Pour fêter ce week end ensoleillé voici un nouveau chapitre (en tout cas de notre côté il fait beau). On espère que vous en profitez pour charger vos batteries !

Merci de vos reviews :)

Bonne lecture !

Coralie : Ah on peut pas révéler nos secrets sinon l'intrigue sera moins savoureuse voyons ! Tu nous connais ! Tu vas voir ce que Keir va faire mais je te promets que tu ne peux pas t'imaginer ce qui va arriver ;) Merci de ta review !


Chapitre 8


Tout ça ne me dit rien qui vaille.

Mais vraiment rien. En fait, non, je sais même que ça va virer au désastre le plus complet, art dans lequel se complait avec bonheur Keir McFarlan. Le regardant ricaner de façon suspecte avec son ami Raphaël, de son année, j'essaye de rationaliser la situation en me rassurant que l'épisode d'hier ne veut pas forcément dire qu'il va me gâcher la vie et, plus particulièrement, me vendre sans la moindre pitié à Alain. Mais c'est assez dur en le voyant lancé un maléfice à une pauvre fille qui se met à courir après sa monture de lunettes qui fait des loopings dans les airs. Ce type, je le connais. Le sang écossais qui coule dans ses veines est aussi brûlant que le whisky quand il se fraye un chemin dans la gorge, et je ne sais pas si c'est vraiment lui qui est la cause de la volonté de fer qui anime Keir dans ses opérations qui n'ont pour seul objectif de pourrir la vie à toute personne qu'il croise mais c'est un fait ; c'est bien le cas !

Attention, je l'apprécie. Je passe après tout une partie de mes vacances d'été chaque année dans le château de ses parents en Ecosse, depuis que je suis née. J'ai grandi avec lui et il était l'enfant le plus proche de mon âge avec Alain, n'ayant seulement qu'un an de plus que nous. D'un certain côté, ses mauvais coups et ses farces douteuses m'ont aidé à me défendre et me sortir des situations les plus gênantes, à me relever quand il m'avait poussé dans un étang et à récupérer ma couleur de cheveux sombre lorsqu'il me les avait fait tourner vert vaseux. Il m'a fait rire et a gravé dans mon enfance un tas de souvenirs qui ne quitteront jamais ma mémoire, et certains comptent parmi mes meilleurs de cette époque. Et même si on n'est pas si proches que ça, il est de la famille.

Néanmoins, c'est justement pour ça que la simple idée qu'il sache que j'aime Alain et qu'il ait été assez intéressé pour venir me tourner autour tel un vautour à la bibliothèque me provoque des frissons effroyables. Je le connais ! Ca fait maintenant pratiquement un an qu'il pourchasse Blanchet de ses avances implacables, proches du harcèlement. Sans relâche et sans répit, il a démantelé sa précédente relation avec Rolland, l'ex de Blanchet de l'année dernière, et désormais, il s'en prend impitoyablement à Joshua. Il se passe rarement une journée sans qu'il ne vienne rajouter son grain de sel, fasse sortir Johsua de ses gongs ou provoque ma sœur.

Alors, si jamais il met le dixième de l'énergie qu'il use pour faire saboter le couple de Blanchet à l'entreprise de s'occuper de mon cas, autant dire que je suis fichue.

-Oh, faut qu'on aille faire les soldes, les filles ! s'exclame Sam, m'extirpant de mes pensées tourmentés. Y'a des promo de dingues !

-Huhum, fais voir…, dit Priscilla qui relisait son cours d'Histoire de la Magie.

Elle se penche vers Sam pour jeter un coup d'œil aux pages du magasines que tournent Sam de ses longs doigts manucurés en bleu clair tâchetée d'étoiles rouges pimpantes. On est assise dans un coin de la salle-commune, Prisc et Sam occupant le petit canapé tandis que je lis dans le fauteuil qui est orienté vers elles, à la lumière d'une petite lampe posée sur un guéridon en bois sombre. Enfin, j'essayais de lire…

-Hmm, jolie veste…, ronronne presque Prisc. Il me la faut !

-Moi, je veux des bottes en écailles de dragon rouge fourrée pour cet hiver !

-Arrête, Sam, tu m'fais flipper…

-Bah quoi ?! C'est la mode !

-Non, crois-moi, ma biche, ça l'est vraiment pas.

Je ris à la mine déconfite que sert Sam à Prisc qui, absolument pas attendrie, revient à son cours d'Histoire de la Magie.

-Bien l'bonsoir, mesdames, me surprend une voix.

Une milliseconde plus tard, le postérieur de Keir tombe sur l'accoudoir de mon fauteuil et je lève sur lui un regard éberlué. Il me répond d'un sourire vorace qui me donne envie de le pousser bien fort pour qu'il s'étale sur le sol de la salle-commune et s'assomme, perde la mémoire et oublie à jamais tous ses plans démoniaques à mon sujet. Mais, bien sûr, je me retrouve à la place à rouvrir mon livre que j'avais fait tomber sur mes genoux de surprise et recherche ma feu page.

-Un peu de plaaaaace…, fait Raphaël avec un air roublard en s'asseyant entre Sam et Prisc qui sont bien obligées de se décaler pour ne pas qu'il ne prenne place sur leurs genoux, voilààààà…

-Il te prend quoi à toi ?!

C'est Priscilla qui s'énerve en allant se positionner au point le plus éloigné du canapé pour bien manifester son hostilité face à l'invasion de son espace vital mais le beau métisse, qui a l'air plus imbu de lui-même que Narcisse, l'ignore tout à fait et se tourne plutôt vers Sam qui lui sourit de toute ses dents blanches. Il pose un bras sur le dos du canapé, derrière la tête couleur braise chaude de mon amie.

-Je t'ai déjà dit que le rouge était ma couleur préférée, ma jolie ? lui serre-t-il avec un sourire charmeur.

-Oh c'est la mienne aussi ! pouffe gaiement Sam.

Ses joues rosissent de plaisir tandis qu'elle tapote délicatement de ses mains sa courte coiffure rouge coccinelle, son magasine de mode reposant sur le tissu de sa mini-jupe fleurie bleue et violette. Face à une telle réaction, le sourire de Raphaël ne se fait que plus large et prédateur, et j'échange un regard avec Priscilla qui a l'air bien tentée de lever du sol le guéridon pour s'en taper le front avec… ou s'en servir pour faire décoller la tête brune et basanée du Septième année qui continue de lorgner sur notre amie, provoquant une myriade de gloussements.

-Tu lis quoi, Scar ? s'enquit alors Keir, m'attrapant mon livre des mains en me prenant au dépourvu. Les misérables ? Intéressant…

-C'est un très bon livre, ne trouvé-je que ça à rétorquer.

-J'en doute pas, ma p'tite… m'enfin, j'ai jamais été très bouquinerie… tu devrais aller voir Al, par contre, c'est plutôt son truc.

A la façon dont il prononce le diminutif d'Alain et le mot « truc », je déglutis. Je me rends alors compte que je n'ai jamais eu peur de ma vie mais, qu'en cet instant, c'est un fait j'ai carrément les jetons. Mais heureusement, Priscilla se lève du canapé et prend une grande inspiration avant d'exploser :

-Non mais ! C'est pas vrai, ça ! Vous vous êtes cru à la foire du slip ?! DEBARASSEZ-MOI LE PLANCHER, BANDE DE CRETINS !

xOxOxO

-Cette histoire de sortilèges informulés est quand même vachement pratique…, me glisse Alain alors que Mme Roseland nous fait une démonstration.

Face à son inhabituelle proximité, les petits poils de ma nuque se hérissent et je ne peux que passer ma main froide contre ma peau, sous mes cheveux noirs, pour combattre les frissons tout en hochant du menton avec un sourire pour mon nouveau coéquipier de DCFM. Dire que je n'ai pas de chance quand il s'agit des groupes scolaires serait l'euphémisme de la décennie. Ses beaux yeux gris quittent les miens pour porter toute leur attention à notre professeur qui fait grossir un vase du bout de sa baguette sans même entr'ouvrir les lèvres. C'est vrai que ça m'a l'air bien utile mais rien de bien renversant car tous les adultes sorciers n'utilisent presque plus que les sortilèges informulés. Ce qui n'empêche que je n'ai moi-même jamais réussi à en lancer un, comme la plupart des apprentis sorciers qui viennent de débuter le programme de Sixième Année.

Mme Roseland rejette ses longs cheveux dorés comme un champ de blé derrière ses épaules d'un air satisfait avant de se tourner vers nous, écopant de biens des regards appréciateurs masculins. Fraichement trentenaire et fiancée à Ludovik Krum, champion de Quidditch retraité au talent fidèle à celui de son père, elle a fait une courte carrière dans le mannequinat avant d'atterrir on-ne-sait-comment dans le poste de professeur de botanique, il y a quatre ans, avant de succéder à Mme Rapsting qui est partie à la retraite, il y a deux ans, laissant son poste d'enseignante de DCFM vacant. Certains bruits courent qu'elle serait habitée par l'esprit de Guilderoy Lockart, avec ses élans narcissiques et prétentieux, et ne tarderait pas à finir aussi folle que lui.

-A votre tour, les jeunes, nous nargue-t-elle avec un sourire légèrement suffisant. Bien que je n'attende pas qu'un seul d'entre vous arrive à lancer un seul sortilège informulé, ce trimestre-ci.

-Vous nous prenez pour des blaireaux ou quoi ?! s'exclame Bevin de sa voix grasse.

-Une heure de colle et 5 points en moins à Poufsouffle pour insolence, lui répond gracieusement Roseland avant d'annoncer, Au travail, tout le monde, et plus de jérémiades ! Et formez les groupes !

J'entends Fanny et Bevin se mettre à insulter Roseland entre elles mais je me retourne vers Alain. Priscilla fait équipe avec Paul tandis que Samantha a Glen Davis, comme coéquipier, avec qui elle rigole déjà. Mais je peux toujours essayer de me déconcentrer de la présence d'Alain à mes côtés en étudiant notre classe autant que je veux, ça ne change pas que c'est bien lui, mon coéquipier, jusqu'à la fin de ces deux heures de DCFM. Donc, je fais franchement face au garçon dont je connais les traits par cœur pour les avoir observer plus que de raison et mon estomac fait un looping lorsqu'il m'adresse un grand sourire qui dévoile toutes ses dents à l'alignement parfaite.

-Donc, il faut qu'on grossisse notre vase…, introduisé-je.

Notre vase est en porcelaine peinte en pourpre et repose sur notre table, de la même façon que chacun des autres groupes.

-On peut pas plutôt le changer de couleur ? Parce il est franchement atroce…

Je rigole à sa grimace avant de répondre :

-Je l'aime bien, moi.

-Bon, très bien, on garde cette couleur !

Devant son air faussement dramatique, j'éclate de rire pour de bon avant de croiser le regard de Prisc qui, de l'autre bout de la salle, me lance un coup d'œil de mise en garde qui a le don de freiner un peu mon éclat d'hilarité. Je lui lance un petit sourire avant de rebaisser le regard sur notre vase tandis qu'Alain me demande si je veux essayer la première ou si c'est lui qui s'y colle. Je prends une seconde avant de répondre, plongée dans mes pensées malgré moi. Si Prisc pense que rire avec Alain m'enfoncera plus profondément dans la galère sentimentale dans laquelle je pédale depuis plus d'un an, elle a bien trop de désillusion. Je connais déjà bien trop Alain, tout son potentiel de me rendre heureuse et de me faire rire. Il était l'un de mes meilleurs amis les deux premières années de notre scolarité et puis, on s'est éloigné suite à cette maudite demande à laquelle je n'étais pas prête de satisfaire. Plusieurs années se sont écoulées mais je ne l'ai pas oublié et, même s'il a changé, je reconnais toujours le petit garçon qui a grandi avec moi. Alors, Prisc devrait savoir que c'est bien trop tard.

Je redresse mon regard sur le grand brun qui attend ma décision avec toujours le même sourire large et sympathique, et lui dis :

-Je veux bien commencer.

xOxOxO

Je m'assois sur l'épaisse racine du grand chêne vert qui fait des vagues à la surface de la terre, le dos contre son torse rugueux mais confortable. Prisc dégaine son transat magique qui bondit sur le sol avant de s'étendre et tandis qu'elle s'y allonge, Sam étend une petite couverture, recouvert de l'image mouvante d'un chaton qui baille, sur l'herbe chauffée par le soleil qui nous permet de profiter de cette fin d'après-midi, dans le parc de l'école. Je poursuis la conversation qui nous animait jusqu'ici et m'adresse à Prisc qui pose ses larges lunettes de Soleil sur son visage déjà bien assez bronzée par l'été qui vient de s'achever :

-Le bal de Noël est quand même dans quatre mois, tu sais pas ce qui peut arriver entre temps alors… prendre Paul comme cavalier…

-Non, chérie, balaye-t-elle d'un geste du poignée dédaigneux. C'est une affaire classée, comme ça. Et qu'est-ce que tu veux qui arrive ?

Sam se redresse sur sa couverture où elle s'étalait de la crème solaire, de façon quelque peu inutile, sachant que l'on se trouve en Ecosse et que, certes, il fait beau mais on est quand même en septembre… notez bien que j'ai dû m'interposer entre elle et son placard avant qu'elle ne cherche son bikini et ai réussi à la convaincre qu'un simple short et un top feraient largement l'affaire. Elle ouvre la bouche pour répondre à Priscilla mais celle-ci lui coupe l'herbe sous le pied :

-Et non, Sam, mon prince-charmant ne va pas débarquer d'un coup pour m'emmener sur son bel étalon blanc donc garde ton clapet à niaiserie bouclé !

-Quelle aigrititude…, grommelle-t-elle en se rembrunit. Ou ingratitude...

-Aigreur, ma puce, la corrigé-je.

-Pareil.

-Et, de toute façon, on est tous les deux d'accord pour y aller en toute amitié, argumente Prisc, sereine, le long de son transat. Pas de tension, pas d'attente. La meilleure façon de profiter d'un bal.

-Un bal sans romance c'est comme une salle-de-bain sans lisseur, se lamente Sam. Tu vas le regretter, moi, j'te le dis… Quand tu nous verras, Scarlie et moi, avec les élus de nos cœurs… pas vrai, ma poule ?

Sam tourne son regard noisette vers moi tandis que Prisc se redresse dans son transat, sur un coude, soulevant ses lunettes de soleil avec deux doigts pour me toiser de son regard sombre et lourd de ses longs cils ourlés. J'ai un moment d'hésitation face à cette brutale inquisition et fais naviguer mon regard entre Sam, qui attend de moi que je confirme son projet que j'aille au bal avec Alain tandis qu'elle sera au bras de Damodar, et Prisc, qui espère que je suive ses traces sur le sentier Je-renie-l'Amour.

Je choisis plutôt une réponse qui rendrait très fière Mme Babbling, notre professeur de Divination :

-Je verrai bien, Sam… tout dépendra des choses, euh, tu vois ?

Plus vague et brouillardeux, je ne sais pas comment on fait.

-Euh nan, j'vois pas.

Ok, trop vague et brouillardeux.

C'est alors que des rires retentissent avec des cris qui dansent entre « On arrive, les filles ! » et « Pas de quartier ! », oh et le bien trop fameux « BANZAII ! ». Deux secondes plus tard, avant que je me rende vraiment compte du cours des évènements, Paul a débarqué et a fait voler Prisc de son transat au lac qui était à moins de deux mètres, et Sam rigole à s'en irriter la gorge pour plusieurs semaines, trainée par Damodar. D'où je suis, elle ne s'embarrasse même pas de lutter et suit avec obéissance l'indien qui n'a même pas à la jeter à l'eau puisqu'elle plonge d'elle-même. Et Paul et Damodar les rejoignent après avoir ôté leur tee-shirt, chaussures et chaussettes –et pantalon, pour Damodar.

Je ne remarque qu'alors que Brian se trouve juste à côté de moi. Il me regarde de haut, l'avant-bras appuyé contre mon chêne, un sourire en coin ne me cachant rien de ses projets peu plaisants à mon sujet.

-Salut, Brian…

-Yo, bébé.

-Tu sais, on peut s'amuser autrement qu'en jetant des filles dans l'eau vaseuse d'un lac aux habitants douteux, tenté-je avec un sourire diplomatique. Après tout, tu peux t'assoir sur le transat de Priscilla et on…

-C'est moins drôle quand même.

-Ah bon ?

A son sourire qui s'agrandit, j'ai bien compris ce qui va suivre. La question qui sera réellement décisive m'apparait alors. Est-ce que je peux courir plus vite que lui ?

xOxOxO

Sentant les chatouillements ramper dans mes sinus, je porte aussitôt un mouchoir à mon nez avant d'éternuer le plus discrètement possible. Ce qui ne m'empêche pas de frôler mes genoux de peu avec la puissance de l'éternuement et ne manque pas de causer l'hilarité de Sam qui me frotte le dos gaiement. Je me mouche et jette mon mouchoir usagé dans la petite corbeille que j'ai posé à côté du canapé, et soupire. Quand je pense que Prisc et moi sommes malades, et que Sam est fraiche comme un gardon.

-Je savais pas qu'il voulait te flanquer dans le lac ! se défend Greg comme après chacun de mes éternuements. J'avais même pas vu qu'il te courrait après, ce mec !

Hier, mes propres aptitudes d'athlétisme, de sprint plus précisément, m'ont vraiment impressionnée. Même s'il était sur mes talons et qu'il était si proche que son ombre touchait la mienne, j'aurais réussi à fuir à Brian si seulement Greg ne m'avait pas barrée le chemin, à l'entrée de Poudlard en me voyant arriver en courant pour me parler de je-ne-sais-quoi. Il n'a cependant pas eu le temps de finir de prononcer mon prénom que Brian m'avait déjà agrippée par la taille et balancé sur ses épaules comme un sac à patates pour aller me jeter dans le lac avec les autres. Sans grande surprise, l'eau était glaciale. Tragique histoire qui s'est soldée par une morsure de truite vampire au mollet et un rhume quasiment satanique qui nous a tenues éveillées, Prisc et moi, toute la nuit. Prisc a été tellement furieuse que, dans les environs d'une heure du matin, elle s'est rendue en mission commando dans les dortoirs des garçons avec sa baguette pour leur faire vivre un enfer à grands renforts de sortilèges jets d'eau, chauve-souris et crache-limaces. Elle m'a même dit qu'elle a gelé leurs couvertures et leurs oreillers. A présent, Prisc est à l'infirmerie où elle s'est rendue sitôt la fin des cours parce qu'elle a en plus écopé d'une angine. Ce qui est certain c'est que Paul, Brian et Damodar n'ont pas fini de goûter à sa vengeance, même si elle est plus indulgente avec Paul qui est tout aussi malade que nous deux.

-Je sais, Greg, t'en fais pas, rassuré-je le petit brun à mes côtés. C'est pas te faute… c'est… Mais ma phrase est interrompue par l'un de mes éternuements et Sam éclate à nouveau de rire. Moira me tend un mouchoir propre et je la remercie d'un sourire.

-C'était drôle quand même ! -Non, Sam, c'était pas drôle, m'irrité-je en me rappelant Brian utiliser exactement le même adjectif avant de se lancer à mes trousses. Ca amuse personne d'être malade comme un troll…

-Salut, ma belle. Y'a un virus par là ? Je regarde Raphaël prendre place juste à côté de Sam, rassurée que la phrase racoleuse ne soit pas sortie de la bouche de Brian parce que, que Merlin me pardonne, mais je n'aurais eu aucun scrupule à lui éternuer dans sa figure de blond destructeur de sinus.

-Oui ! rit Sam en pivotant dans le canapé de sorte à faire complètement face à son admirateur de Septième Année. Les garçons nous ont jeté dans le lac, hier aprem, c'était super marrant ! -C'est toi qui as plongé, Sam…

-Et je suis la seule à pas être tombé malade ! se félicite-t-elle en m'ignorant. Prisc et Scar ont une crève de ouf !

-C'est parce que t'es la plus balèze des trois, agrémente-t-il sa phrase d'un clin d'œil enjôleur.

Comme prédit, Sam glousse comme un poussin pintade et j'échange un regard entendu avec Greg. On n'a pas fini de voir Raphaël de notre côté de Poudlard et Damodar n'a qu'à bien se tenir…