Nouveau chapitre les gens! J'espère que tout le monde a passé de bonnes vacances ... sans avoir fondu au soleil !

*AnnaKlaineuse : Encore un peu de patience pour le Klaine :) Merci de ton enthousiame!

*IheartIns : les Warblers ce sont les meilleurs *mes chouchous*

*Chahinez BEK : ahhh Hunter et Sebastian sont très touchants oui, on se prend au jeu de les aimer à fond!

*mamstaz : voici la suite! désolée pour l'attente! ahah

Merci encore pour les reviews 3

Bonne lecture!

Chapitre 18 : Tout est prêt


Les garçons sont de retour en ville !

Les derniers mois sont passés à toute vitesse et pendant ce temps là les Warblers ont joué dans 48 états ! Ils ont voyagé avec style dans leurs bus parés pendant des mois, et pourtant, même en vivant aussi proches les uns des autres, il s'améliorent avec le temps. Alors que d'autres groupes finissent par se disputer en interne, le seul problème qu'ont rencontré les Warblers à force de tout partager, c'est Anderson, Sterling, Thompson, et d'autres membres de l'équipe qui se sont partagés un très mauvais rhume. Étonnamment, rien de tout cela ne les a ralenti. Nous ne pouvons pas nier que ces jeunes hommes ont porté leur carrière à un tout autre niveau avec cette tournée, impressionnant leurs fans et les médias.

Les Warblers sont actuellement en chemin vers la Californie pour terminer la première partie de leur tournée. Premier arrêt à Sacramento le vendredi, puis Fresno le samedi, et finalement, Los Angeles le dimanche. La rumeur court qu'ils auraient des invités spéciaux lors de ce spectacle final. Une idée de qui cela pourrait bien être ? Je ne peux pas vous donner d'indice pour l'instant. Mais j'aurais les meilleures places au concert et je les partagerais avec vous.

Préparez-vous les fans de Warblers ! Je ramènerai des vidéos exclusives des coulisses quand le groupe se préparera pour le dernier concert de l'année. Et qui sait quels secrets juteux nous pourrions apprendre !

Perez Hill

Kurt était anxieux. Son rendez-vous avec l'AASAS remontait à deux semaines et rien n'avait changé. Les vacances de Noël approchaient, il s'inquiétait davantage. Tant que le blog existait, lui et Blaine ne pourraient pas se rendre public, et Kurt n'en pouvait plus de ne pas pouvoir parler de Blaine en liberté. Les New Directions avaient déjà failli cracher le morceau à plusieurs reprises et il ne savait pas combien de temps encore ils allaient tenir. En plus de tout cela, ce week-end c'était les Régionales et ils devaient encore finaliser leurs chansons, et Santana allait avoir 18 ans vendredi. Kurt était plus que stressé à ce stade du jeu.

Kurt ferma la porte de son casier et s'appuya dessus avec une profonde respiration. Encore cinq jours et il serait dans les bras de Blaine. Ce dernier mois avait été une torture et pas seulement parce que Blaine lui manquait, mais parce que ses amis le rendaient dingue. Entre les questions incessantes à propos de Blaine et des Warblers, les disputes à propos des chansons, et le stress à propos du blog de Jacob, Kurt avait la sensation que sa tête allait exploser. Il était plus que prêt pour ses vacances de Noël.

Soudainement, un hurlement aigu dans le couloir provoqua un retournement d'estomac violent chez Kurt. « Mais qu'est-ce qu'il y a merde, » marmonna-t-il tandis que lui et d'autres étudiants s'avançaient.

« ILS ONT TOUT PRIS ! » Jacob cria à l'agonie en cherchant dans son casier, complètement hystérique. « ILS NE PEUVENT PAS FAIRE CA ! »

Kurt s'esquiva dans un coin alors que la foule se réunissait autour de Jacob, jetant un coup d'œil par dessus les autres pour voir ce qu'il se passait. Jacob continuait de crier comme si son monde s'effondrait, allant même jusqu'à jeter des objets de son casier. Kurt comprit en un instant et pendant quelques secondes il se sentit mal.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? »

Kurt sauta au murmure de David derrière lui. « Jésus Christ ! Tu m'as fait peur putain ! »

David sourit en coin et haussa les épaules, ses yeux observant la scène que Jacob faisait. Trois hommes en costume noir apparurent de nulle part et Jacob eut encore plus peur. Deux d'entre eux attrapèrent les bras ballants de Jacob et commencèrent à le traîner plus loin alors que le troisième rangea le désordre que Jacob avait fait. Kurt et Dave s'écartèrent pour laisser passer les deux hommes et un Jacob désespéré. Aucun des deux ne remarqua le troisième homme jusqu'à ce qu'il se trouve en face d'eux.

« M. Hummel, M. Karovsky, » M. Butler les salua avec un sourire amical. « C'est un plaisir de vous revoir. »

« M. Butler, » dit Kurt surpris. « Bonjour. »

Dave jeta un regard curieux à Kurt avant de se retourner vers le remplaçant de son professeur. « Salut M. Butler. Vous êtes ici pour faire le remplaçant encore ? » demanda-t-il confus.

« Non, pas aujourd'hui, » répondit M. Butler. « Je suis ici pour affaires. » C'est à ce moment qu'ils remarquèrent sa mallette avec le symbole AASAS gravé dessus. « Pourquoi n'allez-vous pas voir ailleurs et aller en cours. Il n'y a rien à voir ici. » Les deux garçons acquiescèrent mais ne bougèrent pas. « Profitez de vos vacances, » dit-il avec un clin d'œil à Kurt avant de partir.

David se tourna vers Kurt avec de grands yeux. « C'était quoi ça Hummel ? » Au lieu de répondre, Kurt prit son téléphone et alla vérifier le blog de Jacob. Doucement un sourire se dessina sur ses lèvres quand le navigateur lui indiqua que la page n'existait plus. Dave regarda par dessus et plissa les yeux. « Qu'est-ce que tu as fait ? » demanda-t-il un sourire en coin.

« Je...et bien... » Kurt se mordilla la lèvre.

« Et bien ? »

La sonnerie retentit et Kurt rit nerveusement. « Oh non, la sonnerie. Désolé. Je ne peux pas être en retard en cours. A plus, Dave, » dit-il rapidement avant de partir.

« NAN MAIS CA VA PAS LA TETE ?! » cria Santana, la seule chose qui la retenait était les bras de Quinn. « NOUS NE CHANTERONS PAS DES CHANSONS DE NOEL POUR LES REGIONALES ! »

« C'est une brillante idée ! » argumenta Rachel devant la classe. « Ils n'auraient pas prévu de faire les Régionales au début des vacances de Noël s'ils ne souhaitaient pas entendre des chants de Noël ! »

Kurt s'assit près de Brittany et se massa les tempes. Ils étaient sur le même sujet depuis une heure et il était prêt à partir pour de bon. Rien à foutre des Régionales.

« TU NE CELEBRES MEME PAS NOEL ! »

« Et bien nous pouvons faire des chansons d'hiver ! Ça sera parfait ! » s'exclama Rachel en frappant des mains.

« Okay c'est bon ! » Santana se libéra de Quinn et s'avança en trombe devant Rachel. « Écoute moi bien hobbit. Nous ne ferons pas de chansons d'hiver ! On va perdre ! »

« Je ne pense pas. Je crois que- »

« Je m'en tape de ce que tu crois ! » rétorqua Santana. « C'est une terrible idée ! Aidez-moi les mecs, » dit-elle aux autres.

Les New Directions acquiescèrent et marmonnèrent leur consentement. Rachel fut choquée de voir Finn hocher la tête de manière hésitante. « Finn, ne la laisse pas t'influencer de son côté ! »

« Non c'est bon, » dit Finn humblement. « Je ne pense sincèrement pas que des chansons de Noël soient une bonne idée. Et ne le prends pas mal, je t'aime et tout, mais généralement c'est toi qui m'obliges à suivre tes idées même si je ne les aime pas. »

« Finn ! »

« C'est vrai ! Toi et moi, ensemble, on est supposé être co-capitaines et c'est toujours ce que tu dis, ce que tu penses, qui doit être vrai, » répondit Finn fermement. « Et bien je suis désolé mais je ne peux pas être d'accord avec toi. »

Rachel se hérissa et croisa ses bras. « Et vous pensez tous comme lui ? » demanda-t-elle et tout le monde hocha la tête. « Très bien. A partir de maintenant, je ne donnerai plus mes opinions clairement supérieures. Vous pouvez perdre les Régionales sans moi. »

Rachel s'élança pour partir mais Santana l'arrêta net. « Pose tes mini fesses, Yentl. Tu n'iras nulle part tant qu'on a pas résolu le problème. »

« Tu ne peux pas m'obliger à rester ! »

« Tu veux parier, » la défia Santana.

« D'accord, ça suffit, » la voix de M. Schuester se fit finalement entendre dans la pièce. « Rachel s'il te plaît assied toi. Toi et moi on sait très bien que tu ne partiras pas et nous n'avons pas le temps pour une autre crise. Les Régionales sont ce week-end et nous avons besoin que tu nous aides pas que tu nous donnes des ordres. »

« Venant de la bouche de celui qui la laisse régner, » dit Quinn levant les yeux au ciel.

Kurt leva la main. « M. Schue, je peux ? » dit-il avant que M. Schue n'aie l'occasion de réprimander Quinn. « Nous devons choisir notre soliste et sa chanson. Une fois que c'est fait, les deux autres chansons seront plus faciles à choisir. » Rachel ouvrit la bouche pour parler mais Kurt la coupa. « Je propose de laisser Tana chanter le morceau qu'elle meurt d'envie de faire depuis un mois puis on votera entre elle et Rachel. »

« Pourquoi je ne peux pas chanter ? » demanda Rachel mécontente. « Pourquoi elle peut chanter et pas moi ?! »

« Parce que tu as déjà chanté aujourd'hui Rach, » dit Kurt en grognant. « Trois fois d'ailleurs. Nous connaissons tes choix. Pour une fois dans ta vie, mets toi en retrait. »

Avec une plainte frustrée, Rachel s'assit près de Finn sans le regarder. Finn avait décidé de ne pas lui donner de l'importance. Si ils étaient vraiment des âmes sœurs, elle allait devoir accepter que tout ne tournait pas autour d'elle et il allait devoir apprendre à se défendre.

Santana s'avança sur le devant de la salle avec un style qu'elle seule maîtrisait, mais même si sa position semblait forte, son expression douce en disait long. « Comme vous le savez, vendredi c'est mon anniversaire. C'est une raison suffisante pour me donner le solo à moi, » Rachel leva les yeux au ciel mais Santana l'ignora et continua. « Et puisque Rachel parle toujours de ses performances très émotionnelles, » dit-elle d'une voix traînante sarcastique. « Je peux vous garantir qu'avec la chanson que je vais vous interpréter, et l'éveil de mon âme ou quoi ou qu'est-ce, je serais capable d'offrir la prestation la plus parfaite que vous n'ayez jamais vue. »

« J'en doute, » marmonna Rachel.

se tourna vers elle. « Ça suffit Rachel, » il se retourna vers Santana avec un sourire forcé. « Dès que tu es prête Santana. »

« Dis-donc M. Schue, vous pourriez au moins faire semblant d'être enthousiaste, » rétorqua Quinn.

serra les dents mais ne dit rien et regarda Santana avec espoir. Santana fit un signe à Brad avant de fermer les yeux et de se permettre à se prendre dans les montagnes russes des émotions qu'elle ressentait depuis si longtemps. Elle ne voulait pas se l'admettre mais cette chanson était pour Quinn.

Je ne peux pas dormir ce soir

Complètement réveillée et si confuse

Tout est aligné

Mais je suis meurtrie

J'ai besoin d'une voix pour faire écho

J'ai besoin d'une lumière pour me ramener à la maison

J'ai comme besoin d'un héros

Est-ce que c'est toi ?

La salle était immobile alors que Santana livrait son cœur. Ses yeux ne quittèrent jamais le sol, trop inquiète d'avouer son amour pour Quinn en plein milieu de la chanson si elle les levaient. Le cœur de Quinn fondit et chaque mot la frappait comme une tonne de briques. C'est à ce moment là qu'elle réalisa à quel point elle craignait l'anniversaire de Santana.

Je ne regarde jamais la forêt pour ses arbres

Je pourrais vraiment utiliser ta mélodie

Bébé je suis un peu aveugle

Je pense qu'il est temps pour toi de me trouver

La voix de Santana était forte, mais son visage était plein de souffrance et de vulnérabilité. Quand finalement elle leva les yeux, ils tombèrent sur Quinn l'espace d'une seconde et tout son être était appelé vers elle. Elle ignora cependant la sensation et chanta avec toute son émotion.

Peux-tu être mon rossignol ?

Chante pour moi

Je sais que tu es là

Tu pourrais être ma raison

Tu m'apporte la paix

Tu m'endors en chantant

Dis moi que tu peux être mon rossignol

Santana finit sa chanson les yeux fermés et ses mains sur son cœur. Il n'y avait pas une seule personne dans la pièce qui ne sentait son chagrin, ou son espoir. Rachel retenait les larmes qui voulaient couler. Elle ne voulait pas admettre la défaite, mais elle ne pouvait pas nier que la performance de Santana n'était rien d'autre que parfaite.

« Je dois le dire Santana, » commença Rachel, s'éclaircissant la gorge pour libérer sa voix. « C'était vraiment très beau. Je pense qu'il faut te donner le solo avec cette chanson, c'est une très bonne idée. » Elle pensait encore qu'ils auraient dû faire des chansons d'hiver mais décida ne rien dire. S'ils perdaient elle leur en reparleraient jusqu'à la fin de l'année. Mais s'ils gagnaient, elle se rapprocherait d'une éventuelle amitié avec Santana, une amitié qu'elle voulait désespérément même si elle ne voulait pas se l'admettre.

« Merci, » dit simplement Santana, essayant de se recomposer, elle n'osait regarder personne d'autre que M. Schuester.

se leva et s'avança vers elle, passant ses bras autour d'elle malgré son regard de dégoût. « C'était très émouvant Santana. » Santana haussa les épaules et vint se rasseoir à sa place entre Kurt et Quinn. « Maintenant que nous avons finalement décidé cela, il ne manque qu'à choisir les deux autres chansons. Nous avons beaucoup de travail cette semaine les gars mais je sais qu'on peut y arriver ! »

Quinn regardait ses ongles et n'écoutait plus M. Schue, elle décroisa ses jambes et son pied effleura subtilement la jambe de Santana. Santana baissa le regard à ce contact mais ne regarda pas Quinn. Pourtant ce simple contact calma ses émotions et sans réfléchir elle recroisa ses jambes pour que son pied puisse s'entrelacer à celui de Quinn. Il lui fallut un moment pour réaliser ce qu'elle avait fait, elle en reçu comme un frisson le long de son dos. Qu'était-elle supposée faire maintenant ?

Kurt grommela et chercha son téléphone pour éteindre son alarme. Il détesterait Rachel pour toujours pour devoir aller au lycée deux heures plus tôt pour répéter pour les Régionales demain. Il s'étira et réalisa que Santana n'était plus dans le lit avec lui. Il était resté chez elle cette nuit, en sachant qu'elle aurait besoin de quelqu'un pour parler au réveil. Le fait qu'elle ne soit pas dans le lit l'inquiétait.

« Tana ? » il l'appela mais n'eut aucune réponse. « Tana ? » dit-il plus fort.

« Ça ne s'efface pas, » Kurt l'entendit parler en dehors de la chambre. Avec un petit grognement, il sortit du lit et s'approcha de la salle de bain de l'autre côté de de la chambre. « Ça ne part pas ! » répéta-t-elle les yeux pleins de larmes.

« Oh Tana, » dit Kurt compatissant. « J'ai essayé avec Blaine tu t'en souviens ? Ça ne part pas. »

« Ce n'est pas possible. Ça n'est pas en train de m'arriver. »

Kurt était debout à la porte, les bras croisés. « Tana il faut que tu arrêtes. »

« Mais ça ne part pas ! » pleurait Santana.

« Et ça ne partira pas, » dit Kurt fermement, il s'avança et attrapa ses mains tremblantes. Il laissa l'eau couler pour les rincer du savon, comme son père lui avait fait, puis se figea quand il vit le nom, Lucy Q. Fabray. « Oh mon Dieu ! » s'étouffa-t-il.

« Je ne peux pas le faire, » Santana secouait sa tête frénétiquement. « Je ne peux pas. »

Kurt relâcha ses mains et lui prit le visage. « Respire Tana. Ça va aller. Tout ira bien. »

« Non, tu ne comprends pas, » Santana essaya de le contredire. « Elle va être tellement déçue quand elle verra qu'elle est coincée avec moi ! »

« Fais-moi confiance, elle ne sera pas déçue, » le rassura Kurt avec un petit sourire. « Il faut que tu te calmes avant d'avoir une crise cardiaque. Et je suis désolé de te le dire mais nous devons être au lycée dans moins d'une heure. »

« Je n'y vais pas, » dit Santana le souffle court. « Je ne peux pas. Non, non, non, non. » Elle se délivra de Kurt et courut vers sa chambre, sautant sur son lit et se cachant sous la couette. « No puedo. Esto no està sucediendo. »

Kurt soupira en entrant dans la chambre, essayant de retenir son tournis pour le moment. « Tu n'as pas le choix, et si c'est la vérité, » lui dit-il en attrapant les draps pour les tirer. « Tu voulais le solo tu te souviens ? Je sais que tu es en état de choc mais nous avons les Régionales demain. Alors ne fais pas l'imbécile et essaie de gérer. »

« Je ne peux pas le faire, » dit Santana en secouant la tête. « Je ne peux pas la voir. »

« Tu vas bien devoir, dans moins d'une heure. Je te suggères de t'habiller super sexy et d'aller chercher ta sacrée nana, » Kurt l'attrapa par les bras et la força à sortir du lit.

« Je ne peux pas lui dire. Je ne peux pas. »

« Dis lui ou pas. Je m'en fiche, » rétorqua Kurt. « Maintenant bouge tes fesses et prends ton courage à deux mains. On a besoin de gagner. » Santana gémit alors que Kurt la força à aller dans la salle de bain. « Prends une douche merde et dépêche-toi Tana ! »

La mère de Santana s'avança dans le couloir avec un sourire. Elle s'était réveillée avant Santana et elle avait été la première personne à voir le nom de Quinn. Elle essaya de la calmer mais sa fille ne voulait pas l'écouter et après un quart d'heure elle était partie sachant que Kurt l'aiderait probablement mieux qu'elle.

« Oh mon Dieu oh mon Dieu, OH MON DIEU ! » murmura Kurt tout excité quand il vit Mme Lopez.

« Je sais ! » murmura Mme Lopez en tapant des mains silencieusement. « Oh je suis si heureuse pour elle Kurt ! Quinn est géniale ! »

« Je sais ! » répondit Kurt enthousiaste. « Et Q. est amoureuse d'elle depuis des années ! »

Mme Lopez se posa la main sur le cœur. « C'est vrai ? » dit-elle admirative.

« Oui, » lui confirma Kurt. « Je ne l'ai appris qu'il n'y a quelques mois mais je ne pouvais pas le dire. »

Mme Lopez fut soulagée. « Merci mon Dieu. Okay ne dis rien. Elle a besoin de l'apprendre d'elle même, » Kurt acquiesça. « Je vais aller lui préparer son petit déjeuner préféré. Oh j'ai hâte qu'elles soient ensemble ! » Kurt rit alors que Mme Lopez se dépêchait vers la cuisine toute heureuse, puis il revient dans la chambre de Santana pour lui choisir une tenue. Il n'y avait pas moyen qu'il la laisse mettre son uniforme de Cheerios aujourd'hui.

Dans la salle de bain, au lieu de prendre une douche, Santana se toucha en pensant à Quinn jusqu'au frisson de l'orgasme. Puis elle commença à rire comme une maniaque en réalisant que Quinn Fabray lui était destinée. Hors de question qu'elle attende pour lui dire. Elles allaient faire connaissance dans les toilettes pour filles dès qu'elle arriverait à l'école.

Le chemin jusqu'au lycée était un enfer pour tout les deux. Un moment Santana criait sur Kurt parce qu'il conduisait comme son abuela, et l'instant d'après elle hyperventilait. Arrivés au parking, elle était de retour pleine de volonté, déterminée et prête à réclamer Quinn comme sienne. Mais en entrant dans le bâtiment, ils aperçurent Quinn qui les attendait près de leurs casiers, une fois de plus Santana perdit les pédales.

« Oh mon Dieu je recommence à transpirer sous mes seins, » dit Santana hystérique. « Je ne peux pas le faire. Je ne peux pas. Non, non, non. Pas moyen. Je ne peux pas. »

Kurt l'attrapa par les épaules et la secoua. « Ressaisis-toi avant que je ne te claque ! » Santana respira profondément et laissa échapper un souffle tremblant. « Va dans les vestiaires des Cheerios et calme-toi putain, d'accord ? » Santana déglutit et hocha la tête avant de se hâter sans jeter un regard à Quinn qui s'avançait vers eux. Kurt rejoint Quinn rapidement. « Tana t'attend dans les vestiaires. Va lui parler, » dit-il en un souffle avant de repartir.

« Kurt ! » Quinn l'appela mais il l'ignora et tourna dans le couloir suivant. « Merde, » marmonna-t-elle en se dirigeant vers les vestiaires, anxieuse, son cœur déjà brisé à la possibilité de ne pas être l'âme sœur de Santana. Aujourd'hui allait être bien plus compliqué que ce qu'elle ne pensait.

Quinn attendit à l'entrée des vestiaires pendant quelques minutes avant d'avaler son cœur brisé et de pousser la porte. Peu importe ce qui se passait, Santana avait besoin d'elle maintenant, surtout avec le départ de Kurt le jour suivant pour la Californie. Elle avait besoin de mettre ses sentiments de côté et d'aider Santana dans ce qui lui arrivait.

« Salut, » dit-elle prudemment quand elle vit Santana faire les cent pas. « Ça va ? »

Santana la regarda avec des yeux paniqués. Elle ouvrit la bouche puis la ferma rapidement. Quinn ne dit rien alors que Santana la fixait, ses yeux allaient vers le bracelet en cuir au poignet de Santana. A ce moment là, Santana vit la peur et la souffrance sur le visage de Quinn et elle n'en supporta pas davantage. En deux grandes enjambées, Santana poussait Quinn contre le mur de la salle de bain et introduisit sa langue dans la bouche de Quinn sans la prévenir. Quinn gémit choquée, leurs lèvres dansèrent dans un même rythme. Son corps entier était en feu à cette soudaine intrusion, ça ne la fit que languir davantage du touché de Santana. Comme si elle lisait dans ses pensées, le genou de Santana écarta les jambes de Quinn et elle l'a souleva doucement, sa main attrapant fermement la cuisse de Quinn, ses ongles enfoncées.

Quinn haleta alors que son esprit comprenait ce qu'il se passait, elle recula sa tête. « Santana ? » demanda-t-elle dans un murmure.

Santana porta sa main à la bouche pour dé-clipper le bracelet avec ses dents. « Tu es à moi Q. » dit-elle d'une voix enrouée. « Toute à moi. »

Quinn rit de manière hystérique à la vue de son nom. « Putain finalement, » dit-elle avant d'embrasser de nouveau Santana.

Santana se recula avec un soupir soulagé. « Tu n'es pas en colère d'être coincée avec moi ? »

« Je suis seulement en colère d'avoir perdu autant de temps à être folle de toi sans te le dire, » répondit Quinn en secouant la tête. « Je suis amoureuse de toi Tana, depuis des années. »

Santana posa son front sur celui de Quinn. « Je pensais que je devenais dingue, » admit-elle doucement. « Je ne savais pas que ce que je ressentais pour toi était réel. »

« C'est bien réel, » murmura Quinn, moulant ses hanches sur la jambe de Santana, et gémissant à la délicieuse friction. « Je suis à toi. »

« Quinnie, » grogna Santana. Elle pouvait sentir à quel point elle était mouillée à travers ses sous vêtements, et la satisfaction de savoir qu'elle en était la raison était bouleversante. « Putain, j'ai hâte de te ramener à la maison, » dit-elle.

« Qui a dit que tu devais attendre, » dit Quinn en glissant de nouveau sur elle. Les yeux de Santana devinrent noir à ces mots. Elle lécha ses lèvres, sa main remontant doucement sous la jupe de Quinn et autour de ses fesses. Quinn jeta sa tête en arrière contre la porte alors que la bouche de Santana lui attaquait le cou. « Tu es bien meilleure que tous les fantasmes que j'ai eus. »

Santana sourit contre sa peau. « Attends un peu Quinn Fabray, » dit-elle séductrice, regardant Quinn à travers ses longs cils. « Ce n'est que le début. »

« Où sont Quinn et Santana ? » dit Rachel en pouffant, agacée. « Les répétitions ont commencé depuis vingt minutes ! »

Kurt et Brittany se regardèrent avec un sourire en coin. Dès qu'il était entré dans la pièce, il avait susurré la nouvelle à Brittany qui avait réagit sur le moment, prenant Kurt dans ses bras et sautillant d'excitation. Le reste du glee club les avaient regardé curieusement l'espace d'un instant avant de se tourner de nouveau vers Rachel qui les sermonnait sur l'attention qu'il fallait porter aux costumes.

« Vous êtes au courant de quoi, les deux là ? » demanda Puck suspicieux. Avant que l'un ou l'autre n'aie pu répondre, une Santana arrogante arriva dans la pièce main dans la main avec une Quinn assouvie. Les New Directions n'en revenaient pas.

« JE LE SAVAIS ! » cria Lauren. « Par ici la monnaie Puckermann ! » Puck maudit à travers les dents tout en sortant vingt dollars pour les donner à son âme sœur.

Le glee club se tenait debout choqué alors que Kurt et Brittany applaudissaient enthousiastes. « Ouais c'est vrai les pétasses, » rit Santana. « Quinn Fabray m'appartient. Habituez-vous et placez-vous. On a une compétition à gagner. »

Kurt était devant le miroir dans les vestiaires garçons samedi matin, il se recoiffait une dernière fois avant de prendre sa place en coulisse. Il s'en fichait de perdre ou gagner là. Tout ce qui lui importait c'était le chauffeur, engagé par Blaine, pour venir le récupérer au lycée une fois revenus des Régionales. Ses valises attendaient dans la voiture, et les plans pour la Californie étaient faits. Il devait juste supporter cette journée puis ce soir il serait dans la bras de Blaine.

« Je te le dis moi, il perd les pédales, » Kurt entendit un élève Warbler de la Dalton Academy parler à un de ses camarades aux toilettes. Kurt plissa son nez de dégoût. Il détestait quand les garçons se parlaient alors qu'ils pissaient. « Depuis cette dépression nerveuse, il est complètement détraqué. »

Les garçons tirèrent les chasses d'eau puis se dirigèrent vers les lavabos. « Tu penses que c'est quoi son problème ? » demanda le deuxième Warbler. « a toujours été d'un haut niveau. Qu'est-ce qui le rend aussi fou ? »

« Qu'est-ce que j'en sais moi, mais si on perds aujourd'hui, ça sera de sa faute. »

« Quand vous perdrez aujourd'hui, » coupa Kurt. « Ça sera parce que votre performance était médiocre, pas à cause de votre directeur. »

« Excuse-moi ? » dit le premier Warbler en levant un sourcil. « On ne te parlait pas alors occupe-toi de tes affaires. »

« Vous critiquez votre professeur devant les concurrents, dans les toilettes en plus. Ce sont devenues mes affaires dès que vous avez ouvert vos bouches de gosses privilégiés, » dit Kurt sur la défensive, en se retournant pour leur jeter un regard noir. « Et autre chose, est-ce que les hommes de Dalton ne sont pas censés faire attention les uns aux autres, être là pour les autres et tout ce qui va avec ? A votre avis à quel point c'est insultant le fait que vous parliez en mal de votre leader ? »

Le premier garçon pouffa et croisa les bras. « Qu'est-ce que tu en sais, école publique ? »

« Oh école publique, « se moqua Kurt. « Je suis si offensé, » il leva les yeux au ciel et se retourna vers le miroir. « Et croyez-moi, j'en sais plus que vous ne le pensez. »

« C'est ça, » marmonna le garçon. « On y va, » dit-il à l'autre avant de partir.

Kurt prit son téléphone et cliqua sur l'appli Voxer, une sorte de talkie walkie que lui et Blaine avaient commencé à utiliser. « Je pense que tu as embarqué avec toi toute la classe que les Warblers avaient quand tu as été diplômé bébé. Je viens d'en rencontrer deux et c'étaient vraiment des petits bâtards de snob. »

« Évidemment, » la voix de Blaine résonna un peu plus tard. « Dans quelques instants, ils vont tout déchirer. Pourquoi ne seraient-ils pas confiants ? »

« Confiance et arrogance sont deux choses bien différentes, » s'empressa Kurt. « Et je peux te dire de façon très arrogante qu'ils vont perdre en grand. »

« Le rire de Blaine fit écho dans la salle de bain. « Peu importe mon amour. Bonne chance. On se voit bientôt. »

« A bientôt, » répondit Kurt avant de mettre son téléphone en silencieux et de sortir des toilettes.

« Une fois la porte fermée, Hunter ouvrit la porte de la cabine où il se cachait. Il n'était pas étonné d'entendre ses élèves parler ainsi de lui. Il savait qu'il était en pleine pagaille. Ce qui le choqua au plus profond fut d'entendre Kurt Hummel qui plus est, le défendre. Etait-il au courant pour lui ou son histoire avec Blaine? Est-ce que Blaine lui avait raconté ce qui s'était passé entre lui et Sebastian ? Il savait que Sebastian et Kurt étaient genre amis vu leurs interactions sur twitter mais lui avait-il dit qu'il était son âme sœur ? En prenant une profonde inspiration, Hunter tourna le robinet et s'aspergea le visage d'eau. Il ne pouvait pas penser à Sebastian maintenant. Il n'avait pas besoin d'avoir une autre crise nerveuse devant ses étudiants.

« Warblers, écoutez, » dit Hunter. Les étudiants le regardèrent avec attention. Il tint son téléphone en l'air. « La scène est à vous Messieurs. »

« Salut les gars, » la voix de Blaine résonna en haut parleur. Les garçons de Dalton furent choqués d'excitation. « Comment ça va ? »

« Bien ! » crièrent les garçons à l'unisson.

« Contents de l'entendre, » dit David. « On doit aller se préparer pour notre concert mais on voulait vous souhaiter bonne chance avant. »

« Nous sommes très fiers de vous les gars. Rien ne nous fait plus plaisir que de vous savoir dans les mains de notre frère et ami , » dit Wes. « Amusez-vous et n'oubliez pas 'Warbler un jour, »

« Warblers Toujours ! » les garçons crièrent en même temps.

« Placez-vous les garçons, » ordonna Hunter, avant de désactiver le haut parleur et de porter le téléphone à son oreille. « Merci les gars. Ils avaient l'air d'avoir oublié l'importance de la fraternité. »

« Pas de problème mec, » répondit Wes et Hunter comprit qu'il n'était plus sur haut parleur non plus. « Écoute, tant que je t'ai en ligne, Vanessa et moi on prévoit d'aller en Ohio pour Noël. Tu viens bien au dîner chez ma mère n'est-ce pas ? J'adorerais te voir. »

« Oui, j'y serais, » le rassura Hunter avec un petit sourire. « Je ne raterais cela pour rien au monde. »

« Sérieusement B. ? Ça ne peut pas attendre ? » demanda David avec un sourire en coin même s'il s'inquiétait vraiment. « Le spectacle commence- »

« Dans sept heures, » le coupa Blaine. « Je serais de retour à temps David, promis. Mais il faut que j'aille chez moi pour préparer certaines choses pour l'arrivée de Kurt. »

« Tu la joues serré là Blaine, » dit Nick sérieusement.

« Je sais, mais tout ira bien d'accord ? » les rassura Blaine. « Il n'y a qu'une heure de vol aller et retour, et je n'ai pas tant de choses à faire. Je veux juste m'assurer que tout est prêt. Il n'est que 13h30, j'ai tout le temps. »

« D'accord, d'accord, » concéda David, il savait qu'il ne pourrait en aucune façon changer l'idée de Blaine d'utiliser le jet privé pour aller à LA pour quelques heures. « Sois prudent. On se voit tout à l'heure. » Blaine acquiesça et sourit tout en partant rapidement avec Tony.

Quand les gagnants furent annoncés, la mâchoire de Kurt en tomba. Il n'arrivait pas à y croire. Ils étaient ex-æquo avec les Warblers. Des trois écoles, McKinley avait été les seuls à ne pas reprendre des morceaux de Noël. La performance de Aural Intensity avait été terne, mais celle des Warblers de la Dalton Academy, parfaite. Ils avaient donné une nouvelle tendance aux classiques de Noël et Kurt détestait l'admettre mais ils avaient fait un excellent travail. Il y eut un moment où il pensait qu'ils allaient vraiment perdre et il entendait déjà Rachel rouspéter sur le fait qu'ils ne l'avaient pas suivi. Mais quand il vit les visages inquiets chez les Warblers après la prestation des New Direction, il était confiant sur la victoire.

« Est-ce qu'ils peuvent faire ça ? » murmura-t-il à Finn. « Nous envoyer tous les deux aux Nationales ? »

Finn haussa les épaules, il regardait serrer la main de M. Clarington. « Je suppose. »

Kurt jeta un regard aux visages surpris autour de lui avant de s'arrêter sur les deux garçons qu'il avait vu plus tôt, les deux lui lançaient un sourire narquois. Il se fâcha. « Je me fiche de comment on le fera, mais on a intérêt à les battre aux Nationales, » dit-il à Finn, les dents serrées.

Les étudiants commençaient à repartir en coulisses mais Kurt s'arrêta lorsqu'il sentit une main sur son épaule. Il se retourna pour voir M. Clarington. « M. Hummel. C'est un plaisir de faire votre connaissance, » dit Hunter poliment.

Kurt leva un sourcil interrogateur et lui serra la main. « Euh merci. Comment connaissez-vous mon nom ? »

Hunter sourit. « J'en sais plus que ce que vous ne le pensez, » il répéta les mots de Kurt et celui-ci pâlit. « Ne vous inquiétez pas. Votre secret est en sécurité avec moi depuis très longtemps. »

« Euh... »

« Je suis sur qu'on se reverra bientôt, » Hunter parla doucement avant de partir.

Kurt resta immobile et regarda Hunter s'éloigner, choqué et curieux. Qui était cet homme et que savait-il au juste ?

« Kurt, on y va. »

Kurt secoua la tête et s'avança vers M. Schue. Il demanderait à Blaine plus tard.

« Vous en pensez quoi les gars ? Pizza partie à la pizzéria Lou ? C'est moi qui offre, » annonça M. Schue excité alors que le bus sortait du parking.

« Comptez sur nous, » dit Puck en hochant la tête, les New Directions discutaient déjà des choix des pizzas. « Si c'est gratuit on est là. »

« Il faut qu'on passe au lycée avant, » cria Santana sur tout le monde. « Kurt a quelque chose à faire. »

« Peu importe, ça peut attendre, » dit avec un regard appuyé. « Nous allons célébrer notre victoire en tant qu'équipe, et cela inclut tout le monde. »

« Quelle victoire ? » gronda Kurt. « On est ex-aequo. On a pas gagné. Et je suis attendu quelque part. Il faut que je repasse au lycée. »

« Ce dont tu as besoin c'est d'une révision de ton comportement Kurt, » le gronda M. Schue. « Ton attitude dernièrement a été - »

« Bla, bla, bla, » le coupa Kurt en colère. Il était hors de question qu'il rate son avion pour une pizza partie qui ne valait rien. « Ce dont j'ai besoin c'est de retourner au lycée, » dit-il avec une fermeté que M. Schue n'avait jamais entendu auparavant. « Si vous avez un problème avec cela, ou avec mon attitude, vous pouvez vous en plaindre à mon père. En fait, appelez le tout de suite même. Il vous dira qu'il faut que j'y aille immédiatement. »

« Et qu'est-ce qui est si important au juste ? »

« Rien qui ne vous concerne. »

« Ça me concerne quand- »

« Non ça ne vous concerne pas ! » cria-t-il. « Vous ne pouvez pas m'obliger à aller à une pizza partie que nous ne méritons même pas puisque nous n'avons pas gagné ! Et si vous ne passez pas par le lycée d'abord pour que je m'en aille, vous me le paierez. »

« Et si on organisait la pizza partie en classe, M. Schue, » proposa Rachel, en espérant calmer la tension.

la regarda et acquiesça. « Bien. Mais je souhaite voir ton père après les vacances Kurt. » Le visage de Kurt démontrait parfaitement qu'il n'en avait rien à faire, il regarda par la fenêtre, un sourire en coin. D'accord, il avait été dur avec son professeur, et il savait que son père serait en colère, mais il s'occuperait de tout cela plus tard. Il était trop anxieux de voir Blaine pour s'inquiéter de ça maintenant.

Dès qu'ils arrivèrent dans le parking, Kurt se leva et sortit de sa place. Il n'attendit même pas que le bus soit complètement à l'arrêt pour activer l'ouverture de la porte et sortir en sautant. Il pouvait entendre M. Schue lui crier dessus mais il n'en avait que faire et il courut vers sa voiture. Il pris sa valise, courut vers Finn pour lui jeter les clés et s'éloigna de nouveau.

« Kurt ! » cria M. Schue alors que Kurt entrait dans une voiture noire non identifiée. Il vit un homme en costume sortir, prendre la valise de Kurt et ouvrir la porte arrière à Kurt. Le chauffeur mit les valises dans le coffre avant de rentrer dans la voiture et partir. « Finn, où va ton frère ? » demanda-t-il.

« Il...euh...eh bien... » bégaya Finn.

« Finn, » dit Rachel sévèrement.

« Désolé M. Schue, » Finn haussa les épaules et partit sans un mot de plus.

« Tu as son numéro ? »

« Oui Blaine. »

« Et tu as les informations de son vol, la porte où tu dois te rendre, l'heure d'atterrissage ? »

« Oui Blaine. »

« Et tu sais à quoi il ressemble, donc ça devrait aller, » Blaine était paniqué. Il avait sa chambre préparée et il s'était même arrêté au supermarché pour acheter toute la nourriture que préférait Kurt, mais maintenant qu'il devait partir, il s'inquiétait d'avoir oublié quelque chose. « Peut-être que je devrais tout t'écrire au cas où. »

Cooper se retint de rire. Il savait ce qu'il ne fallait pas faire quand son frère était en panique. « Tu m'as déjà tout écrit, morveux. C'est bon. »

Blaine laissa échapper un rire. « D'accord. Okay. Je dois y aller, » il marcha vers la porte puis s'arrêta et se tourna vers son frère. « Ne me mets pas la honte Coop. Pas d'histoires de quand on était petits. »

« Oh non, c'est pas drôle alors !? » Cooper était très sérieux au goût de Blaine. Trop.

Blaine plissa les yeux et secoua la tête. « Oublie. J'appelle un chauffeur. »

« Blaine je plaisantais, » Cooper essaya de le rassurer mais le sourire en coin qu'il arborait montrait à Blaine le contraire. « Je ne dirais rien qui te gêne...trop, » il sourit de plus belle et Blaine pouffa. « Ne fais pas cette tête. Tu es bien trop beau pour ça. »

« Coop, » gémit Blaine, on aurait dit un enfant et pas un jeune homme. « Peux-tu ne pas te moquer de moi là maintenant ? Je panique déjà assez. »

« Pourquoi? » demanda Cooper.

« Parce que c'est mon Kurt, » dit Blaine de cette voix pleine d'adoration comme à chaque fois qu'il parlait de son bien aimé. « Il ne t'a jamais rencontré, il n'est jamais sorti d'Ohio, et tout d'un coup il est jeté dans ce monde qu'il ne connaît pas. Tout doit être parfait à son arrivée. Je ne veux pas qu'il soit bouleversé. »

« La perfection n'existe pas. »

« Kurt est parfait. »

Cooper leva les yeux au ciel. « D'accord, Kurt est parfait. Ce que je veux dire est que tout ira bien. Je serais un charmant gentleman, je conduirais correctement, et je ne lui raconterai que de petites histoires de rien du tout. Je garde les bonnes histoires pour quand tu seras là, » dit-il provocateur.

Blaine était impassible et se passait la main dans les cheveux, son chauffeur klaxonnait pour la troisième fois. « D'accord, je dois y aller. Je te vois au concert. »

« Allez, vas-y, » dit Cooper en le poussant dehors. « A bientôt. »

Kurt était plus qu'énervé. Ce qui était prévu c'était d'être récupéré par Cooper qui le conduirait à Fresno juste à temps pour voir le concert. Mais son vol a été retardé trois fois déjà ce qui signifiait qu'il avait raté tout le concert. Cooper et lui devraient repartir vers la maison des frères Anderson et attendre l'arrivée de Blaine.

Pendant qu'il attendait d'embarquer, il joua sur son téléphone, répondit à quelques messages de ses amis et de son père et à des messages privés de quelques fans sur twitter. Il s'en était éloigné ces dernières semaines, il avait eu besoin de faire une pause devant cette attention constante. Mais maintenant qu'il était en chemin vers Blaine, il voulait partager son excitation avec les fans avec qui il aimait parler.

« Embarquement pour le vol 753 en direction de Los Angeles. »

Kurt grogna de soulagement. « Merci mon Dieu, » marmonna-t-il. Il envoya un message rapide à Cooper lui disant qu'ils embarquait, twitta les fans, attrapa son sac et s'avança vers la porte.

SonPorteBonheur: Officiellement en route pour voir *WarblerBlaine ! #jaihâte #lesMeilleuresVacancesdeNoeldeTouslesTemps