Coucou tout le monde, comme promis je vais essayé d'accélérer la publication des derniers chapitres, mais soyez quand même patients car je n'ose pas publier un chapitre sans qu'il ne soit corrigé par quelqu'un d'autre auparavant et nous avons tous nos vies et nos emplois du temps. Je ferais au mieux!
Merci pour les reviews :)
*C0meWhatMay : Comme je l'ai dit dans l'intro je vais essayer de publier plus rapidement, je voulais vraiment la finir avant la fin de l'année mais cela ne dépend pas que de moi. Il me reste le dernier chapitre à traduire, le reste est en correction ;)
* Auriane07: merci! bonne lecture!
Merci à Claire pour les corrections.
Bonne lecture :)
Chapitre 30 : Les roses sont rouges, les violettes sont bleues
Blaine entra dans la chambre de Kurt avec un sourire facile. Sans dire un mot, il s'assit au bout du lit et s'allongea près de Kurt, fermant ses yeux et inspirant à fond. Kurt leva les yeux de ses devoirs avec un sourire amusé. Blaine l'avait appelé quelques heures plus tôt pour l'inviter à dîner mais il avait refusé, il avait besoin de temps pour rattraper ses devoirs. Il pouvait deviner par la voix de Blaine que les choses s'étaient mieux passées que prévu et le sourire paisible de Blaine était tout ce dont Kurt avait besoin à ce moment pour savoir que tout allait bien.
« Tu sais, je n'ai jamais pensé que ce serait aussi facile de retourner à la maison, » dit Blaine d'une petite voix. « C'était bizarre, c'est sur. Mais je n'avais pas réalisé à quel point mes parents me manquaient jusqu'à ce que j'y aille, » il ouvrit les yeux et regarda Kurt avec adoration. « Mais tu m'as manqué. J'aurais aimé que tu sois là. »
« Je devais vraiment terminer ces devoirs, » lui dit Kurt, en montrant du doigt son livre de chimie posé sur ses genoux. « En plus de cela, je me suis dit que c'était mieux que tu puisses passer un peu de temps seul avec tes parents. »
Blaine acquiesça et reposa sa tête en arrière un moment. Il jeta un regard sur le côté pour y voir Kurt de nouveau penché sérieusement sur son devoir. Il pensa à ses parents et comment leur amour l'avait toujours ému quand il était jeune. Les savoir en difficulté lui brisait le cœur et il espérait sincèrement qu'ils surmontent cette épreuve. Il attrapa la main gauche de Kurt et la leva du livre. Kurt le regarda curieusement alors que Blaine détachait le bracelet, ramena le poignet à son visage et l'embrassa.
« Tu vas bien ? » demanda Kurt. Le baiser était doux mais prudent et Kurt se demandait ce qu'il se passait.
Blaine acquiesça, son nez caressant son nom. « Ma mère est en train de tomber en désamour de mon père, » murmura-t-il, les sourcils de Kurt se levèrent en signe de surprise. « Son nom est en train de s'effacer de son poignet. Les lignes reliées n'existent déjà plus. »
« Oh mon Dieu. »
« Ouais, » Blaine regarda Kurt l'air triste. « C'est pour cela qu'il souhaitait me voir. Il savait que s'il ne ravalait pas sa fierté il la perdrait. » Blaine s'assit, déplaça les devoirs de Kurt et balança ses jambes sur celles de Kurt. Il détacha son bracelet et joignit leurs mains. « Je ne veux pas que cela nous arrive. Je ne veux pas devenir comme lui. »
« Tu ne le seras pas. »
Blaine secoua la tête. « Mais je le suis déjà. Je ne communique pas autant que je le devrais et je suis tout aussi têtu. »
« Moi aussi, » dit Kurt un sourire en coin. « Et je suis à peu près sur d'être un tant soit peu plus têtu que toi. »
Blaine leva les yeux au ciel, amusé. « Le fait est que je veux qu'on discute, qu'on aille au fond des choses même si nous sommes trop têtus pour admettre que nous avons tort. Je ne veux pas que tu doutes une seule fois de notre amour parce que je t'ai mis de côté. »
« Ça n'arrivera pas, » promit Kurt. « Nous sommes différents Blaine. Tu le sais. Mira ne serait jamais venue nous voir si nous ne l'étions pas. Et je ne dis pas qu'on ne se disputera jamais, ou qu'on ne mettra pas l'autre de côté. Je dis juste qu'on y travaillera et peu importe ce que le monde nous balancera on y arrivera parce que notre amour est incassable. Rien ne se mettra entre nous. »
« Comment peux-tu en être sur ? » questionna Blaine même si son cœur savait qu'ils iraient bien.
« Parce que je crois en toi, en nous et en notre amour, » Kurt passa sa main sur sa joue pour la caresser. « Je ne te laisserai jamais Blaine, jamais de la vie. Je te le promets. »
Blaine se pencha pour ce qui devait être un doux baiser, mais au moment où leurs lèvres se touchèrent l'air autour d'eux devint électrique, leurs cœur battaient à tout rompre. Kurt poussa ses devoirs sur le côté et bougea de manière à ce qu'ils soient tous les deux couchés, Blaine au dessus. Il passa sa jambe autour de la cuisse de Blaine et bougea ses hanches d'une manière experte, gémissant de désir dans la bouche de Blaine. Il pourrait finir ses devoirs demain. Rassurer Blaine de leur amour était plus important et il le ferait volontiers tous les jours jusqu'à la fin de leurs vies.
Finn attendait près de sa porte d'entendre Blaine. Il avait un service à lui demander, ou plutôt une promesse dont il devait profiter et il ne voulait pas que Kurt soit au courant pour l'instant. Son demi-frère l'empêcherait de demander s'il le savait. Son anniversaire arrivait le week-end après la saint Valentin et Finn voulait faire quelque chose de spécial pour Rachel, pour eux. Il avait attendu toute la semaine le bon moment mais il n'avait pas eu une seule occasion d'être seul avec Blaine. Il détestait devoir demander maintenant alors que ses parents devaient être en chemin pour le dîner du vendredi, mais Blaine partait dans une semaine et il avait besoin de tout organiser. Blaine sortit de la chambre de Kurt, vêtu d'un pantalon noir et d'un polo bleu. Finn soupira. C'était maintenant ou jamais.
« Blaine, » dit-il en chuchotant. Blaine leva un sourcil curieux et s'avança vers lui. « Où est Kurt ? »
« Sous la douche il se prépare pour le dîner, » répondit Blaine.
Finn acquiesça et entra dans sa chambre, Blaine le suivit. Il ferma la porte derrière Blaine, lui lançant un sourire idiot mais nerveux. « Je sais que tu dois être en train de te préparer genre émotionnellement pour le dîner de ce soir et c'est vraiment un moment, mais j'ai besoin de te demander quelque chose. »
« D'accord, qu'est-ce qu'il se passe ? »
« D'accord, alors tu te souviens quand tu as engueulé Rachel et que tu l'as fait pleurer ? » demanda Finn maladroitement. « Et tu avais dit que tu te ferais pardonner ? »
Blaine acquiesça lentement, « Oui. »
« Ok alors j'ai un service à te demander. Comme tu sais, mercredi c'est la saint Valentin. »
« Hum. »
« Et bien, c'est aussi mon anniversaire le week-end prochain, » dit Finn avec un sourire embarrassé. « Je voudrais vraiment faire quelque chose de dingue pour Rachel mais je n'en ai pas les moyens. »
Blaine sourit amusé. « Laisse-moi deviner, tu as besoin d'aide pour payer une chambre d'hôtel ? » Finn hocha la tête plein d'espoir. « Voilà ce que je vais faire je vais faire les réservations pour toi et tout ce que tu auras à faire c'est de t'y pointer. »
Les yeux de Finn s'écarquillèrent d'excitation. « Vraiment ? »
« Humm, » acquiesça Blaine. « Ton anniversaire est le samedi alors je ferai des réservations pour dîner le vendredi et je vous prendrai une chambre jusqu'à dimanche. Tu pourras partir le lundi matin. »
« Tout un week end ?! » demanda Finn choqué. « J'espérais juste une nuit. »
« Tu atteins l'âge Finn, et Rachel a déjà 18 ans. Vous êtes ensemble depuis un moment. Je doute que vous ne vous liiez pas ce week-end, et si vous le faites vous avez besoin d'intimité pour vous connecter réellement, » dit Blaine. « Honnêtement, je suis heureux de vous aider. Rachel et toi vous méritez un week-end tendre et doux loin de vos familles. »
Le sourire de Finn ne pouvait pas être plus grand. « Merci mec. J'apprécie vraiment. »
« Pas de problème, » le rassura Blaine. Il regarda l'heure puis Finn. « Mes parents seront bientôt là alors tu veux peut-être te changer. »
Finn regarda ses jeans et son t-shirt. « Qu'y-a-t-il de mal avec ce que je porte ? »
« Rien, à part les tâches de Cheetos. »
Finn regarda de nouveau et vit la tâche. « Merde. Ok, je me change. »
Blaine sourit et se dirigea vers la porte. « Oh et Finn, » Finn le regarda par dessus l'épaule devant son placard. « Je suis très heureux pour toi et Rachel. »
Finn rougit légèrement. « Merci mec. Ça signifie beaucoup. » Blaine lui offrit un sourire et sortit.
Le début du dîner était vraiment très bizarre. A partir du moment où John et Nathalie étaient arrivés chez les Hudmel, Blaine était passé d'insouciant à rigide et inquiétant. Son angoisse de présenter ses parents à sa nouvelle famille était bien pire qu'il ne l'avait anticipé et maintenant qu'ils étaient à table les uns en face des autres, Blaine était perdu et ne savait pas comment incorporer les deux familles. Finn et Kurt prirent le relais et s'assirent tranquillement, Finn faisait même attention à comment il mangeait. Burt, en tête de table, regardait sa famille et ses invités fixer leurs assiettes. Ce n'était pas supposé se passer ainsi. Ne souhaitant pas que la gêne perdure, il décida de briser la glace.
« Alors les garçons, » Burt s'adressa à Finn et Kurt. « Comment vont les préparations des Nationales ? » Kurt et Finn se jetèrent un coup d'œil puis regardèrent Blaine mais aucun ne parla. « Vous allez toujours faire le- »
« Non ! » crièrent Finn et Kurt en simultané.
Nathalie lâcha sa fourchette par surprise et John les fixa avec une expression indéterminée. Kurt gigota sur sa chaise et s'éclaircit la gorge. « Papa, nous ne parlerons pas des Nationales devant l'ennemi. »
La mâchoire de Blaine en tomba. « Je suis l'ennemi maintenant ? » demanda-t-il feignant d'être offensé.
« Euh mec...oui, » dit Finn. « Tu donnes tous ces secrets aux autres mecs pour nous battre. Tu es définitivement l'ennemi. »
« Voyons, voyons, » parla John, et tout le monde se tourna vers lui. « Les garçons vous devez comprendre que Blaine ne fait que donner quelques conseils à ses camarades de son Alma Mater. Il n'y a pas de honte à ça. »
Un sourire apparut sur le visage de Blaine. Son père le défendait ? C'était nouveau. « Nous comprenons très bien cela Monsieur Anderson, » dit Kurt en regardant Blaine de côté. « Cependant, nous ne pouvons pas risquer de voir Blaine utiliser notre liste de chansons comme arme pour la victoire de Dalton. »
Blaine gronda. « Comme si j'avais besoin de votre liste, » provoqua-t-il. « C'est dans la poche pour Dalton. »
Kurt lui jeta un regard mais ses yeux pétillaient de joie. « Vraiment ? » Blaine hocha la tête confiant. Kurt et Finn échangèrent un regard. « Si tu le dis, » chantonna-t-il.
« Tu es affreusement sur de toi pour quelqu'un qui n'a pas encore choisi de chanson, » précisa Blaine.
Kurt haussa les épaules, un sourire en continuerait à faire croire à Blaine qu'il débattait encore le choix de la chanson. Cela ne rendrait la victoire face aux Warblers que plus satisfaisante.
« Iras-tu aux Nationales Blaine ? » demanda Nathalie curieuse. « Ou cela interfère-t-il avec ta tournée ? »
« C'est à la fin de la tournée, mais on arrivera peut-être à s'y rendre pour une nuit, » lui dit Blaine. « On sera définitivement là pour la cérémonie de la remise des diplômes. »
« Géniale ! » s'exclama Finn. « Et le bal de promo ? Vous allez y jouer n'est-ce pas ? »
Blaine regarda Kurt perplexe alors que celui-ci resta impassible. « Nous allons jouer à ton bal de promo ? »
« Non, » répondit Kurt alors que Finn hochait la tête. « Le Principal Monsieur Figgins voulait que je te le demande, mais il est impossible de vous faire revenir ici pour ça et pour les Nationales. Je préfère que vous soyez aux Nationales pour nous voir détruire Dalton, » se moqua-t-il. « En plus, je serai bien trop occupé à gagner ces votes de dernière minute. Je ne peux me permettre que tu sois là pour me distraire. »
« Qu'est-ce qui te fait penser que tu vas gagner ? » demanda Finn sérieux. « Et si Rachel et moi on gagnait ? »
Kurt éclata de rire. « Oui Finn c'est cela. Sur quelle planète Rachel et toi allez nous battre Tana et moi ? On a roi et reine collés sur nous. »
« Ne sois pas si confiant fiston, » prévint Burt. « Tu perdras peut-être. »
Kurt secoua la tête. « Ça n'arrivera pas. »
Burt se tourna vers Blaine. « Et toi Blaine ? Tu as été élu roi à ton bal de promo ? »
« Évidemment, » lui répondit John. « Nos deux garçons l'ont été. Vous ne pouvez pas battre le charme Anderson. »
Blaine rit un peu. « C'est vrai. Cooper a même essayé de se faire élire après être diplômé. »
« Bizarrement ça ne me surprend pas, » rit Kurt.
Burt se retourna pour voir John observer Kurt et Blaine. « Blaine m'a dit que vous êtiez le meilleur analyste financier de l'état John. »
Blaine vit le regard de son père et sourit un peu. John sourit en retour, se relâchant un peu. « Je ne dirais pas le meilleur mais je suis plutôt bon. »
« Ne le croyez pas Burt. Il pourrait faire sortir 25 centimes d'un euro, » dit Blaine en plaisantant.
John sourit le regard sur son assiette. Il n'arrivait pas à croire que Blaine parlait en bien de son travail en sachant que c'est ce qui les avait séparer pendant tant d'années. « Comme je l'ai dit, je suis plutôt bon. »
« Nous devrions nous voir, » dit Burt avec un hochement de tête. « Je cherche toujours un moyen de sauver de l'argent. »
John lui sourit. « Tout à fait. »
« Mais pas maintenant, » coupa Carole. « Nous sommes en plein dîner, on ne parle pas du garage, » dit-elle en pointant Burt du doigt.
Burt bouda un peu. « Oui maman, » dit-il joueur, recevant un coup malicieux. « Vous aimez le football John ? »
« Bien sur. »
« Avez-vous vu les dégâts qu'a causé ce nouvel entraîneur de Ohio State la saison dernière ?
John leva la main. « Je ne ruinerai pas mon dîner en parlant de cet homme. »
« Vous avez bien raison ! » dit Burt en tapant du point sur la table. « Je n'arrive pas à croire qu'ils aient remplacé Jacobson avec ça, ce garçon ! Je ne peux même pas l'appeler un homme. Il va ruiner les Buckeyes. »
« Hum, » concorda John. « La manière dont il entraîne l'équipe est déplorable. Il va finir avec le futur footballistique de tous ces joueurs. »
Burt acquiesça et gronda. « C'est sur. »
Blaine regarda Kurt, il avait du mal à contenir son sourire. C'est ainsi qu'il voulait que le dîner se passe. Il voulait que sa famille soit comme ça. Il n'avait peut-être pas perdu sa famille après tout. Tout ce qu'il voulait à présent était parler à Cooper et s'assurer qu'ils étaient sur la même page. Blaine en avait assez de vivre dans le passé.
« Est-ce qu'on te verra avant que tu partes ? » demanda Nathalie pleine d'espoir alors qu'ils se prenaient dans les bras pour dire au revoir à la porte.
« Je viendrai encore une fois avant de partir, » lui promit Blaine.
« Fais en sorte que je sois aussi à la maison quand tu passeras, » dit John sur un ton beaucoup plus doux que Blaine ne lui connaissait. « J'aimerais aussi te voir. »
Baine se sépara de sa mère et offrit à son père un sourire. « Bien sur. Peut-être que cette fois-ci je pourrais amener Kurt et tous les deux vous pourrez lui montrer les photos embarrassantes de mon enfance. »
John rit. « Ça me paraît très bien. » Ils restèrent ainsi un peu gênés un instant avant que John ne prenne Blaine dans ses bras. Blaine se raidit de surprise puis se permit de tomber dans les bras exceptionnellement chaleureux de son père. Il ne se rappelait même pas de la dernière fois où son père l'avait pris dans ses bras. « Je t'aime mon fils, » chuchota John.
Blaine serra encore plus fort, une larme coulait sur sa joue. « Je t'aime aussi papa. »
John tint une seconde de plus puis se retira. Il fit un signe rapide à Blaine et escorta sa femme dehors. Nathalie le regarda de côté en s'approchant de la voiture. Elle était vraiment surprise de la bonne tournure du dîner. De fait, elle était vraiment surprise du nouveau comportement de son mari depuis que Blaine et lui avaient discuté. De beaucoup de façons ses actions lui rappelait le garçon dont elle était tombée amoureuse à la fac.
« Jonathan, » dit Nathalie sur un ton doux qu'elle n'avait pas utilisé depuis longtemps. John se tourna vers elle, surpris. Elle ne l'avait pas appelé par son prénom complet depuis longtemps. « Et si nous allions prendre un dessert ? »
Ils atteignirent la voiture et John plaça sa main sur la poignée de la portière mais ne la lui ouvrit pas. « Tu veux aller prendre un dessert ? »
Nathalie sourit en acquiesçant. « C'est une belle nuit, n'est-ce pas ? Nous devrions en profiter. »
John sourit, un sourire grand et franc, et Nathalie soupira doucement devant cette beauté. « Je trouve que c'est une merveilleuse idée. Pourquoi n'irions-nous pas chercher une glace et faire une promenade ? »
Nathalie plaça sa main gauche sur le cœur de John, son geste plein d'espoir. « J'aimerais beaucoup. »
Parrish aboya à la porte avant que la personne ne frappe. Sebastian regarda son chien et secoua la tête. « Pourquoi est-ce tu fais ça à chaque fois ? » demanda-t-il en s'avançant vers la porte. Parrish prit la mouche et laissa Sebastian passer pour ouvrir la porte. « Salut Drew qu'est-ce qu'il y a ? »
« Un paquet pour toi, » répondit Drew en montrant une grosse boîte. « Tu attends quelque chose ? »
Sebastian secoua la tête perplexe. Il sortit pour voir jeter un œil sur l'écriture. Il n'y avait pas d'adresse de retour mais il reconnut la calligraphie facilement. « C'est bon. Je sais de qui c'est. » Drew hocha la tête et partit.
Sebastian souleva la boîte et la porta à l'intérieur. Il prit une paire de ciseaux et découpa le scotch du paquet. Parrish remua sa queue tout excité alors que Sebastian ouvrait la boîte pour y voir son contenu. A l'intérieur se trouvait une guitare emmitouflée dans de l'emballage et une lettre pour Sebastian se trouvait dans la fermeture de la boîte.
« Qu'est-ce que c'est que ce bordel Anderson ? » marmonna Sebastian avec un sourire en coin en attrapant la lettre. Parrish vint mettre le nez dans la boîte et Sebastian claqua ses doigts. « N'y penses même pas, » le prévint-il.
Parrish le fixa puis aboya, sa tête posée sur le rebord de la boîte. Sebastian secoua la tête à son chien et ouvrit la lettre de Blaine.
Cher Sebastian,
Avant que tu ne dises quoi que ce soit, oui je sais que tu préfères la batterie à la guitare. Mais je ne pouvais pas vraiment t'en envoyer une et personnellement je trouve qu'il n'y a rien de plus relaxant que de se poser et de jouer pendant un moment. En plus, où est-ce que tu garderais la batterie ?
Sebastian roula les yeux et continua à lire.
La raison pour laquelle je t'envoie une guitare, ma guitare en fait, c'est parce que j'ai écrit une chanson pour toi et je me suis dit que tu devrais l'apprendre et en plus sur la même guitare où a été créée cette magnifique chanson.
Je sais que c'est dur d'être à Londres, loin de nous, loin de lui, et je sais que tu détestes de devoir lutter contre tout ça. Mais tiens le coup Seb. Tu vas y arriver. Hunter et toi allez surpasser tout ça.
A l'intérieur de la poche il y a un cd où tu m'entendras jouer la chanson ainsi que la partition. Apprends-la. Chante-la. Donne-toi la possibilité de t'y perdre. J'ai foi en toi mon frère. Aies foi en toi.
Sincèrement,
Blaine
Sebastian posa la lettre pour prendre le cd et la partition. Il prit son ordinateur, y inséra le cd et mit ses écouteurs. Il ferma les yeux au son de la voix douce de Blaine qui le touchait droit au cœur et à l'âme. Il laissa couler de nombreuses larmes, les paroles convenaient parfaitement à ce qu'il ressentait. Blaine avait toujours été un parolier brillant. Une fois la chanson finie, Sebastian envoya à Blaine un texto rapide et sortit l'étui de la guitare de la boîte. Il aurait appris la chanson d'ici la fin de la journée.
Mercredi matin, Blaine était réveillé par le doigt de Kurt qui jouait avec son orifice et la main de Kurt caressant sa queue. Kurt n'était pas allé à l'école puisque c'était la saint Valentin et Blaine serait parti à la fin de la semaine et il lui était impossible de ne pas profiter de tous les moments. Ils avaient la maison pour eux deux jusqu'à ce que Finn revienne de l'école. Blaine arqua son dos au toucher de Kurt, marmonnant le nom de Kurt dans son demi sommeil alors qu'un doigt le pénétrait.
« Tourne-toi sur ton ventre, » demanda Kurt gentiment. Blaine s'exécuta de bon gré, ses fesses en l'air désespéramment en attente de plus. Kurt s'installa entre les jambes de Blaine et embrassa les muscles tendus de Blaine. « Bon garçon, » ronronna-t-il.
Kurt sépara les fesses de Blaine et passa un coup de langue. De manière expérimentale il y plongea sa langue. Blaine miaula de plaisir, ses hanches remuant contre le matelas au rythme de la langue de Kurt. Kurt se retira et claqua les fesses de Blaine.
« Hey fais attention, » prévint-il. « N'oses même pas jouir avant que je sois à l'intérieur de toi complètement. »
« Kurt, » gémissait Blaine. « C'était trop bon. Ne t'arrêtes pas. »
Kurt claqua les fesses de Blaine encore plus fort. « C'est comme ça que tu me le demandes ? » demanda-t-il d'une voix basse.
Blaine se mordit les lèvres et regarda en arrière avec un regard de chiot. « S'il vous plaît Monsieur, est-ce que je peux en avoir encore ? »
Kurt claqua l'autre fesse. « Encore quoi ? Sois précis. »
Blaine déglutit. « Est-ce que vous pouvez me lécher les fesses encore monsieur ? » demanda-t-il comme soumis, sachant très bien que Kurt adorait cela. « S'il vous plaît monsieur ? »
Kurt sourit coquin. « Puisque tu le demandes si poliment. »
Kurt garda le contact visuel avec Blaine alors que sa langue explorait son orifice. Il devrait faire ceci plus souvent. Les sons que Blaine émettait étaient justes pornographiques. Blaine arrêta de remuer contre le matelas et commença à baiser la langue de Kurt, il avait grand besoin de se libérer. Kurt se retira pour y insérer deux doigts pour finir de le préparer mais Blaine stoppa.
« Finies les provocations s'il te plaît, » supplia-t-il. « J'ai besoin de toi. »
Kurt souriait. Si seulement Blaine savait à quel point il allait le provoquer aujourd'hui. Kurt attrapa le lubrifiant et s'en mis une généreuse quantité. Il se positionna et poussa sa queue à l'intérieur. Blaine siffla à la brûlure soudaine puis gémit en se sentait complètement plein de Kurt. Rien au monde n'était meilleur que la queue de Kurt à l'intérieur de lui. Kurt plaça ses mains sur les fesses de Blaine et les pressa tout en sortant et rentrant d'un coup. A chaque coup, des obscénités sortaient de la bouche de Blaine. Peu de temps suffit pour que Blaine jouisse sur les draps mais Kurt n'arrêta pas de le baiser, ses yeux roulaient en arrière alors qu'il atteignit ses limites. Blaine se serra autour de lui et remua ses hanches en arrière jusqu'à ce que Kurt ne se vide dans lui, son nom sortant des lèvres de Kurt.
Kurt expira, retirant sa queue ramollie et se jetant sur le lit. Blaine se serra contre lui, passant son bras autour des abdos de Kurt. « Meilleur réveil de tous les temps, » dit-il en embrassant le torse de Kurt.
Kurt acquiesça avec un sourire fatigué. « Douche et petit déjeuner ? »
« Complètement, » concorda Blaine.
Kurt l'embrassa sur le front puis sortit du lit. Blaine le regarda entrer dans la salle de bain, son cœur lourd de nostalgie. Son vol était dans deux jours et il n'était pas du tout préparé à devoir laisser Kurt. Il essaya d'éloigner ses pensées tristes. Il ne pouvait pas s'éterniser sur son départ aujourd'hui. Il pourrait bouder dans l'avion avec David et Wes.
« Comment dois-je m'habiller ce soir ? » demanda Kurt en mangeant ses pancakes. « Je ne veux pas être trop chic mais je veux aussi faire bonne impression. »
Blaine haussa les épaules. Ses pieds étaient sous lui et le plateau était entre eux sur le lit de Kurt. Blaine prit une cuillerée de fraises découpées et la donna à Kurt. « Mets ce qui te rends confortable. Ce n'est qu'un dîner. »
Kurt croqua et leva les yeux. « Ce n'est pas qu'un dîner. C'est un dîner avec tes parents. »
« Avec qui nous avons déjà dîner vendredi dernier, » lui rappela Blaine.
Kurt secoua la tête. « C'était différent. J'avais ma famille en protection. Là il n'y aura que nous, dans ta maison d'enfance, dîner juste avec tes parents. Je dois m'habiller correctement. »
Blaine pencha la tête, ses yeux plein d'adoration. « Kurt n'en fais pas tout un plat. Honnêtement, peu importe ce que tu choisis ça sera très bien. »
« Mais je veux qu'ils m'apprécient, » bouda Kurt. « La tenue peut faire la réussite ou l'échec du dîner. »
« Ils t'apprécient déjà, » lui dit Blaine doucement. Il passa sa main par dessus le plateau pour prendre celle de Kurt. « Ma mère t'adore. Elle dit que tu as de bonnes manières et une élégance qu'elle aurait aimé avoir. »
« Elle n'a pas dit ça. »
« Si elle l'a dit, » sourit doucement Blaine. « Et mon père pense que tu as une personnalité forte et franche, ce qui apparemment est une bonne chose pour moi. En fait ses mots exacts étaient 'Kurt semble être le genre d'homme qui apprécie la discipline et ça mon fils c'est quelque chose dont tu vas avoir besoin quand tu auras des enfants. Tu les gâterais trop s'il n'était pas là. J'en suis sur', » dit-il en imitant son père.
« Et bien il a raison à ce sujet, » dit Kurt avec un grand sourire. « J'apprécie vraiment la discipline, » ronronna-t-il.
Les joues de Blaine rougirent violemment et il jeta un regard à Kurt joueur. « Le fait est que mes parents t'aiment beaucoup. Ils veulent juste une chance de te connaître mieux. Ce que tu habilleras leur importe peu. Sois toi-même. »
Kurt acquiesça, un léger sourire aux lèvres. « Ok. Je te crois. Et puisque être moi-même est le plus important, je vais donc normalement m'habiller de manière fabuleuse, » finit-il en beauté.
« Tu t'habilles toujours de manière fabuleuse, » dit Blaine provocateur.
« Complètement hors de propos. »
« Totalement, » rit Blaine. Son téléphona sonna avec un nouveau message alors il posa les couverts pour le prendre. Il sourit enchanté au message. « Seb a reçu mon colis. »
De Sebastian Smythe :
Voilà pourquoi tu es mon meilleur ami. Merci B. Tu sais toujours comment éclairer mon esprit.
A Sebastian Smythe :
Aucun soucis Seb. Quand tu veux.:)
« Est-ce qu'il a aimé ? » demanda Kurt curieux. Kurt avait été ému aux larmes lorsque Blaine lui avait joué la chanson avant d'envoyer le colis. Il n'arrivait même pas à vraiment comprendre la lutte de Sebastian.
« Hum, » dit Blaine avec un hochement de la tête fier. « Il dit que c'est pour cela que je suis son meilleur ami et que je sais toujours comment éclaircir ses esprits. »
« Et maintenant ? » demanda Kurt alors qu'un nouveau message arriva.
De Sebastian Smythe :
Crois-tu qu'il les a déjà reçus ? Tu es sur que ce n'était pas une horrible idée ?
C'était une idée horrible. Je n'arrive pas à croire que tu m'en es convaincu.
« Maintenant, je reste complètement à l'arrière, » dit Blaine en répondant à Sebastian. « il sait ce qu'il ressent et ce qu'il ne devrait pas ressentir. C'est à lui de faire les prochains pas. »
A Sebastian Smythe :
Mec calme-toi. Ce n'est que le premier cours. Je suis sur qu'il t'enverra un message quand il les aura.
Et je ne t'en ai pas convaincu Smythe. Tu m'as demandé mon avis et je te l'ai donné. C'était ton choix.
« J'espère que ça a marché, » bouda Kurt. « Ils méritent d'être heureux. »
Blaine lui sourit. « Oui ils le méritent. Je l'espère. »
La fin de la première heure de cours approchait et Hunter mourrait déjà d'envie de rentrer chez lui. Il ne se sentait pas bien aujourd'hui. Les cœurs collés partout, les jeunes couples qui se regardaient avec des yeux en cœur, ses collègues professeurs qui parlaient de leurs projets pour la saint Valentin il détestait tout. Il n'avait jamais été un fan de ce jour mais cette année c'était particulièrement difficile. C'est vrai que lui et Sebastian essayaient de se raccommoder, mais le chemin était encore long. Être loin de son âme sœur le jour où ils étaient censés célébrer leur amour lui brisait le cœur. Hunter était si abattu qu'il n'avait même pas la force de gronder les garçons qui se passaient des messages en cours. Aujourd'hui rien ne lui importait. Il était bien trop occupé à cacher la souffrance qu'il avait dans son cœur.
Quelqu'un frappa à la porte et Hunter sortit de ses pensées. Sans lever le regard il dit « entrez ».
« Hunter Clarington. »
Hunter leva le regard à cette voix méconnue et sa mâchoire en tomba quand il vit le livreur. « Oui ? » répondit-il, sa voix tremblait plus qu'il ne le souhaitait.
Le livreur s'avança vers le bureau. « Elles sont pour vous, » il passa à Hunter un bouquet de six fleurs. « Signez ici s'il vous plaît. » Hunter posa les fleurs sur son bureau, ignorant les murmures de ses élèves, et signa la feuille. « Bonne Saint Valentin, » lui dit en souriant le livreur avant de partir.
« De qui sont les fleurs ? » demanda un étudiant.
« Votre petit copain ? Petite copine ? Âme sœur ? Admirateur secret ? Amant secret ? » s'empressa un autre étudiant.
Hunter fit un signe de la main. « Retournez au travail les garçons, » leur ordonna-t-il mais sans grande conviction.
Hunter prit l'enveloppe attachée aux fleurs et l'ouvrit.
Mon cher Hunter,
Nous sommes peut-être loin l'un de l'autre et les choses entre nous sont encore compliquées, mais je ne pouvais pas laisser passer ce jour sans te faire savoir ce que je ressentais.
La rose rouge représente mon amour profond pour toi. Peu importe les épreuves que vous traversons, je t'ai toujours aimé et je t'aimerai toujours.
La lavande représente le dévouement. Je suis et serai toujours dévoué à toi.
L'œillet représente l'orgueil. Je suis fier de nous et de ce que nous avons accompli ces derniers mois. Je suis fier de toi pour être exactement qui tu es.
L'heuchère représente le défi. Notre amour est le défi le plus difficile que j'ai jamais connu. C'est aussi le meilleur.
Les iris bleues représentent l'espoir. J'en ai choisi deux parce que mon espoir pour notre amour, notre relation, est ce qui me fait tenir. C'est également ce qui m'apaise pour dormir. C'est ce qui me dirige à devenir un homme meilleur, pour nous.
Je n'ai jamais été doué avec les mots et je n'ai jamais été un pauvre romantique. Mais quand je pense à toi, tout ce que je souhaite c'est te traiter comme le prince que tu es. Je veux cette scène de film romantique avec toi. Je veux vieillir à tes côtés.
Joyeuse Saint Valentin chéri. Que ce soit la première d'une éternité.
Bas
« Monsieur Clarington, vous pleurez ? »
Hunter rit de lui-même parce que oui, il pleurait. Il pleurait des larmes de souffrance et de joie et de choc et de confusion tout en même temps. Sebastian lui avait envoyé des fleurs. Sebastian lui avait vraiment envoyé des fleurs et lui avait expliqué le choix de chacune d'entre elle. Il devait être en train de rêver.
« Vous allez bien Monsieur Clarington ? »
Hunter pouvait entendre une inquiétude réelle, il hocha la tête. « Je vais bien, je vais bien. Juste un peu ému, veuillez m'excuser. »
« Elles sont de qui les fleurs ? »
Hunter leva les yeux et vit toute sa classe pressée d'avoir la réponse. Il s'éclaircit la gorge et essuya les larmes. « Mon âme sœur. Elles viennent de mon âme sœur. » Les garçons se regardèrent les uns les autres avec de grands yeux. Ils ne pensaient pas qu'Hunter avait déjà rencontré son âme sœur. « Oui voilà. Je sais qui est mon âme sœur. Depuis longtemps. Mais ce n'est pas parce que je le connais que tout est parfait. Souvenez-vous de cela les garçons, âme sœur ou pas, les relations demandent des efforts. »
La sonnerie de fin de cours retentit et les garçons se levèrent rapidement pour partir. Hunter rapprocha les fleurs pour les sentir vraiment. Il prit son téléphone qui était dans le tiroir et envoya un message à Sebastian.
A Sebastian Smythe :
Des fleurs hein ?
De Sebastian Smythe :
C'est trop ?
A Sebastian Smythe :
Pas du tout. Elles sont belles Sebastian. Merci.
De Sebastian Smythe :
Tu es beau. De rien. Tu m'appelles ce soir ?
A Sebastian Smythe :
Sans aucun doute
Hunter posa son téléphone, dans son cœur un sentiment de soulagement. Peut-être que la Saint Valentin n'était pas si mauvaise après tout.
« J'adore cet épisode, » dit Blaine à son père. Ils étaient assis dans le salon, chacun une bière à la main, en train de regarder un épisode de White Collar. « Les théories de conspiration de Mozzie sont les meilleures. »
« Je suis d'accord, » dit John. « Ne le dis pas à Cooper mais Mozzie est mon personnage préféré. »
Blaine éclata de rire et jeta sa tête en arrière. « Tu plaisantes ? C'est le personnage préféré de Cooper. »
« Bien. Alors je ne me sentirai pas mal de l'avouer quand Cooper et moi on regardera la série, » sourit John. « Même si je ne sais pas vraiment quand et si ça arrivera. Ta mère ne savait même pas que je regardais la série jusque récemment. Même si je ne l'ai pas vraiment partagé avec elle non plus. »
Blaine pouvait clairement entendre le regret dans sa voix. Il lui sourit tristement. « Ce qui importe c'est qu'elle le sache maintenant, » John acquiesça mais ne décolla pas ses yeux de la télé. « Quand penses-tu que le dîner sera prêt ? »
« Bientôt j'espère. Je meurs de faim, » John regarda au-delà de Blaine vers la cuisine. « Doit-on s'inquiéter de ces deux là ensemble ? » demanda-t-il moqueur.
« Nann, » rit Blaine. « Je suis sur qu'ils vont bien. Au pire Kurt a jeté maman hors de la cuisine pour cuisiner tranquille. Il aime ça. »
« C'est un bon garçon, Blaine, » John parlait avec le plus grand sérieux. « Ne fais pas les mêmes erreurs que moi. »
« Je ferai de mon mieux, » dit Blaine les yeux baissés. « Nous nous ressemblons beaucoup plus que nous ne le pensons, toi et moi. Je suis bien le fils de mon père. »
« Non ce n'est pas vrai, » Blaine croisa le regard de son père, se sentant davantage un enfant qu'un adulte. « Tu es un homme meilleur que moi fils, n'en doute jamais. J'espère que tu sais à quel point je suis incroyablement fier de toi, et de Cooper. Vous m'avez tous les deux prouver que j'avais tort de plus d'une façon. J'ai de la chance de vous avoir comme fils. »
Blaine sourit, son cœur rempli de joie. « Merci papa. »
« Je le laisserais encore cinq minutes, » dit Kurt en fermant le four. « Ça sent très bon. »
« Merci, » sourit Nathalie. « J'ai toujours aimé cuisiner. J'en aurais fait une carrière si j'avais pu. »
« Pourquoi vous ne l'avez pas fait ? » demanda Kurt.
« Ça ne m'était juste pas destiné, » répondit évasivement Nathalie. « Et toi alors ? Blaine dit que tu aimes le design de vêtements ? C'est quelque chose que tu voudrais faire pour vivre ? »
Kurt hocha la tête enthousiaste. « Mais pas seulement des habits, de la décoration intérieure aussi. J'aime l'idée de prendre une base vide et de lui donner une nouvelle vie. Blaine ne le sait pas encore, mais j'ai notre entière maison déjà décorée de haut en bas ici, » dit-il en tapotant sa tête.
« C'est une bonne chose, crois-moi. Blaine a toujours eu des choix douteux quand il s'agit de style, » s'en amusa Nathalie. « Une fois, il avait 6 ou 7 ans, il a mis cette chemise à rayures bleues et jaunes et un pantalon citron vert, je ne sais toujours pas d'où ils venaient, et pendant toute une semaine, » Kurt fit une tête horrifiée. « Je ne pouvais pas les lui faire enlever. J'ai littéralement dû le tenir pendant que Cooper les lui enlevait. »
« Pauvre bébé Blaine, » dit Kurt une main posée sur son cœur. « Il était si jeune, si perdu. »
Nathalie rit. « Si tu penses que c'est mauvais, une fois quand il avait 12 ans, il- »
« Qu'est-ce que tu lui racontes maman ? » la voix de Blaine les interrompit, alors que lui et John entraient dans la cuisine.
« Rien, » dirent en même temps Kurt et Nathalie.
« Je croyais que vous regardiez la télé ? » demanda Kurt.
« Oui mais nous avons faim, » bouda Blaine.
Kurt le regarda et embrassa ses lèvres légèrement. « Pourquoi n'irions-nous pas mettre la table ? Le dîner est presque prêt. »
« Ok d'accord, » dit Blaine sur un ton enfantin mais un sourire aux lèvres.
John attendit que les garçons sortent de la cuisine avec les assiettes et l'argenterie avant de s'approcher de sa femme. Il leva le bras et elle s'y blottie. « J'aime ça, » dit-il doucement. « Eux et nous. Je pourrais très bien m'y habituer. »
Nathalie sourit à son mari. « Moi aussi. Maintenant nous n'avons plus qu'à faire de même avec Cooper, » dit-elle avec un regard déterminé.
John acquiesça rapidement comme un enfant qu'on réprimande. « Je sais. Je lui parlerai bientôt. »
« Très bien, » Nathalie se pencha un peu et embrassa la joue de John. « Tu veux préparer les boissons pendant que je prépare le dîner ? »
John embrassa son front. « Bien sur. Tout ce que tu veux, mon cœur. Tout ce que tu veux. »
Blaine et Kurt étaient près l'un de l'autre, leurs fronts reposant l'un sur l'autre. Blaine avait moins de cinq minutes avant de partir et ils étaient désespérés du moindre moment. Kurt était en partie heureux de voir Blaine partir. Même si c'était génial de l'avoir près de lui c'était une incroyable distraction. Pour la première fois il avait de moins bonnes notes et il ne pouvait se permettre d'avoir autre chose que des notes parfaites pour sa dernière année. Mais ça ne rendait pas les au revoir plus faciles. Les câlins du matin et les conversations du soir allaient lui manquer. Ou juste la présence de son amour allait lui manquer. Blaine aussi était déchiré entre excitation et tristesse. Même s'il était ravi de continuer la tournée, il détestait devoir quitter Kurt. Être séparés pendant la première partie de la tournée était une chose. Ils ne s'étaient pas encore liés et ils étaient dans le même pays. Mais maintenant il serait si loin, trop loin, et leur lien si récent n'était absolument pas content de ce départ.
« Tu m'appelles dès que tu atterris. »
« Oui. »
« Et sois prudent. Ne laisse pas David et Jeff te convaincre de faire quelque chose de stupide qui finirait à l'hôpital. »
Blaine leva la tête et le regarda droit dans les yeux. « Promis, » dit-il. « Toi aussi sois prudent. Ne crois pas que parce que les fans et les paparazzis nous ont assez laissé tranquilles, que tu n'es pas en danger quand même. Il y a de grandes chances qu'il voient mon départ comme une opportunité de vulnérabilité de ta part et ils vont commencer à te harceler. »
« Je ferai attention. Je le promets. »
Blaine l'embrassa gentiment, avec tout son amour et sa dévotion. « Je t'aime, » chuchota-t-il.
« Je t'aime aussi, » respira Kurt.
« Blaine il faut qu'on y aille ! »
Blaine inspira profondément l'odeur de Kurt, l'incorporant dans son esprit. « Je te verrai au printemps. »
« Au printemps. »
« Blaine ! »
Un autre baiser chaleureux et rapide, Blaine prit sa valise et courut hors de la chambre sans regarder en arrière, il savait qu'un simple regard et il reprendrait Kurt dans ses bras pour ne jamais le lâcher. Kurt s'assit sur son lit, sa chambre semblait milles fois plus vide sans Blaine. Il prit son téléphone et envoya un message groupé à Santana, Quinn et Brittany.
A Trinité Diabolique :
Il est parti.
De Satan :
Rendez-vous chez moi. Hummel tu passes prendre une pizza. Avec extra fromage. On s'occupe du gâteau.
De Son Altesse Royale :
J'en prends deux. J'en ai besoin d'une à moi seul.
