BONJOUUUUUUUURRRRR!

Je n'essaierai même pas de chercher des excuses, j'avais complètement zappé la traduction OUPS!

Avant dernier chapitre focalisé (tout comme le dernier) sur Sebastian et Hunter. Ici on a un peu de leur passé, des bases de leur histoire...

Pour ceux qui sont encore là pour lire la suite et fin de cette histoire, merci et bonne lecture!

ps: et toujours merci à Claire et Higu pour leur aide précieuse 3

Chapitre 35 : Trois jours pour tomber.


Hunter marchait dans les couloirs de Dalton pour la première fois depuis son diplôme, avec un sourire nerveux. Il était heureux d'être de retour, les souvenirs l'envahissaient au fur et à mesure qu'il passait devant ses anciennes salles de classe. Mais il avait les nerfs à vif aujourd'hui, il l'avait été toute la semaine d'ailleurs, et ça le rendait dingue. Il sentait sa peau démanger et il devinait pourquoi. Mais il essayait au mieux de l'ignorer. Il ne pouvait pas s'inquiéter de cela à ce moment. Il devait se concentrer sur ses notes pour être le premier, ainsi quand il finirait ses études à Ohio States avec tous les honneurs, il pourrait être engagé à Dalton comme professeur d'Histoire. Ce choix du département d'Histoire était plutôt approprié. Leur directeur actuel part à la retraite dans quelques années et personne n'aimait l'Histoire comme Hunter. C'est pour cela qu'il visitait Dalton, pour demander au doyen s'il pouvait faire ses heures d'observation ici dans un premier temps. Il soupira en passant le coin du couloir, souriant plein de fierté en voyant les trophées de sa dernière année. Il n'avait été élève à Dalton qu'une seule année mais entre le trophée du championnat national qu'il avait aidé à gagner avec les Warblers et l'équipe de la crosse qu'il avait mené à la victoire, il faisait parti de l'héritage.

Il entra dans le bureau du doyen avec un charmant sourire. « Bonjour Madame Montgomery, » dit-il à la mère de son meilleur ami.

« Hunter mon chéri, » dit la petite femme en souriant, elle se leva de sa chaise et fit le tour du bureau. Elle le prit dans ses bras rapidement avant d'examiner son visage. « Comment tu vas chéri ? Tu manges correctement ? Tu n'étudies pas trop ? »

Hunter secoua la tête et leva ses yeux au ciel tendrement. La mère de Wes l'avait mieux traité que sa propre mère. « Je vais bien, je mange bien, et oui évidemment j'étudie trop. »

Mme Montgomery fit claquer sa langue d'un air désapprobateur malgré un sourire en coin. « Entre toi et mon Wesley, je vous jure. Un moment il travaille sur une chanson, le moment d'après il bachote un examen, » dit-elle en rejoignant son siège. « Alors que puis-je faire pour toi ? Je suis sure que tu n'es pas là pour une simple visite, étant donné que tu es diplômé depuis six mois. On ne t'a pas manqué à ce point ?, » dit-elle moqueuse.

« En fait je suis là pour parler au doyen Winchester, » lui dit Hunter en regardant la porte du doyen. « Il est libre ? J'espérais son accord pour mes heures d'observation. »

« Il est libre mais je peux te donner l'accord, » sourit-elle en lui tendant la main. Hunter lui donna ses papiers. « Dalton serait honoré d'avoir un ancien étudiant si brillant dans ses murs, et peut-être définitivement dans une ses classes ? » dit-elle sournoisement.

Hunter rit. « Voyons, voyons, ne nous avançons pas trop. J'ai au moins encore quatre ans avant de pouvoir enseigner ici. »

Mme Montgomery fit un signe vague de la main. « Te connaissant Monsieur Clarington, tu auras fini en deux ans. » Hunter sourit de plus belle. La mère de Wes le connaissait si bien, ce n'était pas très surprenant. Il avait passé plus de temps chez les Montgomery que chez lui pendant sa dernière année, jusqu'à ce que Wes parte pour la Californie. « Je suppose que tu veux observer la classe de Monsieur William ? »

« Oui Madame, » acquiesça Hunter. « Quand pourrais-je commencer ? »

Avant que Mme Montgormery ne puisse répondre, la porte du doyen s'ouvrit et Sebastian Smythe en sortit. Hunter eut la sensation d'être frappé par le vent. Il avait vu le film de Sebastian sur Lifetime, il avait vu pleins de photos mais aucune de l'avait préparé à la véritable beauté qu'était Sebastian à deux pas de lui.

« C'était un plaisir de vous revoir monsieur, » dit Sebastian avec un sourire sincère en serrant la main du vieil homme. Je transmettrai vos amitiés à mon père. »

« N'y manquez pas, » répondit le doyen avant de se tourner vers Hunter. « Monsieur Clarington, quelle charmante surprise. »

Sebastian eut le souffle coupé en entendant ce nom, même si seul Hunter le remarqua. « Bonjour Doyen. J'espère que ma visite impromptue ne vous dérange pas, » dit-il avec un sourire forcé.

« Pas du tout, » répondit le doyen en s'avançant pour lui serrer la main. « Que puis-je faire pour vous ? »

« Il est là pour ses heures d'observation » répondit Mme Montgomery en lui tendant les papiers.

Alors que le doyen lisait les papiers, Sebastian s'approcha de Hunter, des étoiles dans les yeux. « je ne pense pas qu'on aie eu l'honneur de se rencontrer, » dit-il les yeux parcourant le corps de Hunter, remarquant la façon dont il trembla légèrement. Il sourit diaboliquement et tendit sa main. « Sebastian T. Smythe. »

Hunter déglutit et prit sa main. L'électricité qui les parcourut n'échappa à aucun des deux. « Hunter N. Clarington. »

Le sourire de Sebastian était si brillant qu'il pouvait éblouir. « C'est un plaisir de te rencontrer enfin Hunter. J'ai beaucoup entendu parlé de toi, » Hunter hocha la tête doucement et reprit sa main comme s'il venait d'être brûlé. Est-ce que Blaine lui avait parlé de lui ? Quelqu'un d'autre ? « Rien de mauvais, je te rassure, » lui dit Sebastian avec un clin d'œil.

Hunter ignora l'excitation qu'il ressentait à cause des mots de Sebastian et se retourna vers le doyen. « Il est possible de compléter mes heures d'observation ici Monsieur ? »

« Évidemment. Sans aucun problème, » répondit joyeusement Doyen Winchester. « D'ailleurs c'est l'heure de libre de M. William. Voudriez-vous lui en parler maintenant pour choisir le meilleur moment pour commencer ? Je suis sur que vous êtres très occupé avec vos cours. »

« Ce serait parfait, merci Doyen, » Hunter sourit poliment.

« Aucun problème. Pourquoi n'irions-nous pas le voir ensemble et vous me direz comment vont les cours ? » suggéra le doyen.

« Bien sur, » dit Hunter en sortant du bureau sans un autre mot pour Sebastian.

Sebastian resta figé et regarda Hunter sortir en admiration. De toutes ses conversations avec Blaine, jamais il ne lui avait dit à quel point il était magnifique. Et maintenant qu'ils s'étaient officiellement rencontrés, il se sentait stupide de ne jamais avoir demandé une photo.

« Avez-vous besoin d'autre chose ? » demanda Mme Montgomery d'un air entendu. Elle avait vu un bon nombre d'âme sœurs se rencontrer dans sa vie pour savoir ce qu'il se passait.

Sebastian secoua la tête. « Non merci. Je vais y aller. »

Mme Montgomery sourit et lui fit signe de la main alors qu'il sortait du bureau. Elle jeta un œil à la photo de son fils sur son bureau et soupira. Elle avait hâte qu'il trouve son âme sœur.


Trente minutes plus tard environ, Hunter sortit du bâtiment de Dalton et se dirigea vers sa voiture. Il avait l'impression d'être le plus gros idiot de la terre. Pourquoi s'était-il éloigné de Sebastian ainsi ? Juste parce qu'il ne savait pas comment leur relation allait fonctionner ne signifiait pas qu'il voulait au moins essayer et il était parti sans demander à Sebastian au moins son numéro. Il reportait la faute sur le choc de l'avoir enfin rencontré face à face. D'un autre côté, Sebastian l'avait laissé partir. Il avait laissé Hunter sortir du bureau sans un mot et Hunter ne pouvait s'empêcher de se sentir blessé par cela. Sebastian aurait pu le suivre lui et le doyen s'il avait voulu. Il aurait pu faire le premier pas de lui demander son numéro. Mais puisqu'il ne l'a pas fait Hunter ne pouvait qu'assumer que Sebastian n'était pas intéressé. Et pourquoi le serait-il ? Sebastian était sur le chemin de la célébrité. Pourquoi voudrait-il d'un petit étudiant d'Ohio, même s'ils étaient âmes sœurs ? C'était probablement mieux ainsi.

Hunter respira profondément, tête baissée en cherchant ses clés dans sa poche. Je savais que cela ne marcherait pas entre nous. Il releva la tête une fois les clés dans sa main et s'arrêta net. Sebastian était appuyé contre sa voiture avec un sourire en coin que Hunter voulait lui enlever par une gifle. Puis soigner par un baiser fougueux. Ce n'est pas en train d'arriver. Il s'avança vers Sebastian avec prudence, il ne savait que faire ou quoi sentir.

Sebastian tint bon en voyant Hunter approcher malgré toutes les cellules de son corps qui lui criaient de l'attraper et de le prendre dans ses bras. Il avait appelé Blaine pendant qu'il attendait que Hunter sorte du bâtiment et Blaine lui avait dit d'y aller doucement, il l'avait prévenu. Je suis vraiment heureux que tu l'aies enfin trouvé Seb, mais s'il te plaît souviens-toi qu'il a entendu beaucoup de choses négatives à ton sujet. Il va être prudent, même apeuré. Si tu veux que cela fonctionne, fais attention à ne pas l'effrayer, Sebastian ne pouvait que deviner quel genre de choses Hunter avait entendu à son sujet et même s'il voulait rassurer Hunter qu'il n'était pas ce genre de mec, il savait qu'il l'était un peu. Il avait besoin d'être intelligent. Il devait y aller doucement s'il voulait que les choses fonctionnent entre eux, et il le voulait vraiment. Plus que tout, il voulait avoir cette personne qui le compléterait. Il ne voulait pas gâcher sa vie comme son père.

« Sebastian, » dit Hunter à quelques pas de lui et Sebastian ne manqua pas de remarquer le doute dans sa voix.

Sebastian se releva et s'approcha de deux pas, laissant son air malin s'effacer un moment. « Bonjour Hunter. J'espère que tu ne m'en veux pas de t'avoir attendu. J'ai supposé que c'était ta voiture vu les autocollants de la fac et de Dalton Alumni, » dit-il avec une touche de séduction. Hunter hocha la tête mais ne dit rien, trop sidéré pour répondre. « J'espérais qu'on pourrait parler. »

Hunter commença à dire oui mais il se souvint qu'il avait un examen. De plus il n'était pas prêt à parler à Sebastian. Il avait besoin de trouver son appui avant. « C'est probablement une bonne idée, » dit-il en frémissant. « Mais j'ai un cours dans trente minutes que je ne peux pas rater. »

Sebastian se sentit blessé d'entendre le manque de confiance dans la voix de Hunter mais il comprit pourquoi. « Bien sur. Peut-être que tu aimerais aller dîner avec moi ce soir ? Nous pourrions parler, essayer de nous connaître un peu plus. »

Hunter détourna le regard. La gentillesse de Sebastian lui faisait tourner la tête et il était certain qu'il s'agissait d'un piège. Sebastian était sur de lui et arrogant et il jouait avec les hommes comme des jouets. Il savait que cette partie était vraie d'après les histoires entendues et il refusait d'être une autre conquête. Il avait l'intention de dire non, mais quand il leva les yeux et vit son regard doux et suppliant, il ne trouva pas la force de refuser l'invitation.

« Il y a un restaurant à la sortie du campus, 'Diner's delight'. Je peux t'y retrouver à 19h si tu veux, » suggéra Hunter.

Sebastian sourit, un grand et large sourire, et le cœur de Hunter n'en battit que plus frénétiquement encore. « C'est parfait, je serai là. »


Le dîner avec Hunter ne s'était pas si bien passé contrairement à ce qu'il avait espéré. Il semblait que les histoires qui l'entouraient devaient être pire que ce qu'il pensait car Hunter était complètement renfermé. Mais il ne se laissa pas abattre. Il ne laisserait pas ses potes stupides, s'il pouvait les appeler ainsi, l'empêcher de gagner la confiance de Hunter. La seule amitié à laquelle il tenait était celle de Blaine et Sebastian savait qu'il n'aurait jamais dit rien de mal sur lui. Au contraire, Blaine l'aurait défendu. Il semblait que Blaine n'était pourtant pas la personne préférée d'Hunter ce qui était choquant puisque tout le monde aimait Blaine.

Ils ne parlèrent pas beaucoup pendant le dîner. La conversation flottait et même s'ils se posaient des questions, les réponses étaient plutôt rapides et courtes. Hunter était dur, même froid et Sebastian avait du mal à le comprendre. Jusqu'à ce que Blaine soit amené dans la conversation et Sebastian vit une pointe d'émotion mais ce n'était pas celle à laquelle il s'attendait.

« Alors qu'as -tu entendu à mon sujet ? » demanda Hunter brusquement. Sebastian leva un sourcil interrogateur et Hunter continua. « Tu as dit plus tôt que tu as beaucoup entendu parlé de moi. J'aimerais savoir comment. »

Sebastian hésita avant de répondre. « C'est Blaine en fait, » dit-il et il ne manqua pas l'éclair de colère dans le regard d'Hunter. « Il a parlé de toi plusieurs fois, il a dit que toi et Wes êtes plutôt proches. »

Hunter acquiesça. « Oui, Wes et moi sommes de bons amis. Qu'a-t-il dit d'autre ? »

« Que tu étais brillant et avait un fort caractère, » répondit Sebastian honnêtement. « Que tu étais le genre de mec qui m'aurait toujours à l'œil. »

Hunter gronda à lui même en se raccommodant sur sa chaise. « Évidemment qu'il t'as dit ça, » marmonna-t-il « tu es son meilleur ami après tout, » traîna-t-il et Sebastian ne manqua pas l'amertume dans sa voix.

Sebastian fronça les sourcils. « je ne comprends pas vraiment ce que tu veux dire Hunter. Blaine est une bonne personne. Il n'a jamais rien dit de mal à ton sujet. »

Hunter leva les yeux au ciel et pouffa. « Laisse tomber Sebastian, je sais qu'il t'a dit. »

« M'a dit quoi ? »

« Qu'il savait ! » cria Hunter. « Pour quelle autre raison il te parlerait de moi si ce n'est pour te dire ce que je lui avait confié ?! »

Sebastian resta figé tout en comprenant ce qu'il se passait. « Il savait que tu étais à moi ? » Sebastian passa les mains dans les cheveux et choisit ses mots avec attention. « Bien sur qu'il savait, je lui ai dit à mon anniversaire quand j'étais encore à Dalton, mais...il savait que j'étais à toi ? Tu lui as dit ? »

Hunter vit la véritable confusion dans le visage de Sebastian et détourna le regard. « Je...il était mon colocataire et il, tu sais, c'était Blaine-je ne fais pas de mal- Anderson. Je me suis dit que si je pouvais confier ton nom à qui que ce soit c'était lui. »

« Et tu as eu raison. Je ne savais pas du tout que tu lui avais raconté. Il ne m'a parlé de toi que quand je le lui ai demandé, ce qui n'est arrivé que quelques fois, je ne voulais le mettre entre nous, » lui raconta Sebastian sincèrement. « Honnêtement je ne savais que tu étais à Dalton que parce qu'il n'arrêtait pas de parler de Jeff et Wes qui s'engueulaient pendant les répétitions et une fois c'est toi qui les a arrêté. Je ne pense pas qu'il avait l'intention de mentionner ton nom. » Hunter acquiesça et ne dit rien et Sebastian voyait bien qu'il n'était pas convaincu.

Le reste de la soirée n'avait été que silences bizarres mais Sebastian était décidé de faire les choses bien. Il avait un sac de muffins dans une main et les cafés dans l'autre quand il arriva devant l'appartement de Hunter. La nuit précédente, ils s'étaient séparés sans même s'échanger les numéros et Sebastian avait dû demander dans le campus où est-ce qu'il vivait. Mais il n'allait en aucun cas abandonner aussi facilement. Ce n'était qu'un dîner. Personne ne tombe amoureux après un rendez-vous. Sebastian était devant la porte et respira profondément avant de frapper. Mon Dieu j'espère que je ne vais pas le payer cher.

Hunter leva les yeux de ses recherches, confus. Qui lui rendait visite aussi tôt le matin ? Il posa son stylo et retira ses lunettes avant de se lever, soupirant ennuyé d'avoir été dérangé, même si ce devoir n'était à rendre que dans quelques semaines, là n'était pas la question. Il finissait toujours ses devoirs longtemps avant. De plus, il n'arrêtait pas de penser à la nuit précédente, il avait besoin de distraction. Un autre coup à la porte le dépêcha.

« J'arrive, » dit-il à la porte. « Je te jure Bradley si c'est toi je vais te- » Hunter eut le souffle coupé quand il vit que ce n'était pas le camarade irritant mais Sebastian. « Sebastian ? »

« Bonjour mon cœur, » le salua Sebastian avec un sourire en coin. « Je peux entrer ? »

« Euh oui je suppose, » Hunter se déplaça pour le laisser entrer dans son petit appartement. « Que fais-tu ici ? Comment sais-tu où je vis ? »

« J'ai dû demander dans le coin, » dit Sebastian en haussant les épaules, il observa l'endroit avant de sourire à Hunter. « On peut tout réussir avec un sourire charmant. Café ? »

Hunter leva un sourcil surpris mais accepta le café des mains de Sebastian. « Merci. »

« Mais de rien. La blonde mignonne a dit que tu le prenais noir, » dit Sebastian en ouvrant le sac de muffins. Elle a aussi dit que les muffins aux myrtilles étaient tes favoris. »

Hunter rit incrédule et secoua la tête, en montrant le canapé. Sebastian s'y installa suivit de Hunter. « A combien de personnes tu as demandé des infos sur moi exactement ? »

Sebastian prit une gorgée de café avec ce sourire en coin qu' Hunter commençait à connaître. « Pas autant que ça. Assez pour qu'ils pensent que je suis ton âme sœur. Apparemment tu es un peu bernard l'ermite donc quand un gentleman demande de tes nouvelles ça se remarque, » dit-il amusé.

« Laisse-moi deviner, Lisa, celle aux cheveux rouges et aux gros seins, elle t'a dit ça ? » demanda Hunter en roulant des yeux.

Sebastian éclata de rire. « Comment as-tu su. »

« Elle essaie depuis des mois de me faire sortir avec elle. Elle ne veut pas me croire quant je lui dis que je préfère les queues, » dit Hunter agacé et Sebastian faillit s'étrangler dans son muffin. « Quoi ? »

Sebastian but une gorgée de café et s'éclaircit la gorge. « Rien. Je ne m'attendais pas à ce que tu dises ça. »

Ils restèrent silencieux un instant qui parut des heures, la tension entre eux augmenta à chaque minute. Quand Hunter parla finalement, sa voix était pleine de soupçons et de méfiance, Sebastian en eut le cœur serré d'une façon qu'il ne voudrait plus vivre.

« Pourquoi es-tu là Sebastian ? Que veux-tu de moi ? »

Sebastian fut désarçonné par ces questions. « Que veux-tu dire ? Je suis ici parce que je veux te connaître. »

« Vraiment ? » demanda Hunter pas du tout convaincu.

« Oui vraiment, » dit Sebastian très sur de lui. « Hunter tu es mon âme sœur, mon seul et unique. Je sais que j'ai mauvaise réputation mais cela signifie quelque chose pour moi. Tu signifies quelque chose pour moi. Je ne veux pas t'offenser mais tu es dingue si tu crois que je ne vais pas me battre pour toi et ta confiance, » dit-il doucement. Sebastian n'était pas habitué à se sentir si vulnérable mais être auprès de Hunter provoquait des choses dans son cœur qui lui donnaient envie de proférer son amour en chanson. Il rit mentalement en y pensant. Blaine ne le laisserait jamais tranquille s'il lui disait.

Hunter détourna les yeux du regard intense de Sebastian et acquiesça. « Je suis désolé. C'est juste étrange de t'avoir dans le coin, » Sebastian sourit compréhensif mais ne dit rien. « Pourquoi tu ne me dis pas ce que tu vas faire de ta vie maintenant ? Je sais que tu as fait un film il y a quelque temps. Y-en-a-t-il un nouveau en projet ? » demanda-t-il vraiment intéressé.

Sebastian sourit au sujet facile et parla à Hunter de ses dernières auditions et des espoirs de son agent pour une grande carrière. Hunter l'écouta intensément, commentant ici et là, mais il écouta surtout Sebastian parler de lui. La voix de Sebastian était presque hypnotique et il se disait qu'il pourrait l'écouter toute sa vie. Quand arriva l'heure des cours de Hunter, ils échangèrent les numéros et se promirent de se revoir pour dîner. Hunter sourit tout en se laissant aller contre sa porte lorsque Sebastian sortit. Peut-être n'était-il pas si mauvais que ça.


De Sebastian [12h17]

Toc toc

De Hunter [12h20]

Sérieusement ? Une blague toc toc ? C'est ton premier message ?

De Sebastian [12h21]

Allez ne soit pas rabat-joie.

[ndlt : s'ensuit une petite blague basée sur un mauvais jeu de mots en anglais donc non traduisible]

De Hunter [12h37]

T'es sérieux là ?

De Sebastian [12h37]

Oh allez ! C'était hilarant !

De Hunter [12h39]

Ce n'était pas drôle. Pas du tout.

De Sebastian [12h40]

Tu n'es pas drôle.

De Hunter [12h41]

Non. Il n'y a pas d'amusement là. Maintenant arrête de m'envoyer des messages. Tu vas me créer des problèmes.


De Sebastian [13h26]

Je crois que cette fille me poursuit. Que dois-je faire ?

De Hunter [13h30]

Quelle fille ? Où es-tu ?

De Sebastian [13h30]

Je ne sais pas. Une petite nana black avec des mèches roses flashy. Je suis assis au Sphinx Plaza et elle n'arrête pas de me regarder avec ses yeux dingos.

De Hunter [13h31]

Premièrement, qu'est-ce que tu fais encore sur le campus ? Deuxièmement, c'est Tiffany. Ne lui parle pas Sebastian !

De Sebastian [13h35]

Je suis sur le campus parce que je m'ennuie et je n'ai rien d'autre à faire que de poser mes fesses. Donc autant être près de toi.

Wow c'était vraiment mielleux.

Elle a l'air sympa. Pourquoi je ne peux pas lui parler ?

De Hunter [13h36]

Tu as raison c'était mielleux. Mais c'était aussi plutôt mignon.

Plus ou moins.

Oublie ce que j'ai dit.

De Sebastian [13h37]

Trop tard. Tu as dit que j'étais mignon. ;)

De Hunter [13h37]

Attends, tu es en train de lui parler ?! NE LUI PARLE PAS !

De Sebastian [13h39]

Oh merde. Elle sait qui je suis à cause de mon film et elle a un cahier avec plein de photos de moi. Je crois qu'elle croit que je la kiffe. Putain.

De Hunter [13h40]

J'ai essayé de te prévenir.

De Sebastian [13h41]

SAUVE MOI !

De Hunter [13h41]

Non ce n'est pas possible. Désolé. Il faut que j'y aille.

De Sebastian [13h45]

HUNTER !

De Hunter [15h20]

Tiffany est en classe avec moi là. Pourquoi elle me regarde comme si elle voulait me poignarder dans les yeux ? Qu'as-tu fait ?

De Sebastian [15h25]

Tu sais le café de ce campus est étonnamment exceptionnel.

De Hunter [15h25]

Sebastian qu'as-tu fait ?

De Sebastian [15h26]

Sérieusement. Qui a besoin du Starbucks ou du café du Dunkin Donuts quand celui de l'université est tellement mieux ?

De Hunter [15h27]

Sebastian

De Sebastian [15h28]

Il est aussi beaucoup moins cher. C'est gagnant gagnant. Ces idiots sur le campus avec leur lattes et leur cappuccinos super chers sont vraiment bêtes.

De Hunter [15h28]

SEBASTIAN ! C'est ce quoi ce bordel elle vient juste de me dire et voici ses mots exacts ' Si tu fais souffrir Sebastian je te retrouverai et je t'arracherai les yeux dans ton sommeil !' Réponds moi toute de suite Sebastian peu importe quel est ton deuxième prénom Smythe ou je jure devant Dieu de ne plus jamais te parler !

De Sebastian [15h30]

Wow Hunter un peu trop dramatique là nan ? ;p Tout ce que je lui ai dit c'est que tu étais mon âme sœur et que je pourrais en aucune façon être avec elle même si tu ne l'étais pas parce que comme tu l'as si bien dit plus tôt je préfère les queues. Ce n'est pas de ma faute si elle l'a mal pris. Et pour information mon deuxième prénom est Thomas. Tu veux bien me donner le tien ?

De Hunter [15h31]

On l'appelle Tiffany la terreur pour une bonne raison. Je ne suis pas trop dramatique j'ai de bonnes raisons d'être inquiet. Pourquoi tu le lui as dit putain ?

De Sebastian [15h32]

Elle était en train de planifier notre mariage, Hunter. NOTRE MARIAGE ! Elle avait des coupures de moi et tout ! Je devais lui dire quelque chose. Tu ne m'as pas donné ton deuxième prénom d'ailleurs.

De Hunter [15h33]

C'est de ta faute tu n'aurais jamais dû lui parler.

Et c'est Nolan.

De Sebastian [15h33]

Hunter Nolan Clarington. J'aime:)

Même si c'était amusant de traîner sur le campus je dois m'en aller. C'est toujours ok pour ce soir ?

De Hunter [15h35]

Oui c'est bon. Même endroit 18h ?

De Sebastian [15h36]

A tout à l'heure.


Hunter et Sebastian décidèrent d'aller manger une pizza au lieu d'aller au même restaurant et le regrettèrent dès qu'ils virent que Tiffany y travaillait et en plus c'était leur serveuse. Où plutôt Hunter le regretta. Sebastian lui était beaucoup trop amusé à voir Hunter se tortiller sous le regard en colère de la serveuse. Hunter était une personne si sérieuse que Sebastian adorait le voir en dehors de sa zone de confort.C'était rafraîchissant et sexy, et Sebastian ne cachait même pas son sourire amusé. Il pourrait s'habituer très facilement à la présence de Hunter, si ce n'était déjà fait.

« Tu avais tout préparé, » marmonna Hunter dans son coin, regardant de côté Tiffany qui les regardait.

« C'est toi qui a choisi cet endroit, pas moi, » dit Sebastian en pouffant.

« Tu es incroyable tu sais ? » demanda Hunter en essayant de ne pas sourire. « D'abord tu te pointes à mon appartement sans prévenir, puis tu me causes des problèmes avec le prof que j'aime le moins, puis tu fais de moi la nouvelle cible de Tiffany la terreur ! Ma vie est finie et c'est de ta faute ! »

Sebastian jeta sa tête en arrière et éclata de rire. « Tu es vraiment très dramatique, » dit-il et Hunter lui jeta un regard noir. « Comment ai-je pu te causer des ennuis ? »

« Avec cette blague stupide. » Hunter leva les yeux au ciel et jeta l'emballage de sa paille à Sebastian. « Je n'arrivais pas à m'arrêter de rire alors maintenant je suis dans sa liste. »

« Je savais que tu avais trouvé ça drôle, » dit Sebastian d'un air coquin. « Désolé d'avoir créer des problèmes mais c'était hilarant. »

Hunter secoua la tête, incapable de se retenir de sourire. « C'était stupide et je te déteste pour ça, » Hunter jeta un regard au comptoir et y vit Tiffany et son regard de tueuse. « Et je te déteste encore plus pour ça, » dit-il en faisant signe sur le côté.

Sebastian se rassit sur son siège, un sourire malicieux. « Tu sais si ça te gêne autant que cela, je peux aller lui parler lui dire de s'éloigner. »

Hunter plissa les yeux alarmé. « N'y pense même pas, » le prévint-il.

Sebastian lui fit un clin d'œil et se tourna vers Tiffany. « Hey Tiff- »

« Non ! » Hunter coupa Sebastian en se levant et couvrant sa bouche de ses mains. Sebastian se tourna vers lui avec un grand sourire et une étincelle dans les yeux qui fit fondre le cœur de Hunter. Pendant un moment, il oublia complètement d'être prudent et il se laissa plonger dans ces magnifiques yeux.

« Tout va bien par ici ? »

Le ton de pétasse de Tiffany brisa le sort et Hunter retira ses mains rapidement, les posant sans le vouloir sur celles de Sebastian sur la table. Sebastian garda le regard sur lui et enlaça leurs doigts avant que Hunter ne les retire. Hunter baissa les yeux à leurs mains enlacées et commença à rougir.

« Oui, » répondit finalement Sebastian, ses yeux sur Hunter. « Tout est parfait. » Hunter sourit malgré lui, rougissant de plus belle, et à ce moment précis, Sebastian comprit qu'il était amoureux.


Hunter jeta un regard à Sebastian, se demandant si c'était une bonne idée de manquer les cours pour aller au carnaval. Sebastian tapotait sur le volant, tout en chantant avec la radio, et Hunter devait se forcer à ne pas le regarder. Il ne savait pas comment il avait pu se laisser convaincre de faire l'école buissonnière. Tout ce qu'il savait c'est que quand Sebastian avait débarqué à sa porte ce matin là en jeans et pull Dalton, avec une promesse d'une journée géniale, il n'avait pas su comment lui dire non.

La nuit précédente avait été beaucoup plus douce que ce qu'il espérait. Le dîner s'était bien passé avec beaucoup de rires et de taquineries, et Sebastian regardait Hunter comme s'il était la plus belle chose sur cette planète. C'était à la fois flatteur et déconcertant. A la fin de la soirée, Hunter se sentait comme flotter dans les airs. Sebastian l'avait raccompagné à son appartement main dans la main et leurs doigts s'entrelaçaient si parfaitement qu' Hunter ne voulait pas le laisser. Il s'était préparé pour l'inévitable baiser de bonsoir, une partie de lui craignant encore que Sebastian ne voulait que du sexe. Mais quand ils arrivèrent à la porte, Sebastian ramena simplement leurs mains à ses lèvres et déposa un baiser sur les doigts de Hunter avant de partir. Hunter détestait l'admettre mais il était en train de fondre.

Hunter regarda de nouveau Sebastian mais cette fois-ci celui-ci le regardait un sourire en coin. « Quoi ? » demanda Sebastian.

HunterHunter secoua la tête et regarda par la fenêtre. « Rien. Je réfléchissais. »

« A quoi ? »

Hunter resta silencieux un moment et quand il répondit sa voix était plus faible que ce qu'il voulait. « C'est ce que tu fais avec tous les autres ? Tu les emmènes au carnaval puis chez toi ? »

Sebastian arrêta la voiture, content d'avoir un feu rouge devant lui à ce moment précis. Il regarda Hunter d'un air triste même si Hunter ne pouvait pas le voir puisqu'il regardait par la fenêtre. Sebastian prit la main de Hunter dans la sienne. Hunter les regarda mais refusa de regarder Sebastian.

« Non, » répondit Sebastian avec conviction. « Je suis un salopard avec les autres. Je suis grossier et odieux et j'agis comme un connard arrogant. Mais toi ? Tu n'es pas l'un de ces mecs Hunter. Tu es mon âme sœur et cela signifie quelque chose pour moi. Tu signifies quelque chose, » Hunter finalement leva les yeux et fut surpris de voir tant de vulnérabilité dans les yeux de Sebastian. « Si je dois passer le reste de ma vie à te le prouver, je le ferai. Je ne laisserai pas sans me battre. »

Hunter déglutit et acquiesça, regardant leurs mains avant de les ramener à ses lèvres pour y déposer un baiser. « Ok. »

Hunter allait rebaisser leurs mains mais Sebastian l'arrêta pour toucher le visage de Hunter. Son pouce lui caressant gentiment la joue et Hunter s'appuya contre sa main. « Je ne vais nulle part. Je te le promets. »


Ils passèrent la plupart de la matinée à faire la queue pour des manèges, Sebastian faisant en sorte de toucher Hunter d'une manière ou d'une autre. S'ils ne se donnaient pas la main, Sebastian passait son bras autour de sa taille ou de ses épaules. Hunter ne savait pas comment réagir aux constantes démonstrations d'affections mais il laissait faire. A un moment, ils faisaient la queue pour un manège et la personne devant Hunter trébucha ce qui força Hunter à se décaler rapidement pour atterrir dans les bras de Sebastian. La tension subite se créa entre les deux. Ne voulant pas apeurer Hunter, Sebastian commença à se détacher mais Hunter s'agrippa à lui et le stoppa. Sebastian le regarda curieux et Hunter ne put s'empêcher de rougir même s'il essayait. Sebastian rit doucement et l'entoura pleinement de ses bras. Hunter respira profondément, laissant ses sens se noyer dans l'odeur de Sebastian. Celui-ci se pencha pour déposer un léger baiser sur sa joue et Hunter en rougit de plus belle.

« Te faire rougir est mon nouveau passe-temps préféré, » dit tendrement Sebastian à l'oreille de Hunter.

Hunter pouffa et essaya de le dégager, mais Sebastian lui attrapa le biceps, le retourna et le repris de manière à le prendre de nouveau dans ses bras par derrière. Ils s'avancèrent un peu avant que Sebastian ne susurre dans l'oreille de Hunter.

« Tu es magnifique. »

Hunter essaya désespérément de ne pas frissonner en ressentant le souffle de Sebastian sur son cou mais en vain. « Je te déteste, » marmonna-t-il.

Sebastian sourit et embrassa son cou. Hunter sentait son corps en feu. « Non ce n'est pas vrai, » répondit Sebastian et effectivement ce n'était pas le cas. Pas du tout.

Ils essayèrent de calmer le jeu sur les signes d'affection pendant le déjeuner et s'assirent face à face mais leurs jambes s'entrelacèrent et aucun ne les retira. Leur après-midi se passa pleine de rires et de jeux, ils se défiaient l'un l'autre avec des paris idiots. Au moment où le soleil commença à se coucher, la foule arriva et ils décidèrent d'aller sur la promenade.

Au début ils étaient silencieux, profitant simplement de cette sérénité et de cette nouvelle intimité. Mais plus ils s'éloignaient du carnaval plus Hunter était angoissé par une question qui le taraudait.

« Tu ne m'as jamais dit pourquoi tu étais en Ohio, » dit Hunter main dans la main. « Ne devrais-tu pas être en Californie pour conquérir Hollywood ? » se moqua-t-il gentiment.

Sebastian rit. « Ils vont vraiment conquérir Hollywood pas vrai ? » Hunter rit et hocha la tête. « Est-ce que Wes t'as dit le nom qu'ils avaient choisi ? »

Hunter pouffa et roula des yeux. « Oui, ces idiots. »

« Mais oui ! Comment ne pouvaient-ils pas choisir quelque chose de mieux ? »

« Selon Wes, ils voulaient un nom inoubliable, » dit Hunter en imitant Wes et Sebastian sourit. « Je lui ai dit qu'ils auraient pu s'appeler les Singes et les Bananes ils seraient quand même connus. Entres les pas de danse de Sterling et la voix de Anderson, ils sont parés. »

« C'est vrai, » rit Sebastian. « Le monde n'est pas prêt pour eux, ça c'est sur. »

« Ni pour toi d'ailleurs, » dit Hunter moqueur. « Ce qui me ramène à ma question. Que fais-tu en Ohio ? »

Sebastian soupira, il ne voulait pas vraiment en parler mais il ne voulait pas mentir non plus. « Je venais voir mon père, » dit-il et Hunter compris de suite le dégoût. « Il vient de sortir d'une clinique de l'AASAS. »

Hunter fut surpris. « Oh. »

« Oui, oh. Ce n'est pas la première fois pour lui. Je doute que ce soit la dernière, » dit Sebastian avec un sourire forcé.

« Qu'est-il arrivé à ta mère ? » demanda Hunter prudemment.

Sebastian garda sa tête baissée et haussa un peu les épaules. « Elle est partie quand j'avais dix ans. Apparemment mon père et moi étouffions sa créativité, » dit-il sarcastique. « Elle est probablement sur une île en train de boire une Margherita et d'écrire ses mémoires, » Sebastian jeta un coup d'œil à Hunter et vit des yeux tristes mais attentionnés. « Ses rêves et sa carrière ont toujours été plus importants que nous. Je me souviens de l'observer dans son bureau et elle se mettait en colère contre moi parce que je la distrayais de son processus de pensée, ce que je n'ai jamais compris. Tout ce que je faisais était de rester assis. Mon père était dévasté quand elle est partie. Il a commencé à boire beaucoup et puis il est parti aussi et j'étais livré à moi-même. Le Doyen Winchester était notre voisin et après une nuit particulièrement difficile, il a forcé mon père à demander de l'aide.

« Que s'est-il passé ? » demanda Hunter piqué par la curiosité.

Sebastian ne répondit pas tout de suite, il prit un moment pour se concentrer. Il n'avait pas parlé de sa famille depuis des années, Blaine avait été la dernière personne à qui il en avait parlé en seconde. Mais il voulait que Hunter le sache. « J'avais environ 13 ans et euh, il était vraiment saoul, vraiment. Je veux dire complètement bourré. C'était peu après minuit et je m'étais éclipsé dans le bureau de ma mère en pensant qu'il s'était endormi. Elle avait une grande bibliothèque et j'avais l'habitude d'y aller pour lire. Et puis il m'a découvert et tout ce que je sais c'est qu'il a commencé à déchirer les livres et à les jeter sur moi et à crier que tout était de ma faute si elle était partie. Il n'arrêtait pas de dire, Comment oses-tu venir dans son sanctuaire ! Ses livres sont abîmés maintenant et c'est de ta faute ! Quand elle reviendra elle ne voudra pas rester à cause de toi ! » Sebastian imitait la voix de son père pleine de rage et il était intérieurement dégoûté à la perfection de l'imitation. « Le Doyen l'a conduit dans une clinique le jour suivant et s'est occupé de moi tant que mon père était en traitement. »

Ils arrivèrent près d'un banc et s'y assirent, Sebastian passa son bras autour de Hunter. « Combien de temps il y est resté ? »

« A peu près dix mois cette fois là. Il y est retourné six mois après, » dit Sebastian en soupirant. « Et depuis c'est ça il y va et il revient et il y retourne. »

« je suis désolé Seb, » dit Hunter doucement. « Quelle horrible manière de grandir. »

Hunter n'était pas cruel, juste honnête et Sebastian l'appréciait pour cela. « C'est ainsi, » dit-il avec un petit sourire. « Et toi alors ? A quoi ressemble ta famille ? »

Hunter rit sans joie aucune. « Ma famille n'existe pas, » marmonna-t-il la tête baissée.

« Comment ça ? »

Hunter leva les yeux et le cœur de Sebastian lui fit mal devant tant de vulnérabilité. « Quand j'avais 9 ans, mon petit frère et moi étions sur le chemin du retour de cinéma et nous avons eu un accident. J'ai survécu mais mon père est décédé de blessures fatales et mon frère … est mort sur le coup. Il n'avait que 5 ans. »

La mâchoire de Sebastian en tomba, ses yeux écarquillés. « Oh mon Dieu. »

« Oui, » acquiesça Hunter. « En fait non seulement j'ai survécu mais je m'en suis sorti sans blessures graves. J'avais quelques bleus et quelques coupures et cette cicatrice, » Hunter tourna son corps doucement et leva un peu son tshirt pour montrer à Sebastian la marque de la cicatrice sur ses côtes. « Mais c'est tout. »

Sebastian tendit la main pour passer son doigt sur la cicatrice gentiment. « Incroyable. »

Hunter soupira profondément et hocha la tête. « Ma mère était particulièrement calme après tout ça, » dit-il en baissant son t-shirt et se repositionnant dans les bras de Sebastian. « Elle n'a jamais pleuré devant moi mais je pouvais l'entendre dans sa chambre les premières nuits. Elle n'a pas fait le deuil longtemps. Elle s'est occupée de l'entreprise de mon père, ils étaient tous les deux des avocats, et elle s'enfermait dans son travail, en prenant soin de m'occuper tout le temps avec des sports ou d'autres activités pour ne pas penser à ce qu'il s'était passé. »

« Tu as gardé de bonnes relations avec elle ? »

« Au début oui. Plus ou moins. Mais plus je vieillissais, plus elle travaillait. Je la voyais à peine. Et quand j'ai eu 14 ans elle a commencé à me placer ces rendez vous galants avec les filles de ses plus riches clients. Elle me disait que si je faisais le bon choix, nous aurions la vie réglée, » Hunter leva les yeux au ciel et pouffa. « Je crois que c'était après le cinquième ou sixième rendez-vous que je lui ai dit qu'aucune d'entre elles ne serait pour moi parce que j'aimais les garçons. Elle a tout fait pour me renier à ce stade du jeu. Enfin, je n'étais pas sur que mon âme sœur serait un garçon mais je suppose que je l'ai dit avec tant de confiance qu'elle m'a cru. Alors allez hop vers l'internat. »

Sebastian leva un sourcil. « Elle t'a envoyé dans un internat? Elle n'avait pas compris que c'est genre le rêve de tout jeune garçon gay ? » dit-il amusé.

Hunter rit et secoua la tête. « Je suppose que non. Mais ce n'était pas ma fantaisie. Je voulais juste ma mère tu sais ? Mais elle ne me voulait pas. Je l'ai même entendu dire à l'un de ses amis qu'elle avait le mauvais fils. Je me suis démené pour être parfait à tout, juste pour lui montrer que je valais quelque chose mais cela n'a rien changé rien. Elle s'en fiche complètement de moi. »

« Putain, c'est chaud, » cracha Sebastian.

Hunter haussa les épaules. « C'est ainsi. Je crois qu'elle appelait deux fois par an, pour mon anniversaire et lors de la dernière semaine de cours pour me confirmer les vols. Je passais mes étés avec la domestique. Puis le mois avant la terminale elle m'a invité à dîner, invité, Sebastian, comme si j'étais l'un de ses clients, et elle m'a raconté des conneries en disant qu'elle voulait être là quand j'atteindrai l'âge pour me soutenir émotionnellement. Puis un mois après la rentrée c'était mon anniversaire et ton nom apparut sur mon poignet et voilà. Elle m'a appelé pour dire que je resterai à Dalton toute l'année et qu'elle avait des affaires au Japon. Elle m'a même donné accès à mon compte. Je n'étais pas supposé y accéder avant mes 21 ans. Ce fut la dernière fois où je lui ai parlé. J'ai passé mes week-ends et mes vacances de terminale chez les Montgomery alors qu'elle se remariait et commençait une nouvelle famille. Et je sais cela seulement parce que j'ai reçu par courrier une photo de mariage.

« Wow. Ne le prends pas mal mais ta mère est une connasse sans cœur, » dit Sebastian complètement dégoûté.

Hunter hocha la tête en soupirant. « Au moins elle m'a donné mon argent. »

« C'est pour cela que tu peux te pays ton propre appartement ? Je me disais que les premières années devaient rester dans les dortoirs ? » demanda Sebastian.

« Normalement oui. Mais Mme Montgomery a parlé à la direction des inscriptions et sans comprendre comment j'ai eu mon propre appartement. Mais ça me va très bien. Je préfère même. Je suis habitué à être seul, » répondit Hunter solennel.

Sebastian leva la main et prit le visage de Hunter. « Tu n'es plus seul maintenant. »

La caresse douce du pouce de Sebastian contre sa peau hypnotisa Hunter. Il regarda profondément dans les yeux de Sebastian, certain qu'ils allaient finalement partager leur premier baiser. Mais au lieu de cela, Sebastian lui embrassa le front amoureusement avant de se lever. « Allez viens, » dit-il en tendant la main à Hunter. « Allons faire encore quelques jeux pour que je puisse te gagner un animal en peluche géant. »

Hunter sourit à Sebastian doucement et hocha la tête. Il prit la main de Sebastian mais au lieu de la serrer il entoura la taille de Sebastian qui l'enlaça. « Je veux le plus grand qu'ils ont Smythe. »


« 1000 tickets ?! Vous êtes sérieux là ? » Sebastian demanda au monsieur qui s'occupait du stand de jouets complètement incrédule, Hunter les regardait amusé. « Je ne peux pas juste acheter le truc ? »

« Non tu ne peux pas gamin, » dit le marchant indifférent. « 1000 tickets ou tu ne peux pas avoir le panda. »

Sebastian se tourna vers Hunter. « Nous n'avons que 300 tickets Hunter. »

« Et bien on dirait que tu as quelques jeux à gagner alors, » dit-il moqueur.

« Sérieusement, » dit Sebastian impassible. Hunter hocha la tête légèrement et bouda ce qui fit fondre Sebastian. « Putain okay on y va. »

Hunter rit alors que Sebastian attrapa sa main pour le traîner vers le jeu qu'il était sur de gagner. « Je vais m'amuser à regarder cela, » dit-il en s'installant sur le banc le plus proche. Sebastian lui tira la langue mais il souriait avant de s'attaquer aux canettes à faire tomber.

Hunter regarda heureux Sebastian tout faire tomber à chaque tour. Il avait parlé au marchant à un moment qui lui rendait les choses de plus en plus difficiles. Plus il faisait tomber de canettes plus il gagnait de tickets. A un moment Sebastian s'arrêta de jouer pour observer un enfant de six ans faire tomber les canettes. Comme il n'y arrivait pas Sebastian lui donna des conseils. Hunter les regardait plein d'adoration. Il se demanda si Sebastian et Christopher se seraient bien entendus et pour la première fois depuis des années il se sentit vraiment triste d'avoir perdu son petit frère. Puis Sebastian félicita le petit garçon avec un high five et Hunter ne pouvait que fondre au rire heureux de Sebastian.

Le petit garçon partit avec sa mère et Sebastian recommença à jouer jusqu'à avoir assez de tickets pour le panda géant. Hunter resta assis et vit Sebastian aller vers le stand des jouets. Il avait l'air d'avoir du mal et Hunter prit un moment pour comprendre pourquoi. Le petit garçon qu'il avait aidé pleurait parce qu'il n'avait pas assez de tickets pour le jouet qu'il voulait. Sebastian le regarda d'un air coupable puis s'adressa au vendeur en pointant un énorme tigre. Hunter regarda choqué Sebastian se baisser et donner au petit garçon le tigre. Le petit garçon l'attrapa impatient et regarda Sebastian plein d'admiration avant de jeter le tigre à sa mère pour faire un énorme câlin à Sebastian. La tendresse se lisait sur le visage de Sebastian et pendant un moment Hunter ne vit pas un simple petit garçon mais leur fils, leur famille. Ce fut le moment où Hunter tomba éperdument amoureux de Sebastian.

Sebastian dit au revoir à l'enfant et à sa mère, et pointa un koala de taille moyenne, il s'approcha de Hunter avec un sourire incertain. « Hey, alors euh, je t'ai gagné ça, » il tendit le jouet à Hunter qui se leva. « Je sais que tu voulais le panda mais je ne supportais pas voir ce gamin pleurer et je- »

Hunter attrapa Sebastian par la chemise et colla ses lèvres aux siennes, en faisant taire Sebastian. Celui-ci gémit en surprise mais l'enlaça rapidement alors que Hunter le rapprocha de plus belle pour approfondir le baiser. Jamais Hunter n'avait ressenti autant d'amour et de passion. Son corps frémissait d'énergie et de désir et au lieu de s'en intimidé, il se laissa complètement submergé. Sebastian se décala une seconde, un rire s'échappa de ses lèvres avant d'embrasser Hunter de nouveau mais cette fois-ci plus doucement et plus tendrement. Hunter fondit dans les bras de Sebastian et celui-ci mis en avant toute sa compassion. Il ne s'était jamais sentit aussi connecté à quelqu'un et il ne voulait pas que cela s'arrête.

Quelques sifflements et quelques remarques désagréables les forcèrent à séparer leurs lèvres mais ils restèrent enlacés. « Nous devrions partir, » dit Sebastian en un souffle, son front collé à celui de Hunter.

Hunter acquiesça timidement. « Tu veux...tu veux bien rester avec moi ce soir ? »

« Je...oui, » sourit Sebastian. « Oui je resterai avec toi. »


Au moment où la porte se referma, Hunter s'appuya dessus et attira Sebastian dans un baiser fougueux. Sebastian ne s'y attendait pas à cette fougue mais reprit vite ses esprits, passant sa jambe entre les cuisses de Hunter et pressant son corps contre le sien, sa main glissant sur le côté de Hunter. Celui-ci gémit et tournoya ses hanches pour se frotter sur la jambe de Sebastian.

Sebastian grogna en ressentant l'ardeur de Hunter et s'arrêta de l'embrasser. « Hunter, attends. »

« Pourquoi ? » demanda Hunter, en chassant les lèvres de Sebastian.

« Trop vite, » murmura Sebastian contre ses lèvres. Hunter se décala et le regarda curieux. « On devrait pas attendre ? »

Hunter mordilla ses lèvres d'une façon terriblement sexy. « Je ne veux pas attendre, » dit-il tout bas. Il glissa les mains vers les fesses de Sebastian et les pressa, gémissant sans retenu, son corps tremblant d'anticipation. Il passa sa main entre eux et passa sa main sur le jean de Sebastian, souriant coquin aux bruits que faisait Sebastian. « Tu n'as pas envie de moi ? »

« Bien sur que si, » grogna Sebastian. « Tellement. Mais... »

Hunter attacha ses lèvres au cou de Sebastian . « Mais quoi ? » murmura-t-il contre la peau de Sebastian, les vibrations allant droit vers sa queue.

Sebastian se battu du mieux qu'il pouvait. Il résista à ses envies avec chaque centimètre de son corps, avec toute la force, il savait qu'ils devaient faire attention avec leur niveau d'intimité, surtout ne sachant pas quel jour il devait être de retour à Los Angeles. Mais il était faible, si faible, et avec un autre roulement des hanches de Hunter, il se jeta la tête la première sans regarder en arrière.