Coucou tout le monde !
Merci à tous ceux qui nous siuvent, vous etes des amouuuurs ! Bonne lecture :)
Coralie : Oui, ça vous sort un peu comme ça aahah ! Et on s'est dit que ça vous ferait plaisir de voir des anciens ;) Ouaiiis, t'as vu, ça se rapproche entre Blanchet et Keirounet ! Bisous :D
Chapitre 18 :
« NAAALAAA ! »
Sur le quai, tous se retournent pour voir qui a poussé ce cri qui scinde le brouhaha comme un claquement de fouet et je regarde ma sœur courir dans les bras d'une rousse dont les talons hauts la surélèvent d'une dizaine de centimètres. Les élèves regardent le fameux duo que le redoublement de Blanchet a séparé se retrouver après plusieurs mois d'échanges épistolaires. Ils doivent se rappeler de la brune et la rousse qui évoluaient dans leur propre monde, le menton bien haut et la démarche chaloupée synchrone, et que rare se risquaient à provoquer. Toute ma scolarité, j'ai entendu parler d'elles. Des modes vestimentaires qu'elles lançaient sans même être amies avec les autres filles, des répliques cinglantes qui causaient des larmes et de leurs virées à Pré-au-Lard avec des garçons. Tout le monde sait que s'en prendre à une revient à poignarder la deuxième et que faire face à un détraqueur est surement préférable à faire face à la colère de Blanchet&Ailein. Blanchet Rossi et Ailein McFarlan, meilleures amies ? Âmes sœurs. Les adultes racontent, en plaisantant à moitié, que ma mère et Amélia, la mère d'Ailein, ont dû être touchées par un sort alors qu'elles étaient enceintes en même temps qui les a liées, fétus à fétus.
« Tu m'as trop manqué, Flit ! entendé-je Blanchet s'écrier à Ailein qui la garde dans ses bras. Merlin, Aile', Poudlard n'est vraiment plus kiffant depuis que tu m'as lâchée !
-C'est toi qui m'as lâchée avec tes notes de merde !
-Pétasse ! »
Et elles éclatent de rire en se reculant un bref instant avant de se sauter dans les bras en poussant des petits cris d'excitation. Attitude qu'aucune des deux n'auraient jamais avec nulle autre, mais, de la même façon, elles n'accepteraient de personne d'autre des surnoms tirés de Disney. Nala, ou Nal, pour ma sœur et Flit, pour Ailein, en hommage à la petite lionne du Roi Lion et au colibri de Pocahontas, datant de leur Première Année où elles ont été réparties respectivement à Gryffondor et Serdaigle. Ce qui n'a fait que les rapprocher encore plus, c'est ainsi que Blanchet a pris l'habitude d'introduire les salles-communes des autres maisons –mais bon, notre mère faisait déjà ça à son époque donc, je suppose qu'elle n'a rien inventé. Blanchet et Ailein se les ont même tatoués, à la chute des reins. Nala pour Ailein, Flit pour Blanchet, quand elles avaient quatorze ans.
« Tu vas avoir les deux divas sur le dos, pour les vacances, on dirait, plaisante Priscilla en réajustant la bandoulière de son sac sur son épaule.
-Oh, à mon avis, je ne les verrai pas beaucoup, rié-je. Vous voudrez venir quelques jours à la maison ?
-Ohhh ouiii ! Pour le Nouvel An, surtout ! s'excite Sam. On l'fait avec Kell et Flo, cette année encore ?! Je pourrais inviter mon Phiphi ?
-Hé, faut que t'arrêtes avec tes surnoms, ma poule… »
Mais Sam ne répond rien au ton accablé de Prisc et nous fait une grosse bise chacune avant de partir se jeter dans les bras de son demi-frère de 19 ans qu'elle a repéré plus loin, sur le quai. Je vois aussi Tata Ed et Tonton Kyle qui accueillent Alain et Greg avec des mines lumineuses. Mon oncle croise mon regard et me fait un large geste de la main avec ce sourire qui me fait tellement penser à celui d'Alain, que je lui rends.
« Bon…, fait Prisc en se tournant vers moi. Je vais pas tarder, ma chérie, il faut que je prenne un taxi… J'te jure, j'en peux plus de ces véhicules moldus, faut vraiment que je passe le permis de transplanage.
-Oui, ce sera bien pratique.
-Et mon père qui veut me faire passer ce bon dieu de permis de conduire, plutôt crever ! Il a toujours pas compris que je suis une sorcière, tu sais…, grommelle-t-elle en repoussant une mèche noire et ondulée qui lui tombait devant ses yeux sombres. Et toi, tu rentres comment ?
-Mon père, surement, répondé-je. Vas-y, Prisc, t'as beaucoup de route ! »
Je la serre dans mes bras et elle m'embrasse la joue avant d'attraper sa valise, son autre sac toujours pendu à son épaule, et s'éloigner dans la foule avec un dernier geste de la main à mon adresse. Alors que je me poussais pour laisser passer une famille, un charriot s'arrête juste à ma droite. Je me retourne et je découvre sans surprise un grand homme à la carrure imposante, au visage aux traits durs et aux yeux noirs de ma sœur, dans un manteau en cuir brun fourré. Et il sourit et j'ai l'impression d'être déjà chez moi.
« Papa, » dis-je en allant le prendre dans mes bras. Il referme les siens autour de mes épaules et embrasse le haut de mon crane. « Tu m'as manquée. »
-Toi aussi, mon ange. »
xOxOxO
J'entre dans la cuisine où ma mère et Kelly cuisinent, un vieux tourne-disque déverse ses chants d'opéra et mélodies dans la pièce aux murs tapissés de petits carrelages bordeaux et aux meubles en bois sombre. Une longue fenêtre au-dessus des plaques et du large lavabo donne sur notre immense jardin enneigé, au fond duquel nagent les trois requins de Maman dans leur bassin, Hachoir, Dévastation et Hémorragie. Ma mère voulait être médicomage légiste avant d'ouvrir sa galerie d'art lugubre si vous vous posez la question.
« Vous voulez de l'aide ? proposé-je.
-Ah, ma p'tite cicatrice, m'accueille ma mère. Y'a personne dont je désire ardemment la mort qui mange à la maison, ce midi, donc, non, c'est bon, on se passera de ton aide. Enfin, exceptée ta sœur mais ton père y tient donc…
-Rho, Marraine ! Scar cuisine pas si mal que ça !
-Ton crétin de père aurait dû t'appeler Mauvaise-foi, ma filleule. »
Kelly et moi explosons de rire, ne relevant même pas qu'en à peine une minute ma mère a témoigné vouloir la mort d'être-humains, de Blanchet en particulier, et a insulté Julian, le père de Kelly, qui est aussi son meilleur ami, quasiment son frère. De toute façon, ma mère ne s'arrête jamais. Certains l'aiment pour ça, d'autres la détestent. Bien souvent, on la craint plutôt.
Je m'assois à la table en bois massif qui est au centre de la pièce et Kelly me sourit, son visage parfait éclairé par le soleil qui brille par la fenêtre, au zénith. Ses cheveux blonds comme les blés lui chatouillent ses épaules et ses fossettes accentuent chacun de ses sourires de telle sorte que je connaisse bien peu qui puissent lui refuser quoique ce soit. Elle est certainement la fille la plus belle que je connaisse et la plus déterminée aussi, une deuxième sœur pour moi. Et il n'y a rien qui ne puisse me faire plus plaisir que de savoir qu'elle est heureuse avec Shino et que le mariage soit déjà dans une semaine !
« Je te savais pas si marmotte, Scar ! Levée à 12h30 ?
-C'est le train, hier, révélé-je. J'étais fatiguée.
-Parfois, j'me demande si Mademoiselle Louise m'a pas injecté de ses gênes ni vu, ni connu en plein dans le bide pendant que je t'y portais, ma cicatrice, lâche ma mère en remuant le contenu de la casserole avec sa spatule. Aussi chochotte que lui ! »
Ah et ma mère a toujours été très surnom, un peu comme Sam, mais souvent en bien moins agréables et flatteurs. Mademoiselle Louise désigne son autre meilleur ami, Louis, qui est aussi le parrain de ma sœur et que j'adore, tellement gentil et adorable. Et le « ma cicatrice » est bien pour moi, rendant hommage à mon diminutif, Scar, et à la cicatrice de la césarienne qui perdure en travers du ventre de ma mère… d'habitude, j'évite d'expliquer le fondement de ce surnom. Mais le pire et surement quand elle nous appelle, Blanchet et moi, « ma chair et mon sang »…
Ma mère tourne ses yeux bleu d'une intensité à toute épreuve et elle a un petit sourire au coin de ses lèvres bordeaux.
« En parlant de chochotte, ça avance avec Quinn Junior numéro 3 ?
-Alain n'est pas une chochotte, Maman…, soupiré-je tandis que Kelly a déjà bondi sur moi pour me presser de répondre.
-Je parlais encore de toi, ma douce. Que t'ai-je appris pendant toutes ces années ? »
Ah oui, j'oubliais, j'ai le droit à des « ma douce » et « lapine » mais, généralement, c'est mauvais signe. Et si vous vous demandez comment j'ai pu avoir l'idiotie de confesser à ma mère les sentiments que j'éprouve pour Alain, cessez tout de suite. S'il faut savoir un truc sur Katarina Rossi c'est qu'elle sait tout, et que c'est tant pis pour vous. Et, connaissant le sermon par cœur, je le récite placidement :
« Ce que l'on veut, on le prend.
-Bien vrai ! certifie Kelly.
-Evidemment, répond ma mère, satisfaite. Donc va le prendre, ce pauvre garçon, c'est l'un des moins ratés du coin. »
xOxOxO
Greg et moi passons derrière la petite table où sont assises Kelly, Florence et Jack Malefoy, pouffant et chuchotant. Ils décident des plans des cinq grandes tables et il y a fort à parier que plus d'un invité aura une drôle de surprise en découvrant leurs voisins. Personnellement, je sais déjà que je serai à côté d'Alain, il n'y a même pas à tergiverser sur la question, ni besoin de jeter un coup d'œil incognito par-dessus leurs épaules.
On continue à déambuler dans l'immense salle qui servira de réception au mariage. C'est ma marraine, Edwige, qui a trouvé le restaurant grâce à son poste dans la rubrique culture de la Gazette du Sorcier. Et c'est l'endroit parfait, spacieux et lumineux, dans les tons rouges et marron chocolat, des lustres sublimes pendant des hauts plafonds et des grandes fenêtres donnant sur le parc enneigé du propriétaire. Il y avait avant des beaux tableaux dans le style romantique mais Kelly et ma mère sont tombés d'accord que c'était bien trop « niais et classique ». Et ma mère a insisté qu'elle finirait surement par régurgité un des délicieux plats que vont préparer la mère de Shino et ma grand-mère pour le mariage si elle devait croiser le regard dégoûtants d'un des angelots mièvres qui apparaissaient dans les toiles. Du coup, Tonton Louis, Tonton Kyle et ma mère se chargent de tapisser les murs de grands cadres des photos de famille, et je leur fais confiance pour choisir ceux qui marquent nos souvenirs les plus mémorables.
Nous portons avec Greg les cartons de serviettes en papier, couleur crèmes décorées d'arabesques bordeaux, jusqu'à la table où sont installées Moira, sa mère Amélia, et Denise, et Simone, sa petite fille. Cette dernière est la belle-mère de Kelly, qui étaient, il y a encore quelques années, seulement la voisine éperdue d'amour pour Tonton Julian, le père de Kelly. Et puis, il est tombé amoureux d'elle à son tour, surprenant ma mère. Mais agréablement. C'était bien la première fois qu'il passait outre un physique disgracieux comme celui de Denise et voyait plus loin. Et maintenant, ils ont une petite fille de deux ans qui est belle à croquer avec sa petite tignasse aussi brune que la mienne et ses incroyables yeux verts qu'elle tient de son père. Kelly en est complètement folle. Elle s'appelle Simone Kelly Bones.
« Fantastique ! On allait bientôt en manquer, apprécie Denise alors que je dépose le carton devant elles quatre.
-On est trop rapide pour le ravitaillement, rit Amélia. Merci, vous deux !
-Pas de quoi, assuré-je avant de sourire à Moira qui me montre l'un de ses cygnes en serviette. Tu es vraiment douée, Moy !
-Merci ! Kell m'a dit qu'on devait en faire le plus possible alors…
-Vous vous débrouillez très bien.
-Et si tu faisais autre chose que des cygne, Moy ? propose Greg. Genre… des dragons ou… »
Je me retourne en entendant le rire retentissant de ma sœur. Accoudée à une fenêtre qu'elle a ouverte pour fumer sans empester la salle –Kelly la tuerait sans même une hésitation-, elle papote avec Ailen. A quelques mètres d'elle, Alain déploie une nappe écarlate sur l'une des longues tables avec l'aide de mon père, de Calum et d'Eric, le père de Shino.
« Scar, mon ange, m'appelle Papa. Tu veux bien aller chercher les couverts et les sets de tables dans la cuisine ? Il en faudrait une quarantaine pour cette table.
-Et dire à Kelly qu'on va chercher les verres et les assiettes qu'elle a commandés, poursuit Eric. Shino et Fingal viennent avec nous.
-Oui d'accord, accepté-je. Ca vous prendra combien de temps ?
-Une demi-heure, à tout casser. »
J'opine du menton et je vois Calum, Eric et mon père se diriger vers la sortie, laissant Alain lisser la nappe sur la table. Je croise son regard gris et il me lance un mince sourire qui est amplement suffisant pour dicter à mon cœur de louper un battement. Je lui dis que je reviens et je tourne les talons, comprenant que je vais peut-être enfin pouvoir lui parler seul à seul. J'ai pris une décision au bal alors que j'évitais comme la peste tout autant la piste de danse transformée en patinoire par les bons soins de Keir que Brian qui n'a eu de cesse d'essayer de m'embrasser sans mon accord. Je ne peux plus continuer comme ça, ça ne rime à rien et c'est épuisant, aimer quelqu'un sans savoir de quoi il en retourne. Alain a voulu m'inviter au bal et je ne sais même pas pourquoi, si j'ai une chance ou si c'était simplement en tant qu'ami, ou pour oublier Adélaïde. Et je continue à évoluer dans le brouillard total et j'en ai assez. Il faut au moins que je tente et que je sache. Donc, je vais tout lui dire. Et oui, ce n'est plus du sang qui coule dans mes veines mais du stresse en liquide qui me provoque des sueurs froides mais, à un moment donné, il faut se jeter à l'eau, pas vrai ?
Je livre le message à Kelly qui rouspète que Shino n'est même pas venue l'embrasser avant de partir et qu'elle va lui refuser le baiser qui suit les « oui, je le veux » pour la peine, et pénètre dans la cuisine. Ma grand-mère, la mère de Shino et Ed discutent du menu pour le repas de mariage, et observe chaque recoin, chaque ustensile pour vérifier que tout est en ordre.
« Oh, ma jolie petite fille vient nous filer un coup de main ? roucoule ma grand-mère.
-Non, désolée, Mamie ! rié-je. Je viens chercher des couverts et des sets de table.
-Il t'en faudrait combien, ma puce ? me demande ma marraine.
-Quarante de chaque, s'il-te-plait. »
D'un coup de baguette, elle ouvre un tiroir et une diligence de couverts s'envolent vers moi, je les attrape des deux mains avant qu'elle ne me tende un paquet de sets de table en corde tissée dorée. Je remercie ma marraine et ressors de la pièce, les bras chargés. J'ai les jambes tremblotantes à l'idée de ce que je m'apprête de dire à Alain mais je m'ordonne de garder mon calme.
« Oulà, attends, je vais te débarrasser ! s'exclame Alain en s'élançant vers moi.
-Merci. »
Il pose les sets de tables et les couverts sur la table nappée et je pousse une mèche brune qui me gênait derrière mon oreille. Il commence à disposer les sets de table et je sens qu'il n'est pas comme d'habitude. Plus distant et silencieux, même si son beau visage n'en laisse rien paraître.
« Le bal s'est bien passé ? demandé-je.
-Oui, à part les mauvais coups de Keir mais le concierge l'a foutu dehors vers 23h donc, ça a été, répond-il en continuant son travail sans me regarder.
-Ah oui. »
Je passe le pouce sur les fines bordures brunes qui courent sur le tissu rouge et doux de la nappe, pensant à comment aborder le sujet. Je me mordille la lèvre, une voix me murmurant dans ma tête que c'est une très mauvaise idée et que Priscilla a raison, que je ne vais faire que me précipiter dans un désastre. Il ressentait quelque chose pour moi, il y a trois ans. Désormais, tout a changé et il est très certainement encore tout aussi fou amoureux d'Adélaïde que Prisc l'est de Roger. Mais tous les autres ont aussi raison. Que ce soit Keir ou Greg, ma mère ou Kelly, Blanchet ou Sam, si je ne tente rien, je le regretterai surement plus encore.
« Keir t'a dit la vérité, lâché-je alors.
-Quoi ? » Il se redresse pour me regarder et je ne réponds pas tout de suite, figée par ses yeux gris un peu écarquillés. Je baisse les miens un moment pour regarder sa grande main masculine qui tient un set de table et il insiste : « A propos de quoi ?
-Quand il t'a dit que j'étais amoureuse de toi, il te disait la vérité, avoué-je en forçant ma voix à rester posée et à ne pas tout déblatérer d'une traite. Il l'a découvert au début de l'année et… tu venais de te séparer avec Adélaïde, et je ne savais pas comment te le dire. »
Mon cœur bat la chamade et je vois Alain ouvrir la bouche comme un poisson qu'on aurait précipité hors de l'eau. Et je ne sais pas si j'admire ou si je déteste ce que je viens de faire mais, en tout cas, là, je me sens vraiment mal. Mes doigts se crispent contre la nappe et je me retiens de m'assoir sur l'une des chaises qui encadrent la table mais je m'oblige surtout à continuer de le regarder dans les yeux. Je me revois à douze ans, lui faisant face comme maintenant, et le sentiment de vertige qui m'avait sauté à la gorge quand il m'avait demandé de sortir avec lui, comme s'il avait retiré le sol sous nos pieds. J'avais hésité si fort à mentir et accepter pour ne pas avoir à lui faire de la peine. Avec Priscilla, il était mon plus proche ami à Poudlard, ça m'avait brisé le cœur de le perdre comme ça. J'aurais peut-être dû lui écrire tout ça par lettre après réflexion… Enfin, c'est trop tard pour reculer de toute façon. Et compte tenu du fait qu'on est à présent à peine amis, j'ai nettement moins à perdre qu'il y a trois ans.
« Et ensuite, Keir est venu me dire que tu voulais m'inviter au bal mais j'avais déjà accepté d'y aller avec un ami et…
-Brian Burry.
-Oui, Brian, » validé-je.
Il acquiesce lentement en faisant courir son regard autour de nous, se passant la main dans ses cheveux bruns. Avant de me regarder à nouveau et un sourire grandit sur son visage.
« J'ai vraiment cru que cet enfoiré de Keir m'avait à nouveau pris en victime…
-Ah non, cette fois-ci, c'était moi la victime, contesté-je avec un rire nerveux.
-Bon, puisqu'on a le pire timing qui pourrait exister, blague-t-il. Et qu'on n'a pas pu aller à ce bal ensemble, on pourrait se faire quelque chose pendant les vacances… Sans Keir pour s'éclater avec nos vies… »
Une vague de soulagement se déferle en moi et je souris immédiatement, lâchant un petit rire. Je sais que ce n'est pas une déclaration d'amour éperdue ou des grandes promesses, et je ne suis pas naïve au point de me monter tout un film mais… la tension s'évapore.
« Oui, ce serait génial. »
