Merci à Eclipse of Midnight (j'adore ton pseudo, franchement) et à LambdaOfTheDead (j'ignore d'où vient ton pseudo mais il m'a bien fait rire) pour leur gentille review. Quand à Mélanie : oui, Samael est humain et oui pour ton interrogation (mais je ne dévoile rien de plus).
Voilà le chapitre 4 et bonne lecture.
Chapitre 4 :
Il faisait nuit sur la campagne. Un groupe de sorciers se dirigeait silencieusement vers un petit village isolé. Il ne laissait entendre pour seuls bruits que de simples ordres chuchotés. Rapidement, la vingtaine de sorciers se divisa en petits groupes de deux ou trois personne et allèrent se poster à différent endroits du village. Une fois tout le monde positionné, l'un d'eux fit apparaître une Marques des Ténèbres verdâtre et ce fut le signal : des sorts fusèrent de tous les côtés, réveillant les habitants moldus paniqués par ces hommes vêtus de noirs qui jetaient des rayons destructeurs avec leur bâton.
Une maison s'enflamma, forçant la famille qui y vivait à sortir sous les rires gras de quelques sorciers qui lancèrent des rayons mortels sur chaque individu. L'un d'eux se désintéressa soudainement et se tourna vers une autre maison à laquelle il jeta un sort d'explosion. Le bruit fut effroyable, mais pas pour les agresseurs qui se délectaient du massacre. Très vite, les groupes se divisèrent et s'éparpillèrent dans les rues, lançant des sortilèges à tout va, riant face aux hurlements des femmes qui voyaient leur mari se faire torturer, ou bien des pleurs des enfants perdus au milieu de ce massacre.
Un sorcier vit une petite fille qui serrait sa peluche contre elle, cachée derrière un poteau électrique, il s'approcha en levant sa baguette et en marmonnant une formule et l'abaissa d'un coup sec. Une flèche lui transperça le cou et il s'effondra dans un cri étranglé.
« Ils sont là ! » Hurla un sorcier, soudainement paniqué.
Une pluie de flèches s'abattit sur un groupe de personnes les éparpillant entre les ruelles. Un bruit de course se fit entendre, ainsi que des tuiles qui glissaient des toits sous des pas rapides et assurés.
« Ils attaquent ! Hurla un autre. Préparez-vous ! »
La fillette à la peluche sortit de sa cachette pour courir vers sa maison maintenant écroulée. Elle allait marcher dans les décombres quand une main l'arrêta :
« Viens par ici. »
La voix était doucereuse, et les mains masculines prirent la petite pour la ramener contre un corps recouvert par une longue cape noire.
Rogue circula rapidement, esquivant les silhouettes humaines au visage caché par des capuches larges qui attaquaient les sorciers et les explosions engendrées pour se diriger vers une ruelle sombre et encore intacte. Là, il déposa l'enfant et se redressa :
« Reste ici, et attend que l'on vienne te cher… »
Un bruit caractéristique de quelqu'un venant de sauter d'un mur pour atterrir sur le bitume retentit derrière lui.
« …cher. »
Il se retourna et se retrouvant face à un homme vêtu d'un uniforme complexe noir et rouge. Il était de taille moyenne et les vêtements ainsi que les pièces d'armures empêchaient le sorcier de se faire une idée de la corpulence exacte de l'individu sauf qu'il était suffisamment mince pour être rapide et puissant à la fois. Son regard était caché par sa capuche noire qui ne le laissait voir que le bas du visage. Il portait des gantelets de cuir et de métal épais et d'un mouvement fluide, fit se déployer une lame-secrète.
Un assassin. Il avait face à lui un assassin !
Sans prévenir, il attaqua et le professeur eut tout juste le temps d'esquiver la lame avant de se prendre un coup de pied dans l'estomac qui le projeta contre le mur le plus proche. Il toussa et cracha avant de se relever. Comment lui, vampire de son état, pouvait se faire botter ainsi le train par un assassin ? Il sortit sa baguette mais l'autre fut plus rapide car il se retrouva projeté au sol avec la pointe de la lame tout contre sa gorge. Il se débattit mais il n'arrivait pas à se dégager. Il ne voulait pas finir ainsi ! Qui protégerait ses serpents s'il se faisait tuer là ?
« Non ! Pleura la fillette en serrant sa peluche contre elle. Il ne m'a pas fait de mal ! »
L'assassin recula sa lame et fixa l'enfant d'un air interrogateur. Le sorcier n'osait pas bouger de peur que son adversaire ne décide de reporter son attention sur lui et de s'en occuper définitivement. L'assassin sembla se décider au bout d'une longue minute d'échange de regard avec la petite puis se tourna vers Rogue en prenant une dague coincée à sa ceinture.
« Non ! Se débattit l'homme toujours coincé sur le sol. Lâche-moi ! »
La dague se planta à quelques millimètres de son cou. L'assassin eut un mince sourire avant de se redresser et de retourner sur le champ de bataille. Severus s'en doutait mais la petite venait vraiment de lui sauver la vie ! Il resta un moment à moitié redressé sur son séant, une main sur le cœur et la respiration rapide. Bon sang, il s'en était fallu de peu ! Il lui fallu dix bonnes minutes pour s'en remettre suffisamment pour pouvoir se lever et marcher.
Quand il sortit de la ruelle, il vit trois autres individus semblables à celui qui l'avait attaqué courir et bondir après les sorciers, sauf qu'ils étaient de couleurs différentes. L'un portait un uniforme entièrement noir au point qu'on ne le voyait que lorsqu'il passait près des flammes ou des éclairages moldus. L'autre était vert foncé et utilisait un arc avec une précision redoutable. Le troisième était rouge carmin et venait d'égorger sans pitié un sorcier qui venait de lui jeter un sortilège. Mais où était le noir et rouge ?
Un bruit de course lui permit de le retrouver, accompagné d'un assassin portant un uniforme blanc et bleu. Les deux couraient pour se diriger vers deux maisons à plusieurs étages d'où on voyait des lumières vertes éclairer brièvement les pièces ainsi que des cris qui résonnaient dans la nuit. Allaient-ils attaquer les sorciers présents dans ces 2 habitations ?
Les deux assassins entrèrent ensemble dans la même maison, provoquant des cris d'horreur, des jets de sortilèges non identifiés puis un silence macabre avant de sauter par une fenêtre pour passer à la maison suivante où ils firent le même manège. Le professeur retint son souffle : ces deux-là avaient juste décimé au moins 6 sorciers comme si de rien n'était !
Quand aux rares attaquants du raid qui avaient réussi jusque là à échapper aux lames mortelles des assassins, ils firent l'erreur de vouloir venger leurs camarades tombés au combat, provoquant et insultant leurs adversaires. Ils ne comprirent que trop tard leur bêtise lorsque les assassins fondirent sur eux.
Lorsque les cris prirent fin, Rogue comprit qu'il était le seul survivant de cette mission. Il marchait prudemment dans les rues, à visage découvert. Il vit quelques moldus encore en vie, ce qui le rassura : au moins, il y aurait des survivants de ce carnage. L'assassin rouge le vit et bondit sur lui en déployant ses lames dans un cri d'attaque.
« NON ! »Hurla-t-il en roulant sur le côté pour esquiver l'assaut. Pas deux fois ! »
L'assassin eut un sourire cruel et sa capuche glissa légèrement en arrière, permettant au professeur d'apercevoir l'éclat ambré de ses yeux. Il recula et tomba en arrière, ne pouvant détacher son regard des yeux ambrés du tueur devant lui. Il vit les lames luire à la lumière des flammes et esquiva l'attaque de justesse. Il se releva et se mit à courir, priant pour que l'assassin rouge ne le poursuive pas. Un rire cruel retentit derrière lui et il comprit qu'il était pourchassé.
Il se rua hors du village et transplana, échappant ainsi à ce terrifiant prédateur humain, et retournant vers Poudlard où il serait certainement plus en sécurité qu'ici. Cette mission était un échec : il ne devait y avoir aucun survivant moldus, et les sorciers devaient tous rentrer. Dumbledore n'allait pas être content…
Cette fois encore, il regretta d'avoir accepté d'être au service de l'Ordre, surtout lorsqu'il vit le visage furieux du vieux sorcier. Il ferma les yeux et se prépara au sortilège impardonnable qu'il allait recevoir une fois de plus.
« Tu me déçois beaucoup Severus. Dit le directeur d'une voix douce. Je me demande si tu es vraiment utile… »
C'était vraiment mauvais çà…
« Endoloris ! »
Il ne ressortit que plusieurs heures plus tard, alors le soleil était déjà levé, blessé et profondément dégoûté de lui-même. Il marchait difficilement dans les couloirs et s'arrêta : devant lui se tenait un homme qu'il connaissait que depuis peu, vêtu d'une tunique blanche crème et d'un pantalon moulant marron foncé et pieds nus.
« Professeur Angelis, » salua-t-il avec froideur, ne voulant pas être vu comme dans cet état.
L'interpellé fronça les sourcils en voyant l'état de son collègue, puis s'approcha avec grâce :
« Vous saignez.
-Un accident de potion, grogna le professeur.
-Vous sentez le brûlé.
-Mon chaudron a explosé.
-Il y a du sang sur votre cape.
-Ce n'est pas le mi… Non, oubliez ça ! »
Le professeur aux cheveux argentés s'immobilisa puis tourna autour de l'homme en noir, l'analysant du regard :
« De la magie noire…
-J'ai dû jeter un sort sous le coup de la colère.
-Deux maléfices Impardonnables ?
-… »
Cette fois, il ne savait que répondre pour se justifier. L'autre le fixait avec surprise, puis tendit la main vers son visage :
« On vous a jeté un sortilège Doloris. Deux fois. Par contre... Quelque chose cloche... »
Rogue sortit sa baguette d'un geste non contrôlé et la brandit :
« N'essaie pas de découvrir ce qu'il s'est passé ! »
L'autre sourit, dévoilant ses canines d'une manière qui lui rappelait désagréablement l'assassin rouge de la soirée :
« Mais je l'ai déjà découvert. »
Il éclata de rire sous le visage déconfit du Directeur des Serpentards, puis plongea son regard dans le sien :
« Le sortilège de contrainte vous pèse ? »
Il fondit sur le sorcier blessé, ses mains le plaquant au sol presque sans effort.
« Ce sortilège est vicieux n'est-ce-pas ? Il nous pousse à faire ce que l'on ne veut pas et nous pourrit la vie tant que l'on ne l'a pas fait. Il contrôle même notre corps, non content de posséder notre esprit. »
Son regard semblait le sonder du plus profond de son âme, il libéra une vague de magie incontrôlée qui repoussa légèrement Samael mais qui eut le mérite de briser le sort.
Ce dernier se releva puis tendit sa main pour l'aider à se relever :
« Félicitations, vous venez de lutter contre un Adigo, et vous venez de gagner. »
Le maitre des potions grogna puis s'appuya contre son collègue pour rester debout :
« Ramenez-moi aux cachots.
-A vos ordres, ria l'autre amusé. Mais ne tombez pas 5 mètres plus loin alors. »
Severus grogna à nouveau, mais se mit tout de même en marche, songeant à ses potions de soins qui l'attendaient bien sagement dans ses appartements. Appuyé contre les épaules de l'autre homme, il se demanda vaguement à propos de cette mystérieuse cicatrice. Jusqu'où s'étendait-elle exactement ? Il fallait vite qu'il trouve quelque chose pour en savoir plus sur cette particularité.
« Laissez mes cicatrices tranquilles et je ne vous demanderai rien sur l'origine de ce sortilège de contrainte que vous sembliez avoir sur vous depuis déjà un certain temps. »
C'était pas gagné… Attendez ! Il avait plusieurs cicatrices ?!
« Très bien, mais dans ce cas, ramenez-moi le plus vite possible à mes appartements. »
Non mais !
