Titre original: Sins of the Innocent

Auteur: reapertownusa

Traduction: Allys-33

Note de la traductrice: Je précise que l'auteur ne m'a pas encore donné son autorisation. Et en cas d'un éventuel désaccord, l'histoire sera évidemment supprimée. Je ne suis que la traductrice, pas l'auteur!

ATTENTION: Les thèmes abordés ici sont sombres et lourd, les punitions corporelles extrêmes, la violence domestique consensuelle, la violence sur des enfants, la mort de certains personnages, certaines scènes perturbantes impliquant des enfants, l'inceste (le genre pas sexy), la prostitution, les références à la maltraitance passée, l'auto-régulation, thèmes concernant le suicide, la torture, le sexe des mineurs (rien concernant des enfants de moins de 15 ne sera montré, mais implicite).

...

Les péchés de l'innocence

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Chapitre 10

26 Juin 2001 - Relai routier Roadhouse Harvelle

Ellen passa les portes battantes de la cuisine, laissant derrière elle le boucan des conversations du restaurant. Elle vint près de Bill et laissa tomber les assiettes salles qu'elle transportait dans l'évier. Elle leva un sourcil et se força à retenir le 'Je te l'avais bien dit' qui lui brûlait les lèvres.

Bill avait juré par tous les saints qu'il serait capable de gérer toute la vaisselle, pourtant ils se trouvaient actuellement en plein milieu du service de nuit, avec un évité plein à craquer et Jo sorti avec ses amis.

Au lieu de paraître un minimum aussi coupable qu'il le devrait, Bill lui sourit de toutes ses dents et la tira pour un baiser, comme si ce simple geste pourrait lui faire oublier l'amoncellement de vaisselle salle.

Elle le frappa doucement avec une assiette et le poussa vers l'évier en riant. "Remets-toi au travail, avant que je ne me rappelle que je suis en colère contre toi."

Un large sourire d'abruti se dessina sur les lèvres de Bill. "Je suis trop beau pour que tu sois en colère contre moi."

"Tu manques de rigueur dans ton travail, beau gosse."

"Oh, tu sais bien que c'est faux." Lui répondit-Il tandis qu'elle s'éloignait.

Elle secoua la tête et, les mains pleines de nourritures, ouvrit la porte de la cuisine d'un coup de hanche pour reprendre son service.

Elle posa le dernier plat sur une table de touristes, avant d'être aussitôt appelé par un de ses habitués.

Ellen lança un regard autour d'elle, avant de se diriger vers le bar et de s'y appuyer sur un coude."Qu'est-ce qui se passe, Jason?"

"Je pensais que ça t'intéresserait peut-être de savoir qu'il y a deux étrangers là-bas qui se font un paquet d'argent." Dit-il à voix basse.

Ellen suivit son regard et tomba sur un garçon très long de taille aux cheveux hirsutes qui jouait au billard. "Jimmy et Rob sont de grands garçons. Ce qu'ils font de leurs argents ne me regarde pas. Et puis, je suis sûr qu'ils seront beaucoup plus faciles à vivre si ce gamin descendait leurs égos de quelques crans."

"J'entends et je parie sur le gosse, mais le deuxième vient de sortir. Il faisait des propositions à un des gars, si tu vois ce que je veux dire."

Le regard d'Ellen se déplaça vers la porte derrière les tables et elle soupira bruyamment. "Certaines nuits, je te jure…"

"Tu veux que je m'en occupe?"

"Je ne serais pas contre, ouais." Elle lui donna une tape amicale sur le dos et s'éloigna du bar. "Je m'en charge, merci."

Elle se déplace facilement à travers la foule et, restant sur ses gardes, ouvrit la porte arrière. Il ne fallut pas chercher longtemps dans la pénombre. Elle pouvait aisément entendre les gémissements. Il y avait un garçon agenouillé, avec dans sa bouche une partie d'Harry qu'elle aurait préféré ne jamais voir.

"Oh, pour l'amour du ciel." Gémit-elle. "Vous deux, faites-moi le plaisir de vous trouver une chambre, avant que j'appelle les flics." Ce ne fut pas surprenant de voir Harry, debout, avec une tête d'abruti. L'autre garçon resta immobile, toujours agenouillé. Elle voulut chercher quelque chose à lancer aux deux tourtereaux, quand elle aperçut un éclair de peur dans les yeux du garçon à genoux.

"Il y a un souci avec lui?" Lui demanda-t-elle en désignant Harry.

Le garçon sembla considérer sa question, avant de secouer la tête, mais elle croisa ses bras sur sa poitrine. "Harry, tu t'en vas, maintenant."

"Je n'ai même pas encore fini, rend-moi mon argent, mon pote."

Le garçon regardait encore nerveusement Ellen, lorsqu'Harry le saisit par la nuque et fouilla ses poches. En un mouvement, presque trop rapide pour être vu, le garçon s'était redressé, avait agrippé Harry et l'avait jeté contre le sol.

'Hey, qu'est-ce que tu fais?'

C'était le garçon à la taille démesurée qui avait crié depuis la porte derrière Ellen. Elle eut à peine le temps de s'écarter du passage pour éviter de se faire bousculer. Il se précipita vers les deux hommes et enroule son bras autour de celui qui se trouvait sur Harry pour l'éloigner.

Harry secoua la tête en essuyant le sang qui coulait de son nez, alors que le garçon qui s'était précipité dehors semblait indécis quant à savoir si, oui ou non, il lui donnerait un coup de poing lui aussi.

Harry se redressa en trébuchant et leva les mains en signe de reddition. "Je veux juste être remboursé."

Ellen le dévisagea quand elle réalisa qu'il s'attendait réellement à se qu'elles prennent son parti. "Nous n'offrons pas de garanti en ce qui concerne les activités sexuelles illégales. Rentre chez toi, c'est tout. Et vous deux…" Elle se tourna vers les deux autres garçons. "Je ne veux pas de ça ici. Nous tenons un établissement respectable."

"Pardon madame." Dit le plus court des deux.

"Qu'est-ce que tu as dit?"

Il baissa immédiatement la tête à l'entente de sa question. Elle s'était attendu à beaucoup de vulgarité de la part du garçon mais surement pas aux excuses timides et sincères qu'elle avait reçues.

Il y avait beaucoup d'attention de la part de l'autre garçon, quand il passa une main protectrice dans le dos du plus court. "Tu as bien fait Dean." Dit-Il doucement.

Ils se penchèrent l'un contre l'autre sous le regard d'Ellen. Elle nota leur inconfort, leurs jeans déchirés et leur t-shirt usés. Ils ne devaient pas être plus âgés que Jo.

"Vous avez vraiment besoin d'argent?" Ils échangèrent un regard, mais semblèrent ne pas comprendre. "Est-ce que l'un de vous saurait gérer un travail honnête?"

"Oui madame." Répondit rapidement le plus long.

"Ellen. Appelez-moi juste Ellen."

"Sam. Et voici mon frère, Dean."

"Ton frère?"

Elle ne put retenir la surprise dans sa voix en les regardant s'accrocher l'un à l'autre. Cependant, tant qu'ils savaient laver des assiettes, la relation qu'ils entretenaient réellement ne la regardait absolument pas.

"Il nous manque un employé et un lave-vaisselle." Expliqua-t-elle en les conduisant à travers le restaurant et jusque dans la cuisine. "Hey Bill, je t'ai trouvé de l'aide."

Les garçons restèrent sur la défensifs, mais Sam, au moins, fit un effort pour paraître amical. Dean n'était pas du tout désagréable. Il semblait juste effrayé. Quelque chose clochait avec ces deux-là, mais elle était sûre qu'ils sauraient se rendre utile dans cette cuisine.

Son instinct ne l'avait pas trompé. Une fois la nuit terminée, les garçons avaient prouvé qu'ils étaient les travailleurs les plus acharnés qu'elle n'avait jamais vue dans cette cuisine. C'était honteux que Jo n'ait pas été là pour voir tout ce qui pouvait être accompli lorsque quelqu'un faisait exactement ce qui lui avait été demandé de faire.

"Où est-ce que vous comptez dormir ce soir?" Demanda Ellen en fermant le restaurant. De nouveau, ils échangèrent un regard. "Ce n'est pas une question piège, les garçons."

"On est juste de l'autre côté de la rue." Dit Sam

Ellen posa sa main sur sa hanche. "Il n'y a rien de l'autre côté de la rue, à part un terrain vague. Vous ne dormez quand même pas dans votre voiture, n'est-ce pas?"

"Heu… si."

Elle se sentait coupable de les avoir mis au pied du mur, mais il n'y avait pas une once de honte dans la réponse de Sam. Il semblait, tout au plus, confus par sa question.

"Pas ce soir. On a une chambre de libre à l'étage."

"Vous n'avez pas à…"

"Considérez ça comme une sorte de paiement. Et puis, il y a une alarme dans le restaurant, alors ne vous faites pas d'idées. Par contre, il n'y a qu'un seul lit là-haut, je verrais si je peux vous trouver un matelas supplémentaire."

"Un seul lit, ça ira très bien." Assura Sam.

Dean semblait être d'accord, alors Ellen haussa les épaules. "C'est vous qui voyez, tant que les draps restes propres."

"Je ne les salirais pas." Dit Dean.

Ellen leva un sourcil interrogatif. Le garçon semblait sincère et c'était seulement la deuxième fois qu'il parlait de toute la nuit, alors elle hocha la tête. "Ce serait sympa. Et s'il vous faut quelque chose, n'hésitez pas."

Sam glissa son bras autour de Dean et lui murmura quelque chose à l'oreille, tandis qu'ils montaient les escaliers.

Bill se pencha vers Ellen. "Tu n'avais pas dit qu'ils étaient frère."

...

Non seulement ils venaient tous deux de faire le premier travail honnête de leur vie, mais ils avaient également trouvé un endroit descent où s'installer.

Il n'y avait pas cette drôle d'odeur que sentaient la majorité des mortels dans lesquelles ils avaient grandi. Et surtout, Sam appréciait le fait qu'il y ait une alarme juste au bas des escaliers. Plusieurs fois, il avait surpris Dean à s'éclipser la semaine dernière.

Au moins ici, Sam pourrait dormir sans avoir à s'inquiéter de se réveiller seul.

Sam ne savait pas où Dean avait bien pu aller, mais en tout cas il savait très bien ce qu'il avait fait ce soir. Son aîné lui avait pourtant dit qu'il ne se prostituait plus.

Sam n'était pas réellement surpris que Dean n'ait pas pu arrêter aussi rapidement. Tout ça avait été une grande partie de sa vie pendant longtemps. Voilà pourquoi ils avaient déjà eu à en parler précédemment.

Dean avait toujours été réticent à agir en dehors des ordres explicites de papa. Et lorsqu'il lui avait dit ne pas savoir quand est-ce qu'il faisait les bonnes choses, Sam avait réalisé qu'il avait sa part de responsabilité dans cette situation.

Le jeune homme avait appliqué, au moins, le tiers des règles de papa, mais il n'avait jamais précisé à Dean lesquelles exactement. Il avait juste supposé que son aîné le savait, combien même il n'y avait aucune chance qu'il ait pu le savoir, puisque Sam, lui-même, changeait d'avis selon ses humeurs.

Des fois, il était trop fatigué pour se préoccuper de quoi que ce soit, d'autres fois, il perdait toute patience et s'énervait pour des choses qui n'avaient rien à voir avec Dean. Son aîné n'avait aucun moyen de savoir s'il avait fait quelque chose de mal, jusqu'à ce que quelqu'un réclame la ceinture.

Mais, maintenant qu'ils s'étaient expliqués, aucun deux n'avaient plus d'excuses.

Les choses s'étaient presque arrangé dernièrement. Dean dormait une grande partie de la nuit, comme il le faisait sous les règles de papa. Il était moins anxieux et, majoritairement, il avait cessé de parler du démon.

Dean prenait toujours de l'eau bénite et du sel, plus que d'habitude, et refusait encore de manger le soir. Sam ne savait pas comment aborder le sujet sans risquer de freiner l'évolution des choses, mais dans l'ensemble il y avait du projet. Son frère avait même commencé à parler au gens, mais Sam avait vite compris qu'un autre problème était que Dean ne savait pas quoi dire.

Sam s'assit au bord du lit, plus que surpris de constater que Dean ne s'était pas encore déshabillé. Il devait s'être rendu compte que son cadet savait ce qu'il avait fait dehors.

"On avait parlé de cette affaire de prostitution." Commença Sam. "Tu avais dit que tu allais arrêter."

Dean resta immobile, ses mains se contractant nerveusement à ses côtés. "Je sais."

"Alors, qu'est-ce qui s'est passé?"

Dean haussa les épaules. "On a besoin d'argent et ce petit con n'allait pas me faire de mal."

"Quand on se met d'accord de ne pas faire quelque chose, ce n'est pas pour aller le faire à la première difficulté venue. La règle c'est: pas de prostitution. Même si tu ne veux pas apprendre à jouer au billard, on peut travailler en cuisine dans ce restaurant jusqu'à avoir assez d'argent pour aller où tu voudras."

Son frère était toujours immobile et Sam senti son estomac se nouer quand il dut tendre la main pour réclamer silencieusement la ceinture.

Sam fronça les sourcils lorsque les yeux de Dean errèrent dans la pièce, comme à la recherche d'une échappatoire. Confus, il regarda son frère défaire sa fermeture éclair, retirer sa ceinture et la plier en deux avants de la lui donner.

"Je peux garder mon pantalon?" Demanda Dean.

La panique monta en Sam alors qu'il se remémorait ce qu'il avait trouvé la dernière fois que son frère avait demandé à garder son sous-vêtement. Il essayait, sans aucun doute, de cacher quelque chose sous son jean. Le jeune homme laissa tomber la ceinture et se dirigea vers son aîné.

"Non, retire-le."

Dean fit un pas en arrière. "Je croyais que tu ne voulais plus me fouetter."

"Et je ne veux toujours pas. Je n'ai jamais voulu, mais on s'était mis d'accord - tu dois prendre une décision, Dean."

"Je suis tombé." Dit-il.

"Quoi?"

"L'autre jours, je suis tombé et je me suis gratté le cul."

"A travers le jean?"

Dean haussa les épaules. "Je veux juste éviter de te faire flipper."

"Enlève ton pantalon, Dean."

Son frère sembla se rendre à l'évidence qu'il n'y avait nul part ou fuir et laissa tomber son pantalon sur le sol. Sam le prit par l'épaule et le retourna. La peau de Dean, en plus d'être marqué par des meurtrissures fraîches, était parsemée de marques vives et de coupures partiellement cicatrisées.

Sam ne l'avait pas fouetté depuis Sioux Falls, il y avait deux semaines de cela et il n'avait certainement pas laissé de marque à long terme.

"Qui a fait ça?"

Il le savait déjà. Il y avait des blessures à différents stades de guérison. Tous deux n'étaient pas resté dans un même lieu assez longtemps pour que quelqu'un d'autre que Dean lui-même ait fait cela.

"Je m'en suis occupé."

Quand Dean tenta de s'éloigner, Sam le saisit plus fermement. "Est-ce que tu as utilisé cette satanée boucle?"

Dean ne nia pas. Sam se mordit la lèvre inférieure lorsqu'il senti les larmes lui piquer les yeux. "Retire ton t-shirt."

Son aîné s'était muré dans le silence et n'hésita pas à obéir. Les mêmes marques brutales jonchaient son torse. Sam ne pouvait même pas imaginer à quel point Dean avait dû y aller fort pour laisser de tels empruntés.

Sam passa sa main sur la plus fraîche, qui avait dû être faite quand Dean s'était faufilé en douce la nuit dernière. "Pourquoi tu as faits ça?"

"Quelqu'un devait le faire et quand tu as dit que tu n'aimais pas ça..." Dean relâcha une bouffée d'air et croisa le regard de Sam. "Je ne voulais plus que ce soi toi."

Les mots étaient tellement honnêtes, que Sam dut reculer jusqu'au lit, avant que ses jambes ne l'abandonnent. "Tu n'aurais pas dû faire ça, Dean."

"Je suis désolé." Dean détourna le regard et Sam savait que ce n'était pas parce qu'il pensait avoir fait quelque chose se mal. Il se sentait juste coupable d'avoir bouleversé son cadet.

Sam ne savait pas quoi faire. Il ne pouvait pas fesser Dean pour s'être battue lui-même. Il ne pouvait rien faire d'autre que de prendre son frère dans ses bras.

..

30 Juin 2001 - Relai routier Roadhouse Harvelle

Jo finit d'essuyer l'alcool renversé et les arachides éventrées sur le comptoir avant de jeter son chiffon à la poubelle. Sam et Dean étaient monté dans leur chambres juste après avoir fini leur travail pour la soirée et elle ne pouvait toujours pas détacher son regard des escaliers qu'ils avaient empruntés.

Ce restaurant n'avait vu défilé que des touristes, des familles et les locaux prévisibles. D'ordinaire, Jo pouvait faire tourner la tête de n'importe lequel des hommes qui entraient ici. Elle pouvait les embobiner et obtenir d'eux tout ce qu'elle voulait en un battement de cils innocents.

Qui aurait cru que les deux mecs les plus sexy de la planète franchiraient les portes de ce restaurant sans même lui lancer un seul regard.

Sam et Dean vivaient pratiquement ici maintenant et pourtant ils ne daignaient même pas lui donner l'heure. Même lorsqu'elle essayait d'attirer l'attention de Dean, il s'empressait de détourner les yeux. Ce n'était pas comme si elle sauterait dans son lit s'il lui adressait ne serait-ce qu'un regard. Elle avait encore de l'amour-propre, mais elle ne supportait pas d'être ignoré.

Maintenant c'était devenu un défi personnel.

Sa mère avait juré qu'ils étaient frères, mais Jo voyait bien la façon dont ils s'accrochent l'un à l'autre et si elle avait eu un frère qui la regardait comme ils le faisaient, elle lui aurait déjà coupé les bijoux de famille et serait partie pour une thérapie à vie. Il ne fallait pas être un grand scientifique pour voir qu'ils se déshabillaient du regard. Le seul moyen probable pour que l'un d'eux s'intéresse à elle aurait été qu'elle soit un gogo danser.

C'était bizarre. Le Nebraska n'était pas vraiment le pays le plus homosexuel qui soit et donc les seuls hommes gays qu'elle avait déjà vue étaient à la télévision. Et ni Dean, ni Sam ne leur ressemblaient.

Leurs vêtements étaient, pour le moins, débraillés et ils se déplaçaient, surtout Dean, plus discrètement que n'importe qui. Ça lui faisait presque mal au cœur de voir à quel point il essayait de ne pas se faire remarquer. Ça lui semblait impossible qu'ils ne soient que des frères, ou même un couple ordinaires.

Elle allait trouver ce qui n'allait pas avec eux. Après tout, elle n'avait rien de mieux à faire.

Sam semblait presque normal par moments. En tout cas, il savait faire semblant de l'être, mais plus il parlait et moins il l'était. Dean, lui, parlait à peine. Ses parents lui avaient dit de ne pas s'en mêler, que c'était probablement quelque chose de délicat qui pourrait les mettre mal à l'aise si elle en parlait.

Ils pensaient que Dean était sourd ou handicapé mental, mais il semblait entendre ce que les autres lui disaient de faire et, vu qu'il gardait constatant la tête baissé, il ne pouvait pas lire sur leurs lèvres. Jo ne savait pas grand-chose sur les troubles mentaux, ni pourquoi elle ne pouvait détourner son attention de lui.

Peut-être était-ce à cause de son silence permanent, ou de son regard tellement triste, ou simplement parce qu'il était chaud comme la braise. Elle se demandait à quoi ressemblait le son de sa voix et ce qui pouvait bien se cacher derrière ses yeux pleins de douleur.

Et surtout, elle se demandait pourquoi il avait volé un gros sac de sel de la cuisine.

Jo ne pouvait pas prétendre que ses intentions étaient pures lorsqu'elle monta les escaliers. Elle s'arrêta juste avant d'aller vers leur chambre et décida plutôt de se rendre aux toilettes.

Elle ouvrit la porte de la salle de bain sans une seconde pensée. Elle n'avait pas l'habitude de frapper avant d'entrer dans la douche de l'étage et puis des gens normaux auraient verrouillé la porte, mais, à la seconde où elle avait vu ces types, elle avait compris qu'ils n'étaient pas normaux.

De la vapeur s'échappa de la salle de bain lorsqu'elle poussa la porte. Elle aurait dû la refermer et déguerpir rapidement, mais Jo ne pouvait pas se résoudre à s'en aller sans avoir pris un aperçut de ces corps tentateurs. Ce ne serait pas un simple coup d'œil furtif, mais une vue d'ensemble sur la perfection à l'état pur.

À ce moment-là, elle eut honte et voulut claquer la porte, mais quand elle fut remise du 'putain que c'est sexy', son cerveau engourdi enregistra les meurtrissures et les coupures sur le dos exposé.

Elle se tenait là, la bouche ouverte, incapable de bouger. C'était le dos de Dean et il se tourna pour lui faire face, le plus simplement du monde, comme s'il n'avait pas remarqué sa nudité. Son expression n'avait même pas changé, il portait toujours cette inquiétude silencieuse qui marquait tout le temps ses traits.

Comme si les blessures de Dean n'étaient pas assez choquantes, son frère se tenait près de lui, tout aussi nu, mais sa peau à lui était parfaite, sans aucune marque évidente de maltraitance. Sam, contrairement à Dean, se précipita sur sa serviette.

Frustré, Sam enfonça une serviette dans les mains de Dean et en enroula une autour de sà taille. "Mets la, Dean."

Ce dernier baissa la tête et fit ce que son frère lui dit. Jo réalisa soudain combien de fois elle avait entendu Sam lui donner des ordres comme ça, comme si Dean était incapable de prendre des décisions par lui-même. Elle le fixa d'un regard accusateur.

"Qu'est-ce que tu lui as faits?" Demanda-t-elle.

Elle sentit la panique l'envahir. Jo savait qu'elle ne devait pas rester là. Elle aurait voulu frapper Sam avec ses bottes à bout d'acier, mais elle n'était pas stupide. Il faisait presque deux mètres de long.

Jo était à bout de souple quand elle atteignit la cuisine dans un vacarme retentissant. Il y avait de l'inquiétude dans sa voix. "Hey, maman."

"Jo, chérie qu'est-ce qui se passe?"

"C'est Dean."

Maman laissa tomber ce qu'elle faisait et traversa la cuisine à toute vitesse. "Il a essayé de te faire du mal?"

"Quoi? Non! Mais je pense que Sam lui en fait."

..

En montant les escaliers, Bill essayait de ne pas tirer de conclusions hâtives, mais elles pourraient expliquer le silence permanent de Dean et les regards constants qu'il lançait à Sam. Le garçon semblait marcher sur des œufs depuis son arrivée.

Bill frappa à la porte de leur chambre et entendit des chuchotements feutrés, avant que Sam ne vienne lui ouvrir. "Monsieur Harvelle."

"Il faut qu'on parle, Sam."

"Heu, ouais. On arrive tout de suite."

"En fait, je voudrais te parler, seul à seul."

Son regard passa derrière l'épaule de Sam et il aperçut Dean; il aperçut même plus qu'il n'aurait voulu en voir. Le garçon était assis sur le lit, complètement nu, une serviette négligemment jetée sur les genoux et la tête baissée. Bill en voyait assez pour dire que Jo n'avait pas exagéré.

Sam lança un regard par-dessus son épaule et Dean secoua la tête. "Ça va, Dean. Je reviens tout de suite. Reste là."

Ils ne savaient pas quel âge exactement avait ces deux-là, mais Dean était trop grand pour qu'on lui donne des ordres comme ça. Il était trop grand pour rester assis là comme un enfant apeuré. Dean était clairement mal à l'aise et semblait nerveux juste à l'idée que Sam le laisse seul.

Sam et Bill descendirent les escaliers en silence jusqu'au bar désert où Bill lui fit signe de s'asseoir. "Ça doit être dur."

"Quoi ça?" Demanda Sam.

"Devoir t'occuper de ton frère."

"Ça va." Sam croisa aisément le regard de Bill. Il n'y avait aucune malice dans ses yeux. "C'est lui qui prenait soin de moi, quand j'étais petit."

'Tout de même, quelqu'un dans sa condition, ça peut vite devenir frustrant.'

Sam se redressa sur sa chaise et sembla ruminer quelques secondes. "Qu'est-ce que vous savez de… sa condition?'

'Juste ce que je voie.'

Sam baissa la tête. Quand il la redressa, ses yeux étaient pleins de désespoir. "Je crois que vous avez connu notre père."

Cette déclaration était tellement inattendue que Bill ne sut quoi répondre et se mit à observer le garçon de plus près. Il ne le reconnaissait ni lui, ni son frère et il n'avait même pas considéré cette option. Les deux garçons étaient là depuis quelques jours maintenant et ils n'avaient jamais rien dit sur qui ils étaient, ni d'où ils venaient.

"Qui est votre père?"

"John Winchester. Il a servi dans les marines avec un certain Williams Harvelle et son journal dit que ce dernier est aujourd'hui propriétaire d'un restaurant, alors je pensais que peut-être… »

"Ouais, bien sûr. Je connais Winchester, c'est un brave type."

Le garçon tressaillit à cette phrase et une toute nouvelle crainte envahie Bill. Winchester lui avait sauvé la vie au Vietnam. Depuis, ils avaient souvent bu ensemble, jusqu'à ce que John rencontre Mary et qu'il s'installe avec elle. Il avait l'air d'un type plutôt correct, mais il était vrai que Bill ne savait pas grand-chose sur lui.

"Est-ce que John vous a fait du mal?"

Sam serra les dents et hocha la tête. "Il est parti." Sa voie craqua et il resta silencieux un moment avant de continuer. "Je pensais que vous sauriez peut-être quelque chose à propos de Dean."

Bill ne comprenait pas très bien ce qui lui était demandé.

La dernière fois qu'il avait vu John remontait à dix ans environ et il n'y avait eu aucun enfant avec lui. Quand il y repensant avec attention, quelque chose avait été étrange avec lui cette nuit-là. Il lui avait demandé une faveur que Bill n'avait pas aimé, mais qu'il n'avait pas pu refuser compte tenu de ce qu'il lui devait.

Bill lui avait remis un vieux revolver et avait tenté d'ignorer ses propos étranges concernant des démons, qu'il avait mis sur le compte de la plaisanterie. Il s'était dit que John devait être un peu ivre. Ce type n'avait jamais vraiment tenu l'alcool.

Bill posa ses coudes sur la table. "Tu pensais que je savais quoi exactement sur Dean?"

"Quelque chose concernant le démon. Est-ce que papa vous en a parlé?"

Quelque chose de claire et net ressortait de cette question. Ces deux-là avaient besoin de plus d'aide qu'il ne pourrait en fournir. Quelque soit ce qui était arrivé à John, il avait évidemment tenté d'entraîner ses garçons avec lui. Bill voulait les aider, vraiment, mais cette histoire ne sentait pas bon du tout.

Jo était à un âge impressionnable et Ellen, elle semblait beaucoup les aimer, mais elle avait déjà fait de son mieux avec eux. Il ne pouvait pas prendre le risque de les garder près de sa famille.

"Je vais te dire la même chose que j'avais dite à ton père. Il y a un pasteur dans le Minnesota-"

"Le pasteur Jim."

"Le seul et unique. Je pense qu'il sera plus apte à vous aider." Sur ce, Bill repoussa sa chaise et se leva, plein de culpabilité pour ce qu'il s'apprêtait à faire. Le garçon devant lui semblait tellement perdu. "Je voulais vous remercier, toi et ton frère, pour toute l'aide que vous nous avez apporté, mais je pense qu'il serait préférable que vous partiez."

"Quoi? Mais pourquoi?"

"Il doit protéger sa famille."

Bill jeta un coup d'œil par-dessus son épaule en direction de la voie soudaine. C'était Dean, debout à l'autre bout du bar. Il était habillé et un sac pensait sur l'une de ses épaules.

..

3 juillet – Omaha, Nebraska

Ils n'étaient pas arrivés chez le pasteur Jim, quand Dean compris où ils se rendaient et s'y opposa. Il aurait plutôt préféré faire une chasse, ce que Sam refusa à son tour. Ils atterrirent donc dans un motel plein de junkies, avec rien de mieux à faire que fixer un écran de télévision éteint et de réfléchir. Chose qui ne se terminait jamais très bien.

Dean se servait de Bill comme prétexte que le démon devait être isolé. Il avait tenu parole et n'avait pas demandé à son cadet de le fouetter, maos la première nuit dans ce motel, Sam l'avait surpris dans la douche avec un cintre rouillé.

La nuit suivante, Sam avait tenté de rester réveillée, mais il ne pourrait pas le faire éternellement.

La nuit dernière, il avait essayé de le menotter au lit, ca qui avait conduit Dean dans une panique folle et laissé Sam avec un œil au beurre noir. Il ne pouvait s'empêcher de se demander ce qui se passerait s'il laissait son frère attaché, comme papa avait menacé de le faire.

S'il le faisait et que rien ne se passait, Sam prouverait une bonne fois pour toutes qu'il n'y avait pas de démon. Mais Dean ne lui pardonnerait probablement jamais et il n'allait pas risquer la vie de son frère pour des suppositions.

Sam ne savait pas quoi tenter ce soir, mais pour l'instant Dean était assis sur le lit, nu et détendu, les pieds écartés sans pudeur.

Sam était le seul à avoir déjà vu son frère ainsi. Dean n'avait jamais pu se déshabiller pour une fille. Il n'était comme ça que pour sa famille et pour tous ceux qui voulait en rajouter à sa collection de cicatrices.

Sam savait que si Dean avait bien voulu regarder Jo, il l'aurait trouvé attirante. Son frère aimait les filles autant que lui. C'était papa qui avait aimé le voir avec des garçons.

Il alla s'asseoir sur le lit à côté de Dean. Ce dernier se pencha contre lui et Sam passa son bras autour de ses épaules. "Tu as déjà pensé à avoir un rancard?"

"Waw Sammy, je ne savais pas que tu étais désespéré à ce point."

"Avec une fille."

Dean se raidit. "Tu pourrais… tu devrais."

"On devrait."

"Ouais, c'est vrai. Mais même si on éteint les lumières…" Dean prit la main de Sam et la posa sur l'une de ses vieilles cicatrices, la croix à l'intérieur de sa cuisse. "Comment je fais pour expliquer ça? Et on devra aller direct à la partie sexe, parce que je suis incapable de tenir une fichue conversation. Et, oh, et le sexe sera à chier aussi, parce que j'ai jamais baisé personne.'

"Ça ne nécessite pas vraiment de mode d'emplois."

Dean le dévisagea. "Tu sais bien que je ne peux pas."

Papa avait toujours dit que, même avec un préservatif, il y avait trop de risques que Dean mette la fille enceinte, ce qui conduirait à la naissance de l'antéchrist ou une connerie du genre.

Et surtout, ils ne savaient pas quel genre de fluide démoniaque pourrait être répandu si le démon était une sorte de virus. Dean avait combattu cette saloperie toute sa vie. Elle pourrait le tuer avant de se propager.

"De toute façon, je ne veux pas." Dit Dean. "Je veux que toi tu le fasses. Va te trouver une fille… merde, Juste va-t'en. Je me quitterais moi-même si je pouvais."

"Alors tu es un imbécile."

Dean se laissa glisser sur le lit pour se retrouver coucher, recroquevillé contre Sam. "Dis-moi quelque chose que je ne sais pas."

Sam lui frotta l'épaule. Il espérait que Dean le savait déjà, mais il le lui dit quand même. "Tu es le meilleur grand frère du monde."

Dean ricana. "Tu devrais sortir plus souvent." Il roula sur lui-même pour pouvoir regarder Sam. "On est je sais pas quel jour et tu es assis dans le motel le plus pourri qu'Omaha a à offrir, en train de caresser l'ancien prostitué diabolique qui te sert de frère."

Il tenta un sourit.

Même s'il l'avait voulu, Sam n'aurait pas pu partir; c'était déjà assez difficile de surveiller Dean quand il dormait juste à côté de lui.

.

Les démons étaient généralement distrayant à suivre. Mais pas celui-là.

Gordon secoua le verre qu'il sirotait depuis une heure déjà. Un homme pourrait facilement se ruiner à attendre que ces saloperies de démons bougent. Ces saletés savaient surement qu'elles étaient épiées.

Il prit une autre gorgé de sa boisson, qu'il faillit recracher aussitôt lorsqu'un jeune homme sortit de l'ombre, silencieux et meurtrier tel un cobra. Ça ne provenait ni des traits de son visage, ni de la carrure de son corps, qui d'ailleurs avaient bien changé depuis la dernière fois que Gordon avait eu le plaisir de le voir. C'était ses mouvements semblables à ceux d'un prédateur, l'incertitude mêlée au désir bestial.

Le garçon ne s'approcha pas assez pour la tuer, mais il marqua sa proie. C'était exactement celle que Gordon observait depuis presque trois heures maintenant.

En dépit du fait que chaque centimètre de son corps hurlait qu'il était à peine plus qu'un animal, ou peut-être à cause de cela, deux femmes et un homme lui firent des avances. Le garçon les rejeta toutes sans même un regard. Pas un mot ne quitta ses lèvres. Rien ne brisa sa concentration.

Gordon avait, plus d'une fois, eu l'occasion de tâter de ce joli petit cul à l'aide d'une ceinture ou d'une branche de saule. John avait toujours été enclin à le laisser discipliner son aîné. Certains garçons avaient besoin d'être tenu d'une main de fer et particulièrement lorsqu'ils étaient possédés par des démons.

Un sourit satisfait se dessina sur ses lèvres. Il se leva, étira ses membres endolories, termina son verre d'une traite et commença la partie.

Quand il se rapprocha, ce fut facile et rapide. Il bloqua le point qui fut lancé vers lui, enroule ses bras autour de Dean et le maintint assez fermement pour l'immobilier.

La respiration de Gordon était lourde contre son oreille. "Hey, le tueur."

Le garçon ne bougea pas d'un cil. L'entraînement de John était mis en pratique. Ne pas paniquer. Ne pas effrayer sa proie.

A son crédit, Dean lança un regard vers le démon qu'il chassait pour s'assurer qu'il ne les avait pas repéré. Ce n'était visiblement pas le cas, puisqu'il continuait de s'empiffrer tranquillement d'ailes de poulet en regardant la télévision dans le coin de la pièce.

"Gordon?"

A l'entente de son nom, Gordon attira le garçon plus loin dans l'obscurité. Il savait bien que s'il bougeait avec autant de facilité, c'était parce que Dean le laissait faire. Le garçon remua ses fesses contre lui dans un mouvement séducteur.

Gordon n'était pas de ce bord-là, mais s'il l'avait été, il aurait; sans hésitation, plongé sa bite dans ce cul qui le suppliait joyeusement.

Son pénis se contracta légèrement, vaguement intéressé par l'idée de prendre le garçon ici et maintenant. Il lui semblait qu'il aurait pu s'il l'avait voulu, puisqu'il tenait Dean contre lui et que ni John, ni le petit Sammy ne venait à la rescousse.

"Depuis quand ton vieux père te laisse te promener sans laisse?"

La lassitude dans ses yeux et l'affaissement de ses épaules en disait long. Gordon le libéra et lui tapota le dos. "Laisse-moi te payer un verre."

Dean prit, à contrecœur, la chaise en face de lui tandis qu'un serveur leur apportait leurs bières. Ils s'étaient installé de façon à garder le démon bien en vue. Gordon cogna sa bière contre celle de Dean avant d'en prendre une gorgée.

"T'as intérêt à avoir une bonne excuse au fait que John ne soit pas là. Je détesterais avoir à te tuer."

Il y avait une étincelle dans les yeux de Dean, mais principalement du désintérêt. "Il était possédé."

"Merde. Il a fallu le tuer alors?"

Dean tressaillit, mais hocha la tête.

"C'est dur. Je lui avais bien dit de faire plus attention. T'avais pas le choix."

Toutes traces du chasseur affamé avait disparu en Dean, ne restait plus qu'un pauvre garçon misérable et méfiant. Ce qu'il lui fallait, c'était une bonne décapitation. Habituellement, Gordon travaillait seul, mais cette chasse serait infiniment plus facile avec quelqu'un ayant les talents de Dean.

Mais il y avait quelque chose à régler avant: les précautions à prendre.

"Alors c'est Sammy qui fait ce qu'il faut pour toi, maintenant?"

Dean baissa la tête. "J'essaie de le faire moi-même."

"Toi-même?" Gordon lâcha un sifflement. "Et si le démon prend le contrôle – qui s'en occupera?"

"J'ai essayé de prévenir Sammy."

Gordon prit une autre gorgée. "Si tu fais pas attention, le seul avertissement que ton petit frère aura, sera quand tu lui trancheras la gorge." Dean devint de plus en plus mal à l'aise sur sa chaise. "Ça fait combien de temps que tu n'as pas eu un vrai exorcisme?"

"La dernière fois c'était avec papa… un peu plus d'un moi je crois."

"Alors t'es une putain de bombe à retardement. Ok, je te propose un marché. Tu me donne ce démon." Gordon désigna leur cible d'un hochement de tête. "Et je m'occupe de toi."

"Vous ferez un exorcisme?"

"Au grand complet." Gordon se pencha sur la table pour prendre un meilleur aperçu de Dean, puis il retourna son regard vers le démon qu'ils chassaient. "Tu es un peu vieux pour lui, mais je suppose que tu peux quand même l'appâter."

"Ouais, je peux le faire."

Satisfait, Gordon reprit sa position initiale sur sa chaise. "Alors, ton frère, il a des tendances suicidaires?"

"Il ne croit pas en l'existence du démon." Dean croisa le regard de Gordon. "Mais vous l'avez vu, n'est-ce pas?"

Gordon pensa tout d'abord que c'était une plaisanterie, mais Dean était tout ce qu'il y avait de plus sérieux. "Putain, évidemment que je l'ai vu. Ne pas croire aux démons…" Il secoua la tête en ricanant. "Ton frère devrait vraiment ouvrir les yeux."

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A SUIVRE!

...

Courtney Ackles: Contente que ça t'aies plu. Merci pour le commentaire.

Bleu-cold: Et bien tu avais raison. Moi aussi la première fois que j'ai lu l'histoire, je n'y croyais pas. Et tu vois, ils ne sont pas les seul finalement à le voir. j'espère que ce chapitre te plaira autant que les autres. Merci pour le commentaire.