Voilà, les amis, c'est la toute fin avec l'épilogue ! Merci aux lecteurs qui étaient toujours là après tout ce temps, à ceux qui ont laissé des commentaires et qui ont tenu bon :) On espère que l'épilogue vous plaira ! Pour ma part, je continue à écrire mais des histoires originales, et j'ai commencé à les publier sur un autre site francophone, si ça vous intéresse, faite-le moi savoir par MP et je vous enverrai le lien,
Ca m'a fait immensément plaisir de finir cette histoire avec vous et de clore ce chapitre, gros bisous à vous tous et je vous souhaite le meilleur, et pour l'heure, bonne lecture,
Clo.
Epilogue
Les ASPICS commencent sur les chapeaux de roue par la divination, matière ô combien utile qui t'apprends l'art du baratinage de moldus réutilisable dans toutes les fêtes foraines des pays d'ici et d'ailleurs. N'empêche que Blanchet s'en fait toute une montagne, c'est bien simple pour la voir il a fallu que je mette à réviser mes ASPICS avec elle à la bibliothèque tout ça sous les encouragements de ma sœur, de Raph et Scar. La confiance règne, évidement que je vais avoir des ASPICS au minimum en sortilège et métamorphose parce que j'peux m'toucher que je serais quand même un des meilleurs. En Histoire il suffira de raconter une guerre des Gobelins, de toute façon elles se ressemblent toutes, le prof lui-même les différencie pas. Puis le reste j'm'en balance j'aurais la moyenne et tchao. Envoyé c'est pesé l'affaire.
« Bon et si jamais l'encre est en dégradée... ça signifie une diminution des ennuis à venir, récite Blanchet.
C'est ça ! L'encourage Scarlett. »
On accompagne Blanche jusqu'à la salle de divination, sa main dans la mienne est crispée et moite. L'année dernière elle a eu un D en divination. Une fois grimpé ses putains d'escaliers, on retrouve Babling devant la porte, des miettes de pains encore accrochés aux lèvres.
« Tu pourras toujours lui deviner une indigestion vue à la vitesse elle a l'air d'avoir mangé, soufflé-je à Blanche.
Ah Miss Rossi ! Vous voilà ! Je vous ouvre et vous pourrez commencer ! »
Le visage de Blanchet est de marbre, figé de concentration. J'en rirai presque si ça lui tenait pas tant à cœur. Scar lui tapote gentiment le dos alors que la prof s'engouffre dans la pièce, faisant cliqueter les morceaux de bouteilles et yeux de verres qui lui servent de rideau de porte. En regardant Blanchet se mettre en place, je peux pas m'empêcher de sourire d'avance. Sur sa table habituel est déposé un bouquet de pivoine. Elle se retourne vers moi, les yeux écarquillés. Je lui sers une mine étonnée en marmonnant un « c'est dingue ! ». Babling reste interdite, devant ses tasses.
« Ben alors m'dame, vous l'aviez pas prédit ? lâché-je.
Euh, on va vous laisser, me coupe Scarlett, allez on vous laisse ! Au revoir madame ! »
Elle referme aussitôt la porte sur elles, me lançant un regard nullement dupe.
« C'est complètement fou cette affaire !
Complètement ! Ironise-t-elle. »
Elle se met à sourire, me rappelant étrangement le sourire de Blanchet. Celui qu'elle ne va pas manquer d'avoir en lisant le « Tu vas tout déchirer ! » qui accompagne les fleurs.
Bien utile d'être pote avec Peeves.
OoOo
« C'était quoi se sujet d'histoire ? s'agace Seb, la guerre des trois Lyn'ch au XVIe siècle ?! Il a pondu ça sur le trône ou quoi ?!
J'ai rien compris, geint Raph échoué sur la table, j'veux pas redoubleeeer !
Tu seras avec Sam si tu redoubles, le rassure Moy.
Vas-y dis lui ça et il va faire exprès de louper ses ASPICS, l'encouragé-je. »
Moira me sort son fameux regard « t'es pas gentil », je lui adresse le mien « j'ai jamais dit le contraire » et elle retourne à son repas tandis que Raph geint tout ce qu'il peut. Lilian depuis la table des Serpentards m'adresse à peine un regard. Faut dire qu'elle digère mal le fait que Blanche soit encore avec moi après quatre mois. Et ça m'enorgueillit qu'elle soit pas la seule à le penser. Bande de crétins, il croyaient tous que ça allait péter avant la fin. C'est bien mal me connaître, quand je veux quelque chose, je l'obtiens et je le garde.
Al débarque alors à grandes enjambées, sortant tout juste de son cours de sortilège.
« Alors ?! T'as réussi ? C'était quoi le sujet ?
Mon vieux, j'sais que tu te sens investi d'une mission pour mes ASPICS, mais ai confiance ! Temporisé-je. Presque un mètre !
La guerre des trois lyn'ch le sujet, répond Seb.
Un mètre ? Sur la guerre des trois lyn'ch ? répète Al en s'affaissant avec découragement sur le banc.
Ben remets toi, c'est presque la totalité de ce que j'ai jamais écrit en histoire !
C'est bien ce qui m'inquiète, plus t'es inspiré, plus ça part loin. »
OoOo
« Allez M. MacFarlan, c'est tout pour ce soir ! »
Les coupes reluisent dans la vitrine, Frog-nas admire mon travail sans savoir que c'est une potion qui va ternir trois fois plus vite les coupes et changer les noms de ceux qui y sont inscrit. J'ai toujours rêvé d'avoir mon nom à la place de celui d'Harry Potter sur le vif d'or. Ca sonne bien mieux. S'emparant du seau et de l'eau le concierge approuve de la tête avant d'ironiser.
« Ca m'aurait étonné que le dernier jour de l'année se finisse pas par une de vos retenues ! Fallait bien finir en beauté !
Aaaaah vous m'flattez mon vieux ! répondis-je avec sarcasme. Vous allez déprimer l'année prochaine sans moi ! »
Il marmonne une réponse guère à mon avantage. Sur ces bonnes paroles je tourne les talons sur l'homme de mes soirées, ce fichu concierge qui tombe dans chacun de mes panneaux. Ca va me manquer de le faire chier. Les mains dans les poches j'accélère dans le couloir pour retrouver Blanchet devant le tableau de Lady Hildegarde pour aller rejoindre à Pré-Au-lard le reste de la troupe pour fêter la fin de l'année. La fête de fin d'année ça aurait chiant, toujours à voir les mêmes têtes.
« Je suis sûr que ça va limite te manquer ! »
Sa remarque m'arrache un sourire. Adossée contre le mur, à tomber par terre dans son jean moulant et son top échancré. Et dire que tout ça est pour moi.
« Bonsoir à toi aussi ma chérie ! »
Sur cette remarque je me penche sur elle pour l'embrasser, elle enroule ses bras autour de mon cou. Son odeur m'attaque par tous les pores, faisant frisonner la moindre parcelle de ma peau qu'elle touche. Mes doigts se glisse sous son haut, à la recherche de son dos et sa tâche de naissance sur la hanche droite.
« On doit vraiment y aller ? Soufflé-je à son oreille.
Non négociable, j'me suis pas faite belle juste pour le plumard ! Réplique-t-elle.
Comme si t'avais besoin de tout ça pour être belle, levé-je les yeux ciel. »
Son sourire s'illumine, elle glisse sa main dans la mienne m'entraîne dans le passage secret. J'enlève ma robe de sorcier et la laisse à l'entrée du couloir sombre, des fringues de civiles en dessous. De toutes façons j'en ai carrément plus besoin. ASPIC ou pas ASPIC je me tire de ce trou l'année prochaine pour aller faire toute la côte ouest de l'Amérique avec Blanche. On va partir de Whitehorse au nord du Canada jusqu'au Cap Horn et les Terres de Feu. Une partie de mes économies financera notre moyen de locomotion moldu : une moto ; je l'améliorerai de quelques extasions sorcières bien indispensables avant de le grand départ en août. Blanchet planifie déjà les trucs à voir et ce qu'elle va ramener en fringues et en souvenirs et les cadeaux pour tous le monde.
« AH BEN ENFIN ! beugle Raph. Vous voilà ! »
Blanchet s'assoit face à lui et sa copine, je passe mon bras autour de ses épaules. Histoire que les mâles en chaleur se fasse pas d'illusions. Scarlett me tend un shot.
« Vodka-arc-en-ciel Scar ! approuvé-je, je vois que mes leçons portent leurs fruits !
Je suis toujours très attentive !
C'est bien ma p'tite, lâché-je avec un clin d'oeil de connivence, t'iras aussi loin que moi comme ça ! »
OoOo
Nous rentrons de Pré-au-Lard par le passage secret et les rires de Sam se répercutent contre les murs, guidant notre chemin. Eclairant nos pas de lumos, nos nombreuses ombres se glissent et se tordent autour de nous, et c'est dur de se reconnaître. On est unis et proches, comme jamais, Priscilla et Roger, Blanchet et Keir, Raph et Sam, moi et Al, et c'est dur de voir ça comme une fin, et non un commencement, et pourtant, ça y est, nous repartons demain chez nous et Poudlard est fini pour Blanche, Keir et Raph. Ca fait quelques mois qu'on est devenu une sorte de gang et j'aurais bien voulu que ça dure encore un peu, mais bon... la fin d'un chapitre annonce toujours le début d'un suivant et l'histoire continue. On en fera ce qu'on en a envie !
"Je vous fait confiance pour faire perdurer nos bonnes traditions ! nous annonce Keir avec un ton solennel, que mon règne reste dans les mémoires !
-Tu parles d'un règne, ironise Al, son bras autour de mes épaules, plutôt une tyrannie !
-Milles fois mieux, approuve Blanchet.
-Merlin, qu'on sera débarassés ! fait mine Priscilla. Plus d'emmerdeurs !
-A part toi, bien sûr, ma biche," lui rappelle ma soeur.
Prisc éclate de rire en la traitant de garce mais c'est de bonne guerre, et leurs hanches se s'entrechoquent, malicieuses, comme pour trinquer à nos belles aventures communes. Oui, ils vont tous nous manquer et on ne doit même pas encore mesurer à quel point !
"C'est tellement dur d'imaginer que l'année prochaine se passera sans vous, dis-je à l'adresse de Raph, Blanchet et Keir, Poudlard va être bien différent !
-Moins canon, remarque le premier, provoquant un gloussement approbateur chez Sam.
-Moins sexy, ajoute Blanche.
-Moins fun ! finit Keir.
-Certes, fait Al, mais on aura la paix !"
Le Poudlard Express salue la masse de familles qui attendent leurs écoliers sorciers d'un long sifflement plein de fumée, et il ralentit aux abords du quai. Par la fenêtre de notre compartiment, je n'ai aucune difficulté à remarquer notre comitié d'accueil. Notre clan est nombreux, entre mes parents, les Quinn et les McFarlan, ils sont facilement repérables. Quand mes yeux se posent sur le joli couple que forment les parents d'Alain, mon estomac se tord d'appréhension. Je sais qu'ils sont au courant pour notre relation et Alain m'a dit qu'ils en étaient heureux mais je ne les ai pas vu depuis... et Edwige est ma marraine ! Je ne peux pas m'empêcher à me demander ce qu'elle en pense vraiment... j'ai toujours été très proche d'elle mais là, il s'agit de son fils, et c'est tout de suite différent !
"Si tu stresses pour mes parents, devine Alain, dis-toi que j'ai à affronter Katarina Rossi et son mari, ancien star de Poudlard qui doit encore avoir de bons vieux réflexes musclés !"
Amusée, je le regarde se lever et descendre nos valises des filets alors que je fais un geste de la main à Louis, mon parrain, qui m'a vu et me fait coucou du quai.
"Ma mère n'arrêtait pas de me tanner pour que j'aille te "choper", plaisanté-je, en disant que t'étais le meilleur Quinn... à part pour Greg, s'il avait trois-quatre ans de plus !
-C'est pas drôle !"
Mais je ris quand même en attrapant ma valise et nous suivons Priscilla, Sam et Raph qui forcent le passage parmis les autres élèves pour qu'on se frayent un chemin dans l'allée, parmi les gros sacs et les animaux de compagnie en liberté. Une chouette nous passe au-dessus de la tête, frôlant les cheveux d'Alain puis de Sam qui frôle la crise cardiaque, et Raph crie sur le volatile qui a osé effrayer sa douce et tendre.
Après de longs embouteillages et de mulitples bousculades, nous voilà arrivés sur le quai en un seul morceaux et nos familles respectives nous attendent avec l'euphorie de nous retrouver pour de longues vacances sous le soleil ! Je prends mes parents dans les bras, même ma mère qui accepte mes embrassades et a l'air de bonne humeur, mais j'ai à peine le temps de me retourner que je suis engouffrée dans les bras de Kyle Quinn. Il est tellement grand qu'il doit presque se plier en deux et j'éclate de rire, une partie de ma nervosité partant en fumée.
"Et ben, et ben, Scarlielounette, fais un calin à beau-papa !
-Merlin, Quinn, étouffe pas ma fille ! s'exclame ma mère. Si tu tues ma fille, je tue ton fils !
-Maintenant, ils sont tous les deux nos enfants !
-Kyle, rit Edwige, tu vas lui faire peur !
-C'est moi qu'il fait flipper, Ed !" proteste ma mère.
Kyle me relâche pour aller taquiner Moira et Greg, qui discutent avec Keir et Blanchet, et Edwige me prend affectueusement la main avant de m'embrasser sur la joue, et je souris si fort que j'en ai presque mal aux joues.
"Le trajet a été agréable, ma puce ?
-Oui mais on était pressé de vous retrouver, répondé-je.
-Et bien, j'ai une bonne nouvelle, dans ce cas ! Tes parents et nous avons préparé tout un délicieux repas pour qu'on mange en famille, ce soir, ce sera l'occasion pour tout me raconter !"
Elle glisse savamment un clin d'œil et j'acquiesce immédiatement, riant de soulagement, avant d'adresser un regard à Al qui papote tranquillement avec mes parents. J'entends d'ici ma mère lui faire remarquer qu'il tient bien sa façon de se faire désirer par les femmes de son père et mon père lui dire qu'il pourra venir à la maison quand il voudra.
Tout est si naturel, si calme et joyeux, et ça parait désormais si futile de s'être tant inquiétés.
"Allez ! annonce Kyle, on rentre à la maison ! On a un barbec à allumer !
-J'avais dit pas de barbec ! abboie ma mère.
-Mais Kat, c'est l'été !"
Et cet été, on l'a tous bien mérité !
