Nous revoilà! Alors :
1- Quand c'est écrit en gras = souvenir
2- Chapitre très très M. Vous êtes prévenus.
3- Les chansons utilisées dans ce chapitre sont Nicotine de Panic! At The Disco et Bad Blood de Bastille
*AnnaKlaineuse : avant l'annonce il y a euh la découverte l'un de l'autre on va dire :p
*C0meWhatMay: l'annonce ça se passe dans les 2 prochains chapitres ;)
*mamstaz : merci à toi pour la review!
Merci pour les reviews ça fait toujours plaisir. Prochaine chapitre dans les jours qui suivent pour me faire pardonner du retard ;)
Merci Claire et Higu pour les corrections.
Bonne lecture :)
« Salut, vous êtes sur le répondeur de Blaine. Je n'ai pas accès au téléphone parce que Kurt et moi sommes en voyage magique et je n'ai pas de réseau. Mais laissez un message et je vous rappellerai. »
Sebastian secoua la tête, levant les yeux au ciel en écoutant le message. « Évidemment que tu as fui avec Kurt pour un voyage magique quand je peux finalement te rappeler, » dit-il de bon cœur. Il s'arrêta soudain, comprenant ce qu'il se passait et sourit d'un franc sourire. « Blaine Anderson coquin ! Toi et Kurt êtes partis pour vous lier n'est-ce pas ? Merde ! Je savais que j'aurais dû répondre la dernière fois que tu m'as appelé. Qu'est-ce que tu as fait B ? Tu l'as emmené dans les Alpes Suisses ou quelque part aussi loin ? Tu es si prévisible sale romantique. Je n'arrive pas à croire que tu te lies et que je ne le savais pas. Mais bon. En même temps si je n'avais pas évité tes appels je l'aurais su hein ? » il rit, passant ses mains dans les cheveux. « Et oui, je t'évitais. Ne fais pas comme si tu ne le savais pas. Enfin bref, rappelle moi quand tu peux. Les choses vont bien par ici mais tu me manques. J'espère que tu t'amuses. Passe le bonjour à Kurt. Salut. »
Sebastian coupa l'appel et respira fort. Il avait appelé Blaine sachant qu'ils parleraient pendant des heures et c'était ce dont il avait besoin. Il avait besoin de distraction. Il aurait pu appeler Megan mais il n'avait pas besoin de conseilà AA à ce moment. Il n'avait pas l'intention de boire. Il ne fumait même plus. Il avait juste besoin de parler à son meilleur ami. Blaine avait ce don de le faire parler comme personne. Il avait le don de rassembler toutes les réflexions mélangées de Sebastian et d'en trouver le sens. Avec le recul, il se demandait si ce n'était pas un des problèmes de Hunter avec Blaine.
Pour Hunter, Sebastian allait toujours voir Blaine en premier. Mais cela ne signifiait pas qu'il préférait parler à Blaine plutôt qu'à Hunter. C'était surtout que Blaine l'écoutait vraiment alors que Hunter se renfermait. Même maintenant que les lignes de communication étaient ouvertes, Sebastian n'était jamais sur de pouvoir parler vraiment à Hunter. Il n'était pas sur qu'ils soient capables de gérer s'ils ressortaient les dossiers maintenant. Parce qu'au final, que Sebastian accepte de l'admettre ou pas, il avait toujours peur. C'était pour ça qu'il n'avait pas parlé à Hunter pendant si longtemps. Plus la discussion était courte, moins il y avait de possibilités que Hunter veuille en finir une fois pour toutes.
La plupart du temps, Sebastian était relativement engourdi au monde extérieur. Il ressentait des vagues de bonheur et de tristesse ici et là, généralement juste après avoir parlé à Hunter. Mais ses émotions étaient normalement éteintes. Enfin à part la colère et l'anxiété. Il pouvait ressentir la colère bouillonner à l'intérieur mais il n'éclatait pas plus grand qu'une simple remarque cinglante. Son anxiété était cependant à son maximum. Il avait l'impression d'être dans un état constant de nervosité et il détestait cela. Ça ne le gênait pas plus que cela quand il travaillait. Mais dans les jours de repos comme aujourd'hui, il n'avait rien pour la remplacer.
En ce moment, tout ce qu'il faisait, peu importe à quel point il essayait de s'en empêcher, il ne pensait qu'à Hunter. Il avait appelé Hunter le jour de Noël et ils n'avaient parlé que quelques minutes. Mais c'était assez pour occuper chacune de ses pensées. Il avait pensé que puisqu'il ne ressentait plus la douleur, il ne penserait plus à son âme sœur. Il avait tort. C'était plutôt le contraire, il pensait à Hunter encore plus maintenant qu'il n'avait plus la douleur. Il se souvenait de plus de choses maintenant étant sobre. Il disséquait encore plus sa relation avec Hunter maintenant. Et ça le rendait fou.
Il resta dans sa loge toute la journée et fit de son mieux pour ignorer ses pensées. Il fit du sport. Il dribbla son ballon de basket en va-et-vient dans le peu d'espace qu'il avait. Il lu et relu le script. Mais rien n'arrêta ses pensées. Rien de ce qu'il faisait suffisait à stopper son anxiété. La seule solution, il l'évitait depuis des heures, mais il n'en pouvait plus.
Sebastian alluma son ordinateur et cliqua sur le dossier musique a toujours été une thérapie pour lui, mais il l'évitait au maximum. Il n'avait pas joué depuis les retombées avec Hunter, même s'il était seul. Bien sur il chantait doucement de temps en temps, mais généralement il ne s'en rendait même pas compte et il ne s'agissait que de quelques lignes. Jouer révélait une nouvelle facette, cela ramenait toutes ces émotions qu'il ne savait même pas avoir, et c'était pour ça qu'il évitait. Une partie de lui voulait ressentir encore, mais il était terrifié par la douleur alors il avait coupé la musique du tout au tout.
Il choisit la chanson qu'il voulait et se dirigea vers le lit, s'asseyant sur le bord et se couchant en arrière, les yeux fermés. Même s'il n'avait pas parlé à Kurt depuis un certain moment, Kurt lui envoyait des messages constamment. Souvent pour parler du film, mais certains parlaient du nouvel album de Panic ! At the disco. Sebastian n'avait jamais été un grand fan de ce groupe, mais une chanson sortait du lot, une chanson prenait son âme et ne la laissait pas partir.
Sebastian commença à fredonner avec le rythme, sa batterie à Los Angeles lui manquait. Même s'il n'y avait pas touché depuis des lustres.
Fais une croix sur mon cœur et espère mourir
Brûle mes poumons et maudis mes yeux
Sebastian chanta, ses émotions luttaient pour être libérées.
J'ai perdu le contrôle et je ne veux pas le retrouver
Je m'engourdis, j'ai été détourné
C'est une putain de traînée
Il s'assit toujours les yeux fermés alors que les souvenirs affluaient.
Sebastian se tenait debout à l'entrée de la classe de Hunter, il faisait des grimaces à travers la porte. Hunter lui lança un regard noir mais un sourire en coin se montrait à ses lèvres. Sebastian sourit. Faire sourire Hunter était sa nouvelle activité préférée. Hunter détourna le regard, espérant que son cœur se calme.
Je te goûte sur mes lèvres et je ne peux me débarrasser de toi
Donc je maudis ton baiser et les mauvaises choses que tu fais
Tu es pire que la nicotine, nicotine
Oui tu es pire que la nicotine, nicotine
« Je vais avoir des problèmes et ce sera entièrement de ta faute ! » le gronda Hunter en sortant de classe.
Sebastian sourit en coin. « Je t'ai dit de rester à la maison aujourd'hui, » chantonna-t-il. Il se pencha pour susurrer à son oreille. « Je pourrais être en train de te baiser contre la tête de lit en ce moment même. »
Hunter rougit brillamment. « J'ai déjà raté deux jours Bas, » murmura-t-il sévèrement, mais Sebastian savait que c'était plus de bruit que de mal. Personne ne l'avait jamais appelé ainsi Bas, mais Hunter avait laissé glissé ce surnom la nuit précédente pendant le sexe et Sebastian avait adoré. Personne n'aurait jamais le droit de l'appeler Bas si ce n 'est Hunter. « Je ne pouvais pas te manquer encore plus parce que tu es en ville et nous sommes en train ...de nous connecter. »
Sebastian passa ses bras autour des épaules de Hunter et sourit tendrement. « Alors allons te conduire à ton prochain cours que je puisse t'emmener à la maison. » Hunter leva les yeux au ciel à son âme sœur, mais son cœur sautait de joie en entendant Sebastian dire qu'il voulait le ramener à la maison comme si c'était leur maison.
Sebastian se leva et dansa dans sa loge, ne se rendant absolument pas compte que son collègue Stephen était à sa porte en train de le regarder.
Il vaut mieux brûler que de s'estomper
Il vaut mieux partir que d'être remplacé
Je te perds bébé, je ne te corresponds pas
Je m'engourdis, j'ai été détourné
C'est une putain de traînée
Sebastian tapa des mains en rythme, le bonheur et la tristesse se faisant un chemin à travers le mur que son âme avait construit.
« L'université est importante pour certains tu sais ? » dit Hunter en un souffle. Il aurait pu aller à un cours encore mais vu l'insistance de Sebastian il était maintenant épinglé contre le mur de son couloir tout en essayant d'ouvrir sa porte.
Sebastian se pressa contre lui et Hunter eut le souffle coupé. « La seule chose que je veuille étudier c'est toi, » dit-il en souriant. Hunter grogna et mordit sa lèvre, ouvrant finalement sa porte et poussant la porte d'un coup. On s'en fout du dernier cours.
Sebastian jeta sa tête contre le mur alors que la chanson ralentissait, des larmes coulaient sur ses joues alors qu'un sentiment de manque l'envahissait. Il ne repoussa pas ses émotions. Il les laissa l'envahir complètement. Il avait besoin de ressentir la peine et la perte, ne serait-ce que pour un moment.
Juste une dernière frappe et nous avons terminé
Car tu ne pourras jamais m'aimer en retour
Couper tous les liens que j'ai avec toi
Car ton amour est une putain de traînée
Mais j'en ai tellement besoin
Alors que la chanson s'arrêtait, les émotions qui s'étaient infiltrées commençaient à s'évaporer. Il essaya de s'y accrocher mais elles partaient aussi vite qu'elles étaient venues. Il se sentait si vide, si seul. Ce n'est que là qu'il réalisa à quel point Hunter lui manquait, à quel point il avait besoin de lui.
Un applaudissement à la porte prit son attention, en tournant la tête il vit Stephen le regarder. « Pas mal du tout gamin, » dit Stephen nonchalant. « T'as des bonnes cordes vocales dis donc. Non pas que je sois surpris. Tu étais un Warbler après tout. »
Sebastian se tint très droit, essuyant rapidement les traces de larmes. « Tu as besoin de quelque chose ? » dit-il en aboyant.
Stephen pinça ses lèvres pour s'empêcher de sourire. Ils étaient tous habitués à l'attitude sarcastique de Sebastian. « On va tous sortir manger et après peut-être aller dans un club. Viens avec nous. On pourrait avoir besoin de tes pas de danse sur la piste. »
« Non merci, » répondit de suite Sebastian. Un club est bien le dernier endroit où il voulait aller.
« Allez Smythe. Tu es resté terré dans cette loge toute la journée, » essaya de le raisonner Stephen.
« J'ai dit non, » répondit fermement Sebastian.
« Et pourquoi pas ? »
« Parce que. »
« Parce que ? »
Sebastian hésita un moment avant de crier, « Parce que je suis un alcoolique ! Donc le dernier endroit où je voudrais aller c'est bien un putain de club ! »
Stephen glissa les mains dans ses poches et hocha la tête. L'aveu de Sebastian ne l'avait pas vraiment surpris. Il pouvait repérer un dépendant à des lieues. « Je sais ce que c'est. Je n'ai rien pris depuis dix ans, » partagea-t-il en souriant. « Tu devrais quand même nous rejoindre tu sais, Sebastian. C'est intéressant de voir les choses de l'autre côté quand tu es sobre. Ça te donne de la perspective. » Sebastian ne dit rien. « Si je pars d'ici sans toi alors c'est Windsor qui viendra te chercher. Tu veux vraiment cela ? »
Sebastian roula les yeux et secoua la tête, un petit sourire aux lèvres. Windsor n'acceptait pas les non et elle avait un accent très fort de Nouvelle Angleterre dont il se moquait tout le temps. Si elle venait dans sa loge elle l'en sortirait par les cheveux si nécessaire. « Juste... laisse-moi cinq minutes et j'arrive. »
Stephen tapota sa montre. « Cinq minutes, » dit-il avec un clin d'œil en se retournant.
« Eh attends, » appela Sebastian. Stephen se retourna, le sourcil interrogateur. « Est-ce que tu pourrais peut-être faire comme si ces dernières minutes ne s'étaient pas passées ? »
Stephen sourit compréhensif. « Ton secret est bien gardé avec moi. »
Il est tard quand l'équipe revient sur le plateau. La plupart sont complètement cuits mais Sebastian doit admettre que c'était plutôt sympathique de parler à ceux qui sont restés sobres. Stephen avait raison quand il disait qu'il avait besoin de voir les choses sous une autre perspective. Au début il était prudent, il observait ses collègues descendre leurs boissons. Ça le titillait c'est vrai mais il savait qu'il ne pouvait pas en prendre une seule goutte et c'était plus facile de l'ignorer que ce qu'il avait pensé. Surtout quand il vit comment les autres agissaient étant saouls. C'était incroyablement difficile de les regarder, mais ça lui a totalement ouvert les yeux. Il pensa à toute les fois où il avait agit si imprudemment, toutes les fois où il s'était ridiculisé à cause de tout cet alcool dans le sang. Il en avait la nausée. Il ne voulait plus jamais vivre cela. Mais il s'était amusé ce soir, une fois qu'il vit passé tous les verres autour de lui. Il dansa et rit, et pour la première fois depuis longtemps, il se sentit libre.
En revenant, Sebastian remarqua un petit chien blanc qui le regardait de l'autre côté de la rue. Il s'arrêta pour le regarder et attendit de voir s'il allait courir vers lui. Mais il ne fit pas. Il continua juste à le regarder, comme s'il attendait de voir si Sebastian viendrait le chercher. Il allait le faire. Il fit un premier pas mais Stephen l'appela. Il se retourna pour dire à Stephen qu'il arrivait et regarda de nouveau de l'autre côté de la rue. Le chien était parti. Il jeta un coup d'œil pour voir si le chien ne venait pas vers lui mais la rue était déserte. Avec un haussement d'épaule il secoua la tête, et s'avança vers le lieu de tournage.
Kurt respira profondément, remplissant ses poumons de l'odeur de Blaine. Leurs mains et leurs jambes étaient enlacées et Kurt sentait le pouce de Blaine lui caresser doucement la main. Il eut un petit sourire mais garda les yeux fermés. Il se sentait absolument extraordinaire. Uns sérénité l'entourait, un sentiment de réalisation et de bonheur inimaginable. Il avait l'impression de flotter et la seule chose qui le gardait connecté à la réalité était le touché de Blaine.
« Je sais que tu es réveillé, » dit Blaine en un murmure.
Le sourire de Kurt s'agrandit et ses yeux papillonnaient pour s'ouvrir. Blaine lui sourit et embrassa sa main. « Je savais que tu me regardais dormir, » dit-il provocateur, sa voix rauque.
« Comment pourrais-je résister ? » demanda Blaine fasciné. « Tu es le plus bel homme de toute cette planète. Telle une créature céleste. »
Kurt rit. « Tu meurs d'envie de la placer depuis que tu es réveillé celle-ci, non ? »
Blaine rit d'oreille à oreille et haussa les épaules. « Peut-être, » dit-il et Kurt ne put s'empêcher de rougir. « Hier soir c'était ... »
« Génial ? » finit Kurt avec un sourire. « A couper le souffle ? Parfait ? »
Blaine rit et acquiesça. « Toutes les réponses. »
Kurt se rapprocha et embrassa les lèvres de Blaine tendrement. « je n'arrive pas à croire que Mira est venue nous voir. »
« Je sais, » dit Blaine avec une expiration lente. « Je n'aurais jamais cru en un million d'années que ça arriverait. »
« Moi non plus. Est-ce que cela veut dire qu'on est meilleur que les autres ? » demanda Kurt provocateur.
Blaine sourit de plus belle. « On est carrément meilleurs que tout le monde, » dit-il et Kurt rit.
Blaine leva la main pour caresser la joue de Kurt. Ils se regardèrent droit dans les yeux, l'amour et la passion suintaient de tous les pores. Kurt se pencha plus près pour frotter son nez contre celui de Blaine, son regard enflammé. L'air autour d'eux devint lourd, et leurs bouches se rencontrèrent pour un baiser profond, Kurt attrapa Blaine par son biceps et le poussa jusqu'à ce qu'il soit sur le dos. Blaine gémit en plein baiser, se laissant transporter par la dominance de Kurt. Il voulut passer ses bras autour de la taille de Kurt mais celui-ci les lui attrapa pour les coincer au dessus de sa tête, et le chevaucha. Blaine grogna à cette friction soudaine. Leurs queues pressées l'une contre l'autre et Kurt bougea ses hanches tel un expert, souriant de satisfaction quand Blaine lâcha un grognement de plaisir.
« Tu es tellement sexy comme ça, » dit Kurt en grognant, regardant Blaine avec une faim terrible. Blaine le regarda d'un air timide et Kurt tourna ses hanches encore plus fortement. Blaine pleurnicha de désir. « J'adore ça quand tu me supplies putain, » dit-il arrogant, se penchant pour sucer un téton de Blaine.
« Kurt, » grogna Blaine, ses hanches bougeant vers le haut. « T'es qu'un allumeur merde. »
Kurt leva les yeux vers lui en s'attaquant à l'autre téton. « Tu adores ça, » dit-il sensuel. Blaine acquiesça et jeta la tête en arrière sur le coussin. Il essaya de bouger ses bras mais Kurt les tint encore plus fort. Blaine ne put s'empêcher de se sourire à lui même. Il adorait vraiment quand Kurt le prenait en charge. Kurt recula et libéra ses poignets. Blaine le regarda confus quand il changea de place. « Tourne-toi, » ordonna Kurt et Blaine obéit sur le champ. Il était sur ses genoux et mains et regardait en arrière, son corps chargé d'anticipation. Kurt se lécha les lèvres, ses yeux parcouraient le corps de Blaine. « Mon dieu, quel beau cul tu as, » dit-il en se mettant à genoux derrière les jambes de Blaine. Il plaça une main sur chaque fesse et serra. « Ça fait des années que je veux baiser ces fesses, » Blaine ne put que gémir en réponse. « Il est si ferme et rebondi et juste, » Kurt retira sa main et claqua les fesses de Blaine durement. « Putain de délicieux. »
« Kurt, » dit Blaine d'une voix traînante, tout en poussant ses fesses en arrière pour le moindre contact.
Kurt se pencha vers la table de nuit pour y prendre le lubrifiant. Il attrapa un coussin et le plaça sous la taille de Blaine. « Allonge-toi, » dit-il et Blaine fit ce qu'on lui dit. « Je vais tellement aimer cela. »
« Comme si tu n'aimais déjà pas, » rétorqua Blaine sans souffle.
Kurt lui gifla les fesses de nouveau et Blaine siffla. « Ne sois pas insolent, » prévint-il, mais au ton de sa voix Blaine savait qu'il ne le pensait pas.
Blaine lui sourit. « Que se passe-t-il Kurt ? Tu n'aimes pas quand je te réponds ? » Kurt plissa les yeux et le claqua de nouveau. Blaine se mordit les lèvres. « Allez bébé. Je suis sur que tu peux mieux faire, » le défia-t-il.
Kurt le claqua encore plus fort et Blaine gémit de plaisir. Il allongea son corps contre celui de Blaine, sa queue parfaitement placée entre les fesses de Blaine. Il lui attrapa ses mains et enlaça leurs doigts pour le tenir parfaitement.
« Tu aimes ça n'est-ce pas ? » demanda Kurt, directement dans l'oreille de Blaine. « Quand je te claque. »
Blaine sourit malicieusement, soulevant son cul juste assez pour que Kurt grogne. « Oui. Tu es si sexy quand tu deviens méchant. »
« Ah bon ? » demanda Kurt un sourcil interrogateur.
« Si sexy, » ronronna Blaine. « J'ai presque envie de mal me comporter pour que tu puisses me punir. »
Kurt fredonna contemplatif tout en embrassant les muscles du dos de Blaine. « J'aime l'idée, que tu ne sois pas sage. Je peux penser à plusieurs moyens de te punir. »
« Ah oui ? Lesquels ? » demanda Blaine, les yeux brûlant de désir.
Kurt rit sombrement en s'asseyant. « Je ne peux pas te le dire. Il va falloir que tu attendes pour le savoir. »
Blaine mordilla sa lèvre inférieure et ferma les yeux, des images de lui attaché au lit et Kurt habillé de cuir en train de le fouetter lui vinrent à l'esprit. Il n'avait jamais pensé avoir des penchants sado-maso mais l'idée que Kurt prenne le contrôle absolu l'excitait énormément.
« Pourquoi tu souris là ? » demanda Kurt en se mettant du lubrifiant sur les mains.
Blaine regarda Kurt, avec un regard presque soumis. « Je pense à toi en train de m'attacher et de me fouetter, » dit-il tout bas. « Je suis sur que tu serais tellement sexy en cuir. »
Un sourire vint se former aux lèvres de Kurt. « C'est noté, » dit-il. Il traça une ligne sur les fesses de Blaine avec un seul doigt, Blaine soulevant ses fesses au toucher. « Tu es prêt ? »
Blaine acquiesça vigoureusement, tournant sa tête pour la placer sur le coussin. Ses bras étaient encore à la place où Kurt les avaient placés et il s'accrochait aux draps alors que Kurt insérait un doigt. Kurt grogna derrière lui et il sourit en poussant ses fesses vers les mains de Kurt. C'était peut-être la première fois qu'il était passif mais il s'était déjà exercé à cela. Comme Kurt, il s'était préparé pendant ces derniers mois pour ce moment précis, avec son propre gode et il avait plus que hâte de sentir la longue et large queue de Kurt le remplir entièrement.
Kurt regardait ce qu'il faisait avec la bouche ouverte. Il en bavait presque. Il inséra un deuxième doigt et étira Blaine doucement. Regarder ses doigts disparaître à l'intérieur de Blaine était incroyablement érotique, et les sons que Blaine créaient quand il touchait le point était de loin la chose la plus sexy qu'il n'avait jamais vu.
« Kurt, » gémit Blaine en insistant sur le T. « Bébé s'il te plaît. »
Kurt se mordit les lèvres et inséra un troisième doigt. « Je suis désolé Blaine, je ne t'ai pas vraiment compris, » dit-il provocateur tout en touchant encore le point sensible.
« Kurt, » grogna Blaine. « S'il te plaît bébé. J'ai besoin de toi à l'intérieur de moi, » supplia-t-il.
Kurt retira doucement ses doigts, souriant au gémissement qui s'échappa des lèvres de Blaine. « Et bien puisque c'est demandé si gentiment. »
Blaine tourna sa tête pour regarder Kurt et gémit doucement. Kurt était en train de se toucher, couvrant son érection probante avec du lubrifiant. Il pourrait regarder Kurt se caresser pendant des heures et être l'homme le plus heureux au monde.
« Tu aimes ce que tu vois ? » demanda Kurt quand il surprit Blaine le regarder.
« Putain, » grogna Blaine. « Tellement. Tu es si putain de sexy. »
Kurt s'aligna avec Blaine, et poussa, les deux hurlant de plaisir. Une fois complètement à l'intérieur, Kurt s'allongea sur le dos de Blaine, lui pris les mains. « Toi aussi, » grommela-t-il. Il rapprocha les bras de Blaine et enlaça leurs mains. Leurs bras étaient l'un contre l'autre et Kurt le tenait fermement, utilisant ses genoux pour se retirer puis ses bras pour revenir en force. « Blaine putain ! »
« J'adore quand tu dis mon nom comme ça, » marmonna Blaine. Il serra ses fesses alors que Kurt poussa à l'intérieur et jeta sa tête en arrière avec un cri.
« Ohmondieu, » gémit Kurt, ses mouvements de plus en plus rapides, « pourl'amourdedieurefaisçaencore. »
Les mots de Kurt n'étaient pas très cohérents mais Blaine le comprit et il continua à serrer alors que Kurt le baisait. Kurt le baisa plus fort et plus vite et la tête de lit commença à claquer contre le mur. Kurt mordit l'épaule de Blaine et celui-ci hurla, sa tête se renversa en arrière vers Kurt.
« Putain, putain, oui ! » ria Blaine, ses abdos claquant alors que Kurt fonçait sur lui. « Juste là, juste... » il s'arrêta incapable de formuler d'autres mots.
Kurt le baisa plus fort, gémissant et laissant des marques de morsure sur le dos de Blaine. Les yeux de Blaine roulèrent à l'arrière de sa tête tant il jouit fort, il entendait les gémissements gutturaux de Kurt se mélanger à ses vagues de plaisir. Le corps de Kurt trembla lorsqu'il jouit à l'intérieur de Blaine, il perdit presque connaissance pendant un moment tant c'était intense. Ils restèrent allongés un moment, les deux respirant en synchronisation alors que le calme revenait après leurs orgasmes. Kurt laissa échapper un petit rire alors qu'il sortit de Blaine. Blaine plaça ses bras sous son menton, un sourire satisfait aux lèvres.
« C'était incroyable, » dit Kurt, son bras posté sur le bas du dos de Blaine.
« Humm, » acquiesça Blaine, ses yeux demi clos. Il se força à se mettre sur le côté pour installer sa tête dans le creux du cou de Kurt, déposant de doux baisers sur la joue. « Presque aussi incroyable qu'hier soir. »
Kurt ferma les yeux et fredonna. « Ça va me manquer quand tu partiras en Europe, » dit-il doucement.
« Ne pense pas à cela maintenant, » murmura Blaine. « Nous avons encore plein de temps avant que je reparte en tournée et je te promets que chaque seconde en vaudra la peine. »
Kurt ouvrit les yeux et regarda Blaine amoureusement. « J'ai hâte, » Blaine vint poser la tête sur le torse de Kurt. « Qu'est-ce qu'on va faire aujourd'hui ? Si ce n'est ce qui est évident. »
Blaine rit et embrassa la peau de Kurt. « Humm rien. Juste ça. Toute la journée. »
« Il va bien falloir se lever et manger à un moment Blaine, » dit Kurt amusé, même si l'idée de quitter le lit ne lui plaisait pas vraiment.
« La seule chose que je veux manger c'est toi, » dit Blaine en mode séducteur et Kurt en rit.
Kurt passa les mains dans les cheveux de Blaine et joua avec ses boucles. « Quel idiot je te jure. »
Blaine regarda Kurt avec un regard de chiot. « Mais je suis ton idiot pas vrai ? » dit-il en boudant.
Kurt grogna. « Blaine ne me regarde pas comme cela, » se plaignit-il. « J'en peux plus, tu es trop adorable ! »
Blaine rit et se rapprocha pour lui embrasser le nez. « Tu adores ça. »
Kurt soupira, un regard rêveur dans ses yeux. « Oui vraiment. Mais, » et sa voix se fit plus rauque « Pas autant que toi tu aimes quand je te claque, » dit-il coquin et les joues de Blaine devinrent très rouges. « Je ne savais pas que tu avais un penchant pour la douleur Blaine. »
« Je ne le savais pas non plus, » rit Blaine. « Mais ce n'est rien comparé à ton penchant pour le sexe contre le mur. »
« Humm sexe contre le mur, » gémit Kurt appréciatif. « C'est ce qu'on va faire juste après. »
« Dans la douche ? » demanda Blaine plein d'espoir.
Kurt se pencha et lui prit la bouche en un baiser passionné. « Dans la douche. Et peut être qu'après on peut profaner le jacuzzi. »
Blaine sourit et hocha la tête, posant la main sur la joue de Kurt. « Parfait, » dit-il contre ses lèvres. « Et ensuite on passera à la table de la cuisine. »
« La table ha bon ? » demanda Kurt enchanté.
« Hum, » sourit Blaine. « Je vais te pencher sur la table et te baiser si fort que tu ne te souviendras même plus de ton propre nom. »
Kurt grogna avec hâte, un sourire excité aux lèvres. « Ça me semble parfait, » dit-il avant d'écraser leurs bouches l'une contre l'autre. Ils allaient passer une excellente journée.
Hunter s'installa dans son salon avec Jeff, Nick et Wes, buvant quelques bières ensemble pendant l'après midi. Il ne s'attendait pas à voir Jeff et Nick arriver avec Wes, mais peu lui importait. Plus il avait du monde autour de lui, plus il lui était facile d'ignorer la souffrance dans son cœur. Il devait l'admettre d'ailleurs, c'était amusant de traîner avec les garçons de nouveau. Il était soit avec ses collègues professeurs avec qui il n'avait pas beaucoup en commun ou bien avec ses étudiants. Passer du temps avec les garçons lui ramenait sa jeunesse.
« Ce n'était pas de la faute de Monsieur Puss ! » cria Hunter avec un sourire aux lèvres. « C'était un accident ! »
« Un accident mon cul ! » se défendit Jeff en colère. « C'est ce diable de chat qui l'a fait exprès ! »
« C'était un chat Jeff. Comment aurait-il pu le faire exprès ? » demanda Wes sérieusement mais en se retenant de rire.
Jeff pouffa, et croisa les bras. « Je ne sais pas. Tout ce que je sais c'est qu'il était un génie diabolique et il a tué mon pinson, » dit-il si tristement que les autres en levèrent les yeux au ciel. « Barkley était une belle créature avec une chanson pleine d'inspiration dans son cœur. Il m'émouvait. Et ton chat l'a tué ! »
« Pour la dernière fois, Monsieur Puss n'a pas tué ce satané oiseau ! » cria Hunter. Wes commença à rire et Nick se retenait. Ils seraient vieux et grisonnants et Jeff et Hunter se disputeraient toujours à ce sujet.
« Je t'ai toujours dit qu'on aurait pu t'en acheter un nouveau, » lui dit Nick tendrement. « On pourrait l'appeler Barkley Junior. »
« Ce ne serait pas pareil, » grommela Jeff. « Où est ta salle de bain ? »
« Deuxième porte à gauche, » dit Hunter, en pointant la direction.
Jeff se leva et marmonna quelque chose dans sa barbe à propos du chat diabolique en partant. Hunter leva les bras et roula les yeux. Il regarda en arrière pour s'assurer que Jeff était parti puis se tourna vers Wes et Nick en souriant. « Je peux vous dire quelque chose ? » murmura-t-il sur un air de conspiration. Wes et Nick se regardèrent et hochèrent la tête. « Monsieur Puss n'a pas mangé Barley. Je l'ai libéré. »
« Hunter ! » cria Wes. Nick en resta bouche ouverte.
« Je le devais ! » dit Hunter rapidement. « Jeff torturait cet oiseau et vous le savez aussi bien que moi ! Barkley m'était reconnaissant de le libérer et vous devriez l'être également. Ne faites pas comme si vous n'étiez pas gênés à chaque fois que Jeff décidait de s'amuser à l'habiller. Aucun animal ne mérite d'être habillé en mini habits ! »
Wes jeta sa tête en arrière et rit. Nick secoua simplement la tête. « Toutes ces années nous avons cru que Monsieur Puss avait ouvert la cage de Barkley et c'était toi, « dit-il choqué. « Je n'arrive pas à croire que tu l'as laissé sortir. »
« TU AS LAISSE BARKLEY SORTIR ! » la voix de Jeff résonna dans tout le hall.
Hunter se retourna avec une tête coupable. « Jeff, laisse-moi t'expliquer. »
« Expliquer quoi ? Que tu m'as enlevé mon meilleur ami ?! » dit-il d'un cri aigu. « Comment as-tu pu ? »
Hunter ouvrit sa bouche pour parler mais les mots lui manquèrent. « Jeffrey, » dit Wes fermement mais avec un sourire naissant. « N'est-il pas préférable que Barkley eut été délivré plutôt que dévoré ? »
« Je...mais...oui, » les épaules de Jeff s'affaissèrent et il s'assit. « Mais je l'avais depuis la seconde. C'était mon copain, » dit-il en faisant la moue.
« Au moins il n'est pas mort, » le raisonna Hunter avec un petit haussement d'épaule.
« Oui bébé. Il est probablement encore en vie et il a probablement une petite famille à lui, » dit Nick en guise de réconfort.
« Je suppose, » marmonna Jeff, croisant ses bras en soupirant. Il lança un regard noir à Hunter. « L'as-tu vraiment libéré ou es-tu en train de couvrir les arrières de ce chat diabolique ? »
Un sourire apparut sur le visage de Hunter mais il ne dit rien. Il avait vraiment libéré Barkley mais il ne pouvait s'empêcher de s'amuser un peu plus avec Jeff. Les yeux de Jeff s'écarquillèrent mais avant qu'il ne parle Wes intervint. « D'ailleurs que s'est-il passé avec Monsieur Puss ? Tout ce que tu m'as dit c'est que tu ne l'avais plus. »
« Hum...je l'ai perdu la semaine avant de rencontrer Sebastian, » dit Hunter doucement, un sourire forcé. « J'étais vraiment anxieux et paniqué et j'ai accidentellement laissé une fenêtre ouverte avant d'aller en cours. Quand je suis revenu il était parti. »
Ils restèrent tous silencieux un moment, ne sachant pas comment Hunter allait réagir. Ils avaient évité de parler de Sebastian toute l'après midi, ne voulant pas déclencher de nouveaux problèmes.
« Et bien, » dit Jeff nonchalant. « On peut dire que tu as eu la monnaie de ta pièce pour Barkley. »
Hunter commença par lui jeter un regard noir puis se mit à rire. « Oui on peut dire ça. »
« C'était un chat cool n'empêche, » dit Nick en hochant la tête, prenant son téléphone pour regarder l'heure.
« Le plus cool, » dit Wes.
Jeff leur jeta un regard noir. « C'était le diable. »
« Tu dis ça juste parce qu'il ne t'aimait pas, » souligna Nick.
« Exactement ! » cria Jeff. « Les animaux m'aiment ! Clairement Monsieur Puss était diabolique s'il ne m'aimait pas ! » Ils rirent tous sauf Hunter. Ses yeux étaient rivés sur le sol, sa tête perdue dans ses souvenirs. Les garçons se regardèrent tous les uns les autres, méfiants. Ce n'était pas la première fois cet après midi que Hunter semblait perdu dans ses pensées. « Ça va frèro ? » demanda Jeff inquiet.
Hunter hocha la tête mais aucun n'était convaincu. « Est-ce ...est-ce que je peux vous demander quelque chose ? » demanda-t-il en murmurant. « A propos de Sebastian. »
Nick et Jeff regardèrent Wes qui haussa les épaules. « Oui bien sur, » répondit Wes.
Hunter resta silencieux quelques minutes et quand finalement il leva les yeux, il y avait des larmes. « Qu'est-ce qu'il s'est passé entre lui et Blaine ? »
Jeff choisit ses mots prudemment. « Exactement ce qu'il t'a raconté, » dit-il sérieusement. « Leur relation était une farce Hunter. Ils n'avaient jamais l'intention d'aller au delà. »
« Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? » demanda Hunter la voix désespérée. « Pourquoi ils ont décidé de faire cela déjà ? Pourquoi ils ont cassé ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?! »
Wes plaça une main réconfortante sur le dos de Hunter. « Ce n'est pas à nous de raconter cette histoire Hunter, » Hunter tremblotait et secoua la tête. « Est-ce qu'on peut avoir quelques minutes ? » demanda Wes à Nick et Jeff.
« Bien sur, » dit Nick en se levant. « Il faut qu'on y aille de toute façon. On a promis à ma mère de passer la voir après. »
« On attendra dans la voiture, » dit Jeff. Nick et Jeff offrirent un sourire triste à Hunter même s'il ne les regardait pas et sortirent de son appartement.
« Hunter puis-je être honnête avec toi ? Vraiment honnête ? » demanda Wes doucement. Hunter hocha la tête. « Il va falloir que tu laisses tomber, » Hunter le regardait les yeux pleins de souffrance et d'attente. « Ce qui s'est passé entre Blaine et Sebastian est beaucoup plus compliqué que tu ne l'imagines. Il y a des choses que tu ne sais pas parce que tu ne leur as jamais donné la chance de t'expliquer. Et si tu ne laisses pas partir cette colère, elle t'envahira complètement. Sebastian aussi s'est laissé presque totalement envahir. »
« Tu ne comprends pas Wes, » dit Hunter lamentablement. « Tu ne comprends pas cette douleur, ce vide dans mon cœur. »
« Tu as raison je ne comprend pas. Mais j'ai vu ce qu'il arrivait à quelqu'un qui s'accrochait à cette douleur, et qui se laissait tomber dans ce vide, » lui dit Wes. « J'ai vu Sebastian tomber et c'était déchirant. Je ne veux pas que tu tombes aussi. »
« C'est juste si difficile, » dit Hunter brisé.
« Je ne suis pas en train de te dire que ce sera facile, » dit Wes avec un léger sourire. « Mais je te dis que ça en vaudra la peine. Le destin ne fait pas d'erreur. Toi et Sebastian pouvez être heureux si vous vous en donnez la chance. »
« Et si il ne voulait plus de moi ? » demanda Hunter inquiet. « Si j'ai déjà tout gâché? »
« Ce n'est pas le cas. »
« Comment tu sais ? »
« Parce que je suis Wes, je sais tout, » dit Wes et Hunter en sourit. « Sérieusement mec. Arrête de t'accrocher à cette douleur et à cette culpabilité. Arrête de te demander si vous êtes faits l'un pour l'autre ou non. Accepte ce qui est et ce qui n'est pas. Quand tu commenceras à te détacher du passé, quand tu essayeras vraiment, tout se mettra en place. »
Hunter hocha la tête, un sourire reconnaissant. « On dirait ta mère, » dit-il moqueur.
« Et bien oui elle a raison, » dit Wes en haussant les épaules. « Elle a toujours raison. »
« Oui, » acquiesça Hunter. « Tu devrais y aller. Les garçons t'attendent. » Ils se levèrent du canapé et se prirent dans les bras. « Je te vois demain ? »
« Ouais, » confirma Wes en s'écartant. « Vanessa et moi seront là tôt. On amène des jeux, des films et pleins d'alcool. Ça sera une soirée pyjama sans comparaison. »
Hunter rit un peu. « Ouais c'est ça Montgomery. Tu vas t'effondrer à la moitié du premier film et Vanessa et moi on planifiera le reste de ton futur. » Wes rit en marchant vers la porte, sachant que ce que disait Hunter était la vérité. « On parlera du nombre de bébé que vous voulez, on leur donnera tous un nom, et oui on leur donnera des super noms asiatiques. Puis nous parlerons de ta position de père au foyer pendant qu'elle conquiert le monde, bibliothèque après bibliothèque. »
« Les livres sont l'arme la plus puissante du monde tu sais frère ? » dit Wes sérieux mais avec un sourire en coin. « Je te vois demain frère. »
« A plus, » dit Hunter. Il resta près de la porte jusqu'à ce que la voiture de Wes s'éloigne.
Hunter ramassa les quelques bières posées sur la table, les vida dans l'évier avant de les mettre dans la poubelle recyclage. Il alla à sa chambre et s'assit sur le bord du lit, des images de Sebastian plein la tête. « Mais ce sont ces jours qui vont nous lier ensemble, pour toujours. Et ces petites choses nous définissent pour toujours, pour toujours, » il chanta, les souvenirs de cette nuit là encore frais dans son esprit.
« Ça ne doit pas forcément se passer ainsi, on peut y arriver, » dit Sebastian désespéré.
Hunter se détacha comme s'il avait été brûlé. « Non on ne peut pas. Tu te fiches de tout sauf de toi même. »
« Ce n'est pas vrai ! » cria Sebastian. « Je t'aime ! »
« Alors ne pars pas ! » cria Hunter suppliant. « Reste ici avec moi ! »
Les larmes roulaient sur les joues de Hunter, la culpabilité le noyait. « Tout ce sang impur, vas-tu enfin le laisser s'assécher ? C'est froid depuis des années, vas-tu enfin essayer de changer ? »
Sebastian était bouche bée, incapable de croire ce que lui demandait Hunter. « On parle de ma carrière là ! Je ne peux pas juste ne pas y aller ! »
« Évidemment tout ce qui t'importe c'est ta putain de carrière ! T'es qu'un connard d'égoïste ! Juste comme ta mère une putain d'égoïste ! » Hunter regretta les mots dès qu'ils étaient sortis de sa bouche. « Sebastian, ce n'est pas ce je voulais- »
« Tu parles, » le coupa Sebastian en colère. « Si je suis égoïste alors toi tu n'es qu'un lâche tout comme ta mère. »
Hunter craqua sous les pleurs. Ils auraient pu y arriver, s'il les avait laisser. Ils auraient pu avoir quelque chose, s'il avait essayé. Mais il était trop peu sur de lui. Il avait dit des choses qu'il ne pensait pas, des mots qu'il n'aurait jamais du dire, et tout avait déchiré leur relation. Maintenant il était terrifié à l'idée de ne pouvoir jamais réparer ses erreurs, parce que les blessures étaient trop profondes. « Je suis désolé Bas, » il pleura dans ses mains. « Je suis tellement désolé. »
A Londres, Sebastian se leva de son lit transpirant. Sa respiration était lourde, son esprit divaguant du rêve qu'il venait de faire. Le cauchemar où il était. Il alluma rapidement la lumière pour regarder son poignet, complètement apeuré. Le nom de Hunter était encore là. Il laissa échapper un soupir de soulagement. Il ne se souvenait pas des détails de son cauchemar, comment il avait fini dans les bras d'un étranger. Mais il se souvenait avoir regardé son poignet et le nom de Hunter n'y était plus. Il pouvait encore en sentir la douleur tranchante même si elle s'effaçait peu à peu. Il fixa son poignet comme pour attendre de voir si le nom s'effaçait. Comme ce ne fut pas le cas il retomba sur son lit. Il prit son téléphone pour voir l'heure et grogna. Il n'avait dormi qu'une heure. Il regarda de nouveau son poignet et sans y penser davantage il appela Hunter.
Les larmes de Hunter s'arrêtèrent au moment où le téléphone sonna. D'une main tremblante, il prit son téléphone dans sa poche et respira difficilement en voyant le visage souriant de Sebastian. Il déglutit avant de répondre. « Salut, » répondit-il, sa voix bourrue d'avoir pleuré.
« Est-ce que ça va ? » demanda de suite Sebastian.
Hunter s'éclaircit la voix et hocha la tête. « Oui je vais bien. »
« Tu en es sur ? » demanda Sebastian pas du tout convaincu.
« Hum, » le rassura Hunter. « Je euh, j'étais en train de regarder 'Marley et moi' » il mentit. « Ce stupide chien me fait pleurer. »
« Oh, » dit Sebastian. « D'accord. ok. »
« Est-ce que tu vas bien ? » demanda Hunter prudemment. « Tu as l'air essoufflé. »
« Ça va, » répondit Sebastian, fixant le nom de Hunter, attendant qu'il disparaisse. Il respira lentement quand il vit que ce n'était pas le cas. « Oui je vais bien. Mauvais rêve. »
Hunter était inquiet. « Tu veux en parler ? »
« Je...non. Ça va aller, » répondit Sebastian. « Je euh, je dois y aller. Je dois me lever tôt demain. »
« D'accord. Bien sur, » dit Hunter, la voix brisée. « Je te souhaite une bonne nuit de sommeil. »
Sebastian sourit un peu, une vague de chaleur remplit son cœur. « Merci. A toi aussi. Je t'appelle bientôt. »
« J'attendrai, » les mots s'échappèrent de la bouche de Hunter sans son accord mais il ne les regrettait pas puisque c'était la vérité.
« Bonne nuit Sebastian. »
« Bonne nuit Hunter. »
Sebastian coupa la conversation et posa son téléphone sur la table de nuit. Il fixa le plafond, les sentiments d'effroi et de perte venus avec le rêve se faisaient à peine ressentir sur sa peau maintenant. Il ferma les yeux et respira profondément. « Ce n'était qu'un rêve, » il se dit à lui-même. « Ce n'était pas réel. Ce n'était qu'un rêve. » Il ramena son poignet face à son visage pour voir le nom de Hunter. Il l'embrassa doucement, la peur se résorbant finalement complètement. « Je t'aime encore, » murmura-t-il dans la nuit avant de se tourner pour éteindre la lumière.
