Coucou tout le monde !

J'espère que vous allez bien ! Cette semaine, j'ai pas beaucoup avancé dans l'écriture. J'suis trop déçue. J'aimerai garder un peu mon avance pour rester ponctuelle dans les publications. Donc j'espère que mon emploi du temps va se calmer pour que je poursuive l'écriture ! Vous en faites pas, j'ai quelques chapitres d'avances donc pour le moment, c'est pas un problème !

Je remercie mes reviewers pour leurs petits mots, ça me fait très plaisir ! C'est toujours encourageant et motivant de savoir que mon histoire est lue et appréciée :)

Comme vous le constatez, ce chapitre est encore et toujours sur la même journée ! (Comme le suivant !) mais ne vous en faites pas, ce ne sera pas toujours le cas ! – encore heureux ! XD –

Je ne vous embête pas plus et je vous laisse découvrir ce nouveau chapitre !

Bonne lecture !

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Hermione était tombée littéralement amoureuse de ses appartements. Le portrait donnait directement dans un salon ressemblant beaucoup à la salle commune des Gryffondors. A la différence, qu'il y avait une grande bibliothèque vide qui ne demandait qu'à recevoir les livres de la jeune femme. Une table ronde est quatre chaises disposées prêt de la bibliothèque, à l'opposé de la porte d'entrée. Au milieu de la pièce, trônait un canapé avec de nombreux coussins disposé en face d'une imposante cheminée, ainsi qu'un fauteuil qui tournait le dos à la table et à la bibliothèque. Dans l'entrée de la pièce, une petite console en bois sombre et un porte-manteau terminée de constituer la pièce. Le salon desservait deux autres pièces dont les portes étaient séparées par un buffet : une salle de bain, identique à la salle de bain des préfets et une chambre. Cette dernière, contrairement à la pièce de vie était beaucoup plus sobre et bien loin des couleurs de sa maison. Etrangement, Hermione en était plutôt heureuse. Un grand lit en baldaquin en bois foncé et aux voilages blancs était en face de la porte, entre deux fenêtres. Le linge de lit était dans les tons blancs, et le couvre-lit et les nombreux coussins dans les tons beiges crème, inspirant la sérénité. Sous les fênetres, des assises ou des coussins moelleux se trouvaient, donnant qu'une envie à la gryffondor : s'y poser avec un thé et un bouquin les jours de pluies.

Une grande coiffeuse était à droite tandis qu'à gauche se trouvait une grande armoire en bois noble, foncé. La pièce était recouverte de plusieurs tapis de couleur crème, recouvrant une très grande partie du plancher. Hermione était en extase. Après un moment à apprivoiser l'endroit – ce qu'elle n'eut aucun mal à faire -, elle s'attela à vider ses valises. Elle commença par ses vêtements qu'elle fit léviter jusqu'à l'armoire. Tout était soigneusement plié et rangé, Hermione détestant le désordre.

Elle regarda la coiffeuse avec un soupir. Elle n'était pas vraiment coquette, mais cela lui arrivait de faire des efforts quelques fois. Peut-être essaierait-elle de se maquiller quelques fois cette année ? Elle fit léviter son maigre trousseau de maquillage qu'elle rangea sur la coiffeuse avec ses nombreux parfums. Autant elle n'aimait pas le maquillage, autant elle appréciait beaucoup les parfums.

Une fois que tout ceci fut installé, Hermione entreprit de mettre sa touche personnelle. C'était ses appartements, elle avait donc carte blanche pour aménager et modifier comme bon lui semblait les meubles ou la décoration. Néanmoins, elle estimait la chambre parfaite comme ça. Elle se contenta seulement de rajouter des cadres sur les deux étagères murales trônait de chaque côté de la porte, Des photos moldues, représentant sa famille. Elle place sur l'une de ses tables de chevet, une photo d'Harry, Ron et elle lors de leur première année à Poudlard, et une autre photo prise avec eux lors du mariage de Bill et Fleur, peut avant l'attaque des mangemorts.

Sur la deuxième table de chevet, elle posa son livre du moment et sa boite à bijou qui ne contenait qu'une broche et un collier, pas forcément les plus beaux et les plus chers que l'on pouvait trouver, mais qui avait pour elle une valeur inestimable.

Elle passa ensuite au salon : Elle entreprit de ranger tout ses livres qu'elle divisa en trois catégories. Les livres moldus, les livres sorciers, et les livres qu'elle utiliserait pour construire ses cours. Une fois cela fait, elle apporta sa touche personnelle une fois de plus en disposant des cadres et des petites babioles sur le buffet et sur la petite console. La seule photo qu'elle entreprit de mettre à part, se trouva mis sur la petite table d'appoint entre le canapé et le fauteuil. Une photo d'elle avec les jumeaux Weasley, Ginny, Remus et Tonks souriant à l'objectif durant les vacances de noël lors de sa sixième année.

Lorsqu'elle eut finit, elle retourna dans sa chambre et rangea ses valises dans l'étagère du bas de l'armoire après les avoir rétrécis. Elle ne garda qu'un sac rétrécit avec elle, celui destiné à son bureau à côté de sa salle de classe. Néanmoins, par précaution, elle garda dupliqua les cours qu'elle avait déjà préparé pour le mois à venir et entreprit de ranger les doubles dans le buffet du salon.

Après cela, elle s'aperçut enfin de l'heure. Oups.

Elle attrapa sa valise rétrécit qu'elle glissa dans la poche de sa veste et une fois certaine d'avoir bien sa baguette à portée de main, elle quitta rapidement son appartement. Une fois dehors, elle ne put que constater que Sirius l'attendait, le dos appuyé contre le mur à côté du portrait qui recouvrait le passage à son appartement.

- Désolé Sirius, je suis vraiment désolé, j'ai pas vu le temps passé ! s'excusa Hermione rouge de honte.

Néanmoins, ce dernier lui adressa un sourire en haussant les épaules.

- T'en fait pas, tu n'as que … Commença Sirius en regardant sa montre à gousset, un peu plus de huit minutes de retard, ajouta-t-il le regard pétillant de malice.

Hermione rougit de plus belle et trouva soudain ses chaussures très intéressantes. Sirius éclata de rire avant d'ajouter d'un ton léger.

- Relax Hermione ! lui dit-il hilare.

Hermione lui adressa un sourire d'excuse.

- Ca te dérange si je passe rapidement à mon bureau ? lui demanda-t-elle après une courte hésitation.

Ce fut au tour de Sirius de lever les yeux au ciel, exaspéré par le sérieux d'Hermione. Il se posta droit devant lui.

- Oui Hermione, ca me dérange, lui répondit-il le plus sérieusement possible, apprends à lever le pied, tu vas finir par avoir des cheveux blancs avant moi, ajouta-t-il en laissant un petit rire s'échapper.

Hermione plissa les lèvres d'agacement mais s'abstient de faire un commentaire car elle savait que Sirius avait raison. Elle devait parfois prendre le temps d'apprécier l'instant présent et d'arrêter de courir. Seulement, c'était dans son caractère et elle n'était pas non plus à l'aise à se laisser aller et à reporter les choses qu'elle pouvait faire de suite à plus tard.

- On va aller se promener, et quand on rentrera on ira faire un tour à ton bureau avant d'aller manger, lui sourit-il en glissant lentement son bras autour de ses épaules.

Il l'entraîna avec elle vers les escaliers et Hermione n'opposa aucune résistance.

Elle devait reconnaître que Sirius avait eu une bonne idée. Cette promenade dans le parc lui faisait un bien fou. La jeune femme prenait le temps de savourer le calme reposant qui régnait pour la première fois depuis… toujours. Les six dernières années, elle n'avait pas profité du parc comme elle le faisait actuellement en compagnie de l'animagus. A courir partout avec Harry et Ron, elle n'avait jamais pris le temps pour une simple balade.

La boule au ventre qu'elle avait eu en traversant le château avait lentement disparue et elle se sentait à présent, un peu apaisée.

Autre fait qui avait de quoi la surprendre, c'était Sirius.

Elle ne l'avait vue que deux fois depuis son retour miraculeux. Avant sa disparition, Sirius et elle avaient eu des différents et le square avait parfois tremblé sous leurs prises de bec. Hermione n'avait donc pas recherché la compagnie de l'animagus depuis la fin de la guerre, s'étant juste contenter du minimum de bienséance : une visite de courtoisie à Ste Mangouste et son témoignage à son procès afin qu'il soit réhabilité.

Aujourd'hui, Sirius se montrait prévenant et attentionné vis-à-vis d'elle, ce qui l'étonnait. Il avait même su lui parler lors de ses crises et la calmer. Hermione avait l'impression de faire la connaissance d'un autre Sirius et celui-là lui plaisait beaucoup.

- Du coup, Harry a préféré terminer les vacances au Terrier… soupira Sirius.

- Fallait s'y attendre, sourit tristement Hermione.

- Je sais, mais j'avais vraiment espéré qu'Harry comprenne… souffla le brun.

- Si cela peut te rassurer, Harry comprend. Il est même plutôt fier de toi pour le coup, lui assura Hermione.

Sirius l'a regarda, confus. Il ne voyait pas en quoi Harry pouvait être fier de lui alors qu'il avait pris la poudre d'escampette à la première occasion.

- Harry a besoin de souffler Sirius, approfondit Hermione devant sa mine confuse, et ce n'est pas avec la présence de Malefoy qu'il allait réussir à s'enlever de tout ça, fit-elle en insistant sur le dernier mot. Mais il est fier que tu arrives à passer outre ton aversion pour ta cousine et son mari et que tu ais accepté de laisser une chance à Malefoy. Néanmoins, Ron est beaucoup moins ravi, mais je suppose que tu t'en doutais… Expliqua-t-elle un sourire désabusé sur son visage.

- Et toi ? Tu en penses quoi ? demanda-t-il après un moment de silence.

- Hum… réfléchit Hermione surprise qu'il lui demande son avis, je ne vais pas te cacher que je déteste Malefoy. Mais ce que tu fais pour lui, c'est noble Sirius. Malefoy a beau être un connard fini, je ne pense pas qu'il mérite d'aller à Azkaban. Et je rejoins Harry sur le fait que mettre ton aversion de côté pour Lucius et Narcissa Malefoy, c'est vraiment très mature de ta part, dit Hermione après réflexion.

- Donc tu penses que j'ai raison d'avoir accepté ? fit Sirius après une hésitation.

Hermione comprit que si Sirius insistait autant, c'est qu'il doutait de son choix. Probablement avait-il peur de faire une erreur en laissant le bénéfice du doute à son petit cousin. Hermione lui adressa un sourire attendrit.

- Je pense que tu as eu raison Sirius, lui dit-elle en avançant vers le bord du lac noir.

Sirius lui adressa un sourire complice avant de se poster à ses côtés au bord du lac. Hermione s'y assit, suivit de près par l'héritier Black. En face d'eux se dresser le château sur la colline. Une vue qu'Hermione apprivoisait à nouveau, avec lenteur et nostalgie.

- Ca fait bizarre d'être ici, dit-elle après un moment de silence, surtout sans Harry et Ron, ajouta-t-elle déçue par leur absence.

- Sympa pour moi ! pouffa Sirius avant d'éclater de rire.

- non ! Je veux dire… oh et puis zut ! rougit-elle devant les éclats de rire de l'animagus.

- T'inquiètes pas Hermione, je comprends ce que tu veux dire, la rassura-t-il sur un ton léger.

- C'est dommage qu'ils ne reviennent pas à Poudlard cette année, souffla-t-elle.

- C'est vrai, mais je comprends qu'ils aient décidés d'avancer, surtout qu'ils ont une occasion en or, dit Sirius.

- Je sais, murmura la jeune femme.

Un mois après la défaite de Voldemort, le ministre par intérim Kinglsey avait proposé au trois gryffondors d'intégrer l'unité des Aurors après leur avoir accordés le diplôme des ASPICS sans qu'ils n'aient à passer les examens. Harry et Ron avaient immédiatement accepté alors qu'Hermione, plus réservée, avait demandé un temps pour y réfléchir. Kingsley lui avait bien évidemment accordé, appréciant beaucoup Hermione. Si Hermione avait finalement refusé puisque Minerva était venu la trouver, Kingsley lui avait fait la promesse de la recruter un jour dans ses rangs.

- Pourquoi tu n'as pas accepté l'offre de Kingsley ? lui demanda finalement Sirius.

- Je pourrais te retourner la question, lui fit remarquer la jeune femme.

Un ricanement s'échappa des lèvres de Sirius. Son procès express pour sa réhabilitation passé, Kingsley lui avait aussi fait une offre pour intégrer les Aurors. Il fallait dire que le nombre de mangemorts en fuite étaient colossal et l'année de Terreur imposé par Voldemort sur l'Angleterre magique avait mis le chaos partout. Shacklebolt avait voulu s'entourer de gens dignes de confiance et avait proposé des postes à la plupart des membres de la première résistance, ceux de l'Ordre du Phoenix, y compris Sirius.

- Principalement pour deux raisons, commença l'animagus. La première c'est que je ne me vois pas travailler pour le ministère de la magie. Ce ministère qui m'a privé de ma liberté pendant des années en me condamnant injustement pour un crime que je n'avais pas commis et ça, sans procès, expliqua Sirius avec amertume. La seconde raison, c'est simplement qu'il faut être réaliste. Je n'ai pas le niveau ni le caractère nécessaire pour ce boulot. J'étais très bon en cours de défense lorsque j'étais à Poudlard mais ça date maintenant… Si tu regardes bien, le seul affrontement auquel j'ai participé avec vous, je me suis fais tuer par Bellatrix. Je suis trop impulsif, trop borné, trop tête-brûlé pour ça et surtout je suis rouillé. Marmonna-t-il dépité.

Hermione ne put s'empêcher de le dévisager, estomaquée par la description qu'il faisait de lui-même. Lui qui donnait l'impression d'être sur de lui, fier et inébranlable avait une impression de lui-même très terne. Dans un sens, c'était assez perturbant.

- Et bien, quel autoportrait peut glorieux que tu te dresses, lui dit-elle ne masquant pas son incompréhension.

- Oh tu sais, souffla Sirius en haussant les épaules, faut regarder la vérité en face. Je ne suis pas doué en duel. Par contre, j'ai un talent inné pour la métamorphose sans vouloir m'envoyer des fleurs, d'où le fait que lorsque Minerva est venu me voir pour me proposer le poste, j'ai dit oui sans hésitation… ajouta l'homme en lui adressant un clin d'œil. Enfin, non, j'ai hésité… Savoir que j'allais devoir enseigner, préparer des cours, gérer des gamins avec qui je dois certainement partager le même niveau de maturité, et être dans le même endroit que Rogue… J'avoue que je n'ai pas dit oui de suite… s'esclaffa Sirius, hilare.

Hermione roula des yeux, autant exaspérée qu'amusée par son commentaire. Elle ne put reprimé un sourire amusé devant la désinvolture de Sirius.

- Et, qu'est-ce qui t'as fait dire oui ? demanda finalement la gryffondor, curieuse.

- J'ai appris que tu avais accepté d'enseigner la défense contre les forces du mal, lui dit-il avec sincérité.

- Hein ? dit-elle sans comprendre.

- Le fait que tu sois à Poudlard, c'est en grande partie ce qui a fait pencher la balance vers le oui, lui avoua-t-il sans détour, en la regardant dans les yeux.

Hermione ne sut trop comment prendre la réflexion de Sirius. Il semblait sincère mais elle le savait moqueur. Peut-être se foutait-il seulement d'elle et qu'il la taquinait. Ce ne serait pas la première fois, pensa-t-elle d'ailleurs. Quant-à Sirius, il se garda bien de lui dire qu'Harry et Ron lui avait demandé de veillé sur elle.

- Savoir que tu serais là m'a rassuré en quelques sortes. Avec toi dans les parages, je sais que j'ai intérêt à bien me tenir et tu limiteras les dégâts ! rit doucement Sirius.

- Okay, donc tu me prends pour ta mère ? S'offusqua Hermione avec un sourire mi-vexé, mi-amusé.

- Ma mère ? Sirius éclata à nouveau de rire, tu parles de cette vieille harpie pour qui je n'ai aucun respect ? ajouta-t-il après avoir retrouvé son souffle, Hermione ma mère ne t'arriveras jamais à la cheville ! La preuve, je ne l'ai jamais écouté ! Tu peux pas en dire autant de toi tu ne crois pas ? Nous avons eu quelques… divergences d'opinion toi et moi, mais j'ai toujours écouté ton point de vue, souffla Sirius le regard malicieux.

Hermione réfléchit aux paroles de l'animagus, se remémorant les éclats de voix qu'ils avaient eu avant que Sirius ne disparaisse derrière le voile. La plupart du temps, le ton était monté et Sirius avait mis fin à la conversation en la traitant de d'agaçante gamine. Il boudait la journée et revenait vers elle le soir. Il ne s'était jamais excusé verbalement. En général, il lui apportait un jus de citrouille et des petits gâteaux dans une assiette alors qu'elle lisait devant la cheminée, puis repartait sans demander son reste. Le lendemain, il lui parlait comme s'ils ne s'étaient jamais disputés. Sirius lui avait véritablement tenu tête que deux fois et il fallait reconnaître que ça avait jeté une ambiance déplorable.

La première fois fut lorsqu'il était revenu aux alentours de Poudlard après avoir appris qu'Harry était un champion du tournoi. Hermione le trouvait irresponsable à prendre autant de risque alors qu'une délégation du ministère était à Poudlard. Si Hermione avait continué a amené ponctuellement à manger à l'animagus dans sa grotte, Sirius et elles ne s'étaient réconciliés que l'été suivant, lorsqu'elle avait débarqué au Square.

La seconde fois était durant les vacances de noël, quatre jours avant de retourner à Poudlard. Hermione reprocha à Harry d'avoir abandonné les cours particuliers avec le professeur Rogue et lui intima de les reprendre. Sirius avait pris le parti d'Harry, estimant que ces cours ne servaient à rien à part faire plus de mal à son filleul. Les quatre jours restants avaient été tendu car aucun d'eux n'avaient voulu plié face à l'avis de l'autre. Même l'intervention de Remus n'avait pas suffit à calmer les tensions.

- Admettons, sourit lentement Hermione.

- Assurément ! certifia Sirius.

- Au fait, tu as vu Remus dernièrement ? lui demanda Hermione curieuse.

Sirius acquiesça doucement d'un signe de tête, rangeant son air jovial au placard. Hermione comprenait sa réaction. Remus peinait à remonter la pente. Il avait perdu sa femme, tuée par Bellatrix durant la dernière bataille et il devait à présent s'occuper de son fils. Kingsley avait engagé Remus dès son accession au poste de ministre de la magie. Les deux hommes s'appréciaient beaucoup et le ministre voulait aider son ami de son mieux.

- Il tient le coup pour Teddy, souffla Sirius doucement.

- Il remontera la pente, lui sourit Hermione avec douceur.

- Tu crois qu'on est maudit ? Je veux dire… Dès que l'un de nous quatre a atteint le bonheur, il perd tout. Souffla Sirius en baissant les yeux.

- Tu parles de Remus, le père d'Harry, toi et Pettigrow ? demanda Hermione doucement.

Sirius acquiesça d'un signe de tête.

- Des que James a réussi à conquérir le cœur de Lily, il était… Il étincelait de bonheur. Quelques mois plus tard, ses parents sont morts et nous étions tous rentrer dans l'Ordre pour combattre les mangemorts. Quand James a appris que Lily était enceinte, il était fou de joie ! Comme si plus rien ne pouvait l'atteindre… Et puis on a appris l'existence de la prophétie concernant Harry… entachant leur bonheur… Puis Harry est né… il était de nouveau heureux et ensuite… il est mort… expliqua doucement Sirius, comme si en parlait lui coutait. Quant à Remus, il n'a pas eu une vie facile. A la mort de James, la pseudo mort de Peter et mon emprisonnement, il s'est retrouvé seul… Il l'a été une grande partie de sa vie… Au moment ou il connait enfin le bonheur, il perd sa femme… Sous ses yeux… souffla Sirius la voix brisée. Pour Peter, je dirais que c'est choix l'ont mené là ou il est… Et je n'ai pas envie de m'étendre sur lui… marmonna Sirius.

- Et toi ? demanda finalement Hermione qui l'avait écouté, émue par ses propos.

- Moi ? J'ai passé toute mon enfance enchaîné à une famille qui voulait que je sois ce que je ne suis pas, c'était comme une prison. Quand j'ai réussi à me défaire d'eux, j'ai perdu la famille que je m'étais choisi et je me suis retrouvé à nouveau prisonnier, mais cette fois-ci réellement. Quant j'ai eu la chance de retrouver Harry et Remus, j'ai du les laisser à nouveau… Au QG, je n'étais plus seul, je commençais enfin à être bien, à être heureux malgré les circonstances … Parce que même si je détestais cet endroit pour les souvenirs que j'en avais, j'étais entouré de ceux à qui je tenais… Dès que j'ai la sensation d'être heureux, je perds d'une façon ou d'une autre ce à quoi je tiens… fit piteusement Sirius.

Hermione posa doucement une main sur l'avant bras de Sirius assise à côté de lui. Un geste de réconfort qui surprit l'animagus. Sirius venait de lui confiait ses craintes et ce qu'il ressentait au plus profond de lui. C'était la première fois qu'il lui parlait ainsi, et Hermione se sentait honorée qu'il partage cela avec elle, sans artifice et sans barrière. Elle le voyait enfin comme l'homme qu'il était : un homme qui avait perdu ses proches et allant jusqu'à donné sa propre vie pour ceux à qu'il tenait. Il ne lui apparaissait plus comme cet homme irresponsable et immature. Elle était émue.

- Je ne crois pas que vous soyez maudit. Vous n'êtes juste… pas nés à la bonne période on va dire… Un peu comme nous… souffla Hermione en rivant ses yeux sur le lac.

- Oh tu sais, je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou mauvaise période. Avant Voldemort, il y avait Grindelwald… Et avant Grindelwald je suppose qu'il y en avait d'autres… marmonna Sirius.

- Si on suit ton raisonnement, ça veut dire qu'il y a un nouveau mage noir qui va émerger dans pas longtemps, grogna Hermione.

- C'est une possibilité, souffla doucement Sirius.

- J'espère qu'il sera juste… moins timbré que Voldemort et sa clique de mangemorts… souffla finalement Hermione en haussant les épaules.

Sirius laissa échapper un petit rire. Lui aussi espérait. Mais peut-être n'auraient-ils pas à connaître une nouvelle guerre. Egoïstement, il l'espérait. Il avait assez donné.

- Hermione, tes crises d'angoisses… Elles sont du à quoi exactement ? demanda finalement Sirius après une longue hésitation a amener le sujet sur le tapis.

La Gryffondor tressauta légèrement. Sirius guettait sa réaction du coin de l'œil. Il vit qu'elle portait son bras droit contre son ventre et elle reposa aussitôt sa main gauche sur son avant bras, comme pour se protéger. Il fronça les sourcils mais ne fit aucun commentaire. Il savait qu'Hermione avait été capturé par des mangemorts durant la guerre, Harry et Ron lui avaient dit qu'elle avait été torturée. Hermione tirait régulièrement sur sa manche droite et malgré la chaleur, portait des manches longues recouvrant entièrement ses bras. Ron avait d'ailleurs fait une réflexion du fait qu'elle cachait ses cicatrices lors de l'anniversaire d'Harry ou Hermione avait brillait par son absence. Il s'en souvenait parfaitement puisque Molly et George lui avaient presque sautés à la gorge. C'était Bill qui avait expliqué à son maladroit de petit frère que certaines cicatrices étaient difficile à portées et à assumer. Sirius avait voulu en savoir plus, mais avant même qu'il ne pose une question, Harry avait remis Ron à sa place en interdisant qu'on parle d'Hermione sans qu'elle ne soit là.

- Comme beaucoup, la guerre, souffla-t-elle a mi-voix.

- Je m'en doute bien mais… Est-ce qu'il y a un évènement particulier qui t'as plus marqué que… demanda maladroitement Sirius.

- Je ne veux pas en parler ! Tonna Hermione sur un ton soudain glacial.

Sirius la regarda avec surprise alors qu'Hermione laissa échapper un soupir. Le ton qu'elle avait employé ne lui ressemblait pas.

- Désolé, c'est juste que… On a tous vécu des moments plus ou moins compliqués… Ce que j'ai vécu n'est pas aussi traumatisant que ce que d'autres ont vécu. Ca ne vaut pas la peine qu'on s'y attarde… souffla-t-elle la gorge nouée.

- Je suis désolé Hermione, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise, se désola Sirius, mais il y a une chose ou je ne suis pas d'accord avec toi. Ce que tu as vécu est traumatisant, et tu vaux la peine qu'on s'y attarde, surtout si ça peut te permettre d'aller mieux, lui dit Sirius avec douceur.

Hermione posa un regard empli de souffrance sur Sirius. Ce dernier en fut d'ailleurs bouleversé.

- Merci Sirius, murmura Hermione.

- Euh… De rien… Mais de quoi ? fit-il penaud.

- D'être là, lui sourit la jeune femme à l'homme à côté d'elle.

Sirius la contempla comme si c'était la première fois qu'il la voyait. C'était tellement irréaliste qu'Hermione lui dise ça, mais il était autant étonné qu'heureux d'entendre ses mots. Il inclina doucement la tête et regarda alors le lac, se sentant étrangement bizarre. Peut-être était-ce la rougeur qui venait de s'emparer de ses joues ?

- On me conseille constamment d'aller voir un psychomage mais… Pourquoi je suis si faible ? Pourquoi Harry et Ron arrivent à surmonter ça sans aide et pas moi ? Souffla Hermione en étouffant un sanglot.

Sirius eut le cœur serré en voyant Hermione prendre autant sur elle pour ne pas pleurer. C'était pourtant évident qu'elle en avait envie. Et ses mots… Sirius ne comprenait pas comment elle pouvait se penser faible. Elle avait été la tête de leur trio en plus d'en être la fondation, leur pilier, le phare dans la nuit sombre. Elle était celle qui raisonnait Harry. Elle était celle qui temporisait les garçons. Elle était celle qui rattrapait les maladresses de Ron. Elle était celle qui écoutait mais qui ne disait jamais rien. Elle était une éponge, et Sirius s'étonnait qu'Hermione n'ait pas craqué bien avant. Enfin, plus tellement… Elle craquait d'une autre manière. Elle intériorisait tellement tout au fond d'elle depuis si longtemps que son corps avait décidé d'extériorisé à sa façon.

- Je ne suis pas psychomage Hermione mais… Je crois que tu as tellement absorbé le mal être des autres sans partager le tien que tu ne t'en es pas rendu compte. De ce que je sais, Harry et Ron parlent beaucoup de la guerre, de ce qu'ils ressentent. Je suppose que tu es là quand ils en parlent la plupart du temps ? dit Sirius alors qu'Hermione acquiesçait d'un signe de tête à la question de l'animagus. Est-ce que toi, tu parles de ce que tu ressens ? De ce que tu as vécu ? De ce qui te blesse encore ? demanda finalement Sirius.

Le silence fut la seule réponse qu'il obtient. Hermione semblait s'être perdu dans des réflexions intenses alors qu'elle se mordillait la lèvre inférieure.

- Tu gardes tout pour toi Hermione. Et de ce que tu me dis, j'ai l'impression que tu penses que ce que tu as vécu n'a pas d'importance, que c'est moins grave que pour les autres. Mais tu es aussi importante Hermione, tu as le droit d'être mal. Tu as le droit d'avoir de l'aide et ce n'est pas pour ça que tu es faible. Personne ne le pense et personne ne le pensera si tu consultes un psychomage… Tu es bien plus forte que la plupart d'entre nous. Tu encaisses sans jamais rien dire… lui dit Sirius sur un ton triste.

Hermione semblait analyser les paroles de Sirius puisqu'elle ne prit même pas la peine de lui répondre. Sirius garda donc le silence, laissant Hermione méditait ses paroles sans s'immiscer dans sa réflexion. L'animagus se pencha en arrière et s'allongea alors sur le dos, regardant le ciel nuageux. Au bout de quelques minutes, Hermione s'allongea à son tour et brisa le silence.

- Peut-être que tu as raison, souffla-t-elle finalement, j'irai voir le psychomage qui doit intervenir à Poudlard, ajouta-t-elle finalement, mais j'aimerai que tu n'en parles pas aux autres, s'il te plait, fit-elle à mi-voix.

- Voyons Hermione, j'ai toujours raison ! rit Sirius sur un ton léger avant de prendre un ton plus sérieux, Je n'en parlerai pas si c'est ce que tu veux, ne t'en fait pas. Je suis heureux que tu acceptes de parler à quelqu'un, ajouta-t-il en souriant vers le ciel.

Hermione redoutait d'en parler. Elle ne voulait pas remuer le couteau dans la plaie, surtout la sienne.

Finalement, les deux sorciers finirent par se lever pour retourner au château. Le repas allait bientôt commencer et ils avaient encore une réunion dans l'après-midi concernant les septièmes années, bien plus nombreux que les années précédentes puisque certains élèves de l'année d'Hermione, dont la liste allait leur être communiquée durant la réunion, devaient revenir à Poudlard pour refaire leur année et passer leurs ASPICs. De plus, compte tenu des circonstances les préfets n'avaient toujours pas été nommés, ainsi que les préfets-en-chef. Une tâche qui allait se faire dans l'après-midi également.

- Sinon, tu as déjà une idée de qui tu vas proposer comme préfet à Gryffondor ? demanda finalement Sirius.

- Hum, je ne sais pas vraiment si je dois proposer quelqu'un, souffla Hermione.

- Comment ça ?

- Je n'ai pas assez de recul pour proposer des noms. Ils ont étés mes camarades, pas mes élèves. Je pensais voir avec le professeur McGonagall pour qu'elle propose les préfets.

- Et pour le quidditch ?

- Je pense que Ginny pourrait être la nouvelle capitaine de l'équipe de quidditch. C'est la plus ancienne de l'équipe, elle a largement les compétences pour mener les Gryffondors à la victoire et je ne doute pas qu'elle saura se faire écouter. Et je suis certaine qu'elle prendra son rôle à cœur. J'ai juste un peu peur qu'on pense que c'est du favoritisme, souffla Hermione inquiête.

- Comme tu l'as dit, Ginny a les capacités et l'ancienneté. Je ne vois pas pourquoi quelqu'un trouvera à y redire, ton raisonnement est logique, rassura Sirius.

Hermione lui adressa un sourire reconnaissant. Sirius arrivait à la rassurer en prenant à peine la parole. C'était quelque chose de surprenant, notamment parce qu'Hermione avait trop souvent souffert du regard des autres, manquant cruellement d'assurance.

Ils arrivèrent au bureau d'Hermione, celle-ci ayant insisté pour s'installer rapidement avant le repas. Sirius avait rouspété, plus pour la forme que par réel agacement. Il attendit Hermione en bas, dans la salle de classe.

La Gryffondor se hâta de ranger ses affaires avec la magie. Cela fut plutôt rapide, et elle rejoignit Sirius au bout de cinq minutes.

- C'est bon ! sourit-elle en descendant les escaliers.

-Ah c'est pas trop tôt ! Je vais m'évanouir tellement j'ai faim ! grogna-t-il en mimant un évanouissement théâtral grotesque.

- Oh ! Pendant un instant, j'ai cru que tu étais devenu Ron, ricana Hermione.

Sirius prit un air outré.

- J'apprécie beaucoup Ron, je t'assure… Mais bordel, j'suis quand même bien plus beau que lui ! s'exclama Sirius indigné.

Hermione éclata de rire et quitta la pièce sans affirmer ni infirmer les propos de Sirius qui s'attendait à ce qu'elle le rembarre. Devant son manque de réparti, il fut perturbé.

- Hey Hermione ! Tu me trouves plus beau que Ron ? s'amusa Sirius en lui courant après alors qu'elle avait déjà quitté la salle de classe.

Et alors qu'ils regagnaient la grande salle, Sirius lui répéta inlassablement la même question, alors qu'Hermione restait aussi muette qu'un plant de mandragore dans son terreau.

Xoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxo

Et voilà pour ce chapitre ! Qu'en avez-vous pensez ?

Sirius n'est-il pas trop adorable ? :3

A vos claviers mes petits sorciers !