Nouveau chapitre! J'essaie d'accélérer la traduction pour poster les derniers chapitres plus rapidement. Pour info je suis dans la trad du 34/36. On arrive au bout!
Merci pour les reviews ça fait toujours plaisir :)
*C0meWhatMay : merci pour tes reviews, tes petites messages, je suis toujours contente de voir qu'une "habituée" continue d'aimer.
*clempop17: Alors plusieurs choses, d'abord merci pour ton com ça me fait super plaisir de voir ce que vous en pensez. Pour ce qui est des 'couac' de la traduction, comme je l'ai déjà dit je ne suis qu'une traductrice amateur donc il peut y avoir des choses bizarres parfois ahah mais je fais de mon mieux. Blaine qui prend son temps avec les fans c'est un comportement très darren en fait :) Et pour ce qui est de Seb et Hunter prends ton mal en patience parce qu'il va en avoir beaucoup plus maintenant...et oui...je pourrais dire désolée mais en fait ce n'est pas moi qui aie écrite l'histoire donc non :p
Comme d'hab merci à Claire et Higu pour les corrections 3
Bonne lecture!
Chapitre 28 : On se réinstalle.
Blaine était en train d'écrire quand Kurt arriva au grenier. Il passa sa tête à l'intérieur mais n'entra pas, il choisit d'observer Blaine. Kurt ne savait pas sur quelle nouvelle chanson Blaine travaillait mais son visage concentré était la chose la plus chou qu'il ait jamais vue. Ne voulant pas l'interrompre, Kurt commença à s'éclipser.
« Pas la peine de partir. J'ai presque fini, » lui dit Blaine.
« Comment savais-tu que j'étais là ? » demanda Kurt en remontant les marches.
« J'ai tendance à créer cette bulle quand j'écris, » dit Blaine en fermant son cahier avec le crayon à l'intérieur. « Je peux deviner quand quelqu'un l'éclate. »
Kurt sursauta, en plaçant sa main sur son cœur. « J'ai éclaté ta bulle ? » dit-il en faisant la moue mais un sourire se dessinait sur ses lèvres.
Blaine mordilla sa lèvre inférieure, attrapa Kurt par la taille et l'assit sur ses genoux. « Oh oui tu l'as complètement éclatée, » ronronna-t-il. Il agrippa Kurt par le col de la chemise et écrasa leurs lèvres ensemble. Kurt approfondit le baiser, gémissant doucement alors que Blaine caressait sa cuisse. Il s'écarta et expira doucement. Il vivait un de ces moments où il n'arrivait pas à comprendre que Blaine était vraiment fait pour être à lui. « Comment c'était le centre commercial ? »
Une petite lueur passa sur le visage de Kurt pendant une seconde et Blaine n'arrivait pas à la déchiffrer. « C'était bien, » dit Kurt mais Blaine savait qu'il mentait. « On a juste fait du lèche-vitrines mais c'était sympa de passer du temps avec les filles. »
Blaine plissa les yeux, ressentant le sourire forcé de Kurt et la tension dans ses épaules. « Que s'est-il passé ? » demanda-t-il. « Et s'il te plaît ne me ment pas. Je sais que quelque chose ne va pas. »
Les épaules de Kurt tombèrent. Il savait qu'il n'allait pas s'en sortir sans le raconter à Blaine. « Rien de grave, » il rassura Blaine. « Pas vraiment. On a peut être dû se cacher pendant un moment. Mais seulement parce que les rats de JBI n'arrêtaient pas de nous suivre ! Les fans qui nous ont vu nous ont dit bonjour et nous ont suivi un instant mais ils étaient étonnamment respectueux. »
« Les rats de JBI ? Je pensais qu'on s'était occupé de ce problème ? »
« Oui c'est réglé, » répondit Kurt rapidement. « C'est juste leur petit groupe. Ils essaient de m'accuser en disant que c'est de ma faute si JBI a été amené dans cette clinique. Ce sont ses petites fouines mais ils sont inoffensifs, » Blaine acquiesça pas très convaincu. « Fais-moi confiance, tout va bien. Comment s'est passé ta journée ? Tu travaillais sur quoi quand je suis arrivé ? » dit Kurt pour changer de sujet.
Blaine soupira fort. « Kurt j'ai besoin que tu sois honnête avec moi s'il te plaît. A quel point c'était grave ? »
« Honnêtement ce n'était pas si grave » promit Kurt. « Les journalistes qui nous ont vu vont sûrement empirer la vérité mais ce n'était rien qu'on ne pouvait gérer. »
« Alors pourquoi es-tu si évasif ? »
« Parce que je ne veux pas que tu t'inquiètes pour moi, » rétorqua Kurt en un espèce de gémissement. « Blaine une fois que tu seras parti, nous allons devoir gérer nous mêmes ces situations. Je vais devoir gérer les paparazzi et les fans excentriques. Je te l'ai déjà dit j'ai besoin d'être capable de me protéger moi même. Tu dois m'en donner la chance. »
Blaine sourit gentiment, levant sa main pour la poser sur la joue de Kurt. « Tu as raison, je suis désolé. Mais tu dois me raconter quand il se passe quelque chose, même minime, même si tu as géré. Je ne veux pas découvrir une histoire méga dramatique dans les journaux et puis paniquer en pensant que quelque chose est arrivé. »
« Je sais. Je suis désolé aussi. Je déteste quand tu t'inquiètes. » Kurt se pencha pour embrasser Blaine tendrement. « Comment était ta journée ? Sur quoi travaillais-tu quand je suis arrivé ? » demanda-t-il avec un sourire en coin.
Blaine rit. « J'ai passé une bonne journée en fait, » sourit-il. « J'ai pu parler à Sebastian pendant un moment, il s'est finalement confié à moi. Je travaillais sur une chanson pour lui. »
« Tu écrivais une chanson à Sebastian ? »
« Hum, » acquiesça Blaine. « Seb a toujours eu ce processus de pensées très complexes et souvent il n'arrive pas à tout déchiffrer. Quand nous étions à Dalton, j'avais l'habitude de prendre toutes ses réflexions en pagaille et j'en écrivais des chansons. Je lui ai même écrit des chansons pour étudier, surtout en chimie, » il sourit à ce souvenir. « Les sciences et les maths ce n'était pas son truc. Enfin bref, le tournage se passe bien et tout, mais sa tête et ses émotions sont en bordel. J'espère juste que la chanson lui ramène une certaine clarté. »
« Est-ce que je pourrais l'écouter quand ça sera fini ? Ou c'est trop personnel ? » demanda Kurt.
Blaine y pensa un instant avant de hocher la tête. « Je te la jouerai quand elle sera finie. Je doute que Sebastian m'en veuille. Par contre il m'en veut, » dit-il en faisant la moue, « parce que tu m'as tendu un piège pour que je te dise comment gagner face aux Warblers. »
« Je n'ai pas fait ça, » Kurt feignit être offensé.
« Oh si tu l'as fait, » discuta Blaine. « Tu sais que je ne peux pas résister quand tu fais ce truc avec ta langue et tu l'as utilisé contre moi ! Je suis un traître et c'est entièrement de ta faute ! »
Kurt sourit sournoisement. Il prit le visage de Blaine et le tourna sur le côté. Puis il se pencha et passa sa langue à un endroit précis sur le cou de Blaine qui le rendit dingue. Blaine ne savait même pas qu'il avait ce point jusqu'à quelques jours auparavant. « Tu veux parler de là ? » susurra Kurt chaudement.
« Tu es si méchant, » bredouilla Blaine, incapable de résister à pencher sa tête encore plus pour faciliter l'accès à Kurt. « Tu sais que je ne peux pas réfléchir clairement quand tu fais ça, » dit-il désespéré en voulant plus.
« Je sais, » dit Kurt sur de lui. Il s'écarta et rit quand Blaine s'en plaignit. « Je ne t'ai pas posé trop de soucis quand même ? »
Blaine lui jeta un regard joueur. « Oh si je suis vraiment dans la merde à cause de toi. Wes va me castrer quand il le saura. »
Kurt bouda, ses yeux pleins d'innocence. « Je suis désolé mon chéri. Y-a-t-il un moyen de me faire pardonner ? » demanda-t-il. Blaine se mordilla la lèvre mais ne dit rien. « Tu sais, nous avons la maison pour nous seuls. »
« Vraiment ? » demanda Blaine tout bas.
Kurt acquiesça. « Papa et Carole sont allés dîner chez les Berry et les pères de Rachel adorent chanter des classiques après manger. Ils en auront pour des heures. »
« Et bien dans ce cas, » dit Blaine, repoussant Kurt et se levant. « Nous allons devoir baptiser ce canapé, » il emmena Kurt vers le futon, il s'y assit le premier et guida Kurt pour qu'il le chevauche.
« Et bien Monsieur Anderson, » dit Kurt tendrement. « Es-tu en train de suggérer que nous faisions l'amour sur ce meuble que ma famille a acheté pour toi ? »
Blaine hocha la tête, écrasant leurs lèvres, ensemble, en un baiser très chaud. Il s'écarta pour lécher le menton de Kurt, ses dents mordillaient le lobe de Kurt. « Déshabille-toi pour moi, » murmura-t-il. « Doucement. »
« Très bien Monsieur Anderson, » dit Kurt innocent avec des grands yeux. Blaine se mordit la lèvre et regarda Kurt se déshabiller devant lui. Peut-être qu'il appellera Kurt Monsieur quand les rôles seront inversés mais il était Monsieur Anderson et rien n'était si excitant que de voir Kurt jouer l'innocent. « Comme cela Monsieur Anderson ? » demanda Kurt timidement, passant sa chemise par dessus la tête.
« Tout à fait, » répondit Blaine d'une voix basse. Il ne quitta pas Kurt des yeux tout en se déshabillant, soulevant ses fesses pour retirer son pantalon et son boxer. Il fit signe à Kurt avec son doigt et lui montra le sol. Kurt se mit alors à genoux et s'installa entre les jambes de Blaine. « Un si bon garçon, » il caressa la joue de Kurt, sa main passant derrière la tête. Il attrapa les cheveux de Kurt et tira légèrement. « Montre-moi ce que ta superbe bouche peut faire. »
« Bien sur Monsieur Anderson, » acquiesça Kurt plein de désir. « Je ne peux pas louper ce cours. J'ai besoin de tous les points supplémentaires que je peux avoir. » Kurt souleva l'érection pulsante de Blaine et lécha la partie inférieure. « Comme ça ? Ou peut-être plus comme ça ? » il prit la queue de Blaine dans sa bouche et en baisa la tête.
« Putain, » Blaine jeta sa tête en arrière, les yeux fermés et un sourire satisfait. « Comme ça bébé. »
La tête de Kurt faisait des mouvements de va et vient, alternant entre un fredonnement et un jeu avec ses testicules. Il se retira et regarda Blaine à travers ses cils. « Vous allez me donner une bonne note Monsieur Anderson ? »
Blaine coupa sa respiration et le regarda. Il secoua la tête. « Oh non. Tu auras une bonne note à l'examen mais ça ne valide pas ton cours. »
« Que puis-je faire d'autre ? »
« Lève-toi, » Kurt se leva instantanément. « Tourne-toi et penche-toi. »
Kurt obéit, ses mains posées sur sa cuisse et ses fesses en l'air. Blaine malaxa ses fesses avant de les séparer et de lécher son orifice.
« Monsieur Anderson, » grogna Kurt, se retournant pour voir Blaine.
Ils avaient déjà essayé cette position pendant leur échappée et Kurt avait presque explosé de désir. Il regardait du mieux qu'il pouvait Blaine enfoncer sa langue à l'intérieur de lui, ses fesses se crispaient de désir. Blaine se retira et inséra deux doigts pour finir de le préparer, leurs regards se croisèrent. Kurt était essoufflé et Blaine prenait plaisir à le voir gigoter.
« Allez bébé, viens sur mes genoux, » lui indiqua Blaine. « Tu as été un très bon élève. Je pense qu'il est temps de passer ton examen final. »
« Oui Monsieur Anderson, » souffla Kurt, plaçant des jambes de chaque côté de Blaine. Il permit à Blaine de le guider vers le bas, et grogna quand Blaine le remplit entièrement. « Oh Monsieur Anderson, je pense que c'est la meilleure leçon que j'ai eue. »
Blaine attrapa les cuisses de Kurt et poussa ses hanches vers le haut. Kurt jeta sa tête en arrière et cria. « Allez chevauche-moi Kurt, » dit Blaine en appuyant sur le 't'. « Montre-moi à quel point tu travailles bien. »
Les fesses de Kurt rebondissaient sur la queue de Blaine, ses jambes serraient Blaine. Blaine remonta ses hanches vers Kurt, essayant de trouver un rythme chaque fois plus près de la limite. Blaine laissa les cuisses de Kurt pour poser une main derrière le cou de Kurt et l'autre sur sa queue. Les gémissements de Kurt s'intensifièrent. Blaine tira sur Kurt pour l'embrasser durement, les sons de leur plaisir vibraient à travers eux. Blaine sentit Kurt se serrer autour de lui et le caressa de plus belle. Kurt miaula dans sa chambre tout en jouissant mais Blaine ne le laissa pas. Il poussa ses hanches de plus en plus fort, tirant sur les cheveux de Kurt alors qu'il jouit. Leurs mouvements ralentirent alors mais aucun des deux ne lâcha l'autre. Leurs hanches s'arrêtèrent mais leurs bouches continuaient de s'embrasser avec férocité. Lorsque Kurt finalement se détacha de Blaine, il laissa passer un soupir tremblant. Leur souffle était difficile, leurs lèvres gonflées.
Kurt posa son front sur celui de Blaine et rit, se soulevant juste assez pour se retirer de Blaine. « Alors je passe ? » demanda-t-il avec un sourire coquin.
Blaine rit et acquiesça. « Brillamment, » il s'écarta pour regarder Kurt. « Je veux une maison avec une pièce secrète attachée à notre chambre. »
« Ah oui ? »
« Oh oui, » affirma Blaine. « Ce sera notre chambre à sexe. On y aura tout ce qu'il faut pour des jeux de rôles et tout ce qu'il faut pour des besoins dominants tout prêt pour nous. Et les nuits où nous ferons l'amour, on ouvrira les stores du plafond pour pouvoir baiser sous les étoiles. »
« Notre chambre a un toit ouvrant maintenant ? » demanda Kurt amusé.
« Définitivement, » sourit Blaine.
« Tu sais, plus on en parle de cette maison parfaite et plus je me dis qu'elle n'existe pas, » fit remarquer Kurt.
« Ce n'est pas grave si c'est le cas. En fait, je préfère même. On achètera un terrain et on y construira notre maison parfaite. »
Kurt se pencha et leurs nez se caressèrent, un soupir heureux s'échappa de ses lèvres. « J'aime l'idée. »
Plus tard en soirée, Blaine était pelotonné contre le torse de Kurt, en train de regarder un film auquel il n'avait aucun intérêt. Il pensait très fort à ses parents, surtout à son père. Il avait évité le sujet depuis que Kurt lui en avait parlé, mais étant allongé là, les doigts de Kurt jouaient avec ses boucles comme sa mère avait l'habitude de faire, il ne pouvait qu'y penser. Que ferait-il si quelque chose arrivait à l'homme qui l'avait élevé ? Comment se sentirait-il ? Est-ce qu'il serait triste ou soulagé ? Est-ce que les derniers mots de son père seraient gentils ou plein de colère et de déception ? Blaine détestait penser que même sur son lit de mort son père se montrerait mécontent. Sa mère lui avait souvent dit que son père l'aimait mais il ne savait juste pas comment le montrer. Peut-être était-ce le moment de faire un effort et d'arrêter de vivre dans le passé. Ce n'était sûrement pas son père qui ferait le premier pas.
« Un sou pour tes pensées ? »
Blaine leva les yeux et vit Kurt le regarder. Avec un soupir, il s'installa encore plus sur le torse de Kurt. « Tu m'observes depuis combien de temps ? »
« Assez longtemps pour affirmer que le film est la dernière chose que tu as en tête, » dit Kurt légèrement provocateur. « A quoi tu penses ? »
Blaine ne répondit pas de suite et Kurt n'insista pas. Il attendit jusqu'à ce que Blaine soit prêt et continua de jouer avec ses boucles. Quand Blaine parla finalement, ce n'était qu'un murmure.
« Je pense qu'il est temps que je parle à mon père. »
La main de Kurt s'immobilisa. « Est-ce à cause de ce que je t'ai dit l'autre jour ? » demanda-t-il la voix teintée de culpabilité.
Blaine s'assit et se recula pour se reposer sur la tête de lit. Kurt éteint la télé avec la télécommande et s'assit près de lui. « Oui et non, » admit Blaine. « Tu m'as fait y penser mais rien de ce que tu as dit était faux alors s'il te plaît ne te sens pas coupable, » Kurt lui offrit un petit sourire et acquiesça. « Je n'arrête pas de penser, et si quelque chose lui arrivait et qu'on ne se reparle plus jamais ? Je n'arrête pas de me demander comment je me sentirais s'il n'était plus là et s'il me détesterait toujours sur son lit de mort. »
Kurt prit la main de Blaine pour la tenir. « Oh mon chéri. »
« Et je ne peux pas faire ça, » dit-il avec un truste rire. « Je ne peux plus vivre sans le savoir. Je ne peux pas continuer à vivre avec des et si et je ne pense pas que je pourrais me regarder en face si quelque chose lui arrivait. C'est peut-être un connard mais c'est quand même mon père. Je ne suis plus un enfant. Je ne peux pas continuer à me cacher. »
« Que vas-tu faire ? »
Blaine prit une grande inspiration et prit une décision. « Je vais aller le voir. Avant de partir en tournée, j'irais voir mon père. Pour la première fois depuis des années, je retourne à la maison. »
Kurt sourit doucement. « Je suis fier de toi pour vouloir arranger les choses. Je peux t'accompagner si tu veux. »
Blaine secoua la tête. « C'est quelque chose que j'ai besoin de faire seul. Ne me méprend pas, je suis terrifié. Je suis sur que lui parler sera l'équivalent de me faire arracher les dents sans Novocaîne, » rit-il doucement. « Mais j'ai besoin de faire ça. Je sais qu'il y a de fortes probabilités que ce soit un désastre complet mais je ne peux pas continuer sans au moins essayer. »
« Peu importe le résultat, je serai là à t'attendre. »
Blaine se pencha et embrassa Kurt tendrement. « Merci. Je t'aime. »
Kurt l'embrassa de nouveau, leur nez se caressaient. « Moi aussi je t'aime. »
Quelqu'un frappa à la porte doucement. « Les garçons, nous sommes arrivés, » dit Carole avec un sourire fatigué.
« Vous vous êtes amusés au dîner ? » demanda Kurt avec un sourire en coin.
Carole rit doucement. « C'est une façon de voir les choses. On a acheté de la glace. Vous êtes partants pour des sundays ? »
Blaine releva instantanément la tête. « Il y a des noix ? »
« Noix, cerises, caramel et sirop de chocolat, » sourit Carole.
« J'en suis, » dit Blaine en sortant du lit.
Kurt suivit. « Papa ne va pas en prendre n'est-ce pas ? »
« Tu parles que je vais en prendre ! » Kurt entendit son père crier du bout du couloir suivi du son de ses pas s'éloignant.
« Papa ! » brailla Kurt. « N'y penses même pas ! »
Le samedi avant que les cours reprennent, Kurt et les filles du glee club organisèrent une soirée pyjama chez Santana, tandis que les garçons dormaient chez lui pour être avec Blaine. Ils étaient supposés parler des chansons pour les Nationales mais un commentaire suggestif de Quinn en lança un de la part de Santana et avant qu'il ne s'en rende compte, les filles lui posaient pleins de questions sur sa vie sexuelle avec Blaine.
« Je te connais Kurt Hummel, » cria Santana au milieu du désordre. « Tu as probablement pleins de fétichismes le fouet, les chaînes, les menottes. Ne viens pas me dire que vous n'avez pas essayé pleins de trucs coquins. »
« T'aimes les plans SM Hummel ? » demanda Zizes, et Kurt rougit comme une tomate. « La vache, je parie que tu adores ce genre de trucs, les corsets en cuir et tout. »
« Blaine doit genre chanter quand il jouit, » carillonna Quinn, ce qui ne fit qu'augmenter les rires dans la pièce.
« Okay, d'accord ! » cria Kurt de sous le coussin utilisé pour cacher son visage. « Nous ne parlerons pas de ma vie sexuelle ! » dit-il fermement mais il ne pouvait s'empêcher de sourire.
« Dis nous un seul truc, » supplia Tina. « De toutes ces années où tu t'imaginais avec Blaine, à quel point c'est mieux en réalité ? »
Kurt leur offrit un sourire des plus séducteurs, des images de leurs moments dans le grenier lui passaient en tête. Sa réalité était un millier de fois meilleure que ses vieilles fantaisies.
Santana siffla. « Putain Kurt. Ce sourire en raconte tellement, » dit-elle.
Kurt lui jeta un coussin. « Laisse-moi seul Satan, » grommela-t-il. « Et on arrête de parler de Blaine, » dit-il aux autres. « On est supposé trouver des idées de chansons, pas parler de ma vie sexuelle. »
« Kurt a raison, » dit Rachel. « Nous devons trouver la meilleure tactique pour les Nationales, » elle se tourna vers Kurt impatiente. « As-tu parlé à Blaine à propos des Warblers ? »
Kurt leva les yeux au ciel. « Oui je l'ai fait et même si ce jeu était marrant, je me sens aussi mal de l'avoir fait. Je l'ai fait trahir la confiance de ses amis. Quand les garçons vont le savoir, surtout Wes, Blaine sera dans la merde. »
Rachel leva ses mains pour se rendre. « Tout ce que j'ai fait c'est de lui demander des conseils. Je ne t'ai jamais dit d'utiliser tes nouvelles prouesses sexuelles pour qu'il te raconte tous ses secrets. »
Kurt se renfrogna. Elle avait raison. C'était son idée de séduire Blaine pour avoir des infos. Rachel lui avait même dit qu'il allait trop loin. Mais il était déterminé à battre la Dalton Academy alors il l'avait joué un peu salement.
« Alors qu'as-tu trouvé ? » demanda Mercedes.
« Selon Blaine, » annonça Kurt prudemment. Les filles allaient soit croire que son âme sœur avait dit la vérité ou alors elles allaient penser que Blaine l'avait piégé. « Le fait que je soit un contre ténor nous donne l'avantage. Dalton n'a pas eu de contre ténor depuis si longtemps. Il pense que nous avons une bonne chance de gagner si je chante le solo. »
La pièce resta silencieuse un instant, les filles se jetaient des regards pleins de questions. « Tu es sur qu'il ne disait pas ça comme ça ? » demanda Santana, ce que toutes se demandaient mais elle savait que Blaine ne mentirait pas à Kurt.
« J'en suis sur, » les rassura Kurt. Ils regardèrent tous Rachel, comme s'ils attendaient qu'elle explose. « Rach ? »
Cependant Rachel n'explosa pas. Au lieu de cela elle se souvint de sa résolution pour la nouvelle année, de laisser les autres briller, de les laisser avoir l'opportunité d'être des stars même si ce n'était pas leur destinée. Mais plus important, elle essayerait de son mieux d'être une meilleure amie pour Kurt. Pour tout le glee club, Kurt était celui auquel Rachel s'identifiait le plus, c'était celui avec qui elle voulait désespéramment être amie. Elle savait que la Trinité Diabolique le suivrait de près et les autres filles aussi éventuellement. C'était sa chance de leur montrer qu'elle pensait à l'équipe, et peut-être que finalement elle se ferait de véritables amies.
« Je pense que c'est une très bonne idée, » dit finalement Rachel, tous les yeux tournés vers elle s'écarquillèrent choqués de surprise. « Tu es notre arme secrète Kurt. Les Warblers ne vont pas comprendre ce qui leur arrive, » elle se tourna vers Santana. « Notre deuxième chansons pourrait être un numéro filles et peut-être le dernier serait un duo entre Finn et moi et vous tous en chœur ? »
Santana croisa les bras, réellement impressionnée par le plan de Rachel. « Ce n'est vraiment pas une mauvaise idée Berry, » Rachel sourit toute fière. « Un seul problème cependant. M. Schue ne va pas accepter l'idée du solo de Kurt. »
« Et bien il va bien falloir, » Rachel haussa les épaules nonchalante. « J'adore M. Schue, c'est un formidable mentor, » les filles et Kurt levèrent leurs yeux au ciel. M. Schue était un mentor horrible et ils le savaient tous, « mais il peut être un peu étroit d'esprit. Je suis persuadée qu'une fois qu'on lui expliquera pour Kurt est notre choix parfait, il sera totalement d'accord. » Ils se regardèrent tous pas du tout convaincus mais Rachel sourit simplement. Elle était certaine que M. Schue allait comprendre.
Puck s'assit sur le canapé à l'opposé de Blaine et observa les garçons interagir avec lui, son cœur lourd envieux. Il espérait avoir le courage de parler à son idole, parce que oui, Blaine Anderson était son idole. Il voulait tellement trouver les mots pour expliquer à Blaine à quel point sa musique l'avait aidé à grandir. Mais il n'avait pas le toupet de lui dire bonjour et ça craignait. Pendant que ses amis apprenaient à connaître Blaine, tout ce qu'il pouvait faire c'était le fixer bizarrement et il détestait ça.
« Dis leur comment Kurt t'a complètement tabassé hier soir B ! » dit Finn avec la bouche pleine. Puck gronda. Il détestait que son meilleur ami soit assez confortable pour l'appeler B.
Blaine secoua la tête et grogna. « Kurt est une brute. Je ne jouerai plus jamais à Mortal Kombat avec lui. »
Artie eut le souffle coupé. « Yo Kurt est une bête à Mortal Kombat. »
« Il s'est passé quoi? » demanda Mike.
« Alors on jouait les 5 parties n'est-ce pas, » commença à expliquer Blaine, les garçons l'écoutaient attentivement, « et j'étais en train de le défoncer. J'étais certain de gagner. Je me suis même senti mal de gagner quatre parties d'affilée. »
« Kurt a juste caché son jeu, » sourit Finn. « Il boudait et il faisait comme si il était blessé de perdre autant. »
« Avec qui vous jouiez ? » demanda Sam.
« J'étais Sub-Zero et il était Smoke, » leur dit Blaine. Ils grognèrent tous à l'unisson, sachant que c'était le personnage préféré de Kurt. « Alors on a commencé la cinquième bataille et avant que je m'en rende compte, il me file une trempe. Vraiment, j'ai cligné des yeux et j'étais mort. Il me bat quatre fois de suite et il est assis là tout fier comme si c'était dans la poche. »
« Ce qui était vrai, » rit Finn.
« La bataille numéro cinq commence et on est à fond. Il ne me laisse pas un seul coup jusqu'à ce que je sois quasi mort et puis il hésite. Alors je vais contre lui et sa force diminue alors je me dis Oui ! Je vais l'avoir ! »
« Mais tu ne l'as pas eu, » dirent les garçons tous en chœur.
Blaine secoua la tête. « Pas du tout. Juste au moment où j'ai cru gagner, il a fait ce combo que je n'ai jamais vu et je suis mort. Il a jeté sa manette par terre et a commencé à faire sa danse de la victoire. »
« Je déteste cette danse, » grommela Sam.
« Pareil, » dirent Artie et Mike.
« Finn était mort de rire et moi j'étais là sidéré, » rit Blaine. « Il m'a dit qu'il m'avait dupé et de ne jamais douter de ses capacités. J'avais le cœur brisé j'avoue. »
« Kurt est une bête, » répéta Artie. « La seule personne qui l'ai battu c'est Puck. »
Puck releva la tête soudainement à la mention de son nom.
« Comment tu as fait ? » demanda Blaine.
« Je euh hum, » bégaya Puck. « J'ai juste appuyé sur les boutons et trucs, » mentit-il. En fait il avait une vraie stratégie pour battre Kurt mais son esprit n'arrivait pas à former ses mots.
« Et bien, tu es bien meilleur que moi, » dit Blaine en riant. « Il faut que tu m'apprennes ta méthode. J'ai besoin d'une vengeance. »
Puck écarquilla les yeux. « Hum...je peux pas...enfin..je sais pas, » il prit une profonde inspiration et secoua la tête. « Je peux essayer » cracha-t-il. « Mais je ne peux rien promettre. »
Blaine sourit doucement. « Cool, » dit-il.
Puck lui sourit à moitié et se retourna. Blaine le regarda un moment pendant que les autres continuaient à parler de jeux vidéos. Puck avait l'air d'être intimidé auprès de lui et même s'il était de plus en plus curieux de ce comportement, il n'en parlerait à personne même pas Kurt. Selon Dave et Finn, Puck était un de ses grands fans. Il espérait que passer du temps avec les garçons lui montreraient qu'il n'était qu'un autre garçon comme eux mais Puck semblait avoir besoin de plus de temps pour s'habituer à sa présence. Et Blaine n'avait pas de problème à l'accepter. Il voulait que Puck soit assez confortable avec lui pour pouvoir lui parler. Jusque là, il ignorerait la manière dont Puck le regardait avec admiration quand il pensait que personne ne le remarquait et il continuerait à lui montrer qu'il n'est qu'un autre garçon. Puck l'approcherait quand il serait prêt.
Dimanche soir, Kurt et Blaine étaient couchés l'un face à l'autre. Leurs bras et jambes étaient entremêlés, leurs lèvres se touchaient pour des simples baisers. Il était tard et Kurt avait besoin de dormir, mais aucun des deux ne souhaitait que leur nuit ne finisse. Une fois la reprise des cours, Kurt serait occupé au lycée avec les devoirs, les Cheerios, la préparation des Nationales, et Blaine resterait seul à la maison. Si Kurt pouvait décider, il choisirait de rester avec Blaine à la maison jusqu'à ce qu'il reparte pour la deuxième partie de la tournée.
« Tu es nerveux pour demain ? » demanda Blaine, en prenant les doigts de Kurt pour les embrasser.
Kurt pouffa. « Non, » répondit-il. Blaine leva son sourcil absolument pas convaincu et Kurt céda. « D'accord, d'accord. Je suis un peu nerveux, » admit-il mécontent.
« Qu'est-ce qui te préoccupes ? »
« Je ne sais pas, » dit Kurt en haussant les épaules. « Je suppose que je me demande comment les gens vont se comporter ? Enfin, je sais qu'ils vont agir différemment, mais je ne veux pas passer ma journée à leur dire de dégager. Je ne veux pas m'asseoir avec ces abrutis qui auparavant ne m'ont jamais adressé le parole et qui vont me poser pleins de questions sur toi. »
« Alors fais-le savoir, » suggéra Blaine. « Les gamins de ton lycée te respectent et ont peur de toi utilise ça. La plupart tu les connais depuis toujours. Ils t'écouteront quand tu leur diras de te laisser. J'en suis sur. »
« Alors tu veux que je sois un connard ? » demanda Kurt avec un sourire en coin.
Blaine rit doucement et secoua la tête. « Non. Je veux que tu prennes la situation en main. Tu es Son Altesse Royale après tout ? Soit Son Altesse Royale. Marche dans les couloirs de cette école avec la confiance que tu avais ces trois dernières années. Montre leur que tu es le même, Kurt-ne-me-fais-pas-chier-Hummel et tout ira bien. »
Kurt fredonna et se pencha, capturant les lèvres de Blaine en un tendre baiser. « J'aime quand tu jures, » murmura-t-il. « Tellement sexy. »
Blaine l'embrassa un moment avant de se reculer. « Je sais, » dit-il coquin. « On devrait aller dormir. Il est tard. »
Kurt se plaignit et bouda. « Je ne peux pas juste rester à la maison ? » Blaine secoua la tête, un regard adorateur. Kurt soupira. « D'accord. Bonne nuit. Je t'aime. »
Blaine embrassa le nez de Kurt puis se tourna pour que Kurt soit la grande cuillère. « Bonne nuit chéri. Je t'aime aussi. »
Le silence dans les couloirs de McKinley était assourdissant. Kurt se pavanait seul, tête haute et fort. Ses amis voulaient l'accompagner mais il insista à entrer seul le premier jour du retour. Il ne voulait pas que les New Directions le protègent. Il ne voulait pas que les Cheerios le suivent comme des moutons. Il voulait, il avait besoin d'être fort et confiant. C'était le seul moyen pour que les autres étudiants continuent à le respecter comme Kurt Hummel et non pas l'âme sœur de Blaine Anderson.
Kurt pouvait sentir les regards des étudiants et c'était il est vrai un peu effrayant. Il s'attendait à être bombardé, il s'y était préparé. Mais les silences et les regards insistants étaient angoissants. Il n'aimait pas montrer qu'il était inconfortable. Il se dirigea vers son casier où les filles l'attendaient quand une main ferme l'attrapa par l'épaule et le poussa rudement.
« Bon retour pédale, » lui lança Azimio dédaigneux. « Elle est où ton âme sœur super star hein ? Il ne voulait pas t'accompagner en cours et te tenir la main toute la journée ? Ou il a trop honte d'être vu avec toi ? » Avant que Kurt puisse répondre, Jérémy apparut de nulle part et se plaça derrière Azimio. Kurt sourit. « Putain pourquoi tu souris homo ? »
Azimio avança d'un pas mais s'arrêta soudainement quand il sentit une main forte se poser sur son épaule. « Y-a-t-il un problème ici ? » Le visage d'Azimio devint blanc au son de cette grosse voix sévère.
« Pas de problème du tout Jer, » répondit Kurt, un sourire arrogant. « Azimio allait juste se rendre au bureau du principal. »
Jeremy contourna Azimio tout en gardant sa main sur son épaule. « Pourquoi je ne t'emmènerais pas ? » offrit-il même si le ton de la voix indiquait plus un ordre.
Kurt tortilla sa main en un au revoir et croisa les bras. Il jeta un regard autour de lui, les étudiants bouche bée. « Quelqu'un d'autre a quelque chose à dire ? » les étudiants se dispersèrent. « C'est bien ce que je me disais. » Kurt se retourna vers son casier mais dû s'arrêter net quand il vit son professeur l'attendre. « Bonjour M. Schue, » salua-t-il.
« Viens dans mon bureau un instant, » indiqua M. Schue.
Kurt résista à l'urgence de lever ses yeux au ciel et entra dans le bureau. « M. Schue s'il s'agit de mon comportement dernièrement, je voudrais vous présenter officiellement mes excuses, » dit Kurt comme il avait répété. M. Schue ferma la porte et s'assit à son bureau. « Je sais que j'ai été un petit con dernièrement et je suis désolé. J'ai juste été très stressé et je me suis vengé sur vous. Je n'aurais pas dû. Je comprends si vous voulez parler à mon père mais je vais vous demander très fortement de ne pas le faire s'il vous plaît. Vous savez qu'il a des problèmes de cœur et je ne veux pas lui apporter davantage de stress. Ces derniers mois ont été un peu dingues et je- »
« Kurt détends-toi, » dit M. Schue en riant. « Même si j'apprécie tes excuses, je ne t'ai pas fait venir pour ça, » Kurt soupira et M. Schue y vit du soulagement mais c'était plutôt de l'irritation. « Je t'ai fait venir ici pour te demander pourquoi tu ne m'as rien dit ! »
« A quel propos ? »
« Blaine Anderson ! » s'exclama M. Schue. « Je n'arrive pas à croire que c'est ton âme sœur ! C'est incroyable Kurt ! »
Kurt se força à sourire. « Merci. »
« Et bien ? » pressa M. Schue. « Pourquoi tous ces secrets ? Enfin je comprends l'importance de garder son identité secrète mais pourquoi tu ne me l'as pas raconté ? »
Parce que je ne te fais pas confiance à toi tu parles trop voulait dire Kurt. Au lieu de cela il dit, « Parce que je ne l'ai dit à aucun adulte si ce n'est mes parents, même pas Sue. »
« Quand est-ce que tu le ramènes au Glee Club ? »
Kurt se retint de gronder. « Je ne sais pas. Ses fans sont un peu fous. Je ne pense pas que le faire venir ici soit une bonne idée. »
fit signe de la main. « Oh je suis sur que tous ces gardes du corps qui patrouillent l'école peuvent gérer quelques adolescents. Demande lui de ma part, on verra ce qu'il dit. »
Kurt pressa les lèvres et acquiesça. Il se demandait si M. Schue serait si ravi de rencontrer Blaine s'il savait que celui-ci n'approuvait pas ses méthodes d'enseignement ou s'il savait que Blaine avait suggéré que Kurt chante le solo au lieu de Rachel. Kurt se dit qu'il ne serait pas ravi du tout.
« Non. Absolument pas. »
« Mais M. Schue. »
« J'ai dit non, » M. Schue coupa Rachel. « Je suis fière de toi, tu veux partager la scène mais Kurt ne peut pas avoir le solo, » Rachel regarda Kurt méfiante, elle avait peur que Kurt la regarde méchamment. Elle fut soulagée de voir qu'il était énervé mais contre M. Schue. « Même si je suis d'accord pour dire que la voix de Kurt est unique, je ne pense pas que ce soit correct pour un solo aux Nationales. »
« Et Santana ? » demanda Kurt, visiblement très agacé. « Ou Mercedes ? Sont-elles assez bonnes pour vous ou sont-elles également trop uniques ? »
« Kurt je ne voulais pas dire cela. »
« Tu parles que vous ne vouliez pas, » rétorqua Santana. « Vous êtes toujours en train de nous faire la leçon comme quoi tout le monde ici est une star et nous allons tous briller mais quand vient le moment des décisions, les seules personnes auxquelles vous croyiez sont Rachel et Finn. »
« Ce n'est pas vrai. »
« C'est des conneries, » dit Puck à voix haute. « Tana a raison, vous ne croyiez pas en nous. Vous ne pensez pas qu'on soit assez bons pour gagner sauf si Rachel et Finn chantent et on en a marre de cette merde. »
« Tout le monde va s'attendre à ce que Rachel et moi prenions les rôles principaux, » précisa Finn. « Je l'ai lu dans le blog sur les chorales. »
« Tu lis le blog sur les chorales ? » demanda Zizes très critique.
« Blaine m'a dit que ce serait une bonne idée. Ça te donne une idée de ce que les autres groupes pensent, » dit Finn en haussant les épaules. « Ce que j'essaie de vous dire c'est que si nous voulons gagner nous devons être imprévisibles. Personne ne va s'attendre à ce que Kurt aie le solo mais c'est une idée de génie. C'est le parfait contre ténor. Ils ne vont pas s'y attendre du tout. »
« Les Nationales ne sont pas le moment de prendre des risques, » dit fermement M. Schue.
« Les Nationales c'est le moment parfait pour prendre des risques ! » cria Rachel rendant silencieux tous les grognements de désapprobation de la pièce. « Nous devons vraiment prendre cette idée en considération M. Schue. La voix de Kurt est incroyable et il devrait être mis en avant. Il le mérite. Nous pouvons faire son solo et deux duos Finn et moi et Santana et Quinn. Il faut que vous ayez plus de foi en nos capacités. »
secoua la tête en défi. « Il n'y aura pas de discussion. Je crois en vous mais je sais ce qu'il y a de mieux pour les Nationales. Tu auras le solo, toi et Finn feront le duo et on finira par un numéro de groupe comme on le fait toujours. »
« Et nous perdrons, » dit Kurt en colère. « Comme toujours. »
« Allez Kurt ne sois pas amer. »
« Allez vous faire foutre, » Kurt se leva de son siège et prit son sac. « Je me casse. Finn rentre avec Rachel. »
« Kurt assieds-toi. »
Kurt ignora son professeur et sortit de la pièce sans un mot.
Plus tard cette semaine là, Blaine se retrouva dans les couloirs de Dalton, se dirigeant vers la classe d'Histoire. Il allait déjeuner avec Hunter et passer l'après midi avec les Warblers. Il allait leur donner des indications pour gagner les Nationales. C'était le moins qu'il puisse faire vu qu'il les avait vendu, et même si Kurt lui avait dit que son prof ne voulait pas lui attribuer le solo, ce que Blaine ne comprenait absolument pas, il était rongé par la culpabilité. Il devait faire tout son possible pour aider son Alma Mater.
Blaine sourit en voyant Hunter dans sa classe et se dépêcha. Il se posa contre la porte et regarda Hunter donner ses dernières notes pour la leçon. Il était si fier de son frère Warbler. Hunter était fait pour l'enseignement. La sonnerie du déjeuner retentit et Blaine se décala pour laisser passer les garçons. La plupart ne remarquèrent pas sa présence, trop pressés de sortir manger. Mais ceux qui l'avaient vu restèrent pétrifiés à leur place.
« Votre prof sait vraiment de quoi il parle hein ? » leur dit Blaine.
« Évidemment, » dit Hunter de l'intérieur. « Allez déjeuner les garçons. Arrêtez de vous comporter comme des fangirls. »
Les garçons s'éclipsèrent et Blaine offrit un sourire brillant à Hunter. « Salut. »
« Salut, » répondit Hunter, le sourire n'était pas si brillant mais plein d'espoir. Il était à la fois excité et apeuré de passer du temps avec Blaine. Ils s'étaient envoyés pas mal de textos depuis qu'ils avaient décidé de redevenir amis mais voir Blaine face à face était une autre histoire. « Tu préfères déjeuner dans la salle des profs ou dans la cafétéria ? »
« Est-ce qu'on peut déjeuner ici ? » demanda Blaine en montrant la salle de classe. « Je voulais juste passer du temps avec toi avant de travailler avec les garçons. J'ai même ramené mon déjeuner, » dit-il en pointant du doigt son sac en papier.
Hunter sourit doucement. « Oui viens, » Blaine rentra dans la classe et Hunter ferma la porte. « Je mange ici généralement de toute façon. La salle de profs est un peu trop guindée et les garçons sont un peu désagréables. »
Blaine rit et s'assit à l'une des tables. « Imagine ce qu'ils disent de nous. »
Hunter pouffa en prenant son déjeuner dans le mini frigo et s'assit près de Blaine. « Voyons, nous étions les étudiants parfaits, » Blaine leva un sourcil. « Ok Wes et moi l'étions, vous pas autant. »
« Aucun d'entre nous n'était aussi mauvais que David et Jeff, » rit Blaine.
Hunter secoua la tête. « Oh, non. C'était impossible d'être pire qu'eux, » dit-il sérieusement et Blaine ne put qu'en rire. « Comment ça va ? »
Blaine haussa les épaules en déballant son sandwich. « Ça va. Je m'ennuie un peu tout seul à la maison mais ça va. »
« Je parie que ça te démanges de retourner sur la route, » sourit Hunter.
« Tu sais c'est vrai, » avoua Blaine. « Ne me méprends pas, j'adore la famille de Kurt, mais passer quelques jours sans rien faire c'est déjà trop. Et être en tournée avec les garçons c'est génial. Ça me manque. »
« Il te reste combien de semaines ? »
« Trois, » soupira Blaine. « C'est pour ça que j'espérais pouvoir venir aider les Warblers ? » demanda-t-il plein d'espoir. « Je ne veux pas que ma présence soit un problème mais si ça ne te dérange pas, j'aimerais venir plusieurs fois par semaine pour travailler avec eux. »
Hunter secoua la tête. « Tu plaisantes ? Ça ne me dérangerait pas du tout. Les garçons sont sans espoir. Je ne peux rien faire de plus pour les préparer pour les Nationales. Peut-être que tu peux les mettre en forme. »
« Oh allez ils ne peuvent pas être si mauvais, » dit Blaine dubitatif.
« Ce n'est pas qu'ils soient mauvais, » dit Hunter frustré. « Ils n'ont juste pas de discipline, et ils ne sont pas engagés. Pas comme nous. »
Blaine hocha la tête, penseur. « Je verrais ce que je peux faire. Sinon comment ça va ? A part ça ? » Hunter commença à rougir malgré ses efforts pour le contrôler. Ils savaient tous les deux ce que Blaine demandait vraiment. Blaine sourit. « Tu peux me parler de lui si tu veux. Je ne lui dirai rien. »
Hunter détourna le regard, embarrassé. « Disons que les choses, » Hunter fit une pause, souriant en pensant à son âme sœur. « Les choses vont plutôt bien en fait. »
« Oh? »
« Ouais, » dit Hunter avec un petit rire. « Crois-moi j'en suis aussi surpris. On ne se parle pas trop au téléphone mais on s'envoie tout le temps des messages. »
Blaine ne put se retenir de sourire. « Ha oui ? Et à propos de quoi ? »
« Le film, le temps à Londres, mais surtout on parle de son chien, » lui dit Hunter avec un sourire sincère. Il avait un dossier dans son téléphone plein de photos de Sebastian et Parrish. Il ne pensait pas aimer autant un chien mais plus Sebastian lui envoyait des photos, plus son amour pour ce chien grandissait.
« Tu parles du chien trouvé sur le plateau ? » demande Blaine amusé. « Je ne savais pas qu'il l'avait gardé. »
« Oui je suppose. Il a dit qu'il allait essayé de trouver le propriétaire mais je ne pense pas qu'il veuille l'abandonner maintenant. Il l'a appelé Parrish. »
Blaine fredonna. « Je ne savais même pas qu'il aimait les chiens. »
« Il a vraiment l'air plus heureux, » signala Blaine. « Je lui ai parlé hier après midi et il était de bonne humeur. Joyeux même. C'était même bizarre, » dit Blaine en riant.
Hunter se retint de rire. Il avait envoyé des messages à Sebastian pendant qu'il était sur skype avec Blaine. Il comprit alors qu'il était la raison pour laquelle Sebastian était si joyeux et son cœur se mit à battre violemment. « Il a l'air très excité de faire ce film, » dévia Hunter.
« Pas autant que Kurt, » dit Blaine en levant les yeux au ciel. « Il est tout le temps en train de harceler Sebastian pour avoir des détails. »
« Ton Kurt a l'air d'être une personne particulièrement enthousiaste, » dit Hunter.
« Oh oui, » rit Blaine. « Il faut que tu le rencontres un jour, enfin pour de vrai. Peut-être qu'on pourrait faire un voyage tous les quatre quand il fera une pause de tournage ? »
Hunter regarda Blaine dans les yeux, plein d'espoir et de doutes. « Peut-être. »
Blaine lui offrit un sourire encourageant. Il était persuadé que Hunter et Sebastian allaient tout arranger. Ce n'était qu'une question de temps.
Kurt passa son après midi à dessiner des croquis au Lima Bean alors que ses amis étaient en répétitions du glee club et Blaine à Dalton. Il n'était pas retourné au glee club depuis qu'il en était parti le lundi et il n'avait pas l'intention d'y retourner tant que M. Schue ne lui donnerait pas le solo. Il en avait assez de se balancer au dernier plan pour les autres.
Il n'y avait quasiment personne dans ce coin du café. Les gardes du corps n'étaient pas loin et suffisant pour repousser les gêneurs. Mais ça n'empêchait pas les clients de le fixer ou de murmurer en parlant de lui. Kurt s'en fichait. C'était facile de les ignorer et il connaissait la plupart d'entre eux de la ville. Il se demanda s'il continuerait à avoir cette attention une fois que Blaine repartirait en tournée.
Kurt entendit la chaise en face de lui bouger et il leva les yeux pour voir un visage étranger mais familier. « Je peux vous aider ? » demanda-t-il poliment en jetant à Jeremy qui ne semblait pas inquiet de cette présence. Il avait même l'air intéressé.
« Je l'espère, » répondit l'homme avec une certaine dureté dans la voix qui fit tilter Kurt. « Je m'appelle John, je suis le père de Blaine. »
