Coucou les puces !

Merci pour vos reviews ! :D On espère que la suite va vous plaire !

Bonne lecture

Coralie : La rapidité avec laquelle tu laisses une review est hallucinante ! Chapeau ! De rien pour les résumés et photos sur le blog, ça aide toujours à s'y retrouver dans la flopée de personnages ;) Merci de ta review 3


Chapitre 5


« Bois au lieu de tirer cette tête, s'agace Raphaël.

- Quel con ! craché-je en avalant une longue gorgée de whiskey-pur-feu. »

J'ai toujours détesté le Whiskey sorciers, rien ne vaut celui des Highlands.

« Ouais mais ce con est gardien de son équipe, ça fait toute la différence ! appuie-t-il, les filles sont toutes les mêmes, superficielles ! »

Je lui décoche un regard noir. Malgré tout, je ne tolérerai pas qu'il insulte cette sale teigne de Blanchet Rossi. Parce que Bianca l'a plaqué il est persuadé que la gente féminine est le diable personnifié, et a fermement décidé de ne plus leur faire confiance que pour tirer un coup de temps en temps. Au moins comme ça on aura plus droit à son numéro de drama queen. M'enfin Raph a beau manquer de neurones c'est un type qui est loyal dans toutes les pires conneries que j'ai faites et qui a préféré m'accompagner en retenue plutôt que de se débiner. Seb lui a toujours su jouer de son aura de bon élève pour éviter les retenues, mais ils ne nous a jamais vendu non plus.

En parlant de lui, je fronce les sourcils et scrute la pièce pour essayer de l'apercevoir. C'est pas trop le genre à aller danser et à boire jusqu'au bout de la nuit alors où est-ce qu'il est passé ? Raph me donne un coup de coude, un sourire goguenard plaqué sur sa face.

« Eeeeh on dirait que Seb s'est trouvée une copine !

- Tamara Blake, nous apprend Lilian.

- Intéressant, il se dévergonde enfin ! approuve Raph.

- Elle est lesbienne, corrige Lil. »

J'éclate de rire.

« Comment ça se fait que tu sois pas au courant sérieux ?

- Il a raison, c'est pas mauvais pour les plan à trois, approuve Raph en ignorant nos rires moqueurs.

- Ah parce que t'y connais ? ricané-je, il me semble que Bianca est pas une chaudasse !

- La ferme Keir, siffle-t-il.

- Les gars ! interrompt Lilian, c'est bon on s'en fout ! »

Le thème musical change pour un slow et à mon plus grand dégoût Blanchet et Josh se lance plus dans un corps à corps que dans une innocente danse. L'envie de le frapper me prend comme à chaque fois que je vois sa face de con plaquée sur le visage de Blanche. Mes doigts glissent dans ma poche, à la recherche de ma baguette. Je connais le sort idéal pour venir interrompre ce tableau digne d'une série ricaine de seconde zone. Mon poing se resserre sur le bois de chêne de ma baguette, un rictus me prend soudain. Je savoure à l'avance le spectacle. On va rigoler un peu.

La main de Lilian attrape brusquement mon poignet.

« Viens danser. »

D'autorité elle m'entraîne. Elle n'a jamais accepté d'être contredite. Je la suis sans vraiment y songer. Dans la demi-pénombre et les lumières étouffées ses cheveux sont plus sombres et les ombres découpent sensuellement la courbe de ses hanches. Lilian est belle. Elle le sait. Mais elle n'est pas Blanchet. Et dans ces moments là, où elle passe ses bras autour de mon cou et presse ses seins contre moi je donnerai n'importe quoi pour ne pas songer à Blanchet cinq mètres plus loin dans les bras de Josh et faire taire la jalousie qui gronde. Je le déteste. Et je la déteste pour l'obséder et n'en avoir rien à foutre.

Je referme les bras autour de Lilian, et plaque ma bouche sur la sienne.

OoOo

« T'as pris une retenue ? rié-je, tu perds la main Greg !

- C'est pas de ma faute ! s'exclame-t-il, Frog-nas a eu Moira ! J'pouvais pas la laisser toute seule ! »

Moira devient toute rouge, elle n'aime pas spécialement qu'on lui rappelle qu'elle va devoir récurer des toilettes et que nos parents vont lui tomber dessus pour la priver de sortie pendant les vacances de Noël. M'enfin je suis sûr que même s'ils le font, Greg trouvera une combine pour qu'ils aillent au parc d'attraction qui vient d'ouvrir à Londres. Son talent de manipulateur ne lui fait jamais défaut. On en vient des fois à oublier qu'il n'a que treize ans.

« Et comme ça y parait que tu te tapes Lilian ?

- Qui t'as dit ça ? froncé-je les sourcils.

- Je ne révèle jamais mes sources !

- Moira…, plissé-je les yeux dans sa direction.

- Si tu veux pas que ça se sache Keir, fallait pas te donner en spectacle, désapprouve-t-elle. Maintenant Blanchet c'est sûre elle voudra pas de toi. Elle va croire que c'est un jeu.

- Non mais… Non mais de quoi j'me mêle Moira ! »

Elle n'aime pas Lilian c'est pas une nouvelle mais je déteste quand elle fait preuve d'autant de logique, j'ai juste envie de lui rétorquer que ya de toute façon aucune logique avec Blanchet. Et que je ne vais pas m'astreindre à la chasteté juste parce que madame fait sa difficile. Elle aussi elle prend du bon temps ! En plus on sait jamais, ça pourrait la rendre jalouse et possessif, avec un caractère de chiotte comme elle… ça m'étonnerait pas de sa part !

« Tsss, entre toi et Scar sérieux ! On est pas aidé ! s'écrie Greg.

- Quoi Scarlett ? demandé-je. »

Gregory éclate de rire, visiblement très fier de son petit effet. Faisant mine de se concentrer sur son devoir d'Histoire.

« Vous êtes tous aveugle ma parole ! fait-il, incapable de se contenir. Et c'est moi le môme dans l'affaire !

- T'es lourd, m'agacé-je, accouche.

- Tout le monde n'a pas forcément envie que Poudlard sache qui ils aiment, répond doucement Moira.

- Moira ! la reprend Gregory. »

Se rendant compte de sa gaffe elle pique un fard et marmonne des excuses en se replongeant dans son grimoire. J'hausse les épaules, quand on est môme on s'imagine tout et n'importe quoi, je doute sérieusement que Scarlett soit amoureuse. Elle est bien trop rationnelle et contrôlée pour se laisser aller à des langueurs amoureuses comme sa sœur. Non. Même Blanchet ne le fait pas, parce qu'elle n'est pas amoureuse de Raven. Elle ne l'ai pas.

OoOo

« Pour la énième fois, s'agace Seb, il ne s'est rien passé entre Tamara et moi à la soirée !

- Arrête ! Tu vas pas me faire croire que t'as pas essayé de l'emballer ! Est-ce que ta vue sa paire d'obus !?

- Charmant, grince Sebastian.

- Depuis combien de temps exactement t'es pas sorti avec quelqu'un ? insiste Raph.

- Eh, j'te signale que ya aussi Keir comme cible !

- Keir est un cas désespéré, c'est pas pareil. »

Je ne relève même pas, trop occupé à détendre les coutures du sac d'Ursula une à une. Savourant à l'avance le spectacle qui va suivre lorsque ses feuilles de note vont se répandre au sol. J'adore le moment qui précède le fou-rire. L'impatience et l'excitation, la sensation d'être tout puissant parce que là où les autres hésitent, je fonce. Et cette conne d'Ursula a une fois de trop fait un coup de pute à Blanchet qui avait osé critique sa coupe de cheveux.

De plus sa coupe est à chier.

« Lâche moi, siffle Seb. »

Son regard bleu est meurtrier sous ses cheveux bouclés noirs. Raphaël se fend d'un sourire triomphant.

« Je sors déjà avec quelqu'un alors oublie Tamara !

- Je le savais ! Keir tu m'dois dix gallions ! m'apostrophe-t-il.

- Eh, t'as parié qu'il s'était remis avec Natasha, et j'ai parié contre, lui rappelé-je.

- Mais évidemment que c'est avec Natasha !

- Eh Keir, souffle Lilian en se retournant vers moi, tu fais quelque chose ce soir ?

- Non, claqué-je avec agacement »

La bouche pincée elle se détourne. Raph me lance un coup d'œil étonné. Je lui intime de fermer sa grande gueule. Lilian arrête pas d'initier des débuts de relations, proposition de rendez-vous et ce genre de trucs. On a couché ensemble et voilà que maintenant elle s'imagine qu'on sort ensemble. Or ya qu'une fille qui vaut la peine de s'investir dans une relation et ce n'est pas elle. J'aime bien Lilian mais elle est du genre tenace alors j'ai passé l'étape des pincettes, ça n'a jamais fonctionné avec elle de toute façon.

« T'y es allé un peu fort…

- Elle s'entête.

- Pourquoi tu tentes pas le coup ? c'est un canon Lilian et elle meurt d'envie de bouffer de l'écossais ? »

Je ne fais même pas l'effort de lui répondre. Seb me jette un regard, il a toujours compris plus vite que Raph, lui croit encore que Blanchet c'est un jeu, un challenge. J'ai en plus quelque chose de prévu ce soir, Raven et Blanchet vont « en amoureux » à pré-au-lard. Et je vais faire en sorte que ça soit le pire rendez-vous de sa vie.

OoOo

« Tu l'as fait vomir des limaces sur ses genoux ! Evidemment qu'elle est furax, lâche Al.

- C'était même pas douloureux ! m'écrié-je, et c'était drôle !

- Je sais pas si on a la même définition de l'humour…

- Arrête ! ricané-je, on sait tous que t'es pas aussi lisse et intello que tu le laisses penser ! t'aurais été mort de rire j'te promets ! T'aurais dû voir sa tête, avec de la bave dégoulinant de partout sur son menton et crachant limace après limace sans pouvoir en placer une ! »

J'explose de rire et de satisfaction. Et il croit qu'en étant mature et en ne ripostant pas il se grandit. Il est juste lâche. Je ne comprends vraiment pas ce qu'elle lui trouve mis à part des biceps anormalement développés. Al ne peut pas s'empêcher de sourire d'amusement, je savais bien qu'il avait des traits en commun avec sa sœur, Florence, qui a un sens de l'humour ultra développé et le rire facile. Al a une image de préfet et de bon élève mais en réalité il est bon vivant, sociable. Et qui a une sacrée tendance à être possessif, Adélaïde a d'ailleurs échangé quelques répliques bien senties avec lui. Elle ne supporte pas trop ce trait de caractère.

« Salut les garçons, ça va ?

- Oh, salut Adé, laché-je. »

Al a une mine étrange, ils se fixent un moment. Je fronce les sourcils.

« Ya plus direct pour me dire que je suis en trop vous savez !

- Désolé, grimace-t-elle, Al on peut se parler ? »

Sur ce ils me plantent là, je lorgne alors sur le travail d'Al pour m'inspirer un peu dans ma rédaction. Il fait un exposé en histoire qui tombe pile sur le sujet que je dois rendre demain. Je recopie donc ses idées, me demandant sérieusement où est-il qu'il va trouver des formulations pareilles. Il a surement dû être ami avec Shakespeare dans une autre vie.

Ils ne se sont pas assez éloignés pour que je ne les entende pas.

« Al… écoute, commence-t-elle, il faut qu'on arrête de faire semblant, ça fait juste de plus en plus mal tu crois pas ? Depuis quelques temps… depuis le début des vacances d'été c'est…

- C'est plus comme avant, continue-t-il lentement.

- Oui… souffle-t-elle doucement. »

Une pause. Je relève la tête, intrigué. Al et de dos mais Adélaïde a un air triste et coupable.

« J'voulais en parler mais… soupire-t-il.

- C'est juste que… que ya plus… ce p'tit truc tu sais, sourit-elle, je crois que tu n'es plus amoureuse de moi, et qu'il n'y a plus que de l'amitié entre nous… et de la tendresse.

- Je suis désolé Adèle.

- Non, secoue-t-elle la tête, c'est bon tu sais. Parce que moi non plus je ne ressens plus… c'est plus aussi fort. Et c'est ridicule de se voiler la face encore et encore, de s'entêter alors que c'est fini.

- Je pensais qu'on avait encore une chance, mais… il passe sa main nerveusement dans ses cheveux.

- C'est juste que c'est fini, c'est tout, conclue-t-elle. On ne va pas s'en vouloir. On a eu de bons moments.

- De très bons moments, appuie-t-il.

- Oui c'est vrai, sourit-elle.

- Et on reste ami malgré tout.

- Bien sûr ! »

Maladroitement ils s'enlacent. Sans trop savoir si c'est la chose à faire. Une accolade entre amis après deux ans de relations. Eberlué je ne peux pas m'empêcher de l'être. Ils ont toujours été si soudés et si tranquilles que j'ai peine à croire ce qui vient de se dérouler sous mes yeux. Mais en y réfléchissant bien c'est vrai, ils n'avaient plus tant de marque d'affection que ça.

Ils se séparent et Al revient s'assoir sans croiser mon regard. Il replonge dans ses notes sans rien dire, ses cheveux bruns balayant son front avec concentration. Je lui tapote l'épaule.

« Ça va aller. »

Il hoche la tête.

« Je sais, c'est juste… c'est juste bizarre de se dire que c'est fini. Même si je le savais déjà. »

Je ne réponds rien. Il lorgne alors sur ma copie.

« Ça va je vois que t'as été productif… insinue-t-il.

- On me sous-estime ! sourié-je narquoisement, je l'ai toujours dit ! »