De retour pour un nouveau chapitre :)

*C0meWhatMay : Encore un peu de patience et du Klaine il y en aura à revendre ah! Et on va en savoir un peu plus sur Huntbastian 3

*AnnaKlaineuse : Petite review mais crois moi ça fait toujours plaisir, j'adore! Pour une rencontre Huntbastian va falloir attendre vu qu'ils sont sur 2 continents différents. Et pour du Klaine hot va falloir attendre aussi...mais beaucoup moins longtemps ;)

*IheartIns : ha les 3 couples chouchous de l'histoire, Klaine, Huntbastian et Quintana 3

*mamstaz : J'aime votre enthousiasme sur les autres couples et pas que sur Klaine :) Ceci dit il va y avior des chapitres spécial Klaine pour leur annonce bien sur.

*Nina : Merci de lire ma trad ! Alors pour Santana ...je ne peux rien te confirmer..peut-être que c'est Quinn. Mais peut-être pas. Et l'annonce des chouchous sera particulièrement spéciale ...comme eux.

Merci encore pour les reviews j'adooooooooore! jmen lasse pas :)

Niveau musique les chansons reprises ici sont : pour Kurt il s'agit de TKO et Sebastian Amnesia, 2 morceaux de Justin Timberlake.

Bonne lecture!

Chapitre 17 : On ne se sépare que pour mieux se retrouver


Sebastian Smythe est officiellement à Londres !

Plus tôt cette semaine, Smythe a été vu dans un quartier de boutiques, nul doute il était en train d'acheter des vêtements adaptés au froid. Smythe, qui vit sous le soleil de Los Angeles, revient à Londres où sa carrière a débuté pour tourner son nouveau film, L'Age du Chaos : la fin du monde, dont le tournage commence dans quelques semaines. Smythe était suivi toute la journée par des photographes, des journalistes et des fans. Alors que beaucoup de célébrités se fatiguent de cette attention constante, Smythe s'en délecte, permettant aux photographes de prendre autant de photos qu'ils le souhaitent, allant même jusqu'à poser avec certains fans.

« C'est génial de revenir à Londres, » dit Smythe à un journaliste dans un accent anglais. « J'adore être de retour dans la ville où ma carrière a débuté. »

Smythe fit une déclaration publique disant à quel point il était excité de faire ce film et à quel point il avait hâte de rencontrer le reste du cast. Beaucoup se demandent si Smythe ira rendre visite aux clubs où il adorait aller quand il n'était qu'un nouveau joli visage de l'industrie du cinéma. Les paparazzi sont allés jusqu'à surveiller ces endroits dans l'espoir d'apercevoir le séducteur d'Hollywood. Mais à part la ballade pour faire les boutiques, il a été absent du regard public. On pourrait penser que c'est pour préparer le rôle, et étant une fan de ces livres, j'ai hâte d'avoir un scoop de l'intérieur de la création de ce qui sera sans aucun doute un grand succès.

Diane Baker – London Evening Standard

Dimanche soir, tard, Kurt s'enveloppa dans une couverture et s'assit de nouveau contre sa tête de lit avec son pc portable. Il prit ses écouteurs et cliqua sur le bouton 'appel', n'ayant qu'à attendre quelques sonneries jusqu'à ce que Blaine réponde.

« Ohh bébé, » roucoula Kurt en faisant la moue. « Tu as l'air si fatigué. »

Blaine toussa et hocha la tête. Il était pelotonné dans sa couette, couché dans son lit. « Oui. Encore heureux qu'on a deux jours de route. J'ai besoin de me reposer. »

« Es-tu le premier malade ? » se demanda Kurt.

Blaine secoua la tête. « Tony l'a été avant moi. J'ai entendu Jeff renifler ce matin donc c'est le prochain. »

« Et pourtant vous avez fait un concert génial, » se moqua Kurt. « Je le sais, je suis allé vérifier le tag Warblers. »

Blaine rit doucement. « Oui et bien, si on est tous malades en Arizona, ça ne sera pas génial. David et Wes prennent déjà des médicaments en prévention contre les coups de froid. Il se baladent même avec des masques chirurgicaux, » Kurt rit en se les imaginant. « Nick ne sera probablement pas malade, il ne l'est jamais. Et comme je l'ai dit, Jeff le sera demain. »

« Tu prends des médicaments ? » demanda Kurt.

« Ouais, » acquiesça Blaine. « On a un médecin avec nous donc ça devrait aller. »

Kurt bouda un peu. « Si j'étais là, je m'occuperais de toi. »

Blaine bouda aussi avec un sourire en coin. « Je sais que tu le ferais, » dit-il avec une pincée de séduction et Kurt ne put s'empêcher de rougir un peu. « Dis moi ce qui s'est passé avec l'agent de l'AASAS. Je viens juste de prendre mes médicaments alors je pense que je ne vais pas tarder à m'endormir. »

Kurt laissa échapper un soupir de soulagement. « Et bien, comme je te l'ai dit dans mon message, ça s'est super bien passé. Il ne m'a même pas parlé de nous deux, mais je pense que c'est parce qu'il me connaissait déjà. Il était plus intéressé par le blog de JBI. »

Blaine leva un sourcil inquiet. « Que veux-tu dire par il te connaissait déjà ? »

« Monsieur Butler, l'agent en question, était un remplaçant à McKinley, » lui dit Kurt. « Apparemment c'est un remplaçant à cause de son boulot d'agent. Je suppose que c'est plus facile de gagner la confiance des étudiants si ils le connaissent. C'est vraiment facile de parler avec lui. J'étais choqué quand je l'ai vu. »

« Et il ne t'as pas du tout parlé de nous ? » demanda Blaine. « Parce que moi il ne m'a parlé que de ça. »

Kurt secoua la tête. « Non, pas vraiment. Il était plus inquiet par le blog qu'autre chose. »

« Je ne te remercierai jamais assez d'avoir attiré notre attention sur ce blog Kurt, » dit Monsieur Butler. Je sais que la première raison de cette rencontre était de vous évaluer, mais je pense que vous vous débrouillez très bien. Les gens n'ont pas l'air de se rendre compte à quel point ce blog peut toucher le psychisme des personnes, donc nous te sommes reconnaissants de nous l'avoir signalé. »

« Bien évidemment, » acquiesça Kurt. « Le règne de Terreur de Jacob doit s'arrêter ».

« Je suis d'accord, » dit Monsieur Butler en hochant la tête avec un sourire. « En ce qui concerne ton ami, donne-lui ceci pour moi, » il donna un ensemble de feuilles à Kurt. « C'est encore plus difficile pour ces jeunes comme lui qui ont du mal à gérer les choses et même si le fait qu'il vienne vers toi est positif, ce n'est peut être pas suffisant. Il faut qu'il sache que la hotline est complètement anonyme, alors s'il a besoin de parler, ou s'il a besoin d'aide pour parler à ses parents, nous pouvons être là pour lui. Nous ne sommes pas si effrayants que ce que les gens disent. »

« Alors tu lui as raconté pour Dave ? » demanda Blaine surpris.

« Oui et non. Je ne lui ai pas donné de nom ou quoi que ce soit. Il m'a demandé s'il y avait d'autres raisons pour que je signale le blog, à part les raisons évidentes, et je lui ai dit que j'avais un ami qui vient d'atteindre l'âge et par la même occasion sa sexualité lui a été confirmé, » expliqua Kurt. « Et je lui ai dit qu'il était venu vers moi pour parler et que JBI avait tout entendu. »

« Quels papiers t'as-t-il donné ? »

« Les mêmes que l'infirmière a dans son bureau, mais personne n'y va à part si tu essaies d'échapper à un examen, » répondit Kurt d'un ton cavalier. « En plus, je pense qu'il sera plus réceptif si ça vient de moi. »

« Je suis très fier de toi Kurt, » dit Blaine en souriant doucement. « Il faut vraiment être spécial pour mettre de côté les horreurs que Dave t'a fait subir pour l'aider dans ce moment difficile. »

Kurt lui sourit et se pelotonna dans sa couverture. « Merci. Je peux comprendre ce qu'il vit tu sais. Même avec tout ce harcèlement, avec Tana à mes côtés, c'était quand même plus facile pour moi parce que je n'ai jamais menti sur qui j'étais. Je ne peux pas lui garder rancune. Mes parents m'ont élevé mieux que ça. »

Blaine hocha la tête, compréhensif. « En parlant de Tana, comment s'est passée la soirée pyjama avec les New Directions ? » dit-il en baillant.

Kurt leva les yeux au ciel et grogna. « Comme je l'avais prévu. Beaucoup de cris, et de malaises et de tu nous mens comme un arracheur de dents Hummel, enfin celui-ci c'était Puckerman et Zizes. Ils étaient persuadés que j'avais réussi à photoshopper les photos et les vidéos, mes parents ont dû les prendre à part dans une autre pièce pour les calmer. »

« Pourquoi tu ne leur as pas montré mon nom tout simplement ? » rit Blaine.

« J'ai essayé, mais ils ont commencé à flipper avant même que je ne le fasse, » dit Kurt exaspéré. « Maintenant ils sont du genre, on va protéger Hummel contre les rats crois-moi, » dit-il en imitant Zizes. « Je jure que ces deux là sont parfaits l'un pour l'autre. Je ne sais même pas comment on en a douté. »

« Les couples les plus improbables sont les plus surprenants, » Blaine citait un de ses livres sur les âmes sœurs qu'il avait lu au lycée, ses pensées allèrent vers Sebastian et Hunter. « C'est tout ce dont vous avez parlé ? Ou vous avez bossé un peu ? »

« Si par bosser tu parles de Rachel et Tana qui se disputent encore pour avoir le solo, alors oui on a beaucoup bossé, » répondit Kurt sarcastique. « Elles se sont disputées ici, dans la voiture en chemin vers le lycée pour les répétitions et dans le théâtre, pendant que nous tous étions en train de planifier leurs meurtres. Honnêtement, je serais choqué si on gagnait les Régionales. Entre les deux qui se battent tout le temps et la perfection de ton alma mater (ancien lycée), on est foutu. »

Blaine fit un grand sourire. « Oui, et bien, les Warblers de la Dalton Academy ont des standards assez élevés. Ils ont une réputation à défendre. »

« Hum hum, » répondit Kurt impassible et Blaine en rit. « Tout ce que je sais c'est que leur directeur est encore plus effrayant que Sue Sylvester c'est pour dire. »

« Et comment tu sais ça ? » dit Blaine en plissant les yeux.

« Ne me regarde pas. Je n'ai rien fait, » dit Kurt innocemment. « Mais...Puckerman et Sam sont peut-être ou peut-être pas allés espionner … avec une caméra, » Blaine resta la bouche ouverte, feignant être offensé. « Et ils ont peut-être ou peut-être pas été attrapés, et le directeur a peut-être ou peut-être pas eu quelques mots bien choisis avec eux. »

« Oh je n'en doute pas, » dit Blaine en riant. « Hunter n'est pas du genre à tricher. »

« Hunter ? » demanda Kurt et Blaine s'en voulu intérieurement pour avoir dit son nom. « Monsieur Clarington ? Tu le connais ? »

« Je... oui, je le connais, » dit Blaine prudemment. « C'était mon colocataire à Dalton. »

« Oh mon Dieu, qu'est-ce que tu peux me dire à son sujet ? Il fait vraiment peur ? Ou il fait juste semblant ? Est-ce qu'il s'est vraiment battu avec un alligator dans une école militaire quelconque ou est-ce un mythe inventé par ses étudiants ? Oh ! Et est-ce qu'il a vraiment empoisonné le prof d'histoire pour lui piquer son boulot ?! » demanda-t-il choqué.

« Quoi ? Mais qui est-ce qui t'as raconté cela ? » demanda Blaine ahuri.

« Monsieur Schuester, » dit Kurt haussant les épaules.

« Ton professeur t'a raconté que Monsieur Clarington a empoisonné le prof d'histoire pour lui piquer son job ? » demanda Blaine et Kurt hocha la tête. « Incroyable, » pouffa-t-il. « Je te jure, plus tu me parles de ton prof et plus je le déteste. Non, Monsieur Clarington n'a jamais fait cela. Les hommes de Dalton sont fiers de leur travail et dire qu'il ne mérite pas son poste c'est juste offensant, » Kurt se replia un peu, comme un enfant grondé. « Et pour information, non il ne fait pas peur et oui que je sache il s'est bien battu contre un alligator. »

« Ok, » dit Kurt tout doux. « Je ne voulais pas te fâcher, pardon. »

« Tu ne m'as pas fâché, mon amour. Mais nous à Dalton, on est très protecteurs les uns des autres. Je suis désolé d'avoir rétorqué ainsi, » dit Blaine gentiment.

« C'est bon, » le rassura Kurt. « Je suis sur de t'avoir déjà mal répondu donc on est quittes. »

Blaine rit. « Oui c'est vrai, mais j'aime quand tu deviens fougueux, » dit-il d'un ton séducteur, mais un bâillement finit par ruiner ce moment. « Okay, je pense qu'il est temps que j'abandonne. Tu me chantes un morceau pour m'endormir ? »

Kurt fondit à cette demande et acquiesça. « Tout ce que tu veux. »

Kurt s'installa dans les gradins lundi pendant la pause déjeuner, les écouteurs dans les oreilles, il écoutait l'album des Warblers. C'était un de ces jours où son cher et tendre lui manquait terriblement et la dernière chose qu'il voulait c'était être entouré de monde. Il se demandait si c'était parce que Blaine était malade et son besoin de prendre soin des êtres qui lui étaient chers devenait plus fort. Peu importe la raison, il n'était pas d'humeur à supporter ses amis odieusement ennuyeux, et il n'était certainement pas d'humeur à supporter les tensions entre Santana et Quinn. Il aimait ses filles mais elles le rendaient fou. Et puis c'était comme si tous ses amis déjà liés essayaient de réduire les gestes de tendresse pour ne pas bouleverser Kurt, car son amour Blaine était si loin de lui. Mais tout cela l'enrageait encore plus.

Kurt soupira avant de mordre encore son sandwich et monter le son. Parfois il parvenait à ignorer la douleur et la distance, il arrivait à se distraire. Mais parfois, comme aujourd'hui, tout ce qu'il désirait c'était de monter dans un avion et de rejoindre Blaine peu importe dans quelle ville. Mais il savait qu'il ne le pouvait pas. Il s'était promis de gérer ce sentiment de perte, de supporter d'être séparés pour l'instant, et c'était une promesse qu'il ne voulait pas briser. Cela ne l'empêchait pas de rêver de surprendre Blaine, de sauter dans ses bras et tournoyer comme dans une scène de film romantique. Rien que d'y penser son cœur palpitait, et il savait qu'au final l'attente en vaudrait la peine.

Il ferma les yeux et se permit de se perdre dans ses rêves, fredonnant la chanson. S'il y a une chose dont Kurt était certain est qu'il ne se lasserait jamais d'écouter la voix de Blaine et des garçons chanter. « Je ne comprends pas, dis moi comment peux-tu être si lâche, » chantonna-t-il en parfaite harmonie avec les Warblers. « J'ai été balancé après la cloche et tous les coups de sifflet. Tu as essayé de descendre en dessous de la ceinture, à travers ma poitrine, coup parfait à la tête, merde bébé, » un piétinement sur les gradins alarma Kurt qui leva les yeux pour voir Dave planté là à le regarder. « Salut, » dit-il en retirant ses écouteurs.

« Salut, » dit Dave. « Je peux m'asseoir une minute ? »

« Oui bien sur, » acquiesça Kurt, il appuya sur pause pour garder son attention sur Dave qui s'asseyait près de lui.

« T'en as pas marre d'être obsédé par ces mecs ? » dit-il provocateur.

Kurt feignit d'être offensé. « Je ne suis pas obsédé, juste profondément dédié à eux. »

« Ouais c'est ça, » dit David avec un grand sourire. « Est-ce que ton âme sœur sait que tu es amoureux de Blaine Anderson ? »

Kurt plissa ses lèvres et se retint de rire. « On peut dire ça, » dit-il avec un clin d'oeil. « Alors qu'est-ce qu'il se passe ? »

Dave plissa ses yeux curieusement et secoua la tête. « C'est rien. J'ai juste … j'ai juste eu une idée et je voulais savoir ce que tu en penses, » Kurt hocha la tête pour le laisser continuer. « Et bien je me disais que peut-être je pourrais lui écrire des lettres, » dit-il en secouant légèrement son poignet gauche. « Je ne les enverrais pas, mais je pourrais peut-être les garder dans un cahier et les lui donner quand je le rencontrerais. Tu en penses quoi ? » demanda-t-il, en continuant avant que Kurt ne réponde. « C'est stupide c'est ça ? Je ne devrais pas le faire. Je ne sais pas ce que je pensais. »

« Hey non, » dit Kurt rapidement, en posant une main réconfortante sur le bras de Dave. « Je trouve que c'est une merveilleuse idée. Tu devrais le faire. »

« Oui ? » demanda Dave avec un sourire timide.

« Oui, complètement, » Kurt hocha la tête enthousiaste. « Je trouve cela plutôt romantique même, » Dave regarda au loin et rougit un peu. « Mais je ne ferais pas ça dans un cahier, les pages sont trop faciles à déchirer. Je pense que tu devrais vraiment écrire les lettres, les mettre sous enveloppe, puis les garder dans une boîte à chaussures par exemple. Comme ça tu peux les garder organisées et avec le nom que tu veux leur donner, et au bon moment tu pourras choisir de lui donner une lettre en particulier au lieu de tout lui donner. »

David y réfléchit un peu avant de hocher la tête. « Oui, ok. Je peux faire ça. »

« Bien, » sourit Kurt. « Oh oui, j'ai des papiers pour toi, » dit-il en prenant son sac. « Je ne les ai pas pris chez l'infirmière alors ne t'inquiètes pas personne ne m'a vu avec, mais je me suis dit que ça pouvait aider. »

David prit les papiers et offrit à Kurt un sourire triste. « Je … merci Kurt. Et je ne parle pas seulement des papiers, mais merci d'être aussi cool à propos de tout. Je me dis que tu vas me dénoncer au final et au lieu de cela tu m'aides encore et encore. Je serais perdu sans toi en ce moment donc … merci. »

« Je ne ferais jamais ça, Dave, » Kurt le rassura gentiment. « Je suis content que tu sois venu me voir et je te promets d'être toujours là si tu as besoin de parler. Et si tu ne veux pas me parler à moi, tu peux leur parler à eux. D'une façon ou d'une autre, j'assure tes arrières. »

Dave acquiesça, plia les papiers et les glissa dans la poche de sa veste. « Merci, mec. »

Kurt sourit et leva son poing . David sourit en coin et tapa son poing contre le sien. « De rien. Les amis sont là pour ça. »

Hunter marchait dans les couloirs de Dalton vers la pièce commune des Warblers tôt cet après midi. C'était son heure de libre et même s'il avait l'habitude de rester dans sa classe à noter ses copies, le silence était insupportable ces derniers jours. Donc au lieu de cela il parla aux membres du bureau et demanda une répétition de dernière minute des Warblers. Non pas qu'il y avait vraiment une urgence. Il avait surtout besoin de se changer les idées.

Il pensait que la douleur se dissiperait avec le temps. Il pensait qu'il serait capable de mettre sa douleur de côté et de vivre sa vie comme il l'avait fait ces dernières années. Mais chaque matin il se réveillait avec un trou noir entourant son cœur et un nuage pluvieux au dessus de sa tête. Il se forçait à sortir du lit sinon il y resterait, recroquevillé dans un cocon de torture émotionnelle. Chaque matin, il se disait que si Sebastian pouvait supporter la douleur, si Sebastian pouvait continuer à vivre sa vie même en sentant son monde s'effondrer, alors il le pouvait aussi. Ça ne signifiait pas que cela n'était pas la chose la plus difficile qu'il n'aie jamais expérimenté. Il avait l'impression de constamment rouler à vide et il admettait s'inquiéter de savoir combien de temps il tiendrait.

Hunter laissa échapper une courte respiration et secoua les pensées de son amour, mais en entrant dans la pièce commune, il ne put s'empêcher d'entendre ses élèves parler de Sebastian.

« Ha ouais, j'ai vu qu'il avait déménagé à Londres pour se trouver un bon coup avec un joli cul, »dit un des garçons. Hunter s'arrêta, tournant la tête légèrement pour pouvoir mieux entendre.

« Je ne comprends pas pourquoi il va jusqu'à Londres pour ça, » répondit un autre garçon. « Il a juste besoin de revenir en Ohio. Il aurait plein de jolis ptits culs à peine légaux ici à Dalton. »

« Comme qui ? Toi ? » répondit un troisième garçon.

Le deuxième garçon sourit de façon séduisante. « Tout à fait. Une nuit avec moi et il me suppliera d'en avoir plus, » dit-il à ses amis, tous ignorant la présence de Hunter. « Smythe est une pute. J'ai entendu dire qu'il aimait le genre innocent et je serais ravi de jouer ce rôle pour lui. »

« Monsieur Vera, » la voix de Hunter sonna durement à travers ses dents serrées, il s'approcha de l'élève de terminale pour être face à face. « Vous croyez vraiment les bêtises que vous venez de cracher et je peux vous dire à cet instant que Sebastian Smythe ne perdrait pas une seule seconde de son temps avec vous. Ce que vous lisez sur les tabloïds ce ne sont que des rumeurs ridicules et vous ne lui manquerez pas de respect dans ces murs. » La pièce se tut alors que Hunter faisait un bras de fer avec son étudiant. En réalisant ce qu'il venait de se passer, Hunter se retourna, s'éloigna du petit groupe et s'avança vers le devant de la pièce.

« Cela vaut aussi pour vous, Monsieur Jacobs, » dit-il fermement. « Ne pensez pas que je ne vous ai pas entendu la semaine dernière, dire toutes ces bêtises à propos de Blaine Anderson. Peut m'importe votre opinion personnelle à propos de Sebastian Smythe ou les Warblers, mais vous ne direz pas d'âneries sur eux dans leur maison, » il se retourna pour faire face à ses étudiants. « Parce que c'est leur maison. Ces petits pas de danse que vous ratez constamment Monsieur Fletcher, Jeff Sterling les a inventé ici même dans cette pièce. Ces notes que vous essayiez d'imiter Monsieur Jacobs, Blaine Anderson les faisait à la perfection sans même s'entraîner. La table à laquelle vous êtes assis, celles des membres du conseil, Duval, Anderson et Montgomery s'y sont assis avant, et avant Duval c'était la place de Smythe. N'oubliez pas une seule seconde qui vous a frayé la voie les garçons. Nous sommes des hommes de Dalton, de part en part, et nous ne manquons pas de respect ni ne déshonorons nos frères. Est-ce suffisamment clair messieurs? »

« Oui Monsieur, » répondirent-ils à l'unisson.

« Bien. Pour info, je suis allé faire un tour à McKinley ce week-end pour essayer d'espionner un peu aussi- »

« Je croyais que vous aviez dit que c'était de la triche. »

« Ils nous ont espionnés en premier M. Vera. Je n'ai fait qu'observer le niveau sur le terrain de jeu, » rétorqua Hunter. « Vous avez d'autres remarques aussi brillantes ou je peux continuer ? » l'étudiant secoua la tête et regarda ses mains. « Comme je le disais avant d'être grossièrement interrompu par le très charmant , » dit Hunter sarcastique. « J'ai espionné les New Directions et si certains d'entre vous pensent qu'on est tranquille pour les Régionales à cause de notre héritage, et bien vous avez complètement tort. Une fois qu'ils arrêtent les disputes et se mettent vraiment à répéter, j'ai pu voir à quel point ils étaient formidables. Ils ont des chanteurs très puissants et un contre ténor parfait. »

Un contre ténor qu' Hunter avait deviné être l'âme sœur de Blaine. Il n'en était pas sur, mais il se souvenait encore du nom vu des années auparavant. Il se souvenait à quel point il avait été terrifié que le destin lui joue un tour et inscrive le nom de Sebastian sur le poignet de Blaine. Alors quand Blaine lui avait dit que le nom de son âme sœur était Kurt , Hunter en avait rit de soulagement. Il les suivait sur les médias depuis que Blaine avait trouvé Kurt et il ne pouvait s'empêcher de se demander si Kurt connaissait la vérité à propos du passé de Sebastian et Blaine. Une vérité qu'il commençait maintenant à questionner. Es-ce que c'était vrai ? Est-ce que c'était aussi mauvais qu'il l'avait cru à l'origine ? Blaine l'avait-il vraiment trahi comme il l'avait pensé pendant des années, ou avait-il laissé ses vieilles insécurités troubler son jugement ?

« Leur plus grande erreur là c'est de ne pas mettre ce jeune homme à la voix impressionnante sur le devant de la scène. Espérons que ça ne change pas ou alors on aurait de gros soucis. Les Régionales sont dans trois semaines exactement messieurs. La récréation est terminée, » Hunter s'installa sur la chaise face à la scène. « Quand vous serez prêts, membre du conseil, montrez-moi ce que vous savez faire. »

Alors que les Warblers s'éparpillaient pour prendre place, Hunter sortit son téléphone de sa poche. Il alla chercher le nom de Sebastian dans ses contacts. Il caressa la photo sur l'écran, une seule larme tomba avant qu'il ne se reprenne. Prenant une profonde inspiration, il essuya subtilement la larme et rangea son téléphone. Je peux le faire, se dit-il. Ne perds pas tout de suite espoir. Il appellera quand il sera prêt. Ces derniers mots étaient son mantra dernièrement, et il essayait désespérément de s'y accrocher.

Hunter sortit de la salle des Warblers en félicitant la performance des Warblers tout en se précipitant vers sa salle de classe. Ses souvenirs le bouleversaient et il avait du mal à contrôler ses émotions. Il rentra dans sa salle de classe vide et ferma la porte derrière lui avant de s'affaler sur sa chaise. Il n'eut que quelques instants de silence avant que sa porte ne s'ouvre.

« Jeune homme. »

Hunter se hérissa intérieurement à cette voix. Il connaissait très bien ce ton utilisé même si d'habitude ce n'était pas contre lui, il savait que cela signifiait qu'il allait avoir des problèmes. Il leva le regard vers Madame Montgomery qui se tenait debout à la porte. « Oui Mme Mont- »

« Ah, » Mme Montgomery leva sa main pour le couper. Elle s'avança dans la classe et ferma la porte derrière elle avant de la fermer à clé. « Je ne suis pas là pour parler travail Hunter, » dit-elle en marchant jusqu'au bureau, son ton de voix beaucoup plus doux. « Donc pas de Monsieur ou Madame. »

Les épaules d'Hunter s'affaissèrent alors qu'elle s'asseyait sur une chaise près du bureau. Il l'évitait depuis quelques jours et il savait que sa fuite prenait fin. « Oui Madame, » dit-il doucement, il se sentait davantage un adolescent devant elle et pas un adulte.

« Que se passe-t-il avec toi chéri, » demanda-t-elle gentiment. « Tu n'es pas vraiment toi-même dernièrement. »

Hunter resta silencieux un instant, ses yeux baissés, et quand il parla ce fut un murmure. « Je lui ai parlé, à Sebastian. » Mme Montgomery ne dit rien et attendit qu'il continue. « Il m'a demandé de partir à Londres avec lui, il m'a donné un ultimatum et moi j'ai dit non, » Hunter leva les yeux pleins de larmes. « Dès que j'ai dit non, j'ai senti mon monde basculer. Et maintenant il est parti et je suis là à me demander s'il reviendra un jour. »

« Et je suppose que maintenant Sebastian est un peu déconnecté du monde ? » demanda Mme Montgomery. « De la même façon que tu étais il y a quelques semaines ? »

Hunter hocha la tête doucement. « Je pense oui. Je suppose que c'est en rapport avec le transfert émotionnel. »

Mme Montgomery posa un main réconfortante sur son bras. « Alors arrête de te poser des questions et garde la foi, » dit-elle avec une douce autorité. « Si c'est ce qui s'est passé entre vous deux alors cela signifie qu'il t'aime encore, profondément. »

« Vous le pensez ? »

« Je le sais, » dit Mme Montgomery gentiment. « Je ne suis pas Conseillère en âme sœur juste pour le titre fiston. Je sais que tu souffres, mais accroche-toi et aies confiance. Il reviendra quand il sera prêt. »

Hunter sourit lui aussi et acquiesça, amenant sa main à ses lèvres pour y déposer un baiser. « Merci maman. »

Blaine se sentait misérable. Il n'était que quatre heures de l'après midi et il n'avait aucun souvenir de sa journée. A l'exception de quelques appels de Kurt, il est resté inconscient la plupart de la journée. Quand il s'était réveillé ce matin, sa tête tapait encore plus fort que la pire cuite qu'il n'aie jamais eu et la fièvre refusait de tomber. Il suivait un régime liquide strict et une bonne dose de médicaments qui espérons-le amélioreraient son état d'ici demain.

Il était actuellement roulé en boule sur le canapé au fond du bus avec pleins de couvertures. Il avait trop mal à la tête pour regarder la télé mais il était trop sur les nerfs pour s'endormir de nouveau alors il resta là à penser à quel point Kurt lui manquait. Il donnerait n'importe quoi pour entendre la voix apaisante de son amour mais en même temps il ne voulait pas inquiéter Kurt davantage. Kurt lui avait dit qu'il allait prendre l'avion pour venir prendre soin de lui mais Blaine insista pour qu'il reste à l'école. La dernière chose qu'il souhaitait c'était que Kurt le voit dans cet état et pire, tombe malade aussi. Donc peut importait qu'il mourrait d'envie de voir son âme sœur, peut importait ô combien il avait besoin de lui, il n'appellerait pas Kurt.

« Ça craint ! » cria-t-il à personne avant une nouvelle quinte de toux.

« Oui et bien pour nous aussi ce n'est pas un pique nique, » la voix de Wes résonna à travers la porte.

Blaine tourna le regard pour voir Wes avec un masque et des gants de chirurgiens, et grogna. « Sors d'ici Wesley, » se plaignit-il.

Wes sourit en coin et rentra dans la pièce infectée. « Oh alors tu ne souhaites pas savoir de quoi ma mère et moi venons de parler, » dit-il en s'asseyant loin de Blaine. « Elle te souhaite un prompt rétablissement au passage. »

Blaine grogna doucement et se força à s'asseoir. « Vous avez parlé de quoi ? » demanda-t-il suspicieux. Wes lui jeta un regard et une soudaine vague d'énergie sembla l'envahir. « De Seb et Hunter ? Qu'a-t-elle dit ? » demanda-t-il impatient avant de tousser de nouveau.

Wes grinça et s'éloigna encore plus. « Pas grand chose, juste qu'Hunter souffre en ce moment. »

Blaine attrapa sa bouteille d'eau et but quelques gorgées. « Comment ça ? Il va bien ? »

Wes haussa les épaules. « Aussi bien qu'il puisse je pense. Elle ne m'a pas dit grand chose mais d'après ce que j'ai compris, Sebastian et Hunter se sont parlés et même si elle n'a pas parlé à Sebastian, elle pense qu'il ne va pas bien non plus. »

Blaine acquiesça, et grogna encore plus fort car le simple mouvement le faisait souffrir. « J'enverrai un message à Seb tout à l'heure, pour voir s'il accepte de me parler. »

« Et je rappellerai Hunter. J'ai l'impression qu'il m'évite, » Wes soupira, se tournant vers la porte lorsque David entra avec un bol de soupe. « Oh mon Dieu, » marmonna-t-il en secouant la tête.

Blaine se retourna vers David et grimaça. « Tu ne penses pas que tu exagères ? » demanda-t-il agacé. David ne portait pas un masque et des gants mais une combinaison médicale complète avec un écran facial attaché.

David posa le bol sur la table et s'éloigna rapidement de Blaine. « Pas moyen mon frère. Vous êtes morts là tous les deux et je ne prends pas de risques. »

« Pas cool mec ! » la voix de Jeff résonna de l'intérieur de son lit où Nick était couché près de lui. Il n'était pas en si mauvais état que Blaine mais le coup de froid avait bien attaqué ses poumons.

« C'est la vérité, » cria David en retour. « Si je pouvais me créer une bulle de protection, je le ferais. »

« Tu peux, » cria Jeff. « Une bulle dans ta combinaison. »

David rit sous le masque à cette brillante idée. « Et voilà pourquoi tu es mon préféré, » dit-il à Jeff qui sortit uniquement sa main dehors pour lui montrer son pouce avant de revenir dans son lit. « Mange ta soupe Blainers, » ordonna David en sortant.

Alors que David sortait et passait devant les lits, Jeff passa sa main dehors furtivement et attrapa la cheville de David. Celui-ci cria, sautillant en l'air à ce contact. « Non ! Ne me touche pas ! » cria-t-il hystérique.

Jeff éclata de rire alors que David entra en phase de panique à propos de microbes, puis se remit à tousser. Nick calma le torse de Jeff alors que celui-ci riait et toussait en même temps, Blaine lui essayait de contrôler son éclat de rire et Wes lui, secouait la tête.

« Je te déteste Jeffrey ! Avec passion ! » cria David, ce qui fit Jeff rire de plus belle. « Tu n'es plus mon préféré ! »

« Mais tu es le mien ! » répondit Jeff en riant. Quand finalement il se calma, il prit la main de Nick pour la poser sur son torse et grogna de douleur. « Putain ça fait mal, mais c'était drôle. »

Nick sourit et embrassa sa joue. « Tu ne rirais pas si tu t'effondrais sans pouvoir respirer. »

Jeff sourit en coin. « Mais ça en valait la peine. »

« Je te laisse te reposer, » dit Wes en se levant. « Mange ta soupe, prends tes médicaments et retombe dans ton sommeil. »

« Bien Monsieur, » Blaine acquiesça en levant ses yeux au ciel mais sourit tout de même.

Il attendit que Wes parte pour rapprocher le bol de soupe. Il fredonna de contentement lorsque le liquide parcourut le chemin dans sa gorge puis pris son téléphone pour regarder les messages.

A Kurt :

Est-ce que les fans seraient fâchés si je tuais David ?

A Sebastian :

Je crois que je vais mourir.

Il prit une autre cuillerée avant de lire une réponse.

A Blaine :

Oui bébé. Les fans te détesteront probablement si tu tuais David. Qu'est-ce qu'il a fait ?

A Kurt :

Cet abruti s'est habillé d'une combinaison contre la radioactivité. Il est couvert de la tête aux pieds parce qu'apparemment Jeff et moi nous nous dirigeons vers la mort. Je le déteste.

A Blaine :

Lol Désolé mais il y a de grande chance que j'habille quelque chose du même genre si je serais venu. Sue me tuerait si je tombais malade alors qu'on a une compétition la semaine prochaine.

A Kurt :

MECHANT !

Non, pas vraiment. Je te pardonne si tu me donnes un baiser en bas. ;)

Blaine sourit malicieux devant sa réponse. Il parierait son entière fortune que Kurt rougissait en ce moment même.

A Blaine :

Je suis en répétitions ! Tu ne peux pas dire des choses pareilles !

Blaine rit avant de répondre une dernière fois.

A Kurt :

Je te dirais bien que je suis désolé mais je ne le suis pas. ;p Je vais m'endormir de nouveau. Je t'aime. Bonne répèt'.

A Blaine :

Je t'aime aussi. Bon rétablissement. Appelle-moi plus tard.

Blaine allait poser son téléphone mais décida d'envoyer encore un message à Sebastian. Une fois envoyé, il balança son téléphone sur le canapé et finit sa soupe.

A Sebastian :

Je viens de me souvenir du décalage horaire. J'espère ne pas t'avoir réveillé. Juste pour que tu saches que je suis en train de mourir et Jeff est sur le même chemin.

Sebastian lut les messages mais ne répondit pas. Il allait laisser Blaine penser qu'il était en train de dormir et il lui répondrait le matin quand Blaine dormirait. Il se sentait mal de savoir son meilleur ami malade pourtant. C'était un des pires inconvénients de voyager tout le temps. Il le savait bien. Même s'il n'était pas encore malade, il pouvait sentir sa gorge le chatouiller annonçant un rhume.

Il laissa son téléphone sur la table du salon et marcha vers son balcon avec vue sur la Tamise. Il résidait dans une suite royale à l'hôtel Savoy à Londres et même s'il n'avait pas besoin de cet espace ou de ce luxe, il appréciait néanmoins la vie privée. Il remonta la capuche de son gilet et sortit son paquet de cigarettes de sa poche. Il savait qu'il ne devrait pas fumer, qu'il remplaçait subtilement une substance par une autre, mais il s'en fichait. Il alluma la cigarette, prit une taffe et s'appuya sur la balustrade.

Les seules choses qu'il ressentait étaient le vent, le chatouillement de sa gorge et de la compassion pour Blaine. Tout le reste était éteint. Toute émotion, toute pensée éphémère étaient engourdies comme un patient sous Novocaïne. Il était paralysé au monde et il ne savait pas vraiment comment réagir par rapport à cela. Il pensait qu'il serait heureux de ne pas ressentir la souffrance que Hunter lui causait. Il pensait qu'il serait soulagé. Et pendant quelques jours, il l'avait été. Mais en marchant dans les rues familières de Londres, en pensant à son premier gros succès ici, il ne ressentit rien. Ni joie. Ni soulagement. Ni excitation pour son nouveau rôle. Il ne ressentait que le stress et c'était pourquoi il fumait. Non pas que cette horrible habitude soit une excuse. En fait il détestait fumer, presque autant que de boire. Mais ça ne l'empêcha pas de reprendre une taffe.

La vue était superbe mais il était trop mort à l'intérieur pour en profiter. De plusieurs façons, il ne se sentait plus lui-même. Il se demandait comment Hunter avait géré ce sentiment de vide. « Je ressentais presque le moment du changement. Puis ça faisait trop mal, à partir de là ça s'évaporait, » il chantonna doucement dans la nuit, ses pensées dévorées par Hunter. « Si froid bébé, maintenant je deviens fou. Je ne sais pas pourquoi tu me laisserais seul. Si c'était vrai, si c'était toi, ne penses-tu pas, ne penses-tu pas que je le saurais ? » une larme unique roula le long de son visage même s'il ne ressentait aucune tristesse, seulement un vide bouleversant. « Amnésie, chaque souvenir s'affaiblit jusqu'à disparaître. Où es-tu allé ? Amnésie, tout et rien, plus de 'nous', c'est un étranger que je connaissais. »

De retour en Ohio, Hunter ressentit une douleur violente dans son cœur, en face des étudiants à qui il faisait cours, il ne put contrôler le sanglot silencieux qui s'échappa de ses lèvres.