Coucou les filles ! :D

On espère que tout le monde se porte bien et on s'excuse de notre léger retard... Voilà enfin le chapitre de notre ami Keir qui vous en réserve des vertes mais surtout des pas mûres !

Bonne lecture mes poussin !

Coralie : Beau bordel, hein ? ;) Faut apprécier un peu notre travail pour foutre la merde ! Voici la suite, merci de ta fidélité :D


Chapitre 29

« Tu veux un truc à boire ?

-Non, mais ramène les muffins !

-Oh fait tu retournes quand à Poudlard ? Fait Florence.

-Et toi quand est-ce que tu vas en cours ? Rétorqué-je.

-J'y suis allée ce matin je te signale ! Tu dormais encore !

-Comme si planter des chouroux c'était étudier !

-Ca s'appelle de la botanique ! réplique-t-elle en se rasseyant à côté de moi. »

Elle pose sur la table basse les derniers muffins qu'elle a ramenés avant de s'emparer de sa manette pour reprendre la partie. J'en avale un avant avant d'envoyer valser mon adversaire hors du ring, le personnage de Florence m'éjecte à mon tour. Game Over.

« De toute façon ce jeu c'est vraiment un truc de moldu.

-Qui t'a quand même bien occupé depuis dix jours, me rappelle-t-elle. »

On frappe à la porte. M'ordonnant de lui laisser un des gâteaux, elle se lève pour aller lui ouvrir. J'en enfourne un autre muffin.

« Bouge tes fesses Flo ou j'commence sans toi !

-Keir... je vois que tu occupes de façon productive ton temps. »

Je me retourne sur mon père affichant sa fameuse mine sévère et acariâtre au beau milieu de l'entrée. Florence à côté de lui s'entortille les cheveux avant de marmonner qu'elle a des devoirs à faire et de filer dans la chambre. Je reprends une bouchée de muffin et le toise sans rien dire. Il déteste ça. Le sang lui monte au visage.

« Qu'est-ce que tu fais encore ici ?

-Je me spécialise dans les jeux moldu, tu devrais essayer ça te détendrait ! Un muffin ?

-Ce qui me détendrait c'est d'être débarrassé de ton insolence ! S'écrie-t-il.

-T'as tord, ils sont vachement bons, me désolé-je.

-Tu veux bien arrêter ce cinéma ?! Tu as été renvoyé pour une semaine, je viens de recevoir une lettre me disant que tu n'étais toujours pas rentré !

-Tu leur as dit que je comptais pas revenir ?

-Ah parce que tu ne comptes pas revenir ? Poudlard est trop bien pour toi c'es ça ?! Et puis les études ça ne sert à rien c'est vrai ! Tu comptes faire quoi sans ASPIC ?

-Toucher mon héritage, nargué-je.

-Ton héritage ?! S'empourpre-t-il, il est hors de question que j'entretienne un p'tit merdeux ingrat et fouteur de merde sous prétexte que c'est mon fils !

-Oh mais je comptais pas demander la permission... »

Il change littéralement de couleur, j'ai toujours aimé le voir sortir de ses gongs, ses cheveux dressés sur la tête et les oreilles cramoisies. Un personnage de dessin animé complètement ridicule qui gonfle, gonfle... Pour finir par exploser.

« Qu'est-ce que j'ai fait à Merlin ?! Si tu ne retournes pas à Poudlard, je t'y trainerai par la peau du cul tu m'entends ?! Fais tes affaires, je repasse chercher cet après-midi !

-C'est ça ! l'ignoré-je.

-Tu peux faire le malin, se plante-t-il devant moi la mâchoire serrée de colère, mais si tu ne m'obéis pas, tu vas le regretter amèrement. »

Je soutiens son regard furieux, prêt à m'en décoller une. Je le soutiens sans broncher avant de sourire narquoisement.

« Tu veux parier ? »

OoOoOoOo

La porte tremble sous les coups répétés. Agacé, je monte le son de la console. Ya vraiment pas d'heure pour venir faire chier les honnêtes gens ! Fin et sa copine sont sortis, yen a quand même un de ces deux demeurés qui a pensé à prendre sa clé j'espère !

« Ya personne ! Dégagez !

-Keir ! Ouvre cette porte !

-Va te faire foutre Ailein ! Aboyé-je.

-Me force pas à fracturer la serrure, me menace-t-elle.

-Ben vas-y c'est Fin qui va rembourser son proprio !

-C'est Blanchet ! Lâche-t-elle avec gravité. »

Mon pouce à mi-chemin du bouton B s'arrête. Il lui est arrivé quelque chose ? Un crétin à Poudlard ? Elle s'est fait mal ? Je serre les dents.

« Rien à foutre.

-Ça, ça m'étonnerait. »

Je me retourne, étonné de la trouver dans le salon. Elle soulève un trousseau de clé avec dédain avant de s'assoir sur le canapé, enlevant un paquet de chocogrenouille avant d'y poser ses p'tites fesses de grande dame.

« Contrairement à toi, on peut me faire confiance.

-C'est vrai que t'es une personne bien comme il faut, qui couche pas à droite à gauche éméchée et contre un mur ! Retourné-je à la télé.

-Je suis une grande fille, réplique-t-elle.

-Oh ben c'est clair que ça sera ton problème si tu chopes une MST à cause du plus grand coureur de jupons du campus ! Ricané-je. T'fais pas d'illusions, il en a rien à battre de ta pomme. Il veut juste te sauter. »

Un petit coup d'oeil à son visage, son regard voilé et sa mine décomposée... Touché. Je dirais affection non partagée et coucherie pour compenser... Une idée comme ça. Elle secoue ses cheveux roux, les repoussant en arrière comme pour rejeter quelques pensées noires. Une pointe de satisfaction m'arrache un sourire, ça doit pas être tout rose et romantique son affaire. Tant mieux.

« Tu vas retourner à Poudlard.

-Va falloir me payer très cher ! M'esclaffé-je.

-J'ai probablement bien mieux : tu manques à Blanchet. »

J'arrête une fraction de seconde de tabasser ce troll des cavernes. Sans pour autant lui faire le plaisir de la regarder en face. Je me prend d'un rire forcé et aigre. Avant de tabasser frénétiquement boss.

« C'est quoi ton problème Ailein ? Tu viens me dire de la lâcher, je lui pourris la vie, la fait pleurer parce que je ne veux pas accepter qu'elle ne sortira jamais avec moi et maintenant faudrait que je retourne à Poudlard parce que finalement je lui manque ? Tu m'prends pour un crétin ? Craché-je.

-Je te ne prends par pour un crétin, siffle-t-elle, je sais que tu es un crétin.

-T'es venu pour m'insulter ?

-Mais tu es bien placé pour savoir que les émotions des gens ne sont pas aussi claires et limpides que des jeux vidéos, continue-t-elle.

-Ca tombe bien, je compte devenir joueur professionnel !

-Tu fais bien ce que tu veux, rétorque-t-elle durement. Mais je ne peux pas te supporter...

-Je t'assure que c'est réciproque !

-Alors pourquoi je serais venu te dire que t'as peut être une chance avec elle ? Je fais pas ça pour toi mais pour elle. »

Je me retourne vers elle, plissant les yeux pour décoder son visage. Sa mine sérieuse derrière son maquillage impeccable me paraît étrangement sérieux et authentique. Un poids se pose sur mon ventre.

« Je t'ai dit de la laisser tranquille parce que je pensais que c'était mieux pour elle, maintenant je te dis le contraire parce que je sais que c'est ce qu'elle elle veut. »

Je mets en pause le jeu, me relève et m'en vais ouvrir le placard du couloir.

« Qu'est-ce que tu fais ?

-J'te pensais plus maline que ça. »

Et en ressort ma valise.

OoOo

« Keir ! »

Moira se lève de la table des Poufsouffle pour se précipiter vers moi dès qu'elle m'aperçoit. Elle m'enlace brusquement, avec effusion. Je lui tapote le dos, toisant le reste de la Grande Salle dont la majorité a le regard rivé sur moi et une réflexion lumineuse à mon propos à partager. J'esquisse un sourire sardonique.

« Je suis tellement contente que tu sois de retour ! On a tous cru que tu reviendrais pas ! Tu as été absent plus de dix jours !

-Une soudaine indigestion ! Un conseil, bouffe rien de ce que prépare Fingal !

-C'est cool que tu sois revenu Keir ! S'exclame Greg la bouche pleine, on s'faisait super chier sans toi pour mettre de l'ambiance !

-Vous pouvez pas vous passer de moi, j'ai eu pitié de vous !

-Keir vieux ! Débarque Raph avec sa copine au bras, ça fait trop plaisir de te revoir !

-Lui dit pas trop, lui souffle Greg, il va en profiter.

-Vraiment ? m'offusqué-je, c'est vraiment pas mon genre !

-Ca va faire super plaisir à Blanchet de te revoir ! S'enthousiasme Samantha. Elle était vraiment triste de ton départ !

-Triste ? S'étouffe Greg, euuuh...

-Si, si, le fait taire Moira d'un regard, elle a été très affectée.

-En colère tu veux dire ? La reprend Raph.

-Vous avez décidé de me pourrir mon retour ? »

Moira décide aussitôt de changer de sujet et d'évoquer son impressionnant bulletin de notes qui va effacer l'injure que mon renvoie à poser sur toute ma famille, mes ancêtres et mes terres ancestrales. Je repère Scarlett et Priscilla, et embarque mon assiette pour aller m'affaler à côté d'elle en lui offrant mon sourire le plus persuasif.

« Alooors ma p'tite, il t'a offert quoi ce lover d'Al pour la Saint-Valentin ?

-Keir ! Sursaute-t-elle, c'est super de te revoir.

-Ouais je sais, tu peux plus te passer de moi, soupiré-je avec tragédie, mais change pas de sujet !

-Un foulard... et des chocolats. »

Je plisse les yeux devant sa mine impassible, qui a le bon goût d'apporter un peu de rouge à ses joues. Mais je ne suis pas dupe, il y a eu au fond du regard quelque chose. Quelque chose que je connais très bien. Que je vois très bien dans mes yeux les soirs de déprime et de Whisky. Le doute.

« C'est quoi l'problème?

-Quoi ? Tout va bien, écarquille-t-elle avec étonnement.

-Ouaiiis c'est ça et moi j'suis le ministre de la magie, ricané-je en me penchant vers elle, t'es vraiment la pire menteuse que j'ai jamais vu. Va falloir que j'te donne des cours.

-Hé ! Réplique Priscilla, laisse-la un peu tranquille.

-Mon chou, je crois pas que j'te parlais ! »

Avec ce chien de garde, je doute que la p'tite Scarlet crachera le morceau. Mais pas grave, j'irais tirer les vers du nez de Greg. Ya toujours moyen de s'arranger avec ce p'tit morveux. Je me relève, tapotant la tête de Scarlet.

« T'en fais pas, j'vais t'arranger ça ! »

OoOo

« C'est pas la gameboy de ma sœur ?

-Quoi ça ? Bien sûr que non!

-Ya son prénom au marqueur dessus, fait remarquer Al.

-C'est boon sois pas si suspicieux ! C'est un cadeau de départ, moi j'ai pas eu le droit à un cadeau de Saint-Valentin ! »

Al pousse un soupir désabusé et se replonge dans sa copie. Confortablement installé à la bibliothèque, les pieds sur la chaise d'à côté je passe enfin ce putain de niveau 50 sur la gameboy empruntée à Florence Quinn. Elle me remerciera plus tard quand elle aura réussi ses examens en passant moins de temps dessus. J'dois dire que pour des êtres inférieurs, aux capacités sous-développées et démunis de toute magie les moldus ont eu quand même quelques coups de génie en inventant ce genre de gadgets.

« Au lieu de me fliquer mon'sieur le préfet, fais plutôt ta dissert d'Histoire. J'te surveille.

-Hé Keir ! »

Al et moi tournons notre attention sur Blanchet plantée devant la table. Un coup au cœur me coupe le souffle. Elle a toujours son regard ardent et ses lèvres de tentatrices. Et la détermination chevillée au corps. Et Merlin, cette chieuse m'a manqué. Elle pose sa main sur la table prenant appuie avant de se pencher sur moi. Je la dévisage, pris de court.

« T'as rien de mieux à faire ?

-Ya rien de mieux qu'une p'tite partie de Mario ! Répliqué-je, tu veux essayer ?

-Non, j'ai une bien meilleure idée.

-Quoi t'as Zelda avec toi ? Levé-je les yeux de l'écran. »

Elle affiche un petit sourire mutin qui me laisse un instant perplexe. Elle attrape la gameboy, la reposant lentement sur la table. J'arque un sourcil.

« J'ai pas enregistré la partie.

-Je m'en fous. »

Elle se laisse tomber sur mes genoux, se colle contre moi. Alain décide brusquement de se lever et de filer dans les rayonnages les plus éloignés. Je dévisage Blanchet, elle m'adresse un regard carnassier. Et brusquement elle pose ses mains sur mon cou et sa bouche sur la mienne. Quoi ?! Sa chaleur, son parfum, l'odeur de ses cheveux et la texture de ses lèvres se jettent sur moi avec violence. Me projettent dans un monde parallèle. J'attrape son visage, l'embrasse, laissant courir mes doigts sur sa nuque, son dos, le creux des ses reins. Elle colle un peu plus, m'arrachant tout le souffle de mes poumons. Et lorsqu'elle se dégage, ses lèvres gonflées dessinent un sourire narquois, satisfait, fier.

Putain de merde.

Je la repousse brusquement et me relève avec colère. Elle a le bon goût d'afficher un air outré et vexé.

« C'est quoi ton problème Keir ?! C'est pas ce que tu voulais ?!

-Va te faire foutre ! M'écrié-je, VA TE FAIRE FOUTRE ! Alors c'était ça le plan hein ? J'aurais dû m'en douter ! Toi et Ailein pouvez aller crever ! »

Laissant mes affaires, la gameboy et ma besace je passe devant elle, puis Alain et d'un pas furieux claque avec violence la porte de la bibliothèque. MERVEILLEUX ! Voilà que pour me faire payer elles ont décidé de me piéger pour me trainer à terre, m'arracher les tripes et me faire vomir des excuses. Se réjouir de ma déconfiture. Tiens Keir, tu as brisé le cœur de Blanchet, eh ben tu vas payer. On va te faire croire qu'elle te trouve soudainement irrésistible, t'emmener au septième ciel pour te laisser t'écraser comme une merde. Et se foutre de ta gueule. C'est bien elle de se venger par ce genre de coup de pute. J'essuie rageusement mes lèvres, sentant ma peau brûler là où elle a posé ses doigts.

AH c'est comme ça hein ?!