Bon j'ai un bug avec ce chapitre, ça fait 3 fois que je réessaie de le publier et aucune notif arrive donc je ne sais pas comment VOUS allez savoir qu'il est là -'

Vous êtes prêts pour un peu de chaleur? :p Contenu très M !

*Aliice-Klaine : ça devient sérieux effectivement...

*C0meWhatMay : Alors oui l'auteur a arrêté la ff au chapitre 36. Et je suis en train de traduire le chapitre 30 en ce moment.

*AnnaKlaineuse : Tu voulais Klaine qui se lie : tadam! Pour ce qui est de la révélation de kurt ça ne va pas tarder non plus ;)

*mamstaz : merci!

Yeah pour les reviews, j'adore c'est toujours agréable de voir qu'on traduit pour quelqu'un :)

Encore merci à Claire pour sa correction!

Bonne lecture!

23 - Nous sommes éternels


Le processus de lien entre des âmes sœurs est encore plus intime que l'acte sexuel en lui même, et donc quand les âmes sœurs se lient, leurs âmes se connectent en un nouveau plan d'existence. Une fois que le lien commence, les âmes voyagent vers un endroit pure, le Pays de Mira, où ils se présentent l'un à l'autre dans leur plus grande vulnérabilité. On dit que le Pays de Mira est l'un des plus beau monde, sa magie vole avec le vent quand les âmes ne deviennent qu'une seule. De plus, selon les âmes entrées dans ce monde, Mira elle-même peut se présenter à elles pour les bénir d'un lien encore plus profond et fort. Mira n'est ni un humain ni une entité, mais une source d'énergie. Elle ne se présente que devant les âmes qu'elle estime en valoir la peine. Très peu ont été assez chanceux de recevoir cette bénédiction, mais ceux qui le sont ont une histoire d'amour infinie. Ceux qui reçoivent la bénédiction de Mira sont considérés comme royauté. Leur amour est pure, intangible, et leur lien incassable.


Après une longue journée en voyage, Kurt et Blaine arrivèrent finalement à destination. L'endroit privé était entouré des Rocky Mountains, la disposition du lieu dégageant une emprunte de mysticité. Il y avait six cabanes dans cette propriété isolée. Cinq pour les invités et une pour les employés qui y travaillaient. Les cabanes étaient assez loin les unes des autres pour garder une complète intimité, mais assez près pour se joindre les unes les autres en cas d'urgence. A part le téléphone fixe et le wi-fi fournis par l'entreprise, ils étaient complètement coupés du reste du monde.

Kurt devait l'admettre, il ne s'attendait pas à une escapade si luxueuse. Il savait que l'argent n'était pas un problème pour Blaine et il s'attendait à être surpris. Il l'était toujours. Mais ça ? Une cabane de cinq chambres, avec son propre jacuzzi, son sauna, sa cheminée, entourant le patio, un décor moderne, et des airs de château vu de l'extérieur, rien de tout ce qu'il aurait pu imaginer.

« Une jolie chambre d'hôtel aurait été suffisante Blaine, » dit Kurt impressionné alors que Blaine lui faisait faire le tour. « Tu n'avais pas à sortir le grand jeu. »

Blaine rit, ses bras entourant le torse de Kurt, derrière lui. Ils étaient là, au fond de la cabane, près de la porte qui donne sur le patio, appréciant la beauté des montagnes enneigées. « Bien sur que si mon amour, » répondit-il un baiser sur la joue. « Il s'agit plus que notre lien. Nous avons deux semaines sans interruption ni responsabilité si ce n'est envers nous-mêmes. Deux semaines pour passer du temps ensemble, rien que tous les deux, » Blaine tourna Kurt dans ses bras et sourit. « En plus, il aurait été trop facile de nous retrouver dans un hôtel, même avec une haute sécurité. Ici nous n'avons pas à nous inquiéter d'être vus. » Kurt baissa le regard un peu timide, ses joues rosissant. Il y a avait quelque chose dans la façon dont Blaine le regardait qui le faisait toujours rougir. Kurt était certain que même à 80 ans, Blaine sera toujours capable de le faire rougir facilement. « Allez, viens, il faut que je te montre quelque chose. »

Blaine l'emmena vers la plus grande chambre et Kurt leva le sourcil. « Tu m'as déjà montré cette chambre Blaine.

Blaine regarda par dessus son épaule avec un sourire en coin. « Mais je ne t'ai pas montré la meilleur partie, » dit-il en s'avançant vers ce que Kurt voyait comme une fenêtre. Blaine ouvrit les larges rideaux et Kurt resta bouche ouverte. Il y avait une porte qui menait à un petit patio mais le patio était fermé par des grandes fenêtres. « Le soleil se lève de ce côté de la pièce et la pièce est chauffée. Je sais que tu es souvent inspiré le matin alors j'ai pensé que tu pourrais dessiner ici quand tu te réveillerais. »

Kurt sourit d'oreille à oreille, imaginant déjà ses matins. « C'est parfait. Merci. »

« Tout ce que tu veux, » dit Blaine en soupirant heureux, il se pencha pour embrasser le nez de Kurt. « Maintenant, est-ce que tu as faim ? Tu veux que je prépare quelque chose ou es-tu trop fatigué ? »

Kurt fredonna, ses bras autour du coup de Blaine. « Plutôt fatigué, mais je pourrais manger quelque chose de léger. »

« Pourquoi n'irais-tu pas à la douche, je prépare quelque chose à manger et on va au lit ? » suggéra Blaine. « Il est tôt mais nous avons eu une longue journée. »

« Ça me va, » dit Kurt en baillant. Il déposa un chaste baiser sur les lèvres de Blaine avant de le laisser pour aller vers sa valise.

Blaine le regarda prendre ses boxers, le sac avec ses crèmes de nuit, et marcher vers la salle de bain en fredonnant. Il se retourna vers le lit à baldaquin et caressa la couette, un doux sourire aux lèvres. Ce n'était qu'une question de jours, ils feraient l'amour dans ce lit. Ils se lieraient. Rien que d'y penser, son corps entier vibrait de cette énergie qui le faisait frissonner. Ils allaient passer deux semaines incroyables.


Blaine se réveilla tôt le matin suivant, dans un lit vide. Il jeta un regard autour de lui et sourit en voyant Kurt assis dans le patio. Il ferma les yeux et s'étira avant de se lever. Il observa Kurt en silence pendant un moment, admirant comment la lumière de l'aube le faisait rayonner. Blaine ne s'en remettrait jamais de la beauté de son âme sœur. Kurt était complètement figé sur son carnet à dessin, sa tête penchée légèrement et sa main glissant sur la page. Alors qu'il choisissait une autre couleur, Blaine se retira en silence et quitta la pièce.


Kurt était si impliqué dans ses dessins qu'il n'entendit pas la porte s'ouvrir ni la présence de Blaine. Ce n'est qu'au moment où l'odeur du café lui arriva aux narines qu'il leva les yeux finalement. « Bonjour, » lui dit-il un sourire détendu. Il posa son crayon et pris la tasse de café des mains de Blaine. « Merci. »

« Mais de rien, » répondit Blaine, jetant un coup d'œil aux dessins de Kurt par dessus son épaule. « C'est toi et Tana ? »

Kurt fredonna en buvant une gorgée. « Oui je dessine nos tenues pour le bal de promo. Il faut qu'on soit magnifiques lorsqu'on gagnera les prix de roi et reine du bal. »

Blaine sourit en coin, poussant la chaise pour s'asseoir près de Kurt. « Tu es si sur de gagner ? »

« Évidemment, » gronda Kurt en posant son cahier sur la table. « Les lycéens de Mckinley sont célèbres pour leurs votes, et l'année dernière au bal, j'ai gagné la place de roi et reine. »

Le visage de Blaine changea du tout au tout. « Kurt. »

Kurt secoua la tête rapidement, un sourire en coin. « Ce n'est pas ce que tu penses. Enfin si, mais pas dans ce sens là. Enfin si, mais ce n'est pas vraiment ça. Tu vois, Finn avait entendu Dave et ses abrutis de potes parler de moi dans les vestiaires en disant que j'étais une pédale de princesse, puis j'ai entendu Finn dire à Puckerman que Dave et Azimio méritaient une correction pour m'avoir insulter. Alors j'ai eu cette idée brillante de gagner les deux prix de prince et princesse du bal. Les filles et moi avons élaboré un plan et quand le jour du bal arriva, toute l'école pensait jouer les malins en écrivant mon nom pour la princesse. J'avais déjà été couronné Prince quand le principal a prononcé mon nom pour le prix de Princesse. Je me suis avancé vers le micro en feignant être choqué, anéanti même, et les sportifs ricanaient entre eux et les New Directions étaient prêts à exploser. Puis je me suis tourné vers les filles en leur lançant ce regard, » Kurt lui montra le sourire diabolique et Blaine sentit sa température monter de suite, « avant de me retourner vers la foule et dire, 'bande de nases vous êtes si prévisibles. Merci d'avoir voté pour moi en tant que Prince et Princesse. Être au dessus n'a jamais été aussi agréable. Oh pardon je voulais dire, être au top. Mais ça revient au même non ? D'une manière ou d'une autre, vous pouvez vous prosterner devant Kurt Hummel. »

Blaine jeta sa tête en arrière et rit à gorge déployée. « Tu n'as pas dit cela ! »

« Bien sur que si, » dit Kurt fier de lui.

« Avec tous tes profs et le principal présents ? »

« Hum. Tu aurais dû voir leurs têtes quand ils ont compris que j'avais tout planifié. C'était glorieux. Je portais même ce blazer superbe et ce kilt alors j'étais habillé pour les deux parties, » Kurt sourit et Blaine secoua la tête amusé. « C'est à ce moment là que Sue a décidé de me nommer Capitaine des Cheerios. »

« Tu sais que tu es un petit diablotin, » Blaine sourit en coin en se penchant vers Kurt, le regard torride. « Mais j'aime ça, » dit-il doucement.

« Tant mieux, » susurra Kurt avant que leurs lèvres se rencontrent en un baiser passionné.

Blaine se recula vite, avec un sourire satisfait alors que les yeux de Kurt palpitaient en se rouvrant. Il regarda Blaine d'un regard sombre et Blaine continua à sourire. « Je vais préparer le petit déjeuner, » dit-il en déposant un doux baiser sur le front de Kurt avant de repartir, laissant Kurt dur et le souffle coupé.


« Allumeur, » marmonna Kurt en boudant, prêt à s'asseoir à la table de la cuisine. Blaine lui fit un clin d'œil et continua à fredonner en préparant le petit déjeuner. Kurt le regarda retourner l'omelette sans effort. Il sourit, incapable de croire que c'était désormais ça sa vie. « Alors notre vie ensemble va ressembler à ça ? » demanda-t-il doucement. Blaine le regarda curieux. « Moi qui dessine le matin alors que tu prépares le petit déjeuner ? Ou moi préparant le dîner et devant t'appeler plusieurs fois pour venir à table alors que tu es bloqué sur de nouvelles paroles de chansons ? » dit-il un sourire en coin.

Blaine rit et acquiesça. « Ouais. » Il plaça l'omelette sur la deuxième assiette et éteint le feu. « Mais celui qui cuisine devra obligatoirement être nu, » dit-il amusé. « Loi de la maison. »

« Ha vraiment ? » questionna Kurt alors que Blaine déposait les deux assiettes sur la table avant d'aller chercher le jus d'orange dans le frigo. « Et comment cette règle va-t-elle fonctionner une fois que nous aurons des enfants ? »

Blaine se figea un instant, une chaleur envahissant son cœur. C'était la première fois que Kurt parlait d'avoir des enfants et il en avait presque les larmes aux yeux. Il ne dit rien et prit le jus d'orange avant de se retourner vers Kurt. Son visage doux, un léger sourire aux lèvres.

« Et bien, » dit Blaine en s'asseyant près de Kurt. « Quand nous aurons des enfants, nous ne pourrons évidemment pas respecter cette règle. Mais nous avons encore un peu de temps avant. »

« C'est vrai, » dit Kurt en se versant du jus.

« Puisqu'on aborde le sujet, est-ce quelque chose dont tu as envie ? » lui demanda Blaine. « Les enfants je veux dire. Tu veux qu'on soit papas un jour? »

Kurt le regarda surpris. « Bien sur que je veux des enfants. Pourquoi je voudrais pas ? »

Blaine haussa les épaules, les yeux baissés. « Je ne sais pas. Nous n'en avons jamais parlé avant. »

Kurt le regarda curieux un moment. Ils n'avaient pas eu beaucoup de temps passé ensemble ces derniers mois et ce n'est que récemment que Kurt avait pu découvrir ce côté plus vulnérable de Blaine. Il commençait à comprendre que Blaine était beaucoup moins sur de lui que ce qu'il ne montrait. Avec un léger soupir, il prit la main de Blaine. Celui-ci leva les yeux à travers ses cils et sourit doucement. « Je veux qu'on aie des enfants un jour Blaine, » le rassura Kurt. « Je veux des enfants et la clôture blanche et la fourgonnette pour les balader eux et leurs amis en ville. Je veux la totale. »

Blaine caressa la main de Kurt de son pouce, ses dents serrant sa lèvre. « La fourgonnette aussi ? Ça a l'air ennuyeux comme vie, » provoqua-t-il doucement.

« Tant que je suis avec toi, la vie ne sera jamais ennuyeuse, » dit Kurt un sourire en coin même s'il pensait vraiment chacun de ses mots.

Blaine rit, se penchant pour un baiser. « Je t'aime, » susurra-t-il contre les lèvres de Kurt.

Kurt fredonna heureux. « Je t'aime aussi. D'ailleurs, » dit-il doucement en retirant sa main, « puisqu'on est dans le vif du sujet à propos des enfants et de notre futur, je pensais à quelque chose dont je souhaitais te parler. »

« Vas-y, » répondit Blaine en se servant du jus de fruits.

« Et bien, je sais que j'ai dit vouloir aller à Parsons mais c'était avant de te connaître, » dit Kurt et Blaine s'arrêta. « Je me disais que peut-être je pourrais aller à UCLA ou Berkeley. Les deux universités ont toutes deux de bons programmes de design et comme ça tu n'auras pas à laisser la Californie. »

Blaine secoua la tête et se rassit. « Non. »

« Pardon ? »

« J'ai dit non, » dit Blaine avec fermeté. « Kurt j'ai vécu mon rêve. Je le vis en ce moment. Je me suis promis que je ferais tout en mon pouvoir pour que toi aussi tu réalises tes rêves et Parsons est ton rêve. Je ne te laisserais pas l'abandonner pour moi. »

« Mais Blaine, toute ta vie est à LA, » répliqua Kurt. « Comment je pourrais te demander de te déraciner de tout juste pour que j'aille à Parsons ? J'aurais une aussi bonne éducation à UCLA ou Berkeley. »

« Tu aurais une éducation médiocre par rapport à Parsons, » dit Blaine en croisant les bras. « Ce sont des bonnes écoles, mais elles ne peuvent t'offrir ce que Parsons peut. Je peux faire de la musique n'importe où, mais il n'existe qu'une seule Parsons. » Kurt prit la mouche. Il n'avait pas du tout prévu la tournure que prenait cette conversation. « Et tu n'es pas en train de me demander de me déraciner Kurt. Ma vie est où tu es et si ton rêve est Parsons, ce qui est le cas, alors c'est là que tu dois aller. On vivra à New York un moment. Tout va bien. Tant que tu suis tes rêves, je suis heureux. »

« Tu es sérieux ? » demanda Kurt, il ne voulait pas se faire d'illusions. Il avait pensé à ce changement depuis un moment et même s'il s'en voulait de faire déménager Blaine à New York à cause de lui, il mentirait s'il disait qu'il n'avait pas le cœur brisé à l'idée de ne pas aller à Parsons.

« Absolument, » dit Blaine avec un sourire encourageant. « Une fois que cette tournée est finie, les garçons et moi allons prendre un congé prolongé. David et Katherine auront leur bébé, Wes et Vanessa veulent aussi fonder une famille, et Jeff et Nick envisagent d'agrandir leur studio. Parfaite synchro. Nous irons à la maison de la plage cet été, tu peux même ramener Tana et Quinn si tu veux, puis on déménagera à New York pour que tu puisses aller à l'université. Je travaillerais ma musique à la maison alors que tu commenceras à conquérir le monde de la mode. »

« En es-tu sur ? Parce que je veux bien déménager à LA moi, » lui dit Kurt, mais sa résolution commençait à craqueler et Blaine le savait.

Blaine se posa devant lui et lui prit les deux mains, les ramenant à ses lèvres pour un baiser. « Affirmatif. »

Le visage de Kurt laissa place à un énorme sourire. « Ok alors ce sera Parsons. »


Une fois le petit déjeuner terminé, ils s'installèrent dans le salon, blottis l'un contre l'autre sur le canapé devant le feu de cheminée. Ils continuèrent à parler de leurs futurs projets, de leurs objectifs et de leurs rêves. Blaine admit qu'il se sentait nerveux à l'idée de laisser les Warblers de côté pour essayer une carrière solo. Ils en avaient beaucoup parlé dernièrement avec les garçons, et même si ceux là le soutenaient complètement et ils savaient depuis le début que ce serait la fin de la route pour eux, mais Blaine s'inquiétait quand même.

« C'est facile avec les garçons, » expliqua Blaine. « Nous sommes unis. Mon échec est leur échec, mon succès est leur succès et vice versa. On est bon ensemble. On sait ce qu'il faut faire pour réussir. On chante ensemble depuis dix ans. Il n'y a pas à chercher à comprendre, ou d'essai. Mais moi tout seul ? Je dois trouver qui je suis en tant qu'artiste solo et comment je veux approcher ma carrière. Je dois trouver quel genre de musique je veux écrire et quel message je veux transmettre. C'est recommencer à zéro. C'est un peu intimidant. »

« Blaine chéri, » dit Kurt en se retenant de sourire. « Ne le prends pas mal, mais tu es un peu ridicule. »

« C'est pas vrai, » répondit Blaine sur la défensive. « Ce sont des inquiétudes légitimes Kurt. Comment peux-tu dire que je suis ridicule ? »

« Est-ce que tu as parlé de tes inquiétudes aux garçons ? » demanda Kurt au lieu de répondre. Blaine secoua la tête. « Pourquoi pas ? »

Blaine respira et détourna le regard. « Parce que... »

« Parce que ? »

« Parce qu'ils diraient que je suis ridicule, » répliqua Blaine, même si un sourire lui venait aux lèvres. « Mais je ne le suis pas ok ? Et si je n'étais pas ce que les gens attendaient ? Si je n'étais connu que parce que les Warblers est un groupe et que seul ça était attirant ? La renommée est quelque chose de très inconstante Kurt. Et si je me jetais dans cette nouvelle aventure et échouerais complètement ? »

Kurt pinça ses lèvres et soupira. « Écoute, je te comprends. Tu as peur. Mais tu es un artiste Blaine. Tu es voué à être sous les lumières. Tu ne peux pas te cacher de ta grandeur juste par peur de ne pas être assez génial. Tu as un don et ce ne serait pas juste de le garder pour toi. »

« Je sais, » dit Blaine, le regard baissé sur ses doigts entrelacés. « Je ...je ne peux pas m'empêcher de douter de moi. J'ai ces moments où je me dis 'où est-ce que je serais si les garçons ne m'avaient pas trouvé ?' Je sais ça a l'air dingue mais parfois j'ai vraiment l'impression que je ne serais rien sans eux, comme si je ne serais jamais assez bon tout seul et donc par la grâce de Dieu ils sont venus et m'ont sauvé. »

« D'où ça vient tout ça ? » demanda Kurt gentiment. « J'ai toujours cru qu'être un artiste solo était ton objectif principal, ton plus grand rêve. »

« C'est vrai, » confirma Blaine en hochant la tête. « Je ne sais pas. Je suppose qu'une partie de moi entend toujours mon père en train de me dire que je n'y arriverais jamais. »

« Ton père ? Tout est lié à tes parents? »

Blaine resta silencieux un instant, contemplatif. Kurt le regarda rassembler ses pensées, son pouce caressant la main de Blaine. Blaine hocha finalement la tête et regarda Kurt avec une tristesse jamais montrée auparavant. « Il y a une partie de moi qui ne sent pas assez bon. J'ai l'impression d'avoir constamment peur que ma carrière s'écroule soudainement et au dessus des ruines se trouverait mon père. Enfin, pourquoi crois-tu que j'étais si inquiet à l'idée de te raconter ce qui s'est passé avec Sebastian ? Ou pourquoi ça ne me dérangeait pas du tout d'aller seul chez les Montgomery ? » Kurt haussa les épaules et secoua la tête. « C'est parce que j'étais terrifié que tu me rejettes que tout cela change tes sentiments envers moi. »

« Blaine, » dit Kurt en un souffle.

« Oui les garçons et moi avons eu une belle carrière jusqu'à présent, » continua Blaine. « Mais ce sont les garçons et moi, pas juste moi. Je porte ce masque de garçon confiant et je le suis en quelque sorte. Mais j'ai aussi très peur du rejet. Je déteste en blâmer mes parents, mais c'est de là d'où viennent mes peurs. Même avec Cooper. Nous sommes proches maintenant, mais j'ai grandi dans son ombre. J'ai surmonté pleins de choses dans ma vie mais ça j'ai encore beaucoup de mal à le gérer. »

Kurt eut le cœur brisé face à cette aveu. Comment quelqu'un de si incroyable comme son Blaine pouvait autant douter de lui-même ? Même à ce moment précis, Kurt pouvait voir cette vulnérabilité et cette peur du rejet. Il ferma l'espace entre eux deux et l'embrassa passionnément. « Je ne te rejetterai jamais, Blaine Devon Anderson. Jamais. Je t'accepte pour tout ce que tu es et tout ce que tu n'es pas. Ne l'oublies jamais. » Blaine lui sourit, ses yeux brillants de larmes. « On est ensemble dans cette aventure. Je ne peux pas t'empêcher d'échouer, mais je peux te promettre de te protéger si ça arrive. »

Blaine posa son front sur celui de Kurt et inspira profondément, s'enivrant de l'odeur de Kurt, de sa force. « Tu es tout ce que j'ai pu demander, tout ce dont j'ai besoin, » murmura-t-il.

« Et je serai toujours là, » lui murmura en retour Kurt. « Pour toujours et à jamais. »


Blaine se réveilla le matin suivant dans un lit vide de nouveau. Il jeta un coup d'œil dehors pensant que Kurt s'y trouvait, mais le patio était vide aussi. Il essaya d'entendre le bruit de la douche mais rien. « Kurt ? » appela-t-il, mais sans réponse. « Bébé ? »

Blaine s'étira et se leva, frissonnant au contact du sol froid. Il pensa à mettre un t-shirt mais se ravisa, allant à la recherche de son amour vêtu juste de boxer. Il ne tarda pas à le trouver et ce qu'il vit lui donna faim mais pas pour le petit déjeuner que Kurt était en train de préparer. Blaine s'avança doucement vers lui, faisant attention à ne faire aucun bruit. Il passa ses bras autour du corps nu de Kurt et se pressa contre ses fesses. Kurt gémit de surprise, cambrant ses fesses contre le sexe de Blaine. Blaine embrassa l'arrière du cou de Kurt, une de ses mains descendant de manière alléchante.

« Bonjour, » ronronna Blaine à l'oreille de Kurt, ses doigts entourant sa longue queue.

« Bonjour, », répondit Kurt à bout de souffle, sa tête jetée en arrière sur l'épaule de Blaine.

Ses yeux étaient fermés, son souffle laborieux et Blaine le pompait doucement. Kurt pressa ses fesses contre l'érection de Blaine avec un besoin soudain. Il avaient évité de faire quoi que ce soit d'anal jusqu'à leur lien, mais ça n'avait pas empêché Kurt d'imaginer ce que serait d'avoir Blaine à l'intérieur de lui. Le vibromasseur que Santana lui avait offert pour son anniversaire lui avait ouvert l'esprit à de nouvelles sensations. Il ne lui dirait jamais, mais après les premières utilisations, il était allé sur le net s'en acheter un qui correspondait plus à la taille de Blaine. Il l'avait utilisé beaucoup plus souvent qu'il ne l'admettrait mais il était désespéré de ressentir le vrai.

« Blaine, » gémit Kurt, se forçant à regarder vers le feu. « Tu vas me faire rater le petit déjeuner. »

« Oh ce serait dommage n'est-ce pas ? » répondit Blaine en riant. Il caressa Kurt encore quelques fois avant de le relâcher et de reculer. Il se sourit à lui même en entendant la plainte dans le gémissement de Kurt. « Je vois que tu as pris la règle 'cuisiner nu' très sérieusement, » dit-il provocateur en se penchant sur le comptoir.

Kurt éclaircit sa voix. « En fait, » commença-t-il, sa voix une octave au dessus. Il éteignit le feu et bougea la casserole. Il s'avança vers Blaine les yeux baissés. Blaine l'entoura de ses bras et Kurt le regarda à travers ses cils, posant ses mains sur le torse de Blaine. C'est là que Blaine a remarqué que Kurt ne portait pas son bracelet. « Je me disais qu'aujourd'hui on pourrait juste rester nus. »

Le regard de Blaine s'adoucit bien qu'il était en feu. « Journée nudité hein ? » demanda-t-il, ses mains se promenant vers les fesses de Kurt. Celui-ci se mordilla la lèvre et hocha la tête. Blaine glissa un seul doigt entre ses fesses, Kurt se cambra au toucher. « Et ça consisterait en quoi exactement cette journée nudité ? »

Kurt sourit en coin, le visage rougit. « Tout, » dit-il en un murmure. « N'importe quoi, » il porta ses mains vers les boucles de Blaine et les attrapa avec force. « Fais-moi tien. »

Blaine écrasa leurs lèvres et pressa les fesses de Kurt. Kurt l'embrassa affamé en retour, voulant plus, en ayant besoin de plus. Il mordit la lèvre inférieure de Blaine et suça sa bouche, gémissant sans honte alors que Blaine malaxait ses fesses. Quand ils se séparèrent, leurs pupilles étaient dilatées, leurs souffles lourds. Kurt passa ses doigts dans le boxer de Blaine et le baissa tout en se mettant à genoux. Il regarda Blaine tout en lui léchant en dessous de la queue, leur petit déjeuner était oublié.


La journée se passa atrocement lentement. Ils s'allumèrent et se léchèrent et se suçotaient et mordillaient différentes parties de leurs corps mais aucun n'atteint jamais l'orgasme. Dès que l'un d'entre eux était proche de l'orgasme, l'autre se reculait et ils s'embrassaient jusqu'à se calmer un peu. Ils ne parlèrent pas beaucoup de la journée aussi d'ailleurs. Ils étaient trop concentrés à ne pas se violer mutuellement pour parler. Kurt avait l'impression de passer la journée avec des bouffées de chaleur. Blaine le suivait partout, ses yeux affamés dévorant chaque centimètre du corps de Kurt. Kurt regardait par dessus son épaule, et leurs regards se rencontraient et il avait l'impression que son corps était en feu. Puis Blaine s'éloigna avec un sourire en coin. Une fois que Kurt retrouvait son calme, il cherchait Blaine puis se penchait contre le mur quand il le trouvait. Puis il attendait là, étalant son corps souple, jusqu'à ce que Blaine ne tienne plus et vienne le toucher. Quand Blaine s'approchait de lui, Kurt sourit en coin et le défiait du regard, pour voir s'il osait faire le premier pas. Pendant toute la journée, Blaine céda et était le premier à venir le toucher, le goûter. Mais à la tombée de la nuit, Blaine retint son désir.

Ils venaient juste de finir de dîner quand Kurt se pencha contre la table de la cuisine. Blaine déposa la vaisselle dans l'évier pour la laver plus tard et marcha lentement autour de la table. Kurt sentit la présence de Blaine derrière lui et attendit impatient, désespéré pour que Blaine le touche encore. Blaine passa autour de Kurt, posant ses mains de chaque côté et se penchant pour l'embrasser. Mais au moment où Kurt ferma les yeux, Blaine sourit en coin et recula. Kurt haleta tremblotant et regarda Blaine s'éloigner, incrédule. Il ne pouvait plus faire ça. Il ne pouvait plus se retenir. Il était temps.


Blaine s'assit sur ne canapé avec ses yeux fermés, sa tête posée en arrière et ses jambes écartées. Être nu toute la journée était libérateur mais aussi frustrant. Il ne savait pas exactement quand est-ce qu'ils avaient décidé de se provoquer sans merci toute la journée mais il ne pensait pas pouvoir tenir plus longtemps. S'il ne se libérait pas d'ici peu, il allait devenir fou. Enfin il devait admettre qu'il aimait voir Kurt gigoter sous lui puis gémir quand ils arrêtaient brusquement. Il se demandait si les autres couples prenaient autant de plaisir à se provoquer l'un l'autre. Kurt et lui avaient déjà une incroyable vie sexuelle et il avait hâte de voir ce qui les attendaient une fois liés.

« Blaine ? »

Blaine ouvrit les yeux et remarqua que toutes les lumières étaient éteintes. La voix de Kurt était douce, timide même, et son cœur n'en battit que plus fort. « Oui mon amour ? »

Kurt recula d'un petit pas, un tout petit sourire aux lèvres. « Est-ce que tu voudrais prendre un bain avec moi? »

Blaine sourit et hocha la tête, expirant profondément. « J'adorerais. »

Kurt lui tendit la main et attendit que Blaine la prenne avant d'aller vers la salle de bain. La baignoire était déjà remplie d'eau chaude et il y avait des bougies sur le lavabo. Blaine y entra d'abord, laissant ses bras et jambes ouverts pour que Kurt s'asseye. Kurt s'installa confortablement, son dos contre la poitrine de Blaine, et il respira profondément. Blaine leva ses mains les entrelaça à celles de Kurt.

« J'adore voir mon nom sur ton poignet, » dit Blaine doucement, embrassa Kurt sur la joue.

« On ne dort plus avec nos bracelets à partir de ce soir, » répondit Kurt alors que Blaine le couvrait d'une pluie de baisers. « Tu pourras fixer bizarrement mon poignet autant que tu veux pendant que je dors, » dit-il provocateur.

Blaine lui pinça les côtes, un sourire en coin. « Je ne te mate pas bizarrement pendant que tu dors. »

« Si tu le fais, » dit Kurt en hochant la tête. « Mais ça va, j'aime bien. »

« Hum hum, » dit Blaine en riant. « Ne fais pas comme si tu ne me regardais pas non plus. »

Kurt haussa un peu les épaules. « Je n'ai jamais dit que je ne l'ai pas fait. » Kurt ferma les yeux et Blaine continua de déposer de doux baisers sur sa peau. Il pouvait ressentir la queue dure de Blaine contre son dos et il pouvait sentir sa propre érection palpitant de désir, mais il n'était pas pressé. Rester allongé là dans les bras de Blaine était parfait. « Comment va-t-on m'annoncer ? »

Blaine fredonna contemplatif. « Twitter a l'effet le plus immédiat. On pourrait tweeter une photo de nous deux si tu veux. »

« La nuit du nouvel an ? » suggéra Kurt. « Juste après minuit ? On pourrait prendre une photo de nous à ce moment là et tweeter 'nous vous souhaitons une heureuse nouvelle année'. »

Blaine acquiesça. « C'est possible. Ça nous donne encore deux jours de normalité. »

Kurt prit une profonde inspiration. « Oh mon Dieu, » grogna-t-il mais avec un sourire aux lèvres. « Ma vie ne sera jamais plus la même. »

« Non, » dit Blaine en secouant la tête. « Nous pouvons attendre si tu le souhaites. »

Kurt tourna son visage vers lui. « Non. Il est temps que le monde sache qui je suis. »

« Tu en es absolument sur ? » demanda Blaine curieux.

« Affirmatif, » dit Kurt en l'embrassant sur les lèvres. Il reposa sa tête et prit les bras de Blaine s'entourant la taille.

Blaine lui embrassa le cou, blottissant son nez avant de chanter doucement.

Avant que tu ne me rencontres

j'allais bien mais les choses

étaient plutôt compliquées pour moi

Tu m'as ramené à la vie

Maintenant chaque février

tu seras mon Valentin, mon Valentin

Kurt pouffa de rire bon enfant alors que Blaine chantait dans son oreille. « Toi et ton obsession avec Katy Perry je te jure. » Blaine sourit en coin et continua de chanter.

Ce soir allons jusqu'au bout

Sans regrets, juste de l'amour,

On peut danser, jusqu'à la mort

Toi et moi, on sera jeunes pour toujours.

La voix de Blaine était basse et séductrice, la mélodie de la chanson était sensuelle. Blaine continua de chanter à l'oreille de Kurt, sa main voyageant vers le bas jusqu'à ce que ses doigts entourent le sexe de Kurt. Kurt commença à tordre sous le toucher de Blaine, ses fesses pressant à l'arrière contre Blaine. Il était si près de la limite, une journée entière de caresses l'avait rendu hyper sensitif au moindre touché. Mais il refusait de jouir. Il refusait de se laisser aller. Il voulait attendre jusqu'à ce qu'ils soient liés. Il avait besoin d'attendre que Blaine soit à l'intérieur de lui.

« Blaine, » murmura Kurt et Blaine s'arrêta immédiatement de pomper.

« Je crois qu'on en a fini avec ce bain, » répondit Blaine, sa voix lourde de désir.

Kurt acquiesça vigoureusement. « Oui. Fini. » Kurt sorti vite de la baignoire et attrapa la serviette pour se sécher. « Je vais aller tout préparer, » dit-il secoué en sortant de la salle de bain. Blaine le regarda curieusement avant de vider la baignoire.


Kurt posa le flacon de lubrifiant sur la table de chevet et se rendit compte qu'il n'y avait rien d'autre à préparer. Il n'y aura qu'eux, leurs promesses et leur amour. Il sécha ses cheveux sur la serviette et se dirigea vers la baie vitrée. Il tira les rideaux pour les ouvrir, laissant ainsi passer la lumière de la pleine lune. Il jeta un regard à la chambre pour chercher quelque chose à faire mais ne trouva rien. Il prit une respiration tremblante et regarda dehors. Il se tordit les mains et ferma les yeux, prenant de profondes inspirations. Pourquoi était-il soudainement si nerveux ? C'était tout ce qu'il avait voulu, tout ce dont il avait rêvé. Pourquoi était-il si anxieux ? Il sentit les bras de Blaine autour de sa taille et se détendit aussitôt.

« Tu trembles, » murmura Blaine.

Kurt se tourna dans les bras de Blaine et jeta sa serviette sur le côté. « Juste un peu nerveux je crois. »

Blaine vint poser sa main sur le visage de Kurt et lui caressa la joue. « Ne le soit pas. Ce n'est que toi et moi mon amour. »

Kurt fondit au contact et acquiesça. Blaine lui prit la main et les guida vers le lit. Ils s'y installèrent au centre face à face. Ils se sourirent, permettant à leurs âmes de s'appeler l'une l'autre. Leurs mains gauches se joignirent comme de façon magnétique. Les paumes de leurs mains se rencontrèrent et un rayon rouge apparut à leurs annulaires. Puis un deuxième rayon, et un troisième, et sans en avoir conscience, ils étaient ainsi transportés dans le pays de Mira.


Blaine se sentait marcher mais il ne ressentait pas le sol sous ses pieds. Il se sentait attirer vers quelque chose, mais il ne sentait pas son corps. Il regarda autour de lui et tout ce qu'il voyait c'était une lumière très brillante mais il n'en connaissait pas la source.

« Blaine, » la voix de Kurt fit écho dans tout son corps et Blaine se retourna, ravi de voir que son amour se dirigeait vers lui.

Blaine essaya de le joindre mais n'arriva pas à toucher sa main. « Kurt, » dit-il, surpris par la force de sa voix alors qu'il avait voulu murmurer. « Tu as l'air si jeune. »

« Toi aussi, » Kurt sourit, fasciné par la beauté de Blaine. « Tu ressembles au Blaine que j'ai rencontré dans le parc. »

« C'est vrai ? »

Kurt acquiesça. « Oui. Même là tu étais le plus beau garçon que j'avais jamais vu. »

Blaine sourit encore plus. « J'étais si perdu ce jour là. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi. »

« Encore heureux que tu n'auras jamais à le savoir alors, » dit Kurt.

Ils se regardèrent dans les yeux l'un de l'autre, droit dans leurs âmes, et se préparèrent à dire leurs promesses. Mais leurs âmes furent subitement élevées plus haut et furent englouties dans une énergie écrasante. « Mes enfants, » dit Mira, sa voix était un mélange de genre. « Bienvenue dans mes Terres, vos âmes sont les plus pures depuis des vies entières. Vous aimez vraiment et sans question. Vous faites confiance avec vos âmes et vous permettez à vos cœurs de vous guider. Vous acceptez ce qui est et ce qui n'est pas. Vous, mes enfants, êtes la raison de mon épanouissement, la raison de mon existence, » Mira se tourna vers Kurt et lui parla à l'oreille, ses mots ne touchaient que l'âme de Kurt. « Ne doute jamais de lui il ne te mentira jamais. Crois en votre amour. Crois au lien que vous avez créé. Souviens-toi qu'il est tien et seulement tien, » Mira se tourna vers Blaine. « Ne sous-estimes jamais ce qu'il ressent. N'oublie pas qu'il est plus fragile encore qu'il ne le sait. Il a besoin que tu sois fort et courageux. Souviens-toi qu'il a besoin de ta protection même quand il n'en a pas besoin, » Mira se recula et les entoura. « Mes enfants, je vous donne ma bénédiction. Allez de l'avant et de ne devenez qu'un. »

Kurt et Blaine se tournèrent l'un vers l'autre, l'énergie de Mira les parcourait.

« Moi, Kurt Elizabeth Hummel, me lie à toi, Blaine Devon Anderson, pour toute l'éternité. »

« Moi, Blaine Devon Anderson, me lie à toi, Kurt Elizabeth Hummel, pour toute l'éternité. »

Leurs âmes entrèrent en collision et se lièrent ensemble, le monde autour d'eux disparaissant.


Kurt respira brusquement, ses yeux se baissèrent sur les mains. Des millions de rayons entouraient leurs mains et leurs poignets entièrement, faisant un nœud sur le dessus avant de disparaître. Il leva le regard et rencontra celui de Blaine. Il y vit une étincelle qu'il n'avait jamais vue, une nouvelle sorte de passion et il savait que ses yeux avaient la même. Ils baissèrent leurs mains, les yeux pris l'un dans l'autre.

« Salut, » dit Kurt, son cœur battait plus vite que jamais.

« Salut, » répondit Blaine. Il prit les deux mains de Kurt, les porta à ses lèvres pour les embrasser. « Nos mains étaient faites pour être l'une dans l'autre, sans peur et pour toujours. Ce n'était pas comme si j'apprenais à te connaître. Mais comme si je me souvenais de toi, d'un moment de ma vie. Comme si dans toutes les vies que nous avions vécues, nous avions choisi de revenir l'un vers l'autre et de tomber amoureux encore en encore pour toute l'éternité. Et je me sens si chanceux de t'avoir retrouver si tôt dans cette vie. Parce que tout ce que je souhaite, toute ce que j'ai toujours voulu, c'est de passer ma vie à t'aimer. »

Kurt laissa échapper un rire et détourna le regard, secouant la tête. « Je ne réussirai jamais à faire mieux que toi n'est-ce pas ? » dit-il et le sourire de Blaine s'agrandit. « Nan mais enfin comment veux-tu que je réponde à cela Blaine ? Comment es-tu réel ? »

Blaine prit le visage de Kurt entre ses mains et l'embrassa amoureusement. « C'est ce que je me demande tous les jours à propos de toi, » dit-il sans souffle.

Un simple baiser et Blaine sentait comme si tous les pores de son corps réagissaient. Il se souvenait de ce sentiment, ça lui évoquait ce qu'il avait ressenti avec ses rencontres hasardeuses. C'était une sorte d'amour intoxiquant et il comprenait finalement pourquoi il se sentait si vide après. Parce que maintenant, l'amour était réel, le lien était réel, et les émotions les enveloppant étaient bien différentes de ce qu'il avait pu imaginer. Kurt le ressentit aussi, ce lâché pesant d'émotions. Il ne pouvait pas bouger. C'est comme s'il était paralysé, incapable de respirer, emprisonné dans le regard de Blaine comme s'ils avaient la réponse au sens de la vie. Et ils l'avaient de bien des façons. Ils détenaient les réponses de sa vie, de leurs vies ensemble, et rien ne sera jamais pareil.

Leurs lèvres se cognèrent avec férocité. Toute pensée était partie. Tout ce qu'ils voulaient étaient sentir. C'en était presque animal, la façon dont les dents de Blaine raclaient la langue de Kurt, la façon dont les doigts de Kurt tiraient sur les boucles de Blaine, la façon dont leurs corps savaient exactement quoi faire. Blaine poussa Kurt en arrière sur le lit et embrassa son cou, le mordillant et marquant et le suçotant avec une passion pure.

« Blaine, » grogna Kurt. Il avait besoin de beaucoup plus. Son corps était en feu, son être tout entier tremblait de désir au plus profond, si fort que Kurt en avait la tête qui tourne. Ce n'était pas le moment de provoquer. Ce n'était pas la nuit pour faire l'amour tendrement comme ils l'avaient prévu. Ils avaient toute leur vie pour cela. Mais là c'était une nuit de passion, pour qu'ils s'abandonnent complètement à leur désir, et Blaine prenait définitivement trop de temps pour y arriver.

Blaine comprit les besoins de Kurt instantanément. Il avait essayé d'aller doucement, pour savourer le moment. Mais le désespoir de son âme le rendait fou. Le besoin dans la voix de Kurt était plus que suffisant pour qu'il laisse le désir prendre place. Il prit le lubrifiant et regarda Kurt, son regard noir, sa respiration lourde. « Comment tu veux faire ? » demanda-t-il d'une voix rauque.

« Comme ça, » répondit Kurt rapidement. « Je veux te voir. »

Blaine acquiesça et ouvrit le flacon. Il prit une bonne quantité de lubrifiant dans ses mains et ferma le flacon, le déposant sur le côté. Kurt le regarda prendre sa jambe et la lever et la poser sur l'épaule de Blaine. Blaine resta fixé sur les yeux de Kurt lorsqu'il lui inséra un premier doigt. Kurt siffla à cette intrusion puis gémit avec un grognement. Avoir Blaine ainsi était si bon qu'il dû même se retenir de ne pas jouir de suite. Kurt s'accrocha aux draps et commença des mouvements de va-et-vient avec le doigt de Blaine. Blaine en rajouta un deuxième, puis un troisième, et en bava presque de ce qu'il avait sous les yeux. Kurt était en train de baiser les doigts de Blaine et celui-ci n'en pouvait plus d'attendre d'être à l'intérieur de lui. Comme s'il lisait les pensées de Blaine, Kurt hocha la tête frénétiquement, jetant sa tête en arrière en gémissant.

Blaine prit le lubrifiant et en mis un peu dans sa main, pour l'étaler ensuite sur sa queue. Il s'aligna avec Kurt et poussa juste le bout, permettant aux deux de s'ajuster à toutes les émotions qui les traversaient. Kurt hurla de plaisir alors que Blaine entra en lui plus profondément. Il n'avait juste pas assez de mots dans le langage humain pour décrire vraiment à quel point c'était époustouflant. Une fois totalement à l'intérieur, Blaine laissa tomber la jambe de Kurt et s'allongea sur lui. Kurt entoura la taille de Blaine avec ses jambes et soudainement le temps s'arrêta. Le désespoir, le besoin, le feu s'épanouissait encore, mais il n'était plus sauvage. Il était contrôlé, les embrassant entièrement.

« Blaine, » murmura Kurt alors que Blaine se retirait doucement pour y rentrer de nouveau. « Je t'aime, pour toujours et à jamais. »

« Je t'aime, » répondit Blaine fasciné. « Pour toujours et à jamais. »

Il n'y avait plus de notion du temps, alors qu'ils firent l'amour doucement et passionnément. Il n'y avait pas de mots, pas de pensées. Leurs regards ne se déviaient jamais l'un de l'autre, leurs bouches se touchaient à peine. Blaine embrassa Kurt légèrement, leurs nez se touchaient. Rien au monde importait, rien au monde n'aurait plus d'importance. Ils firent l'amour pendant des heures, ne bougeant que leurs hanches et leurs bouches. Il était tard dans la nuit quand ils jouirent, leurs corps se connectant si entièrement qu'il n'y avait pas de début ou de fin. Leurs âmes n'étaient qu'une, leur lien incassable. Ils étaient complets.