Et coucou tout le monde !

J'espère que vous allez bien !

Désolé de poster si tard, mais cette semaine a été marathonnienne du coup, j'ai pas pu aller sur l'ordi comme j'aurais voulu.

Delphine : Oui, Sirius utilise la carte pour la localiser, mais Hermione n'est pas au courant. Ca peut limite faire penser à un psychopathe XD

Voilà la suite de l'histoire ! Bonne lecture tout le monde !

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En arrivant dans le couloir, les trois jeunes se retrouvèrent nez à nez avec Sirius. Ce dernier venait dans leur direction lorsqu'il les aperçut. En voyant Padma soutenir Hermione qui semblait à bout de force, Sirius franchit les derniers mètres en courant. Le visage inquiet, il se tourna vers les préfets et leur demanda ce qui s'était passé.

- Nous commencions notre ronde lorsque nous l'avons trouvé par terre dans un couloir. Elle avait l'air de suffoquée. Elle a même perdu connaissance pendant un moment, prévint Padma inquiète.

-Quoi ? Et vous ne l'avez pas amené à l'infirmerie ? leur hurla Sirius, l'inquiétude se mêlant à la colère.

Padma se ratatina sur place, pétrifié par l'éclat de colère du professeur. Elle était au courant, comme la majorité des élèves de Poudlard que Sirius avait été enfermé durant des années à Azkaban. Et même s'il avait finalement été innocenté, il gardait toujours cette réputation de taulard dangereux pour la majorité des sorciers. De plus, Sirius était effectivement terrifiant à ce moment là. La lueur de rage qui brillait dans son regard et les traits de son beau visage déformés par la colère, imposaient la crainte.

- L'infirmière n'a pas jugé utile de lui faire passer la nuit à l'infirmerie et Granger a refusé d'y aller de toute façon, dit Drago qui s'était posté à côté de Padma au moment de la crise de colère de Sirius.

Sirius darda son regard sur le blond mais ce dernier ne cilla pas, soutenant le regard de l'animagus.

- C'est professeur Granger, rectifia Sirius.

Les lèvres de Drago se retroussèrent, mais le serpentard se retint de lancer la remarque qui le démangeait. De toute façon, ce n'était ni le lieu, ni le moment pour ça. Et puis, il n'en oubliait pas que Sirius n'était pas seulement son professeur, il était aussi son tuteur. Et s'il n'était pas dans une cellule miteuse en ce moment, c'était bien grâce à lui.

- Hermione nous a autorisé à l'appeler de la même façon qu'on le faisait avant, se justifia Padma d'une petite voix en prenant ainsi la défense de Drago.

- C'est vrai, affirma Hermione épuisée, et si ça ne vous ennuis pas, j'aimerai bien retourner dans mon appartement pour me reposer. Merci pour votre aide… A tout les deux, dit Hermione en regardant les deux préfets tour à tour.

Padma lui sourit tandis que Malefoy se contenta d'un léger signe de tête. Les deux préfets repartirent terminer leur ronde alors qu'Hermione avança doucement dans le couloir. Sirius prit aussitôt la place de Padma et soutint Hermione.

- Tu es sur que tu ne veux pas aller à l'infirmerie ? s'enquit Sirius inquiet.

- Certaine. Ne t'en fait pas Sirius, c'est juste une petite crise d'angoisse, assura Hermione avec un sourire las.

Sirius prononça le mot de passe à la pirate qui laissa apparaitre l'entrée à l'appartement.

- Je te remercie Sirius, dit Hermione en allant vers sa chambre.

- Je dors sur ton canapé… au cas ou… annonça d'emblée Sirius.

Alors qu'Hermione ouvrit la porte de sa chambre, elle se tourna vers l'animagus en fronçant les sourcils.

- Ne soit pas ridicule, dit-elle.

- Il est hors de question que tu restes seule dans ton état ! lança Sirius catégorique.

- Fais comme tu veux, céda Hermione avant de disparaitre dans sa chambre.

Sirius fit un aller retour rapide dans ses appartements afin de prendre une douche et de se prendre un bas de jogging et une petite couverture pour la nuit et il regagna rapidement l'appartement d'Hermione. Lorsqu'il arriva, Hermione sortait de la salle de bain revêtu de son pyjama. Un shorty et un top. Bien que gêné de la voir dans cet accoutrement, Sirius ne put s'empêcher d'observer la silhouette svelte de la jeune femme. Il savait Hermione jolie, il n'était pas aveugle. Il aurait pu culpabiliser de la regarder de cette façon, mais ce n'était pas le cas. Après tout, il était un homme et Hermione n'était plus une enfant. Il n'avait aucun problème avec ça. Il aurait pu. Il aurait peut-être du, mais ce n'était pourtant pas le cas.

Surprise par son apparition, elle plaqua son avant bras droit contre son buste et rougit légèrement.

- Bonne nuit Sirius, dit-elle précipitamment avant de disparaître dans sa chambre.

Sirius n'eut pas le temps de lui répondre que la porte était déjà fermée.

Bien qu'il trouvait la réaction d'Hermione démesurée, il ne fit aucun commentaire. Il savait qu'elle n'était pas si pudique que ça, sinon elle n'aurait jamais partagé une tente pendant presque un an avec deux garçons. Peut-être qu'elle était simplement mal à l'aise avec lui car il n'était pas aussi proche qu'elle ne l'était avec Harry et Ron ? L'animagus ne s'interrogea pas plus à ce sujet, épuisé par la journée en compagnie de Remus et Teddy.

Il devait être aux alentours d'une heure du matin lorsque Sirius fit un bond sur le canapé avant de chuter dans un bruit sourd sur le sol. Des hurlements à en faire pâlir les détraqueurs résonnaient dans l'appartement, provenant de la chambre d'Hermione. Sirius se précipita dans la chambre et trouva Hermione dans son lit, se tortillant dans ses draps en poussant des cris inhumains de pure terreur, de pure douleur. Il se précipita à son chevet pour espérer la réveiller, et constata qu'elle était en sueur. Il tenta de l'appeler mais elle ne semblait pas l'entendre. Elle se débattait tellement contre des forces invisibles que Sirius finit même par recevoir un coup de poing dans la mâchoire. L'animagus démuni finit par l'entourer de ses bras afin de l'immobiliser tout en l'appelant d'une voix plus forte pour la réveiller.

- Hermione ! Hermione réveilles-toi ! lançait Sirius inlassablement tout en la tenant serrer contre lui pour limiter les dégâts.

La jeune femme finit par s'éveiller, le visage ruisselant de larmes, haletante et tremblant de tout ses membres. Elle mit du temps à se rendre compte de l'endroit ou elle se trouvait, et tout autant avant de réaliser que Sirius la tenait dans ses bras, plaqué contre lui.

- Qu'est-ce que… dit-elle perdue.

- Tu as du faire un cauchemar. Tu hurlais tellement fort que c'était effrayant… dit Sirius d'une voix douce.

- Je.. Désolé de t'avoir réveillé, souffla Hermione gênée.

Etrangement, être dans les bras de Sirius l'apaisait. Elle fut même déçue lorsqu'il remit une distance raisonnable entre eux en s'écartant d'elle. Néanmoins, il resta à ses côtés, s'asseyant sur le bord du lit. Il faisait sombre dans la chambre, seuls les rayons de la lune traversant les vitraux leur donner un peu de lumière, faisant deviner leur silhouette à chacun.

- Tu veux en parler ? demanda Sirius calmement.

- Non, c'est trois fois rien, assura Hermione d'une voix tremblante.

- Hermione, vu dans l'état que ça ta mise, je doute fort que ce soit trois fois rien, fit Sirius d'une voix sans appel.

Hermione se sentit rougir de gêne et fut soulagé que la lumière soit restée éteinte. Elle ne répondit rien car elle savait que Sirius avait raison. Ses cauchemars étaient de plus en plus nombreux et violents, elle le ressentait. Ses nuits étaient de plus en plus chaotiques, sa fatigue s'intensifiait et ses crises devenaient de plus en plus nombreuses. C'était un cercle vicieux dont Hermione n'arrivait pas à se sortir. Pourtant, la jeune femme rejetait l'idée de demander de l'aide. Elle ne voulait pas paraître faible aux yeux des autres mais surtout, elle était convaincue qu'elle prendrait la place de quelqu'un qui avait plus besoin d'aide qu'elle. Après tout, elle était vivante, en bonne santé, et Harry et Ron allaient bien aussi. De quoi pouvait-elle se plaindre ?

- Hermione, que tu ne veuilles pas m'en parler, je peux le comprendre, dit Sirius devant le silence de la jeune femme, mais il faut que tu en parles à quelqu'un. C'est entrain de te bouffer. Souffla l'animagus doucement.

La jeune femme acquiesça d'un signe de tête, promettant à Sirius qu'elle parlerait au psychomage.

Sirius finit par regagner le canapé et les deux sorciers se rendormirent.

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Ce matin là, lorsque Sirius ouvrit les yeux, il se sentait tout courbaturé et encore plus fatigué que la veille.

Il se passa une main sous sa nuque, tentant de la détendre en la faisant doucement bouger alors que les rayons du soleil perçaient les vitraux de la chambre d'Hermione. Sirius se redressa doucement et remercia merlin qu'Hermione dorme encore, allongé à côté de lui. Par précaution, il plaça le drap sur son entrejambe, ne souhaitant pas qu'Hermione se réveille en le voyant avoir son érection matinale. Il n'était pas spécialement gêné mais il ne voulait pas la mettre mal à l'aise.

Sirius resta immobile quelques instants, se remémorant la nuit chaotique qu'il avait passé. A trois reprises, Sirius s'était levé en sursaut pour venir réveiller Hermione qui hurlait à plein poumons, hantés par des cauchemars violents. Il l'avait bercé à chaque fois en silence avant de repartir sur le canapé. A la quatrième fois vers cinq heures du matin, il s'était endormi en la berçant, épuisé. Cela expliqué les sensations de courbatures et les douleurs à la nuque. Il était à moitié allongé, à moitié assit dans le lit, Hermione dormant toujours à ses côtés, collée à lui comme s'il était une bouée de sauvetage dans la noirceur de ses rêves.

Il finit par se lever et s'étira du mieux qu'il put en grimaçant de douleurs avant de se pencher vers Hermione qui dormait enfin profondément. Il s'en voulu de suite de devoir la réveiller, mais s'il ne le faisait pas, elle allait lui passé un savon du diable. Et mettre Hermione en colère était bien l'une des dernières choses qu'il le voulait, sachant qu'elle pouvait être redoutable. Doucement, il posa une main sur le haut de l'épaule de la jeune femme et la secoua avec douceur tout en l'appelant, afin qu'elle se réveille.

- Hermione, il est sept heures.

Hermione qui avait péniblement ouvert les yeux, fit un bond dans le lit.

- Sept heures ?! J'suis en retard ! s'exclama-t-elle affolée en bondissant sur ses pieds.

Sirius recula, stupéfait par la vitesse d'Hermione. Elle courait dans tout les sens, ouvrait ses placards pour prendre ses vêtements sans même se soucier de la présence de Sirius. Ce dernier annonça qu'il allait dans ses appartements se préparer et qu'ils se retrouvaient devant leurs tableaux d'ici vingt minutes. Hermione ne lui répondit même pas, filant au galop dans la salle de bain.

- Et bah… on peut dire qu'elle est du matin… marmonna Sirius en quittant l'appartement d'Hermione en baillant.

Une longue, très longue journée s'annonçait pour le maraudeur.

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Hermione et Sirius arrivèrent sous les coups de sept heures trente dans la grande salle. Elle s'installa entre Rogue et Sirius, comme elle avait prit l'habitude de le faire depuis la rentrée. Et comme tous les jours, elle salua le professeur Rogue avec entrain et gaité. En revanche, une chose venait de radicalement changer. Pour la première fois, Rogue lui répondit !

- Granger, dit-il sans la moindre trace de sarcasme.

Pour le coup, le professeur Rogue pouvait se targuer d'avoir réussi à rabattre le caquet de la Miss-Je-Sais-Tout. Hermione écarquilla les yeux de stupeur, perturbé d'avoir enfin une salutation presque chaleureuse venant de lui. Oui, le simple fait qu'il prononce son nom de cette façon pouvait être traduit par une salutation chaleureuse. Après tout, c'était de Rogue qu'on parlait, il ne fallait pas non plus trop lui en demander. Devant l'absence de réaction de la gamine, le maître des potions tourna légèrement la tête et eut le loisir d'admirer l'effet qu'il avait eu sur son ancienne élève. Il se félicita intérieurement alors que la jeune Granger finit amorphe son petit déjeuner, trop choquée pour tenir une conversation cohérente ce matin.

Sirius ne remarqua rien non plus, piquant du nez dans son bol de porridge. Le petit déjeuner à la table des professeurs fut très silencieux et bien trop calme par rapport à d'ordinaire.

C'est à la fin du repas que la directrice vint trouver Hermione pour s'enquérir de son état de santé. Hermione bafouilla des excuses en devenant rouge écrevisse mais botta rapidement en touche lorsque la directrice tenta de discuter d'une aide quelconque. Elle prétexta devoir se rendre en classe, son cours allant bientôt débuter.

Elle hâta le pas et disparue de la grande salle, laissant à Sirius l'occasion de toucher quelques mots à Minerva sans qu'Hermione ne le sache.

Le premier cours de la semaine débuta. Un cours théorique avec tous les septièmes années. Hermione constata que les élèves passant leurs ASPICS dans la session extraordinaire s'étaient mis ensemble et s'entraidaient entre eux tandis que les autres se recoupaient surtout par maisons. Les serpentards étaient les plus lésés dans la classe. Hermione avait remarqué depuis la rentrée qu'ils subissaient la colère de leurs camarades. Nul doute que la bataille de Poudlard y était pour beaucoup. Parkinson était probablement la plus malmenée avec Malefoy. Elle avait voulu livré Harry à Voldemort et l'avait dit devant tous les élèves réunis le jour de la bataille. Quant-à Malefoy, il avait rejoint Voldemort sous les yeux de tout le monde, devant l'insistance de ses parents. Des actes que personnes ne voulait oublier, comme le constatait Hermione. Elle ne pouvait pas le leur reprocher, c'était compréhensible. Injuste peut-être, mais compréhensible.

- Bien, pour le prochain cours, j'aimerai que vous me fassiez un parchemin sur les sorts informulés. La technique, le fonctionnement, Pour les spé, nous commencerons à nous entraîner dès cet après-midi. Pour les non spé, j'aimerai que vous vous entrainiez à lancer le sortilège de bouclier ce mois-ci, en plus des cours pratique avec le professeur Rogue, informa Hermione. Pour ceux qui passent leur ASPIC la première semaine d'octobre, je vous attends ce soir à dix-huit heures, je vous donnerais les plannings de révisions et sachez que je me propose tout les soirs, entre dix-huit et dix-neuf heures à vous aider, ici. Annonça Hermione.

Tous acquiescerent. Ils avaient bien travaillés et avançaient rapidement à chaque cours. Même les élèves en difficulté arrivaient à assimiler les leçons rapidement. Hermione s'étonnait surtout des progrès de Neville. Bien qu'il n'était pas en spécialité défense, lui qui avait été durant des années un peu tête en l'air et un élève discret et moyen s'imposait en cours de défense. Vaincre Nagini et tenir tête à Voldemort lui avaient donné une grande confiance en lui, et Hermione l'en félicitait.

- Padma, Malefoy, j'aimerai vous parlez s'il vous plait, annonça Hermione alors que les élèves commençaient à quitter la salle de classe.

Les deux préfets en chefs restèrent à la demande d'Hermione. Une fois seule, Hermione parut soudain mal à l'aise.

- Je voulais encore vous remercier pour hier soir, souffla-t-elle mal à l'aise.

- Il n'y a vraiment pas de quoi Hermione, mais tu nous as fait une de ses peurs, lui avoua Padma.

- Il ne faut pas, c'est juste un problème que je dois régler… assura Hermione.

- Tu veux dire que ce n'est pas la première fois que ça t'arrive ? demanda la serdaigle d'une voix inquiète.

Hermione fit non de la tête, avoua ainsi son état de santé à ses deux élèves. Drago la dévisageait, toujours silencieux alors que Padma faisait la conversation.

- Ecoutez, j'aimerai que vous gardiez ça pour vous si ça ne vous ennuis pas, dit-elle en rougissant de gêne.

- Tu ne crois pas que justement, il faudrait que tout le monde soit au courant ? fit Padma hésitante.

- Non, surtout pas ! dit précipitamment Hermione.

- Granger, si tu refais ça devant quelqu'un d'autre, il faudrait que cette personne sache comment réagir, fit remarquer Drago en sortant enfin de son silence.

- S'il vous plait, gardez ça pour vous, insista Hermione presque implorant.

Padma échangea un regard avec Malefoy, ce dernier haussa les épaules. Finalement la serdaigle répondit pour les deux.

- D'accord Hermione, si c'est ce que tu souhaites, souffla Padma doucement.

Hermione les remercia avant de les congédier, ses premières années entrant dans la classe.

Le second cours se passa tout aussi bien que le premier et Hermione leur donna qu'un maigre devoir à rendre pour la semaine prochaine. Sirius vint la trouver pour se rendre dans la grande salle pour le repas. Une habitude qu'ils avaient prise dès le premier jour. Si on lui avait dit avant qu'elle ne vienne à Poudlard qu'elle et Sirius allaient devenir presque inséparables, elle n'y aurait jamais cru.

Hormis le côté impulsif de Sirius qui par moment, faisait ressortir son côté immature – notamment lorsque Rogue était concerné - , Hermione découvrait un Sirius attentionné, drôle, serviable et joviale. Il avait toujours le mot pour la faire sourire. Elle avait rapidement compris que les rares fois ou Sirius la poussait à l'exaspération était surtout pour la faire penser à autre chose lorsqu'elle semblait mal. Hermione trouvait ça adorable.

- Granger, il faudrait faire le point sur votre cours théorique, dit Rogue sans même la regarder.

Hermione le dévisagea, choqué qu'il s'adresse a elle. C'était la deuxième fois aujourd'hui et c'était perturbant. Elle laissa sa main tenant sa fourchette suspendu en l'air, son morceau de poulet à quelques centimètres de ses lèvres.

- Euh… oui, d'a… d'accord, bredouilla Hermione en le dévisageant avec des yeux ronds.

Hermione tourna la tête vers Sirius, lui faisant comprendre en un regard qu'elle trouvait le comportement de Rogue très louche aujourd'hui. Sirius haussa les épaules, ne cherchant pas à comprendre. De plus, Sirius faisait de gros efforts pour éviter les confrontations avec Rogue et ne pas le provoquer, ce que tous les professeurs avaient remarqué. Filius l'en avait même félicité le vendredi soir.

- Mais professeur, vous ne vouliez pas que cela se fasse par hibou ? finit par dire Hermione incertaine.

- Granger, vous avez décidé de trouver ça drôle de m'octroyer votre présence durant les repas, autant rendre utile votre… dérangement, grinça Severus.

- Je me disais aussi que ça ne vous ressemblez pas de me faire la conversation par pure gentillesse, tacla la jeune femme.

Rogue lui octroya le regard le plus noir qu'il avait en réserve alors qu'Hermione lui répondit par un sourire innocent. Elle fit rapidement le point sur le cours théorique avant de reprendre sa discussion avec Sirius.

- Sirius, tu as bien eu les élèves de quatrième et de première année ce matin ? demanda Hermione.

Ce dernier acquiesça d'un signe de tête alors qu'Hermione enchaîna.

- Donc, je suppose que les regards noirs qu'il y a dans notre direction et les messes basses, c'est a ton sujet ? demanda prudemment Hermione.

Sirius jetta un coup d'œil rapide sur les différentes tables et constata qu'Hermione avait raison. Il haussa les épaules, indifférent.

- Qu'est-ce qui c'est passé ?

L'animagus ne répondit pas de suite.

Quelques secondes plus tard, lorsqu'ils quittèrent la grande salle en direction de leur salle de classe, Sirius décida enfin à s'expliquer.

- Je crois qu'ils n'ont pas apprécié les interros surprises, dit-il avec un sourire en coin.

- Tu leur as fait une interro surprise ? Aux deux classes ? s'étonna Hermione.

- Ouais, sourit-il innocent, devant le regard insistant d'Hermione il finit par approfondir, si je te dis pourquoi, tu promets de ne pas t'énerver ? dit-il hésitant.

- Quand ça commence comme ça, je suis presque certaine que ça ne va pas me plaire… fit remarqué Hermione en croisant les bras tout en pivotant et s'arrêtant dans le couloir désert, faisant face à Sirius.

- Je leur ai foutu une interro parce que j'étais tellement fatigué que je me sentais pas de faire un cours normal, et j'en ai profité pour dormir un peu, avoua-t-il doucement.

Le visage d'Hermione commença à se teinté de rose ce qui n'était pas bon signe généralement. Mais contre toute attente, Hermione baissa les yeux, le regard sombre.

- Je suis désolé, souffla-t-elle.

Sirius s'attendait à ce qu'elle lui crie dessus et s'indigne, mais certainement pas à cette réaction. Hermione culpabilisait, et c'était bien la dernière chose qu'il voulait.

- Tu n'as pas à l'être Hermione, ce n'est pas ta faute, assura Sirius doucement.

- Si ça l'est ! C'est à cause de moi que tu es fatigué ! s'énerva Hermione.

- Non Hermione ! tu ne m'as pas forcé à passer la nuit avec toi ! Tu n'y es pour rien ! assura Sirius.

- Non, mais tu as passé la nuit avec moi, et de ce fait, tu as à peine fermé l'œil ! lança Hermione en tournant les talons.

- Hermione ! Arrête de culpabiliser. Crois moi, si j'ai passé la nuit avec toi, c'est parce que je le voulais ! assura Sirius en rattrapant Hermione par le bras, avant de la tenir une main sur chaque épaule, en plantant son regard dans le sien.

Des murmures s'élevèrent autour d'eux et les deux sorciers tournèrent la tête pour s'apercevoir qu'un bon nombre d'élèves étaient là, à les dévisager la bouche en o, choqués par la conversation qu'ils avaient surpris entre leurs deux professeurs. Hermione devint rouge pivoine alors que Sirius relâcha aussitôt Hermione, se passant une main dans sa chevelure sombre.

Il constata que les élèves de troisième année de Gryffondor et Serpentard qu'Hermione devait avoir pour le cours, ainsi que ses sixièmes années à lui, toutes maisons confondues n'en avait pas loupé une miette.

Hermione ordonna aux élèves de rentrer dans leur classe après avoir repris contenance, puis s'engouffra à son tour dans sa salle avant de fermer la porte, sans un mot pour Sirius.