Heya !

Nouveau chap !

J'ai relu et fortement modifié les premiers chapitres (en particulier le 1 et le 5) donc allez les relire.

J'ai un discord et un compte Twitch. Détails sur mon profil.

Bonne lecture !

Pilou.

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Chapitre 9 : Kumo Ni Tori

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Elle sprinta dans la salle de classe et referma la porte derrière elle juste à temps pour bloquer un tonfa. Elle se précipita vers Mukuro, qui était en plein rire maléfique, et lui mit un taquet derrière la tête.

_ Pourquoi t'es parti en avance ? Tu savais qu'il me courrait après !

_ Ba ! Tu es plus que capable de le battre, Hime-chan, pas besoin de moi pour faire diversion.

_ Mais je ne veux pas me battre contre lui, grogna-t-elle.

Mukuro n'en rit qu'encore plus. Elle grommela en se laissant tomber dans sa chaise, sachant que le préfet ne l'attaquerait pas dans la salle de classe. Il avait ses principes. Elle fut sortie de son apitoiement par une voix à côté d'elle.

_ Akane-chan ?

Elle leva la tête et fixa Sasagawa.

_ Qu'est-ce qu'il y a, Sasag... merde, pourquoi ton nom est aussi long ?

_ Ah, désolée, répondit-elle avec un sourire. Tu peux toujours juste m'appeler Kyoko. Et je voulais te remercier pour hier.

Elle secoua la main dans sa direction en reposant la tête sur son bureau.

_ Ouais, ouais, de rien. Mochida me tape sur le système depuis des lustres, de toute façon.

_ Stupide singe misogyne, marmonna Kurokawa. T'as bien fait de le remettre à sa place, Akane.

Elle hocha la tête, puis se plaignit :

_ Mais maintenant j'ai Hibari qui veut se battre avec moi ! Et j'ai pas envie...

_ Utilise l'autre singe comme appât.

_ Je le ferais, si cette idiot ne voulait pas aussi que je me batte contre Hibari...

_ Kufufu, je veux juste te voir lui mettre une raclée.

Elle lui jeta une gomme au visage, qu'il rattrapa sans difficulté et lui renvoya avec un nouvel éclat de rire.

_ Je te déteste, marmonna-t-elle.

Sasagawa rit légèrement en les voyant et demanda joyeusement :

_ Est-ce que tu veux passer du temps avec Hana-chan et moi plus tard ?

_ Non. J'ai autre chose à faire. Et c'est pas parce que je t'ai défendue devant cet idiot que je veux être amie avec vous.

_ Oh... D'accord.

Elle avait l'air clairement déçu, mais Nami s'en fichait. Elle ne comptait pas devenir amie avec elle, c'était tout. Kurokawa hocha la tête, elle s'y attendait, et tira son amie vers leurs places. Nami laissa retomber une dernière fois sa tête sur la table, décidée à ignorer le reste du monde jusqu'au début des cours.

Bien entendu, c'était sans compter sur Murphy.

_ Euh... Akane-chan ?

Elle soupira, avant de se redresser pour fixer Sawada.

_ Quoi ?

_ Juste... Mer... merci, p... pour hier.

_ Je l'ai pas fait pour toi. T'allais te casser comme un lâche. C'était pathétique.

Il recula, comme si elle l'avait frappé mortellement, puis baissa la tête, l'air piteux, mais elle s'en fichait. Il marmonna quelque chose et elle leva un sourcil, attendant qu'il répète. Il rougit et dit un peu plus fort :

_ Je pensais juste que tu... Que tu me voyais pas comme Dame-Tsuna, vu que tu m'as jamais appelé comme ça.

Elle soupira. Il avait vraiment l'air pitoyable, mais c'était aussi ce qui lui tapait sur les nerfs.

_ Sawada. Tu n'es pas pathétique parce que tu es Dame-Tsuna, tu es pathétique parce que tu refuses d'être autre chose que Dame-Tsuna. Tu n'essayes jamais. Tu laisses tomber dès qu'on te demande de faire quelque chose sans jamais essayer, et tu laisses le reste du monde te traiter comme de la merde sans chercher à résister. Tu es pathétique parce que tu as accepté d'être juste Dame-Tsuna et tu n'essayes pas de changer les choses, de devenir autre chose que ce que ceux autour de toi ont décidé que tu serais. Tu refuses de te tenir debout et de leur prouver qu'ils ont tord. Et quand on essaye de t'aider à être autre chose que Dame-Tsuna, à devenir quelqu'un, tu refuses d'essayer. Tu refuses de faire le moindre effort, parce que tu t'es laissé convaincre que ça servait à rien parce que tu es juste Dame-Tsuna.

Elle prit une inspiration, essayant de garder le rythme et son bégaiement sous contrôle, devant ses yeux écarquillés.

_ Il n'y a rien de mal à travailler en usine ou en tant que caissier pour le restant de ta vie, mais est-ce que tu n'as pas envie d'être plus ? Ou est-ce que tu comptes vivre aux crochets de ta mère jusqu'à sa mort ? Arrête d'être pathétique et reprend ta vie en main. Si t'en as mare d'être Dame-Tsuna, alors fais un effort, pour une fois dans ta vie, et sors-toi de ce rôle.

_ Facile à dire pour toi... T'as des amis et...

_ J'avais pas d'amis quand j'ai foutu une raclée à Mochida pour la première fois. Peut-être que j'ai l'aide de ma famille, mais ce que j'ai, mes capacités, je les ai obtenues en travaillant dur et en passant des heures et des heures à pratiquer. On n'obtient rien sans rien, alors arrête de rien foutre. Surtout maintenant que tu as un tuteur personnel.

Il écarquilla les yeux en la fixant avec une panique claire.

_ Tu... Tu sais pour Reborn !

_ Il est venu nous rendre visite. Vu que Mu, Ken, Kusa, et moi, on se dirige droit vers sa ligne de travail.

Il blanchit en entendant l'affirmation, comprenant clairement qu'elle parlait de la mafia. Elle savait qu'aucun d'eux ne voulait en faire partie, mais ils s'étaient rendu à l'évidence, qu'elle deviendrais probablement une tueuse à gage, ou chasseuse de prime. Elle se détourna de Sawada avec un dernier conseil :

_ Tu devrais regarder Naruto. Le gamin l'a pire que toi, et pourtant il ne laisse jamais tomber.

_ Kufufu, tu dis surtout ça parce que t'aime Kakashi.

Elle leva le nez au ciel en croisant les bras :

_ Il n'y a rien de mal à admirer un assassin compétent. En plus, il a un background intéressant.

_ Bien sûr. Tout comme Aizawa Shouta. Avoue-le, tu as un truc pour les profs au passé tourmenté.

Elle donna une tape dans l'épaule de son ami qui rit encore plus.

_ Oh la ferme...

Elle vit du coin de l'œil le gamin s'éloigner, la mine pensive. Elle se demandait s'il allait arrêter de faire l'idiot, puis haussa les épaules. Pas son problème.

Elle vit la porte s'ouvrir et Takeshi entrer, son bras en écharpe. Le garçon allait se diriger vers elle quand le prof arriva et leur dit de s'asseoir. On dirait que son maître avait suivi son conseil.

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-sSs-

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Lorsque la sonnerie du midi retentit, elle se leva, attrapa Takeshi par son bras valide, et le traîna à leur table pour manger avec eux. Ce dernier ne protesta pas et s'assit entre Ken et Chikusa avec un faux rire.

_ Ah, Nami-chan, vous ne mangez pas sur le toit aujourd'hui ?

_ Non, il y a Hibari.

_ Oh oui ! Il veut jouer avec toi, c'est ça ?

Elle grogna en laissant tomber sa tête sur la table, Mukuro lui tapotant l'épaule avec un rire amusé. Pourquoi est-ce qu'il avait fallu qu'elle montre ses capacités d'épéiste ?! Elle soupira en commençant à manger et commenta vers Takeshi :

_ Je vois que Shishou a suivi mon conseil. Comment va ton bras ?

_ Ah... Donc c'est pour ça que papa a insisté pour que je voie un docteur. Il a dit que si j'étais à deux doigts de le casser avec mon régime d'entraînement. Du coup, je suis interdit de baseball pour trois semaines...

Elle hocha la tête, contente de voir qu'elle l'avait arrêté avant qu'il ne se blesse gravement. Puis, elle lui tapota l'épaule avec un sourire rassurant :

_ Au moins il n'est pas cassé. Et peut-être que les idiots qui te servent de coéquipiers commenceront à se sortir les doigts du cul et arrêteront de fainéanter en te laissant faire tout le travail.

_ Mais... C'est mon job de gagner les matchs...

_ Connerie ! s'écria Ken. Un sport d'équipe se joue en équipe. Dans le club de foot, tout le monde travail dur pour gagner les matchs, on ne se repose pas juste sur un joueur pour tout faire.

Elle hocha la tête alors que Takeshi commençait à parler sport avec Ken. Au moins, il n'était pas trop déprimé. Mais elle comptait quand même garder un œil sur lui, il ne manquerait plus qu'il se dise que le dieu du baseball l'avait abandonné et n'essaye de sauter du toit.

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-sSs-

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Le soir venu, Takeshi l'accompagna chez lui, Mukuro ayant accepté de faire diversion pour qu'elle puisse être à l'heure. Ils arrivèrent en bon temps à Takesushi en discutant amicalement des cours et de kenjutsu. Le garçon la remercia aussi d'avoir parlé à son père et de lui avoir montré qu'il n'était pas aussi seul qu'il le pensait, surtout quand les membres du club l'avaient laissé tomber en voyant son bras.

Une fois dans le restaurant, Nami s'assit au comptoir en fixant Tsuyoshi avec impatience. Le chef rit avant de lui donner un plat.

_ Patience, Nami-chan. C'est presque l'heure de la fermeture.

Elle fit une moue boudeuse, mais commença quand même à manger tout en faisant ses devoirs. Takeshi la rejoignit rapidement, lui demandant son aide pour les sciences, qui étaient toujours ses meilleurs matières, en plus des langues.

Finalement, le chef ferma le restaurant et les guida enfin vers le dojo. Nami essayait vraiment de calmer son excitation, mais elle n'y pouvait rien, elle se doutait de ce qu'il allait lui donner et elle le voulait vraiment. Tsuyoshi les fit s'asseoir en seiza avant d'aller dans une salle attenante. Takeshi la regardait avec un amusement non-dissimulé face à son impatience. Elle se contenta de lui jeter un regard noir, avant de mettre en pratique ses années de méditation pour essayer de se calmer.

Tsuyoshi sortit de la salle, avec un long paquet sous le bras et un shinai en main. Il déposa les deux devant eux avant de s'agenouiller à son tour.

_ Tout d'abord, Nami-chan, je voudrais te parler de ceci.

Il saisit le shinai, qui, d'un mouvement, se transforma en katana. Il le reposa et il reprit sa forme précédente.

_ Il s'agit de Shigure Kintoki, un héritage de ta famille qui est passé de génération en génération, d'épéiste en épéiste. Il ne prend sa forme de sabre que quand il est utilisé avec le Shigure Soen Ryu. Ton père me l'a confié quand il a décidé de ne pas poursuivre la voie de l'épée, contrairement à moi. Maintenant que tu es prête à devenir une épéiste confirmée, il te revient de droit.

Il lui tendit et elle le saisit avec précaution, observant sérieusement l'objet dans ses mains. Elle savait qu'il s'agissait d'un héritage précieux. Cependant, elle savait aussi qu'il n'était pas pour elle. Elle le reposa en s'inclinant respectueusement en direction de son maître.

_ J'ai conscience de la valeur de Shigure Kintoki. Cependant, le style familiale pour lequel il a été créé ne me convient pas. De ce fait, je vous laisse le garder, jusqu'à ce que quelqu'un digne du Shigure Soen Ryu, puisse l'utiliser de nouveau. Que ce soit mes possibles descendants, ou les votre.

Tsuyoshi hocha la tête et s'inclina en acceptant l'arme en retour. Elle savait qu'elle reviendrait à Takeshi, quand il aura trouvé la volonté de marcher la voie de l'épéiste. Il en prendra soin et amènera le style vers de nouveaux sommets. Tsuyoshi saisit l'autre arme et la tendit calmement vers Nami. Elle prit une inspiration et l'accepta en s'inclinant de nouveau.

_ J'ai demandé à de vieux contacts de te faire forger ceci. Le métal de la lame est spécialement traité pour pouvoir canaliser ta volonté.

Elle écarquilla les yeux à ça. Les matériaux capables de canaliser les Flammes étaient rares et elle savait que des objets, que ce soit les anneaux, ou les armes, faits dans ce métal, étaient très rares et chers.

_ Il a dû vous coûter une fortune, murmura-t-elle.

_ Ah, pas tant que ça. J'ai beaucoup de côté et ces gars m'en devaient toujours une ou deux. Cependant, prends-en soin, d'accord ? Et fais-en bon usage.

_ Oui, Shishou.

Elle hocha la tête, complètement sérieuse, puis posa le paquet sur le sol devant elle et ouvrit les cordons fermant le tissue, dévoilant son katana. Elle écarquilla les yeux en le voyant. Le fourreau était d'un violet sombre, presque noir, gravé d'un motif argenté de loup hurlant à une lune cachée à moitié par des nuages, les extrémités étant en métal noir. Le sageo était en soie composite indigo et violet. La tsuba était ovale avec des motifs de nuages argentés et dans le même métal noir que les pièces du fourreau. Quant à la tsuka, elle avait un tressage de ito indigo sombre et violet.

Lentement, elle saisit la poignet et dégaina la lame, la tenant avec révérence devant elle. Elle était magnifique. Elle avait un motif propre aux katanas en kobuse hamon, celui-là ressemblant à s'y méprendre à de la fumée courant sur la lame. Cette dernière avait presque des reflet violet sombre quand la lumière la frappait sous le bon angle.

_ Il est magnifique, murmura-t-elle avec révérence.

_ Content qu'il te plaise. Il s'agit de Kumo Ni Tori, le nuage aux oiseaux. Qu'il te serve fidèlement.

Elle hocha la tête, avant de rengainer et de s'incliner de nouveau respectueusement :

_ Merci beaucoup, Shishou.

_ De rien.

Puis, Tsuyoshi eut un rictus carnassier en attrapant Shigure Kintoki et en se levant.

_ Et si on le testait ?

Elle se redressa aussitôt avec le même sourire carnassier. Elle se leva rapidement et se rendit brièvement dans la salle adjacent pour enfiler ses vêtements d'entraînement. Elle en ressortit, vêtue d'un hakama noir avec un kimono violet bordé de bleu, le katana attaché à son obi. Takeshi avait bougé pour s'installer sur le côté du dojo, prêt à observer son père et son apprenti à l'œuvre. Il venait à de plus en plus de séances d'entraînement, et elle se doutait qu'il allait très bientôt demander à être entraîné. Il avait beau jouer les civiles, elle savait qu'il était un épéiste, mais, encore plus, qu'il était un tueur naturel.

Elle dégaina et se mit en garde face à son maître. Ce dernier se mit en position avec sa propre arme. Elle savait que, même s'il se limitait au Shigure Soen Ryu, elle ne pourra pas gagner. Mais elle allait le faire travailler pour sa victoire. C'est pour cela, qu'au moment où le combat commença, elle activa ses Flammes pour la première fois lors de leurs séances. Nuage pour augmenter ses capacités et sa vitesse de récupération, ainsi que diminuer les effets de la gravité sur elle pour augmenter encore plus sa vitesse. Brouillard pour perturber les sens de son adversaire. Ce qui fut quasiment instantanément neutraliser par une vague de Flammes bleues. Elle sourit, parant, esquivant, attaquant. Elle devait lutter contre l'aspect tranquillisant de la Pluie bien plus puissante qu'elle, mais elle fini par la battre en utilisant son Nuage pour multiplier la Pluie autour d'elle par zéro. Elle commença aussi à jouer plus instinctivement avec la gravité, l'augmentant et la diminuant selon les besoins. Plus le combat avançait, plus sa maîtrise devenait précise et instinctive. Elle avait moins besoin de réfléchir pour savoir quand et où utiliser ses Flammes, quand et où frapper avec son katana.

Mais ce n'était pas suffisant. Alors qu'elle parvenait à entailler le bras de son adversaire, ce dernier en profita pour la désarmer, entaillant à son tour son côté, avant de plaquer sa lame sur sa gorge. Elle baissa les bras, lentement, la respiration saccadée, du sang coulant de nombreuses petites entailles sur son corps. Elle avait perdu. Mais elle avait aussi gagné, car elle n'était pas la seule à saigner.

Tsuyoshi retira son épée, lui donnant un coup sur le côté pour lui rendre son apparence normal et hocha la tête, un sourire plus que satisfait sur le visage.

_ Bien joué, Nami-chan. Encore quelques années, et tu m'auras surpassé.

Elle lui sourit, puis s'inclina respectueusement :

_ Merci, Tsuyoshi-Shishou.

Elle récupéra son katana et vérifia qu'il était toujours intact, avant de le rengainer lentement.

_ Wow...

Ils se tournèrent vers Takeshi qui les regardait avec admiration.

_ Papa est vraiment fort. Nami-chan aussi. C'était magnifique !

Il se leva, puis se dirigea vers son père, avant de s'incliner à 90° et de demander :

_ S'il te plaît, papa, apprend-moi la voie de l'épée !

Tsuyoshi l'observa un long moment, Takeshi gardant son regard fixé dans ses yeux. Puis, l'homme finit par hocher la tête avec un large sourire, fierté visible dans son regard.

_ Très bien, Takeshi. Dès que ton bras sera guérit, je commencerais ton entraînement. En attendant, tu peux continuer à nous regarder et à apprendre.

_ Haï !

Elle sourit, satisfaite de voir que le garçon avait trouvé sa voie avant d'entrer en contacte avec le canon. Qui sait vers qui il se tournera, Tsuna, ou sa sœur d'apprentissage ?

Tsuyoshi et elle traitèrent leurs blessures, les siennes quasiment refermées grâce à ses flammes, et elle rentra chez elle, Kumo Ni Tori dans un sac dans son dos.

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Lorsqu'elle arriva chez elle, elle montra fièrement son katana à ses parents, ainsi qu'à Mukuro, Ken et Chikusa. Ils fêtèrent ensemble son avancée dans son apprentissage autour du dîner.

Puis, une fois les festivités calmées, elle monta dans sa chambre avec les trois garçons et Mukuro créa une barrière de silence. Il commença la discussion sans tourner autour du pot :

_ La mafia est là et nous a déjà repéré. La question est, qu'est-ce qu'on va y faire ?

_ Je voudrais dire de ne pas s'en mêler, pyon, fit Ken. Mais j'ai conscience qu'on ne pourra pas y échapper.

_ C'est vrai, confirma Chikusa. Pas avec les capacités de Nami-san et Mukuro-sama. Ken et moi pouvons peut-être passer inaperçus, mais on refuse de vous abandonner.

Ils hochèrent tous la tête, ils en avaient tous conscience. Nami soupira avant de déclarer :

_ Je vais suivre la voie de l'épée. Et cette époque n'a pas besoin de samouraï ou de ronin. Je sais aussi que Mukuro me suivra où que j'aille. Maintenant qu'on a établi qu'on ne peut pas rester hors de la mafia, il faut décider comment on y entre.

_ Kufufu... Je suppose que tu as un plan.

_ Peut-être. On sait que Reborn est là pour former Sawada, même si on ne sait pas encore pourquoi. Mukuro, est-ce que tu peux te renseigner ?

_ Déjà fait. Il est le seul héritier restant de la famille Vongola.

_ Qu'est-il arrivé aux autres ?

_ Trois morts, un disparu après un coup d'état raté.

_ Donc leur famille a perdu quatre héritiers, adultes, sans héritiers eux-même, en rapide succession ?

_ C'est ça, oui.

Mukuro savait qu'elle avait besoin d'apprendre les choses d'autres sources pour en parler, c'était pour cela qu'il s'était renseigné dès l'arrivée de Reborn.

_ Pas une famille qu'on veut rejoindre, donc, fit Ken. S'ils sont même pas foutu de protéger leurs héritiers et que le prochain boss est aussi pathétique que Sawada...

Elle hocha la tête, totalement d'accord avec lui.

_ Est-ce que tu sais quelles autres familles sont dans l'Alliance ? Ou si Reborn a réussi à former un autre boss ? Peut-être que ça nous donnera une idée de son talent en tant que tuteur, voir s'il pourra faire quelque chose de Sawada.

Mukuro la fixa un instant dans les yeux et elle inclina brièvement la tête, le dirigeant dans cette direction. Il hocha la tête.

_ Je me renseignerais. Il reste à déterminer nos rôles.

_ Je pensais à collecteurs d'infos. Tu es doué pour ça, je peux facilement les trier et organiser avec Chikusa et Ken. Avec une possibilité de faire des assassinats si les cibles le méritent.

Ils y réfléchirent tous un moment. Aucun d'eux n'aimait la mafia, mais ils avaient conscience que c'était là qu'ils avaient leur place. Finalement, Mukuro hocha la tête.

_ C'est des rôles qui me conviennent. On devrait collecter le plus d'info possible sur la famille qu'on décidera de rejoindre pour leur prouver notre compétence.

Ils hochèrent tous la tête, Ken et Chikusa suivant la décision de leur boss. Collecteurs d'info et assassins, deux rôles qui leur convenaient.

Ils continuèrent de discuter des détails jusque tard, finissant par tous dormir dans sa chambre, Mukuro avec elle et les deux autres dans des futons.

Les choses changeaient. Elle espérait juste que ce soit pour le mieux.

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Et voilà !

Avis ?

Pilou.