Chapitre 8

Cela faisait déjà deux semaines qu'Ichigo était dans le coma et chaque jour Shaolin était à ses cotés, veillant sur lui. Sa routine quotidienne était devenue une musique douce et confortable pour son cœur qu'elle ne pouvait échanger pour rien au monde. Sitôt lever, elle traquait comme une proie son lieutenant incompétent afin de donner les ordres pour la journée, avant de se rendre à la portée des âmes dans le domaine de la famille Shihōin afin que personne ne sache qu'elle se rendît dans le monde des vivants.

Comme lady Yoruichi la dernière de son clan et elle avait entrainé sa petite SoiFon sur ses terrains d'entraînement priver, aucun shinigami tenant à la vie ne remettait en doute sa présence sur ces terres alors qu'il ne fallait pas aller la déranger quand elle s'entraînait là-bas sous peine de mort. Ayant passé les cent dernières années à s'entraîner là-bas à longueur de journée, personne ne remettait en doute sa disparition dans le monde des vivants.


Arrivant dans le monde des vivants, elle se dirigeait vers l'hôpital pour faire savoir à Ichigo qu'elle était de retour, avant de se rendre à son appartement afin d'entrer dans son gigai et revenir passer la journée à ses cotés. Parfois à son arrivée, elle découvrait la jeune Tatsuki couchée dans le lit tenant Ichigo comme si ça vit en dépendait alors que des larmes sèchent étaient visibles sur son visage. Les voir coucher ainsi lui procurait un sentiment étrange, indescriptible, comme si elle voulait être à sa place. Le plus dur était que lorsque ce sentiment étrange se manifestait elle revoyait un rêve étrange qu'elle avait fait la nuit suivante la première visite de capitaine Zaraki, du capitaine Unohana ainsi que du lieutenant Yashiru et qui se reproduisait à l'occasion depuis. Dans se rêve, elle était assise sous un arbre de sakura, regardant Ichigo marchant en tenant la main d'une petite fille aux cheveux bleus comme la nuit vêtue d'un kimono rose au motif de papillon cueillant des fleurs, avant de lâcher la main d'Ichigo et courir vers elle pour lui montrer sa cueillette. Chaque nuit qu'elle fessait se rêve, de nouveaux détails s'ajoutaient et a son réveille, elle était troublée, car malgré son sommeille elle avait pleuré. La nuit dernier son rêve s'était terminé avec elle allongée dans les bras d'Ichigo alors que tous les deux regardaient la petite fille courir derrière un papillon. Ichigo et courir vers elle pour lui montrer sa cueillette. Chaque nuit qu'elle fessait se rêve, de nouveaux détails s'ajoutaient et a son réveille, elle était troublée, car malgré son sommeille elle avait pleuré. La nuit dernier son rêve s'était terminé avec elle allongée dans les bras d'Ichigo alors que tous les deux regardaient la petite fille courir derrière un papillon. Ichigo et courir vers elle pour lui montrer sa cueillette. Chaque nuit qu'elle fessait se rêve, de nouveaux détails s'ajoutaient et a son réveille, elle était troublée, car malgré son sommeille elle avait pleuré. La nuit dernier son rêve s'était terminé avec elle allongée dans les bras d'Ichigo alors que tous les deux regardaient la petite fille courir derrière un papillon.

Quittant l'hôpital, elle se rendait à son appartement pour entrer dans son gigai avant de manger un peut, une habitude qu'elle avait prise depuis qu'à l'occasion elle retrouvait Karine assise devant sa porte à l'attendre pour déjeuner avec elle et discute. Plus les jumelles étaient présentes dans sa vie et plus elle sentait qu'elle fessait partie de la famille. Faire partie de la famille, quels mots étranges à son oreille, mais son cœur explosaient en y pensant. Yuzu était la plus tranquille et la plus timide des deux, elle lui rappelait beaucoup sa personnalité avant le départ de lady Yoruichi. Karine était tout comme elle une jeune femme qui désirait faire ses preuves et activé aux mondes entiers qu'elle est forte, puissante et n'a besoin de personne. Avec le temps, elle a commencé à les voir comme ses propres petites sœurs et elle s'est juré qu'elle ne laisserait personne leur faire du mal sans qu'elle ne les tue pour les avoir fait souffrir et ce bien avant qu'Ichigo leur mette la, dessus principal. Est-ce que c'est un sentiment de grande sœur ou un sentiment maternel, elle ne le savait pas, mais si une quelconque divinité existait, il ne pourrait pas protéger ceux qui voudraient faire du mal à sa nouvelle famille ! Avec le recul elle accordée se que pouvait subir Ichigo lorsqu'il a envahi la soul society au point de niveler au sol l'endroit pour sauver le lieutenant Rukia Kuchiki qu'il considérait comme une amie importante pour lui, imaginer se qu'elle serait prête à faire pour défendre sa nouvelle famille serait du niveau apocalyptique.


Quittant son appartement, elle prit de nouveau le chemin de l'hôpital, arrivant quinze minutes plus tard. Arrivant à la chambre, elle trouva non sans surprise la silhouette du capitaine Kenpachi dans son gigai, observant tristesse avec la chambre d'Ichigo sans avoir le courage d'y entrer.

─ Bonjour, M. Kenpachi, méritez-vous d'entrer ?

─ Désoler mademoiselle Shaolin, je n'ai toujours pas le courage d'entrer de nouveau dans la chambre pour le voir ainsi, c'est au-dessus de mes forces. Je sais que ma femme qui est elle-même médecin me dit souvent que les personnes dans son état ont besoin d'être enveloppées des personnes qui tiennent à eux afin de sentir leur présence, mais le voir ainsi me fait craindre le pire.

─ Le principal est que vous tenez à lui.

─ Merci, je reviendrai plus tard !

Après le départ du capitaine Kenpachi, elle repensa à toutes les fois où il était venu soit seul ou avec le capitaine Unohana et qu'il était demeuré figer devant la porte de la chambre sans entrer. À une occasion, elle avait évoqué avec le capitaine Unohana qui lui avait expliqué que son Zaraki, malgré qu'il semblait une montagne de muscles et de cruauté, était quelqu'un qui respectait énormément Ichigo. Il le voyait comme son égale, leur première rencontre avait été difficile, mais avec le recul il le considérait comme un petit frère.

Entrant dans la chambre, elle embrassa le front d'Ichigo, prit sa main et s'assit sur sa chaine. Quelque minute plus tard, l'infirmière de nuit est venue lui faire le rapport de la nuit.

─ Bonjour, Shaolin, la nuit a été tranquille. Vers minuit nous avons trouvé la jeune fille habituelle couchée dans le lit avec lui, mais comme tu nous l'as demandé, nous ne l'avons pas chassé, elle est partie cinq minutes avant l'arrivée de ce yakusa avec qui tu as évoqué . Je ne comprends pas comment un jeune homme protecteur et bien élevé comme lui peut avoir de telle fréquentation avec le crime organiser.

Repensant à la première fois où elle avait entendu le terme yakusa, elle n'avait pas pu se retenir de demander à Karine ce que cela signifiait. Son explication simple se résumait à un criminel dangereux qui obéit à un code de l'honneur strict comme les samouraïs. La description collait bien avec la personnalité connue du capitaine Kenpachi, un homme associé de sang qui répondait à un code de l'honneur.

─ Tu ne devrais pas le juger trop vite. Il semble dangereux à première vue, mais quand on apprend à le connaître un peu, c'est un gros ours. De plus, sa femme est médecin.

─ Probablement, mais il nous fait peur chaque fois qu'il vient. Je vais te laisser, je dois terminer mes rapports.

Une fois l'infirmière de nuit sortie, elle tourne son attention vers Ichigo, un grand sourire sur son visage. Durant les deux dernières semaines, elle était devenue amie avec plusieurs infirmières qui prenaient soin d'Ichigo. Si elle avait été son personnage de Soifon, jamais cela n'aurait été possible, mais loin de la Soul Society, elle pouvait être elle-même Shaolin et se faire des amies. Ces sentiments pour l'homme allongé dans le lit devant elle étaient toujours incertains et en évolution, mais elle lui devait plus qu'une dette à vie. Grâce à lui, elle pouvait recommencer une nouvelle vie et être Shaolin, elle avait trouvé une famille, avait renoué avec sa mère de substitution et avait pu se faire des amies qui ne connaissaient pas Soifon et ne la craignait pas. Son passé avait été sombre et triste, mais l'

Alors que la matinée se déroulait lentement, elle avait pris l'habitude de lui parler d'elle et de sa vie, elle n'était pas certaine qu'il pouvait l'entendre et la comprendre, mais de lui parler de tout cela lui permet de libérer un poids énorme sur son cœur.

Elle lui avait parlé en détail de son enfance et du poids que les anciens de son clan Fon avaient mis sur ces épaules en la nommant garde du corps de lady Yoruichi. De la joie d'être au coté de lady Yoruichi et la souffrance suite à sa trahison. Des temps durs qu'elle a vécus durant les cent ans suivants et des souffrances qu'elle s'est laissées pour devenir plus forte. De la joie de retrouver lady Yoruichi et l'amour qu'elle lui témoignait malgré toutes ces années. Se libérer de tout cela était salvateur et apaisant pour elle, lui permettant de clore ce chapitre de sa vie et enfin se tourner vers le futur. Lady Yuroichi lui avait dit lors d' une de ces visites que les personnes dans le coma sentaient la présence des personnes importantes pour eux et avaient plus de chance de se réveiller en entendant parler les personnes à qui elle tienne, car leur voix les guide dans les ténèbres vers la lumière et les gens qu'il aime. Depuis ce jour elle l'avait fait, au début timidement ayant peur qu'il ne la juge et à la fin c'était devenu une religion pour elle de lui parler avec son cœur de sa vie. Parfois elle ajoutait des anecdotes sur le fou de Kisuke Urahara.


.Comme tous les jours, à l'heure du repas du midi, Yuzu venait lui tenir compagnie avec un bon repas. Elle se souvenait encore du jour où elle lui avait demandé comment elle avait appris à si bien cuisiner.

─ Yuzu, où as-tu appris à cuisiner si bien. Moi je ne sais que cuire le poison et le riz.

─ Quand j'étais petite, j'adorais aider maman à la cuisine, quand elle est décédée j'ai décidé de prendre sa place et de veiller à ce que tout le monde mange bien malgré son absence. Papa ne savait pas cuisiner même si sa vie en dépendait, alors c'était la bonne chose à faire. Au début, ce n'était pas aussi bon, mais avec le temps j'ai lu beaucoup de livres de cuisine et je me suis perfectionné. Si tu le désires quand Ichigo ira mieux je pourrais t'apprendre.

─ Oui ce serait avec un grand plaisir, mais je ne veux pas que tu te sentes obligée.

─ Non, ce sera amusant et cela me rappellera les bons moments que j'ai passés avec maman à cuisiner.


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