Hello à tous ! Je viens juste de me rendre compte que j'avais environ 3 chapitres d'avance et qu'il était grand temps que j'en poste un après ce long moment de silence ^^ S'il reste encore un lecteur ici, my bad, et bonne lecture !


Chapitre 7 : Qui sème l'illusion récole la souffrance

Article 79 :
Il est interdit de frapper un Pote au visage à moins qu'il n'ait enfreint Code.

Le lundi suivant, pendant la pause du matin, Kyouya fronça les sourcils en regardant l'écran de son téléphone, qui venait de vibrer.

« Je vous attends ce soir, toi et Mlle Fujioka, à la résidence secondaire pour dîner, à 19h. Ne soyez pas en retard… »

Son père ne semblait pas d'excellente humeur, et cela préoccupa Kyouya pour le reste de la journée. Il n'écouta pas les propositions farfelues de Tamaki sur les thèmes à offrir aux clientes, et prêta une oreille peu attentive aux cours de ses professeurs, qu'il avait déjà travaillé pour la plupart.

Lorsqu'il arriva à la salle de musique en début d'après-midi, seule Haruhi s'y trouvait, et d'après ce que Kyouya pouvait voir, elle venait juste d'arriver.

- Salut, l'appela-t-il en refermant la porte.

- Salut, répondit-elle. Qu'est-ce que tu fais là ?

Kyouya haussa les épaules.

- Je ne sais pas trop. J'ai marché automatiquement jusqu'ici après mon dernier cours. Et toi ?

Haruhi lui désigna le sac qu'elle tenait dans sa main droite.

- Je dois enfiler cet horrible costume avant le début du club. Ordre des jumeaux.

Et juste comme ça, elle disparut dans une cabine d'essayage. Quelques secondes se passèrent avant que Kyouya ne la rejoigne. Haruhi avait déjà enlevé son pantalon et déboutonnait son haut lorsque Kyouya l'enlaça.

- Ça va ? lui demanda-t-elle immédiatement en regardant son reflet dans le miroir. Kyouya avait enfoui son visage dans son cou, et sa réponse parvint étouffée aux oreilles d'Haruhi.

- Mon père m'a envoyé un message ce matin.

Il s'arrêta, et Haruhi reprit son mouvement, finissant de déboutonner sa chemise. Elle arrivait au bout quand Kyouya reprit :

- Il veut qu'on vienne dîner ce soir. Tous les deux.

Haruhi eut un moment d'arrêt avant d'écarter Kyouya pour enlever sa chemise.

- Très bien, dit-elle simplement. À quelle heure tu viens me chercher ?

Ce fut au tour de Kyouya de s'écarter, laissant Haruhi retirer son débardeur et commencer à fouiller dans son sac.

- Est-ce que tu sais ce que ça veut dire ?

Une pointe de peur s'entendait dans la voix de Kyouya.

- On savait que ça arriverait quand on l'a annoncé, lui rappela Haruhi en fermant la chemise bouffante du costume.

- Je sais bien, ragea Kyouya en sortant le corsage du sac. Mais je le connais, et je sais exactement ce qu'il va essayer de faire.

- Aide-moi avec le corsage, s'il-te-plaît. Moi aussi je sais ce qu'il va essayer de faire, mais je pense que le meilleur moyen de l'affronter c'est d'y être. Comment tu veux qu'il nous prenne au sérieux si on l'évite ?

- Tu me dis si je sers trop fort. Je doute qu'il nous prenne au sérieux, même après ce soir.

- Vas-y encore, je ne veux pas prendre le risque que les clientes voient ma poitrine. Sérieusement, qui a eut cette idée débile des costumes de pirate ?

- J'en ai peut-être glissé un mot à Tamaki. J'avoue que je voulais voir ce costume sur toi, mais je le pensais pas aussi galère à enfiler. D'ailleurs, va falloir qu'on trouve une autre solution, t'as grossi des seins !

Haruhi rougit et plaqua ses mains sur sa poitrine.

- Non mais oh ! cria-t-elle presque. La faute à qui ?

- Expire, lui conseilla Kyouya. Je n'arrive pas à serrer.

Vexée, Haruhi retira ses mains et vida l'air de ses poumons, pour se laisser gentiment faire.

La discussion avait calmé Kyouya, et il finit d'aider Haruhi à s'habiller. Lorsque cela fut fait, elle se retourna. La crainte se lisait encore dans les yeux de Kyouya, mêlée à d'autres émotions. Alors Haruhi s'accrocha à son cou, se hissa sur la pointe des pieds et l'embrassa, une main caressant sa joue. Kyouya posa une main au creux de ses reins pour la stabiliser, l'autre allant se caler sur sa hanche, et se laissa entraîner dans le baiser, totalement contrôlé par Haruhi. Le temps se figea, et leur échange sembla durer des heures, jusqu'à ce que deux voix se fassent entendre :

- Y a quelqu'un ?

La bulle qui les entourait explosa et ils se séparèrent. Hikaru et Kaoru semblaient ne pas être seuls, un autre bruit de pas les accompagnant. La voix de Tamaki retentit peu de temps après :

- Haruhi devrait être là, il fallait qu'elle se change.

Alors qu'il venait juste de finir sa phrase, Haruhi sortit de la cabine, devançant Kyouya qui étouffa un juron et sortit à son tour. Aussitôt, Hikaru et Kaoru encadrèrent Haruhi et commencèrent à faire des allusions qu'elle chassa d'un geste de la main, mais Kyouya attrapa le regard de Tamaki. Il pouvait lire comme de la désapprobation dans ses yeux. Kyouya le fixa d'un regard noir, lui faisant comprendre qu'il n'avait pas son mot à dire. Tamaki fronça les sourcils. En effet, Kyouya ne lui parlait presque jamais de cette façon, et qu'il le fasse sur ce sujet était assez perturbant. Kyouya releva les sourcils d'un air hautain, le mettant au défi de répliquer. Ce que Tamaki s'apprêtait à faire lorsqu'Hikaru les interpella :

- On se change ? Il ne reste plus beaucoup de temps !

- Haruhi ? interrogea Kyouya.

- Elle prépare la salle, répondit Kaoru.

Le thème des pirates avait touché l'imaginaire des clientes en plein dans le mille, mais Kyouya restait peu satisfait des résultats qu'il calculait dans son coin. Avec le départ d'Hani et de Mori, et bien sûr des filles de leur classe, ils avaient perdu bon nombre de clientes. Malgré la popularité d'Haruhi, ils peinaient à séduire des clientes potentielles parmi les secondes. Tamaki avait perdu des clientes au profit d'Haruhi et lui-même, qui en avait déjà peu, en avait encore moins. Les produits dérivés n'avaient pas été renouvelés et ne se vendaient plus, même les enchères ne rapportaient plus. Ils courraient droit à la catastrophe ! Kyouya releva les yeux, scrutant la salle. Tamaki avait déjà fini ses rendez-vous, et il était nonchalamment appuyé contre le mur du fond de la salle. En suivant son regard, Kyouya se rendit compte qu'il était fixé sur Haruhi. Il se leva alors et se dirigea vers son meilleur ami, bien décidé à ne pas laisser passer ça.

- Ton fantasme se passe bien ? questionna Kyouya en s'appuyant contre le mur, prenant la même position que Tamaki.

Tamaki jeta un coup d'œil à Kyouya, qui avait le regard fixé sur Haruhi.

- Tu t'imagines des choses, répondit simplement Tamaki. J'étais juste en train de réfléchir.

- J'ai vu ton regard tout à l'heure, l'accusa Kyouya en baissant la voix. Je croyais que tu approuvais !

- Je le croyais aussi, répondit Tamaki sur le même ton, en se tournant vers Kyouya qui le fixait. C'est juste que…

- Oui, continue.

- Tu savais que c'était sa première fois ?

Ce n'était pas vraiment une interrogation, mais Kyouya répondit quand même :

- Bien sûr que je le savais, mais je ne vois pas en quoi ça te concerne.

Tamaki fit un pas menaçant vers Kyouya. Ils ne se rendaient pas compte que des clientes avaient commencé à les regarder, alertées par l'hostilité ambiante.

- Si jamais tu lui fais le moindre mal, ou si tu ne fais même qu'y penser, tu as beau être mon meilleur ami, je te préviens…

- Oui, je t'écoute, le provoqua Kyouya.

- Je te tuerais ! le menaça Tamaki.

Kyouya le regarda avec mépris, relevant le menton, et pouffa avant de répondre :

- Bonne chance !

Tamaki allait répliquer lorsque Kaoru intervint, se plaçant entre eux et faisant face à Kyouya.

- Qu'est-ce qui se passe ? murmura Kaoru. Tout le monde vous regarde !

Kyouya s'éloigna quelque peu, avant de prendre une inspiration et de reporter son attention sur Haruhi. Il crut d'abord qu'elle n'avait rien remarqué, mais elle lui jeta un court regard emplit de questions, avant de reporter son attention sur ses clientes. Kaoru entraîna vite Kyouya plus loin, et celui-ci se laissa faire.

- Il faut que je voie des choses avec toi à propos des costumes pour le prochain thème.

Ce ne fut que lorsqu'il fut assis à sa chaise, devant son ordinateur, que Kyouya se rendit compte d'une chose.

- Tu n'as plus de clientes ? Mais Hikaru…

- Elles ont demandé à le voir seul. Il semble que notre numéro d'inceste soit voué à disparaître.

Décidément, la situation était plus grave qu'il ne le croyait.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé tout à l'heure avec Tamaki ? demanda Haruhi en rangeant les dernières chaises avant de suivre Kyouya hors de la salle.

- Pas grand-chose, minimisa Kyouya. Je pensais qu'il approuvait notre relation, et lui aussi le pensait d'ailleurs.

- Il n'approuve pas ? demanda Haruhi en fronçant les sourcils. Pourquoi il a changé d'avis ?

Kyouya haussa les sourcils.

- Il s'est rendu compte de ce que voulait dire être un couple et de ce que ça impliquait.

Haruhi stoppa sa marche à la réponse de Kyouya.

- Qu'est-ce que tu lui as raconté ?

Kyouya se stoppa également et se tourna vers Haruhi pour lui répondre :

- Rien du tout. Tu sais, il lui arrive parfois d'additionner deux plus deux et d'obtenir quatre. Il s'est souvenu de ce qu'on avait dit quand on leur a annoncé notre couple, il savait que mes parents étaient absents ce week-end et il nous a vu sortir de la cabine. Ça lui arrive parfois d'être intelligent.

- Si tu le dis, concéda Haruhi. Tu viens me chercher à quelle heure ce soir ?

- J'ai pas prévu de venir te chercher. En fait, j'ai pas prévu que tu rentres chez toi.

- Quoi ? Et c'est maintenant que tu me le dis ?

Kyouya se remis à marcher et Haruhi pressa le pas pour pouvoir le rattraper.

- Tu n'as qu'à envoyer un message à ton père, mais chez moi tu disposeras de tout le nécessaire pour participer à ce genre d'évènements sans commettre la moindre erreur sociale.

Interloquée, Haruhi le suivit sans protester.

- Kyouya, qu'est-ce que c'est que ça ? demanda Haruhi en désignant une partie du dressing.

- Ça, répondit-il tranquillement en pianotant sur son ordinateur, ce sont toutes les tenues dont tu peux avoir besoin pour participer à des dîners fortunés. Notamment celui de ce soir.

- Et je suis censée choisir ?

Fixée sur la quantité de robes, elle entendit l'ordinateur de Kyouya se refermer et elle sentit sa présence dans son dos alors qu'il étudiait les robes qu'il connaissait sans doute déjà. Son regard dans son dos commençait à être particulièrement gênant quand il tendit le bras au-dessus de sa tête pour sortir une robe.

- Pourquoi pas celle-là ? lui présenta-t-il.

Haruhi prit la robe dans ses mains et l'examina.

- Comment tu sais qu'elle m'ira ?

- Elles sont toutes faites sur mesure.

- Quoi ? hurla Haruhi.

- Tu me crieras dessus plus tard, répondit Kyouya avec lassitude. Pour l'instant, habilles-toi.

Haruhi attendit quelques instants avant de se retourner vers Kyouya. Celui-ci n'avait clairement pas l'intention de bouger, appuyé contre le chambranle de la porte.

- Je peux avoir un peu d'intimité ? réclama Haruhi.

- Oh ça va, c'est pas comme si je t'avais jamais vu nue…

- S'il-te-plaît ?

Kyouya se leva alors et sortit, refermant la porte derrière lui. Après cinq minutes d'attente insupportables de son point de vue, Haruhi sortit enfin, et Kyouya resta sans voix. La robe qu'il avait choisie était certes belle, mais Haruhi la rendait grandiose. C'était une robe longue et moulante, argentée, dont la traîne suivait naturellement le moindre mouvement d'Haruhi. Les manches en tulle gris recouvraient ses épaules pour se rejoindre dans le dos, couvrant juste ce qu'il convenait. Elle avait complété sa tenue par une paire de sandalettes à talon argentées que Kyouya avait sorties en même temps que la robe. Elle tenait à la main la cape qu'il avait également préparé.

- Tu es magnifique, la complimenta Kyouya.

- Merci, répondit Haruhi, mais tu n'es pas prêt. Je t'ai sorti des affaires.

Kyouya la regarda avec suspicion avant d'entrer dans son dressing. Un costume avait été plié sur une chaise. Kyouya sourit en voyant que la cravate qu'elle avait choisie était du même gris que sa robe. Il était en train de la resserrer lorsqu'il sortit du dressing.

- Comment tu savais qu'on devait avoir une touche assortie ? interrogea Kyouya en regardant Haruhi, qui finissait d'attacher sa cape. Celle-ci haussa les épaules :

- J'en savais rien. J'ai juste remarqué que vous faisiez souvent ça au club d'hôtes.

Kyouya s'approcha d'elle et déposa un rapide baiser sur ses lèvres.

- Tu sais que t'es géniale !

- Merci, répondit Haruhi, mais c'est pour quoi ?

- Pour comprendre aussi rapidement les choses. Bon, allons-y maintenant, ça va bientôt être l'heure.

Kyouya offrit son bras à Haruhi, qui le prit sans rechigner mais leva tout de même les yeux au ciel.

Leur arrivée dans la salle à manger ne fut pas discrète comme avait pu l'espérer Haruhi. Elle fut au contraire extrêmement remarquée par le père de Kyouya, debout devant la longue table de réception qui s'étendait sur toute la longueur de la salle. Celui-ci eut un sourire froid avant de remarquer :

- Vous êtes en avance.

Son regard se porta sur leurs bras enlacés, et Kyouya resserra imperceptiblement sa prise, ramenant Haruhi plus près de lui. Il jetait un regard méfiant à son père lorsqu'il répondit :

- Nous savons que tu préfères quand tes invités sont là plus tôt.

Yoshio ne répondit pas, se contentant de toiser son fils d'un regard sévère. Il ne fallut pas plus de temps pour que les frères et la sœur de Kyouya, accompagnés de leurs femmes et mari respectifs, n'arrivent à leur tour. Kyouya imita ses frères en accompagnant Haruhi jusqu'à la place qui semblait avoir été prévue pour elle, juste à la droite de Yoshio. Elle était indéniablement le centre d'intérêt de la soirée, se disait-elle alors que les frères de Kyouya installaient leurs femmes à côté d'elle, et que Fuyumi était elle-même installée par son mari. Les hommes s'installèrent en face de leurs femmes respectives, puis le père et la mère de Kyouya prirent place, chacun à un bout de la table. On servit les plats, et le dîner commença. Il aurait pu être agréable. Il l'était même. Jusqu'à ce que Yoshio prenne la parole, assez bas pour que seule Haruhi l'entende :

- Depuis combien de temps connaissez-vous mon fils ?

Haruhi était surprise qu'il s'adresse directement à elle, mais elle resta droite pour répondre, tout aussi bas :

- Depuis un an et demi environ.

- C'est drôle voyez-vous, parce que je connais mon fils, et les relations longues, ce n'est pas dans ses habitudes.

- Peut-être que vous ne le connaissez pas aussi bien que vous le croyez.

- Ou peut-être est-ce vous qui ne le connaissez pas. Mon fils aime les challenges.

- Kyouya m'aime ! répliqua Haruhi sur un ton qui semblait presque désespéré.

- Vous en êtes sûre ? reprit Yoshio. Vous n'êtes pas la première vous savez. Vous avez juste été plus difficile que les autres à obtenir. Mais quand il se sera lassé de vous, il vous jettera, comme il l'a fait avec toutes les autres. Parce que Kyouya ne fera rien d'autre que de vivre la vie que j'ai prévu pour lui, et il le sait très bien.

Toutes les conversations s'arrêtèrent lorsqu'Haruhi se leva soudainement, surprenant tout le monde.

- Excusez-moi, je crains me sentir mal. Je vais me reposer.

Elle s'inclina avant de s'éloigner. Kyouya le voyait bien, elle faisait de gros efforts pour marcher plutôt que courir. À son tour, il se leva et s'excusa, mais son poignet fut retenu, l'empêchant d'avancer, lorsqu'il passa à côté de son père.

- Kyouya, tu ferais mieux de te débarrasser de cette pimbêche. Elle n'a rien à faire dans notre monde !

- Parce que vous pensez vraiment que vous allez continuer à contrôler ma vie ? répliqua Kyouya.

- Si tu refuses d'obéir, peu importe que tu sois mon fils, je le ferais pour toi, le prévint Yoshio.

- Essayez toujours, défia Kyouya avec un petit sourire avant de dégager son poignet d'un coup sec.

Dès qu'il fut sorti de la salle à manger, il se mit à courir. Haruhi avait dû se réfugier dans sa chambre, elle n'avait pas pu aller dans une autre pièce, elle ne les connaissait pas. Il fallait absolument qu'elle y soit. Kyouya était prêt à faire fouiller la résidence de fond en comble si besoin ! Mais il n'eut pas besoin de l'envisager puisqu'en ouvrant la porte, il la trouva là, assise sur son canapé, en train d'essuyer les larmes qui coulaient sans retenu sur ses joues. Kyouya s'approcha d'elle, mais au moment où il effleura son épaule, Haruhi se leva et eut un mouvement de recul.

- Non, cria-t-elle avant de se rendre compte qu'il s'agissait de Kyouya.

Ses pleurs redoublèrent, mais elle le laissa s'approcher et l'enlacer, et lui rendit son étreinte. Une main dans ses cheveux, Kyouya entreprit de la rassurer autant qu'il put :

- Haruhi, tu ne dois pas croire un seul mot de ce qu'il t'a dit !

- Et s'il avait raison ? murmura-t-elle contre son torse.

- Tu me fais confiance ? répondit Kyouya. (Haruhi hocha la tête.) Alors tu dois me croire quand je te dis que je t'aime. Je ne sais pas exactement ce qu'il t'a dit, mais je peux facilement le deviner. Et tu sais qu'il adorerait qu'on se sépare, il me l'a redit juste avant que je te rejoigne.

Haruhi se serra plus fort contre Kyouya, qui accompagna son geste. Ses pleurs étaient déjà en train de se tarir quand Kyouya reprit la parole :

- Pour ce soir, tu vas rester avec moi. Je te raccompagnerais demain pour que tu te reposes mais il est hors de question que je te laisse partir en pensant ça.

Et Haruhi était restée avec Kyouya toute la nuit, qu'ils avaient passé à discuter de tout et de rien, simplement dans les bras l'un de l'autre.