a longtemps, avec sa vie d'avant, en partie, un sentiment qui vous broyait le cœur, mais qu'ici semblait faire plus que ça. Semblait être plus fort que tout ce que Sabo avait jamais connu. Sabo eut peur de ce sentiment.

Ace aussi connaissait ce sentiment, d'une autre façon. Soudain ses poings se serrèrent. Il sortira cet abruti au bonnet de là. Il foutra son petit corps de cinglé dehors, à coup de pied dans les fesses s'il le fallait. Mais il allait le faire sortir de ce palais, de ce pays, de cette île. C'était soudain une certitude.

Marco, lui….Il comprenait ce sentiment. Il savait ce qu'il voulait dire, qu'elles en étaient les conséquences. Il eut la même réaction qu'Ace. Serrer les poings. Mais contrairement à celui-ci, qui était focalisé sur Law, Marco tourna la tête vers Doflamingo.

Et tout commença à partir de là.

Parce que Doflamingo, en voyant l'expression défaite, meurtri de Law, eut un immense sourire. Un sourire malsain, ignoble, et pleinement satisfait.

Juste avant que ce sourire ne se transformât en grimace.

Personne ne comprit ce qui s'était passé. Pas tout de suite. C'était allé trop vite. Personne ne saisit, surtout pas Marco.

Le fait est qu'en moins d'une demi-seconde, son poing était entré en collision avec le visage de Doflamingo. Il avait rarement frappé de cette façon quelqu'un. Jamais avec cette puissance. Celle d'un tourbillon d'émotion incontrôlable.

Doflamingo tomba à terre. Une seconde passa encore. Marco haletait, le poing encore levé.

Puis les gens comprirent. Et il y eut encore une seconde où l'incertitude passa à la surprise totale.

Pour l'équipage, parce que quelqu'un avait pu donner un coup à leur capitaine sans que celui-ci ne suspecte quoi que ce soit. Parce que leur roi était à terre.

Pour les renégats du colisée, c'était le fait de voir ce gars qui était en retrait jusques là, ouvrir le feu.

Et pour les autres…Ceux qui accompagnaient Marco, les enfants et Kyros….C'était son expression.

Le calme, posé, intelligent Marco, avait les traits déformés par la haine. Une haine qui soulevait haut sa poitrine et lui faisait la respiration brève.

Marco lui-même ne parvenait pas à comprendre. Il observa tour à tour son poing et Doflamingo.

Qu'est-ce que qui lui avait faire ça ?

Ce n'était pas tant la question de sa force. Même si elle n'aurait pas été démultipliée par ses émotions, il était certainement le seul dans la pièce à pouvoir mener un combat avec le grand corsaire, et avoir de très grandes chances d'en sortir vainqueur.

Mais pourquoi ce coup, maintenant, au pire moment, et par pure impulsion ?

C'était…C'était beaucoup de choses. C'était Law, tout d'abord. Bien sûr, c'était Law. Mais pas que. La haine en avait réveillé une autre. Une haine contre le puissant roi riant de son prisonnier. Une haine contre….Contre….quand….

Il y eut soudain un rire. Marco tourna la tête, les yeux encore écarquillés, et essoufflé. Il était là, au fond, accoudé au mur. Il riait doucement, désagréablement.

-On ne peut pas fuir le passé, Marco…

Marco ferma les yeux. Puis la suspension du temps se fini.

Et Doflamingo, déjà, contrattaquait.

Marco esquiva à temps le fil qui, au lieu de lui trancher la main, ne fit que l'effleurer. La mince rayure de sang fut vite soignée par son pouvoir. Doflamingo, d'une main, arrêta ses troupes, et se releva, lentement. Son sourire s'était en quelque sorte élargi tandis qu'il essayait le sang sur sa joue, scrutant Marco sous ses lunettes.

-Eh bien. Le second de l'homme le plus fort du monde à ma porte. Pour une surprise.

Même les pirates du colisée comprenaient que ce qui se passait entre les deux hommes n'étaient pas de leur niveau. On sentait presque leur énergie dans l'air. La pièce était surchargée d'une tension palpable.

-Puis-je savoir ce qui me vaut une telle agressivité ?

Il leva un doigt, goguenard et triomphant :

-Qu'est-ce qui peut avoir tant d'importance pour que le si sage Marco du phénix fasse fi des accords et prenne l'énorme risque de déclencher une guerre entre son capitaine et Kaido en m'attaquant, moi qui suis sous la protection d'un empereur ?

Marco déglutit imperceptiblement. Il était à deux doigts de causer d'énormes soucis à son père, il se savait. Mais…Mais il savait aussi, quoi qu'en dise le grand corsaire, qu'il se battait pour quelque chose de trop important pour passer à côté. Et si son père pourrait lui en vouloir pour quelque chose, c'aurait été de ne pas avoir tout tenté pour récupérer les mômes sous sa protection. Cette pensée le rasséréna, et il répondit, lui aussi avec le ton mordant :

-Je comprends bien que la seule chose pouvant te sauver à cet instant est la protection de Kaido, aussi tu la portes à loisir….

-Hou, le fils modèle sort les dents, susurra Doflamingo, calmant encore une fois ses troupes qui protestait.

-Mais c'est toi qui as commencé le conflit.

Il pointa son doigt Law, qui était silencieux mais n'en perdait pas une miette :

-Ce jeune garçon, comme ceux derrière moi, sont sous la protection de Barbe Blanche. En t'en prenant à eux, tu t'en prends à mon père. La question est : as-tu vraiment envie de te mettre à dos Barbe Blanche, l'homme le plus fort du monde ?

Il y eut un murmure du côté des combattants des colisées. tous forbans, pirates, voleurs, mais ils avaient tous entendu parler d'Edward Newgate, alias Barbe Blanche. Et tous, qu'ils éprouvassent du respect, de la peur, de la haine, de la jalousie, faisaient monter la pensée générale : Barbe Blanche, quand même, c'est quelqu'un.

Sabo comprit que c'était le moment de surenchérir :

-Mais nous qui venons d'East Blue, nous avons entendu parler de barbe Blanche.

Bon, lui en avait entendu parler. Mais ils n'avaient pas forcément besoin de le savoir.

-Captain, murmura Killer en se tournant vers Kidd, c'est vrai que son fruit du démon pourrait détruire le monde ?

-Peut-être. marmonna le roux, ce qui équivalait pour lui au plus fort éloge qu'il était capable de faire sans que sa jalousie ne prenne le dessus.

-Et il a une moustache en forme de banane ! Conclut Luffy.

Comparaison avec de la nourriture, donc très haut compliment pour l'élastique, Sabo le savait bien. Mais il avait peur que pour l'équipage d'un grand corsaire, ça ne suffise pas, aussi il tenta de distraire Luffy :

-Luffy, mon grand, regardes si tes lacets sont bien attachés.

-Ok ! Fit le chapeau de paille, qui portait toujours ses sandales.

Heureusement, Don Chinjao eut un dernier mot plus sérieux :

-Ma flotte à une fois combattu celle de Barbe Blanche. Ce fut un combat grandiose. Nous avons été écrasés. Je n'ai pas honte de la dire, l'empereur et ses équipages se sont battus honorablement. Ils nous ont traités de même.

Puis, jetant soudain son regard sur Doflamingo :

-On ne plaisante pas avec Barbe-Blanche.

Marco crut avoir retourner la situation. Oh, pas avoir fait peur à Doflamingo, il savait l'homme rusé et fier, mais au moins avoir pris l'avantage dans leur discussion. Rappeler qu'il n'était pas sous les ordres de n'importe qui.

Il fut donc très surpris de voir l'expression de son adversaire. Celui-ci n'avait pas perdu son sourire. Au contraire, si cela était possible, il s'était encore élargi. Il lui fendait presque le visage en deux. Et surtout sa moquerie s'était transformée en une expression sauvage.

-Fuffuffu….

Il sembla soudain prit d'un rire incontrôlable. Il commença doucement à se secouer face à de petites impulsions, avant d'éclater de rire, tête rejeté en arrière, langue sorti. Son équipage partagea bientôt son hilarité.

Marco fit de son mieux pour garder son calme face aux commentaires :

-Est-il possible ? Est-il possible ? Couina Jora.

-Quelle tristesse quand on y pense, déplora Senor Pink.

-Il sait même pas ! il sait même pas ! Hurlait à loisir Buffalo.

-Oui mais on avait forcé Law quand même, murmura Baby 5, la seule à ne pas rire.

-Mais pourquoi ils ricanent ces crétins ? S'étonna Blue Gilly.

-Sabo, Ace, Appela Luffy, j'ai pas compris la blague !

La remarque de Luffy fit s'esclaffer encore plus le grand corsaire :

-Fuffuffu ! Je comprends que barbe Blanche l'ait pris sous sa protection, il est impayable ce petit !

Aussitôt, les deux grands frères, d'un même geste, poussèrent Luffy derrière eux, affrontant chacun le regard de Doflamingo. Ca ne fit que redoubler le rire de Doflamingo.

-Et les chiens fous croient faire peur en fronçant leurs petits sourcils…Impayables, vraiment !

-Nous avions nous aussi une personne impayable, tu te souviens Doffy ? Déclara Vergo.

Il avait dit cela en se tournant ostensiblement vers Law. Celui-ci se tendit. Un relan de haine s'échappa de son expression fatigué quelque seconde.

-Né né ! Tu te souviens Law ! tu te souviens ? Cria Trébol, très heureux de voir comment la discussion tournait.

-allons, allons, mes amis, fit Doflamingo, en commençant à se calmer, laissez ce pauvre Law tranquille….

Son sourire montrait les dents quand il déclara :

-Après tout c'est impoli de dire du mal des gens qui ne sont plus là pour se défendre.

-Assez ! Hurla Marco. Vas-tu me dire ce qui vous fait rire, toi et tes hommes !

Doflamingo tourna à nouveau son attention sur le commandant, et secoua la tête :

-Mon pauvre Marco….Alors tu n'en sais vraiment rien, hein ?

Marco fronça les sourcils. Peu importe ce qui se préparait, il n'aimait pas ça.

-Mon petit Law n'a rien dit, bien sûr….Law, Law, Law…

Il tourna une tête qui semblait soudain empathique :

-Mon pauvre Law, quel idée de te jeter ainsi dans la gueule du loup…Mais je comprends que tu n'ait rien dit…

Sa langue humecta ses lèvres, lentement, avant qu'il ne termine :

-Ce cher Marco t'aurait dépecé vivant autrement….

-Cesses de parler en mon nom !

Le commandant voyait que les choses lui échappaient. L'équipage don Quirrote était revigoré par une chose qu'il ne comprenait pas. Les monstres du colisée derrière lui s'agitaient, pressés de rentrer dans le tas. Law ne bougeait plus, il fixait ses pieds, encore plus blanc que d'habitude. Il prenait un soin particulier à ne pas regarder Marco. Il avait peur de le regarder. Mais Doflamingo n'en avait pas fini.

-Le plus drôle, Marco….Le plus drôle ! Aller chercher Law au nom de Barbe Blanche !

L'équipage manqua de repartir dans un fou rire. Le sang battait aux tempes de Marco. Père. Il était question de Père. Non, arrête, ne te laisse impressionner, pensa-t-il, c'est ce qu'il veux. Tu as vaincu plus gros que lui. Ne penses qu'à ça.

-Ah, c'en est jouissif de pathétique ! Hurla soudain Doflamingo. Vraiment Marco, tu….

Le grand corsaire se tut soudain. A nouveau, il avait subi une attaque du groupe. Marco cligna des yeux : cette fois ce n'était pas lui.

On entendit un « poc ». C'était la tête de Doflamingo frappant le sol. Son équipage resta silencieux, observant la scène.

Kyros, à côté du cadavre, serrait de toutes ses forces son épée.

-Cesses de rire, démon !

Kyros était resté en retrait jusque-là. Puis il n'en tint plus. Il se moquait des jeux d'esprit entre ce monstre et Marco. Il se moquait d'être entouré de l'équipage du grand corsaire. Il s'en fichait de tout ça. La seule chose qui comptait, c'était de faire taire le rire de Doflamingo. Une bonne fois pour toute.

-Papa… ? Murmura Rebecca.

-Ton ère de terreur est terminé ! Et tu vas commencer par libérer le véritable roi de…

Il s'arrêta soudain. Le corps et la tête de Doflamingo ne saignaient pas. Petit à petit, il se transforma en fil, avant de disparaitre.

-Sale….commença Kyros en se tournant.

-Fuffuffu….fit une voix derrière lui.

L'ancien gladiateur fit volte-face pour trouver le grand corsaire à côté du siège du cœur. Il avait empoigné sous son immense bras Law, toujours enchainé.

-Oh non, il a pris encore Law ! S'exclama Luffy.

-Merci Lu', murmura Ace en enflammant ses poings, on a tous remarqué.

-C'est un ami à vous ? demanda Harjurdin à Luffy.

-Mais oui, c'est Traffy ! On est là pour lui !

-Alors nous vous aideront à le chercher ! Termina le géant.

-Eh minute, on avait dit qu'on payerait notre dette en fumant Doflamingo, objecta Jett.

-Ouais, compléta son frère, faut pas tout mélanger, de l'organisation !

-D'un autre côté, il l'utilise comme otage, nous pouvons tout à fait faire les deux, observa don Chinjao.

-Tout le monde LA FERME ! Cria tout à coup Marco.

-Ecoutez donc notre ami ailé, j'ai le sentiment qu'il a été fortement éprouvé ces derniers jours, ricana Doflamingo. En tout cas…

Il fit un pas en arrière. Law, dans ses bras, se débattait à peine.

-Mon cher Kyros, mon cher Marco, mes chers amis….Ce fut un grand plaisir de vous parler, et croyez bien que j'aurais prix un encore plus grand plaisir à vous affronter….Malheureusement le fait est…

Il soupesa Law comme s'il était un simple bagage.

-J'ai une affaire urgente en cours. Law et moi avions une conversation très importante juste avant que vous en l'interrompiez très brutalement je dois le dire.

-Arrêtes de le traiter comme un objet ! Hurla Marco.

Il allait à nouveau s'élancer, la colère avait achevé son calme…quand une autre personne franchit la porte.

-Doffy ! s'exclama un de ses commandants, absolument essoufflé.

Kyros aggrandit les yeux, avant de froncer les sourcils :

-Diamante….

Mais Diamante ne semblait même pas faire attention à lui. Il avait encore les traces de son combat contre Marco, qui l'avait laissé franchement diminué. Mais surtout, il avait l'air absolument paniqué.

-Diamante, déclara son capitaine, que t'arrives-t-il donc, il semblerait que la partie du colisée du plan ait été…un échec…Intéressant.

C'était à peine perceptible, mais il avait tourné la tête vers Ace et ses poings enflammés. Il avait compris. Cette fois Sabo se mit simplement au niveau de son frère pour le soutenir. Il savait qu'il n'aurait pas supporté que Sabo cherche complètement à le protéger le mettant derrière lui.

-Doffy ! C'est pire ! sugar, elle a été vaincu !

-quoi ? hurlèrent les membres de l'équipage de Doflamingo.

-Les jouets sont redevenus humains et la mémoire des habitants est restaurée ! Des émeutes ont éclatés un peu partout dans Dressrosa contre notre autorité, c'est le chaos ! Et certains de nos troupes affirment même avoir vu des membres de l'armée révolutionnaires !

A ces mots Doflamingo perdit son sourire. La dernière remarque fit lever les yeux de Sabo.

-Eh bien, vous tous présents ici, je crois que vous savez ce que j'attends de vous : Pour commencer Occupez-vous de ceux-là. Prenez un enfant en otage pour calmer Marco. Puis allez vous occuper de Sugar et faites en sorte que l'agitation de la ville prenne une fin…permanente.

-Espèce de ….grogna Marco.

-Quant à moi...Je termine ce que j'ai commencé avec Law.

Doflamingo commença à se diriger vers une fenêtre. Kyros accourut vers lui à la fin.

-N'essaie pas te t'enfuir, je…

Mais un autre glaive croisa le sien. Diamante avait eu le temps de se reprendre.

-Celui-là est pour moi, susurra-t-il.

-C'est tout ce que je voulais, répondit Kyros, oubliant soudain Doflamingo.

Toute la famille se tourna vers les rebelles.

-ENFIN, souffla Kidd.

Marco se tourna vers Kyros :

-Kyros, j'ai honte de vous demander ça, mais je dois aller retrouver Law ! Pouvez-vous….

-Ne vous inquiétez, pas je m'occupe de la suite.

-Pitié, soupira Gladius.

Toute la family s'était préparé au combat.

-Donnes-nous un peu de crédit.

Marco se mordit la lèvre. Il le savait que même avec une telle armée, le combat serait rude, et pas sans perte. Mais il devait vraiment aller trouver Law et Doflamingo au plus vite. Il avait vraiment un mauvais pressentiment.

La bataille avait commencé. Diamante voulut profiter de la confusion pour porter comme premier coup une traitrise. Il avait sabo dans son viseur. il leva son épée devant lui. Il avait échoué dans le colisée, il rattraperait au moins cet échec.

Marco allait arrêter l'épée avec un coup de pied. Mais il n'en eut pas besoin.

L'épée de Diamante, qui était encore ordinaire, se brisa net. D'un coup. Il resta bouche bée devant ce miracle.

-qui…. ! Hurla-t-il, ivre de rage, en se tournant vers ses adversaires.

-de l'autre côté, mon gars, fit une voix.

Marco arrondit soudain les yeux. C'était impossible !

-izou ? Murmura-t-il.

On peut reprocher beaucoup de choses sur les apparences de l'équipage de Barbe Blanche.

Que la moitié n'ont aucun goût pour s'habiller, que les trois quarts ignorent jusqu'au sens même de courtoisie, que ce sont des pirates sans éducation.

Mais on doit leur reconnaitre une chose.

A cet instant, voir Haruta, Izou, Joz, et la majeure partie des commandants se tenir, armes aux poings, dans l'entrée de l'immense salle du trône, l'air revanchard et conquérant, c'était voir la classe personnifié.

Dixit Haruta.


-Mais qu'est-ce que vous faites là ? S'exclama Marco.

-Les gentils pirates ! Ouais ! Cria Luffy.

-Oh, super, soupira Ace en levant les yeux au ciel.

-Bah dites donc, cachez vos joies ! S'indigna Atmos. Après tout le chemin qu'on s'est tapé !

- C'est qui ? demanda un pirate lambda derrière.

-les gentils pirates, non ? fit un autre lambda.

-Comment ça, c'est qui ?! Hurlèrent en cœur le groupe.

-Mais on est hyper connu ! cria Haruta.

- Ce ne sont pas des administratifs d'Enies Lobby ? Tenta un.

-Idiot, répondit un autre, ce sont des charpentiers de Water Seven !

-Retenez-moi ou je les étrangle ! Hurla de toutes ses forces Izou, toutes griffes dehors, retenu par Joz.

-Bah quoi, ils sont aussi bizarres que les charpentiers de Water Seven…

-Izou, s'écria précipitamment Joz, si tu ne lâches pas tes armes, je vais devoir me fâcher devant tout le monde !

-M'en fiche !

La Donquirotte family, qui avait reconnu les pirates, et qui avaient compris qu'ils étaient surement venu se battre contre eux, s'entreregardèrent. Avant un combat contre un équipage ayant réputation d'être plus fort qu'eux, ils avaient tout intérêt à se préparer. Mais d'un autre coté…qui pourrait résister à un tel spectacle ?

-L'équipage de Barbe-Blanche, murmura Don chinjao.

-Merci beaucoup S'écria Izou. C'était très vexant, j'étais à deux doigt de partir !

Kyros, mains levés, tenta de calmer le jeu :

-Ne croyez pas, nobles guerriers, que je ne suis pas heureux de vous voir ici. Je suis sûr que…

-Hep hep hep,c'est pas à toi qu'on parle, c'est entre nous et ces clowns, le coupa Haruta.

Kyros eut une moue. Très bien, si tout le monde voulait tant croire qu'il n'avait pas d'importance dans cette histoire….Après tout, il n'avait été que transformé en jouet, il n'avait que perdu sa femme, son pays, sa dignité….Qu'est-ce qu'il comprenait à la situation n'est-ce pas….

Diamante cacha ses pouffements sous une toux pour une fois. S'il laissait éclater son rire distinctif, il avait peur que tout ce beau monde revienne à la réalité et que le spectacle s'arrête.

-Dites les gars, dit doucement Joz….

-Tu vas voir, souffla Luffy à Rebecca, ils sont super forts !

-C'est vrai, fit la petite ? Trop cool ! Avec eux, on va surement gagner ! Mais attend, tu les a vu se battre ?

-Heu, non…Mais ils sont quand même super forts !

-Luffy, s'il te plait, déclara Sabo, tu vois bien qu'ils ont déjà bien du mal à s'imposer.

On vit soudain de la fumée entourer les commandants. Fossa jeta un regard suspicieux à son cigare, mais non, celui-ci ne faisait que sa gracieuse petite trainée blanche. Rien à voir avec ce nuage de négativité.

-Sabo ! Ace ! regardez ! De la fumée sort des oreilles de monsieur le travelo !

Lao G s'appuya contre Machviste (de sorte à former un G avec ses bras, ce qui ne devait pas être une position confortable) pour mieux profiter de la comédie burlesque en face de lui.

-Peu importe, cria encore un pirate dans le tas, si Lucy dit qu'ils sont forts, eh bien c'est qu'ils le sont !

-Lucy ? Comment diable a-t-il pu réussir à s'affubler d'un nom aussi laid ? Se demanda à voix haute Vista en se tortillant les moustaches.

-Eh ! firent Rebecca et les pirates.

-La vrai question, gloussa Speed Jiru, c'est comment a-t-il réussi à faire pire que le nom original ?

-Eh ! Firent Ace, Sabo et Luffy.

-Y'as pas de leçons à recevoir de la part d'un type qui s'appelle Spéléo ! Répliqua Ace.

Ce fut au tour de Speed Jiru de s'étouffer d'indignation, tandis qu'Izou et Atmos ricanaient derrière.

-vous savez même pas comment j'm'appelle ?

Sabo se gratta la tête. Pour leur défense, n'étant sur la Moby dick que depuis un jour (eh oui) ils n'avaient guère eu le temps de retenir tous les noms….

Baby 5, qui revenait de chercher du popcorn aux cuisines, plaça le paquet entre elle et son meilleur ami Buffalo avant de se réinstaller confortablement.

-Pardon de vous presser, essaya à nouveau Joz, mais…

-Gyrophare ? Tenta le blond.

-Mais il a pas la lumière à tous les étages, lui ! speed Jiru, bon sang !

-Oui, bah c'est pas mieux, cloua le petit, vexé.

-Je préférais ma suggestion, confirma Ace.

-On peut continuer à l'appeler Gyrophare ? Demanda Luffy.

-La ferme !

-Bref ! Cria Marco. Est-ce que vous allez me dire ce que vous foutez là ?!

-Bah t'es pas content non plus de nous voir ? Couina Haruta, des sanglots dans la voix.

Des faux sanglots, bien sûr. Haruta était une diabolique petite sœur.

-Mais c'est pas la question ! Comment avez-vous su qu'on était sur cette île, à ce moment, à cet endroit précis ?!

-Pour l'île, c'est pas compliqué, y'en a qu'une dans le secteur, remarqua Vista.

Bon, pour ce point, Marco hocha la tête.

-Les gars, persista Joz, je vous jure que ce que j'ai à dire est plus important que…

-Et pour le reste, coupa Izou bah, on peut te le montrer grâce à un flashback magi…

-Non ! Hurla Kid.

Ça allait encore prendre la journée, et il pourrait plus se battre !

- Aucun sens du dramatique et de la mise en scène, ces gamins, déplora le samouraï. Bon, eh bien, usons de la vieille méthode : Ellie nous l'a dit.

-Ellie, fit Marco, le ton sombre.

-Vous vous appréciez toujours à ce que je vois, railla Atmos. Bref, elle nous a expliqué que le mioche au bonnet avait des emmerdes sur l'île, que vous étiez parti lui sauver les miches…

-Mais que vous aurez probablement besoin de notre secours, conclut Izou, qui n'appréciait pas être coupé (surtout avec un tel niveau de langage).

-Bref, on est là pour taper sur eux !

Haruta pointa un doigt accusateur vers la donquirotte family, avachi en train de regarder la scène.

-Ouais ! S'exclama Kidd et les pirates.

Enfin quelqu'un disait les choses essentielles !

-qui, nous ? Firent en cœur la family.

-Ouais !

-Les gars ! Hurla Joz.

Toutes les têtes se tournèrent vers lui.

-Bah quoi ?

-Doflamingo est parti avec Law depuis 10 minutes.

Grand silence. Ce fut la dernière touche : la donquirotte family s'étouffa de rire.

-Mais tu pouvais pas le dire plus tôt ! Firent en cœur les commandants.

-Je pars à sa poursuite ! s'écria immédiatement Marco, transformant la partie haute de son corps.

-C'est sans compter sur nous.

La family, qui avait fini le pop-corn et la contemplation, s'était elle aussi mise en position de combat. Lao G avait voulu se jeter sur lui, et faire une fameuse prise gracieuse (avec un G), mais Haruta avait dégainé l'épée et avait bien failli lui découper la jambe.

-Merci Haruta ! Lui lança Marco, je te pardonne pour ta dernière bourde.

Haruta ferma les yeux dans un pur air de satisfaction. Marco venait bien de la complimenter, non ? quelle agréable sensation.

-Vous semblez oublier la moitié des gens dans la pièce, remarqua Joz.

Il frappa ses poings entre eux, les transformant en diamant.

-Eh bien, cet homme a de quoi plaire, minauda Jora en lorgnant les poings désormais bijoux.

-Et vous sembler oublier que nous avons l'avantage du terrain. Dit Gladius.

-Et notre plan infaillible ! Cria Machiviste.

-C'est quoi ? Demanda Haruta.

-Elle s'appelle Sug….commença Machviste.

-La dispersion ! Hurla en cœur la donquirotte family pour le faire taire.

Gladius fit claquer ses doigts et une explosion résonna dans toute la pièce, dispersant les rebelles, explosant les fenêtres qui n'étaient pas déjà explosées, et emplissant la pièce d'une épaisse fumée. Quand elle fut dispersée, les donquirotte avaient disparus.

Un grand silence.

-Ils se sont fait avoir comme des bleus, constata un des anciens gladiateurs en étudiant les pirates de barbe blanche.

-C'est vraiment ça qui doit nous sauver ? Demanda un autre, d'un air sceptique.

-vous vous êtes fait avoir aussi, bande de gland ! Hurla Haruta, les joues un peu rouges.

-Les lâches ! Gueula atmos. Tout ça parce qu'ils savaient qu'on allait les fumer.

-Ils avaient pas parlé d'une arme secrète avant ? Remarqua Fossa en éloignant de la main le restant de fumée d'explosion qui troublait la belle fumée de son cigare.

-Sugar, murmura Joz.

Les pirates de Barbe Blanche avaient leurs fichiers à jour. Enfin ! Les commandants compétents. Et responsables. Et studieux. Marco et Joz avaient leurs dossiers à jour donc.

-elle peut transformer n'importe qui en jouet, et le faire disparaitre des mémoires. Pas besoin de le battre, il suffit de le toucher. Ca veut dire qu'on ne peut lui faire aucun dommage physique, pas tant qu'il y a un contact.

-Bah c'est super joyeux, marmonna Vista.

-Attendez! S'écria Speed Jiru ! Et si elle avait déjà transformé un des nôtres et qu'aucun de nous ne s'en souvient !

Luffy poussa un cri d'horreur :

-Ace ! Sabo ! Rebecca !

-Mais t'es trop bête ! Cria Rebecca derrière.

-Ouais, confirma Ace, si tu te souviens de nous, c'est qu'elle nous a rien fait !

-Ca, et aussi on est juste à côté de toi….Soupira Sabo.

-De toute façon, déclara Don Chinjao, notre sauveur Lucy l'a vaincu ! Elle doit être actuellement encore inconsciente dans les souterrains !

Tous les anciens jouets du colisées montrèrent d'un doigt victorieux le sauveur qui était occupé à vérifier toutes les deux secondes si aucun de ses copains et frères ne disparaissaient.

-C'est la chose la plus incroyable que j'ai entendu depuis qu'on a appris que les infirmières de Père n'étaient pas à moitié géante, déclara Izou.

-Et par incroyable, il veut dire complètement con, traduisit Atmos.

-Naturellement.

-On a besoin d'organisation, fit Joz en tapant dans les mains pour avoir l'attention de tous.

-Combien de fois on va devoir répéter qu'on n'obéit qu'à… Commença Jett.

Joz se tourna vers lui, et, chose force curieuse, personne ne répliqua.

-si vous voulez atteindre Doflamingo, c'est la meilleure méthode. A vous de voir si vous voulez foncer sans réfléchir et finir en jouet ou en tortilla, ou si vous voulez obtenir la victoire.

Ils auraient bien voulu foncer sans réfléchir. Mais bon, aucun ne se risqua à répliquer. Alors l'homme diamant continua, sa voix grave portant les instructions dans toute la pièce :

-Chacun va se disperser, couvrir la ville. La priorité est d'aider les habitants et de retrouver Sugar. Si jamais vous croisez un commandant de Doflamingo, évaluez d'abord vos chances. Cherchez un partenaire, si vous le pouvez. Si jamais vous pensez que c'est jouable, attaquez-le. Mais n'oubliez pas : la cible prioritaire est Sugar. Soyez prudent, agissez en groupe et...bonne chance !

Ce fut un cri général, et chacun se précipita dehors.

-Baaaaston ! Hurla Kidd, les bras en l'air.

Avant de se faire ceinturer par Joz qui attrapa les autres enfants.

-Eh ! Hurla Rebecca. Mon père est en train de se battre, je dois aller l'aider !

-Ouais, et nous on doit aller sauver Traffy ! Renchérit Luffy.

-et moi je veux juste péter la gueule à quelqu'un, cria Kidd.

-Oh que non, répliqua Joz. Marco est parti chercher Law, ce qui veut dire que je suis le seul adulte fonctionnel ici. Ça veut dire que je dois vous protéger.

-Je commence à en avoir marre de vos réflexions contre-nature et tout à fait anti-piraterie, grinça Ace.

Kidd commença à rassembler du fer autour de son bras, avant que Joz ne l'assomme d'un coup bien net sur la nuque.

-il a tué le captain ! Hurla Killer.

-Bon, il est peut-être pas si horrible que ça, alors, fit Ace.

-Je l'ai assommé pour son bien, il n'en gardera aucune séquelle. Avis aux prochains rebelles : je n'ai pas la patience de Marco.

Là aussi, ça faisait son petit effet.

Joz se dirigea vers le couloir, descendit plusieurs escaliers et trouva ce qu'il cherchait : une prison.

-Et t'as la clé, susurra Sabo qui en avait marre de se voir transporté comme un paquet.

Joz les réunit dans un seul bras, et de l'autre, écarta deux barreaux, formant un trou assez large pour les faire passer un par un.

-Ah d'accord, fit sabo.

Quand le dernier fut dans la geôle, il referma à mains nus les barres.

-mais le captain saura les défaire ! Cria Killer.

Joz regarda Kidd, qui était étalé face contre terre.

-Je pense que d'ici son réveil j'aurais le temps de chercher une autre solution.

-Mais…mais, bégaya Luffy.

Il ne comprenait rien, d'abord il voulait se battre, puis tout le monde était d'accord, puis après plus d'accord…Fallait un peu se fixer !

-On va sortir, sale diamant, hurla Ace, et on va vous….

-Ça suffit ! hurla à son tour Joz.

C'était rare que le placide commandant crie ainsi. Les enfants s'étaient instinctivement un peu reculer.

-Je refuse qu'on perde inutilement des membres de notre famille ! Continua Joz.

Ace sentit un grand flou l'envahir. Il voulut répliquer, mais ne trouva rien à répondre.

Joz soupira, murmura :

-Je reviens bientôt.

Et il partit rejoindre la bataille.


Haruta courrait dans les rues. C'était la folie. Les commandants de doflamingo avaient décidé de mettre la ville à feu et à sang pour retrouver Sugar. Quant aux habitants, ils avaient retrouvé leurs proches et ils allaient peut-être les perdre dans la bataille. Il n'était plus question d'adorer Doflamingo. Tous voulaient en finir avec la tyrannie. Haruta se demandaient qui avait ouvert la première salve de coup, qui avait déclenché tout ça, les habitants à bout d'espoir, la donquirotte family ou les commandants, qui avaient été la coude d'eau qui avait fait déborder le vase.

Elle avait mis ko un nombre incalculable de trouffion, et il semblait toujours plus. Elle ne pouvait pas protéger tous ceux qu'elle rencontrait. En désespoir de cause elle leur demandait de se mettre à l'abri. Bon sang, elle aimait pas abandonner les gens comme ça. C'était pour ça qu'elle devait trouver au plus vite les commandants, et les exploser.

-Attention !

Haruta sursauta. Une petite voix venait de lui susurrer dans l'oreille de faire attention ! Elle se stoppa par réflexe...Avant de voir les dalles devant elles se mettre à bouger. Epée sortie, elle observa, sourcils froncer, un bras de géant se former, avant de rejoindre un corps titanesque, dont le pied la dépassait.

-ah ça….C'est bien ce que je pensais.

Elle ferma les yeux, une larme à l'œil, le poing levé :

-J'ai des dons surnaturels…en plus de mon haki de l'observation, je suppose.

-Mais non ! C'est moi !

-Ah ! Mon don me parle à nouveau ! Je… Aie !

Quelque chose venait de la piquer ! Elle sentait une présence, minuscule, mais ne voyait rien !

-C'est moi qui t'ai aidé !

Haruta écarquilla les yeux en voyant un petit être s'arrêter devant son nez.

-Une fée ! murmura-t-elle, des étoiles dans les yeux .

- Je ne suis pas une fée ! Je suis Léo des Tontattas !

-C'est quoi les Tontattas ?

-Heu, un genre de fé…

Léo secoua la tête :

-C'est pas important ! Sache que je suis juste un combattant formidable, et que je dois battre Pica pour sauver mon roi !

-C'est un ennemi ?

-Oui ! Il sait où est enfermé mon roi ! Il porte la clé sur lui ! Je dois le battre pour sauver enfin mon roi.

-Le roi…C'est celui qui s'est fait berner par Doflamingo, fit Haruta, connectant les fils.

Léo, larmichette à l'œil, hocha la tête. Haruta sourit :

-Alors, on est prêt à faire équipe, mon cher Léo ! On aide ce pays, et on met hors d'état de nuire un lieutenant ! Ça me va ! Il est où ce Pica qu'on lui fasse sa fête !

Léo leva son petit doigt pour désigner l'immense masse de pierre mouvante.

-Ah, fit Haruta. Evidemment.

-C'est son fruit, dit Leo. Il lui permet d'utiliser les gravas pour…

Soudain Pica, d'un large mouvement de bras, détruisit une rue entière, à une vingtaine de mètres. Haruta fut propulsée en avant, avant de se cacher derrière un puit.

-On a pas le temps d'expliquer, ce type est en train de tuer la ville !

-Tu veux dire la ville en tant que bâtiment ou ville en tant qu'allégorie des habitants de..

-On s'en fout !hurla Haruta.

Elle se leva de son puit, et leva son épée, l'air déterminée :

-Je vais en faire des sashimis de ce malade !

-Mais tu lui arrives pas à la cheville ! Protesta Léo sur son épaule.

-Quoi ?! Je te signale qu'un jour, parce que un commandant de Shanks m'avait énervé, je lui ai…

-Non, mais je veux dire, tu lui arrives littéralement pas à la cheville. Pour pouvoir trouver le vrai Pica dans son armure de débris, il te faudra monter.

-Ah ! Oui…Heu, bah je suis pas mauvaise en escalade mais…

-Mais je crois que je peux t'être utile, déclara Léo, en faisant un clin d'œil. Prend ma main.

Haruta, dubitative, attrapa le poignet de deux doigts…Avant de se sentir projetée vers l'avant.

Elle et Léo fonçaient à toute vitesse dans les air…Jusqu'à l'épaule de Pica. Haruta, après plusieurs roulade, retrouva un léger équilibre, avant de regarder en arrière et de constater, stupéfaite, la distance parcourue. Elle était nichée à une cinquantaine de mètres au-dessus du plancher des vaches.

-Mais…Mais c'est trop cool ! Comment t'as fait ça ?!

Léo fit un petit sourire et montra quelque chose sur l'épaule de pierre. Haruta se pencha. C'était infiniment mince, et ça brillait au soleil.

-Un fil murmura-t-elle. Tu as projeté un fil ?

-En fait, je suis allé l'accrocher quand tu tapais la pose avec ton épée.

-oh…Tu vas vraiment vite… heu, c'est quoi ton fruit du démon ?

-Le fruit de…

Léo s'arrêta soudain, un air de panique sur le visage, avant de se cacher derrière l'épaule d'haruta. La commandante se retourna… Et déglutit. A un mètre à peine, la tête de Pica les observait, un œil absolument meurtrier.

-Il nous a repéré ! Cria Haruta.

-Son armure de pierre, du moins…, rectifia Léo. Son corps est quelque part par ici, à une échelle normale.

-C'est-à-dire ?

-Environ trois mètres, je dirais.

-Ouais, logique, fit Haruta, en songeant à la taille de son paternelle. En tout cas, on doit le trouver pour…

Elle se décala avant de finir sa phrase. Une main minuscule avait grandie sur son épaule et avait tenté de les écraser.

-Il est rapide, je nie, pas, déclara la commandante en esquivant d'un mouvement fluide.

-Je vais vous écraser !

Haruta et Léo sursautèrent. Une troisième voix venait de parler. Une voix…de fausset. Haruta tourna la tête, pas certain de savoir à quoi ça se rapportait.

-Vous n'avez aucune chance !

Et là, à quelques mètres...le grand, le glorieux, le terrifiant Pica, secondant l'encore plus terrible Doflamingo, celui qu'on disait d'une défense sans faille…Venait de sortir et les fixait d'un regard assassin, la voix digne des plus grands sopranos.

Haruta regarda Léo.

Léo regarda Haruta.

Avant que les deux ne partent dans un gigantesque fou rire.

-AAAAHHHAHHHA la honte !

Pica ne bougeait même plus, collé aar la stupéfaction et la rage.

-Waaahha c'est ça ton grand ennemi ?!

-J'avoue que je ne l'avais jamais entendu parler…mais c'est vrai qu'il était plus terrifiant avant !

-Je parie qu'il était dans la chorale de son école !

-Je suis jaloux, je suis sûr qu'il chante super bien ! Je comprends pourquoi les rares fois où je l'ai aperçu il ne parlait pas ! On a dû se moquer de lui petit !

-Tu parles ! Les grands ténébreux, ça se donne souvent un genre pour cacher de gros chagrins ! Figure-toi qu'un jour où on avait réussir à rendre Mihawk complètement bourré, il nous a avoué que petit il faisait partie de…

Sbraff ! Un énorme rocher qui les frôle. Mais qui ne fait que les frôler puisque ça fait presque trente secondes que nos vaillants héros sont allongés par terre, trop secoué de rire pour tenir debout, les poings et les pieds frappant la pierre d'hilarité.

-Et soupe au lait en plus ! S'exclama Haruta en se relevant. Bon c'est bien mignon tout ça, mais il est temps de…

-Attention !

Haruta sortit sa rapière et bloqua à temps Pica qui venait de se jeter épaule première contre elle.

-Je vais t'écraser comme…

-comme tu écrases les autres en chant, s'écria Haruta, partant dans un nouveau rire.

Mal lui en prit puisque Pica ne contrôlait plus sa rage, et d'une droite bien placée, l'envoya valdinguer une vingtaine de mètre plus loin. Haruta dépassait largement la colossale ancienne armure de Pica qui leur servait de terrain de combat et s'apprêtait à tomber.

-Haruta s'écria Léo.

Le tontatta agile se précipita jusqu'à Haruta, lui accrocha un fil à sa tunique, et accrocha l'autre bout à une fente dans la pierre. Haruta pendouilla dans un petit cri de douleur, avant de s'efforcer de sourire :

-Mer…Merci Léo. La chute allait faire un peu plus mal…

-Tu es folle ! Il a peut-être une voix ridicule mais il n'en reste pas moins extrêmement puissant ! C'était de la folie de croire qu'on avait une chance sans stratégie ! Je pensais qu'on aurait le temps de le surprendre mais…

-Qui a une voix ridicule ?

Léo se retourna, lentement, très lentement. Le vrai Pica était à un demi-mètre de lui et le toisait de ses petits yeux rétrécis par la haine. C'était nettement plus terrifiant que toutes les menaces du monde, surtout venant d'une voix de fausset. Le courage manqua à Léo pendant une seconde. Il se ressaisit quelques instants seulement avant que Pica ne fasse pousser un gigantesque pic sous lui pour l'embrocher. Léo se mit à voler de toutes ses forces autour de Pica qui, même avec son haki, avait du mal à le suivre…Mais en tout cas ça faisait diversion. Assez pour qu'une certaine commandante ne remonte. Haruta n'était effectivement pas mauvaise en escalade.

Elle se projeta tout pieds dehors sur Pica et les bottes chargés de haki, dans une attaque que n'aurait pas renié Marco, elle s'écrasa sur le ventre de Pica qui se ratatina sur lui-même.

-Ça c'est pour tout à l'heure cria-t-elle.

Pica les zyeuta d'un regard mauvais. Avant de se transformer en pierre et de s'effriter.

-qu'est-ce que…murmura Haruta.

-Il s'est de nouveau caché ! S'exclama Léo, encore niché sur son épaule. Il faut peut-être se replier et trouver des alliés.

Haruta tourna la tête vers lui. Nulle grimace nulle moue, nulle protestation sur son visage. Mais un grand sourire. Un sourire que seuls ceux qui avaient pu voir Haruta combattre sérieusement pouvait comprendre.

-Parce que tu crois que je ne fais pas le poids ?

-Il t'a projeté quelques secondes après le début du combat !

-Oui, mais il m'a distrait…Sa voix…Je suis aussi une formidable partisante du rire.

Elle sortit sa rapière, le regard déterminé :

-Mais je suis une plus grande épéiste encore.

Léo voulut protester…Mais il vit quelque chose dans le regard, la posture d'Haruta, qui incita à faire confiance à ce quasi étranger.

-Léo, j'ai besoin de toi. Tu es un grand combattant aussi. Tu possèdes le haki de l'observation ?

-heu… Eh bien oui, je suis le seul tontatta à l'avoir, mais…

-Alors j'ai besoin que tu utilises ta vitesse pour le repérer pour moi.

-Tu ne possèdes pas ce haki ?

-si, mais…

Haruta se recula, lentement.

-j'ai besoin de me focaliser sur mon prochain coup. Il est très puissant mais demande une forte concentration. J'ai besoin de me replier un moment.

Léo fronça les sourcils. Mais il hocha la tête.

-Ok ! Je…Je pense qu'on peut l'avoir !

-Yeah ! Allez vole !

Léo se mit immédiatement en route. Pica n'attaquait plus. Haruta comprenait que lui aussi se préparait à une finir en un coup. Tout allait se jouer si vite, à la prochaine attaque. Elle se tenait sur une petite butte. Elle leva son épée parallèlement à son corps, et les yeux clos, elle se concentra.

Elle ne se fermait pas au monde. Elle n'avait jamais été aussi ouverte. Elle sentait, voyait tout. Elle sentait le vent glacé de cette hauteur. Elle entendait les cris en bas, sa respiration, les battements de son cœur, de celui de Léo, sûrement de Pica caché sous la roche. Elle goûtait la sueur, le sang, comme du fer s'étalant sur sa langue. Ses pieds stables ne bougeaient pas d'un centimètre malgré les bourrasques. Son cœur même se taisait pour ne pas troubler cette étrange méditation. La riante et enfantine Haruta n'était plus qu'une respiration calme, libre et maîtrisée en même temps. Le monde entier se trouvait dans son épée. Des échos lointains de souvenir venaient s'y entrechoquer, d'entrainement au sabre, de malheurs et de joies vécues, tout cela venant frôler la lame et son esprit avant de disparaître pour nourrir sa respiration.

Léo de son côté réussit à trouver Pica...qui commençait à fondre vers Haruta, toujours caché sous la terre. Léo voulut crier pour avertir Haruta…Mais fut saisie par l'image qu'il voyait. Cette personne qui ressemblait à une petite fille sur les buttes, l'épée levée, cheveux en bataille au vent, dans un intense recueillement alors que le danger s'approchait. Pendant un quart de seconde, il hésita inconsciemment à la prévenir, comme si tout ce qu'Haruta avait pu construire en quelques secondes pouvait se retrouver gâché par lui. Mais pas le temps de tergiverser, Pica approchait.

-Haruta ! Il fonce pile devant toi ! Il sera là dans trois secondes !

Haruta n'ouvrit pas les yeux, ne bougea pas.

-Haruta !

Pica, à deux mètres de la commandante, sortit brusquement du sol, le poing levé, les yeux injectés de sang, près à réduire Haruta à néant.

-Qu'est-ce qui a pu vous faire croire qu'une gamine comme toi avait une chance face à moi !

-Parce que…

Haruta ouvrit les yeux.

-Je suis …

Elle prit son épée à deux mains, la plaça d'un mouvement fluide sur son flanc.

-La fille….

Elle bondit en avant.

-De Barbe-Blanche !

Une fraction de seconde, un coup lancé.

-SAHAS SLASH !

Léo cligna des yeux. Il voyait Haruta, derrière Pica. Celui-ci ne bougea d'abord pas.

Puis le lieutenant de Doflamingo se mit à cracher du sang, avant de s'écrouler.

Le tontatta ouvrit des yeux gigantesques. Non…ça ne pouvait pas…si vite…Qu…Qu'est-ce qui c'était passé ?

Haruta lui tournait le dos. Elle se redressa, et rangea sa rapière à sa ceinture.

-Haruta ! Qu'est-ce que…

La commandante se tourna vers lui… Un grand sourire espiègle sur le visage.

-Ji ji ji ! Pas mal hein ! Alors on avait pas besoin de renfort finalement !

Léo cligna à nouveau des yeux. Etait-ce toujours la même fille immature qu'il avait rencontré quelques minutes plus tôt ou est-ce que quelqu'un venait de prendre sa place ?

-Bah quoi ? J'ai un truc sur le visage ?

Léo soupira, puis décida de sourire aussi.

-non…C'était…C'était extraordinaire.

-Ah ça ! Une bonne vieille technique…Je ne la sors que contre des adversaires aussi puissants que lui. Mais bon, je savais bien que je sortirais gagnante.

Elle tira la langue :

-C'est fou comme les gens oublient que je suis une commandante sur le navire de Barbe Blanche !

Léo se posa sur son épaule en observant le corps fumant de Pica.

-Il ne bougea pas de sitôt. Au moins il va arrêter de détruire la ville. C'est un immense soulagement.

-Bah, c'était pas grand-chose…Puis...On l'a eu à deux tu sais ! Sans toi je serais en bas actuellement et j'aurais jamais pu trouver le bon temps pour placer mon coup.

Léo sauta en l'air :

-On l'a eu !

Et les deux levèrent le poing en l'air et s'écrièrent :

-Team des petits grands combattants !


En bas de cette chamaillerie, un courant d'air passait. Il venait d'empêcher une maison de s'écrouler sur une famille qui s'enfuyait vers le port. Tant mieux. Les gens devraient fuir ce pays maudit en attendant qu'il soit guéri.

Il était là pour ça. Plusieurs de ses camarades avaient disparus sans laisser de traces. Le plus étonnant étaient qu'il ne se souvenait pas de leurs noms, de leur visages, ou des interactions qu'il avait pu avoir avec eux. Il s'était rendu compte de leur manque en comptant les effectifs et en étudiant le registre gardé très précieusement. Voyant que toutes ces disparitions convergeaient vers Dressrosa, il s'était dirigé vers l'île entouré d'un petit groupe de confiance. Alors qu'ils étudiaient la situation en dehors, le souvenir des camarades disparus leur revient brusquement en mémoire sans raison apparente et le chaos avait commencé à s'installer en ville. Dressrosa se rebellait contre son bourreau. Une cause qu'il était difficile de ne pas soutenir. Il s'était glissé sur l'île, discret comme une ombre, quand il avait vu…Cru voir…C'était si étrange, si improbable…Si…inespéré et terrible. Il avait cru voir…

-Monsieur, attention !

Un gravât venant d'il ne savait quel combat alentour se dirigeait vers lui. Un homme derrière tentait de le prévenir. Dans un élan de courage, l'homme se jeta vers lui pour avoir une chance de le pousser à temps, quitte à se retrouver enseveli lui aussi.

L'homme poussa de toutes ses forces. Mais il en restait qu'une cape entre ses mains. Abasourdi, il n'eut pas le temps de se protéger du gravât gigantesque qui allait l'écraser.

Soudain, Une immense bourrasque souffla dans la rue, et le gravât fut comme…tranché en deux, avant que le vent ne l'emporte au fond de la rue. La force du vent venait de sauver l'homme qui se releva, hébété, tenant la main dans la cape.

-Mon…Monsieur ?

-Tu as risqué ta vie pour sauver la mienne. C'est très courageux.

L'homme se retourna, avant d'ouvrir la bouche, incrédule.

-Vous…Vous êtes…

La cape, comme portée par le vent, alla rejoindre son propriétaire.

-C'est ce genre de courage qui permettra de sauver ce monde.

Une autre bourrasque, si puissante que l'homme ferma les yeux. Il entendit vaguement une dernière parole :

-Si jamais tu souhaites nous rejoindre, nous t'accueillerons les bras ouverts.

Le vent calmé, l'homme chercha autour de lui. Il avait disparu.

Le temps passait, les combats continuaient. Les commandants prenaient petit à petit le dessus.

Atmos avait combattu Machviste. Combat de taureau. Il avait gagné d'un bon coup de casque corné. Mais Machviste lui avait brisé le bras.

Fossa avait combattu Jora qui fuyait. Eh, il n'avait jamais eu l'âme d'un artiste. Il l'avait assommé d'un coup sec.

Speed Jiru avait combattu Trébol qui courrait rejoindre Doflamingo. Le combat fut acharné et le lieutenant faillii gagner, mais le commandant sur prendre le dessus en dernier lieu. Il avait surtout pu localiser Sugar qui était encore évanoui en dessous du colisée.

Et ainsi de suite.

Le chaos s'éclaircissait. Les commandants qui avaient finis de combattre aidaient la population ou alors bottaient les fesses des pirates lambda de Doflamingo.

Il ne restait bientôt que Diamante, poursuivi par Kyros, Gladius qui était à la recherche de Sugar, et Doflamingo qui était toujours suivi de Marco.

Plusieurs heures s'étaient déjà écoulées.

Pendant ce temps dans la cellule…


Pendant plusieurs heures, les petits avaient tentés de tordre, détruire, scier les barreaux de cette foutue prison. Ace avait hurlé, Sabo avait donné des coups de pieds, Luffy courrait partout avec Rebecca, Kid restait toujours assommé, Killer restait à ses côtés, un peu dépassé par l'état de folie de ses petits compagnons.

Au final, Luffy avait fini par tomber de fatigue, recroquevillé près de Rebecca. Pour la défense de ces enfants de 7 ans, participer à un concours sanguinaire (même caché dans un coffre), lancer une révolution, échapper à des cuisiniers en colère et tenter tant bien que mal de s'échapper d'une prison, ça fatiguait.

-Tu crois que Traffy y va croire que je l'abandonne si je me repose un peu, avait murmuré Luffy à Sabo.

La question de Luffy lui avait cruellement rappelé le sort de leur camarade, mais Sabo ne pouvait pas faire du mal à son petit frère dans une situation où il n'y pouvait rien.

-non, Lu', bien sûr que non…

-Tu peux pas le sauver convenablement si tu n'as pas 8 heures de sommeil. Monsieur le soldat disait ça quand je voulais m'entrainer….Avait marmonné Rebecca à ses côtés, tombant elle aussi de sommeil.

-Oui mais….Juste un peu alors ? Avait encore demandé Luffy d'une petite voix déjà à moitié endormie.

-Juste un peu, avait assuré Sabo. Je te réveillerais.

Il n'en fallut pas plus à Luffy pour fermer complètement les yeux, pelotonné contre Rebecca qui avait posé sa tête contre son épaule. Pris d'un instinct qu'il avait acquis depuis longtemps, Sabo avait enlevé la veste, et l'avait posé doucement sur Luffy, puis sur Rebecca également après une demi-seconde d'hésitation. Le fait qu'il devait à tout prix l'empêcher de trop se rapprocher de son frère ne voulait pas dire qu'elle devait attraper un rhume.

Killer avait tourné la tête vers eux. Sabo lui sourit :

-Viens, il reste encore un peu de place.

Killer hésita, jeta un regard à son captain face contre terre, et alla rejoindre les deux petits sous la couverture improvisé.

-Merci, avait-il murmuré.

Ce fut sa respiration régulière qui indiqua à Sabo qu'il s'était endormi aussi.

Poussant un soupir, Sabo jeta un œil sur les trois petits. C'était jeune, pour être dans cette situation. Il s'assied en tailleur, et, visage dans la main, laissa son esprit pérégriner quelques instants. Non pas qu'ils avaient de quoi faire la morale, Ace et lui, eux qui atteignaient tout juste la dizaine. Il ne savait pas trop comment exprimer ce qu'il ressentait. Devenir pirate, enfin quitter cette île de malheur, cette maison de malheur, cette famille de malheur, c'est ce qu'il avait toujours voulu. Mais….Pas si jeune. Il ne doutait pas de leur force. Mais il savait aussi qu'ils n'étaient pas encore assez forts pour être sur Grand Line.

Et pourtant il avait accepté de suivre Ace et Luffy sur cette île. Mais….abandonner Ace, Luffy, et même Law ici ? Sabo était prudent, mais il n'était certainement pas un lâche ou un mauvais ami. Mais ça restait un enfant. Alors le voilà à border trois petits dans une cellule pendant qu'Ace ruminait dans son coin.

Ace ? Sabo tourna la tête. Ça faisait un moment qu'on n'entendait plus quelqu'un taper sur les barreaux.

Il se leva et trouva Ace recroquevillé, la tête replié dans ses genoux, ses bras serrant ses jambes.

-Ace ? murmura Sabo.

Pas de réponse. Sabo s'approcha.

-Ace je crois que…

-On arrivera pas à les briser, ces foutus barreaux, pas vrai ?

Le blond mit un instant avant de comprendre qu'il parlait des barreaux de fer qui les gardait enfermé.

-Ce type, ce pirate…Il a forcé les barreaux comme si c'était du beurre…Et nous…

-Ace…

-J'ai essayé, continua Ace, la voix étrangement étouffée. Pendant plusieurs heures. J'y arrivais pas. Je …Je peux pas nous sortir de là.

-Ace, fit Sabo en s'agenouillant. Ace, essaie de respirer.

Cet état, il était le seul à l'avoir vu, chez Ace. A chaque fois, ça avait été un sacré combat. La respiration s'accélérait, le mental partait en sucette, et Sabo avait tellement peur de ne pas arriver à stopper tout ça.

-Ace, peut-être qu'on devrait juste se reposer pour l'instant, commença Sabo, en tendant la main.

Ace gifla d'un geste sec la main tendue.

-C'est ça, on va pioncer, vu que je suis incapable de nous sortir d'ici ou d'aider Traffy, avait murmuré Ace.

-Ace, tu sais que…

-Et toi tu fais quoi, là, exactement ! Avait hurlé Ace tout à coup en relevant la tête. Tu te prends pour qui, ma mère ?! Pour quelqu'un qui détestait la sienne je trouve que tu passes pas mal de temps à nous faire la morale ! Ta mère aussi, elle t'a toujours détesté Sabo, alors arrête de nous faire croire que tu sais mieux que nous !

Silence profond. Sabo resta figé et Ace déglutit. C'était l'une des pires choses à dire, c'était cruel et c'était parfaitement calculé. La perte de contrôle empêchait Ace de voir clairement, il avait juste voulu faire mal. Il avait peut-être espéré secrètement que Sabo réponde. Sabo répondait toujours à la provocation. Ils se battaient, et souvent ils finissaient par faire un match nul, ou à rouler devant un ours sauvage, alors ils se battaient ensemble, et tout allait mieux.

Mais Sabo ne répondit rien. Ce n'était pas une provocation ordinaire, c'était un coup dans le dos.

-Laisse-moi tranquille, avait répliqué Ace en s'allongeant face contre le mur.

Sabo hésita à répondre quelque chose avant de soupirer et de dire, la voix devenant aussi étranglée :

-D'accord. Je crois qu'on a juste besoin de tous se reposer.

Il alla se poser contre le mur opposé, et chercha un sommeil qu'il savait ne viendrait pas. Il ne regardait pas Ace, qui de toute façon cachait son visage compressé, qui souhaitait s'excuser et ne pouvait d'une certaine façon pas.

Sabo pensait à ce que Marco lui avait dit sur le Moby Dick. De ne pas se croire adulte trop tôt. De ne pas penser qu'il pouvait tout régler seul.

Sabo ferma longtemps les yeux. Crétin d'Ace. Monsieur voulait faire sa crise ? Très bien, lui il allait juste dormir.


Marco déambulait dans les couloirs. Il avait dû battre des lieutenants, des sous fifres, empêcher des civils innocents de se faire tuer. Cela faisait presque deux heures qu'il cherchait Doflamingo. Il ne savait pas comment, mais il allait lui faire passer l'envie de s'en prendre à Law, aux enfants, ou à de gens innocents.

Soudain son haki de l'observation ressenti une présence. Non, deux, qui tournaient dans le couloir. Marco s'arrêta, près à combattre.

Arriva alors…Une petite fille avec un nœud dans les cheveux, et un garçon imposant aux dents de castor.

-Baby 5, il est là !

-J'ai vu Buffalo ! Nous allons le retenir le temps de laisser le jeune maître s'en aller !

Marco haussa un sourcil. Peut-être que si il chercherait bien, il trouverait des adultes de temps en temps sur Grand Line. Ou des ados, pourquoi pas, histoire d'y aller progressivement.

-Ecoutez, les enfants, je ne veux pas…

Boom ! Marco esquiva à temps une salve de canon. La petite fille venait de changer son bras en fusil.

-Tu ne feras pas un pas de plus.

Pas mal, vraiment, mais Marco savait qu'il les battrait sans difficulté. Cela ne voulait pas dire qu'il en avait envie. Il leva les mains en signe de paix :

-S'il vous plait, je ne sais pas ce que vous a raconté Doflamingo mais j'ai besoin que …

-Besoin, murmura la petite.

-Arg ! Non ! S'écria le gros garçon. Baby 5, bouche toi les oreilles, il utilise ta pire faiblesse !

La petite pressa fort ses oreilles, les yeux fermés.

-J'écoute rien, j'écoute rien !

-Ecoutez hurla Marco, vous étiez camarades de Law avant, n'est-ce pas ?! Il est en danger ! Vous allez vraiment laisser mourir votre ancien ami ?!

Les deux petits sursautèrent.

-On…était pas vraiment amis, grogna le garçon, les bras croisés.

Mais son regard se faisait fuyant. Baby 5, elle, avait ôté les mains de ses oreilles et semblait atterrée.

-Mais on doit obéir au jeune maitre ! Il a tant fait pour nous !

-Ca j'en doute, murmura Marco. Ecoute, petite.

Il mit un genou à terre, mais ne s'approcha pas, conscient que ça ne ferait que renforcer leur méfiance.

-Law a été votre nakama. Votre famille, pour un moment. Vous ne pouvez pas l'abandonner.

-Bien sur que si, on peut ! Hurla Buffalo. C'est qu'un sale traitre !

Mais la petite semblait réellement torturée. Elle avait dû apprécier Law, assez pour s'inquiéter pour lui, mais elle était trop attaché à la famille. Mais Marco comprit que c'était le fil à suivre.

-…Baby 5, c'est ça ? Law a besoin de toi.

Consternation complète sur le petit visage. Un ange passa.

-Ils sont dans la salle d'entrainement, au fond du couloir.

-Baby 5 ! Hurla Buffalo, horrifié ! Il a utilisé ton point faible !

-Non ! On doit aider Law, Buffalo !

-Mais tu sais ce que le jeune maitre va faire si…

-Doflamingo ne vous fera rien parce que je l'aurais stoppé avant.

Buffalo ricana, avant de regarder Baby 5, dont les yeux brillaient de détermination.

-C'est vrai qu'il était un peu marrant, Law,sous ses grands airs.

Il se tourna vers Marco :

-De…De toute façon si le jeune maitre ne sait pas que c'est nous qui t'avons indiqué où il se trouvait.

-Je jure de ne rien dire à votre sujet.

-Ouais, bah tu ferais mieux ! S'exclama le garçon en levant un doigt tremblant. Parce que sinon…Gare à toi !

Une secousse faillit leur faire perdre l'équilibre. A cette période le gros des combats étaient encore en train d'être mené.

-Allez vous mettre à l'abri, le temps que je règle ça !


Marco arriva devant Doflamingo. Law était là, à côté, sur une chaise, le grand corsaire semblant lui murmurer son fiel à l'oreille. Le sang de Marco bouillit. Ce petit, on n'y touche pas, comme les autres.

-Eloigne-toi de lui !

Doflamingo se tourna, en penchant tête.

-Marco. Pour être franc je t'attendais plus tôt.

Il s'éloigna de Law qui sembla se crisper encore plus en voyant Marco.

-Tout va bien allez, Law, lui assura le pirate.

Il jeta un œil noir vers Doflamingo :

-Il sait très bien que même si le combat est serré, entre le second de l'homme le plus fort du monde et un grand corsaire d'opérette, il n'y a pas photo.

Doflamingo se mit à sourire :

-Fufufu, je dois admettre que même pour moi, les chances sont maigres.

Il leva le bras :

-Cependant ! Figure-toi que je détiens une information qui pourrait changer la donne.

-Tu crois que je vais t'écouter, serpent ? Murmura Marco.

-Tu es intelligent. Donc oui, je pense que tu le feras. Surtout si je te dis que ça concerne Barbe-Blanche.

Marco cligna des yeux. Il ne devait pas écouter. Il le savait. Doflamingo était trop malin, trop fourbe. Il ne fallait pas…Mais… son père…

-N'as-tu pas remarqué que sa santé s'est…dégradée ces derniers temps ?

Marco croyait voir des taches blanches devant ses yeux. Non. Non. Qu'est-ce qu'il allait dire ?

-Et si je te disais que Law était particulièrement impliqué ?

Marco ne dit rien. Il n'en était pas capable. Doflamingo ricana avant de continuer :

-Figure-toi que notre jeune ami caresse depuis longtemps le rêve d'être médecin. J'ai bien sûr tout fait pour lui donner l'éducation adéquate. Et en retour, quand il était sous mes ordres…Je lui ai demandé de…disons d'affaiblir celui qui représentait un monde obsolète.

Marco ne pouvait plus respirer. Non. C'était un mensonge…Law…Père, …il…Non…Non…

-Alors bien sûr, l'idée ne venait pas de Law, elle était de moi, et il valait mieux dans son intérêt qu'il obéisse, cela va sans dire…mais disons que ça faisait partie d'une partie de sa vie où….où il cherchait à détruire le plus de choses autour de lui.

Il se tourna vers Law :

-Bien sûr, si je démens la vérité, n'hésite pas à me le dire.

Il se retourna vers Marco :

-A présent, Phénix…sache que je vais tuer Law. Qu'il me donne l'immortalité ou non, c'est sa finalité, il ne finira pas la journée. La question est : veux-tu vraiment sauver celui responsable de la dégradation physique de ton capitaine ?

Marco ne répondit pas. Son cerveau avait comme arrêté de fonctionner.

-On dirait que même lorsque tu protèges une vie, tu te trompes, Marco, murmura la voix à côté de lui.

Marco ferma les yeux. C'était un cauchemar. Law, à qui il avait juré protection, père….Non.

-Je…

-Marco !

Doflamingo tourna la tête, surpris. Visiblement, ça ne faisait pas partie de son plan.

Marco se retourna. Joz était là, à quelques mètres.

-J'ai bien fait d'essayer de te rejoindre, dit le diamant en s'approchant.

Il regarda son ami longuement, avant de continuer :

-Ne me dis pas que tu hésites, Marco. Parce que ce serait un mensonge.

-Ma…Mais Joz, il…ils ont…

-J'ai entendu. Et…Je ne sais pas si je suis terrassé par la nouvelle ou par le seul fait que nous n'ayons rien vu.

Le diamant laissa quelques secondes de culpabilité avant de poser les main sur l'épaule de Marco.

-Mais au fond de toi tu le sais. Tu sais qui tu dois combattre. Parce que tu es Marco, second en chef de Barbe-Blanche, mon frère, mon ami, et mon camarade. Et tu n'es pas du genre à faire couler le sang de ceux qui ne le mérite pas.

-Mais…père…

-Père va mourir un jour, Marco.

La nouvelle jeta un grand froid dans la cour. Marco agrandit les yeux, comme si une vérité venait des déciller ses paupières. Père, leur Père, le plus grand pirate du monde, celui qui semblait pouvoir veiller sur eux depuis le bout du monde, était mortel.

-Pas comme ça, murmura-t-il.

-Non. Pas comme ça. Mais les infirmières et Ellie sont actuellement en train de s'occuper de Père. C'est elle qui nous a envoyé ici. Marco. Je ne sais pas la raison qui a poussé Law à faire ça… et je ne le connais même pas assez pour répondre, je ne l'ai que croisé…Mais …Je sais reconnaitre le regard des gens qui ont besoin de moi. La famille, c'est ça.

Soudain, il sembla scruter Marco, et son visage, si sérieux, se fendit d'un petit sourire. Marco crut même, redevenant presque un enfant naïf en cet instant, qu'il pouvait voir le fantôme qui l'accompagnait depuis ce matin.

-Le phénix renait, Marco. Toujours. Les blessures portent mais n'atteignent pas son cœur. Ce phénix-là peut toujours sortir des cendres, renaitre de la douleur.

Marco sentit ses yeux devenir humide. Il attendit un commentaire sarcastique de la voix derrière son épaule, mais il ne vint pas. Elle semblait avoir peur de Joz, de l'humanité qu'il dégageait, de….l'amour fraternelle qu'il avait pour Marco. Celui souffla un grand coup.

-Tu es le plus sage d'entre nous, Joz, dit-il, la voix étranglée dans un rire soulagé.

-C'est à la fois un fardeau et une bénédiction, déclara Joz, reprenant son air sérieux.

-Dites…

Les deux commandants tournèrent la tête.

-On est au milieu d'un truc, là, dit Joz.

-Et je m'en voudrais de vous interrompre, mais...voyez-vous, j'ai mieux à faire que d'écouter votre…thérapie familiale.

Doflamingo souriait et semblait impatient de finir, mais il ne bougeait pas. Marco revint immédiatement dans le combat et fronça les sourcils. Il cachait quelque chose. Soudain, il les vit, les dizaines de petits fils, coupant comme des rasoirs, installés tout autour d'eux pendant que Marco et Joz parlait. Même si ça ne le tuerait pas, Marco serait atteint pour un très long moment, et Doflamingo en profiterait pour s'enfuir à nouveau avec Law. Enfin, ça, c'était sans compter sur..

-Ton piège est malin, dit Joz en s'approchant de Doflamingo. Mais tu as oublié une chose…

Il transforma son cœur en diamant.

-Je suis fait de Diamant..

D'une main, il coupa les fils avant de s'élancer avec Doflamingo :

-Et le diamant est incassable !

Doflamingo reprit très vite contenance. Mais durant un instant, il avait dégluti. Marco voulut s'élancer mis Joz l'arrêta :

-Je le retiens ! Toi, va faire ton choix !Quel genre d'heure tu es, Marco ?! Je le sais, alors prouve le à toi-même !

Puis Joz esquiva une jambe remplis de haki. Belles gambettes, le flamand rose, même sans talons.

Marco se tourna vers Law. Lentement, il s'approcha de la chaise.

Quel genre d'homme il était ? Il était, avant tout, le second de Barbe-Blanche. Il ne pouvait pas tolérer un tel coup bas. C'était là où allait sa loyauté. Et il ne connaissait même pas les raisons qui avaient poussé Law à agir ainsi. Mais…

Il fixait le petit corps encore faible de sa précédente maladie, qui regardait le sol. Il en avait trop vu, des corps comme ça.

-Tu vas le sauver ?

La voix était...différente que d'habitude. Marco tourna la tête, vers l'ombre.

-Tu n'es pas réel.

L'ombre ne répondit rien.

-Je suis désolé de ne pas avoir pu te sauver, murmura sincèrement Marco.

L'ombre sembla flotter, un moment, avant de disparaitre.

-Je suis…

Marco tourna la tête vers Law, et s'agenouilla., doucement. Alors il vit les yeux rougis de larmes de Law.

-Je suis tellement désolé…Vous…vous avez le droit de me tuer…Mais…

Il renifla, et Marco sentit son corps cesser de battre face à un tel spectacle.

-Si…vous …Lamy…dans la foule…de Dressrosa…Elle était là…Même si elle était pas là…Je…Vous pourrez lui dire que…

Et un sanglot coupa la gorge de Law, si stoïque.

-Je suis tellement désolé…Cora-san…A l'aide…

Marco recula, comme frappé par la foudre. Comment avait-il pu hésiter ? Comment pouvait-on soutenir le regard de Law en voulant encore le tuer ?

Bien sûr, il n'était pas innocent. Mais…Marco savait bien qu'on ne pouvait réduire la vie au blanc et au noir, et que Law voulait tendre au pardon. Marco, d'un grand geste, abattit son bras. Law ferma les yeux. Mais, il vit que seules les chaines avaient été coupées. Il leva une tête perdue vers Marco.

-Mais j'ai…

-Et moi j'ai promis de te protéger.

-Pour…Pourquoi ?

Marco dit la première chose qui lui passa par la tête, la chose qui lui embla le plus vrai :

-Parce que je pense que tu vaux la peine, Law. Que tu as le droit de vivre.

C'est un humain, comme toi ! Et tu te prétends toubib ! Si jamais tu le traites à nouveau de monstre …

Law ! C'est toi qui m'a poignardé, mais c'est des deux c'est toi qui souffrais le plus !

-Law ! Je t'aime !

Law ne sut pas comment, d'un état résigné à la mort, il en venait à se réfugier dans les bras de Marco, toutes les larmes retenues sortant…jusqu'à ce que, d'un tire d'aile, Marco les éloigne de fils lancés vers eux. Il posa Law sur le bord du jardin.

-Tu ne bouges pas d'ici, ok ? Je vais…

Comment avait dit Luffy, déjà ?

-Je vais faire sa fête à Mingo.


Pendant ce temps, dans la cellule, le temps semblait s'être arrêté. Les petits étaient endormis, Kidd toujours assommé, mais Ace et Sabo étaient plongés dans une angoisse qui ne semblaient ne pas avoir de fin. Rester ici, alors que tout le monde risquaient sa vie dehors, et après une telle dispute. Oh ils s'étaient déjà criés dessus plus fort, ils avaient déjà prétendu ne plus jamais vouloir se revoir, dans les pire des cas ils avaient essayé de rallier Luffy à leur cause ce qui aurait bien pu causer la scission en deux du petit si il n'avait été élastique….Mais jamais Ace n'avait dit quelque chose de si…mesquin à Sabo. Sabo qui avait toujours été là. Ace, après une ou deux éternités, trouva enfin le cran de se retourner. Sabo s'était endormi, sur le sol, près des petits, les yeux fermés, la respiration tranquille. Ace l'observa un instant, recroquevillé contre le mur, avant de murmurer :

-Sabo ?

Pas de réponse. Le fait de se dire que son frère ne l'entendait pas gênait Ace et en même temps, le libéra de la boule qui l'empêchait sans cesse de parler d'habitude.

-Sabo, je suis….tellement désolé de ce que je t'ai dit.

-…

-Tu me connais, tu sais que quand je suis en colère, ça part vite, mais…je….Ce que je t'ai dit…C'était lâche. Et c'était méchant. Tu ne méritais pas ça.

-…

-J'étais en colère…Et je sais que c'est pas une excuse. Mais…Je me sens tellement en colère, presque toujours…Sauf quand je suis avec toi et Luffy.

-…

-Luffy, eh bien, il a besoin de moi, tu sais ? de toi aussi, bien sûr, sûrement plus, mais…Il a décidé de m'aduler et…Qu'est-ce que je vais faire si je ne réussis pas à être digne de ça ?

-…Et toi ….Tu as toujours été là, Sabo….Toujours…T'as été mon frère, mon meilleur ami, mon partenaire pirate…Et…T'as tellement été là pour moi, que …j'oublie parfois que tu prends beaucoup sur toi, que tu as tes propres soucis. Et…Bien sûr que tu sais mieux que nous. Tu as toujours été le plus mature…

-…

-Tu sais à quel point je t'admire Sabo ? Toute la force que t'as, et parfois ça me fait mal au cœur, parce que je veux devenir fort aussi…Pour…Pour vous protéger…C'est tout ce qui compte…protéger ma famille….

-….Je sais Ace.

-ouais, tu sais, mais…Attend une minute !

Ace se releva d'un coup. Sabo, toujours couché par terre, le regardait, l'air fatigué et neutre. Ace pointa un doigt accusateur vers lui.

-Tu te fous de moi ! Tu m'avais dit que tu dormais !

-J'ai jamais dit ça.

-Ouais, mais tu ne répondais pas ! Ça se fait pas de pas répondre ! Alors qu'en fait, tu….

Sabo leva un doigt devant sa bouche pour inciter à plus de calme, désignant des yeux la marmaille endormi.

-Je voulais voir ce que ça donnait de t'entendre parler sans qu'on ait à se battre. Ça change. Tu dis beaucoup de choses.

Ace n'avait même pas la force de répondre. Il sentait son visage accéder à la rougeur digne de ses flammes, et il se renfrogna, n'osant plus regarder Sabo. Mais celui-ci se mit à tapoter le sol à côté de lui, et Ace, après hésitation, alla se coucher à côté de lui. Les deux observèrent, en silence le plafond de pierre, bercé par les petites respirations de Luffy et des autres. Ace jetait des regards en coin à Sabo qui semblait beaucoup trop serein.

-…Je pensais tout ce que j'ai dit, Sab'. Surtout ça : je suis désolé.

Un ange passa, avant que Sabo ne réponde :

-Tu redis ce que t'as dit, je te fais bouffer ton tee-shirt.

Ace ricana. Il l'avait mérité, d'accord. Il inspira un grand coup avant de continuer :

-Et…Je le pensais aussi quand je disais que tu pouvais me parler je veux dire…C'est moi le plus grand après tout, hein ? Alors…Je veux veiller aussi sur toi.

-Tout le monde veille sur tout le monde, Ace, répliqua Sabo doucement.

-Même Luffy ?

-Eh oui. Il le sait quand on ne va pas bien, je ne sais pas s'il s'en rend compte, mais il allège l'ambiance. C'est comme ça que ça se passe, entre frères, pas vrai ?

Les deux garçons se regardèrent pour la première fois et se sourirent.

-Ace, sérieusement : je vais bien. Marco me disait que je ne devais pas prendre le poids du monde sur mes épaules…

-Il a raison, dit Ace.

-Mais je comprends que c'est pas le cas : parce que tous les trois, on prend un peu le fardeau des autres. On est trois à se porter.

Ace se demanda comment il avait pu connaître quelqu'un d'aussi génial que sabo. Le blond reprit :

-Tu as entendu ce qu'a dit Joz avant de nous jeter là ?

Ace s'en souvenait. Il avait parlé de famille.

-N'importe quoi, murmura Ace.

Sabo hocha la tête :

-Eh, c'est sûr, on est pas une famille…Mais il voulait nous protéger. Je crois que…qu'on peut leur faire confiance.

-c'est ça, ricana Ace. Tu sais bien que…

-Ace, dit Sabo en se redressant. Je fais pas vraiiiiment confiance aux adultes tu sais. Je crois que tu sais pourquoi. Mais…Eux, ils ont pas vraiment l'air d'adulte franchement. En fait…Ils sont même sympathiques. Ils sont des pirates, ils veillent les uns sur les autres, et ne veulent qu'être libres. Je peux comprendre ça. Marco a pas hésité à venir chercher Law alors qu'il le connaissait à peine après tout.

-Alors on fait quoi ? répliqua Ace en se redressant à son tour. Je leur dis tout en espérant qu'ils me pardonnent, qu'on finissent heureux à voguer sur les mers mains dans la main devant un soleil couchant ?

-Non, mais…Je pense que tu peux commencer à te détendre avec eux.

Un silence.

-Et Ace, pour la dernière fois : ce n'est pas ta faute.

Ace sentit presque les larmes brouiller sa vision. Encore le flashback. Le bar, l'homme, Sabo…

-Je l'aurais tué, déclara-t-il, la gorge étranglé. Et toi, je t'ai fais du mal, je…

-Et je sais que tu n'as pas voulu le faire. Et je sais que tu vaux mieux que ça. Mille fois mieux que ce que crétin disait, mille fois mieux que n'importe lequel d'entre eux

-Oui, mais…Mais si ils avaient raison ? Et si je te blessais, ou blessais Luffy ? Et si…

Il s'arrêta. Sabo venait de lui balancer son poing dans l'épaule. Ace déglutit. Ça valait tous les discours du monde il se frotta la nuque.

-Désolé.

-Ouais, bah franchement, je préfère quand tu es pénible et hyper confiant que désolé. On va arranger ça. Tous les trois.

Ace hocha la tête, souriant à Sabo.

-Au pire, on pourra toujours leur fausser compagnie et leur voler leur bateau

-C'est ça, dit Sabo. Et on amène Joz pour le vendre en tant que bijou et avoir notre premier vrai trésor.

Les deux se mirent à ricaner, réconciliés, et allant bien mieux tous les deux.

-Gn'est-kispasse ?

Ils tournèrent la tête. Kidd venait enfin de se réveiller.

-Pourquoi vous vous marrez vous deux ?

-Pour rien, répliquèrent les frères en même temps.

Kidd se releva, l'air suspicieux. Il se rappela soudain leur position et se mit à hurler :

-saloperie de crétin qui nous enfermé ici ! Je vais le tuer !

Les petits se réveillèrent.

-ah bah bravo, dit Sabo en aidant Luffy à se relever.

-Une voix si mélodieuse, faut dire…

-Pourquoi il crie, l'autre ? Demanda Rebecca.

-C'est pas une tulipe ? demanda timidement Bepo qui n'était pas encore au fait des différentes races dans le monde.

-Captain, vous allez mieux ?

Devant le bavardage, Kidd sentit un nerf lui éclater au visage. Il tendit le bras et, en se concentrant très fort, réussit à enlever deux barres de fer de leur prison. Il se tourna menaçant vers le groupe.

-Vous voulez que je vous mette la misère ?

-Pourquoi ? Fit sabo, l'air désintéressé, Maintenant on peut partir, autant passer ta colère sur les pirates dehors ?

Kidd tourna la tête. Effectivement, une petite ouverture leur laissait de quoi passer, tout juste. Il en perdit sa rage. Une minute de silence passa.

-…ouais mais c'est moi qui nous ai délivré déclara-t-il pour garder la face

-trop fort captain ! Crit Killer.

- seulement parce qu'on t'a provoqué d'abord, marmonna Ace avant de se prendre un coup de coude par Sabo, qui prit la parole :

-Bon : je propose qu'on aille enfin nous détendre les nerfs et aller chercher Law en tabassant tout ce qui ressemble à un flamand rose en dehors de la cellule. Ok ?

-ok ! Crièrent tout le monde, avant de s'en aller par l'ouverture.

Luffy aida son ami Rebecca à passer et tous les deux suivirent les plus grands. Il fallait dire que les murs gris, l'absence de lumière naturelle et les ombres effrayantes que les torches projetaient sur le mur n'aidaient pas à se détendre.

-Peut-être que des monstres sont là, murmura Bepo de sa petite voix

-T'en fais pas, la peluche, s'écria Luffy, je vous protégerai !

C'est vrai, quoi, lui aussi il était courageux, et Ace et Sabo seront bien impressionnés quand ils verront…

-qui est là ?

-Aaaaahh !

Le groupe fit un pas de gênant, comme un seul homme, contre le mur en entendant une voix d'outre-tombe venir d'une cellule. Au fond, une ombre semblait bouger à leur passage. Les petits s'étaient regroupés en un petit groupe tassé, Kidd et Ace devant avec leur fruit du démon prêt à s'activer. Un petit silence s'ensuivit avant que Rebecca ne chuchote :

-Les cachots sont hantés…

-il faut les taper ! Cria Luffy.

Tout le monde se tourna vers lui, un doigt contre la bouche, en poussant un « shhhh » unanime.

-On peut pas frapper les esprits, Luffy, expliqua Sabo.

Instant d'horreur sur les deux plus grands. Comment on se sort d'une situation où on ne peut MEME PAS frapper ?

-peut-être que les flammes vont lui faire peur ? Suggéra Killer doucement en s'accrochant au tee-shirt de Kidd.

-Ou peut-être que le feu n'est qu'un carburant pour son âme maléfique qui lui permettra de générer nos pires cauchemars afin de se repaitre de nos âmes en détresse, suggéra à son tour Sabo.

Killer poussa un petit couinement en se rapprochant encore plus de kidd tandis que celui-ci se tournait vers le blond la main levé l'air de dire « attention ».

-Bon, on va pas se faire dessus non plus, déclara Ace, quitte à y rester, autant tenter un truc. A trois on attaque, et les mauviettes n'ont qu'à rester en arrière.

-Je vous fais peur ?

-Aaaah ! Hurlèrent de nouveau à l'unisson les enfants en reculant tous.

Ca bougeait dans la cellule. Kidd qui avait le moins de sang-froid commença à tordre avec son pouvoir les barres de la cellule pour effrayer le fantôme.

-Je te préviens, essaie de manger nos âmes et je te poutre la tronche avec ta propre cellule !

-Mais on vient de dire qu'il peut pas être touché par…Commença luffy.

-Toi ta gueule !

Kidd aurait été très fier de voir l'air bouleversé du petit si Ace ne lui avait pas envoyé son poing en plein nez et Sabo ne lui aurait pas fait le croche pied du siècle pour qu'il se rétame par terre. Sabo s'esclaffa :

-Décidemment le sol et toi c'est une véritable histoire d'amour et….Attendez.

Le petit blond se mit dans une pause de réflexion et s'éloigna un peu du groupe, perdu dans ses pensées, laissant Ace affronter le rouquin au summum de la colère :

-Je vais vous broyer !

-tu peux broyer le feu ? ricana Ace.

-on devrait pas se méfier du fantôme ? murmura Bepo dans le désintérêt général. Rebecca tapotait le dos de Luffy pour le consoler et Killer, connaissant bien son captain, commença à reculer du combat. Ace lui, commença à enflammer ses poings. Il était content de voir que plus il pratiquait plus il arrivait à contrôler le feu. Pour l'instant ça se limitait aux poings mais bientôt il deviendra invincible…

-Je vais surtout te broyer les coui… !

-Dites les gars, il a raison, déclara soudain Sabo en revenant vers le groupe.

Stupéfaction générale de la part du groupe qui cessa aussitôt toue activité pour se tourner vers le blond.

-qui a raison ? Demanda timidement Killer.

-Dans les deux cas, je trouverais ça étonnant, murmura Rebecca en regardant les deux plus grands face à face coupé en plein combat la tête tourné vers Sabo.

-ou plutôt en disant n'importe quoi il soulève un point intéressant, corrigea l'ancien noble

-ah je me disais aussi, compléta Rebecca.

Sabo expliqua :

-Les fantômes devraient passer à travers les murs, non ? Pourquoi il a cessé de bouger après la menace de Kidd également ? Je pense que c'est juste un prisonnier qui ne veut pas nous effrayer.

Il se tourna vers la cellule :

-de toute façon il ne doit pas être très dangereux, ça fait minutes qu'il se tait en nous voyant nous disputer.

Silence. Puis, l'ombre bougea encore dans la cellule. Jusqu'à s'approcher des barreaux pour révéler un vieil homme en tenue de gladiateur. Les enfants restèrent encore silencieux devant la misère qui s'était incrusté dans ce visage. Ce fut Rebecca qui s'avança :

-vous allez bien monsieur ? Demanda-t-elle timidement.

L'homme posa ses yeux sur la petite fille et sous les sourcils broussailleux une lueur s'illumina.

-Tu…tu es…

Sa voix se brisa en pleine phrase. Rebecca, qui souffrait avec lui, expliqua :

-Je m'appelle Rebecca. Avec mon père Kyros et mes amis on va délivrer Dressrosa.

Hochement de tête des gamins derrières. Mais l'homme ne regardait que Rebecca.

-Je…oh, ma petite, je suis… Je me souviens…

Mais il secoua la tête :

-Non, pour le moment ça n'a pas d'importance. Ecoutez-moi, mes petits, je sais que vous voulez rester à l'abri…

Il fut décontenancé en voyant Ace Sabo et kidd se mettre à rire, et Luffy pousser un gros soupir :

-Mais pourquoi tous les grands ils nous disent ça à la fin ?!

L'homme reprit vite :

-Mais je dois aller affronter Doflamingo.

-Oh comme nous, s'écria Luffy. On le délivre ?

-quoi ? comme ça ? S'insurgea Ace. Mais on sait rien de lui ! T'es fou Luffy ! Tu te crois que c'est en demandant à des gens rencontrés au hasard sous prétexte qu'ils ont vaguement un but similaire que tu vas te faire un bon équipage plus tard ?

-Bah oui, répondit Luffy, penchant la tête de côté en essayant de comprendre ce qu'il y avait de mal.

-oh laisse tomber.

-Je ne suis pas un méchant se mit à hurler l'homme en s'accrochant aux barreaux, faisant encore une fois sursauter le groupe.

Ses mains tremblèrent à nouveau :

-Je…Je suis le roi de ce pays ! Le véritable roi ! Doflamingo m'a manipulé, il m'a forcé à …J'ai réussi à me cacher, mais il y a deux semaines j'ai voulu abattre ce tyran, et on m'a emprisonné…Oh mon peuple, comme il doit souffrir…Mes filles…

L'homme se mit à pleurer, recroquevillé contre les barres. Ace et sabo s'entreregardèrent.

-eh, toi, dit Ace en se tournant vers kidd, fais donc péter les barreaux.

-De quoi ? Et pourquoi je ferais ça d'abord !

-Parce qu'il doit connaitre tout plein de moyens de ….de pouvoir abattre Doflamingo, captain ? Murmura Killer.

Kidd le regarda, un sourcil en l'air. Si ça avait été un de ces nazes qui avait émis une suggestion, il aurait sûrement ricané. Mais bon, voilà, killer, il avait de bons arguments, et puis, bon, c'était pas pour lui faire plaisir, hein, faut juste penser à trouver de bons alliés...Toujours est-il qu'il brisa deux barres. Le vieille homme s'enfuit aussitôt vers la sortie.

-Eh, mais la politesse, s'écria Ace.

-Tiens tu connais ce mot ? S'étonna Sabo. Makino fait vraiment des miracles.

L'homme se retourna, jeta un dernier regard à Rebecca, et trouva la force de sourire :

-Cette fois je vais nous en débarrasser tu verras, Rebecca, tout ira mieux…

Et il disparut dans les dédales du souterrain.

-bon, résuma Kidd, c'était une belle perte de temps, et c'est entièrement votre faute. Maintenant si vous voulez bien je vais casser du pirate dehors ça va me détendre.

Les enfants décidèrent qu'après tout ils avaient bien mérité de castagner un peu, et partir à leur tour vers la sortie afin de trouver Law pour ceux que ça intéressait, de coller quelques droites à Doflamingo pour les plus audacieux, et d'enfin participer à la bagarre.


Kyros était en nage face à Diamante. Il avait enfin réussi à le coincer, mais le pirate savait se battre, il fallait l'avouer. Avec son épée, il lui avait grièvement touché l'épaule, et kyros se la tenait, le sang s'écoulant de la blessure. Diamante se mit ricaner tandis que le sol autour se mouvait et formait des vagues.

-Eh bien, moi qui pensais que tu allais vouloir vendre chèrement ton prétendu titre de meilleur gladiateur du colisée, je suis déçu…

Kyros lui jeta un regard assassin :

-Tu crois réellement que je me bats pour ça, espèce de pourriture ?

Diamante haussa les épaules, un sourire malsain au visage :

-Que veux-tu, j'ai tendance à ne pas considérer les combats inutiles….Oh, mais tu sais, je viens de penser à quelque chose !

Il leva son épée, et, la rendant molle, lança un coup à Kyros :

-Ta chère femme, c'est moi qui l'ai tué ! C'est pour ça, hein, peut-être ?!

Kyros n'entendait plus rien. Seule l'image de Scarlet envahit sa vision. Scarlet à leur mariage, Scarlet donnant naissance à Rebecca, Scarlet ensanglantée, qu'il n'avait pas pu…Pas pu…Il se jeta sur Kyros mais sa concentration s'était envolée. C'était à peine si il ne trébuchait pas devant le terrain à vague créé par Diamante.

-D'ailleurs, votre petite, elle est en vie, non ? Je crois que je vais me faire un plaisir d'organiser une réunion familiale…

Il leva à nouveau son épée :

-au ciel !

Kyros reçut un autre coup dans la jambe. Il tomba par terre

Rebecca. Non. Pas elle, pas après Scarlet. Il devait...

Kyros ferma les yeux un instant. Il se souvenait de ses retrouvailles avec Rebecca il y avait à peine quelques heures. Plus en tant que monsieur le soldat mais en tant que père…le sourire de Rebecca, les larmes qui laissaient s'en aller la douleur….Kyros, lentement, serra le poing. Non. Personne ne ferait plus pleurer sa fille.

Derrière, Diamante s'avançait dans son dos.

-Mon pauvre, et dire que j'ai crus que ce serait éprouvant….Enfin, il est temps de dire ad…

Sa phrase se termina en hurlement de douleur. Kyros, toujours à terre, s'était retourné d'un coup. D'un coup d'estoc il venait de faire trébucher Diamante. Kyros se releva aussitôt et lui fit face

-Je ne te laisserais pas me priver…

Il leva son épée, prit son élan.

-D'un autre membre de ma famille !

Il s'élança. L'épée fit gicler le sang de Diamante. Un moment figé, avant que celui-ci ne s'écroule, hors-jeu.

Kyros resta un instant sans bouger, l'épée à la main lui semblant lourde, si lourde. Mais il releva la tête.

-Tu as vu Scarlet, murmura-t-il, les larmes coulant doucement. Tu as vu ? Je suis tellement désolé que ça ait pris tellement de temps…Mais tu verras, maintenant…

Une explosion au loin. Kyros tourna la tête. Là-haut, sur le plus haut étage du palais, Kyros pouvait apercevoir un combat dantesque enter trois formes, dont une à plumes Son poing se serra. Doflamingo.

-Maintenant je jure que je protégerais notre fille de tout ce qui peut la blesser.

Il partit vers le palais. Seul lui avait le droit de donner le coup de grâce à Doflamingo.


Izou devait admettre qu'il avait du mal avec son adversaire. Autant, les autres pirates de bas étages, il s'en faisait une brochette avec une seule bale, mais là…En face de lui, Gladius restait impassible, sous ses lunettes et son air implacable. Seul une respiration haletante indiquait la dureté du combat. Izou fixa son adversaire, le regard renfrogné. Le périmètre autour d'eux était un véritable champ de mine. Littéralement. Il ne restait que des murs en ruine qui étaient entourés par une fumée environnante qui encrassait les poumons d'Izou.

-Ok, je dois admettre que tu dois être au moins au niveau d'un commandant de Doflamingo, dit Izou entre deux respirations sifflantes.

-La flatterie ne t'apportera rien, et ne fera que ruiner ta concentration, répondit Gladius.

Izou sentit un nerf enfler sur sa tête. Lui, Izou, le grand commandant de Barbe-Blanche, rechercher la clémence de l'adversaire en lui léchant les pieds ?! Non, mais il se prenait pour qui, l'explosif de service ?! En réponse, il tira une salve de pistolet alourdit de hakis. Gladius lança un de ses longs cheveux en pique pour les faire exploser loin de lui.

-Merde, murmura Izou.

Il allait gagner, parce que, vous savez, le grand Izou, le commandant de Barbe-Blanche, l'équipage le plus craint du nouveau monde, tout ça…mais il aimerait autant ne pas finir infirme en perdant un bras suite à une explosion. Gladius s'avança.

-Il est temps d'en finir.

Il commença à lancer quelque chose avec son doigt…qu'Izou identifia comme une crotte de nez. Il se tendit. Si cette horreur ne faisait que l'effleurer, il jurait qu'il allait réduire Gladius en de minusucles morceaux qu'il réduirait de ses poings pour en faire un engrais pour ses concombres. Gladius la lança vers Izou, qui leva son pistolet,….avant de se faire pratiquement assommer par un bras en fer. Celui-ci écrasa le futur explosif et touffa les dégâts. Izou aurait été impressionné mais en voyant une de ses mèches s'échapper de son chignon, il se tourna derrière.

-Mais ça va pas ! Hurla-t-il aux deux enfants qui étaient venu le rejoindre.

-Quoi, grogna Kidd, j'lui ai fait sa fête, surtout dis pas merci…

-Captain, je crois qu'il voulait parler du coup qu'il a failli se prendre..

-Pas ma faute si il était au milieu de mon combat.

-c'est MON combat, espèce de décérébré, vociféra Izou. Et qu'est-ce que vous faites là !

-on vient aider ! S'écria Killer.

-Ah bah bravo, c'est réus…

Dites…

Izou se tourna. Bien entendu, Gladius n'avait presque rien.

-si je vous dérange…

Il prépara son bras pour une explosion :

-alors autant vous faire sauter tout de suite

Izou agrandit les yeux. Seul, il pouvait gérer. Mais avec les enfants…Un réflexe, qu'il n'avait pas du temps anticipé, s'empara de lui. Il se tourna pour faire rempart de son corps. Protéger ces crétins de gamins. Protéger…

L'explosion le propulsa lui et les enfants en avant. Il poussa un hurlement de douleur tandis qu'il sentait son dos brûler. Puis il tomba à terre. La fumée avait envahi l'espace. Izou n'arrivait pas à reprendre son souffle, entre la poussière dans ses poumons et la blessure. Il ferma les yeux, se mis en tremblant à genoux. Il repassait en boucle le geste qu'il venait d'avoir, et une vague de rire le prit :

-aha..Sales gosses, va….Maintenant…

Il releva lentement la tête, tremblant de la tête au pied, mais désireux de ne pas perdre son sourire :

-maintenant c'esu sûr je suis décoiffé…

La fumée lui laissa enfin entrevoir le regard de l'un des gamins. Kidd. Aucun cri, aucune menace. Le môme n'avait rien. En fait il était…étrangement silencieux, ses yeux fixant Izou comme on fixe une chimère auquel on peine à croire. Cela fit rire Izou, les nerfs le lâchant :

-Aha, j'aurais aimé un merci mais je suppose que c'est le plus proche que…

Il s'arrêta soudain. La fumée se dissipait enfin. Et Kidd était le seul devant lui. Izou tourna furieusement la tête. Où était le dernier !

-Killer, cria soudain Kidd, sortant de sa léthargie, et commençants à tourner frénétiquement de tous les côtés. Une voix se fit soudain entendre :

-ici, captain !

La petite voix étouffée par le masque fut prise d'une quinte de toux izou se retourna, ses yeux s'agrandissant d'horreur : Killer avait été propulsé par le choc une dizaine de mètres seulement de Gladius. Il ne semblait n'avoir que des égratignures, mais l'ennemi avait commencé à s'approcher e lui.

-J'arrive ! Hurla Kidd en essayant de se jeter en avant.

Mais Izou l'avait empoigné, l'enserrant dans ses bras.

-Toi tu restes, je vais y..ouch…

Le pirate se recroquevilla. Kidd venait de lui donner un énorme coup de coude Au milieu de son dos charcuté. C'était totalement voulu. Sale rat.

-Lâche moi espèce de connard, Killer a besoin de moi !

Il s'avança, mais Gladius lui envoya une explosion qui le mit au sol.

-Silence petit, tu me casses les oreilles. Ton tour viendra.

Il allait faire exploser Killer à bout portant. Celui-ci, minuscule face à l'homme explosif regardait, tétanisé, l'explosion imminente. Izou se releva, son dos protestant en lui envoyant une immense décharge de douleur. Mais Izou ne s'arrêta pas. Le petit. Il fallait…

Mais l'explosion arriva avant même qu'il ne puisse faire un pas. Kidd, sur ses genoux, regardait la fumée s'élever puis disparaitre. Le monde s'était figé un instant. Puis…

-Killleeeeeeeeeer !

Il se releva aussitôt, et, les larmes coulant, redressa son bras mécanique improvisé. C'était si rapide, imprévisible, sauvage, Gladius ne le vit que trop tard. Le bras le toucha à la tête et il vacilla sous le choc.

-Sale…gnh…Ah !

Il avait poussé un autre cri. Izou avait retrouvé une de ses armes. Il venait de balancer une balle (chargée de hakis s'il vous plait) dans l'épaule de Gladius, qui se mit à saigner abondamment. Izou se releva, les yeux emplis de haine.

-Je vais te détruire…

Gladius, se tant l'épaule, se mit à rire de façon nerveuse :

-Oh, je suis navré pour cet enfant, je peux te laisser te recueillir sur le corps avant de te…

Sa tirade s'acheva sur un hoquet. La fumée avait enfin disparu, et …il n'y avait pas de corps. Rien. Nada.

-Killer, murmura Kidd.

Gladius se mit à tourner sur lui-même, aggravant au passage le saignement.

-Qu'est-ce que… Comment…où…

Il se stoppa Là, à quelques mètres à peine. La petite forme masquée. Intacte.

-killer ! Hurla Kidd. Bouge pas j'arrive !

Izou en était resté sur place une seconde, stupéfait.

-C…Comment… ?

Ce n'était pas…pas un si jeune âge ? Non… ?

Gladius ne s'occupait plus du pirate qualifié ou du gamin qui l'avait déjà fait vaciller. C'était…C'était impossible ! Il devait faire disparaitre cette erreur une autre explosion vers Killer. Il se précipita aussitôt. Mais Killer était cette fois derrière lui. Gladius se retourna, en s'arrechant quelques cheveux.

-Mais…Mais comment !

Une autre explosion et même schéma. Encore une.

-Meuuuuurss !

Cette fois, la fumée avait recouvert tout autour de lui. La respiration haletante, l'épaule en mauvais état, il jetait des regards hagards autour de lui. Cette fois, il l'avait…Un simple gamin…Il était…n'est-ce pas ?

Mais il en avait oublié ses autres adversaires. Kidd s'était jeté sur lui, et lui asséna un coup énorme au bras avec un poing remplis de métal. Gladius hurla d'une façon sauvage. Il perdait le contrôle. Mais ça l'avait rendu d'autant plus dangereux il attrapa Kidd par la tête avant que celui-ci n'ai eu le temps de s'en aller, et d'un coup, le jeta de toutes ses forces sur le sol.

-Crèèèèves !

Il sentit une petite silhouette approcher. Killer n'avait pas pu rester de marbre en voyant un tel coup porté à kidd.

-Captain !

-Là !Làà ! Se mit à hurler Gladius.

Il posa sa main entière sur le masque, se mettant à rire comme une hyene.

-Cette fois tu meuuuurs !

L'explosion assourdit les deux enfants. A peine un faible geignement de Killer, sous le masque, aavant de s'effondrer.

-J'lai eu ! j'l'ai eu ! j'l'ai…

Mais il restait un adversaire et pas des moindres. Izou avait réussi à ignorer la douleur et à enfin rejoindre l'action. Il était derrière Gladius qui, ivre de joie mauvaise, ne l'avait pas aperçu. Il avait levé lla crosse de son arme, imprégnée de haki, et d'un geste sec, assomma Gladius. Celui-ci tomba au sol sans un bruit.

Izou, tremblant, regarda l'homme, et la rage l'envahissant, il frappa encore, et encore…Seule la pensée de vérifier Killer l'arrêta. Il s'approcha du corps.

-killer !

Kidd devait avoir une sacré fracture à la tête, mais rien ne l'empêcherait de se lever pour aller voir son petit second. Une forme leur apparut, entre deux rochers. Kidd se précipita :

-Killer ! Si t'es mort je te vire !

Izou, mort de fatigue et de douleur, trouva le moyen de les rejoindre avant de tomber à genoux. La fumée cachait le visage, mais il voyait la poitrine se lever et se baisser.

-Il est vivant murmura-t-il.

Il observa le masque de Killer, complètement en miette à côté.

-Le masque a tout pris…

Un véritable sourire l'envahit. Pris d'une joie débordante, il voulut porter killer…

-Ah !

…Mais le laissa brusquement tomber. Killer fit un bruit sourd tandis qu'il heurtait le sol, et Izou, les yeux pleins d'effroi, posa ses mains sur sa bouche.

Il n'avait pas voulu. Il n'avait pas voulu. Il…Mais…C'était si…Ce n'était pas l'explosion. Ce n'était pas l'explosion qui avait pu faire ça. Le masque l'avait protégé, c'était…C'était… C'était beaucoup plus vieux…

- Dégages ! Rugit Kidd.

D'une main, il le poussa violement, et Izou ne réagit pas. Killer s'était recroquevillé pour cacher son visage. Aussitôt, Kidd prit sa tête, et, tournant le dos à Izou, cacha killer, lovant la tête sous son coup.

-Je…Je suis désolé, murmura Izou, se ressaisissant enfin.

Kidd tourna la tête vers lui. Son regard n'était sur pur haine. Combien de fois avait-il dû jeter ce regard contre des gens qui voyait …Izou voulut se faire pardonner. Il se releva, tremblant, le dos en feu. Avisant le corps assommé de Gladius, il se dirigea lentement vers lui. Il se pencha, lentement, pour lui ôter le masque, avant de se diriger vers les enfants.

Quand il le vit approcher, Kidd serra un peu plus Killer conter lui, mais Izou avait compris. Il resta à bonne distance, et tandis le masque :

-Ça sera pas l'idéal, mais ça devrait dépanner, dit-il le plus doucement qu'il put.

Killer osa se détacher un peu de Kidd. Izou lui sourit. Il ne savait même pas si il était capable de le voir.

Et ça n'avait d'importance.

Après un long regard suspicieux, Kidd lui arracha le masque des mains, et le plaça sur la tête de Killer. Un peu grand, mais ça pouvait aller.

-Je ne dirais rien, murmura Izou.

Killer leva la tête vers lui dans un élan reconnaissant.

-Merci, murmura killer. A vous deux.

Kidd ne dit rien, les dents serrées. Il repoussa killer un peu brusquement et se releva

-…Bon allez on y retourne killer.

Il ne fit pas deux pas avant de s'effondrer, sa blessure prenant le pas.


Pendant ce temps, les trois frères s'étaient trouvé une saine occupation : castagner encore et encore du pirate de base. Ils étaient bien à leur portée (il ne fallait pas non plus trop les insulter), même si les deux ainés ne s'éloignaient jamais de Luffy qui manquait parfois ses tirs. Et peinait un peu plus à esquiver. Et s'arrêtait au milieu d'un combat à cause d'un caillou dans sa sandale. En fait ils ne le quittaient pas des yeux, et surveillaient chacun de ses gestes, conscient que Luffy était capable sans le vouloir de provoquer une apocalypse en voulant faire craquer ses doigts. Il en était capable.

-Luffy derrière toi ! Cria Ace.

Mais le temps que le chapeau de paille se retourne, il avait dégommé l'ennemi avec un poing de feu.

-Mais bon sang, Luffy, on t'a expliqué comment gérer plusieurs ennemis à la fois ! Tu retiens jamais ou quoi !

Luffy parut penaud un instant et Sabo se fit piéger par le petit air de chien battu :

-Ça va, il est encore petit, il va apprendre.

-Ouais, tu le défends toujours ! Mais ça lui rend pas service !

Sabo et Ace, qui distribuaient toujours des marrons, commençèrent à se disputer en même temps. Sabo prit un air pincé :

-Exccuse moi si j'estime que tes méthodes d'éducation sont aussi utiles que de demander à Luffy d'aller nager !

-ah bah ça je peux pas avec mon fruit! Déclara Luffy, ravi de pouvoir apporter son avis éclairé sur la situation.

-Regarde où ça mène, de toujours trop le chouchouter ! Cria Ace en pointant d'un doigt accusateur son frère blond. Luffy doit apprendre à la dur pour devenir un pirate !

-Il y a une différence entre être sévère et être un bourrin sans cervelle !

Sabo et Ace étaient désormais nez contre nez, des éclairs sortant de leur yeux, les lèvres retroussés.

-On se bat entre nous maintenant ? Demanda Luffy, en esquivant de justesse une épée. Non parce que les autres ils veulent pas attendre leur tour.

-Finement observé Lu' ! Cria à son tour Sabo sans cesser de regarder Ace. Je vois que mes conseils t'ont permis d'un peu plus faire attention à ton environnement.

-Quoi, mais c'était évident, et…oh et puis j'en ai marre, moi j'y retourne, Hurla Ace, se détournant de son frère dans un geste désespéré de la main.

-C'est ça, fuis le débat dès que tu es en difficulté !

-Mais c'est pas possible deaaaah !

La phrase d'Ace se finit en cri. Un immense vent venait de les projeter en avant, lui, Luffy, et..

-Sabo !

C'était juste avant qu'un rocher s'écrase à l'endroit exacte où ils se trouvaient auparavant. Les autres soldats s'étaient écartés, et avaient battus en retraite, le vent les éloignant des enfants.

-Sabo !

Luffy s'était relevé d'un coup et commençait à chercher. Ace resta une seconde immobile avant de se relever. Non…Pas deux fois le même coup quand même !

-Ac….Uffy !

Le vent porta la voix de leur frère, étouffé par la distance. Ace et Luffy sursautèrent, avant de se sourire : Sabo allait bien !

Ils tentèrent de le rejoindre aussitôt, se frayant un chemin parmi le vent qui ne s'était pas arrêté, mais semblait soudain se faire beaucoup plus doux sur leur passage…

Sabo fermait les yeux. Il était un peu perturbé par la soudaine tempête. Il avait vu ses frères partir dans une direction et lui…se faire emporter dans une décision opposée. Il était pratiquement sûr que les ouragans ne marchaient pas comme ça. Ni même qu'ils poussaient sans raison au milieu d'une ville alors que le ciel était tout à fait bleu juste avant.

Il heurta soudain le sol, au milieu de l'ouragan, juste avant que des bras ne le relève un peu. Sabo cligna des yeux, un peu étourdi par le choc, mais sans réel dommages, avant d'observer la silhouette encapuchonné accroupi devant lui. Il lui fallut un moment pour retrouver complètement ses esprits, mais quand ce fut fait, il oublia un instant les combats, il oublia même un instant ses frères.

-Vous…C'est…C'était vous !

Sabo se souvenait, l'incendie, sa famille, la honte d'être né noble…Et cet homme qui l'avait sauvé, qu'il l'avait écouté, qui...qui avait déclaré le comprendre. Jamais aucun adulte n'avait compris son problème de naissance. Mais lui, il ne savait pourquoi…Ses paroles avaient semblé sincères.

L'homme hocha la tête, hésita un instant, avant de lever une main pour retirer sa capuche. Sabo eut un hoquet : ce visage, ces tatouages, tout le monde les connaissait sans jamais les avoir vus. Dans son ancienne maison, on parlait d'un monstre venu les déposséder de leur pouvoir de naissance. Les marines, eux, en parlait comme d'un horrible criminel qui souhaitait faire régner l'anarchie. Mais sabo, depuis l'époque où il s'était dégouté de la noblesse, savait ce qu'il en était vraiment.

Dragon, le révolutionnaire, était celui qui voulait ramener la véritable liberté du monde.

Et…C'était lui qui…Ce jour-là et encore maintenant…

-Tout va bien ?

Sabo, bouche bée, hocha la tête, ne pouvant détacher ses yeux de la figure sévère. Dragon se releva, semblant encore plus imposant pour la petite taille de Sabo assis par terre.

-Je voulais voir si c'était bien toi. Le garçon qui a…

Il s'arrêta soudain. Il soupira longuement avant de dire :

-Je ne veux même pas savoir comment toi et tes amis ont atterri ici.

Sabo sortit enfin de sa transe. Il se releva :

-Merci pour votre aide. Mais…Il faut que j'aille voir si mes frères vont bien.

Dragon n'était pas facilement surpris. Mais Sabo put voir ce que pratiquement personne n'avait pu observer sur le visage de Dragon : Un écarquillement d'yeux.

-Ils vont bien, finit-il par lâcher. Je voulais montrer mon visage au moins de monde possible.

Frères ? C'était…Et pourquoi pas, après tout ? se dit Dragon. Après tout, le petit avait décidé de quitter les nobles, ils avaient bien pu se rencontrer dans la forêt…Frères adoptifs. Ca ne changeait rien, bien sûr.

Sabo, lui, était encore déboussolé. Trop de choses se bousculaient dans sa tête : les dernières heures de folie qu'il avait passé, l'identité de Dragon, et…

-Vous…vous avez donc accepté que moi je vois votre visage. Murmura-t-il.

Dragon sortit de ses pensées pour se mettre à fixer Sabo. Puis son air sévère se para d'un demi-sourire.

-… Tu te souviens de ce que tu as dit lors de notre dernière rencontre ?

Sabo devint alors sérieux. Oh lui il s'en souvenait. Les sentiments de cette nuit…Il n'avait jamais eu si peur de sa vie. Jamais il n'avait eu si honte…pour une chose dont il n'était pas responsable, il le savait. Mais tout de même…Il hocha la tête.

-Il a fallu beaucoup de courage, et beaucoup d'honnêteté pour dire cela.

Plus que j'en avais à son âge, pensa Dragon.

Sabo se sentit presque rougir devant les paroles de Dragon Pas besoin d'être génie pour comprendre pour l'homme ne disait jamais que ce qu'il pensait. Il se redressa inconsciemment.

Dragon leva la tête :

-Ce pays…Il ressemble à celui où nous avons grandi, n'est-ce pas ?

Sabo ne pouvait qu'être d'accord.

-Mais on dirait que le vent a tourné pour celui-ci. Qu'il est venu le temps de la révolte et de la liberté.

Il fixa alors un point au de-là du vent environnant. Un très long moment. Il perdit son sourire, et une sorte d'ombre passa sous ses yeux. Sabo tourna la tête : Au loin il voyait l'ombre de ses deux frères qui avançaient, comme ils pouvaient.

-Je t'aurais bien proposé de venir nous rejoindre, déclara soudain Sabo en se retournant vers Sabo. Tu as des convictions, tu as renié ton foyer, et…Se rencontrer deux fois à deux endroits totalement opposés, il s'agit d'une véritable…chance n'est-ce pas ?

Dragon fit un mouvement de tête vers les deux silhouettes :

-Mais…Tu as des personnes à retrouver n'est-ce pas ?

Sabo tourna lui aussi les yeux et murmura :

-on reste ensemble. Quoi qu'il arrive.

Dragon acquiesça, l'air compréhensif. Il sembla hésiter, avant d'ajouter :

-Veille sur…Veille sur eux.

Il se retourna. Soudain une impulsion saisit Sabo. Il ne savait pas trop d'où elle venait. Elle était sortie de ses tripes, d'une rage pure envers les injustice de Goya, de Dressrosa, une petite graine au fond de son ventre qui avait comme éclos avec les paroles de Dragon. Il se mit alors à hurler, les larmes aux yeux :

-A 17 ans, chacun de nous prendra la mer ! Et …Je vous rejoindrai alors ! Et je promets de tout faire pour que la liberté règne !

Dragon sembla s'être figé un instant. Il se retourna une dernière fois, comme incrédule. Mais le visage de Sabo n'exprimait que la plus pure sincérité et la plus grande détermination. Alors, le grand révolutionnaire baissa la tête, comme un salut respectueux pour cet enfant qui voulait changer les choses.

-Trouve-nous. Nous t'attendrons.

Il se retourna alors, traversa le vent, et ce dernier disparut au bout de quelques instants. Sabo resta là, seul, sans oser bouger, encore imprégné de l'incroyable évènement.

-Sabo !

La voix de Luffy le sortit de ses pensées. Il se retourna pour réceptionner dans ses bras un petit élastique qui le serra fort.

-J'ai eu trop peur…Mais heu, je savais que t'allais bien !

Sabo lui rendit son étreinte :

-T'en fais pas, Luffy, tout va bien.

Il leva la tête vers Ace qui se mit à le frapper sur la tête :

-aie ! Mais ça va pas !

- Deux fois le même jour tu ne crois pas que t'exagères !

Ace les serra alors, et plusieurs secondes s'écoulèrent ainsi.

-Qu'est-ce qui s'est passé ? Demanda Ace en rompant l'étreinte. C'était quoi cette espèce de tempête tout à coup ?

-oh, en fait…

Sabo arrêta soudain. Il savait qu'ils ne devaient pas avoir de secrets l'un pour l'autre. Mais là…C'était différent.

-Je…En fait je sais pas. J'ai juste atterri là-bas et j'ai essayé de vous rattraper.

-Ah bon, fit Luffy en lâchant enfin son frère. Tiens, c'est quoi ça ?

Sabo se retourna. A l'exact endroit où était Dragon se trouvait….Une petite perle. Il la ramassa. Elle était d'un blanc incroyable d'une pureté sans pareille. Il la ramassa et la tint entre ses bras

-Un trésor ! Cria Luffy.

-non ! Cria soudain Sabo en fourrant la perle dans sa poche.

-Bah quoi ?

-Ecoute Lu…Ce trésor, c'est à moi, ok.

-Mais je l'ai trouvé avant ! S'énerva le petit.

-Ouais…Ecoute, si tu me la donnes, je te promets de te trouver le plus beau scarabée sur cette mer.

Luffy n'hésita pas une seconde avant de refaire un câlin à son frère :

-Trop cool ! Merci !

Il avait gagné vraiment gagné aux changes ! Un petit bijou contre un scarabée ! Pauvre Sabo, il n'avait décidemment pas l'œil pour les trésors.

A côté, Ace, bras croisé, avait un sourcil levé. Mais en voyant les gardes revenir à la charge, il décida de laisser couler.

Pas comme si c'était vraiment important pas vrai ?


Sur le toit, la bataille faisait rage. Joz et Marco affrontait Doflamingo, tandis que Law était derrière, recroquevillé contre un pan de mur encore intact. Dire que le grand corsaire n'en menait pas large était un euphémisme. Contre un seul de ces pirates, les chances de victoires étaient plus que minces, mais face à deux….

Il ne lui restait qu'un avantage : la triche.

Il avait levé un fil près de Law, sans que personne ne s'en aperçoive. Il pouvait faire un grand otage. Le fil était au niveau de la gorge de Law.

-Messieurs…Je vous conseille de ne plus bouger si vous tenez à ce que la tête de ce garçon reste à l'endroit où elle est censée être.

Marco et Joz tournèrent une tête paniquée.

-Non ! Hurla Marco.

Doflamingo se mit à rire. Si forts et portant si faibles, ces pirates. Il savait qu'aucun d'eux ne bougeraient tant que Law était dans cette position. Il n'avait plus qu'à…

Il sentit soudain avec son haki deux personnes qui approchaient. Très vite. Chacun venant d'un côté. Il eut une seconde d'hésitation qui lui fut fatale.

-Doflamingo !

Un même cri venant de deux voix. Marco et Joz virent alors apparaitre Kyros d'un côté, brandissant son épée, et de l'autre, un vieil homme tenant lui aussi une arme ? Un vieil homme qu'ils reconnurent pour l'avoir vu dans les journaux suite à la fameuse attaque de Dressrosa par son souverain : Riku, ancien monarque de l'île.

Doflamingo dut agir vite devant la double attaque. Il ne put que lâcher la menace qui pesait sur l'eau, pour créer un double filet afin de bloquer les deux armes qui pesaient sur lui des deux flancs.

Mais ce faisant, il avait l'avant totalement sans défense, ses deux mains prises. Marco se précipita vers Law pour le protéger d'une autre tentative sournoise, Joz, lui fonça sur Doflamingo.

Le grand corsaire leva le pied, et par le haki de l'armement, pu stopper le bras en diamant du pirate. Mais alors, une dernière attaque survint. Kyros avait glissé derrière Doflamingo avant que celui-ci n'ote son filet et ne récupère une main de libre. Doflamingo eut à peine le temps de tourner les yeux. Mais c'était trop tard

« Scarlet, Rebecca…Donnez-moi votre force ! »

Kyros s'élança, Joz recula, et un grand écair survint :

-Trueno Bastard ! Hurla Kyros.

Un silence, comme suite au coup porté à Diamante. Puis Doflamingo cracha du sang par la bouche, et s'effondra.

Un grand silence suivit la confrontation. Chacun regardait le corps par terre, attendait qu'il se réveille. Ay bout d'une minute, ils commencèrent à se détendre. Chacun, qu'ils se connaissent ou non, s'entreregardaient. Puis Kyros se tourna vers son roi :

-Seigneur Riku…Je…

Le roi observa son premier commandant, les larmes aux yeux :

-kyros…Je suis tellement désolé….Tellement.

Kyros s'agenouilla soudain devant son roi :

-C'est moi qui suis désolé de vous avoir fait attendre !

Joz sourit devant la scène. Il se tourna alors vers Law.

Celui-ci fixait encore le corps de Doflamingo. Marco s'accroupit devant lui :

-Law…C'est terminé. Il ne te fera plus jamais de mal.

Law ne pouvait pas parler. Il fixait le corps, encore et encore. Au final il n'avait pas tué. Mais…peut-être que ce n'était pas si mal. Il observa Joz, Marco, il pensa aux frères venus le sauver…

Peut-être qu'il n'était pas si seul, après tout.

Il écarquilla soudain les yeux. il crut avoir halluciné, mais il crut entendre la voix de Cora-san qui lui murmura :

-Maintenant, tu es libre.

Law pouvait les sentit ? Les habitants de son pays natal, sa famille, Cora-san. Tous ceux qui avaient compté et qui n'étaient plus. Ce n'étaient plus des ombres. Ils ressemblaient maintenant à des gardiens qui veillaient sur Law qui l'encourageait à enfin se tourner vers l'avenir. Vers sa liberté.

Alors, il murmura, le visage crispé par les larmes :

-Merci…Merci…

Marco n'hésita plus. Il attrapa Law et le serra contre lui. Alors Law put pleurer de tout son saoul. Quelqu'un veillait de nouveau sur lui.

-Merci !

Et c'est là, serrant le corps de Law, après toutes ces émotions, que Marco put murmurer sincèrement :

-Je te pardonne.


Eeeeet coupé ! Pfou ! Un bon gros morceau de fait ! Je suis contente ! Alors ? Avez-vous aimé ? Vous connaissez la chanson ? Review, motivation, critique constructive….

Paix amour et tortillas