N'ayant pas eu une seule personne m'ayant dit de laisser tomber...nous revoilà :)
*Clairegleek78 : une seule raison de continuer : Klaine : je suis assez d'accord avec toi à la base :p
*Cheval-zaza : Moi aussi j'adore cette ff, ça tombe bien! J'espère juste qu'elle vous plaira jusqu'à la fin.
*Astoria Mickealson : Merci pour le compliment et ...t'as invoqué le Dieu Klaine...si j'avais des doutes jusque là, c'est fichu. IL FAUT que je la continue. Je ne voudrais pas être victime du dieu Klaine (même si je le suis déjà en un sens...)
*C0meWhatMay : J'adore quand les lecteurs se font leurs théories :) Mais je ne dirais rien ahah Pour ce qui est de moi en écrire la fin ... euh là tu as trop confiance en moi loooool je n'ai absolument pas ce talent. J'écrirais des choses genre : et ils se font des bisous et ils s'aiment et ils sont heureux et encore des bisous. Voilà voilà voilà...
*22Maris22 : Ne panique pas! Je continue :)
*AnnaKlaineuse : Tu n'es pas égoiste puisque je vous avais demandé vos avis. Je suis assez d'accord l'auteur de base aurait pu conclure cette histoire mais que veux-tu...Glee est loin maintenant...les auteurs de ff ne sont plus inspirés. Et tu sais ce qu'il y a de "bien" dans les séparations Klaine? Les retrouvailles ! ;)
*IheartIns : On est d'accord Marion, on se fera notre fin à nous...la mienne sera belle avec plein d'arcs en ciel et de bisous Klaine 3
*licorne arc-en-ciel : Tiens en parlant d'arc en ciel! Cool de voir que tu aimes tout le monde en fait! Toutes les storylines sont intéressantes. Et pour ce qui est de la parution, j'essaie une fois par mois. Techniquement je peux pas vous balancer tous mes chapitres déjà traduits sinon après vous allez me détester d'attendre des mois les suivants ;)
*mamstaz : Aahah encore quelqu'un qui a trop confiance en moi :p Je n'écrirais probablement pas la fin et d'ailleurs vous verrez que c'est dur d'imaginer une vraie fin, il y a tellement d'histoires, c'est vraiment une ff qui aurait pu continuer très longtemps si elle avait voulu.
Pfiou j'ai tout fini!
Merci à tous pour les reviews, vos avis et vos encouragements. Merci à Clairegleek78 et Higu pour vos relectures et corrections.
Sur ce ... Bonne Lecture!
Chapitre 15 : Changement
Le transfert d'émotions entre les âmes sœurs est une expérience rare. Cela peut arriver à des âmes sœurs qui ont été séparées peut après s'être rencontrées et qui luttent pour renforcer leurs fondations. Ces âmes qui ont le plus de mal et qui expérimentent le transfert d'émotions, auront au final une connexion plus forte que les autres. Pour avoir ce résultat, ils doivent se battre d'autant plus, faire tomber les murs, et souffrir plus. Leur amour est un véritable défi mais s'ils y arrivent, leur amour sera incassable.
Extrait de : Signification du Lien
Chapitre : Compréhension de l'âme
Wes vérifia trois fois de suite qu'il avait tout le nécessaire avant de se retourner vers Vanessa, un sourire triste aux lèvres. Vanessa lui rendit son sourire même si c'était forcé. Le temps était passé trop vite à son goût et maintenant elle devait de nouveau regarder Wes quitter la maison. Avec tous les au revoir qu'ils avaient vécu on pourrait croire qu'elle y était habituée. Mais c'était juste pire à chaque fois. Wes soupira, s'approchant de sa femme en disant « Il faut que j'y aille. »
« Je sais, » dit Vanessa. « Tu m'envoies un message quand tu atterriras ? »
« Bien sûr, » répondit Wes avant de la prendre dans ses bras et de l'embrasser. « Je t'aime. »
« Moi aussi je t'aime. » Wes prit sa valise mais se retourna quand Vanessa lui attrapa le bras. « Je crois qu'il est temps de fonder une famille. »
Wes écarquilla les yeux. « Quoi ? Maintenant ? » demanda-t-il paniqué et confus.
Vanessa rit doucement et secoua la tête. « Mais non idiot. Quand tu reviendras. J'ai vu la façon dont tu adorais Katherine hier. Je sais que tu as la fièvre bébé et je sais que tu attendais que je sois prête. Et bien, je le suis. »
Wes sourit d'oreille à oreille se sentant envahir par une grande excitation. « C'est vrai ? »
Vanessa hocha la tête en souriant. « Oui. Donc vas-y, va jouer la star et reste en sécurité. A la fin de la tournée, on commencera à essayer. » Wes éclata de rire, soulevant Vanessa dans ses bras et la faisant tourner. Elle s'accrocha fort à lui et rit dans le creux de son cou. Il la posa gentiment et l'embrassa. Vanessa répondit à son baiser pendant un moment avant de le repousser. « Allez, va-t-en, » sourit-elle encourageante. Wes lui déposa un dernier baiser avant de sortir. Il avait hâte de raconter cela aux garçons.
« D'accord, alors n'oublies pas de bien fermer la porte à clé et de programmer l'alarme dès que je pars. »
« David. »
« Le frigo est rempli de nourriture donc ça devrait aller pour un moment. »
« David. »
« Si tu dois sortir pour quelque chose, demande toujours à Vanessa de t'accompagner. Cette nana assure plus au combat que nous cinq réunis. »
« David. »
« N'hésite pas à m'appeler si besoin. Eric a mon téléphone pendant les concerts donc si il y a une urgence, s'il te plaît appelle-moi. »
« DAVID ! »
David arrêta finalement ses divagations et se tourna vers Katherine. Ses épaules retombèrent à la vue de son regard. « Je suis trop autoritaire c'est ça ? »
« Non tu n'es pas autoritaire, » Katherine répondit gentiment un sourire en coin. « Non, trop adorable ? Définitivement. Mais jamais autoritaire. »
David prit une profonde expiration et se dirigea vers elle lui prenant les mains. « Je suis désolé bébé. Je suis trop protecteur. »
« Mais non, » le rassura-t-elle, se retenant de rire à la moue de David. « Tu vas être en retard si tu ne pars pas là. »
« Je sais, je sais, » répondit David en jetant un regard à sa montre. Il se mit à genoux et embrassa le ventre de Katherine. « Maintenant écoute-moi Elena, » il se bloqua dès que le nom sortit de sa bouche puis regarda sa femme. « Elena ? »
Katherine y pensa un moment avant de hocher la tête pour montrer son accord. Ce nom n'était pas dans leur liste de base mais il collait parfaitement. « Elena Marie. »
David sourit de plus belle et retourna au ventre de Katherine. « Écoute-moi Elena Marie, tu prends soin de maman pendant que papa sera absent d'accord ? Fais attention à ce qu'elle mange les bonnes choses que je lui ai achetées, pas de la sale bouffe, » Katherine leva les yeux au ciel et David continua. « Et tu vas être sage. Ne la rends pas malade ou ne la fais pas courir à l'hôpital. Tu attends le retour de papa. Je t'aime mon petit bébé. » David embrassa le ventre encore une fois avant de se lever et d'embrasser Katherine. « Et je t'aime toi aussi. A bientôt. »
« A bientôt. Je t'aime, » dit Katherine en l'embrassant. Ils s'enlacèrent et elle l'accompagna jusqu'à la porte, fermant à clé derrière lui et activant l'alarme. Soulagée, Katherine se dirigea à la cuisine pour préparer des tacos. Elle caressa son ventre un sourire en coin. « C'est entre toi et moi, » murmura-t-elle comme si David pouvait rentrer à n'importe quel moment. Elle aimait son mari mais il était complètement fou s'il pensait qu'elle ne mangerait plus de tacos.
« Mes potes ! » cria David en entrant dans le jet privé. Wes et Blaine levèrent les yeux et sourirent. « Mecs, vous m'avez manqué ! »
« J'aimerais en dire de même mais je t'ai vu hier, » se moqua Wes en lui tapant la main.
« Ouais mec ! Et moi désolé, mais j'étais trop occupé avec Kurt pour penser à toi, » dit Blaine un sourire en coin alors que David lui tapota l'épaule et s'assit près de lui.
« Je vous déteste,» marmonna David secouant la tête. « Alors on part quand ? » cria-t-il au pilote qui avait la porte de la cabine ouverte.
« Cinq minutes, » lui répondit le pilote.
David sortit son téléphone. « Ramène tes fesses ici, » Wes leva les yeux au ciel mais se rapprocha de lui quand même. « Allez les mecs, faites la moue avec moi. » Les trois garçons firent leurs meilleures moues et David prit la photo. « Ok maintenant souriez, un grand sourire ! » Ils sourirent tous comme des idiots et David prit la photo. Wes s'assit et sourit heureux. « Pourquoi tu souris comme ça ? » demanda David en tweetant la première photo.
« Vanessa veut un bébé, » répondit Wes avec le plus grand sourire que Blaine et David aient jamais vu. « A la fin de la tournée elle veut commencer à essayer. »
« C'est génial Wes. Félicitations, » dit Blaine, se penchant pour lui faire un high five.
« C'est super mec, » répondit David en tweetant la deuxième photo. « Maintenant Elena Marie aura quelqu'un pour jouer avec. »
« Ohhh chouette, vous avez choisi un nom, » dit Blaine heureux.
« Qu'est-il arrivé à Chelsea Aliyah ? » demanda Wes confus. « Je pensais que Kat était bloquée dessus. »
David haussa les épaules. « Elle n'était pas bloquée dessus mais elle adorait ce nom. Mais quand je m'apprêtait à partir j'ai appelé le bébé Elena par accident et je ne sais pas, ça collait parfaitement. Et elle a choisi le prénom Marie. »
« Je suis si heureux pour vous les mecs, » dit Blaine en leur souriant. « Qui aurait pensé qu'un jour vous seriez parents, » se moqua-t-il.
« Ah ah, » David se vexa et lui fit un coup de coude. « Je serais un père génial. Maintenant quelle bonne nouvelle tu nous apportes toi ? » dit-il un sourire en coin.
« Oui c'est vrai Anderson, » rit Wes. « Je meurs d'envie de te demander depuis que je suis monté à bord. Je connais ce regard, ces étoiles qui brillent, cette lumière spéciale dans tes yeux. Qu'est-ce que tu nous caches ? »
Blaine se pinça les lèvres, rougissant légèrement. « Kurt et moi avons décidé de nous rendre public pendant les vacances de Noël. »
« Mec ! » cria David. « Sérieusement ? »
« Qu'en est-il du 'on attends qu'il soit diplômé' ? » demanda Wes alors que Donny montait à bord.
« Attachez vos ceintures, remontez les tablettes. On décolle. »
Les garçons s'exécutèrent. « Et bien, » commença Blaine, passant la main dans les cheveux. « Honnêtement je ne pense pas qu'on tiendra. Les gens commencent déjà à comprendre et les fans sont de plus en plus impatients. »
« Donc est-ce que cela signifie que vous allez- »
Blaine leva les mains pour couper David. « Je ne dirais pas ça. Nous avons encore beaucoup à apprendre. Mais... on se sait jamais, » sourit-il doucement, ses doigts jouaient avec son bracelet.
David et Wes échangèrent un grand sourire, Wes se pencha pour toucher le bras de Blaine. « On est très heureux pour toi mec. »
« Noël va être épique cette année, » dit David en reposant sa tête en arrière et fermant les yeux. Blaine sourit, son pouce était sous le bracelet et caressait le nom de Kurt. Il espérait bien que Noël soit spécial cette année.
Kurt était surpris d'avoir aussi bien dormi. Il avait été si gâté ces derniers jours, s'endormant et se réveillant dans les bras de Blaine, alors il pensait qu'il allait devoir lutter pour s'endormir. Mais dès que sa tête toucha le coussin et qu'il sentit l'odeur de Blaine, il s'endormit. Mais ça faisait mal de se réveiller seul. Son cœur et son âme ressentaient péniblement le manque de son amour et il savait qu'il allait passer une longue journée. Il prit son téléphone pour envoyer un message à Blaine mais y trouva déjà plusieurs messages.
WarblerDavid : *WarblerBlaine *WarblerWes Nos bébés nous manquent déjà. [photo] *KatThompson *SonPorteBonheur *VanessaMont
WarblerDavid : *WarblerBlaine *WarblerWes Mais on a hâte de voir nos potes ! *WarblerNick *WarblerJeff [photo]
VanessaMont : *WarblerDavid *WarblerBlaine *WarblerWes *SonPorteBonheur Vous nous manquez aussi !
KatThompson : *WarblerDavid *WarblerBlaine *WarblerWes *VanessaMont *SonPorteBonheur Ouais...je suppose que tu me manques aussi.:p
WarblerJeff : *WarblerNick *WarblerDavid *WarblerBlaine YEAH LES MECS !
Kurt rit aux messages. David avait dû les poster après minuit et en lisant les autres tweets de la même conversation où il n'était pas nommé, il regrettait ne pas avoir été réveillé. Il les aurait bien rejoint dans cette fête. Il tweeta David en disant que Blaine lui manquait aussi et qu'ils étaient tous des fous, puis se leva pour se préparer pour aller en cours.
Quinn entra dans la salle de bain des Cheerios impatiente. Santana lui avait demandé d'être au lycée très tôt et maintenant elle était là en train de l'attendre. Si Santana lui avait dit de venir aussi tôt la conversation devait être importante.
« Tana, tu vas m'arracher le bras ! »
Quinn se tourna vers la porte au son de la voix de Kurt. « Putain enfin, » se plaignit-elle. « T'es longue. »
Santana poussa Kurt vers Quinn. « J'ai quelque chose à vous dire et vous devez m'écouter, » Quinn leva les yeux au ciel en posant ses mains sur ses hanches alors que Kurt croisait ses bras. « Britt et moi on est cool maintenant. Je lui ai parlé de tout hier et on s'est expliquées. Donc plus de mauvais regards, » dit-elle directement à Quinn, « et plus question de l'ignorer, » dit-elle à Kurt. « C'est fini ces merdes. »
« Oh vraiment ? Donc on redevient tous les meilleurs amis du monde ? » demanda Quinn sarcastique, se laissant emporter par la jalousie.
Santana leva les yeux au ciel. Elle savait que Quinn poserait problème. « Ne sois pas une garce Q, » rétorqua-t-elle beaucoup plus énervée qu'elle ne pensait.
« Dit la reine des garces, » pouffa Quinn, croisant ses bras en défi. « Qu'en est-il de tout ce que tu as subi ces derniers mois ? Toutes les mauvaises choses que Sam a dites sur toi ? La façon dont Brittany semblait n'en avoir rien à faire de ta souffrance ? On est censés la pardonner ? Comme ça ? » Quinn savait qu'elle exagérait mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Penser qu'elle allait être mise de côté à cause de Brittany alors qu'elle avait finalement Santana pour elle la rendait malade. »
« Tout ce bordel c'était ma faute, pas la sienne, » cria Santana, choquée par la pure colère dans la voix de Quinn, son cœur meurtri par le regard de trahison dans le visage de Quinn.
« Ouais, le bordel dans lequel tu nous a embarqué et maintenant on est censés jouer au monde des bisounours ? Comme si on avait pas dû gérer toute ta merde ces trois derniers mois ? » cria Quinn, sa voix craquant vers la fin.
Kurt réfléchit mentalement parce que wouah. Qu'est-ce qu'il se passe là ? Pourquoi Quinn était-elle autant en colère et pourquoi Santana était sur le point de pleurer ?
« Tu sais quoi, va te faire voir Fabray, » dit Santana entre ses dents en sortant violemment de la salle de bain.
Quinn donna un coup de pied au mur en grognant. « Tu y crois putain ? » demanda-t-elle à Kurt, n'attendant pas sa réponse. « Et bien elle peut aller se faire foutre je m'en fiche. Je me barre. »
Kurt regarda Quinn sortir violemment aussi, confus. Pourquoi était-elle autant en colère ? Il pouvait entendre de la jalousie dans sa voix mais Brittany était à Sam. Pourquoi ça lui pose autant problème que Santana et Brittany redeviennent amies ? Il pensait que c'était plutôt une bonne chose, géniale même. Il ne s'attendait pas à ce qu'elles redeviennent les meilleures amies du monde mais il ne s'attendait pas à la réaction de Quinn non plus. Kurt ouvrit la bouche quand il comprit. Quinn était amoureuse de Tana ! C'était pas juste un crush, elle était vraiment amoureuse ! Comment ne l'avait-il pas remarqué avant ? Et Santana ? Pourquoi elle ne lui avait pas répondu avec plus de force ? La souffrance se lisait sur son visage très clairement mais ce n'était pas de la faute de Brittany, c'était à cause de Quinn. Est-ce qu'elle craquait pour Quinn aussi ? Kurt pensait que son attirance pour Quinn était purement sexuelle mais maintenant il n'en était plus sur.
Kurt secoua la tête et prit une profonde inspiration. « Il est trop tôt pour ce drama, » marmonna-t-il en sortant de la salle de bain. Il marcha jusqu'à son casier mais s'arrêta à la fin du couloir pour voir que Karofsky l'y attendait. « Putain, » dit-il entre ses dents.
Il savait que tous ces mois de regards dégoûtés étaient trop beaux pour durer. Alors qu'il se décidait à aller dans l'autre sens, Karofsky se retourna et son regard lança un frisson à Kurt. Avec tout son courage et sa pétassitude, Kurt marcha vers le large sportif.
« Tu t'es perdu, Neandertal ? »
Karofsky ignora sa question et attendit que Kurt s'approche pour lui parler. « J'ai besoin de te parler, » dit-il calmement.
« Je n'ai pas le temps pour cela, » rétorqua Kurt en essayant de dépasser son bourreau. Karofsky ne bougea pas. « Bouge Karofsky. »
« S'il te plaît, » dit Karofsky si bas que Kurt pensait qu'il avait mal entendu. Karofsky sortit la main de sa poche, révélant son bracelet en cuir. Kurt pâlit. Avec toute l'excitation de ce week-end, il avait oublié que Karofsky atteignait l'âge. « J'ai besoin de te parler, » répéta-t-il et le petit tremblement de sa voix indiqua à Kurt ce qu'il avait besoin de savoir. « En privé. » Avec un petit hochement de tête, Kurt descendit dans le hall avec Karofsky derrière lui. Aucun des deux n'avait vu Jacob Ben Israel caché derrière avec sa caméra, ni n'avait remarqué qu'il les avait suivi.
Kurt les emmena à la voiture, sachant que c'était le seul endroit pour parler en privé. Son esprit vacillait. Était-il possible que Karofsky soit gay ? Non, ce n'était pas possible. Peut être que son âme sœur était Santana ou Quinn, ou même Rachel. Ouais, ça doit être ça, pensa-t-il en ouvrant la porte de la voiture. Pas moyen qu'il soit gay. Pas putain de moyen.
Karofsky s'installa dans le siège passager et ferma la porte comme si être enfermé à l'intérieur le sauverait de la vérité. Il bougea son bracelet mais ne dit rien, ne sachant comment commencer. Il n'était même pas capable de regarder Kurt dont il sentait le regard insistant sur lui. Qu'avait-il en tête ? Venir voir Kurt ? Kurt le détestait et Karofsky savait qu'il en avait parfaitement le droit. Comment avait-il pu penser que ce serait une bonne idée de se confier au Cheerio ?
Kurt pouvait lire la lutte dans le visage de Karofsky, le doute et la peur, et il réalisa qu'il avait vraiment besoin de quelqu'un à qui parler. Il était à la fois choqué et touché que Karofsky l'aie choisi lui.
« Quoi que ce soit, tu peux me le dire, » Karofsky était supris par la gentillesse de la voix de Kurt. « Je ne vais pas le raconter si c'est ce qui te fait peur. »
Karofsky rit jaune. « Ouais...comme tu ne m'as jamais menacé de raconter à toute l'école que j'étais gay ? » grogna-t-il même si ça manquant de conviction.
« Je ne l'aurais jamais fait, » dit Kurt doucement. « Je ne suis pas si cruel. Je t'ai dit ça car j'étais en colère et je voulais que tu me lâches. »
« C'est vrai tu sais, » murmura Karofsky. Kurt baissa la tête. « Je suis gay. »
« Dave. »
« C'est pour ça que je te détestais tellement, » Karofsky continua alors que des larmes se formaient dans ses yeux. « Parce que tu étais gay et fier et je ne suis rien qu'un petit garçon peureux comme tu l'as dit. »
« Dave, » Kurt essaya de nouveau mais s'arrêta, choqué par le sanglot qui s'échappait de Karofsky. Il s'assit et regarda étonné Karofsky s'effondrer devant lui. Que devait-il faire ?
« Je suis désolé d'avoir été un crétin avec toi, » marmonna Dave à travers ses larmes. Kurt jeta un regard au parking avant de regarder Karofsky. « J'avais tout le temps peur et tu étais si fier et j'étais jaloux et … » la voix de David s'estompa, ses mains touchaient son bracelet en cuir autour du poignet. « Il va me détester, » murmura-t-il.
« Tu ne peux pas le savoir, » dit Kurt, posant une main réconfortante sur son bras.
Karofsky leva les yeux vers Kurt finalement, des larmes coulaient sur ses joues. « Pourquoi pas ? Je suis une brute Kurt. Et je suis gros et dégoûtant et stupide. Comment pourrait-il m'aimer ? »
« Parce que c'est ton âme sœur, Dave. Il va t'aimer. Tu dois juste lui donner une chance, et à toi aussi, » dit Kurt gentiment. « Et tu n'es pas gros ou dégoûtant ou stupide d'ailleurs. Tu es plus malin que la plupart des joueurs de ton équipe, tu as étonnamment une bonne hygiène, et tu n'es pas moche. »
« Pourquoi es-tu si gentil avec moi ? » demanda Dave suspicieux. « Tu me détestes. »
« Je ne te déteste pas, « dit Kurt en levant les yeux au ciel. « Je déteste la façon dont tu me traitais, mais je ne te déteste pas. Je ne déteste personne. A part JBI mais c'est un petit salaud de pleurnicheur alors il ne compte pas. »
Karofsky rit et secoua la tête. Il essuya ses larmes, et grogna, contrarié. « Pourquoi je n'arrête pas de pleurer ?! » se demanda-t-il à lui même. « J'ai plus pleuré ces deux derniers jours que ma vie entière ! »
« C'est ton âme qui se réveille, tu t'en souviens ? On a appris ça en seconde, » dit Kurt un sourire en coin, éloignant sa main et se rasseyant.
Karofsky pouffa. « Comme si je me souvenais de ces merdes. » Ils restèrent assis en silence et quand David parla de nouveau ce n'était qu'un murmure. « Je ne l'ai dit à personne d'autre, pas même à mes parents. »
Le cœur de Kurt en tomba. « Pourquoi me l'avoir dit ? »
Karofsky haussa les épaules même s'il connaissait la réponse. « Parce que je savais que tu me comprendrais, » dit-il en regardant Kurt avec des yeux tristes. « Parce que je savais que je ne pourrais jamais le regarder en face si je ne m'excusais pas avant auprès de toi d'avoir été si horrible. »
« Est-ce que tu sais qui il est ? » demanda Kurt curieux.
« Non, » dit Karofsky en secouant la tête. « Il s'appelle Adam. Adam . » Kurt hocha la tête mais ne dit rien. « Il a l'air sympa. Je ne suis pas … je ne suis pas une bonne personne. Je ne … Je ne sais pas si je serais assez bien pour lui. »
« Il n'est jamais tard pour devenir une bonne personne Dave, » lui dit Kurt encourageant. « Et tu es assez bien pour lui. Sinon il ne serait pas à toi. »
Karofsky prit une profonde inspiration et acquiesça. Il jeta un regard au bracelet de Kurt, curieux. « Est-ce que tu l'as rencontré ? »
Kurt suivit son regard et sourit. « Oui. »
« Ça fait quoi ? De le trouver ? D'être avec lui ? »
« C'est...extraordinaire, » répondit Kurt en riant. « Je ne me suis jamais senti autant aimé que quand je suis avec lui. Je me sens si en sécurité avec lui et si connecté. C'est assez incroyable.
« Ça doit être sympa. » marmonna Karofsky.
Kurt sourit compatissant. « Ton heure viendra, tu le trouveras. Tiens le coup. Essaie de comprendre qui tu dois être en tant que personne et ne perds pas espoir. Jamais. »
Karofsky lui offrit un petit sourire. « Merci de m'avoir parlé. Ça aurait pu mal tourné mais une fois encore tu m'as prouvé que tu étais plus fort que moi, » dit-il en riant mais sans humour, Kurt pouvait voir qu'il était sincère.
« Soyons honnêtes. Je suis meilleur que quiconque, » répondit Kurt provocateur et Karofsky lui sourit pour de vrai. « On devrait y aller avant qu'on commence à nous chercher. »
Karofsky hocha la tête, débloquant la porte pour l'ouvrir. Un bruit lourd attira son attention alors qu'il sortait de la voiture pour trouver Jacob tombé par terre sur son dos, sa main sur la tête lorsque la porte l'avait frappée. Sa caméra était sur le sol près de lui et enregistrait toujours. La colère de Karofsky monta en flèche et avant qu'il ne le comprenne il prit la caméra et la jeta pour la détruire.
« NON ! » cria Jacob, mais il était trop tard.
Kurt se hâta d'aller sur le siège côté passager. « Mais tu fais quoi là ? » cria-t-il à Jacob.
Avant qu'il ne puisse répondre, Karofsky le souleva par le col et le flanqua contre a voiture. « Qu'est-ce que tu as entendu ? ! »
« Assez pour savoir que t'es une pédale » dit Jacob qui essayait de faire le malin même quand Karofsky le tenait. « Assez pour qu'on dise que toi et Melle Hummel êtes des âmes sœurs. »
Karofsky le poussa contre la voiture violemment. Kurt grinça. « Fais gaffe à la voiture Karofsky. C'est mon bébé. »
« Désolé Hummel, » marmonna Karofsky alors qu'il serra de plus belle Jacob et le souleva de terre. « Nous ne sommes pas des âmes sœur et si nous l'étions ce ne sont pas tes affaires de toute façon espèce de fouine, » dit-il entre ses dents et Jacob gémit. « Si tu racontes quoi que ce soit à qui que ce soit je jure devant Dieu que je vais te défoncer si brutalement que tes propres parents ne te reconnaîtront pas. »
« Ça serait dommage dis donc, » insista Kurt en prenant la caméra cassée. Il prit la pellicule et commença à la déchirer. « Et si ça ne te suffit pas, s'il te plaît souviens-toi que j'ai des preuves en photo de toi en train de te branler dans la bibliothèque devant les images de la seule et unique Miss Rachel Berry. »
« Tu t'es branlé dans la bibliothèque ? Pour Berry ? Beurk, » dit Karofsky d'un air dégoûté mais avec un sourire diabolique aux lèvres. « Tu aurais pu avoir la décence de le faire dans la salle de bain. »
« Tu te souviens avec qui Rachel sort n'est ce pas ? Continua Kurt. « Mon frère, le quaterback. Ouais, il ne serait pas très heureux de le savoir. Je ne suis pas du genre à parier mais si je le faisais, je dirais que s'il venait à le savoir il te ferait bien pire que ce que Karofsky te ferait. »
« Je n'en suis pas sur Hummel, » dit Karofsky dans le doute. « Je viens d'atteindre l'âge tu sais ? Je suis très émotif en ce moment. Je ne suis pas sur de pouvoir m'arrêter de le taper, » dit-il en signe d'avertissement en le secouant de nouveau.
« D'accord, d'accord ! » cria Jacob en pleurant. « Je ne dirais rien, je le jure. »
« Y a intérêt Jacob Ben Israel, » dit Kurt de cette voix un peu trop calme qui lui mettait toujours les frissons. « Karofsky va te poser maintenant, puis tu rentreras dans le lycée et tu oublieras ce que tu vient d'entendre. Compris ? » Jacob hocha la tête hystérique et après le secouer une autre fois Karofsky le jeta et il s'enfuit en courant. Kurt se tourna vers son ancien ennemi en souriant. « Et bien, c'était plutôt amusant. »
Karofsky cependant, ne lui rendit pas son sourire. « Tu ne penses pas qu'il ira le raconter hein ? » demanda-t-il inquiet.
« Je ne pense pas, » dit Kurt en secouant la tête. « Mais ne t'en fais pas. Je suis en train de faire en sorte de faire disparaître son blog pour qu'il ne puisse plus publier ses merdes. »
« Comment tu vas y arriver ? » Karofsky demanda curieux.
Kurt rit et leva sa main gauche. « Disons que j'ai des amis bien placés, » dit-il avec un clin d'oeil et en agitant son poignet.
« D'accord. Et euh... amis ? » dit Karofsky en tendant la main à Kurt, un sourire nerveux.
Kurt accepta la poignée de main. « Amis. »
Karofsky sourit, un sourire large et vrai, et Kurt était fier d'en être la raison. « A bientôt Hummel, » dit Karofsky en s'éloignant.
Kurt attendit qu'il soit hors de vue et prit son téléphone pour envoyer un message à Blaine.
De : Kurt Hummel
Appelle-moi dès que tu le peux. Il faut qu'on parle.
Kurt laissa un soupir de soulagement suivi d'un grognement s'échapper de sa bouche lorsqu'il s'assit sur le fauteuil du bureau de son père, croisant ses bras sur le bureau, et reposant la tête dessus. Il devait se changer en bleu de travail pour aider son père mais il avait besoin d'un moment pour respirer. Aujourd'hui avait été un des jour les plus longs de sa vie. Entre les montagnes russes émotionnelles qu'il supportait à cause des filles et de Karofsky, il était épuisé. Après avoir envoyé un message à Blaine, il avait commencé à marcher vers le lycée pour faire demi tour juste après vers sa voiture car Blaine le rappelait. Il rata le premier cours pour expliquer à Blaine ce qu'il s'était passé. Puis ils parlèrent à Eric pour bloquer le rendez vous avec l'AASS. Peu importe les doutes qu'il avait eu auparavant, d'aller plus loin avec cette histoire, il n'en avait plus. Il ne le faisait plus juste pour lui et Blaine, mais pour Karofsky. Jacob Ben Israel ne tourmentera plus les étudiants de McKinley.
Kurt espérait que le reste de sa journée allait être calme mais au lieu de cela c'était encore plus stressant. Il était soudainement pris dans la dispute entre Quinn et Santana et il n'avait aucune idée de comment la gérer. Il força Quinn à lui dire pourquoi elle était aussi énervée et elle s'effondra, en admettant ses forts sentiments pour Santana et comment elle se sentait repoussée pour laisser la place à Brittany. Elle pleura dans ses bras tout en lui dévoilant tout et lui expliquant que sa phase rebelle plus tôt cette année là n'avait pas vraiment de lien avec Beth mais avait plus l'objectif d'attirer l'attention de Santana. Kurt n'avait rien dit. Il la serra simplement fort contre lui, ne sachant que dire pour lui remonter le moral. Santana avait de suite remarqué les regards entre les deux pendant l'entraînement des Cheerios et supposa que Kurt était du côté de Quinn. Santana ignora Kurt toute la journée malgré le fait qu'il la poursuive encore et encore, aucune des Cheerios ne savait quel côté choisir ni pourquoi elles se disputaient.
« Ça va fiston ? » demanda Burt du pas de la porte. « Finn m'a dit que toi et les filles vous vous étiez disputés ? »
Kurt grogna et garda sa tête posée. « Pas moi. Ce sont elles qui se battent, moi je suis coincée au milieu, » marmonna-t-il.
Burt s'avança et ferma la porte derrière lui. « Tu veux en parler ? »
« Pas vraiment, » il leva la tête et croisa le regard inquiet de son père. « Je vais bien, promis. Ce fut juste une longue journée. »
« D'accord, mais si tu veux parler je suis là, » lui dit Burt et Kurt sourit. « En parallèle j'ai une Buick qui a besoin qu'on lui change l'huile. En priorité. »
Kurt acquiesça et Burt partit vers la porte. « Oh attends ! » Burt se retourna, le sourcil levé. « En fait j'ai quelque chose à te demander. Tu sais ce matin je t'ai dit que Blaine m'avait donné sa carte Platine ? »
« Hum Hum. »
« Et bien, je ne souhaite pas vraiment l'utiliser à moins d'en avoir vraiment besoin ou de ne plus avoir de sous. Je me demandais si je pouvais avoir mon argent de poche un peu plus tôt, » demanda Kurt le sourire plein d'espoir.
Burt croisa les bras. « Pourquoi as-tu besoin de cet argent ? »
« Je voulais envoyer aux garçons un panier pour Thanksgiving, » demanda Kurt en frappant des mains tout excité. « J'ai déjà parlé à Eric pour savoir dans quel hôtel ils seront ce jour là. Puisqu'ils seront sur la route, je me suis dit qu'ils apprécieraient un peu de cuisine maison. J'allais leur faire un repas spécial Thanksgiving, mais entre les courses pour eux et l'équipe et l'envoi spécial pour que tout reste frais, c'est assez cher. »
Burt y pensa un moment puis hocha la tête. En vérité, il s'était attendu à ce que Kurt lui demande de rejoindre Blaine les quelques jours de vacances mais il fut agréablement surpris de voir que Kurt avait choisi de rester auprès de sa famille. « D'accord, bien sur. C'est très gentil de ta part, fiston. Calcule combien ça te coûtera et dis le moi. Je participerai avec plaisir. »
Kurt lui offrit un large sourire et se leva de sa chaise pour faire un câlin à son père. « Merci papa. Tu es vraiment le meilleur. »
Burt rit et tapota le dos de Kurt. « Bien sur que je le suis. »
Hunter mit la minuterie sur le micro onde et le mit en route. Lundi soir, il avait passé toute la journée enveloppé dans le vieux gilet Dalton de Sebastian. Il était misérable. Toutes ces années d'enseignement à Dalton, il n'avait pas une seule fois été absent. Mais après ce week-end end, il n'avait même pas la force de s'habiller. Répondre au mail de Sebastian avait été une erreur. Dès qu'il cliqua sur 'envoyer', son monde avait basculé. La souffrance qu'il avait ressenti lorsqu'il avait rencontré Sebastian la première fois et qu'il l'avait abandonné n'était rien comparé à ce qu'il ressentait maintenant. Il n'a jamais cru Sebastian quand il lui disait qu'il souffrait, quand il disait qu'il avait l'impression que le monde tournait autour de lui. Il avait toujours pensé que Sebastian essayait de le culpabiliser ou de le piéger. Il ne s'était jamais senti aussi mal comme Sebastian le prétendait dans ses mails et Hunter avait toujours pensé qu'être des âmes sœurs était une erreur.
Mais ce week-end end il pensa énormément à ces six dernières années de sa vie et il comprit des choses auxquelles il n'avait pas pensé. Par exemple, ce qui était arrivé était autant de sa faute que celle de Sebastian. Peut être encore plus la sienne. Sebastian avait essayé de reprendre contact maintes fois et Hunter l'avait toujours repoussé, trop bloqué sur le passé pour lui donner une chance. Il a choisi de croire les potins des articles parce que c'était plus facile. Il avait choisi de repousser Sebastian parce qu'il était convaincu qu'eux deux c'était une erreur. Et pourtant, il choisit d'être célibataire parce que au fond de lui dans son cœur il savait que Sebastian était à lui et que personne ne prendrait sa place.
Ce dernier point il ne le savait pas jusqu'aujourd'hui. C'est pourquoi il n'avait pas autant souffert que Sebastian. Voilà pourquoi, ce vide en lui aujourd'hui le ramollissait. Parce qu'il savait que Sebastian était à lui et lui seul, et il savait que Sebastian reviendrait toujours vers lui peu importe s'il le repoussait. Mais dès qu'il répondit à l'ultimatum de Sebastian, dès que Sebastian lui ferma la porte, tout ce chagrin enfermé ressortit de plus belle et maintenant il avait l'impression que son monde s'effondrait. Si c'était ce que Sebastian avait ressenti ces six dernières années, alors Hunter ne savait vraiment pas qui était Sebastian au fond. Un seul week-end end dans cet état et il avait l'impression de mourir. Mais Sebastien avait surpassé cela et avait même réussi à avancer dans sa carrière.
Hunter porta le pull à son nez pour y prendre une grande inspiration. L'odeur n'était plus celle de Sebastian mais cela lui ramenait quand même des souvenirs de ce jour. Des souvenirs qu'il avait oublié pendant des années. Des souvenirs qui désormais le hantaient.
Trois jours. C'est ce qu'il fallut à Hunter pour tomber éperdument amoureux de Sebastian. Quand il visita Dalton ce jour fatidique pour parler au Principal à propos de ses heures à faire pour compléter son diplôme de professeur, il se s'était pas attendu à foncer droit sur Sebastian ou encore à ce que son cœur se mette à battre si violemment à la vue de cet homme magnifique. Mais il l'a joua cool et agit comme si le fait de se rencontrer finalement n'était de rien de spécial. Il tenta au mieux de se terrer dans sa carapace. Cependant, chaque regard curieux, chaque regard passionné de Sebastian, craquelaient sa carapace.
Ils dînèrent ensemble ce soir là et Hunter fit de son mieux pour avoir l'air décontracté alors que Sebastian faisait son possible pour le séduire. Le matin suivant, Hunter était accueilli par un Sebastian arrogant à sa porte avec deux cafés et des muffins. Hunter lui permit d'entrer et passa la matinée à écouter Sebastian parler de lui et de sa carrière. Hunter avait cours cette après-midi donc ils s'échangèrent leurs numéros de téléphone, s'envoyèrent des messages pendant la journée puis dînèrent ensemble. Mais cette fois, Hunter était plus à l'aise, il était plus ouvert à l'idée de Sebastian malgré son passé sordide. Le troisième jour, Sebastian convaincu Hunter de manquer les cours pour aller à la fête foraine locale. Ils y passèrent la journée, à jouer et à manger de la sale bouffe, et à faire le plus de manèges possibles. Ils riaient pour des choses que seuls eux trouvaient drôle et pour la première fois depuis leur rencontre, Hunter découvrit un côté de Sebastian qu'il ne connaissait pas. Sebastian était passé de frimeur et arrogant à tendre et idiot et Hunter craquait.
Il regarda Sebastian jouer au même jeu pendant une heure pour avoir assez de tickets pour lui gagner l'énorme panda. Mais quand Sebastian vit ce petit garçon pleurer parce qu'il n'avait pas gagné le tigre qu'il voulait, il lança un regard d'excuse à Hunter et utilisa les tickets pour le jouet que le gamin voulait. Hunter était vraiment touché. Le sourire que l'enfant lui avait offert quand Sebastian lui donna le tigre était adorable. Mais le regard de Sebastian, attentionné et chaleureux vers le petit garçon brisa ce qui restait encore de sa carapace et fit fondre son cœur. C'est à ce moment précis qu'il tomba amoureux de Sebastian, et quand celui-ci essaya de s'excuser de ne pas lui avoir pris le panda, Hunter l'attrapa par le visage et l'embrassa fougueusement.
Maintenant Hunter était allongé nu dans son lit avec Sebastian endormi près de lui, leurs vêtements jetés par terre entre la porte d'entrée et sa chambre. Il était tard et il avait cours le matin mais il s'en fichait. Tout ce qui lui importait c'était de savoir que l'homme le plus sexy du monde était son âme sœur et Hunter avait besoin d'être avec lui désespérément. Il poussa les couvertures et laissa glisser ses doigts sur le torse bien musclé de Sebastian.
« Sebastian, » murmura Hunter dans son oreille. « Réveille-toi. »
Sebastian s'étira un peu mais ne se réveilla pas. Hunter continua de jouer avec ses doigts le long du corps de Sebastian jusqu'à atteindre sa queue. Il passa ses doigts autour et commença à le toucher fermement, mordillant le lobe de l'oreille en même temps.
« Hunter, » gémit Sebastian endormi, ses hanches bougeaient au rythme de la main de Hunter.
Hunter sourit en coin. « Sebastian je veux monter sur ta queue, » dit-il d'une voix rauque.
Sebastian ouvrit le yeux et regarda Hunter avec un sourire qui fit frissonner tout le corps de ce dernier. Sebastian rit et chercha le visage de Hunter pour le caresser. « Qu'est-ce qui t'en empêche ? »
La minuterie du micro onde ramena Hunter loin de ses souvenirs. Il ne s'attarda même pas à essuyer la seule larme qui coulait et prit son bol de soupe. Il retourna au salon où sa couverture et son coussin étaient encore sur le canapé. Il posa le bol sur la table et s'assit, s'enveloppant dans sa couverture avant de prendre la télécommande et son bol de soupe. Il savait qu'il se torturait en regardant encore l'émission Good Morning America avec l'interview de Sebastian mais il s'en fichait. Il avait besoin de voir le sourire de Sebastian, même s'il n'était pas pour lui. Il avait besoin d'entendre son rire, même s'il pouvait affirmer qu'il était forcé. Il avait besoin de Sebastian, et pour l'instant c'était le seul moyen de l'avoir.
Blaine regarda l'interview de Sebastian pour la quatrième fois sur son téléphone et il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. Quelque chose n'allait pas. Il pouvait le voir dans le visage de Sebastian. Il pouvait l'entendre dans sa voix. Il avait essayé de l'appeler après leur balance mais Sebastian ignora encore une fois son appel. Il y avait vraiment un souci.
« Je ne sais pas ce que tu regardes mais ça a l'air bien compliqué à comprendre Blainers, » se moqua David la bouche pleine.
« Ouais mec, » insista Jeff. « Enfin, je sais que tu es perfectionniste mais on a qu'une heure avant le début du concert. Ça ne sera pas assez pour apprendre la science des fusées, » plaisanta-t-il, David caquetait et Wes et Nick secouaient les têtes.
« Je regarde l'interview de Sebastian de ce matin, » leur dit Blaine en levant les yeux au ciel. « Quelque chose ne va pas. »
David but un peu d'eau et s'assit sur l'une des chaises. « C'est Sebastian. Il y a toujours quelque chose qui cloche avec lui, » il essaya de plaisanter mais se retint de rire quand Blaine lui jeta un regard noir.
« Je suis sérieux David. Quelque chose ne va pas, » dit Blaine lançant un regard inquiet à Wes.
Wes s'approcha de lui et lui tendit la main. « Laisse-moi voir. » Blaine lui passa son téléphone et Wes mit la vidéo en route. Il la regarda d'un œil aiguisé, faisant attention à la manière dont parlait Sebastian et comment il présentait. A la fin, il la revit encore deux fois avant de regarder Blaine, inquiet. « Ouais, quelque chose ne va pas, » dit-il en rendant son téléphone à Blaine.
« Vous voyez, » dit Blaine en regardant Jeff et David.
« Qu'est-ce qui ne va pas exactement ? » demanda Nick curieux.
Les épaules de Blaine s'affaissèrent. « Je ne sais pas. Il n'est juste ...pas lui-même. Il est tout heureux, ce qui était étrange pour Sebastian de le montrer ainsi. Son rire, la façon dont il répond aux questions. Tout. »
« Ouais, » acquiesça Wes en s'asseyant. « Il cache quelque chose. »
Blaine sursauta et pointa son doigt sur Wes. « Exactement. Il se cache. Mais de quoi ? » Les garçons haussèrent les épaules. « Peut-être que je devrais l'appe- »
« Non ! » crièrent-ils simultanément.
« N'y pense même pas Anderson. Ou faut-il que je te rappelle à quel point ça s'est mal terminé la dernière fois ? » demanda David sérieusement, les sourcils levés.
Blaine secoua la tête. Non il n'avait pas besoin qu'on lui rappelle ce qui s'était passé la dernière fois qu'il a essayé de se mêler des affaires de Sebastian et Hunter. Avec une profonde inspiration, il rappela Sebastian. Après seulement deux sonneries il tomba sur la boîte vocale. Il raccrocha et regarda Wes. « Et maintenant ? » demanda-t-il en se plaignant. « Je commence vraiment à m'inquiéter. »
Wes pinça ses lèvres et se décida. « J'appellerai Hunter après le concert. On ne s'est pas parlé depuis plusieurs semaines et la dernière fois ça avait l'air d'aller. Rien de spécial. Mais peut-être qu'après cela il y a eu quelque chose. » De tous les garçons de Dalton, Wes est celui qui était resté plus en relation avec Hunter. C'était celui qu' Hunter considérait comme un véritable ami. Si quelqu'un pouvait trouver ce qui se passait c'était Wes.
Blaine respira, soulagé. « Merci Wes. Tu es le seul qui comprend. »
David et Jeff se sentaient insultés et Nick riait. Wes sourit légèrement en tapotant la jambe de Blaine. « Nous sommes des hommes de Dalton pour toujours. On prends soin des nôtres. »
Hunter prit son téléphone dans la main. Il savait qu'il ne devait pas le faire. Tout en lui lui disait que c'était une mauvaise idée et qu'il devait laisser tomber pour l'instant. Mais il n'y arrivait pas. Il ne pouvait pas se convaincre lui-même de ne pas l'appeler même en sachant que ça finirait mal. Il en avait besoin. Il avait besoin d'entendre la voix de Sebastian, même pour une seule seconde. Même si ça impliquait une dispute. Incapable de se contrôler davantage il chercha le contact Sebastian et appela.
Sebastian leva les yeux au ciel en mettant son téléphone en mode silencieux, pensant que c'était encore Blaine. Mais quand il vit que c'était Hunter, il n'avait pas d'autre choix que de répondre.
« Allo ? » répondit-il incertain.
Il eut un silence avant que Hunter ne parle, sa voix brute d'avoir pleurer. « Salut Sebastian. »
Sebastian posa son livre et son surligneur sur la table du salon. « Hunter ? » questionna-t-il, jetant un regard à son salon comme si Hunter pouvait y apparaître à tout moment.
Hunter renifla et s'éclaircit la gorge. « Oui...c'est moi. »
« Qu'est-ce … Pourquoi tu m'appelles ? » demanda Sebastian et Hunter frémit à la colère de sa voix. « Es-tu blessé ? Quelque chose ne va pas ? »
« Non, je ...oui...enfin... » bégaya Hunter, regrattant sa décision de l'appeler seconde après seconde.
« Qu'est-ce que tu veux dire Hunter ? » répliqua Sebastian. « Je suis un peu occupé là. Je ne peux pas gaspiller mon temps précieux à t'écouter bégayer comme un attardé. »
« Je suis désolé, » dit Hunter tout bas. Plusieurs minutes passèrent sans un souffle de Sebastian et Hunter pensa qu'il avait raccroché. « Seb ? »
« Tu es désolé, » dit Sebastian finalement, sa voix était dure et sans émotion. « Mais pour quelle raison es-tu vraiment désolé, chéri ? »
Le cœur de Hunter se brisa un peu plus à l'utilisation de ce petit nom, comprenant l'intonation vicieuse. « Je n'avais... je n'avais pas souffert comme toi Sebastian, » commença-t-il tremblant. « Ces dernières années … j'étais juste paralysé, et après avoir répondu à ton mail j'ai... c'est comme si tout mon monde s'écroulait sous mes pieds et je suis tellement, tellement désolé. Je sais que ça ne change rien. Je sais que j'ai été un entêté idiot et je suis vraiment désolé. »
Sebastian laissa échapper un rire sec et se leva de sa chaise. « Laisse-moi résumer. Tu es désolé d'être un abruti monumental mais seulement parce que maintenant tu souffres ? Parce que ton monde vient de s'écrouler ? Tu te fous de ma gueule ?! » rétorqua-t-il.
« Sebastian. »
« Six ans Hunter ! » cria Sebastian en colère. « Ça fait six ans que j'ai l'impression que ma vie ne vaut rien parce que tu ne pouvais même pas répondre à un mail ! Et maintenant que je vais bien, maintenant que ma carrière me donne ce que j'ai toujours voulu, tu décides d'appeler ? T'es sérieux là ?! »
« C'est toujours ta carrière n'est-ce pas ? » marmonna Hunter mais le regretta sur le champ.
« Oh mais putain de merde ! Je n'arrive pas à croire que tu bloques encore sur ça ! » cria Sebastian en faisant les cent pas. « Et pour info non il ne s'agit pas toujours de ma carrière. Je n'ai eu que des seconds rôles ces trois dernières années car j'avais le cœur brisé et je n'arrivais à rien d'autre. J'ai mis ma carrière en suspens au maximum pour que si un jour tu décides de m'appeler ou de répondre à l'un de mes mails, je ne sois pas bloqué. J'aurais tout laissé tomber pour toi Hunter, tout. Et maintenant, que j'ai accepté le rôle le plus important de ma vie, tu reviens. Et bien désolé mais je ne vais pas laisser tomber ce projet. »
« Et tu ne le devrais pas, » dit Hunter doucement même s'il voulait supplier Sebastian de revenir. « Tu as raison, ce film est une opportunité incroyable et tu ne dois pas le lâcher pour moi. Je sais que tu me détestes- »
« Ne sois pas stupide, » le coupa Sebastian. « Je ne te déteste pas. Je ne t'ai jamais détesté. Je t'aime, plus que moi-même, et c'est ça mon plus grand problème. »
Le cœur de Hunter se gonfla et se brisa en même temps. « Seb, je t'ai- »
« Non, tu n'as pas le droit de me dire ça, » l'interrompit Sebastian. « Pas maintenant. Pas après m'avoir ignoré pendant des années. Tu veux que ça fonctionne ? Tu veux qu'on ait finalement une chance d'être ensemble ? Alors laisse-moi tranquille. Je ne peux pas gérer le stress émotionnel d'être tien et le film en même temps. Ne m'appelle pas. Ne m'envoie pas de message. Ne m'envoie pas de mail. Laisse-moi gérer mon bordel seul, d'accord ? » Sebastian fit une pause un moment pour se concentrer. « Je ne... je ne vais pas bien Hunter. Je dois gérer tellement de choses en ce moment et j'ai besoin d'être capable de pouvoir prendre soin de moi avant de penser à prendre soin de toi. Tu comprends ? » demanda-t-il la voix chancelante.
Hunter hocha la tête. « Oui. Je te laisse tranquille. Promis. » Sebastian ne prit même pas la peine de dire au revoir avant de raccrocher. Hunter resta là à fixer son écran, la photo de contact était une ancienne photo prise avec Sebastian il y a des années., avant de jeter le téléphone. Il plia ses jambes et se roula en boule, pleurant plus qu'il n'avait jamais pleuré jusqu'à s'endormir.
