De retour!

Merci pour les reviews :)

*Auriane07: Merci pour ton enthousiasme!

*mamstaz : un peu de Klaine et un peu de Huntbastian dans ce chapitre ;)

*Lousiana NoGo : Bienvenue! C'est le bon côté d'arriver à la fin, c'est que tu peux tout lire d'un coup (ou presque) Et merci pour tes mots gentils ça me fait VRAIMENT plaisir crois-moi. 3

*Guest : aahh Seblaine, comme tous les comptes troll et méchants, on ne leur donne pas trop d'importance c'est mieux ;)

*clempop17 : ne t'excuses pas de ne pas laisser de reviews à chaque chapitre, ce n'est en aucun cas une obligation. C'est juste super agréable pour moi très égoistement ahah. J'aime que tu aies un ptit mot gentil pour tout le monde c'est trop mignon. Et pour Finn je suis d'accord avec toi, vlà le forçage ahah

Merci à Claire et Higu pour les corrections encore et toujours!

Bonne lecture!

Chapitre 31 : Séparés


Blaine se pinçait le nez pendant que Cooper lui criait à l'oreille. Il était installé dans le van noir près de la piste d'atterrissage privée, il attendait Wes et Vanessa afin qu'ils puissent tous aller en Californie pour récupérer les garçons et laisser Vanessa. Il aurait dû prévoir cette mauvaise réaction. Mais il pensait qu'après s'être fait engueuler quelques minutes par Cooper, celui-ci accepterait ce que Blaine lui racontait. Enfin, c'est ce qu'il espérait. Mais ce n'était absolument pas le cas. A partir du moment où Blaine avait marmonné les mots, je me suis réconcilié avec papa, Cooper était parti dans une longue tirade. Un quart d'heure plus tard, Cooper était encore ridiculement en colère contre lui.

« Combien d'années de méchanceté vas-tu encore prendre Blaine ?! » Blaine leva les yeux au ciel pour ce qu'il lui semblait être la centième fois. « Combien vas-tu encore supporter ? Je peux comprendre que tu veuilles te reconnecter avec maman, mais pas avec lui ! Je n'arrive pas à te croire B ! Je suis si déçu ! Une discussion et c'est le père de l'année ? »

« Je n'ai jamais dit qu'il était le père de l'année, » dit Blaine fatigué.

Cooper gronda. « Tu es quasiment en train de lui graver une plaque. » Blaine pouffa exaspéré. « Ne souffle pas comme ça gamin. Tu sais que j'ai raison. C'est comme si tu avais complètement oublié ce qu'il t'avait fait. »

« Okay Cooper ça suffit ! » rétorqua Blaine. « Arrête de me parler comme si j'étais un enfant ! » Cooper se tut rapidement. Blaine ne lui avait jamais crié dessus. « Je n'ai rien oublié, mais j'ai avancé. C'est ce que font les adultes. Je n'ai jamais dit qu'il était le père de l'année où que je lui avais pardonné pour tout ce qu'il m'a fait mais au moins j'essaie et il est grand temps que tu essaies aussi ! »

« Comment peux-tu me dire ça ? »

« Comment peux-tu encore lui en vouloir pour ces trucs sans aucun sens ? !» cria Blaine en retour.

« Comment ça sans aucun sens ? »

« Parfaitement ! » cria Blaine. « Je connais la vérité derrière les conséquences Coop, et cela n'a rien à voir avec le fait qu'il ne te soutenait pas pour devenir un acteur ! »

Cooper resta silencieux un moment. « De quoi tu parles ? » demanda-t-il et Blaine entendit le léger tremblement dans sa voix.

« Je parle de tes mensonges, » dit Blaine fermement. « Tu m'as raconté les choses comme si la bataille que tu avais eue avec papa venait de quelque chose de réel. Alors que non. Il m'a raconté ce qu'il s'était passé. Il m'a dit que tu avais arrêté de lui parler parce qu'il ne voulait pas te donner de l'argent pour aller te balader en Irlande ! »

« Et tu l'as cru ? »

« Tu vas le nier ? » Cooper resta silencieux. « Oui c'est bien ce qu'il me semblait. »

« J'ai quand même raison, » dit Cooper irrité. « Il a refusé de me financer mon voyage alors que j'avais une énorme opportunité d'acteur. Et il n'a jamais accepté ma carrière. Tu le sais. »

« Il ne voulait pas te financer le voyage parce qu'il savait que tu passerais ton temps à séduire les femmes et pas à travailler. Et puis tu as oublié qu'une semaine après que tu étais censé partir, tu as eu ton audition pour Neal ? Ou le fait qu'une fois que tu as eu le rôle tu as commencé à fréquenter le café au coin de la rue ? Le même café où tu as rencontré Monica ? »

Cooper bégaya. « Je...je...là n'est pas la question. »

« C'est exactement le point, » dit Blaine victorieux. Il savait qu'il avait gagné le combat. « Coop, tu ne comprends pas. Nous ne sommes plus des enfants. Nous ne pouvons pas être en colère contre lui pour des choses qui se sont passées il y a si longtemps. »

« Mais je ne comprends pas, » soupira Cooper. « Je ne comprends pas comment tu as pu le laisser revenir si aisément. »

« Je n'ai jamais dit que c'était aisément. En fait c'était l'une des choses les plus dures que j'ai eu à faire, » dit Blaine doucement. « Mais c'est notre père et crois-le ou non, il nous aime. » Cooper ne dit rien et Blaine savait qu'il essayait encore de comprendre l'idée de s'entendre avec leur père. « Coop, le nom de maman est en train de s'effacer de son poignet. »

« Quoi ? » respira Cooper.

« Oui, » répondit tristement Blaine. Il vit du mouvement dans sa vision périphérique et su que Wes et Vanessa étaient arrivés. « C'est pour ça qu'il a essayé de me joindre à la base, il savait que s'il n'essayait pas il la perdrait pour toujours. »

« Mais...c'est maman et papa, » dit Cooper amusé. « Ils ont toujours été l'exemple que je voulais suivre avec Monica. Papa n'était pas le meilleur père la plupart du temps mais il a toujours été un mari incroyable. Comment est-ce possible ? »

Blaine haussa les épaules. « Je ne sais pas mais c'est ainsi. Il veut s'améliorer Coop, et devenir une personne meilleure. Il a finalement ravalé sa fierté pour essayer de recomposer sa famille de nouveau. La moindre des choses c'est de lui laisser une chance. »

« Oui...je suppose que tu as raison. »

Quelqu'un frappa à sa fenêtre et il vit que Wes l'attendait. « Il faut que j'y ailles. Wes et Vanessa sont là. Écoute-le quand il t'appellera. Crie-lui dessus, bats-toi contre lui, fais-lui savoir à quel point il t'a blessé, mais s'il te plaît Coop, ne le mets pas à l'écart. »

Cooper soupira. « D'accord. Va prendre ton avion. Envoie-moi un message une fois que tu auras atterri en Colombie. »

« Sans faute, » promis Blaine. « Je t'aime frangin. »

« Je t'aime aussi. »


Blaine et Wes étaient installés dans leurs sièges de leur jet privé alors que David n'arrêtait pas de grogner dans sa barbe. Ils l'ignoraient même s'il était ennuyeux. Ils étaient aussi frustrés que lui. Mais ils ne souffraient pas autant. Ils en étaient persuadés. Alors ils restèrent muets et le laissèrent bouder.

« Sérieusement ils sont où putain ?! » rétorqua David en l'air. « On aurait dû partir il y a longtemps ! »

Blaine et Wes haussèrent les épaules. Ils devraient déjà être en chemin vers l'Amérique du Sud mais Nick et Jeff étaient en retard. Ils avaient fait un petit voyage de dernière minute pour la saint Valentin à San Francisco et ils étaient supposés partir tôt le vendredi pour être là pour le vol du soir mais ils avaient été coincés dans les embouteillages. Blaine et Wes attendaient patiemment leurs potes. Mais David avait utilisé son quota de patience. Il était désespéré, il voulait quitter la Californie. Il détestait devoir abandonner ses filles mais être dans le même État qu'elles , sachant qu'ils ne pouvaient pas être ensemble alors qu'ils étaient si près, était la pire des tortures.

« Salut les mecs ! » brailla Jeff en entrant avec Nick.

« Putain finalement ! » David jeta ses bras en l'air. « On peut finalement partir putain ! » cria-t-il au pilote.

« Y en a un qui est grognon, » provoqua Jeff avec sa voix de bébé. David prit un magazine près de lui, l'enroula et le jeta à Jeff qui s'asseyait près de Nick. « Wow mais qu'est-ce qu'il y a ? »

« Bien sur que je suis grognon ! » cria David. « Je ne quitte pas juste ma femme pour quatre mois, je quitte ma fille ! J'ai à peine dormi ces dernières semaines, j'ai passé mon temps à m'occuper d'Elena toutes les nuits, pas seulement pour que Kat puisse se reposer, mais pour que je puisse passer le plus de temps possible avec elle, j'ai passé des heures à voir ma femme et son tire-lait, j'ai vécu et respiré des couches et de la crème pour les fesses depuis que je suis rentré ! » Sa voix craqua et Jeff savait qu'il était sérieux. « Je suis fatigué mec, je n'en peux plus et mes filles me manquent. Alors oui je suis grognon. Fais avec et laisse-moi tranquille. » David tourna son dos à Jeff vers sa fenêtre, sa respiration saccadée. Ne pleure pas, se dit-il, ne commence pas à pleurer ou tu n'arrêteras jamais.

Jeff jeta un regard à Nick, Wes et Blaine avec un visage brisé. Sans un mot, Jeff se leva et sortit de l'avion. Quelques minutes plus tard, il revint avec la couverture de David et la peluche de Minnie que Katherine lui avait acheté lors de leur premier rendez-vous à Disneyland. Il tapota David sur l'épaule et tendit le bras. « Tiens, » dit-il doucement. « Tony charge nos valises et on décolle. »

David prit sa couverture et Minnie. « Merci. Pardon de t'avoir crié dessus., » marmonna-t-il. Jeff fit un geste de la main et se rassit à sa place.

Blaine et Wes se regardèrent et soupirèrent. Le voyage allait être long.


« Ici Blaine et le Là Où Tout a Commencé Tour, entrée numéro... » Blaine s'arrêta et pointa l'appareil sur Wes. « C'est l'entrée numéro combien ? »

Wes pouffa, un sourire en coin. « Je n'en sais rien. J'ai perdu le compte dans les 300. »

Blaine rit et tourna de nouveau l'appareil. « Disons que c'est la numéro 1 à l'étranger, » dit-il et Wes marmonna son accord, « nous sommes en ce moment même en chemin vers l'Amérique du Sud. » Blaine se leva et s'approcha de Jeff et Nick. « Là vous avez Jeff tout câlins. Dites bonjour les garçons. »

« Bonjour les garçons, » sourit Jeff.

« Salut tout le monde, » dit un Nick endormi.

« Et ici, » Blaine s'approcha de David, « vous avez un David complètement exténué. »

« Qui c'est ma jolie poupée, » marmonna David dans son sommeil. « C'est toi ma jolie poupée. »

Blaine rit légèrement et tourna l'appareil sur lui. « La fille de David lui manque terriblement. Il marmonne son nom depuis une heure. » Blaine retourna l'appareil et s'avança vers sa place. « Alors Wes comment tu te sens ? »

« Fatigué. Anxieux. Prêt à prendre la route de la tournée, » répondit Wes avec un petit sourire.

« Tu veux dire quelque chose aux fans ? »

Wes haussa les épaules. « Juste les remercier je pense. Nous ne serions pas là s'ils n'étaient pas présents. »

Blaine arrêta d'enregistrer et posa l'appareil, un soupir s'échappa de ses lèvres. « J'aimerais tant que Kurt soit là. »

« J'aimerais tant que Vanessa soit là, » répondit Wes. « J'essaie d'être enthousiaste mais je n'y arrive pas là. »

Blaine acquiesça. « Pareil. Je ne sais pas comment toi et David avaient géré cela toutes ces années. Être liés et séparés ça craint. »

Wes s'enfonça encore plus dans son siège. « Ça craint vraiment. On devrait dormir un peu. On a une grosse journée demain. »

Blaine hocha la tête et bailla. « C'est clair. Bonne nuit Wes, » dit-il en allongeant son siège.

Wes fit de même, tout en remontant la couverture sur lui. « Bonne nuit B. »


La première semaine de cours de Kurt sans avoir Blaine de retour à la maison avait été un enfer. Même si personne ne lui avait rien dit avec son garde du corps toujours présent à l'école, les murmures et les regards fixes doublèrent. Ses amis le regardaient constamment pleins de pitié et depuis que Rachel et Finn s'étaient liés, ils étaient si mielleux et écœurants que Kurt voulait s'en arracher les yeux. Il ne dormait pas bien sans les bras chaleureux de Blaine et il était bien plus en retard sur ses devoirs qu'il ne le pensait. Le pire était qu'il n'avait pas versé une seule larme. Il s'était préparé à pleurer pendant des heures mais ses émotions étaient bien enfermées et depuis le départ de Blaine tout ce qu'il faisait était de s'énerver contre tout et n'importe quoi. Sa vie craignait vraiment maintenant.

Comme Blaine l'avait prédit, puisqu'il était parti tout le monde assumait que Kurt était beaucoup plus vulnérable et les journalistes locaux avaient décidé de se cacher dans son voisinage ou près de l'école. Ils étaient même allés jusqu'à traquer Burt jusqu'à son garage dans l'espoir d'avoir leur prochain gros titre et tout cela commençait à atteindre Kurt. Mais ce n'était pas avant vendredi que Kurt eu son premier échange avec l'un d'entre eux.

Il était assis sur les gradins pendant le déjeuner, tout en faisant défiler tumblr, souriant fièrement aux nouvelles photos des garçons. Blaine et lui n'avaient quasiment pas parlé depuis qu'ils étaient partis à cause de l'emploi du temps des Warblers mais ils s'envoyaient des messages constamment et Kurt s'accrochait à chaque photo qui apparaissait sur le net. Il entendit quelqu'un arriver et leva les yeux pour voir Dave.

« Je suis vraiment d'une putain d'humeur Dave, » le prévint Kurt. « Je ne sais pas si venir me parler est une bonne idée. »

Dave haussa les épaules, un sourire aux lèvres. « T'es toujours d'une sale humeur. J'y suis habitué. »

Kurt le fixa un instant avant de secouer la tête. « Je suppose que tu as raison, » sourit-il. Il déplaça ses livres pour que Dave puisse s'asseoir. « Quoi de neuf ? »

« Rien de spécial. Je voulais juste parler, » Kurt leva un sourcil interrogateur. « Je l'ai dit à mes parents. »

La mâchoire de Kurt en tomba. « Vraiment ? » demanda-t-il choqué et Dave acquiesça tout fier. « Et alors ? »

« Ma mère pense que je suis entaché par le diable ou quelque chose du genre, » dit Dave en roulant les yeux. « Mais mon père m'a soutenu. Ce qu'ils pensent n'a pas d'importance pour moi en fait, pas vraiment. Je leur ai juste raconté parce que j'en avais marre de me cacher. J'ai besoin d'être fier de qui je suis, pour moi et pour lui. »

« Et bien je suis aussi très fier de toi, » dit Kurt sincèrement. « C'était très courageux de leur dire. »

« Merci, » dit Dave timide. « Je, euh, je l'ai dit à Finn, Sam, Mike et Puck aussi, pendant que les autres étaient sur le terrain. Ils m'ont fait un câlin collectif, » rit-il. « On va tous traîner ensemble ce week-end pour parler. Il y a des histoires entre nous qui ont besoin d'être éclaircies tu sais ? Et ils veulent bien m'accorder une chance alors, ouais. » Kurt ne pouvait pas contenir son sourire. Il n'aurait jamais pensé que Dave soit aussi courageux. « J'écris beaucoup plus aussi. J'ai genre huit boîtes de chaussures remplies de lettres pour lui. »

« C'est vraiment merveilleux Dave, » sourit Kurt. « Je suis sur qu'il va adorer que tu aies fait autant d'efforts pour t'améliorer. »

Dave hocha légèrement la tête. « Ça m'amène à ce pourquoi je venais te voir. J'espérais que tu puisses me rendre un service. »

« Bien sur. »

« J'ai entendu Finn dire à Puck que vous alliez à Londres au printemps et du coup je me suis dit … est-ce que tu ...si ce n'est pas trop demander … si tu le rencontres, tu me le dirais ? »

« Tu veux que je te dise si je rencontre ton âme sœur ? » demanda Kurt surpris. « Tu ne veux pas le rencontrer naturellement? »

« Pas vraiment, » répondit Dave sincèrement. « Enfin je veux dire, si j'ai la chance de le rencontrer parce que quelqu'un d'autre l'a rencontré d'abord alors je ne vois pas pourquoi je ne le ferais pas. Et tu es le seul à savoir son nom, tu es le seul à qui je fais confiance avec cela. Je ne veux pas utiliser le système de recherche parce que ça me paraît si impersonnel. Et puis j'ai pensé que tu allais beaucoup voyager avec Blaine et donc rencontrer beaucoup de gens, alors je me suis dit, hey pourquoi pas ? Pourquoi ne pas en profiter ? »

Kurt soupira doucement. « Je ne peux pas te promettre de le trouver, mais si je le rencontre je te le dirai. »

David sourit timidement, son regard tendre un peu abattu. « Merci mec. »

« De rien, » sourit Kurt. Du coin de l'œil il vit du mouvement. Il se tourna vers le terrain de foot et son visage en tomba. Il y avait un homme habillé en footballeur de McKinley en train de prendre des photos d'eux. « Hé connard ! » cria Kurt. « Trouve un meilleur déguisement ! »

David se tourna vers le terrain. « Euh...c'est un paparazzi ? »

« Oui, » grogna Kurt. « J'imagine déjà le gros titre, L'âme sœur de 'Blaine Anderson trouvé en pleine action avec un individu non identifié'. Ou quelque chose comme 'Kurt Hummel échange son âme sœur super star contre une liaison secrète sur les gradins de l'école' ! »

« Est-ce que notre photo va finir dans les journaux ? » demanda Dave paniqué alors que Kurt rassemblait ses affaires.

« Probablement, » marmonna Kurt en se levant. « Rentrons avant que je donne à ce mec un vrai gros titre. »

« Comme quoi ? » demanda Dave avec un sourire moqueur. « Kurt Hummel défonce un photographe avec un livre d'Histoire sur sa tête ? »

Kurt rit pour la première fois cette semaine. « J'aime bien. »

« Où est ton garde du corps d'ailleurs ? » demanda Dave en le cherchant.

« Probablement chez l'infirmière, » lui dit Kurt. « Je pense qu'elle est peut-être son âme sœur. Il y va souvent depuis mercredi. »

Kurt et Dave descendirent les gradins alors que le photographe n'essayait plus de cacher sa vraie nature. Kurt lui fit un doigt d'honneur et continua de marcher. S'ils voulaient un gros titre il espérait au moins que ce soit clair qu'il n'allait pas supporter leurs conneries.


Et comme Kurt s'y attendait, la première page du journal local le matin suivant était une photo de lui et Dave en train de parler avec comme gros titre, Le mystérieux soupirant de Kurt Hummel. L'histoire faisait un tel vacarme que Kurt dû faire une déclaration sur twitter en expliquant que Dave était un grand ami à lui et rien de plus. Kurt savait que tout passerait au prochain gros titre mais la réputation de Dave à l'école prit un tournant inattendu. Alors que leurs amis habituels questionnaient leur amitié en insinuant qu'il était gay et qu'il y avait quelque chose avec Kurt, le reste de McKinley désespérait de devenir son meilleur ami. Dave détestait cette nouvelle attention. Tout ce qu'il avait voulu c'est de passer sa dernière année indemne et maintenant il se sentait comme un animal dans un zoo que les gens observaient. Être amis avec Kurt s'avérait plus compliqué qu'il ne le pensait.


La routine s'installa pendant quelques semaines. Kurt se levait plus tôt pour pouvoir parler un peu à Blaine, puis il allait en cours, puis les entraînements ou le Glee Club, puis les devoirs à la maison, le dîner et au lit. Peu lui importait cette routine. C'était simple et ça l'empêchait de penser autant à Blaine. Par contre ce qui l'ennuyait est qu'il n'avait toujours pas pleurer depuis le départ de Blaine. Son amoureux lui manquait profondément et il voulait tant être dans ses bras. Mais les émotions de Kurt étaient enfermées et même s'il essayait, il n'arrivait pas à pleurer. Ça le rendait dingue. Il pouvait gérer les émotions. Il s'était préparé à pleurer si fort que son corps en souffrirait. Mais depuis qu'il ne pleurait pas, tout ce qu'il ressentait était de la colère et de la frustration, et il commençait à en être troublé. Il ne savait pas combien de temps il supporterait encore avant d'atteindre le point de non retour.

L'emploi du temps des Warblers ne désemplissait pas depuis leur arrivée en Amérique du Sud. S'ils ne répétaient pas leur nouvelle liste de chansons, ils étaient en interviews ou en rencontres avec les fans, ou alors ils dormaient dans n'importe quel coin qu'ils trouvaient. Blaine était exténué. Même si leur tournée à l'étranger était très amusante, elle était aussi beaucoup plus remplie que leur tournée américaine et Blaine se sentait épuisé. Et Kurt lui manquait terriblement, ça ne l'aidait pas. Chaque soir il allait se coucher les larmes aux yeux et chaque matin il serrait son téléphone si fort dans sa main jusqu'à ce que Kurt appelle. Il détestait tellement que leurs emplois du temps ne concordaient pas dernièrement, surtout avec tous ces médias qui tournaient autour de Kurt comme des vautours. Blaine était encore énervé de l'article sur Kurt et Dave. Il y avait une différence entre inventer des histoire sur Kurt pour vendre, et utiliser ses amis qui n'avaient rien à voir là dedans, c'était inacceptable.

Blaine retint sa colère et laissa Kurt gérer les paparazzis. D'une, il ne pouvait rien faire à distance, et de deux, après une longue conversation, Kurt et lui avaient décidé que Kurt avait besoin de prendre les rênes lorsqu'il s'agissait de lui et des médias.

« Ils ne vont jamais me prendre au sérieux si tu viens toujours me défendre » lui avait dit Kurt. « J'adore que tu veuilles me protéger mais- »

« Mais tu peux te protéger toi-même, » répondit Blaine avec un petit sourire et un soupir. « Je sais que tu peux le faire mon amour. Fais juste attention. »

Ce que Blaine préférait chez Kurt c'était sa personnalité fière et il savait que s'il continuait à le défendre, cette ardeur qui brûlait en Kurt se dissiperait. Il a besoin que je sois son prince, pas son sauveur, se disait constamment Blaine. Alors il resta en dehors des réseaux sociaux et ignora tout ce qui était écrit sur son amour du mieux qu'il pouvait. Si quelque chose de vraiment horrible arrivait alors Kurt le lui dirait. Le reste importait peu.


Deux lundis avant les vacances de printemps, les professeurs avaient une journée de conférence alors Kurt et Finn étaient restés à la maison. Finn était parti tôt le matin avec Rachel et ne prévoyait que de revenir pour le dîner. Les parents travaillaient et son garde du corps habituel avait pris sa journée pour la passer avec son âme sœur, l'infirmière du lycée. Kurt avait passé trente minutes entières seul à la maison avant de décider de sortir. La maison était trop silencieuse et il se sentait emprisonné. Il pourrait appeler un des deux autres gardes du corps qui habitaient la rue d'â côté. Il savait qu'il aurait dû les appeler, surtout avec tous les médias qui tournaient autour de lui comme des aigles dernièrement. Mais il choisit de ne pas le faire. Il ne voulait pas être une gêne et il n'avait pas besoin de baby-sitter.

Il décida d'aller au centre commercial de Westerville pour deux raisons. La première, il savait que celui de Lima serait plein de gamins du lycée et il ne voulait pas ni n'avait besoin de leur attention. La deuxième, il s'était dit qu'après avoir fait un peu de shopping il pourrait appeler Natalie et peut-être déjeuner avec elle. Son déguisement était prêt, un chapeau, une écharpe et des lunettes de soleil, alors il partit passer la journée à Westerville.


Le shopping de Kurt avait été une réussite tranquille. Il avait acheté des habits pour son voyage à Londres et pour le concert de Panic ! At the Disco, il avait trouvé le cadeau d'anniversaire de Quinn et il s'était assuré de ne pas attirer l'attention en allant de boutique en boutique. Pour la première fois depuis des semaines, il se sentait détendu, au moins assez pour tenir jusqu'aux vacances de printemps. Cependant, en se dirigeant vers la dernière boutique, les choses s'envenimèrent. La fille à la caisse l'avait reconnu dès qu'il était entré et elle n'avait pu s'empêcher de prévenir tous ses collègues que l'âme sœur de Blaine Anderson était dans leur boutique. Quand il en sortit, il se retrouva face à pas moins d'une douzaine de fans et une poignée de photographes.

« Kurt est-il vrai que vous trompez Blaine avec l'un de vos professeurs ? » demanda un reporter.

« Est-ce que Blaine est gentil comme il y paraît ou est-il une vraie diva comme beaucoup le disent ? » en demanda un autre.

« Kurt prend une photo avec moi ! » cria un fan.

« Est-ce que je peux avoir un autographe ? » en demanda un autre.

« Tu n'es qu'un imposteur ! » cria quelqu'un dans le fond. « Sebastian est le véritable grand amour de Blaine. »

« Kurt par ici ! »

« Kurt est ce que je peux avoir un câlin ? Je t'aime tellement ! »

« Kurt ! »

« Kurt ! »

Pas à pas Kurt recula alors que la foule le bombardait. Il leva son bras en défense alors que les flash n'arrêtaient pas quand soudain il sentit quelqu'un l'attraper.

« Lâchez-moi ! » il criait en se dégageant maniaquement jusque la personne le lâche et tombe dans la rue.

Des années d'exercices de Sue payaient enfin, ses jambes courraient plus vite que jamais alors que la foule le suivait de plus en plus loin derrière. Il tourna dans une petite rue et entra dans une librairie tombant nez à nez avec un vieux monsieur qui allait sortir les poubelles.

« J'ai besoin de me cacher ! » lui cria Kurt. « S'il vous plaît, je vous paierai ce que vous voulez ! Juste, cachez-moi ! » Le vieux monsieur regarda Kurt curieux avant d'acquiescer et se tourner. Kurt le suivit jusqu'à la caisse où le monsieur lui fit signe. « Merci, merci, merci ! »

Kurt s'assit par terre, son dos contre le mur et les genoux relevés vers lui. Il prit de longues et profondes inspirations pour se calmer. Pourquoi était-il venu seul à Westerville ? Ça ne serait jamais arrivé s'il avait appelé l'un des gardes. Avec une main tremblante, il prit son téléphone pour appeler Natalie.

« Bonjour, vous êtes sur la messagerie de Natalie, je ne peux pas vous répondre pour le moment mais si vous- »

Kurt lâcha un gros mot en raccrochant, et appela les Anderson chez eux.

« Bonjour, vous êtes bien chez les Anderson. »

« Putain, » marmonna Kurt en raccrochant.

« Hé gamin, » Kurt leva les yeux en panique, et vit le monsieur revenir après avoir sorti les poubelles. « Tout va bien ? »

« Non, oui, » bégaya Kurt. « Je m'excuse de tout cela. J'avais besoin de me cacher et c'est le premier endroit que j'ai vu. Je vous jure de partir le plus vite possible. »

L'homme le regarda un instant, regarda dehors, puis vint près du comptoir de nouveau et s'assit sur sa chaise. « La foule qui courrait dans la rue c'était pour vous ? » Kurt hocha la tête sans dire un mot. « Et bien ils ont demandé si je vous avais vu et j'ai dit non, alors vous êtes en sécurité ici. »

Kurt sourit doucement. « Merci beaucoup. Que puis-je faire pour vous remercier ? »

Le vieil homme réfléchit à la question avant d'y répondre. « Pourquoi ne pas faire une de ces photos selfie avec moi et puis vous la mettrez dans le site du petit oiseau bleu, » Kurt leva ses sourcils surpris. « Ma petite fille est fan de votre Warbler. »

Kurt hocha la tête. « Bien sur, absolument. Tout ce que vous voulez Monsieur... »

« Tu peux m'appeler Al. »

« Al, » sourit Kurt, tout en se levant pour serrer sa main. « Encore merci. »

« Pas de problème » dit Al. « Tu as quelqu'un qui peut venir te chercher ? »

« Je...oui, » acquiesça Kurt. « Il faut juste que je l'appelle. »

Al se leva de son siège. « Je te laisse un peu d'intimité. Je vais allez changer la pancarte 'fermé' et fermer la porte jusqu'à ce que tu partes. »

« Merci, » répondit Kurt en un souffle. Al lui sourit en s'éloignant. Kurt fit défiler sa liste de contacts jusqu'à ce qu'il trouve celui qu'il cherchait. « Répondez s'il vous plaît, » murmura-t-il.

« Allo ? »

« Madame Montgomery ? » la voix de Kurt était tremblante. « C'est Kurt. J'ai besoin de votre aide. »


Madame Montgomery précipita Kurt à l'intérieur de Dalton, surveillant que personne ne les aie suivi. « Mon pauvre garçon, » dit-elle, le prenant par le bras. Ils n'avaient pas échangé un mot pendant le trajet, Madame Montgomery était bien trop préoccupée à le faire sortir de là sain et sauf. « Tu as dû avoir si peur. »

« Oui vraiment, » Kurt la regarda, sa voix pleine de regrets. « Je ne sais pas à quoi je pensais en y allant seul. »

Madame Montgomery lui pressa le bras en signe de réconfort. « Ce qui importe c'est que tu ailles bien, » elle le mena vers une salle de classe et frappa à la porte. « Je vais te laisser ici avec Monsieur Clarington jusqu'à ce que ton père arrive. Je lui ai déjà raconté ce qui t'étais arrivé avant de partir. Je t'aurais bien laissé dans mon bureau mais j'ai des rendez-vous de conseils toute l'après midi. »

« D'accord Madame Montgomery, » lui répondit Kurt alors qu'Hunter ouvrait la porte. « Je suis désolé de vous avoir dérangé au travail. Tous les autres étaient bien trop loin. »

« Ce n'est pas grave mon chéri, » Madame Montgomery lui sourit doucement. Elle se tourna vers Hunter. « Voulez-vous bien l'accompagner dehors quand son père arrivera ? »

« Bien sur, » acquiesça Hunter.

« D'accord, » dit Madame Montgormery. Elle serra rapidement Kurt dans ses bras avant de partir à la hâte.

« Allez, ne reste pas dans le couloir quelqu'un pourrait te voir, » Hunter indiqua sa classe.

Kurt se dépêcha de rentrer. « Je suis désolé si ma présence cause des problèmes Monsieur Clarington. »

« Ça va aller, » lui dit Hunter en fermant la porte à clé. « Je n'ai pas de cours cette après-midi alors tu ne me déranges pas, » Kurt prit une profonde inspiration et hocha la tête, s'asseyant au premier rang. « Et appelle-moi Hunter s'il te plaît. Je ne suis pas ton prof et tu es l'âme sœur de mon frère. Je croit qu'on peut passer les formalités. »

Kurt lui offrit un sourire reconnaissant et Hunter s'assit à son bureau. Kurt posa ses sacs par terre et se permit de se détendre un peu. Il ne se sentait pas à sa place dans cette école privée, mais était étonnement confortable à l'idée de passer le reste de l'après-midi avec Hunter. Il prit son téléphone et alla sur twitter. Les médias allaient assurément tourner l'histoire à leur manière et il voulait s'assurer que ses mots seraient les premiers entendus.

KurtHummel : A la foule qui m'a pourchassé dans les rues aujourd'hui alors que je faisais du shopping, vous avez perdu.

KurtHummel : Dédicace à l'adorable Al pour m'avoir sauvé aujourd'hui. Merci. Vous êtes mon héro. [photo]

Alors que Kurt tweetait et répondait aux questions de certains fans sur ce qu'il s'était passé, Hunter envoya un message à Sebastian.

A Sebastian Smythe :

Kurt est dans ma classe. Apparemment il est allé faire du shopping tout seul et a été attaqué.

Quelques minutes plus tard, le téléphone d'Hunter sonna. « Allo » répondit-il tranquillement.

« Comment ça Kurt a été attaqué ?! » cria Sebastian dans son oreille.

« Bonjour à toi aussi Sebastian. Comment vas-tu en cette belle après-midi ? » répondit Hunter un sourire en coin, il jeta un regard à Kurt qui avait levé les yeux.

Sebastian grogna. « Oui, bonjour Hunter. Je vais bien. Comment vas-tu ? Comment ça Kurt a été attaqué ? » dit-il rapidement.

« C'est vrai, » lui dit Hunter. « Il est assis en face de moi si tu veux lui demander. » Kurt fit une grimace que Hunter trouva trop amusant.

« Passe-le moi. »

Hunter passa le téléphone à Kurt. « Sebastian voudrait te parler. »

Kurt eut un mouvement de recul. « Et merde, » marmonna-t-il en se levant. Prudemment il prit le téléphone de Hunter et le porta près de son oreille. « Allo »

« Que s'est-il passé ? Tu vas bien ? »

Kurt soupira. Quelque chose lui disait qu'il allait devoir répondre à cette question de nombreuses fois les prochains jours. « Oui, je vais bien. Je suis venu à Westerville seul faire du shopping et la grognasse de la dernière boutique a dû me reconnaître parce que quand j'en suis sorti j'ai été bombardé par pleins de fans et de photographes. »

« Es-tu dingue ?! » cria Sebastian dans son oreille. « Tu pensais à quoi quand tu as décidé de ne pas prendre de garde ? Tu as oublié qui était ton âme sœur ? »

« Non je ne l'ai pas oublié, » rétorqua Kurt. « Je voulais juste sortir de la maison et tout le monde était occupé. Je ne voulais pas gêner qui que ce soit. »

« Pourquoi tu n'étais pas en cours d'abord? »

« Nos profs ont une journée de conférence » répondit Kurt fatigué. « Écoute, je suis désolé ok ? Je n'ai pas réfléchi. Mais est-ce que tu peux éviter de me crier dessus ? J'ai eu ma dose quand j'ai appelé mon père, je suis sur que j'en aurais une autre dose dans la voiture, et je n'ose même pas imaginer la réaction de Blaine quand il l'apprendra. »

Sebastian resta silencieux un instant. « Très bien, » pouffa-t-il. « Je ne crierai plus mais j'espère que tu a appris la leçon. »

« Je ne peux aller nulle part ou faire quoi que ce soit parce que mon âme sœur est une rock star, » dit Kurt sèchement. « Ça va j'ai compris. »

Sebastian rit. « D'accord Hummel. J'en ai fini avec toi. Repasse le téléphone à Hunter s'il te plaît. Et je suis content que tu ailles bien. »

« Merci, » marmonna Kurt avant de repasser le téléphone.

Hunter le prit et regarda d'un air amusé Kurt retourner bouder à sa place. « Salut. »

« Il va bien ? »

« Oui, » répondit Hunter, son regard sur Kurt qui reposait sa tête sur ses bras. « Je pense qu'il est juste bouleversé par la réalité de la situation. »

« C'est le moins qu'on puisse dire, » marmonna Kurt dans son bras.

« Blaine va péter un câble, » dit Sebastian. Hunter pouvait entendre du bruit et des gens parler près de lui. « Il faut que j'y aille. Je suis au maquillage et j'ai une scène à faire dans une minute. « Tu m'appelles ce soir ? »

« Évidemment, » dit Hunter en souriant. « Passe une bonne journée. »

« Toi aussi. Tu me manques. »

Le sourire de Hunter s'agrandit. « Tu me manques aussi. Au revoir. »

Il raccrocha et regarda Kurt. C'était la première fois qu'ils étaient dans la même pièce depuis les Régionales mais il n'était pas inconfortable. Il était plutôt curieux. Il ne voyait pas un étudiant ou un ennemi des Warblers en face de lui. Il voyait l'âme sœur de son ami, l'ami de son âme sœur, et au final la personne avec qui il s'identifiait le plus. « Avoir une âme sœur super connue n'est pas vraiment comme on le décrit hein ? »

Kurt le fixa sérieusement et rit sans volonté. « Non pas vraiment. Attends de voir que toi et Sebastian soient publics. »

Hunter se sourit à lui-même. Ce serait sans aucun doute le meilleur jour de sa vie. « Et bien, quand cela arrivera, je saurais te demander conseil. »

Kurt lui sourit. « Espérons que d'ici là je sache ce que je fais. »

Hunter rit à sa remarque. « Si ce n'est pas le cas, on apprendra ensemble, » dit-il doucement.

Kurt hocha la tête et soupira. « Oui, on sera les maris de Beverly Hills. »

Hunter n'essaya même pas de cacher son sourire. Aussi idiot que cette idée semblait, et malgré la dispute qu'ils avaient eu à propos de Hunter quittant Dalton pour lui, être le mari de Beverly Hills de Sebastian sonnait plutôt bien.


Une heure plus tard, Kurt entrait dans le camion de son père. « Si tu vas me faire la leçon fais le tout de suite, » marmonna-t-il en attachant sa ceinture.

« Je ne vais pas te faire la leçon, » dit Burt d'une voix douce. Kurt le regarda tristement. « Quelque chose me dit que tu t'es assez fait la leçon toi-même. »

Kurt pouffa et regarda au loin. « Je suis si stupide. Je ne sais pas à quoi je pensais en me déplaçant seul. Blaine va être tellement furieux. »

Burt lui donna un sourire léger, tendit la main pour lui ébouriffer les cheveux et mit le moteur en marche. « On enverra Finn et Jeremy récupérer ta voiture plus tard. »

Kurt acquiesça sans parler, il se glissa dans son siège et regarda par la fenêtre, faisant un signe de la main à Hunter qui était sur les marches de l'entrée. Tout ce stress, toute cette colère, toute cette nostalgie qu'il avait accumulé, explosaient finalement, et après des semaines de tentatives, les larmes commencèrent à couler. La route allait être longue.


Les Warblers étaient en interview cette après midi avant leur concert quand le journaliste commença à poser des questions sur leurs âmes sœurs. Ils parlèrent du fait que Wes, David et Blaine ressentaient encore plus le manque de leurs êtres aimés à chaque fois que Nick et Jeff étaient affectueux et ils parlèrent de David qui espérait tant pouvoir voir sa fille faire de nouvelles choses. L'interview était agréable et aucune des questions était gênante. Mais il y eu un arrêt brutal quand on demanda à Blaine son avis sur la dernière course de Kurt avec les paparazzis.

« Et Blaine, comment ton emploi du temps fonctionne avec Kurt ? J'imagine que puisqu'il va en cours c'est compliqué de rester en contact. »

« Oui c'est dur, » dit Blaine et le public trouva ça adorable. « Il n'y a pas que les cours, il travaille aussi au garage de son père parfois et il y a les répétitions du Glee club et les entraînements des cheerleaders pour les Nationales. Alors que ces deux là, » dit-il en pointant David et Wes, « ont un emploi du temps où ils peuvent parler aux filles quand ils veulent, Kurt et moi ne parlons que quand l'opportunité se présente. »

« Mais ils s'envoient des messages TOUT le temps, » coupa Jeff. « Sérieusement. »

« Nous avons pleins d'images d'Eric qui lui crie dessus pour qu'il revienne en répétition ou pour qu'il finisse de se préparer alors qu'il est bien trop occupé à envoyer des messages, » provoqua Nick.

« Hé mec, j'ai besoin de mes moments Kurt d'une manière ou d'une autre, » se défendit Blaine en souriant.

« Et la dernière fois que tu as parlé à Kurt c'était quand ? Ce matin ? »

Les garçons se regardèrent curieux, ils ne comprenaient pas quel tournant prenait cette interview, se concentrant seulement sur Blaine. « Oui c'est ça, ce matin, » répondit Blaine néanmoins.

Un sourire presque diabolique se dessina sur le visage du journaliste. « Alors vous n'êtes pas au courant pour l'incident ? »

Blaine regarda Eric qui était en train de bouillonner. « Incident? » demanda-t-il, il fronça les sourcils et son estomac se tordit inconfortablement.

« Envoyez l'extrait, » ordonna le présentateur. Les garçons et le public tournèrent leur attention vers la télé. « Ceci a été filmé ce matin par un fan qui voulait simplement une photo. Mais si vous regardez bien, non seulement il n'a pas accepté mais il leur a crié dessus pour qu'ils partent. » La respiration de Blaine se fit plus pénible. Il pouvait voir la peur et le choc dans le regard de Kurt, et comme l'avait dit le présentateur, Kurt cria à quelqu'un de le laisser. A la fin de la vidéo le présentateur se tourna vers Blaine. « Plus tard il tweeta ceci, » il montra l'écran du doigt. « Est-ce que Kurt a un passé colérique ? Pourquoi était-il aussi inflexible en ne voulant donner aucune attention à vos fans ? Est-ce qu'il leur en veut ? Et ce tweet avec le hashtag #vousavezperdu, tout n'est qu'un jeu pour lui ? »

Blaine s'éclaircit la gorge, il resta calme malgré la colère et la peur qui brûlaient en lui. « Vous savez ce genre de vidéo est assez drôle en quelque sorte. Elles ne montrent jamais toute l'histoire et donnent toujours un côté négatif. Mon Kurt est l'une des personnes les plus positives que j'ai connues de toute ma vie. Il est gentil et généreux, et il vous donnerait sa chemise si vous en aviez besoin. Il a aussi un fort caractère et n'est pas le genre à laisser passer des conneries, » la foule murmura en entendant Blaine jurer. « Il n'est pas coléreux et il n'en veut certainement pas à mes fans. Il adore mes fans. Regardez ses tweets et vous verrez qu'il se connecte très bien avec eux. En ce qui concerne le fait qu'il pense que tout cela n'est qu'un jeu, tout ce que je peux dire c'est que en quelque sorte ça en est un. Les médias et les paparazzis adorent jouer avec les vies des célébrités, c'est leur boulot. Un petit conseil aux paparazzis et à tous ceux qui pensent se faire des tunes sur le dos de mon âme sœur, ne jouez pas avec lui parce que vous perdrez. »

L'animateur leva les bras en l'air en signe de reddition. « Et bien et bien sujet délicat on dirait, » Blaine serra les dents même s'il arborait un sourire. « Nous n'avons plus le temps aujourd'hui. Merci d'avoir été avec nous messieurs et j'ai hâte de voir votre concert demain. »


Blaine attendit d'être à l'abri dans sa chambre d'hôtel pour exploser. « Pourquoi tu ne m'as pas dit ce qu'il s'était passé putain ?! » accusa-t-il Eric.

« Je venais juste de l'apprendre Blaine. J'allais te le dire dès que possible, » dit-il alors que Blaine ouvrait violemment sa valise pour y prendre son portable.

« Que s'est-il passé ? » demanda Blaine.

« Il est allé faire du shopping seul et quelqu'un l'a reconnu, » expliqua Eric. « Il a été bombardé dès qu'il est sorti de la boutique. »

« Où est mon pc portable, » grogna Blaine en jetant ses habits.

« B calme-toi, » essaya de l'apaiser Wes.

« Non toi calme-toi, » cria en retour Blaine, trouvant son pc au fond de la valise. « Mais où était Jérémy putain ? » dit-il à Eric qui haussa les épaules. « Oublie. »

Blaine ne prit pas le temps de refermer sa valise avant de de courir dans une des chambres pour plus d'intimité. Les garçons échangèrent des regards prudemment. « Est-ce qu'on va assister à la première dispute de Klaine ? » demanda Jeff mi sérieux mi amusé. David passa à côté de lui et lui tapa la tête. « Aie ! Je plaisantais ça va ! »


Blaine n'eut qu'à attendre quelques secondes avant que Kurt réponde à son appel skype. « Salut bé- »

« Il s'est passé quoi aujourd'hui ?! » coupa Blaine énervé.

Kurt se recroquevilla au ton et au volume de la voix de Blaine. « Je te le raconterais volontiers mais est-ce que tu peux éviter de crier là s'il te plaît ? J'ai une migraine horrible. »

Blaine respira rapidement et modéra son ton. « Qu'est-ce qu'il s'est passé aujourd'hui Kurt ? Je veux tout savoir. »

« J'ai commis l'erreur d'aller faire du shopping à Westerville tout seul et des fans m'ont trouvé. J'ai essayé de rester calme mais quelqu'un m'a attrapé le bras et j'ai paniqué. Et tout ce que je sais c'est que je me suis retrouvé transporté dans la rue. Puis je me suis caché dans une librairie jusqu'à ce que Madame Montgomery vienne me chercher et j'ai passé l'après-midi à Dalton avec Hunter, où il a tout raconté à Sebastian qui m'a engueulé, » Kurt dit tout cela en un souffle. « Je m'excuse de t'avoir inquiété, mais je vais bien je te le promet. »

« Où était Jérémy ? »

« Je lui avais donné sa journée. »

« Et tu ne pouvais pas appeler Dana ou Joe, ils sont juste au bout de la rue. »

Kurt leva les yeux au ciel. « Je ne voulais pas les déranger. »

« C'est leur job de te protéger ! » cria Blaine, sa patience évanouie. « Tu ne les déranges pas ! Ils sont très bien payés pour te garder sain et sauf, pas pour rester à ne rien faire ! »

« Je ne voulais pas de nounou ! » cria Kurt en retour, sa voix tremblante.

« Ce ne sont pas des nounous Kurt ! Ce sont tes gardes du corps et il y a une raison à cela ! Comment as-tu pu être si stupide ?! » aussitôt les mots sortis de sa bouche Blaine les regrettait déjà.

La mâchoire de Kurt en tomba, ses yeux écarquillés du choc. « Je ne sais pas Blaine. Comment ai-je pu être aussi stupide ? Aussi stupide que toi quand tu as décidé de me dédicacer une chanson devant des millions de gens qui crevaient d'envie de savoir qui j'étais ! Ce que j'ai fait était impulsif, comme ce que tu avais fait. Mais toi quand tu es impulsif on appelle cela du romantisme. Mais moi si je suis impulsif je suis stupide, hein ? Pourquoi ? Parce que tout ce que je voulais c'était avoir un peu de normalité ! »

La colère de Blaine s'était rapidement évaporée à la vision du visage brisé de son amour. « Kurt. »

« J'ai passé toute la journée à m'en vouloir, » continua Kurt, les larmes roulant sur ses joues. « Je n'ai fait que pleurer et penser à quel point ça aurait pu être pire, et tout ce que je voulais c'était finir ma journée en te disant à quel point tu me manques et comment j'aimerais être près de toi. Mais non, au lieu de cela je pleure encore parce que tu as senti le besoin de me crier dessus pour une faute pour laquelle je me sens déjà horriblement mal ! »

« Kurt, » répéta Blaine, sa voix était douce et pleine de regrets. « Je suis désolé. Je n'aurais jamais dû dire que tu étais stupide. Tu es loin de l'être. J'étais juste aveuglé par ce qu'il s'était passé durant l'interview et j'avais peur et je m'en suis pris à toi. Je n'aurais pas dû. »

Kurt fit un signe de la main, trop fatigué pour se mettre en colère. « J'ai été stupide, » dit-il maussade. « Je ne sais pas à quoi je pensais. C'est juste que dernièrement je me sens comme en prison et j'ai vu une opportunité de sortir alors je l'ai prise. Crois-moi, j'ai retenu la leçon, » Blaine bouda un peu à l'amertume des mots de Kurt. « Je m'excuse d'avoir dit que ta dédicace était stupide. Ce n'est pas vrai. C'était romantique et une des meilleures soirées de ma vie. »

« Oui mais j'étais vraiment stupide sur ce coup là, » dit Blaine un sourire en coin. « Mais je le referais sans hésiter ne serait-ce que pour voir ton visage s'illuminer. Je n'aurais jamais dû t'engueuler, pardon. »

« Je m'y attendais un peu, » dit Kurt en haussant les épaules.

« Même. Je suis désolé, » dit Blaine, son cœur brisé. Il aimerait tant pouvoir prendre Kurt dans ses bras.

« Moi aussi je suis désolé, » dit Kurt en reniflant. « Je déteste cela. Je déteste être loin de toi. »

Blaine soupira longuement. « Je sais. Moi aussi. Tiens le se voit dans deux semaines, et après cela le temps passera vite. D'un coup ça sera ta remise de diplôme et juste après on sera au soleil à la maison de la plage. »

« J'aime entendre ces mots, » sourit doucement Kurt. « Je t'aime tellement Blaine. Je promets de ne jamais plus me déplacer seul. »

« Je veux juste te savoir sain et sauf, Kurt. »

« Je sais. »

Blaine soupira de nouveau. Les deux prochaines semaines allaient être une véritable torture. « Je t'aime aussi. Pour toujours et à jamais. »

Kurt s'essuya les larmes et prit une profonde inspiration. Ils arriveraient à tenir jusqu'aux vacances de printemps. Ils n'avaient pas le choix. « Pour toujours et à jamais. »