Avant toute chose, j'espère que tout le monde va bien...physiquement du moins. Je n'ai pas vraiment réfléchi à la date de publication de ce chapitre, je ne le fais jamais, mais finalement pourquoi pas aujourd'hui? Un peu de douceur et qq mots pour s'échapper de cette réalité un instant ne peut pas faire de mal.
Faites attention à vous 3
Chapitre 11 : Apprendre à te connaître
Encore merci pour les reviews et votre enthousiasme et Bienvenue aux ptits nouveaux!
*C0meWhatMay : ahah bizarrement tu n'es pas la seule à affirmer être derrière le compte ArméedeKlaine ;) La meilleures armée du monden tout ce qu'on veut c'est de voir des gens heureux!
*AnnaKlaineuse : J'aime quand on aime le Kurtbastian (en mode amis hein) et tu vas comprendre assez vite ce qu'il en est pour Blaine.
*IheartIns : Patience patience :p Peut-être que Klaine se retrouve dans ce chapitre qui sait?!
*mamstaz : Eric prend soin de ses garçons donc quoi qu'il aie à annoncer il fera de son mieux pour les protéger. Jacob est horrible et oui il faut se méfier de lui. Pfiou encore heureux qu'on a l'amitié KurtBastian et notre Klaine d'amour pour aller mieux.
*unpassant : ahah merci pour ta review qui m'a bien fait sourire :) Te prends pas la tête si tu ne veux pas écrire je peux comprendre et si tu veux écrire même si c'est pour dire quelque chose de "banal" dis toi que même ça me rend super heureuse parce que je me dis que je ne fais pas ça pour rien! Ceci-dit ton expression de "putain d'orgasmique" était tout à fait acceptable je trouve! J'aime le concept lol
*Rose1404 : Merci! J'espère que la suite te plaira tout autant!
Voili Voilou et encore un grand merci à mes lectrices / correctrices ClaireGleek78 et Higu
Bonne lecture!
La distance est l'une des étapes les plus difficiles à surpasser pour les récentes âmes sœur retrouvées. Le désir de l'âme d'être finalement entier est peut être écrasant et même quand un lien n'est pas encore forgé, il existe une connexion entre les âmes. Des âmes sœur qui sont obligées de se séparer dans les premiers temps de leur relation ont plus de difficultés à construire les fondations de leur amour. Construire les fondations loin l'un de l'autre nécessite beaucoup de force de la part des deux âmes et ceux qui réussissent auront alors un lien beaucoup plus fort que la plupart. Toutes les âmes ne sont pas assez solides pour supporter la séparation et ces relations peuvent alors s'effondrer sous la pression. Les âmes sœurs qui font la bêtise d'être intime dès la rencontre pour ensuite prendre différents chemins ont peu de chance de réparer un jour les dommages émotionnels. Ces âmes finissent souvent par se perdre dans le vide laissé et si elles ne font pas très attention, l'obscurité viendra les prendre tout entières.
Extrait de : Ce que le lien signifie
Chapitre : Les stages du lien
Blaine ferma ses yeux et prit plusieurs profondes inspirations. Son cœur cognait très fort et son sang bouillait, enragé. Il essaya de compter jusqu'à dix. Il essaya de ne pas faire une crise. Mais sans sa tête il revoyait les vidéos et sa colère grandissait de plus belle. Eric ne voulait pas le lui dire. Il n'avait pas voulu montrer à Blaine le site internet qu'il avait trouvé. Mais il savait qu'il n'avait pas le choix et maintenant il devait calmer Blaine avant qu'il ne fasse quelque chose qu'il regretterait.
« Blaine je sais que tu es en colère, » commença Eric mais Blaine le coupa brutalement.
« En colère ? Tu penses que je suis en colère ? » coupa-t-il, se levant si soudainement que le pc portable en tomba presque de la table. « Je ne suis pas en colère, je suis furieux ! »
« Mais il faut que tu te calmes, » implora Eric d'une voix gentille mais ferme.
« Comment puis-je me calmer alors que Kurt se fait tyranniser à l'école ?! » cria Blaine en montrant du doigt son pc portable. « As-tu regardé ces vidéos ? Il se fait harceler par des étudiants et des professeurs ! Putain comment veux-tu que je garde mon calme ? » Blaine pensait que Kurt plaisantait quand il disait que l'administration du lycée se fichait de son bien-être. Il espérait que le harcèlement n'était pas si mauvais après tout. Mais après avoir regardé quelques vidéos du site de Jacob Ben Israel, Blaine savait que c'était bien pire que ce qu'il pensait. « Et bon sang, qui c'est ce gamin, ce Jacob Ben Israel ?! Qui est-il et pourquoi il se permet de poster ce genre de merde sur internet ?! »
Eric se passa la main dans les cheveux et soupira. Ce n'était jamais bon signe quand Blaine commençait à jurer. Il n'était pas du genre à dire des gros mots et quand il le faisait Eric savait que la colère s'emparait de lui. « D'après ce que j'ai compris, c'est un peu comme le paparazzi de McKinley. Je comprends que tu sois furieux Blaine. Je le serais aussi. Mais il faut que tu te calmes. » Blaine lui envoya un regard noir mais ne dit rien, ses mains placées sur ses hanches. « Je te connais B., je sais que tu es déjà en train de penser à toutes les façons de corriger ce problème mais tu ne le peux pas. »
« Tu parles que je ne le peux pas ! » dit Blaine, les dents serrées.
« Tu ne le peux pas, » répéta Eric, il se leva pour regarder Blaine droit dans les yeux. « Du moins pas pour l'instant. Il faut que tu sois malin là. Tu ne peux pas appeler l'école parce qu'il est évident qu'ils s'en fichent et tu ne peux pas juste débarquer dans le lycée et donner des ordres et menacer ce gamin. » Blaine détourna le regard, ne voulant pas admettre que c'est exactement ce à quoi il avait pensé. « Mais il faut qu'on fasse quelque chose. Il y a environ trois ans d'archives sur le site et même s'il semble que le harcèlement ait diminué, la dernière chose dont on aie besoin c'est que le médias aient accès à ces images. Je n'ai pas eu de mal à trouver le site et une fois que toi et Kurt serez publics, n'importe qui ayant internet pourra aussi le retrouver. »
Et on est censé faire quoi alors ? » demanda Blaine avec une teinte de désespoir.
Eric posa sa main sur l'épaule de Blaine et la serra de façon réconfortante. « J'ai une idée, mais je ne veux rien faire tant que tu n'en parles pas à Kurt. Si on le fait avant de le prévenir, je peux te garantir que Kurt t'en voudra beaucoup. »
Blaine pouffa et secoua la tête. « Je suis sûr qu'il sera de toutes façons en colère que je sois allé fouiller derrière son dos alors qu'il m'avait dit de ne pas m'en mêler, » grommela-t-il.
« Raison de plus pour lui en parler d'abord. Si on est malin, on peut faire en sorte que le site disparaisse mais il faut que tu me fasses confiance. »
Blaine acquiesça à contre cœur. « D'accord. C'est quoi ton idée ? »
Les jours passaient, et Kurt et Blaine en apprenaient de plus en plus l'un sur l'autre. Ils parlaient de leurs hobbies et de leurs films préférés, ils discutaient joyeusement de littérature ou de musique, et ils se confiaient leurs espoirs et leurs rêves. C'est ainsi que Kurt apprit que Blaine était un geek qui adorait les comics et qui souvent mettait des déguisements qui l'empêchaient d'être reconnu pour pouvoir aller à certaines conventions de jeux vidéos. Blaine, quant à lui, apprit que Kurt avait une passion profonde pour Broadway et un don pour les habits de haute couture. Kurt découvrit aussi que Blaine avait le vertige ce qui provoquait pas mal de mauvaises blagues sur le fait qu'il ne soit pas très grand de la part des garçons et Blaine découvrit que Santana était la meilleure amie de Kurt depuis l'école primaire.
Pendant l'un de leur rendez-vous Skype tard le soir, Blaine, endormi, avait admit avoir regardé la vidéo que Santana lui avait envoyée, à plusieurs reprises, et Kurt, embarrassé, admit la même chose. Cette conversation en particulier avait été remplie de visages rougissants et de confessions susurrées entre les deux. Pendant ces aveux, Blaine parla de certaines fantaisies qu'il aimerait réaliser et Kurt dévoila le cadeau d'anniversaire de Santana. Blaine l'avait supplié de lui montrer, incapable de croire que son âme sœur avait un gode appelé le Ass-Berry Raspberry. Mais il avait beau faire la moue et le provoquer, Kurt refusa de le lui montrer.
« D'accord, ne me le montre pas. Je le verrai quand je viendrai te rendre visite, » dit Blaine séducteur avec un sourire charmeur ce qui fit rougir Kurt si profondément que Blaine dû se retenir de se toucher. Il aimait que Kurt puisse être à la fois innocent et sexy et il avait hâte d'explorer et d'expérimenter tout avec lui.
Il y avait un sujet qu'ils évitaient pourtant, le lycée McKinley. Kurt faisait de son mieux pour ne pas parler de ce qui lui arrivait à l'école, toujours inquiet de savoir comment Blaine allait réagir à tout le harcèlement qu'il subissait. Et pendant ce temps là Blaine se forçait à ne pas poser des questions qui pourraient attirer les soupçons de Kurt. Ils sentaient tout les deux cette tension mais aucun ne la commentait, attribuant cela à la distance qui les séparait. Ils ne voulaient pas créer des problèmes si tôt dans leur relation alors ils ignoraient ce malaise et se concentraient à se faire sourire l'un l'autre.
Le premier mois fut une totale torture, ils se manquaient désespérément. Les jours où ils pouvaient se parler sur skype, la douleur dans leurs cœurs était plus facile à ignorer. Mais la plupart des jours, ils n'avaient que des moments de cinq minutes de libre entre le planning de la tournée, les entraînements des Cheerios, les répétitions du Glee club, et ces jours étaient les pires. Ces nuits là, Kurt s'endormait en pleurant, tout en écoutant ses enregistrements personnels de Blaine, et Blaine passait son temps à regarder en boucle les vidéos que Santana lui envoyait de Kurt à l'école, tout en serrant Sir Devon dans ses bras contre son cœur, comme si sa vie en dépendait. Ils géraient cette nostalgie du mieux qu'ils le pouvaient, mais c'était difficile et aucun des deux ne savait combien de temps ils tiendraient encore.
Pendant ce temps là, Kurt fit un peu mieux la connaissance de Sebastian. Ils échangèrent leurs téléphones quelques jours après s'être parlé sur twitter et doucement mais sûrement ils construisaient leur amitié. Sebastian ne tournait pas en ce moment donc il lui était facile d'être en contact direct avec Kurt et il en profitait. Kurt devenait comme un petit frère pour lui et il aimait apprendre à le connaître. Au départ Kurt trouvait cela étrange, recevoir des messages ou des appels de Sebastian comme s'ils étaient de vieux amis. Mais il devait admettre que ça ne le dérangeait pas. Pouvoir parler à Sebastian, quelqu'un qui connaissait bien Blaine, l'aidait à atténuer un peu la douleur dans son cœur, même si ce quelqu'un était complètement odieux la plupart du temps.
« Sérieusement je te déteste vraiment là, » rétorqua Kurt et Sebastian ne put qu'éclater de rire. C'était mercredi soir et ils étaient au téléphone depuis plus d'une heure. Kurt essayait désespérément de convaincre Sebastian de lui dire dans quel film il allait tourner mais Sebastian refusait de donner le moindre détail. « Tu as gagné. Tu n'es pas invité au mariage. »
« Voyons Hummel. Il n'y a pas moyen que Blaine te laisse prendre cette décision et tu le sais, » répondit-il d'un air suffisant.
Kurt grogna bruyamment et Sebastian rit. Kurt était bien trop amusant. « D'accord c'est vrai. Mais s'il te plaît, s'il te plaît, dis le moi ! Je meurs là ! »
« Tu sais que pour des raisons légales, je ne peux pas te le dire, » lui précisa Sebastian et Kurt se renfrogna à l'arrogance du ton qu'utilisait Sebastian. « Tu me demandes d'être hors la loi et je ne pense pas pouvoir le faire. »
« Oh allez, » gémit Kurt impatient. « Ce n'est pas comme si j'allais le raconter à tout le monde ! S'il te plaît dis le moi ! »
Sebastian soupira de manière ultra dramatique, un sourire en coin. « Désolé Kurt. Je ne peux pas. Tu vas devoir attendre, comme tout le monde. »
« Grrr ! Tu es quelqu'un de terrible et je te déteste ! » déclara Kurt. Sebastian ne put qu'en rire de plus belle. « Je vais raccrocher maintenant. Je ne veux plus te parler. »
« Salut ! » cria Sebastian avec un éclat de rire mais Kurt ne répondit pas. Ce n'était pas la première fois que Kurt lui raccrochait au nez.
Exaspéré, Kurt envoya un message à Blaine.
De Kurt Hummel :
Je déteste Sebastian passionnément.
De Blaine Anderson :
Lol. Il ne veut toujours pas te dire dans quel film il va jouer, n'est-ce-pas ?
De Kurt Hummel :
Non, et donc je le déteste. Tu es libre pour parler ce soir ?
De Blaine Anderson :
Je suis désolé mon amour. Je vais faire ce que je peux pour qu'il te le dise.
Pas ce soir. :( Mais je te promets qu'on se parlera demain dès que tu reviens de l'école.
Kurt soupira tristement et essuya une larme.
De Kurt Hummel :
:( D'accord. Tu me manques. On se parle demain. Bonne nuit.
De Blaine Anderson :
Toi aussi tu me manques mon amour. Bonne nuit.
Blaine regarda son téléphone fixement et résista à ne pas appeler Kurt pour appeler Sebastian plutôt.
« Salut le tueur, » le salua Sebastian un peu trop innocent. « Qu'est-ce qu'il se passe ? »
Blaine attrapa un tshirt et le plia, puis le posa près de sa valise. « Seb, je croyais que tu allais le dire à Kurt ? »
Sebastian rit et Blaine secoua la tête. « J'allais le faire mais c'est tellement plus drôle de le provoquer. Il vient de passer une heure à me crier dessus et c'était trop drôle. Il est plutôt divertissant. »
Blaine hocha la tête en souriant. « Oui c'est vrai. Mais attends qu'il l'apprenne. Il va vouloir être ton meilleur ami, » se moqua-t-il et Sebastian rit. « Je suis sérieux mec. Il adore ce livre, toute la série en fait. Il va devenir dingue quand il saura que tu es un des personnages principaux. »
« Et c'est pourquoi je ne lui ai pas dit, » le raisonna Sebastian. « Il a besoin de fanboyer comme les autres. »
Blaine roula des pantalons et les mis de côté. « Quand vas-tu l'annoncer ? J'ai pu garder le secret jusqu'à présent mais je ne suis pas sûr de pouvoir le faire une fois face à lui. »
« Je ne peux pas le faire avant demain soir. La prod va annoncer officiellement le casting samedi matin, » lui dit Sebastian. « A quelle heure est ton vol ? »
« A 9 heures. Je serais chez les Hummel quand Kurt rentrera des cours, » répondit Blaine excité. Les Warblers avaient une pause de quatre jours et Blaine allait utiliser ce temps pour aller voir Kurt. Wes et David allaient tout deux en Californie rejoindre leurs épouses et Jeff et Nick restaient dans le bus de la tournée qui partait du Minnesota en direction du Dakota du Sud.
« Et il ne sait pas que tu y vas ? »
« Non. J'ai évité de trop lui parler cette semaine parce que je ne voulais pas gâcher la surprise. » Blaine prit un moment pour respirer car l'émotion l'envahissait. « Je deviens fou là Sebastian. Encore heureux qu'on a ces quelques jours, parce que honnêtement je ne pense pas pouvoir tenir plus longtemps sans le voir. »
Sebastian rit doucement. « Je n'en doute pas, » dit-il et Blaine reconnut immédiatement la douleur dans sa voix. « Je dois y aller mais bon voyage. Je t'enverrai un message quand je l'annoncerai. Essaie d'enregistrer sa réaction pour que je vois ça. »
Blaine rit doucement. « Je le ferai. »
Plus tard ce soir là, Sebastian s'assit à son bureau avec sa bouteille de Bourbon de haute qualité et un verre à moitié rempli. Il fit tourner le liquide couleur ambre avant d'en prendre une lente gorgée, ses yeux fixés sur l'écran de son ordinateur. Il s'était promis de ne pas envoyer de mail à Hunter. Il s'était juré qu'il ne perdrait plus son temps à supplier son âme sœur. Mais le fait de connaître l'âme sœur de son meilleur ami lui avait donné envie de réessayer. Il détestait l'admettre mais il était jaloux. Il était heureux pour Blaine, vraiment. Blaine avait été présent pour lui quand tout le monde l'avait abandonné et rien que pour cela il lui en serait éternellement reconnaissant. Mais il ne pouvait s'empêcher d'être envieux. Blaine était heureux et amoureux alors que lui était misérable et seul. C'était nul.
Sebastian avait la réputation d'être un séducteur sans cœur, une réputation que bien trop de monde, son âme sœur inclu, croyait. Mais il n'était pas comme cela, pas exactement. Plus maintenant. Il avait fait l'erreur de sortir et de fréquenter quelques mecs au début de sa carrière et depuis il était le playboy d'Hollywood. Les médias adoraient faire de lui un mauvais garçon et Sebastian avait appris à gérer la situation du mieux qu'il pouvait.
En vérité, il n'avait pas couché à droite et à gauche depuis que Blaine lui avait rendu un grand service plus de trois ans auparavant et il n'avait aucune intention de recommencer. La seule personne avec qui il voulait être était Hunter et si cela signifiait qu'il devait se familiariser avec sa main droite pour le restant de ses jours et bien tant pis. Sebastian frissonna en y pensant. Hunter n'allait pas le détester jusqu'à la fin de ses jours quand même, si ? Sebastian finit son verre, tressaillant à peine à la sensation bien connue de brûlure et se servit un troisième verre. Avec une profonde inspiration, il commença un nouveau mail pour son âme sœur. Un mail que Hunter allait pour sûr encore ignorer.
Hunter,
Je sais que tu me détestes mais il faut qu'on parle.
Sebastian secoua la tête et effaça. Il en avait déjà écrit beaucoup avec cette même première phrase.
Mon cher Hunter,
Aucun mot ne pourrait exprimer à quel point je suis désolé pour tout.
Sebastian pouffa et effaça le message. Il n'était pas poète et il n'était pas un romantique désespéré. C'était plus le genre de Blaine. Il pianota ses doigts sur le clavier avant de décider une approche différente, une qu'il évitait depuis des années.
Hunter,
Je ne peux plus continuer ainsi.
Je passe mes journées à penser à comment je pourrais me faire pardonner. Je pense à toutes les façons dont je pourrais m'excuser et rien de tout ce qui me vient à l'esprit n'est assez bien. Non pas que ce soient de mauvaises idées, mais parce que tu es un snob arrogant qui n'apprécierait pas le geste de toute façon. Tu penserais que je ne suis pas sincère et que j'essaie juste d'acheter ton affection, ce qui n'est pas le cas. J'essaie simplement d'établir une connexion avec mon âme sœur, une véritable connexion, et que tu veuilles l'admettre ou pas, toi Hunter Nolan Clarington, tu ES mon âme sœur.
Je suis fatigué d'être le seul à essayer. Je suis fatigué de t'envoyer des mails que tu ignores. Je sais que tu souffres autant que moi. Pourquoi résistes-tu ? Pourquoi tu me résistes ? Quatre ans, Hunter. Ne penses-tu pas qu'il est temps qu'on y travaille ? Je doute que tu crois en moi, mais je pense à toi chaque jour. Je pense à comment les choses pourraient être différentes si on se donnait une chance. Ça me fait tant de peine de rentrer le soir dans une maison vide alors que je devrais rentrer le soir pour retrouver l'amour de ma vie. Pour te retrouver toi.
Je t'offre une dernière chance. Je ne peux pas m'accrocher à quelque chose qui n'existe pas. Je souffre trop. Nous avons besoin d'avancer ou alors j'ai besoin de passer à autre chose. S'il te plaît Hunter, avançons ensemble. Je ne peux pas le faire sans toi.
Je pars dans six semaines en Europe et je ne reviens pas avant des mois, des années peut-être. Je te veux à mes côtés. Pour une fois dans ta vie, ravale ta fierté et accepte mon offre. S'il te plaît mon amour, je t'en supplie. Viens avec moi.
Es-tu partant ou non ?
-Sebastian-
Sebastian lu et relu son email une douzaine de fois avant de cliquer sur envoi. Maintenant il ne pouvait qu'espérer.
Hunter leva les yeux des copies qu'il était en train de corriger quand son ordinateur l'informa d'un nouvel email. Il n'avait pas besoin de l'ouvrir pour savoir qu'il était de Sebastian. Son âme sœur, s'il pouvait l'appeler ainsi, lui envoyait des emails régulièrement de façon mécanique. Il soupira et retira ses lunettes, pour les poser sur son bureau. Il envisagea de ne pas l'ouvrir comme à chaque fois qu'il recevait un email de Sebastian. Mais au bout du compte il avait besoin de savoir ce que Sebastian avait à lui dire.
Son cœur battait irrégulièrement alors qu'il lisait le mail encore et encore. Sebastian lui donnait un ultimatum ? Est-ce qu'il s'attendait vraiment à ce que Hunter abandonne tout et aille se balader en Europe avec lui ? Il était celui qui devait ravaler sa fierté ? Plus Hunter lisait le mail plus il était en colère. Mais pour qui Sebastian se prenait-il bon sang ? Ce n'est pas parce que le Destin avait décidé de les mettre ensemble que ça devait actuellement fonctionner. Et Hunter avait appris cela à ses dépens, lui et Sebastian étaient le pire couple qu'on ait pu réunir. Il étaient tous deux impétueux et têtus. Le Destin leur avait joué un tour cruel en les mettant ensemble. Hunter en était certain.
Je doute que tu crois en moi, mais je pense à toi chaque jour.
Hunter ne le croyait pas. Les derniers tabloïds de la presse qui montraient Sebastian avec un blond en boîte lui prouvaient le contraire. Comment Sebastian peut-il penser à moi alors qu'il passe son temps à baiser n'importe quel mec qui lui fait de l'oeil ?
Je ne peux pas le faire sans toi.
Hunter voulait y croire. Vraiment. Mais il savait que c'était un mensonge. Sebastian n'avait pas besoin de lui. Il se débrouillait très bien sans lui. Tout ce que voulait Sebastian c'est qu'il le suive comme un petit chien. Mais dès qu'il en aurait assez de lui, il le jetterait et irait chercher quelqu'un d'autre. Hunter s'était juré il y a de cela des années qu'il n'entrerait pas dans son jeu et il n'avait aucune intention de briser cette promesse. Sa décision était prise, il répondit au mail. Au moment où il cliqua sur envoi, il sentit son cœur se déchirer dans sa poitrine. Qu'est ce que j'ai fait ?
Sebastian faisait les cents pas, anxieux, en buvant son bourbon et cliquant sur 'actualiser' toutes les cinq minutes. C'était une habitude qu'il avait prise à chaque fois qu'il envoyait un mail à Hunter. Il attendait des heures et quand il comprenait qu'il n'aurait pas de réponse, il noyait son chagrin dans le whisky avant de laisser la douleur l'envahir complètement. Alors qu'il se servait son quatrième verre, il actualisa la page et fut choqué de voir que Hunter lui avait répondu. Il ouvrit le mail en tremblant.
Non.
« Non, » murmra Sebastian, secouant sa tête comme un fou. « Non, non, NON ! »
Sebastian jeta son verre contre le mur, le son des éclats de verre était couvert par ses cris désespérés. Il jeta sa chaise et son ordinateur, enragé. Il attrapa la bouteille et la jeta également avant de tomber à genoux, son corps brisé sous les sanglots. Il se coucha en position fœtale et pleura jusque tard dans la nuit jusqu'à ce qu'il soit exténué et s'endorme de fatigue. Quand il se réveilla quelques heures plus tard, il ne ressentait aucune émotion, aucune douleur. Il était complètement engourdi. Il observa la pièce où il était et vit le vacarme mais s'en fichait. Peu importe. Plus rien n'avait d'importance désormais.
Jeudi après midi, Kurt était assis au dernier rang à côté de Quinn alors que Rachel ne se taisait pas sur le fait qu'elle méritait le solo pendant que Santana la contredisait en signalant qu'il fallait donner la chance aux autres aussi. Kurt n'avait pas besoin d'écouter la discussion pour savoir ce qu'elles disaient. C'était la même dispute depuis des années, et honnêtement Kurt n'en avait que faire. Tout ce qu'il voulait c'était rentrer chez lui pour parler à Blaine. Il soupira longuement et jeta un regard à Quinn, en souriant voyant sa tête. Elle se mordillait la lèvre inférieure tout en fixant Santana comme si elle était la plus belle créature de la planète.
« Continue à la fixer ainsi et ton secret ne restera pas secret longtemps, » susurra-t-il dans son oreille et Quinn détourna immédiatement son regard. Elle n'avait pas voulu avouer à Kurt qu'elle avait des sentiments envers Santana, et combien elle voulait être avec elle, la toucher. Mais Kurt était assez perspicace et il l'avait confronté après l'avoir surpris en train de la fixer toute la semaine. Admettre ses sentiments à Kurt équivalait à se les admettre à elle-même et maintenant les vannes étaient ouvertes, et elle ne savait pas comment les fermer.
« Je ne peux pas m'en empêcher, » murmura Quinn sèchement. « J'essaie, ok ? »
« Peut-être que tu devrais arrêter d'essayer et juste tenter ta chance, » lui suggéra Kurt, et c'était pas la première fois mais Quinn lui jeta quand même un regard noir. Kurt haussa les épaules et se rassit à sa place.
« - Je suis la chanteuse la plus qualifiée et il ne serait pas sage de - »
« Passe à autre chose Berry ! J'ai beaucoup plus de talent que toi et je suis putain de plus sexy que toi ! J'en ai marre que tu aies tous les solos merde. Tu n'es pas la seule star ici ! »
Kurt leva ses yeux au ciel et prit son téléphone pour envoyer un message à Blaine. Mais juste au moment où il allait le faire, le visage de Blaine apparut sur son écran indiquant qu'il appelait. Kurt répondit vite.
« Salut, attends deux secondes. » dit Kurt en descendant les marches de la salle.
« Kurt où vas- »
« Je reviens, M. Schuester, » le coupa Kurt. « Il faut que je prenne cet appel. De toute façon j'en ai marre d'écouter ces deux garces. Tana a raison et Rachel doit passer à autre chose, » dit-il en sortant de la pièce alors que la dispute continuait de plus belle. Kurt secoua la tête. M. Schue se devait de prendre les choses en main avant que Santana n'étrangle Rachel. « Hey, désolé. Je suis encore au lycée donc je ne peux pas être long. Qu'est-ce qu'il se passe? »
« Je voulais juste te parler, » répondit Blaine. « J'ai cru que tu serais déjà rentré des répèts de Glee. Est-ce que tout va bien ? »
Kurt se pencha contre le mur et jeta un regard au couloir vide. « Ouais tout va bien. Juste les trucs habituels, Rachel qui s'approprie les projecteurs pendant qu'on cherche comment la tuer, » dit-il, ce qui fit rire Blaine. « Tu pourras quand même parler quand je serais à la maison ? Je pense qu'on en a pour un moment encore. »
« Bien sûr mon amour. J'ai mon après midi de libre. Je suis tout à toi, » répondit Blaine. Quelque chose dans la phrase de Blaine éveilla les soupçons de Kurt mais il décida de ne pas y penser. « Retourne à tes répèts et on se voit bientôt d'accord ? »
« Ouais, d'accord, » grogna Kurt, ne voulant pas retourner en classe. « Je t'envoie un message dès que j'arrive chez moi. »
« Super. Bisous mon amour. »
Kurt raccrocha et regarda son téléphone un moment. Blaine m'a dit on se voit bientôt ? Il a dû vouloir dire sur skype. Quoi d'autre ? Avec un long soupir, il rangea son téléphone dans sa poche et retourna en classe juste à temps pour voir Santana se jeter sur Rachel.
« Tu penses qu'il soupçonne quelque chose ? » demanda Burt avec un sourire en coin lorsque Blaine raccrocha.
Blaine secoua la tête avec un grand sourire. « Je ne pense pas. Il est bien trop occupé à penser comment tuer Rachel, » plaisanta-t-il.
Burt rit et hocha la tête. « Laisse moi te dire, cette fille là c'est vraiment un phénomène. Je suis sûr que tu la rencontreras à un moment donné. Elle est plutôt intense. »
« J'ai entendu dire, oui, » répondit Blaine avec un petit sourire. « Alors, je voulais vous parler de quelque chose avant que Kurt ne revienne. » Burt se tint bien droit alors que Blaine ouvrait son portefeuille. « Je ne veux pas dépasser les limites et même si Kurt est mon âme sœur, vous êtes son père et je souhaiterais votre permission pour ça. » Burt fronça les sourcils quand Blaine lui tendit une carte de crédit Platinium avec le nom de Kurt dessus. « Si vous préférez que j'attende, je le ferais. Mais j'ai mis toutes mes économies de côté depuis que j'ai commencé à gagner de l'argent parce que je voulais être capable un jour de pouvoir prendre soin de Kurt. »
Burt se frotta la nuque, cette petite carte en plastique pesait lourd dans ses mains. « Je vais être honnête mon grand. Je ne suis pas fan de voir mon fils accéder à ton compte en banque, surtout un compte qui donne ce genre de carte là. Mais tu es son âme sœur donc tu as le droit de la lui donner. »
Blaine hocha la tête compréhensif alors que Burt lui rendait la carte. « Encore une fois, si vous n'êtes pas confortable avec cette idée, je ne lui donnerai pas. Mais je sais que je me sentirais mieux qu'il l'aie en cas d'urgence. »
Est-ce que tu sais le nombre de shopping urgent dont Kurt a besoin ? » demanda Burt avec un sourire en coin. Blaine haussa les épaules, mais ne dit rien. Burt soupira. « Écoute, en tant que père, non je ne me sens pas confortable avec cette idée. C'est une énorme responsabilité et je ne suis pas sûr que Kurt soit prêt pour cela. Cependant, tu es son âme sœur Blaine et il a 18 ans. Je n'ai pas grand chose à dire dans cette histoire. C'est toi qui décides. Si tu veux la lui donner alors fais le. »
« Mais je ne le veux pas si ça vous énerve ou que ça crée une mauvaise ambiance entre nous deux, » dit Blaine sur un ton gentil mais ferme. « Je vous respecte beaucoup Burt et je ne veux en aucune façon faire quelque chose qui affecte de manière négative notre relation. »
Burt lui sourit et lui tapota le dos. « Ne te préoccupes pas de notre relation fiston. Toi et moi on aura aucun problème à partir du moment où tu ne fais pas souffrir mon fils, » lui dit-il doucement et Blaine détourna le regard, prenant une profonde inspiration pour calmer ses nerfs. « Donne lui la carte si tu veux. Je peux juste te suggérer de lui donner une limite parce que comme je te l'ai dit, il adore faire du shopping, » plaisanta-t-il.
Blaine lui offrit un petit sourire et hocha la tête. « D'accord. Merci Burt, et pas seulement pour me permettre de lui donner la carte, mais pour me laisser rester ici. Je sais que mon séjour ces quelques jours va mouvementer un peu les choses mais j'apprécie vraiment. »
Burt pouffa joueur. « Tu plaisantes ? Je suis reconnaissant que tu sois là. Kurt passe son temps à bouder comme si c'était la fin du monde. Ou alors il se met à crier parce qu'il se rappelle que tu es son âme sœur. Fais-moi confiance, tu es le bienvenu ici. Juste une chose, fais attention les prochaines nuits. Je me souviens de ce qu'était quand j'ai trouvé Elizabeth, et plus tard quand j'ai trouvé Carole. Je peux comprendre que les … connexions se réalisent assez vite avec les âmes sœurs récentes et le fait que toi et Kurt aient été séparés pendant un mois, je suis sûr qu'il y a ce besoin irrésistible de … se connecter. » Blaine ferma les yeux, il devenait rouge comme une tomate. La dernière chose qu'il attendait c'était une conversation à propos de sexe avec le père de son âme sœur. Burt sourit en coin, amusé. Il devait l'admettre qu'il aimait assez pouvoir rendre la super star Blaine Anderson inconfortable. « Mais fais attention. Tu penses que c'est difficile d'être loin de lui maintenant ? Imagine juste que ça sera d'autant plus difficile une fois que vous serez liés. »
Blaine expira. « ne vous inquiétez pas pour ça. Je peux vous assurer qu'on ne le fera pas, » Blaine s'arrêta un instant. Il ne voulait pas promettre à Burt que lui et Kurt n'auraient aucun type de relation parce qu'il était sûr qu'ils en auraient mais il ne voulait pas mentir. Burt le questionna en levant son sourcil et Blaine s'éclaircit la gorge, « on ne va pas se lier si tôt. Ce ne serait absolument pas logique. Il est encore à l'école, notre tournée vient de commencer. On serait incapables de gérer la distance après, si on le faisait. De plus, je veux mieux connaître Kurt, vraiment, et je veux qu'il me connaisse vraiment aussi avant de passer cette étape. »
Burt hocha la tête pour approuver. « Bien. C'est ce que je voulais entendre, » provoqua-t-il gentiment. « Maintenant, je vais faire du café et tu vas me raconter comment c'est la vie en tournée, d'accord ? »
Blaine sourit, satisfait. « Bien sûr. »
« Sérieusement Finn. Il faut que tu parles à Rachel à propos de son comportement ridiculement tyrannique avant que Tana ne perde la tête, » le prévint Kurt alors qu'ils marchaient dans l'allée de l'entrée de la maison.
Finn haussa les sourcils. « Tu veux dire que ce n'est pas déjà le cas ? »
Kurt rit. « Tu plaisantes ? Le jour ou Tana va perdre la tête, et je veux dire, vraiment la perdre, personne ne pourra la retenir. »
Kurt ouvrit la porte d'entrée et entra avec Finn derrière lui. « Et bien peut-être que tu pourrais parler à Tana à propos de son tempérament, » rétorqua Finn. Kurt se retourna pour lui jeter un regard noir et Finn rapetissa un peu. « Je parlerai à Rachel. »
« Humm, » acquiesça Kurt en levant les yeux au ciel tout en entrant dans la pièce.
« Kurt, Finn, venez ici. »
Kurt et Finn s'arrêtèrent net au ton de la voix de Burt. Ils se regardèrent l'un l'autre méfiants. C'était la voix tu as des ennuis de Burt.
« Tout va bien papa ? » demanda Kurt sans qu'aucun des deux ne bougent de leurs places.
« Ici. Tout de suite, » répondit Burt, encore plus ferme.
Kurt se retourna vers Finn et lui tapa le bras. « Qu'est-ce que tu as fait ? » grogna-t-il.
Finn ouvrit la bouche. « Mais je n'ai rien fait ! »
Kurt pouffa et se dirigea vers la cuisine. « Tu nous mets toujours dans la merde, je te jure, » grommela-t-il.
« Je n'ai rien fait ! » répéta Finn avant de le suivre.
Kurt prit une profonde inspiration avant d'entrer dans la cuisine. « Qu'est-ce qu'il se passe papa ? » demanda-t-il prudemment, confus par le sourire en coin sur le visage de son père. Le regard de Burt glissa jusqu'à l'entrée de la salle à manger où Blaine l'attendait. Kurt suivit le regard et eu le souffle coupé. « Blaine ? »
« Salut mon cœur, » dit Blaine d'une voix basse, le couvant du regard.
« BLAINE ! » cria Kurt en courant vers lui pour se jeter dans ses bras. Blaine rit jovial, le prenant dans ses bras et le faisant tournoyer. « Que fais-tu ici ? » demanda Kurt retenant son souffle, il fit un pas en arrière pour bien regarder Blaine mais tout en restant dans ses bras.
« Je t'ai dit qu'on se verrait bientôt, » dit Blaine avec un grand sourire, posant son front contre celui de Kurt.
« Combien de temps restes-tu ? » demanda Kurt, redoutant déjà de devoir dire au revoir.
Ressentant la détresse de Kurt, Blaine lui leva la tête et le regarda droit dans les yeux. « Je ne pars pas avant dimanche soir alors ne nous inquiétons pas de cela pour l'instant. Profitons du temps que nous avons ensemble mon amour. »
Kurt hocha la tête et respira profondément. « Ok. »
« Donc on n'a pas d'ennuis ? » demanda Finn de l'autre côté de la cuisine, souriant bizarrement quand Blaine le regarda.
« Nope. Personne n'a d'ennuis, » répondit Burt en riant. « Je voulais juste vous faire peur. »
Finn soupira soulagé. « Merci mon Dieu. Je te l'avais dit que je n'avais rien fait, » dit-il à Kurt mais Kurt l'ignorait. Il était trop occupé à se tenir à Blaine comme s'il allait disparaître à tout moment.
« Viens Finn. On va chercher à manger puis on récupérera ta mère au travail, » dit Burt en sortant de la cuisine.
Finn le suivit. « On peut prendre des pizzas ? »
Kurt serrait Blaine très fort, pelotonnant son nez dans le creux du cou de Blaine et inspirant profondément, laissant tous ses sens s'envahir par l'odeur de Blaine. Son corps se connecta avec énergie pour la première fois en un mois, son âme semblait reposée. Blaine resta les yeux fermés laissant ses propres sens s'accaparer du câlin de Kurt. Ses bras entouraient la taille de Kurt de façon douce mais ferme et ses lèvres embrassaient le cou de Kurt doucement. C'était comme si son cœur fondait sous l'émotion, il savait que tout ce temps séparé valait ces retrouvailles.
Blaine se recula doucement et captura les lèvres de Kurt en un baiser tendre. Les doigts de Kurt voyagèrent jusqu'à la tête de Blaine où ils s'engouffrèrent dans ses boucles alors que les mains de Blaine descendaient jusqu'aux fesses de Kurt, les pelotant doucement. Kurt fredonna dans la bouche de Blaine avant de se reculer posant son front contre le sien. « Tu m'as tellement manqué, » susurra-t-il, sa voix pleine d'émotion.
Blaine frôla son nez contre celui de Kurt. « Tu m'as vraiment manqué aussi. Je devenais dingue sans toi. »
« C'est vrai? »
« Oui, » dit Blaine avec un petit rire. « Demande aux garçons. Je ne parle que de toi. David est même allé jusqu'à acheter des boules quiès pour ne plus m'entendre. »
Kurt rougit et rit, se penchant pour déposer un chaste baiser. « Tu veux monter le temps qu'on a la maison rien que pour nous ? » demanda-t-il timidement. Blaine le questionna du regard. « Je n'ai pas dit qu'on allait faire quoi que ce soit, » ajouta Kurt rapidement. « Je veux … je veux juste pouvoir être avec toi sans m'inquiéter de l'arrivée de qui que ce soit. »
Blaine sourit doucement et acquiesça. « Ça me paraît parfait. Viens. »
Kurt l'emmena à l'étage dans sa chambre, posant son sac près de la porte avant de la fermer. « Je vais me changer, » dit-il en allant vers sa commode. « Mets-toi à l'aise. Je reviens de suite. »
Blaine hocha la tête et retira ses chaussures avant de s'asseoir sur le lit de Kurt. « Tu es vraiment beau dans ton uniforme de Cheerios d'ailleurs, » dit-il avec un sourire provocateur alors que Kurt entrait dans la salle de bain.
« Je sais, » Kurt lui fit un clin d'œil en fermant la porte de la salle de bain.
Kurt s'appuya contre la porte un bref moment avant de rapidement changer d'habits. Blaine était dans sa chambre, sur son lit, et la maison allait être vide encore une demi heure minimum. Il n'y avait pas moyen qu'il ne saisisse pas cette chance. Il habilla des pantalons de yoga et un tshirt bien trop grand qui dévoilait alors son épaule. Un des points positifs d'être ami avec Santana et d'appartenir aux Cheerios, était qu'il avait appris l'art de la séduction, et il avait l'intention de la mettre en pratique. Il arrangea ses cheveux devant le miroir et prit une profonde inspiration avant de sortir de la salle de bain.
Blaine leva les yeux quand il entendit la porte s'ouvrir et déglutit, son regard parcourant de haut en bas le corps de Kurt. Kurt ne dit rien et s'avança vers le lit, sa lèvre inférieure entre ses dents. Il déplaça les coussins avant de s'asseoir contre la tête de lit face à Blaine. Il l'appela avec son index, glissant doucement de manière à se mettre sur les coudes.
« Tu sais, si je ne te connaissais pas, je dirais que tu es en train d'essayer de me séduire, » dit Blaine d'une voix basse. Kurt haussa les épaules dénudées mais ne répondit pas, son cœur battant la chamade alors que Blaine vint se mettre près de lui. « Je viens juste d'arriver mon amour. Ne devrait-on pas parler avant que tu me mettes dans ton lit ? » provoqua-t-il en couvrant de légers baisers l'épaule de Kurt.
Kurt secoua la tête. « Nous avons tout le week end pour parler et seulement une chance d'être seuls. Je ne vais pas la laisser passer. »
Blaine embrassa le cou de Kurt, posant sa main sur ses abdos. « Et moi qui pensait que tu étais un gentil garçon. »
« C'est le cas, » répondit Kurt un sourire en coin. Blaine le regarda à travers ses cils en haussant les sourcils. « La plupart du temps. »
Blaine rit en se rapprochant et Kurt s'allongea tout du long. « Tu es trop beau, c'est fou, » dit-il doucement, son regard brillant d'adoration.
Kurt leva sa main pour la poser sur Blaine, lui caressant la joue. « Je me disais la même chose à ton propos. »
Blaine se pencha un peu plus pour capturer les lèvres de Kurt en un doux baiser. Kurt soupira de satisfaction, une main sur le visage de Blaine, l'autre autour du cou. Blaine bougea sa main posée sur les abdos de Kurt pour la poser sur sa cuisse. Il la pressa et rapprocha leurs deux corps ensemble, leurs érections grandissantes se frottant l'une à l'autre. Les choses s'échauffèrent très vite et avant qu'ils ne s'en rendent compte, Kurt était sur Blaine, leurs hanches s'écrasant avec rythme. Une partie de Blaine savait qu'ils devaient arrêter, qu'ils auraient tout le temps d'expérimenter. Mais Kurt rendait son cœur fou comme un adolescent qui se découvre lui-même et avec la langue de Kurt qui léchait sa peau, il n'avait pas d'autres choix que celui d'abandonner.
« Combien de temps on a encore ? » demanda Blaine à bout de souffle. « Je ne sais pas et je m'en fiche. » Blaine se retourna et attacha de nouveaux ses lèvres à la clavicule de Kurt. « Putain tu es si bon, si bon, » dit Kurt en un souffle.
Blaine continua à pivoter leurs hanches mais amena ses lèvres à l'oreille de Kurt. « J'ai tant de choses à t'apprendre mon amour, tant de choses à te faire. »
« Comme quoi ? » demanda Kurt. Il était si près de sa limite mais il refusait de céder, il voulait, il avait besoin de sentir Blaine contre lui aussi longtemps que possible.
Blaine attrapa les mains de Kurt, les plaçant au dessus de sa tête avant de frotter avec plus de force. « Je préfère te montrer plutôt que de te le raconter, » susurra-t-il chaudement directement dans l'oreille de Kurt avant de fixer fermement ses lèvres à son cou.
Finn resta devant la porte d'entrée de la chambre de Kurt pendant un moment, ne sachant quoi faire. Burt avait été très clair, il ne voulait pas laisser Kurt et Blaine trop longtemps seuls parce qu'il savait qu'ils se perdraient dans leur désir de se lier, et donc il avait envoyé Finn les appeler pour dîner dès qu'ils avaient passé la porte. Mais Finn ne voulait pas interrompre leur moment. Kurt faisait le courageux devant sa famille et ses amis mais Finn savait mieux que personne combien Blaine manquait à Kurt. Il avait entendu Kurt pleurer tant ce fois durant ce mois et il était allé jusqu'à lui apporter sa glace préférée au milieu de la nuit en espérant que ça apaise sa douleur. Mais il savait aussi que s'il ne les arrêtait pas, Burt le ferait sans hésiter, et Finn ne voulait pas que son demi-frère subisse ce genre d'humiliation. Avec un gémissement plaintif, il toqua à la porte.
« Euh, Kurt, » dit-il prudemment.
« Qu'est-ce que tu veux Finn ? »
Finn sourit en coin à la voix un peu plus aiguë de Kurt. Son frère était définitivement en train de mal de se comporter et il ne pouvait trouver cela qu'amusant. « On est arrivé. Ton père vous appelle pour dîner. »
« On arrive dans une minute. »
« Tu ferais mieux de te dépêcher. Je suis presque sûr que Burt cherche une excuse pour venir ici et je ne pense pas qu'il soit aussi sympa que moi, » répondit Finn, sautant un pas en arrière quand la porte s'ouvrit brusquement. Il écarquilla les yeux grands ouverts quand il vit l'air débauché de Kurt. « Putain mec. On est parti que quoi, genre vingt minutes. »
« Et tu n'aurais pas pu rester dehors encore dix minutes de plus, » rétorqua Kurt en passant ses mains dans les cheveux.
Finn haussa les épaules avec un sourire en coin, jetant un coup d'œil à Blaine qui avait le même aspect si ce n'est pire. « Oui et bien Burt ne voulait pas vous laisser tous les deux seuls trop longtemps et vu la taille de ce suçon je peux comprendre pourquoi. »
Kurt choqué couvrit de sa main l'endroit où Blaine l'avait suçoté quelques instants avant que Finn ne frappe à la porte. « Je t'ai dit de ne pas laisser de marques Blaine ! » dit-il hystérique, tournant sa tête pour voir Blaine.
« Je suis désolé, » dit-il d'un air coupable même s'il affichait un sourire fier. « J'en avais pas l'intention. »
Kurt grogna et se retourna vers Finn qui souriait d'un air suffisant. « Écoute, juste... laisse-nous quelques minutes et on arrive d'accord ? »
« Et qu'est-ce que je dis à Burt quand il verra que vous n'êtes pas avec moi ? » demanda Finn.
« Je ne sais pas ! Réfléchis ! »
Finn secoua la tête en partant. « Tu as cinq minutes frérot. »
Cinq minutes plus tard à peu près, Kurt et Blaine descendaient à la cuisine. Kurt habillé d'un jean et d'un t-shirt, avait caché son suçon grâce au maquillage. Non pas que ça le gênait vraiment. En vérité, il était plutôt excité de voir que Blaine l'avait marqué ainsi comme pour le revendiquer. Mais son père n'apprécierait pas ce genre de morsure, même s'il pouvait comprendre à quel point il était difficile de résister à toutes ces envies dans le début de la relation, et Kurt ne voulait lui donner aucune raison de faire dormir Blaine dans le salon plutôt que dans sa chambre. Surtout pas quand il avait des affaires à finir qu'il avait l'intention de finir une fois qu'il serait certain que ses parents dormaient.
Au grand soulagement de Kurt, le dîner se passa bien et rapidement si ce n'est quelques histoires embarrassantes racontées par sa famille. Sinon, ils avaient surtout posé des questions à Blaine sur la tournée et comment était la vie sur la route, et pendant ce temps là Kurt faisait de son mieux pour ignorer les regards de Finn. D'après leurs expressions, Burt pouvait facilement savoir que Finn avait surpris Kurt et Blaine mais il décida de ne rien dire. Il se souvint que Kurt n'était plus un petit garçon et Blaine n'était pas n'importe qui, il était son âme sœur. Il espérait seulement qu'ils seraient assez malins pour ne pas se lier pendant cette visite de Blaine. S'ils le faisaient, il serait le premier à suggérer que Kurt parte en tournée avec eux et il n'était pas encore prêt à dire au revoir à son fils.
Une fois terminé, Kurt et Blaine lavèrent la vaisselle, même si Carole ne le voulait pas, avant de remonter à l'étage pour regarder un film. Kurt s'assit sur son lit et s'appuya contre la tête de lit pendant que Blaine s'installait confortablement contre le torse de Kurt. Le cœur de Kurt se gonfla lorsqu'il entoura Blaine de ses bras pour un câlin.
« Tu as des devoirs à faire ? » demanda Blaine, respirant profondément et laissant son corps fondre dans les bras de Kurt.
Kurt secoua la tête « Rien que je ne puisse faire en permanence, » répondit-il en débutant le dvd qui était déjà inséré. Blaine sourit quand il remarqua qu'il s'agissait d'un des films de Sebastian. « Je serais même prêt à ne pas y aller du tout pour passer la journée avec toi si je n'étais pas sur que Sue me tuerait. »
« Ton entraîneur ne peut pas être si terrible, » rit Blaine.
Kurt haussa les sourcils et pouffa. « Tu ne connais pas Sue. Crois-moi, elle est mauvaise. En plus j'ai un contrôle de chimie que je ne peux pas rater. »
Blaine hocha la tête mais ne dit rien, fixant son regard sur Kurt. Comment a-t-il pu rester un mois sans le serrer dans ses bras, l'embrasser ? Comment a-t-il survécu loin de la personne la plus importante de sa vie ? Il pensa alors à Sebastian et Hunter et à quel point cela doit être dur pour eux. Blaine souhaitait que Sebastian lui parle davantage et l'informe de ce qu'il se passe mais Sebastian n'était pas du genre à se confier. Une fois, Sebastian était saoul et il avait admit qu'il se sentait faible quand il parlait de Hunter et c'est pour cela qu'il n'en parlait jamais. Blaine avait de la peine pour lui. Il se sentait mal pour tous ceux qui devaient gérer la perte de l'être cher et il se sentait incroyablement chanceux d'avoir le sien à ses côtés. Alors que le film commençait, Blaine posa sa main doucement sur le visage de Kurt et s'approcha de lui pour un baiser passionné.
« Je t'aime, » susurra-t-il contre les lèvres de Kurt.
Kurt en eut le souffle coupé et ses yeux étaient remplis de larmes. « Moi aussi je t'aime. »
Blaine sourit, frottant leurs nez l'un contre l'autre, et l'embrassant encore une fois avant de poser sa tête contre son torse pour regarder le film.
