Coucou les filles !

Désolée pour le retard, vous savez le mois de juin, la chaleur, les barbecues toussa toussa... BREF ! Evitons un surplus de délais !

Bonne lecture !

Coralie : Ahaha je trouve aussi qu'avec Scarlet c'est facile de s'identifier :) Elle est un peu comme notre pote à nous aussi finalement ! Ben attend Greg il est un peu con-con mais pas stupide non plus, on fait pas du mal à sa meilleure pote hein ! Et en direct pour toi : le retour de Keir :D


Chapitre 27


La porte claque et les clefs tombent sur la table. Je pousse un grognement et m'enfonce dans le canapé plus profondément. La lumière s'allume et vient me brûler les paupières, j'envoie un oreiller dans sa direction. C'est pas une heure pour venir emmerder les honnêtes gens qui dorment !

« Lumière !

- Qu'est-ce que tu fiches là ? s'exclame mon frère.

- Lumièèèèèèère. »

Evidement cette enflure trouve rien de mieux que d'éteindre la lumière pour ouvrir en grand le store du salon. Je tâtonne sur la table basse à la recherche de ma baguette. Ses pas s'éloignent et j'entends dans la cuisine partir la machine à café.

« Les parent t'ont fichu dehors ?

- L'père voulait m'enfermer sans baguette, pour étudier, grogné-je. »

Je me frotte vigoureusement les yeux, quelle heure est-il ? Midi ? Bien ce que je disais, c'est pas une heure pour se lever. Je remonte le plaid, bien décidé de profiter de cette première journée de liberté. Et savoir que Raph, Seb et Al se sont levés à 6h30 me donne encore plus envie de me rendormir, pour leur faire honneur bien sûr.

« Comment t'as fait pour entrer ?

- Me sous-estime jamais, marmonné-je. »

L'odeur du café bien chaud finit par me faire me relever la tête. L'appart de Fin est bien trop lumineux, je plisse les yeux pour repérer la porte des chiottes. Quand j'en ressort, mon frère sirote son café assis dans le sofa. Je m'y affaisse pour m'y étirer. Jetant un regard circulaire autour de moi, je fronce les sourcils.

« Elle est où ta copine ?

- Tu comptes rester combien de temps ? Repose-t-il sa tasse.

- Ben j'comptes pas remettre les pieds à Poudlard alors tu sais... »

Je m'empare de sa tasse pour avaler le liquide amer d'un coup, il tique à mon plus grand plaisir. Je repose soigneusement la tasse à son emplacement initial, avec un petit sourire narquois, avant de de désigner la télé.

« Depuis quand t'as un truc moldu dans ton appart ? »

Il marmonne une remarque agacée à propos de Florence. Je me fends d'un sourire moqueur en le dévisageant. Lui donnant une petite tape sur la cuisse du pied.

« Mais t'as pris des couleurs ! On différencie plus tes cheveux de ta tronche ! C'était bien les Saintes ? »

Il me foudroie du regard, remportant sa tasse vide dans la cuisine. Je m'étire à nouveau, posant mes pieds sur la table basse avant de repérer la la xbox.

« T'as intérêt à faire ta vaisselle ! »

Je me retourne même pas pour lui lancer avec autant d'assurance que de théâtralité.

« Compte sur moi ! »

OoOoO

« Keir ? Mais qu'est-ce que tu fiches ici ?! S'exclame Kelly en s'asseyant.

- J'me prends des p'tites vacances bien méritées !

- En plein mois de février ?! »

Je regarde autour de moi, les vieux bâtiments en briques rouges de Verbossu, l'université de sorcellerie du Royaume Uni. Depuis le pub où Kelly nous a rejoint on a une vue impressionnante sur le bâtiment administratif où des étudiants font mine d'être pas là pour la bourse, l'alcool et les fêtes. Fingal a tenu à me traîner hors de l'appartement, j'avais commencé à enfin comprendre comment la xbox de Florence fonctionnait ! Paraît qu'il a pas confiance pour son appartement...

« Et voilà les pintes ! S'exclame Florence qui apporte de quoi boire accompagné de son cousin Shino.

- T'as vraiment pris Cho comme nom de famille ?

- Ben oui, hausse-t-elle les épaules, maintenant j'ai un nom de personnage de manga !

- C'est complètement ridicule, ricané-je.

- C'est kawaï ! riposte-t-elle.

- Attention, depuis qu'elle est avec Shin, Kelly parle japonais ! me prévient Florence.

- Ikubun' ! Assure-t-elle.

- Ben moi j'connais qu'un mot : kampaï ! »

Shin lève son verre à la bonne parole et j'avale une gorgée de bière. Ya pas à dire, à Pré-au-Lard c'est de la pisse de vache comparé aux pintes de Londres. D'une oreille j'écoute Fingal et Kelly s'interroger sur la probabilité de voir Jack en plein partiel. Florence et Shino s'enthousiasment sur je ne sais quel prof. Je baille bruyamment.

« Ya pas une boîte histoire d'aller s'amuser un peu ?

- T'es pas en vacances, râle Fingal, j'vais avoir les parents sur le dos.

- Si t'es pas capable de te lâcher c'est pas mon problème, Fin, sourié-je narquoisement.

- Ca fait une éternité qu'on est pas allé danser ! S'écrie Florence.

- Danser ? S'étouffe Fin avant de marmonner, pas question.

- Oh oui ! C'est vrai ça ! Ya Mackenzie qui donne une fête en plus ce soir ! »

Du coin de l'oeil j'observe avec délectation Shino soupirer et Fingal grommeler son mécontentement mais ils s'écrasent face à l'enthousiasme des filles. Je leur adresse un air moqueur. On va bien voir qui va avoir le dernier mot mais mon p'tit elfe de maison me dit que ça risque pas d'être la gente masculine. Ils ont envie de tirer leurs coups ce soir !

« Comment ça ? ça parle de se beurrer sans moi ! S'exclame Jack en débarquant à la table en un geste théâtral, Vous m'brisez les cœurs les filles !

- Bon alors c'est décidé, ce soir on sort ! Fait Kelly en levant son verre.

- Super... »

OoOo

« Tu danses trooooop biiiiien Keirounet ! S'exclame Kelly.

- J'crois que j'ai pris le mauvais MacFarlan ! crie Florence par dessus la musique.

- On te l'a toujours dit ! Répond Jack. Maintenant t'es maquée faut t'en prendre qu'à toi même ! »

Je m'affaisse sur la première surface libre, m'emparant d'un bouteille de vodka qui traine à côté pour me réhydrater. P'têtre que c'est la seule chose qui me ferait regretter de pas passer mes ASPIC : les fêtes étudiantes. M'enfin on peut toujours s'arranger pour y aller sans avoir le bon titre.

« Hé ! C'est pas à toi je crois ! s'écrie une fille en désignant la bouteille.

- T'es qui toi ? La repoussé-je.

- Keir, Keir écoute moi bien, fait Kelly vautrée sur moi déjà bien éméchée, tu peux pas abandonner. Faut pas abandonner !

- Ah mais t'inquiète, j'abandonne pas ! J'comptais pas sur mes ASPIC madame la prof.

- Tu verras quand... quand je serais professeur ! Fronce-t-elle les sourcils, dis lui Floflo ! Dis-lui qu'il devra m'écouter !

- Bien sûr qu'il t'écoutera poussin.

- Z'êtes complètement torchées.

- Blanchet ! »

Je lâche un grognement, ravale un rasade de vodka et décide d'ignorer Kelly et ce fichu prénom. Elle et son fichu besoin compulsif de maquer les gens avec les mauvaises personnes.

« Tu dois pas abandonner ! Hein ! assène-t-elle, vous vous aimez c'est...

- Evident, finit Florence.

- Ouais ben ce qui va surtout être évident, c'est que je suis le roi du dancefloor, me relevé-je.

- Te débine pas hein ! Hé ! Keir ! »

Ya pas de vrais boissons, un truc potable pour une fois, dans cette soirée ? Un truc pour me retourner la tête et ne plus jamais re-penser à Blanchet Rossi et ses yeux noirs. Je repère la cuisine où sont entreposés les vivres liquides et ouvre un à un les placards, tombe sur un paquets de choco-grenouille que je fourre dans ma poche. Récupère le paquet de cloques qui traîne, accompagné d'un petit cadeau herbeux qui me sera plus utile qu'au niais qui l'a laissé en vue. Repérant la porte de derrière qui donne sur le jardin, je sors pour m'adosser au mur de la maison et préparer le joint. Inutile de me faire repérer par Kelly ou Florence, elles chouineraient pour en avoir.

Je fouille dans mes poches, en tire ma baguette. Rien à battre des restrictions sur l'usage de la magie. J'allume enfin le joint, inspire. Laisse rouler la fumée dans ma trachée. Putain j'en avais besoin. Un bruit de rires et de fracas me fait tourner la tête sur le couple qui vient de sortir pour vraisemblablement me faire un porno en direct. Je reconnais la tête de Jack, difficile de manquer sa sale tronche de Malefoy, enfouie dans le cou d'une pauvre fille collée à lui. Lorsqu'elle lui relève le visage pour l'embrasser, j'ai un ricanement.

« Tu veux pas aller me faire des neveux en privé ? »

Echevelés et essoufflés ils se retournent sur moi. Je leur adresse un sourire moqueur.

« Keir ! siffle ma chère sœur aînée. Qu'est ce que tu fiches ici?!

- Ben je profite du spectacle ! J'ten prie j'ai toujours rêvé de voir la si impeccable Ailein en pleine partie de jambes en l'air contre un mur ! J'te pensais pas comme ça ! Pas assez de soie...

- Ta gueule ! »

Elle se dégage de l'étreinte de Jack, remonte la bretelle de sa robe et d'un pas furieux s'en va. Un ricanement amer m'échappe.

« J'crois que j't'ai tout fait capoté, lâché-je nullement désolé, va falloir aller pêcher une autre fille.

- Oh elle va revenir, répond-t-il narquoisement, elle revient toujours.

- Tu pourrais trouver plus chaudasse et sexy, haussé-je les épaule.

- Ca mon vieux, j'en suis pas si sûr, répond-t-il nonchalamment en se recoiffant.»

Sérieux ? Un rire m'échappe, qu'est-ce qu'il faut pas entendre ! Et qui eu cru que ma sœur si fière de sa petite image ai un sex-friend. Qui referme sa ceinture comme s'il venait de pisser et non pas de me faire profiter d'une petite coucherie. Je tire une nouvelle bouffée, il tend la main, comme si je lui devais un truc, vraisemblablement pour en profiter aussi. Je lui décoche un œil désabusé.

« Tu te tapes ma sœur, tu crois quand même pas que tu vas te taper mon joint aussi ? »

OoOo

« Qu'est-ce que vous fichez ? s'écrie Fingal en claquant la porte d'entrée. »

Je ne relève pas, trop concentrer à exploser sa race à Florence sur le jeux vidéo débile qu'elle a ramené. Elle abandonne sa manette pour aller l'embrasser. Je lève avec triomphe le poing, BAM ! Troisième partie d'affilée que je gagne. Fin me décoche un regard noir.

« Quoi ? C'est elle qu'est nulle, pas de ma faute !

- Tu as fait les courses ? fronce-t-elle les sourcils devant son sac kraft. Je les avais faites y'a deux jours. J'avais oublié quelque chose ? »

Je tends l'oreille à son marmonnement mâché qui nous sort une excuse vaseuse. Qu'elle gobe en plus. Je lui décoche un coup d'oeil narquois. Ouais ouais ouais... ça sent la fourberie bien bien fourbe cette affaire-là. Je balance ma manette à Florence, pour rejoindre mon frère qui a fui dans la cuisine, comme le lâche qu'il a toujours été.

« J't'avais demandé de dégager ce soir, grince-t-il en déballant ses victuailles.

- Mais qu'est-ce que tu caaaaches Fin ? Haussé-je le ton.

- La ferme !

- Ooooh c'est-y pas mignon tu vas lui faire un p'tit repas ! Hé ! Et euuh t'as prévu quoi pour moi ?

- Que t'ailles voir ailleurs si j'y suis, marmonne-t-il.

- Maiiiiis c'est la Saint-Valeeeentiiiiiin !

- Justement ! »

Il me foudroie du regard, je le toise avec satisfaction. Quoi il a honte de préparer un p'tit dîner à sa copine pour la Saint-Valentin ? C'est toujours moins ringard que des roses. Il déballe ses coquilles Saint-Jacques et ses poireaux – risotto?-, avant de prendre une profonde inspiration.

« Nooon mais si ya que ça hein je me mets dans le salon et puis p'tit sort de surdité temporaire...

- Hé Keir ! Je viens d'exploser ton record ! appelle Florence depuis le salon.

- Ca va être sympa comme soirée ? Lancé avec un clin d'oeil à mon frère, j'arrive !

- Non ! M'attrape-t-il le bras, tu squattes ici bien mais tu me laisses tranquille ce soir.

- Okaayyyy, levé-je les yeux au ciel, je tiens pas tellement à t'entendre t'envoyer en l'air d'toute façon. Flo ! Ca va pas être possible ya ton copain qui veut pas que je mange ta surprise !

- Quelle surprise ?! S'écrie-t-elle.

- Je vais te tuer, siffle Fin. »

Ravi, je lance un salut à Florence en passant récupérer ma veste. Elle a la mine perplexe et étonnée, aaaah elle est pas maligne la p'tite. C'est p'être pour ça qu'ils vont bien ensemble !

« Et pensez à vous protéger ! »

OoOo

Rien de plus blasant que la Saint-Valentin. Des niaiseries insipides, chocolats industriels, roses ringardes et regards sirupeux. Tout ce que je méprise. Farfouillant dans la poche de mon blouson je retrouve les cloques, en allume une. Blanchet est probablement en train de se faire sauter par son nouveau copain en le prenant pour son nouveau héro bodybuildé. Je tire une profonde taffe, expire longuement. Elle a choisi. Je lui pourris la vie, elle en pleure eh ben voilà. Voilà où on en est.

Je m'affaisse sur un banc, passe ma main sur mon visage. Tire un autre coup. Savoir qu'un pauvre type a les mains sur son corps et son affection me rend malade. J'm'en fous de c'te fille. Poudlard est à des dizaines de kilomètres, elle est bien bien biiiiien loin de mes préoccupations maintenant. Elle va bientôt disparaître, elle et son caractère de merde, ses yeux trop noirs et ses cils trop ourlés.

Ah je l'a fait pleuré hein ? Ouais... Je mérite probablement pas une fille que je fais chialer. P'têtre que c'est vrai, après tout ya que les pauvres types qui font pleurer les filles qui leur plaisent. Qu'est-ce que j'ai fait pour qu'elle pleure ? Rien ! Je ne voulais pas la rendre malheureuse. Mais elle voulait pas comprendre ! J'allume une autre cigarette. Peut être que qu'elle avait compris et que j'ai pas voulu le voir. Et dans ce cas là ouais, je dois passer pour le pire des crétins. Normal qu'elle me déteste finalement. Mais si elle l'avait voulu, je lui aurais même offert des fichus roses.

Je me relève, doit bien y avoir un couple ou deux à qui je pourrais pourrir leurs putains de Saint-Valentin dans c'te foutue ville.