Coucou les filles !

On espère que vous vous portez comme des charmes :) Bon retour à Antigone parmi nous !

Et bonne lecture à tout le monde !


Chapitre 13


Depuis ces deux dernières semaines, yen a que pour le bal de Noël. Et que ça bavasse sur les cavaliers, et que ça jacasse sur les robes et que ça glousse pour attirer la gente masculine. Pour moi ce bal a perdu tout intérêt d'être depuis que Blanchet a décidé que se taper le cousin de Raven c'était un bon moyen de se venger. J'ai de l'estime pour les gens qui se vengent et sa vendetta a eu un côté incroyablement sexy. En plus d'être furieusement drôle. Mais Raven bis quoi ! Maintenant le seul truc que j'attends c'est de faire virer façon Carrie White leur putain de bal. J'ai déjà quelques idées qu'il faut peaufiner.

« J'ai reçu ma robe ! m'annonce Moira, maman me l'a envoyé !

- Génial, grincé-je.

- Tu veux savoir comment elle est ? propose-t-elle avec excitation.

-Non.

-Ah bon, d'accord, fait-elle en rougissant.

-Eh Moira, l'apostrophe discrètement Raphaël. T'étais avec Sam hier soir non ? Tu sais comment va être sa robe.

-Oui ! hoche-t-elle la tête ravie, elle sera rouge !

-Sérieusement ! m'exclamé-je, Raph qu'est-ce que t'en as à foutre ?

-Un aussi beau couple que le notre se doit d'être assorti !

- Vous êtes pas en couple, rappelé-je avec agacement, et laisse la tomber sérieux. C'te fille en vaut vraiment pas la peine. »

Il ne m'écoute déjà plus, reparti faire les yeux de chien battu à Sam dans le canapé, peloté contre Pyaar. Il lui manque une case pour pas comprendre clairement le message. Je tourne mon attention sur ma sœur qui glousse discrètement.

« Quoi ? aboyé-je.

- C'est juste que… rougit-elle, il te dit la même chose tout le temps à propos de Blanchet.

- Fiche moi la paix avec elle, claqué-je.

- Sa robe est très très belle, affirme-t-elle.

- J'en ai rien à battre ! Dégage !

- Je sais bien que non, souffle-t-elle. »

Elle préfère tout de même partir avec que je ne fasse de sa robe un torchon. Judicieuse idée. Blanchet a décidé que non je n'étais toujours pas assez bien pour son altesse mais que par contre le cousin de son enfoiré de copain était idéal. En témoigne les trop nombreuses marquent d'affection qu'elle m'inflige à croise chaque putain de jour. Après m'avoir envoyé bouler. Evidement ! Faudrait pas non plus prendre quelqu'un qui tient vraiment à elle, pour une fois ! Vivement les vacances. Je replonge dans mon magazine, ruminant ma vengeance. Patience.

« Tu crois qu'elle va se lasser quand ?

- De quoi ?

- Sam, de Pyaar.

- Elle est amoureuse de lui depuis plus d'un an ! affirme Gregory en s'asseyant en face lui. Mais si tu veux j'peux te dire des trucs…

- Quels trucs ?

- Ben, que c'est pas le couple le plus soliiiiiiiide de Poudlard, laisse-t-il entendre un sourire malicieux plaqué sur son visage.

- Combien tu veux ? s'emballe-t-il.

- Raph, sérieux, soupiré-je, tout le monde le sait que ça va pas fort, il va t'extorquer du fric pour des infos bidons !

- Peut être ! fait Greg, mais personne ne sait pourquoi ! »

Raph me jette un coup d'œil, je me désintéresse de son moment d'incertitude. Toute façon, Greg va le faire tomber dans le panneau. Et face à sa mine triomphale, j'dois avouer que je peux pas m'empêcher d'exploser de rire. Il ira loin, j'l'ai toujours dit.

OoOo

« Aloooors Al, croisé-je les bras, on a toujours pas de cavalière ?

- Je te retourne le compliment !

-J'ai des projets ! affirmé-je narquoisement.

-J'en doute pas… fait-il suspicieusement.

-Alloooons, tu sais bien que ça sera chiant à mourir ce bal ! Va falloir un peu d'amusement !

-Ca j'te fais confiance pour mettre l'ambiance ! T'as prévu quoi comme torture pour Karim ?

-Quel Karim ? répliqué-je sardoniquement.

-Ah quand même…

-Salut les garçons ! »

Lian s'assoit entre nous, ses cheveux dorés frôlant mon épaule alors qu'elle m'offre un sourire lumineux, ignorant royalement Al. Celui d'ailleurs me jette le regard entendu tout en faisant mine de lire sa lettre. Elle se rapproche de moi, me laissant une vue plongeant sur son généreux décolleté.

« Keir, j'ai réfléchi, m'annonce-t-elle, comme Blanchet veut pas y aller avec toi et que je n'ai pas de cavalier, on a qu'à y aller ensemble. En amis, bien sûr !

-Bien sûr ! rit Al.

-Sérieux ? Lian c'est kitch les cavaliers, haussé-je les épaules.

-C'était visiblement pas aussi kitch que ça quand t'as supplié Rossi de venir avec toi, marmonne-t-elle vexée.

-J'ai pas supplié Blanchet ! grondé-je. »

Al me renvoie un regard du genre « un peu quand même », je le fusille. On lui a demandé son avis à lui ?! Lilian continue de me fixer, ses yeux bleus déterminés.

« En plus c'est complètement stupide « en ami ».

-C'est vrai qu'on pourrait aussi bien y aller « en amants » ça serait plus véridique ! claque-t-elle.

-C'est pas faux, sourié-je.

-Euh, je vais y aller hein…

-Non c'est bon, laisse, coupe-t-elle, j'vois pas ce qu'i ajouter ! Non seulement il lui pourrit la vie, mais en plus il gâche la sienne. C'est son problème, j'm'en fous ! »

Elle attrape son sac et s'en va à grand pas énervé. Je pousse un soupir, si seulement elle voulait bien arrêter. Al me lance un regard circonspect.

« LIAN ! beuglé-je. Boude pas c'est bon ! »

Elle me lance un doigt d'honneur sans se retourner. J'éclate de rire.

« Fais quand même gaffe, me prévient Alain. Ya pas que toi qui te venge.

-Elle ?! ricané-je, mon vieux, je lui ai tout appris. »

OoOo

« Raph ! pouffe Bianca, eh Raph ! Attends ! A ce qu'il parait t'as pas trouvé de cavalière ?»

Alors qu'on sort d'Histoire, l'ex de Raphaël – qui d'ailleurs l'a trompé et dont il nous a rabattue les oreilles pendant des semaines – lui attrape le bras et nous sort le grand jeu des battements de cils. Je ricane, c'est carrément pitoyable. Elle croit quoi ? Qu'il va revenir comme un bon clébard ? C'est quoi son problème à elle aussi hein ? Elle veut prouver combien son charme est supérieur et combien elle est puissante et qu'un claquement de doigts va lui faire revenir son ex ? Sérieux, c'est quoi le problème de ces filles ?

Le seul avantage à sa présence, c'est que Blanchet est à côté d'elle. Qui me fait la gueule, alors que franchement j'ai rien fait à son cher Karim depuis déjà trois jours ! Elle me toise avec rancune, je lui adresse mon sourire le plus charmeur.

« C'est quoi cette tronche Blanchet ? Des regrets sur le choix de ton cavalier ?

-Plutôt des envies de meurtres ! crache-t-elle, la poudre irritante c'était toi hein ?!

-La quoi ? froncé-je les sourcils.

-Fais pas l'innocent ! s'écrie-t-elle.

Je sais pas faire l'innocent, m'agacé-je, et ta putain de poudre c'était pas moi ! m'enfin si tu cherches bien du côté des copines de baise de ton ex, je suis sûre que y'aurait quelques candidates ! »

Un instant, elle ravale sa verve et me fusille du regard.

« Quoi ? Ça fait mal d'entendre la vérité ? Parce que d'un coup elle est beaucoup plus réelle ? m'énervé-je. Visiblement pas assez puisque tu persistes dans ton délire en sortant avec un autre demeuré qui a pas plus d'estime pour toi que Raven !

-A parce que c'est sûr que toi tu en as de l'estime ?! claque-t-elle, tu me pourris la vie !

-Si c'est comme ça que tu le vois ! riposté-je, il me semble pourtant que t'y arrives très bien toute seule !

-Et là alors, tu fais pas l'innocent peut être ?!

-Viens Blanche, lui souffle Bianca en me toisant de haut, il en vaut vraiment pas la peine. C'est juste un pauvre con.

-Quoi qu'est-ce que tu m'veux toi ? attaqué-je, Raph t'a jeté alors t'essaye de rassembler ton p'tit ego maltraité, va chier pauvre conne.

-Il ne m'a pas jeté ! crache-t-elle.

-C'est ça voile toi bien la face ! ricané-je, faut dire, t'es à bonne école avec Blanchet ! »

Raphaël m'attrape le bras et me traine avec lui. Je ne détache mon regard furieux de celui noir de Blanchet qu'une fois hors de sa vue. Je m'arrache de sa poigne avec hargne.

« La prochaine, fois, laisse moi la buter c'te pétasse.

-On frappe pas les filles…

-Carres toi tes putains de principes de merde bien profond !

-Okay mec, désolé pour toi que Blanchet te déteste mais c'est pas la peine de t'en prendre à moi.»

Je prends une profonde inspiration, le dos contre le mur. Et relâche, détendant mes muscles.

« Viens, on s'en fout du cours de Vergnes, proposé-je. Allons trouver Peeves, il va nous aider.

-A quoi ? sourit-il d'impatience.

-Tu vas voir, assuré-je. On va s'marrer. »

Oooo

Yen a marre des simagrées de Scarlett, elle croit quoi ? Qu'en attendant bien sagement dans son coin, Alain va re-tomber amoureux d'elle ? Que quand on aime quelqu'un il suffit juste d'espérer très fort pour sortir avec ?! J'la comprends pas franchement, Al est pas le genre de gars qui ira se moquer d'elle ou crier tout sous tous les toits. Et puis on va pas mentir, elle est très mignonne, les gènes Rossi surement. Elle adore lire des bouquins trop épais pour ma santé mentale et ma patience. C'est un intello en puissance sérieuse et ordonnée. M'étonnerait pas qu'elle ait des poussées de romantisme latent. C'est pile le genre de fille d'Al. La preuve ! Il a flashé sur elle en troisième année ! Alors ça va bien cinq minutes toute cette incertitude ! Je sais ce dont elle a besoin, d'un coup de pied dans le cul pour enfin tenter quelque chose. La forcer à agir.

Et j'ai la solution.

« Al, faut qu'on parle, m'asseyé-je à sa table à la bibliothèque.

-De quoi ? marmonne-t-il le nez dans son grimoire, c'est pas la peine de m'faire croire que la poubelle nauséabonde sur le lit de Bianca c'était pas toi.

-Oublie Bianca, coupé-je avec sérieux. J'te parle de Scarlett.

-De Scarlett ? relève-t-il la tête étonné, qu'est-ce qui ce arrive ? Elle a des problèmes ?

-Quoi ? ça t'intéresse de jouer les princes charmants ? sourié-je narquoisement. Parce que, justement elle…

-Keir ! coupe-t-il.

-Ouais elle a un sérieux problème, soupiré-je devant tant d'impatience, et c'est toi.

-Hein ? écarquille-t-il les yeux. Qu'est-ce que je lui ai fait ?

-Le problème c'est plutôt ce que tu lui as pas fait mon vieux, répondis-je, cette fille meurt d'envie de sortir avec toi et est aussi rouge qu'une pastèque dès qu'on fait allusion à son béguin pour toi et évidemment t'es complètement aveugle. »

Il me dévisage comme si une deuxième tête venait de me pousser sur l'épaule droite. Avant de répliquer fermement.

« C'est franchement de mauvais goût comme blague.

-Mais merde ! m'énervé-je, c'est pas une putain de blague ! Qu'est-ce que tu crois ? Que je te fais un remake de ton râteau de troisième année ? Sérieusement ! T'as pas capté que j'essaye de te faire passer le message depuis un mois ? »

Il semble tomber sur le cul. Non mais franchement, ça sert à quoi de se décarcasser on s'le demande ! Il replonge pensivement la tête sur son parchemin.

« Quoi ? Tu vas pas me faire croire qu'elle te plait pas ! »

Le voilà soudain mal à l'aise, un sourire ravi me dévore les lèvres.

« Difficile de dire le contraire hein ? Elle est plutôt mignonne. Je savaiiiiis…

-Roh, la ferme.

-Quoi ? J'ai touché une corde sensiiiible ? ironisé-je en m'avachissant sur la table. Est-ce que tu rougies Al ?

-N'importe quoi !

-Mwouais… s'en était pas loin quand même hein ! me relevé-je, bon qu'est-ce que tu comptes faire ? »

Il me fixe, jaugeant le taux de véracité de mes propos. Héhéhéhé, je sais que ça, ça veut dire qu'il turbine le p'tit Quinn. Il aimerait bien y croire. J'comprends pas pourquoi d'ailleurs il veut pas m'faire confiance. Ya rien de plus vrai que le gros béguin de Scarlett pour lui. Son fameux sourire de tombeur apparait alors, je m'appuie sur le dossier de ma chaise avec satisfaction. Attendant qu'il crache ce qu'il va faire.

« Pas la peine, tu sauras pas.

-T'inquiète, répliqué-je, narquoisement. Je sais déjà !

-C'est ce qu'on verra ! répond-t-il avec mystère. »

OoOo

« Scarlett ma p'tite ! m'écrié-je, grande nouvelle ! »

Elle sursaute et relève la tête de sa dissertation, la même qu'Al me semble-t-il. Ah ah ! Les grands esprits se rencontrent ! Le couloir est désert, je lorgne sur sa note. E. J'le savais. Elle fronce les sourcils, presque inquiète. Je ricane intérieurement. Non. Je jubile.

« J'ai résolu ton problème ! Eradiqué, remercie moi tu es libérée !

-Quel problème ? demande-t-elle lentement.

-Alloooons ! Pas de ça entre nous ma p'tite, on sait bien que dans ta p'tite vie bien rangée yen a qu'un seul… Alleeeez… un p'tit effort !

-Qu'est-ce que t'as fait ? souffle-t-elle.

-Aaaah tu veux la jouer comme ça très bien ! Ma p'tite, c'est bon plus besoin de te cacher derrière tes rougissements – quoi que surement que ça le fait fondre ce fourbe -, il sait !

-Quoi ? écarquille-t-elle les yeux figée sur place.

-Alain ! levé-je les yeuxau ciel, qui d'autre ?!

-Qu'est-ce qu'il sait ? fait-elle, la voix soudain plus aigue, qu'est-ce que tu lui as dit ?!

-Ben qu'il te plaisait ! Quoi d'autre ?! »

Elle reste muette, la bouche entre-ouverte à me dévisager comme s'il me poussait une deuxième tête sur l'épaule gauche – ça devient une habitude ! Elle pâlit. Puis d'un coup, le sang lui monte brutalement au visage.

« QUOI ?! »