Nouveau petit chapitre!

Merci pour les reviews et bienvenue aux nouveaux lecteurs!

*Auriane07 : Contente que l'histoire te plaise!

*clempop17 : nous revoilà pour la suite j'espère que ce sera à la hauteur de tes attentes :)

*ClaireGleek78 : Merci à toi ma ptite gleekclairounette!

*AnnaKlaineuse : ahah tu sais que tu peux mettre l'histoire en alerte comme ça dès qu'un nouveau chapitre est publié tu as un mail (et tu n'as donc pas à vérifier tout le temps lol) en tout cas merci!

*C0meWhatMay : Huntbastian ce sont des amours mais bon pas comparable à Klaine je suis d'accord ;)

*mamstaz : seb et Hunter ont besoin de temps mais il faut y croire!

Merci Claire et Higu pour les corrections 3

Bonne lecture!

Chapitre 27 : Retour en Ohio


Kurt retint son souffle alors que le chauffeur tournait dans sa rue, il fut prit de panique. Les trottoirs étaient jonchés de gens qui les attendaient des fans avec des panneaux déclarant leur amour éternel pour Blaine, des enfants de l'école avec des visages choqués, des paparazzis locaux avec leur appareil photo prêt, et des voisins feignants de venir voir leur courrier ou de tondre leur gazon. Kurt savait à quoi s'attendre. Il savait que sa maison se transformerait en cirque et qu'ils en seraient le numéro principal. Mais finalement, assister à cette folie si près de chez lui le rendit anxieux. Comment allait-il survivre au lycée ?

Kurt sentit une légère pression sur sa cuisse et se tourna vers Blaine, un léger tremblement s'échappa de ses lèvres. « Est-ce que ça va ? » demanda Blaine.

« Oui, » acquiesça Kurt malgré un craquement dans sa voix. « Juste un peu bouleversé je pense, » dit-il, en regardant de nouveau l'extérieur où des groupes de personnes courraient vers sa maison. Leurs vitres étaient teintées donc personne ne pouvait les voir, mais tout le monde savait que c'était eux. Pour quelle autre raison une grosse Escalade noire de haute gamme serait dans la rue ? « En Californie ce n'est pas pareil. Personne ne me connaît là bas. Mais ici ? Voir tout cela alors que je connais ces gens depuis toujours est dur. »

« J'ai ressenti la même chose la première fois qu'on est revenu à Westerville, pour le mariage, » raconta Blaine. « C'est très surréel de voir les gens que tu connais réagir ainsi. »

Kurt prit une profonde inspiration et hocha la tête. Surréel était un euphémisme.

Le chauffeur ralentit et s'arrêta devant la maison des Hudmel. L'allée était bloquée et cinq gardes du corps les attendaient. Kurt et Blaine pouvaient entendre les slogans et les cris des fans dehors réunis derrière les barricades.

« Tu es prêt ? » demanda Blaine.

« Plus prêt que jamais, » soupira Kurt.

Blaine sourit doucement, et fit signe au chauffeur. Dès que celui-ci ouvrit la porte, les cris s'intensifièrent dix fois plus. Il se dirigea vers le coffre pour en retirer les valises de Kurt et Blaine avant de se diriger vers les sièges passagers. Kurt sortit le premier, souriant au public qui criait de plus belle. Blaine suivit et les cris devinrent désespérés. Blaine fit signe de la main et leur sourit de toutes ses dents. Ensemble, ils prirent leurs valises et s'avancèrent dans l'allée main dans la main. Une fois arrivés sur le patio, Blaine s'arrêta et se tourna vers eux.

« Salut tout le monde, » cria-t-il. « Si vous me laissez un peu de temps pour m'installer, je viendrai signer des autographes et prendre des photos après avec plaisir, » les cris en réponse étaient assourdissants. « Mais après cela, j'apprécierais grandement si vous repartiez. Ce fut une longue journée et nous voudrions vraiment nous reposer. D'accord ? » La foule applaudit et Blaine sourit. « Merci ! » il fit de nouveau un signe de la main et se retourna vers Kurt. « Espérons que cela calme vraiment les choses. »

Kurt hocha la tête en expirant. « Espérons. »

Ils entrèrent et pour la première fois depuis des jours, Kurt se sentit détendu.

« Bienvenue à la maison, » dit Burt du couloir, prenant Kurt dans ses bras.

Kurt sourit et le serra fort. « Merci, papa. C'est bon d'être à la maison. »

Burt laissa Kurt et se tourna vers Blaine. « Viens ici fiston, » sourit-il. Blaine lui sourit en retour et passa ses bras autour de Burt pour une embrassade chaleureuse. « Content de vous revoir. »

« C'est bon d'être de retour, » dit Blaine en s'écartant. « Désolé pour la folie dehors. »

Burt fit signe de la main. « C'était pire le jour où tu as annoncé Kurt. Le téléphone sonnait tellement que je l'ai débranché, » dit-il en riant même si c'était vrai. « Allez vous installer. Carole et Finn seront là pour dîner. On a pensé à aller au Breadstix mais on savait qu'on aurait pas la paix alors ils vont prendre à emporter. »

« Merci papa, » soupira de soulagement Kurt. « Tout ce que je veux c'est pouvoir m'allonger dans le lit et ne plus bouger de la journée, » dit-il en se dirigeant vers sa chambre.

« Nous avons beaucoup voyagé ces derniers jours, » acquiesça Blaine en le suivant. « Je vais voir les fans après manger et tu peux rester à l'intérieur. Peut-être qu'on pourrait regarder un film après ? »

Kurt fredonna son accord, s'imaginant lui et Blaine blottis l'un contre l'autre sous la couette. « C'est parfait. »


Peu après le dîner, Blaine sortit pour aller voir les fans. L'information comme quoi Blaine viendrait signer des autographes et prendre des photos avait dû circuler puisqu'il y avait le double de monde qui l'attendait. Il ne s'en souciait pas. Il espérait juste que cela ne devienne pas une habitude. Il allait parler à Eric pour rajouter de la sécurité le temps que les choses se calment.

Kurt regardait Blaine de la fenêtre de la cuisine en souriant, une tasse de chocolat chaud à la main. Il adorait cette facette de Blaine, la star charismatique qui ferait tout pour ses fans. Blaine lui avait dit une fois qu'il ne souhaitait pas que Kurt ignore le côté artiste connu parce que c'était une partie de lui, et il avait complètement raison. Blaine avait deux personnages l'un que Kurt et sa famille avait le privilège de voir, et l'artiste qui charmait le public. Kurt était amoureux des deux et il se tiendrait fièrement aux côtés de Blaine signant des autographes pour le reste de sa vie.

« Tu penses qu'il restera combien de temps dehors ? »

Kurt se retourna au son de la voix de son père. « Connaissant Blaine, il en a pour un moment, » dit-il en souriant. « Je te garantis qu'il signera chaque morceau de papier et prendra des photos avec chacun des fans avant de rentrer. »

Burt laissa échapper un rictus. « Ton âme sœur c'est vraiment quelque chose. »

Kurt prit une gorgée de chocolat chaud et soupira heureux. « Oh oui vraiment. »

Burt jeta un regard en coin à son fils. Voir Kurt heureux était le meilleur sentiment au monde. Il détestait devoir gâcher le moment mais il avait fait une promesse à sa défunte femme et il la tiendrait, même si son fils allait en souffrir. « Viens ici. J'ai quelque chose pour toi, » Burt hocha la tête à Kurt qui le suivit. Kurt leva un sourcil interrogateur et se laissa guider par son père jusqu'à son bureau. Burt prit une clé du bocal et ouvrit un tiroir avec. « J'attendais de te donner ceci, » il tendit une enveloppe à Kurt qui lui était adressée. « Elle est de ta mère. Elle l'a écrite avant de mourir avec l'instruction de ne te la donner que quand tu serais lié. »

Kurt posa sa tasse et tint la lettre des deux mains. « Maman a écrit cela pour toi ? » demanda-t-il en un soupir.

« Hum, » Burt acquiesça, se leva et vint de l'autre côté du bureau. Il posa une main compatissante sur l'épaule de Kurt. « Elle aurait été fière de toi fiston. Je le suis moi. »

« Merci papa, » sourit Kurt doucement, ses yeux fixés sur l'enveloppe.

« Je te laisse seul. »

Burt sortit du bureau et ferma la porte derrière lui. Kurt alla vers le siège de son père et y prit place. D'une main tremblante, il ouvrit la lettre avec précaution et commença à la lire, il avait déjà les larmes aux yeux.

Mon cher Kurt,

Si tu lis cette lettre cela signifie que tu es désormais lié. Je ne suis peut-être pas là pour te tenir dans mes bras mais sache que je suis fière de toi. Être lié à ton véritable amour est la chose la plus magnifique au monde. Je me souviens quand ton père et moi nous sommes liés, j'étais certaine que je ne pourrais pas être plus heureuse qu'à ce moment là.

J'avais tort.

Le jour où j'ai su que j'étais enceinte de toi était mon moment le plus heureux. Et puis tu as fait tes premiers pas, tu as dis tes premiers mots, tu m'as dit que tu m'aimais pour la première fois. J'ai toute une vie de moments les plus heureux grâce à toi et je les chérirai pour toujours.

Je prie pour que mon décès n'aie pas été trop dur pour toi mon enfant. J'ai eu le temps d'accepter mon destin, et même si maintenant que tu es là c'est beaucoup plus difficile, j'ai toujours su que ce jour arriverait. Je prie pour que tu aies eu la force de continuer, de ne jamais arrêter de te battre. Tu es plus fort que tu ne le penses Kurt, je te le promets. Ne doute jamais, tu deviendras un des grands. J'en suis certaine.

Chérie le temps que tu as avec ta famille et ton âme sœur. Aime ton âme sœur de tout ton être et souviens toi que personne n'est parfait. Parfois tu seras fâché contre eux, tu voudras crier et partir. Et c'est normal. Mais ne laisse jamais vos différences interférer entre vous. Ne laisse jamais ta colère bouillir trop longtemps. Souviens-toi que le Destin a choisi pour toi parce que tu es plus que capable d'endurer ce que la vie te fera passer comme épreuves. Aime-les Kurt, aime-les profondément, car ils seront les personnes les plus importante dans ta vie.

Je t'aime mon cher Kurt, plus que tu ne peux l'imaginer. Merci de m'avoir donné une nouvelle vie et de m'avoir donné l'opportunité de remplir mon plus grand désir, parce que t'aimer a toujours été ma plus grande réussite. Merci d'avoir été mon porte bonheur.

Pour toujours,

Maman

Kurt porta la lettre contre son torse, son cœur profondément douloureux, il pleura pour sa mère comme il ne l'avait pas pleuré ces dernières années.


Une heure plus tard, un Blaine exténué entra dans la chambre de Kurt prêt à prendre une douche et regarder un film. Mais la vision qu'il eut le bouleversa. Kurt était enveloppé dans une couverture comme dans un cocon, pleurant si doucement que Blaine peinait à entendre les gémissements.

« Kurt ? » murmura Blaine, s'asseyant avec précaution sur le lit. Kurt ne le regarda même pas. « Chéri qu'est-ce qu'il y a ? Que s'est-il passé ? »

Kurt renifla. « Ma mère, » dit-il tremblant. « Elle m'a écrit cette lettre. »

La main de Kurt apparut de sous la couverture avec la lettre pliée. Blaine la prit doucement, son cœur se brisa pour son bien aimé en la lisant. « Oh Kurt, » dit-il.

« Ce n'est pas juste ! » Kurt explosa soudainement. « Elle était supposée être là ! Elle était censée m'élever et être auprès de moi quand j'en avais besoin ! Elle était censée te connaître et nous voir heureux ! Ce n'est pas juste ! »

« Kurt, » Blaine lui tendit la main mais Kurt se rétracta.

« Non ! » cria-t-il, des larmes de colères descendaient sur ses joues. « Elle n'était pas censée mourir ! Elle devait avoir une vie pleine de bonheur et au lieu de cela elle a passé ses jours à se détériorer doucement dans un hôpital ! »

« Bébé, » commença Blaine mais ça n'énerva Kurt que davantage.

« Et toi ! Pourquoi n'as-tu pas parlé à ton père ou du moins essayé ? » Blaine eut un mouvement de recul comme s'il avait été giflé. « Je sais que tu as des problèmes avec lui et je sais qu'une partie de toi est en colère contre lui même si tu dis que non. Mais je sais aussi qu'il te manque même si tu ne l'admets pas. Je sais que tu souhaites le plus au monde avoir une relation avec lui, comme mon père et moi. Et je ne comprends juste pas pourquoi tu n'essaies même pas ! C'est ton père Blaine! Et un jour il ne sera plus là et tu regretteras de ne pas lui parler ! » Kurt prit une respiration et remarqua la douleur sur le visage de Blaine. « Oh mon Dieu, je suis désolé, » il pleura et jeta ses bras autour du cou de Blaine. Celui-ci prit une profonde inspiration et enlaça Kurt. « Je suis tellement désolé. Je n'aurais pas dû faire cela. Je suis juste en colère parce qu'elle n'est pas là où elle est supposée être ! Elle est supposée être là. »

Blaine tira Kurt sur ses genoux et le balança légèrement, ses propres larmes coulaient sur ses joues. « Ca va aller mon amour. Tout ira bien. »

« Ce n'est pas juste, » sanglota doucement Kurt. « Ce n'est pas juste. »

« Tu as raison, ce n'est pas juste. Mais c'est la vie Kurt. La vie n'est pas juste, » Kurt ne répondit rien, il se blottit au creux du cou de Blaine. « Et tu as raison à propos de mon père. »

« Blaine- »

« Chhhh, » le coupa Blaine. « Tu as eu ton tour de parler maintenant c'est à moi, » Kurt leva la tête pour regarder Blaine. « Je suis toujours en colère contre lui mais il me manque. Je devrais lui parler mais j'ai peur. J'ai peur d'être rejeté encore et encore sauf que cette fois-ci ça sera pire en quelque sorte. Mais ce n'est pas une excuse pour ignorer le regret dans mon cœur. Ce n'est pas une excuse pour faire comme s'il n'existait pas parce qu'un jour ça sera le cas et je regretterais de n'avoir pas essayé plus fort. »

Kurt détourna le regard, se sentant coupable. « Je n'aurais pas du ramener le sujet Blaine. Je m'excuse. »

« Ca va aller, » le rassura Blaine. Il choisit de ne pas rester en colère contre Kurt malgré le rappel douloureux car tout ce qu'avait dit Kurt était vrai. Il savait que Kurt avait tendance à dire des choses qu'il ne pensait pas lorsqu'il était émotionnel et il refusait de le fauter pour cela. « Je comprends ce que tu as fait. Ton temps avec ta mère a été compté et me voilà avec tout le temps du monde et je le gaspille. Je ne suis pas fâché contre toi sache le, je le promets. »

Kurt hocha la tête et essuya ses larmes. « C'est juste qu'elle me manque tellement. Ça fait si longtemps que je n'avais pas pensé vraiment à elle et j'ai été si heureux dernièrement que j'en ai presque oublié son absence. Lire sa lettre a tout ramené et maintenant je me sens coupable parce que je suis heureux et elle n'est pas là pour le voir. »

« Elle n'aurait pas voulu que tu ressentes cela Kurt. Tu dois le savoir, » dit Blaine et Kurt acquiesça. « C'est normal d'être heureux et de vivre ta vie. C'est ce qu'elle aurait voulu. Et c'est normal qu'elle te manque, c'est normal de pleurer. C'est normal d'avoir des moments pendant lesquels tu t'imagines ce que serait la vie si elle était encore là. Cela ne te rend pas plus faible, cela te rend humain. Mais n'oublie jamais qu'elle t'a profondément aimé et qu'elle te souhaitait le meilleur. »

« Je sais, » renifla Kurt. « Mais elle me manque tellement. »

« Je sais bébé, je sais, » le réconforta Blaine. « Que dis-tu d'oublier le film et juste d'aller se coucher ? » suggéra-t-il. « Tu peux me raconter tes moments les plus heureux avec ta mère. Ou alors on ne parle pas du tout. On peut juste aller dormir si tu veux. »

« Allons dormir, » marmonna Kurt. « Je suis trop fatigué pour gérer quoi que ce soit maintenant. »

Blaine hocha la tête compréhensif en poussant légèrement Kurt de ses genoux. Blaine renonça à sa douche et se changea en pyjamas, surveillant Kurt du coin de l'œil au cas où il craquerait de nouveau. Kurt était silencieux en se changeant, plein de souvenirs en tête. Ils se glissèrent sous les couvertures et Kurt posa sa tête sur le torse de Blaine. Blaine lui sourit, enlaça Kurt dans ses bras et lui déposa un baiser sur le front.

« Tu veux bien chanter pour moi ? » la voix de Kurt n'était qu'un murmure.

« Bien sur mon amour. Un morceau en particulier ? » demanda Blaine.

« 'Something Good' de La Mélodie du Bonheur ? » demanda Kurt. « Ma mère me la chantait tout le temps. C'était sa préférée. »

Blaine hocha la tête, l'embrassa gentiment avant de chanter doucement.

Peut-être que j'ai eu une enfance monstrueuse

Peut-être que j'ai eu une jeunesse malheureuse

Mais quelque part dans mon passé monstrueux et malheureux

Il a dû y avoir un moment de vérité

Car vous êtes là, debout, m'aimant

Que vous le deviez ou non

Alors quelque part dans ma jeunesse ou mon enfance

J'ai dû faire quelque chose de bien

Kurt se blottit de plus belle contre Blaine, les larmes coulaient encore et encore. Il pouvait clairement voir sa mère dansant dans le salon avec lui dans ses bras, chantant la chanson avec autant de beauté que Maria. Il se souvenait aussi de son père debout dans l'entrée, les mains dans les poches, qui les regardait avec adoration. Il pouvait encore ressentir la tristesse dans son cœur des fois quand elle lui disait qu'elle chanterait pour lui plus tard parce qu'elle se sentait trop fatiguée. Mais cependant, malgré le chagrin et le souhait d'avoir encore sa mère près de lui, être dans les bras de Blaine, l'écouter chanter sa chanson préférée, lui ramena une tranquillité dans son âme qui stoppa les larmes.

« Je t'aime, pour toujours et à jamais. »

Blaine s'arrêta de chanter et baissa le regard. « Je t'aime aussi, » susurra-t-il. « Pour toujours et à jamais. »


Blaine et Kurt étaient debout tôt le matin suivant et même s'ils avaient eu une soirée pleine d'émotions, Kurt était plein d'entrain. Il avait accepté depuis longtemps le fait que sa mère ne le verrait pas devenir l'homme qu'il était en train de devenir. Sa lettre avait ouvert une plaie qu'il savait ne guérirait jamais et le sentiment de devoir faire de nouveau son deuil l'avait bouleversé.

Mais c'était un nouveau jour et il ne pouvait pas se permettre de la pleurer encore, du moins pas de suite. Il irait la visiter plus tard cette semaine et sans aucun doute il la pleurerait encore. Cependant aujourd'hui était le premier jour des répétitions des Cheerios depuis la nouvelle année et Blaine l'accompagnait. Peu importe la tristesse qu'il avait eu la veille au soir, elle avait été remplacée par de l'excitation. Il avait hâte de montrer Blaine à son équipe.

« Blaine tu es prêt ? » demanda Kurt avec un dernier coup de spray dans ses cheveux. « Les filles vont arriver d'une minute à l'autre. »

« Je suis prêt. » Kurt se retourna et sa mâchoire en tomba, ses yeux dévorèrent Blaine en découvrant sa tenue. Il portait des pantalons rouge serrés, un polo noir ajusté, une ceinture blanche tricotée, et un nœud papillon à rayures noires, blanches, rouges et grises. Kurt était sur d'être en train de baver. « J'ai pensé que je pourrais habiller les couleurs de ton école. Tu aimes ? » demanda Blaine en tournant sur lui même.

« Si j'aime ? » demanda Kurt le sourcil relevé. Il s'avança vers Blaine et déposa un seul doigt sur son torse. Il fit glisser son doigt vers le bas tout en poussant doucement de manière à ce que Blaine recule contre le lit. « J'adore, » ronronna Kurt. « Tu es incroyablement sexy.3

« Vraiment ? »

Kurt se mordilla la lèvre et acquiesça. « Oh que oui, » il poussa Blaine sur le lit et l'enjamba. Kurt plaça ses mains sur les épaules de Blaine, l'allongea, et commença à l'embrasser avec ferveur. Blaine essaya de s'enfuir mais juste une seconde avant d'abandonner complètement, passant ses mains autour de la taille de Kurt et leurs hanches tournant l'un vers l'autre.

Santana ouvrit la porte sans frapper, pas du tout surprise de voir Kurt et Blaine dans cette position. « Tu pourras sucer sa face plus tard Hummel. Il faut qu'on y aille. Q attend dehors. On prend ta voiture. »

Kurt recula assez pour marmonner essoufflé, « dans une minute Satan. » Il attacha ses lèvres au cou de Blaine et le suça fort, ses dents frottaient contre la peau de Blaine.

« Kurt, » Blaine avait eu l'intention de protester mais c'était plutôt venu comme un gémissement. Il savait que Santana était juste à côté en train de les regarder mais il n'arrivait pas à sortir de cette brume où les provocations de Kurt l'avaient mené.

Santana était près de la porte, elle attendait les mains sur les hanches. Elle ne savait pas si Blaine savait ce que Kurt était en train de faire mais elle, elle le savait alors elle attendit patiemment, en sachant que Kurt ne se détacherait qu'une fois satisfait.

Après quelques minutes, Kurt décolla ses lèvres et s'assit. Il sourit fièrement au suçon géant sur le cou de Blaine. « Tu as vraiment cru que j'allais te laisser aller dans un gymnase plein de fangirls habillé comme ça sans te marquer comme mien ? »

Blaine le regarda interrogateur, sa main volant contre son cou. Il sourit en coin amusé. « Je suis à peu près sur que les bracelets servent à ça. »

Kurt haussa les épaules nonchalant. « C'était bien plus amusant, » dit-il en faisant un clin d'oeil. Il balança sa jambe au dessus de Blaine et se leva pour ajuster son uniforme. « Allons-y. On est déjà en retard. »

« A qui la faute tiens, » dit Santana sarcastique. Elle observa la tenue de Blaine alors qu'il se levait et montra son approbation. « Tu es super sexy comme ça Anderson. »

Blaine se regarda et leva un sourcil. Il n'avait pas l'impression d'être si sexy que cela. « Est-ce que je devrais me changer ? Je ne veux pas attirer davantage l'attention pendant que vous répétez. »

« Non ! » crièrent Kurt et Santana en même temps.

« Tu es parfait bébé, » dit Kurt en redressant son nœud papillon. « Fais-moi confiance. Les filles, et surtout Sue, vont aimer ta tenue. »


Santana attendit que Kurt soit garé pour lui parler de Britney. Le 4x4 avec les trois gardes du corps stationna à côté. « Ha oui au fait, » commença-t-elle nonchalante. « J'allais oublié de te dire que la petite sœur de Kitty est la fan qui a le compte ArméedeKlaine sur twitter. »

Kurt tourna rapidement sa tête. « Quoi ? Pas possible ! »

« Humm, » dit Santana. « On le sait depuis quelques jours. Elle sera là aujourd'hui et elle va sûrement paniquer. Mais pas à cause de Blaine, à cause de toi. »

Kurt jura en silence. « Elle me voit probablement comme un connard vu ce que Kitty doit lui dire de moi. »

« Qui est Kitty ? » demanda Blaine en détachant sa ceinture.

« Une première qui pense qu'elle peut me détruire, » dit Kurt en roulant des yeux. « Mais peu importe, je m'en fiche d'elle. C'est surtout Britney qui m'inquiète, » dit-il en observant les gardes du corps qui inspectaient les lieux. « Parce que je l'aime vraiment bien. Elle est gentille. Je n'ai pas envie qu'elle aie peur de moi. »

« C'est ce qu'on lui a dit, » répondit Quinn. « Même si je suis sure que Kitty lui a bourré la tête avec des méchancetés. »

« Okay, » soupira Kurt. « Je vais juste m'assurer d'être super gentil avec elle. »

« Kitty va adorer, » dit Quinn avec un sourire diabolique.

Les gardes du corps firent signe à Kurt et Blaine que tout allait bien. Il sortirent de la voiture et se dépêchèrent de rentrer. Kurt signala à Jérémy le plus baraqué des gardes, où se trouvait l'entrée interne au lycée et il s'y précipita pour la bloquer. Les deux autres gardes restèrent près de leur entrée.

Kurt, Blaine, Santana, et Quinn étaient les derniers à arriver aux répétitions et leur entrée n'était rien d'autre que théâtrale. Santana et Quinn entrèrent les premières, les deux avaient des sourires malicieux en avançant vers Brittany. Kurt et Blaine suivirent et le silence qui les accueillit était assourdissant. Kurt sourit de façon suffisante à toutes les Cheerios qui ne l'avaient jamais aimé. Être au top faisait beaucoup de bien.

« Porcelaine, » sourit Sue fière. « Mon superbe Porcelaine. Je suis si heureuse que tu sois là, » dit-elle en attrapant son visage et serrant ses joues. « Je n'ai pas vu ce visage depuis bien trop longtemps. »

Kurt grogna alors qu'elle se recula. « Vous prenez quoi comme drogues heureuses ? » demanda-t-il.

Sue lâcha un rire. « Oh Porcelaine, tu sais toujours comment me faire rire, » Kurt regarda les filles avec un sourcil relevé comme pour dire, Sérieusement, qu'est-ce qu'elle a fumé dernièrement ? Les filles haussèrent les épaules. Sue se retourna vers Blaine avec un grand sourire. « Et tu dois âtre Blaine, l'âme sœur de mon beau Porcelaine. » Avant que Blaine ne puisse répondre, Sue l'attrapa et l'embrassa. Kurt se retint de rire en voyant le visage horrifié de Blaine. « Merci beaucoup d'être là et de porter nos couleurs avec fierté, » dit-elle la voix tremblante. « C'est juste merveilleux de voir quelqu'un de ton calibre dans mon humble maison, » dit Sue d'un petit cri. « Excusez-moi un instant. »

Kurt croisa les bras et secoua la tête alors que Sue sortait du gymnase. « Je pense que le docteur devrait lui réduire sa dose d'hormones. »

« Sans rire, » répondit Santana de l'autre côté. « Elle est trop bizarre comme ça. »

« Alors en temps normal elle n'est pas comme ça ? » demanda Blaine.

« Pas du tout, » gronda Kurt. « L'ancienne Sue serait en train de nous tuer en nous obligeant à faire des tours de piste. » Kurt se retourna vers son équipe et sourit en coin. « Eh bien puisque l'entraînement a été retardé pour le moment, » il s'avança en se pavanant et Blaine le suivit. « J'aimerais vous présenter mon âme sœur, Blaine Anderson. »

Les Cheerios le saluèrent calmement et Blaine sourit plein de charme. « Bonjour mesdemoiselles, » il salua les filles puis se tourna vers les deux garçons « Messieurs. Merci de me recevoir. »

Les Cheerios marmonnèrent qu'il n'y avait pas de problème du tout. Kurt rit amusé de voir ses camarades sans voix. « Okay, où est-elle ? Où est Britney Wilde ? »

« Ici, » glapit Britney derrière les Cheerios. « S-salut. »

Kurt lui fit un grand sourire. « Salut ! Ne sois pas timide, viens par ici ! » Britney se dépêcha. « Je ne peux pas te dire à quel point je suis heureux que tu sois là ! »

Britney écarquilla les yeux. « Vraiment ? »

« Bien sur ! » la rassura Kurt. « Tu es la capitaine de mon ship après tout, » Britney rougit comme une tomate alors que Kurt passait son bras autour d'elle. « Britney je te présente Blaine. »

« S-salut. »

« Salut, » sourit Blaine.

« Brit, tu penses que tu pourrais tenir compagnie à Blaine sur les gradins pendant l'entraînement ? »

« Absolument ! » cria Britney. « Oui tout à fait. Je peux tout à fait le faire. »

« Génial. Pourquoi vous n'iriez pas vous installer là, » Kurt les guida jusqu'aux gradins, « et profite du spectacle, » dit-il avec un clin d'œil. Il déposa un simple chaste baiser sur Blaine et rejoignit son équipe en courant.

Blaine regarda la jeune fille en état de choc et timide et sourit. « Tu les a déjà vu ? »

Il fallut une minute à Britney pour prendre en compte que son idole était en train de lui parler et quand elle comprit elle hocha la tête frénétiquement. « Oui, » dit-elle enthousiaste. « Ils sont géniaux ! Champions d'état et tout tu sais ! Son Altesse Royale, enfin je veux dire Kurt, et ses filles la Trinité Diabolique, sont vraiment incroyables, » déblatéra-t-elle.

« C'est ce que Kurt m'a dit mais je pensais qu'il était partial, » dit Blaine en espérant que son attitude relâchée calme Britney. « Laquelle est ta sœur ? »

« Celle-ci, » dit Britney en pointant Kitty du doigt. « Celle qui crie sur Santana. »

J'ai l'impression que beaucoup de gens ont l'habitude de lui crier dessus ou sur Kurt aussi d'ailleurs, » s'amusa Blaine.

« C'est vrai, » dit Britney avant de paniquer. « Mais ça ne signifie pas que les gens les détestent ou quoi ! » récupéra Britney. « Les gens sont juste jaloux parce que, enfin regarde les. Ils sont parfaits. »

« C'est le prix de la popularité, » dit Blaine. « C'est pareil quand on est connu. »

Britney hocha la tête sans un mot. Elle était certaine de rêver et elle allait se réveiller à n'importe quel moment. Ce n'était pas possible qu'elle soit réellement assise auprès de Blaine Anderson.

« Allez bande de fainéants plein d'autobronzant ! » la voix de Sue résonna durement. « On arrête de s'agiter dans tous les sens et on arrête de rêver que vous pourriez être chez vous en train de regarder un mauvais film à propos d'une triste fille dont les faux espoirs peu réalistes deviennent réalité. A vos places MAINTENANT ! »

Blaine se tourna vers Britney alors que les Cheerios courraient de partout. « Elle a l'air d'un sacré personnage, » marmonna-t-elle.

« Elle me fait peur, » répondit Britney tout bas.

« Anderson ! » Blaine se tourna vers Sue curieux. « Fais attention à ton chouchou. Il va me gagner mon septième championnat consécutif. »

Blaine se tourna vers Kurt et sourit à son regard déterminé. Sans réfléchir davantage, il prit son téléphone et prit une photo pour la tweeter plus tard. Les fans allaient adorer voir Kurt dans son élément naturel.


Blaine, Kurt, Santana, Quinn et Brittany arrivèrent chez les Hudmel, la maison pleine. Les New Directions avaient attendu toute la journée la fin de l'entraînement pour finalement rencontrer Blaine. Kurt s'attendait à ce que ses amis soient excités mais pas à ce point. Tina était juste tombée dans les pommes dans les bras de Mike après avoir poussé un cri. Sam et Artie l'avaient bombardé de questions avant même qu'ils soient dans le salon. Mercedes se cachait derrière ses mains pour s'arrêter de couiner comme une maniaque. Zizes frappa le bras de Puck plusieurs fois en marmonnant oh putain encore et encore. Et Puck resta fixé avec des grands yeux. Kurt n'en était pas sur mais il était presque persuadé que Puck s'était arrêté de respirer.

Une fois l'excitation initiale passée, les New Directions les laissèrent s'installer sur le canapé avant de les entourer. Blaine répondit question après question, la plupart liées à la tournée ou à son statut de star. Et puis il y a eu des questions sans queue ni tête comme celle de Sam.

« Alors tu aimes vraiment les super héros n'est-ce pas ? » Sam demanda et continua avant que Blaine puisse répondre. « Parce que je me suis toujours demandé, et si Batman avait été mordu par un vampire. »

Blaine fronça les sourcils, jetant un regard à Kurt puis à tous les New Directions qui avaient tous la même expression faciale de est-il sérieux. Brittany regardait Blaien comme si elle attendait aussi sérieusement une réponse. Blaine sourit aux deux blonds. « Tu sais, c'est une très bonne question. Je suis sur qu'il existe des fanfictions à ce sujet, tu ne crois pas ? »

« Mec, complètement ! » s'écria Sam. « Je vais vérifier »

La seule personne qui n'avait pas parlé était Puck. Il était assis au fond, il regardait Blaine incrédule. Jamais il n'aurait cru être si prêt de Blaine un jour et au lieu d'être excité il était anxieux et incertain. Comment pourrait-il dire à Blaine à quel point sa musique l'avait affecté ? Comment était-il censé parler à Blaine sans avoir l'air d'un idiot? Blaine était plus qu'une star, plus qu'une légende. C'était un mythe et Puck un simple mortel. Pas moyen qu'il arrive à parler à Blaine.

« Puckerman ! »

Puck regarda Kurt, sa mâchoire ouverte. « Hein ? »

« Pourquoi tu fixes mon âme sœur comme ça ? » demanda Kurt limite exaspéré.

« Et ferme ta bouche putain. Si tu continues de baver on va avoir une piscine olympique ici, » dit Santana.

« Je...quoi.. » Puck ferma sa bouche et fixa ses amis. « Allez vous faire foutre ! » cria-t-il avant de partir.

Kurt se tourna vers Lauren, confus. « C'était quoi ce bordel Zizes ? »

« Ne t'inquiète pas pour lui. C'est compliqué, » répondit Lauren dédaigneuse même si elle savait exactement pourquoi Puck avait réagit de la sorte. Elle pensa le suivre mais elle savait qu'il lui en voudrait. Elle pouvait déjà l'entendre lui en vouloir de l'avoir suivi. Il lui dirait Ils vont penser que quelque chose cloche chez moi Il va penser que je suis bizarre ! Elle lui parlerait plus tard, elle lui parlerait de son incapacité à accepter le fait qu'il était aussi génial que Blaine Anderson.


Blaine n'eut pas l'occasion de se retrouver seul dans son studio avant le milieu de la semaine. Ces derniers jours il avait rencontré les membres de la famille, il avait passé du temps avec les amis de Kurt et était allé au cimetière plusieurs fois. Peu lui importait. Il aimait pouvoir découvrir ce côté de la vie de Kurt. Mais il savait aussi que passer du temps séparés était positif alors quand Kurt lui demanda s'il voulait rester à la maison pendant qu'il allait au centre commercial avec les filles, Blaine sauta sur l'occasion.

Il joua avec l'équipement un moment puis testa la table de son avant de sortir son pc. Il n'avait pas regardé ses mails depuis son retour, il avait surtout peur qu'écrire à Hunter eut été une mauvaise idée. Il n'était pas surpris de voir qu' Hunter lui avait répondu. Il ouvrit son mail méfiant.

Blaine,

J'avoue que j'étais plus que surpris lorsque j'ai vu ton mail mais j'apprécie. Je passe beaucoup de temps à m'inquiéter pour Sebastian. Je suis vraiment content que tu aies pu lui parler, même si c'était peu de temps. Je pense qu'il commence à s'ouvrir à moi, ou du moins il essaie, et je sais que tu en es la raison.

Je ne suis pas fâché. Je sais que Sebastian et toi êtes proches, vous avez une relation que je ne peux pas vraiment comprendre jusqu'à ce que je sache la vérité à propos du temps que vous avez passé ensemble. Mais je sais que tu as et tu auras toujours une grande place dans sa vie. J'ai accepté que Sebastian aie besoin de toi, tout comme Wes est une sorte de guide pour moi. J'ai besoin que tu saches que je ne te rends plus responsable pour ce qui s'est passé. Sebastian et mes problèmes sont à nous, et même si je ne sais pas ce qu'il s'est passé ou les pourquoi, je sais que tu étais là pour lui quand il en a eu le plus besoin. Pour cela je ne peux que te remercier.

Il me manque aussi, chaque jour de plus en plus. Je ne vais pas le laisser tomber, je peux te le promettre. Nous avons passé trop de temps à vivre dans le passé. J'ai gaspillé trop de force à te culpabiliser toi et lui aussi sans connaître l'histoire entière. Je ne peux plus le repousser. Je serai là quand il sera prêt. Je l'attendrai à jamais.

Je ne sais pas quand est-ce que tu repars en tournée, mais j'aimerais te voir avant. On pourrait dîner à la maison si tu veux. Où on pourrait se voir à Dalton. Comme tu préfères. Je veux juste te parler face à face. On était amis avant, j'aimerais qu'on le soit de nouveau.

J'espère avoir bientôt de tes nouvelles.

Ton frère,

Hunter

Blaine souriait tellement qu'on aurait dit un fou. Il répondit sans hésiter.

Hunter,

Il y a tant de choses que j'aimerais te dire qui ne peuvent pas être dites par mail. Sache que je suis toujours ton ami. Toujours.

J'adorerais venir dîner. Je ne partirais pas avant juste après la St Valentin donc on aura plein de temps pour dîner, prendre un café, visiter Dalton tout cela. Dis moi quand est-ce que tu es libre et je serai là.

Ton frère,

Blaine.

Blaine prit son téléphone et regarda ses messages. Kurt n'étant pas là c'était le moment parfait pour finalement parler à Sebastian.

A Sebastian Smythe :

Es-tu libre pour un skype ? Tu me manques mec.

Blaine envoya le message avec une profonde inspiration. Ils s'étaient envoyés des messages ces derniers jours mais ça ne signifiait pas que Sebastian était prêt à parler. Il n'attendit qu'une minute avant que Sebastian l'appelle sur skype. « Salut Seb, » le salua-t-il avec soulagement. « Tu es occupé ou on peut parler ? »

« Salut B, » sourit Sebastian. « Je suis libre cette nuit donc on peut parler, » Blaine sourit de plus belle, le ton calme et doux de la voix de Sebastian lui donna espoir. « Tu es où ? » demanda-t-il en regardant derrière Blaine. « Je croyais que tu étais chez Kurt. »

« J'y suis. C'est mon studio dans le grenier. Sa famille l'a construit pour moi comme cadeau de Noël, » lui raconta Blaine.

Sebastian hocha la tête. « C'est vraiment cool de leur part, » dit-il. « Alors comment ça va ? L'Ohio ? »

Blaine haussa les épaules. « C'est l'Ohio quoi, » dit-il sèchement. « Mais ça va. La famille de Kurt est géniale. Je, euh, je dois te dire quelque chose en fait. »

Sebastian reconnut ce regard de Blaine et leva un sourcil. « B, pourquoi tu as l'air coupable ? »

Blaine gigota sur son siège. Sebastian était peut être la personne la plus facile à qui se confier mais ça ne signifiait pas qu'il n'allait pas être en colère pour cette trahison. Il ne voulait même pas penser à ce que les autres garçons allaient dire. « Ok, ne te mets pas en colère, » dit-il prudent. « Mais...j'ai peut-être provoqué la défaite des Warblers aux Nationales. »

La tête de Sebastian en tomba. « Tu quoi ? »

Blaine grinça au ton de Sebastian. « J'ai peut-être coûté la défaite des Warblers aux Nationales ? » dit-il sur le ton d'une question.

« Comment ? »

« Et bien tu vois, Kurt et moi on parlait hier soir, » commença Blaien nerveux, il ne regarda pas les yeux plein de jugements de Sebastian. Il était dans la merde et il le savait, « et il m'a en quelque sorte piégé, et je lui ai plus ou moins dit que les Warblers perdraient si les New Directions lui donnaient un solo, » dit-il assez vite.

Sebastian ne répondit pas de suite, il attendait que Blaine le regarde. Quand Blaine finalement se décida à le regarder dans les yeux, Blaine ne pu que pleurnicher. « Que ce soit clair, » commença Sebastian doucement et Blaine se recroquevilla. Il avait peut-être sous-estimé la colère de Sebastian. « Tu as dit à Kurt que s'il avait un solo, les Warblers perdraient ? »

Blaine déglutit. « Oui. »

Sebastian rit sans humour. « Tu as dit à Kurt que si lui, le contre ténor parfait, chantait un solo, les Warblers perdraient ? »

Blaine se mordilla la lèvre et hocha la tête. « Oui. »

« Mais tu as perdu la tête ?! » cria Sebastian soudainement mais avec un sourire en coin. Il n'était pas du tout surpris. Mais il pouvait au moins le torturer un moment. « Comment as-tu pu lui dire ça ?! Blaine ! »

« Je sais, je sais. »

« Vraiment ? » répliqua Sebastian. « Tu as niqué les Warblers B ! Il n'y pas de contre ténor à Dalton depuis je ne sais combien de siècles ! Comment as-tu pu faire ça ?! »

« Je suis désolé, » dit Blaine doucement. « Je ne le voulais pas. Mais c'est juste qu'il fait des trucs avec sa bouche et il me regarde avec ses yeux et je suis trop faible, si faible. Ne me déteste pas s'il te plaît. »

« Oh je ne te déteste pas. Tu es un total traître mais je ne te déteste pas, » Sebastian secoua la tête incrédule. « Wes par contre, ou Hunter, tu vas avoir besoin de protection rapprochée. »

« Tu ne vas pas leur dire n'est-ce pas ? » demanda Blaine avec des grands yeux. « Je veux dire, je le dirait aux garçons quand on sera de nouveau en tournée mas s'il te plaît ne dis rien à Hunter. On essaie d'être amis et si tu lui dis alors il ne me m'adressera plus jamais la parole. »

Sebastian se rassit à l'arrière de sa chaise. « Hunter et toi essayez d'être amis ? » demanda-t-il en un murmure, la trahison de Blaine complètement oubliée.

« Hum...oui, » dit Blaine hésitant. Il n'avait pas eu l'attention de lui dire mais il ne voulait pas le lui cacher non plus. « On s'est envoyé quelques mails et on essaie d'être amis de nouveau. »

« Tu lui envoies des mails ? Depuis quand ? »

« C'est récent, » lui dit Blaine. « D'ailleurs je viens juste de lui répondre avant de t'envoyer le message. »

Sebastian prit une profonde inspiration. « Qu'est-ce qu'il a à dire ? »

« Que tu lui manques, » répondit Blaine honnêtement. « Qu'il attendra que tu sois prêt, » Sebastian détourna le regard, un léger sourire aux lèvres. « Tu lui as parlé dernièrement ? »

Sebastian haussa les épaules. « Plus ou moins. On s'est envoyé des messages. »

« Oh ? »

Sebastian acquiesça. « Ce n'est jamais rien de très important, des trucs à propos du film et de Dalton. »

« Ces trucs sont importants Seb, » dit Blaine doucement. « C'est ainsi que vous apprenez à vous connaître de nouveau. C'est un pas dans la bonne direction. » Sebastian ne dit rien, regardant dans le vide. « Vas-tu enfin me raconter ce qu'il s'est passé et pourquoi tu m'évites ? » demanda Blaine plein d'espoir. « Ou pourquoi tu as choisi de partir à Londres un mois avant que ce soit nécessaire ? »

Sebastian leva les yeux au ciel. « Il y a...tellement de choses dans ma tête B. Je ne m'y retrouve pas. »

« Alors parle-moi, » l'encouragea Blaine. « Dis moi tout. Putain je t'écrirai même une chanson comme quand on était à Dalton. » Sebastian rit doucement. Quand ils étaient plus jeunes, Blaine prenait toutes les confusions mélangées de Sebastian et en faisait une chanson. Il écrivait même des chansons pour les aider à étudier. Blaine avait toujours été un incroyable auteur compositeur. « Parle-moi s'il te plaît. »

Sebastian hocha la tête, passa ses mains dans les cheveux. « Je suppose que je devrais commencer par admettre que je buvais de nouveau. »

« Oh Seb. »

« Ça va, je vais bien, » le coupa Sebastian. « Je ne bois plus. Je l'ai fait pendant quelques mois mais j'ai arrêté après...après avoir donné à Hunter un ultimatum. »

« Tu lui as donné un ultimatum? » demanda Blaine. « C'est là où le transfert des émotions a eu lieu ? »

« Tu as compris ça, hein ? » Blaine haussa les épaules en hochant la tête. « Et bien oui, c'est là que ça s'est fait. Deux semaines après que tu aies trouvé Kurt. J'étais jaloux que tu sois heureux alors que j'étais misérable alors je lui ai envoyé un mail, je lui ai demandé de venir avec moi ou c'était fini et il a choisi de rester en Ohio. » Le cœur de Blaine se brisa pour Sebastian. « J'ai noyé mon chagrin dans le whisky cette nuit là puis quand je me suis réveillé, j'étais comme engourdi. Je ne ressentais plus rien. »

« Sebastian, je suis si désolé. Je n'aurais jamais dû étaler Kurt ainsi devant toi, » dit Blaine.

« Premièrement, tu ne l'as pas fait. Tu as simplement partagé ta bonne nouvelle et c'est bien. Deuxièmement, ne soit jamais désolé d'être heureux Blaine. Tu le mérites, » le rassura Sebastian.

« Oui, et bien toi aussi, » lui rappela Blaine.

Sebastian haussa les épaules. « C'est encore à voir ça. Mais bon, après cela, je ne sais pas, j'ai eu l'impression que tout s'écroulait sur moi et je m'en fichais. Pendant un moment j'ai même considéré refuser ce rôle, rien à foutre du contrat. »

« Sebastian. »

« Mais je n'ai pas pu m'y résoudre, » continua Sebastian. « Je ne pouvais pas me regarder dans le miroir et abandonner comme mon père, ce n'était pas possible. Alors j'ai fait ma valise et je suis parti. J'espérais qu'aller à Londres allait rafraîchir mon âme ou quelque chose dans le genre, mais rien B. Oui je joue mon rôle et je travaille comme un acharné, mais je ne ressens rien. De temps en temps j'ai une petite vague d'émotions mais c'est à peu près tout. Je suis anesthésié au monde autour de moi. C'est irréel. Et tu sais... » Sebastian eut un rire amer. « Ces quelques mois où je buvais de nouveau, j'ai bu et bu, je priais pour être anesthésié, pour oublier Hunter et boire jusqu'à oublier le moindre souvenir mais je n'y arrivais pas. J'ai essayé de plus en plus fort mais l'alcool ne me le faisait pas oublier. Alors quand c'est arrivé, quand la douleur s'est finalement arrêtée, je me suis dit 'Putain finalement ! Je peux respirer un moment ! Je peux arrêter de penser à lui et aller de l'avant dans ma vie'. Mais B c'est encore pire maintenant.

« Comment cela ? »

« Je pense constamment à lui, » avoua Sebastian. « Il est toujours dans un coin de ma tête. Je regarde les photos de nous que j'ai prises il y a des années et je pense à combien les choses auraient pu être différentes si nous avions essayé plus fort. Je pense tellement plus à lui maintenant que je ne ressens plus de peine. Ça me rend dingue ! J'ai même chanté l'autre jour, haut et fort, juste pour essayer de ressentir quelque chose ! Comment a-t-il tenu ? Comment a-t-il supporté toutes ces années en se sentant si vide ? »

« Je ne sais pas. Mais tu sais quoi ? Il se demande la même chose comment as-tu pu supporter la douleur si longtemps, » partagea Blaine. « Il me l'a dit le jour où nous sommes allés à Dalton. Il est misérable maintenant et tout ce à quoi il pense c'est comment tu supportais cela. »

« Est-ce mal que je sois heureux qu'il ressente de la douleur ? » se demanda Sebastian. « C'est mal n'est-ce pas ? Je devrais au moins me sentir désolé de le savoir si malheureux parce que je sais, je sais comme c'est difficile. Mais au lieu de cela je suis content qu'il soit finalement malheureux après tant d'années d'ignorance de sa part. Je suis un connard. »

« Non tu ne l'es pas. »

« Si, » répliqua Sebastian. « Et j'ai accepté le fait que je suis une horrible personne parce que je suis un peu heureux que sa vie soit en bordel. Mais en même temps, je reprendrais la douleur dans mon cœur en échange de ce vide n'importe quand. J'échangerai les émotions de nouveau juste pour être sur qu'il n'aie pas à ressentir ce que j'ai ressenti juste pour que je ne me sente pas si vide et amer. Je déteste ça B. Je me déteste pour tout ça. » Une larme coula sur la joue de Sebastian et il grogna énervé. « Et ça ! » cria-t-il en essuyant ses larmes. « Je n'arrête pas d'avoir ces moments où je pleure mais je ne ressens rien. Pas de douleurs. Pas de remords. Rien. Je n'en peux plus ! Je veux juste ressentir de nouveau. Je veux aimer et souffrir de nouveau. Je veux Hunter. » Sebastian murmura la dernière phrase, comme si l'admettre à voix haute allait déclencher ses émotions. Mais non. « Je ne sais pas quoi faire B. Je suis si occupé par le film que la plupart du temps je peux tout ignorer. Mais je ne veux pas être dans cet état pour toujours. Je ne veux pas qu'Hunter endure la douleur que j'ai endurée. Je ne veux pas qu'il se perde comme moi. »

« J'aimerais tellement savoir quoi te dire pour que tu te sentes mieux mais je ne sais vraiment pas, » dit Blaine malheureusement.

« Je n'attendais pas de réponse, » dit Sebastian. « Mais j'avais besoin de le dire. J'avais besoin que tu saches ce que j'avais dans ma tête. »

« Penses-tu que tu devrais peut-être le dire à Hunter maintenant ? » suggéra Blaine. « Rien n'ira mieux tant que vous ne parlerez pas tous les deux, vraiment. Vous allez probablement vous battre, vous crier dessus, vous insulter, mais peut-être que cette fois-ci vous tiendrez jusqu'au bout. Et peut-être qu'à partir de là vous pourrez aller de l'avant. »

« Je ne sais pas, peut-être, » Sebastian haussa les épaules. « Je l'aime encore tu sais. Même si je suis comme engourdi, mon amour pour lui est là. Il est juste silencieux. »

Blaine sourit gentiment. « Évidemment que tu l'aimes. C'est ton âme sœur Sebastian. Tu vas l'aimer à jamais. »

« Oui je suppose, » se dit Sebastian. Mais il le savait qu'il aimerait Hunter pour toujours. Il savait que peu importe ce qu'il se passerait, personne au monde ne lui ferait cet effet comme Hunter. Il espérait juste qu'ils auraient enfin une chance d'être heureux.

« SMYTHE ! OUVRE CETTE PUTAIN DE PORTE ! »

Sebastian se retourna confus. « B je te rappelle. Je crois que j'ai des problèmes. »

« Qu'est-ce que tu as fait ? » demanda Blaine inquiet.

« SMYTHE ! »

Sebastian se retourna vers Blaine et haussa les épaules. « Je n'en sais rien du tout. Je te rappelle. »

Blaine acquiesça et termina l'appel. Il tapota ses doigts sur le clavier pendant un moment avant de prendre son carnet de notes et d'y jeter quelques paroles qui lui venaient en tête. Peut-être q'écrire une chanson à Sebastian n'était pas une si mauvaise idée après tout.


Sebastian se leva et ouvrit la porte prudemment. « Salut, qu'est-ce qu'il y a ? »

Stephen entra dans sa cabine en colère. « Ce qu'il se passe c'est que ton putain de chien terrifie tout le monde ! »

Sebastian roula les yeux. Le chien blanc qu'il avait vu le soir où ils étaient sortis avait réussi à passer la sécurité. Même s'ils le rejetaient à chaque fois, il trouvait un moyen de revenir et faisait des ravages partout où il passait. Partout sauf un endroit. La caravane de Sebastian.

« Pour la centième fois, ce n'est pas mon chien, » grommela Sebastian. Il regarda derrière Stephen et vit le chien assis en bas de ses marches.

« Et bien pourtant on dirait bien que si, » plaisanta Stephen. « Il se déchaîne sur les costumes, il fait pipi et caca devant toutes les caravanes sauf la tienne, et si tu ne fais rien je vais le tuer. »

« Tu ne peux pas le tuer. Ce n'est qu'un chien, » défendit Sebastian.

Stephen gronda et sortit. Il prit le chien, le ramena à l'intérieur et le donna à Sebastian. « Alors trouve une solution. »

« Pourquoi moi ? » grommela Sebastian.

« Parce que ta caravane est la seule sans crotte devant et parce que quand il a fini de tout détruire pour la journée, il vient dormir aux pieds de tes marches, » lui dit Stephen. « Félicitations Smythe. Tu as officiellement un nouveau chien. »

Sebastian soupira alors que Stephen sortait de sa caravane et fermait la porte. Il posa le chien par terre et se dirigea vers son canapé, le chien le suivit. « Qu'est-ce que tu veux de moi mon ptit chien ? Je ne suis pas un propriétaire de chien. Je ne peux pas te garder. N'as-tu nulle part où aller ? » Le chien sauta sur le canapé et posa sa tête sur ses cuisses. « T'es sérieux là ? » Sebastian caressa le chien, il avait le poil doux. Le chien le regarda. « Bon, tu étais à quelqu'un. Tu es propre et tu n'as pas l'air malade. Il y a bien quelqu'un à qui tu manques ? Quelqu'un qui te manque ? » le chien aboya et reposa sa tête.

Sebastian respira profondément. « Je suppose que je suis coincé avec toi hein ? » le chien sauta de sa place et vint se coucher à ses pieds, sa queue remuant excitée. « Comment je vais t'appeler ? Poncho ? » le chien pencha la tête. « Non ? Que penses-tu de Rocky ? Ou Baelfire ? » le chien grogna et aboya de plus belle et Sebastian se moqua. « Tu n'aimes pas ces noms non plus ? D'accord. Que penses-tu de... Parrish ? » le chien s'assit correctement, la queue remuant. « Parrish ? T'aimes ? Tu aimes ce nom ? » Parrish sauta sur Sebastian et commença à lui lécher le visage. « D'accord, d'accord. Ça sera Parrish. Allez sors de là. » Parrish sauta. « En tout cas tu es bien entraîné, » Parrish aboya. Sebastian se passa les mains dans les cheveux et soupira. Dans quoi s'embarquait-il ?

Une heure plus tard, il avait envoyé un message à Blaine pour lui expliquer la situation, Sebastian était assis sur le canapé en train de rire du comportement de Parrish. Il ne s'était jamais vu comme une personne qui aurait un animal mais ce petit chien plein d'énergie semblait ramener l'enfant en lui.

« Hey Sebby, » la voix de Windsor retentit.

Sebastian roula les yeux. « Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler comme ça, » dit-il avec un accent anglais prononcé.

« Oui et moi je t'ai déjà dit d'arrêter de te moquer de mon accent et pourtant... » rétorqua Windsor. « On sort dîner. Tu viens avec nous ? »

Sebastian haussa les épaules. « Pas ce soir. Parrish et moi on s'amuse trop. De plus je ne lui fais pas encore confiance pour le laisser seul ici. » Parrish aboya et Sebastian sourit, lui grattouillant les oreilles.

« Parrish hein ? Comme Hunter ? »

Sebastian leva la tête d 'un coup. « Quoi ? » dit-il choqué.

« Hunter Parrish, » clarifia Windsor les yeux plissés.

« Ha oui, » Sebastian regarda au loin et secoua la tête. « Je ne pensais pas que quelqu'un y penserait, toi encore moins, » dit-il en plaisantant alors que son cœur battait à tout rompre.

« Évidemment que je sais qui c'est Hunter Parrish, » dit Windsor vexé. « Je ne suis pas un salaud inculte. »

« Ouais, désolé, » marmonna Sebastian.

« D'accord, bon amuse-toi bien avec ton petit chien, » Windsor haussa les épaules. « A plus. »

Sebastian lui fit un vague signe d'au revoir. Il n'y avait pas vraiment réfléchi quand il avait choisi le nom, le lien lui est tombé dessus lorsque son collègue l'avait mentionné. Avait-il vraiment nommé le chien en pensant à l'acteur juste parce qu'ils partageaient le même prénom avec Hunter ? Il ne voulait pas y croire. Il voulait croire que ce n'était que mère coïncidence. Mais il savait que tout ce qui avait à voir avec Hunter n'était jamais une coïncidence.

Il attrapa Parrish et le posa sur ses genoux. Il se pencha sur le côté et prit son téléphone pour prendre une photo. Il la regarda un moment avant de l'inclure dans un message pour Hunter.

A Hunter :

Je suppose que j'ai un chien maintenant.

Parrish monta sur le torse de Sebastian et coucha sa tête. Sebastian sourit. Peut-être qu'avoir un chien n'était pas une si mauvaise chose.

De Hunter :

Tu as un chien ? Je ne pensais pas que tu étais le genre à aimer les chiens.

Sebastian sourit en coin et répondit.

A Hunter :

Je ne le suis pas. Enfin je ne pensais pas l'être. Ce petit gars terrorise tout le monde sur le plateau sauf moi. Apparemment ça fait de lui mon chien.

De Hunter :

Vas-tu essayer de trouver son propriétaire ?

A Hunter :

Oui je suppose que je le devrais. Mais je ne vais pas mentir. J'espère vraiment que personne ne viendra le réclamer. J'aime bien l'avoir dans le coin. Je l'ai appelé Parrish.

De Hunter :

Il est mignon. Peut-être que tu seras chanceux et tu pourras le garder. J'aime le nom.

Sebastian sourit, en prenant une profonde inspiration. C'était de plus en plus facile d'échanger des messages avec Hunter. Les petites vagues de joie qui venaient à chaque réponse d'Hunter donnaient à Sebastian l'envie d'attirer encore plus son attention chaque jour. Peut-être était-il temps de faire un pas en avant, même un petit.

A Hunter :

Je vais être vraiment honnête Hunter. Je ne suis pas prêt à te parler de suite. Je ne suis pas prêt à ouvrir cette plaie. Mais j'aime cela. J'aime nos messages. J'aimerais garder cela. Ne pense pas que tu doives attendre un de mes messages pour m'en envoyer. Tu peux m'envoyer des messages quand tu veux et parler de ce que tu veux, de tes étudiants ou autre. J'aimerais vraiment qu'on apprenne à se connaître de nouveau.

Sebastian expira profondément en appuyant sur envoi. Son cœur battait frénétiquement et il était terrifié à l'idée d'être rejeté. Hunter lui répondit immédiatement.

De Hunter :

Oui. J'adorerais apprendre à te connaître, vraiment. C'est là où nous avons foiré la première fois.

Tu me manques Bas.

Sebastian rit un peu comme un maniaque à cette réponse, les larmes coulaient sur ses joues.

A Hunter :

Tu me manques aussi Hunter. Merci de m'accorder du temps.

De Hunter :

Prends tout le temps nécessaire. Je n'irai nulle part.