Hello !

Sincèrement, je ne m'attendais pas à avoir autant de retours de votre part ! Et franchement, ça m'a fait très plaisir de voir que vous étiez aussi emballés par l'histoire ! :D

En tout cas, merci beaucoup pour toutes vos reviews, ça m'a boosté pour poster le premier chapitre ;)

J'espère que ce premier chapitre vous plaira aussi, et que j'aurai encore des retours positifs de votre part :D

Bonne Lecture !


Chapitre 1

Ils atterrirent chez George, et le jeune homme s'empressa d'allumer la lumière. Elle sembla observer l'endroit avec retenu, et il lui expliqua :

- C'est mon appartement, juste au-dessus de la boutique … Fais comme chez toi, tu peux poser ta cape à l'entrée !

Elle s'exécuta en silence alors que d'un coup de baguette, il faisait chauffer du café sur sa vieille machine. L'appartement était de bonne taille, composé d'une grande cuisine ouverte sur un salon très chaleureux. Sans pouvoir s'en empêcher, Lavande remarqua les nombreux cadres avec des photos de famille. De partout, il y avait des photos de Fred et George, et elle sursauta lorsqu'il dit par-dessus son épaule :

- C'était notre appartement. Je veux dire, quand Fred était encore là, on vivait ensemble ici … Sa chambre est toujours intacte.

Elle se sentit désolée pour lui, mais ne décrocha pas pour autant un mot. Il ne sembla pas pour autant s'en offusquer, et il lui proposa :

- J'ai des sablés de noël, des cookies un peu rassis, et aussi de la tarte à la mélasse, une préférence ?

Elle haussa les réponses pour toute réponse, et continua d'admirer la décoration. De son côté, George en profitait pour la regarder de dos. Elle portait d'épais collants usés, ainsi qu'une robe violette moldue, qui avait l'air d'avoir vécu. Elle flottait dans le vêtement, et il avait bien vu quand elle avait retiré sa cape à quel point elle était maigre. La fille dont il se souvenait – celle qui sortait avec son petit-frère – était mince, mais avait quand même quelques jolies formes typiques de son âge, ce qui n'était apparemment plus le cas. Ses cheveux étaient ternes, comme si elle ne s'en occupait plus et ne les lavait plus, et sa pâleur lui rappelait la sienne.

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Il se râcla la gorge pour lui faire comprendre que c'était prêt, et en silence, elle vint s'assoir à table. Elle était très visiblement mal à l'aise, mais George n'en tint pas compte et lui servit du café. Elle hésita, et finit par prendre un biscuit. Pendant qu'elle le grignotait comme une petite souris, il en profita pour la regarder. Elle avait des yeux aussi sombres que le café, et la fossette quand elle souriait n'apparaissait plus. Elle sentit immédiatement son regard quand il observa sa balafre, et encore plus mal à l'aise, elle tourna la tête pour qu'il arrête. Il sourit et tenta de plaisanter en montrant son oreille mutilée :

- T'inquiète, je fais aussi parti du club.

Il lui fit un clin d'œil, mais elle resta de marbre. Alors qu'elle attaquait son troisième biscuit – elle avait visiblement faim – il en profita pour demander :

- Alors, qu'est-ce que tu deviens Lavande ? Plus personne n'a de nouvelles de toi, tu as quitté le monde sorcier ?

- Oui.

Il serra les lèvres, attendant qu'elle en dise plus, mais rien ne vint. Soupirant, il continua :

- Tu travailles chez les moldus ? Pourquoi avoir quitté le monde sorcier ?

- Ça ne te regarde pas. Pourquoi tu m'as amené ici ? Est-ce que c'est Ron qui t'a demandé de le faire ?

- Ron ? Pourquoi l'aurait-il fait ?

Elle soupira, partagée entre le soulagement et l'agacement. Elle n'était pas des plus agréables en termes de compagnie, mais cela ne décourageait pas le rouquin :

- Tu ne veux pas un peu discuter ?

- Écoute, je ne sais pas ce que je fais ici, et tu n'as pas l'air de le savoir non plus. Laisse-moi tranquille et oublie-moi, ça sera plus simple pour nous deux.

Elle se leva et attrapa sa cape, mais le Weasley ressentit le besoin de l'empêcher de partir. Alors il se leva et posa son bras sur son avant-bras. Elle le dévisagea, surprise par son geste, et se dégagea :

- Laisse-moi partir.

- Ok, mais je te raccompagne. Il est tard, il fait nuit et froid, je ne te laisserai pas rentrer toute seule.

- Non merci, je suis assez grande pour rentrer toute seule chez moi.

De nouveau, elle détourna son visage quand il la regarda, cachant volontairement sa joue abîmée. Il soupira et insista encore, refusant obstinément qu'elle refuse sa proposition :

- J'insiste, je te raccompagne. De toute façon, j'ai besoin de prendre un peu l'air.

- Et moi aussi, j'insiste, je n'ai pas besoin que tu me raccompagnes.

Elle fulminait, il pouvait le voir, d'autant plus que le ton de sa voix était très contrarié. Elle était trop polie pour lui dire qu'elle ne voulait pas qu'il la raccompagne, et il en joua :

- Considère que c'est ta façon de me remercier pour l'autre fois, dans l'Allée des Embrumes.

Face à cet argument, elle ne put protester plus, et accepta à contrecœur qu'il la raccompagne. Elle ne cacha cependant pas son mécontentement, lui lançant un regard noir tout en enfilant sa cape. Il la suivit donc hors de l'appartement. D'abord, ils quittèrent le chemin de Traverse. Ils passèrent dans le Londres moldu ensuite, avant de poursuivre à pied. La jeune femme lui jetait régulièrement des coups d'œil, comme si elle s'attendait à ce qu'il disparaisse à tout moment, mais malheureusement, il était toujours là. Ils quittèrent le centre de Londres et se dirigèrent vers des quartiers moins bien fréquentés. George cru que ce n'était que le chemin, mais lorsque Lavande entra dans un immeuble qui semblait en ruine, il dû se rendre à l'évidence : c'est ici qu'elle habitait. Sans l'attendre, elle s'engagea dans l'escalier qui grinçait, et monta au cinquième et dernier étage. Le Weasley la suivi avec difficulté, et arrivés devant sa porte, elle lui fit très clairement comprendre qu'il n'était pas le bienvenu :

- Merci de m'avoir raccompagné, tu peux partir maintenant.

Mais ce n'est pas pour autant que le Weasley se laissa faire, et essoufflé, il demanda tout de même :

- Est-ce que je peux au moins rentrer pour boire un verre d'eau ? Je n'ai pas l'habitude de faire autant d'efforts …

Elle s'apprêta à refuser – il le vit dans son regard – mais il ne se laissa pas démonter et la bouscula pour entrer chez elle. Il ne s'attendait sûrement pas ce qu'il découvrit derrière la porte. Elle n'habitait absolument pas un appartement. Il s'agissait en fait d'une chambre minuscule, avec un matelas par terre, un bureau avec trois ou quatre vêtements, et un minuscule frigo qui semblait ne même pas fonctionner. Il fut stupéfait par ce qu'il découvrit, ne s'attendant pas à découvrir une telle misère. L'endroit était insalubre, et en regardant les vêtements, il constata également que ce n'était que des guenilles. Il ne reconnaissait rien de la Lavande qui était si coquette et pleine de vie à Poudlard, c'était comme si elle était morte.

Gênée mais très digne, elle attrapa un verre sur l'étagère au-dessus du bureau, et le rempli d'eau d'un coup de baguette avant de lui tendre en silence. Elle lui tourna le dos, faisant mine de plier et d'arranger ses affaires, mais il ne fut pas dupe. Elle souhaitait simplement se détourner de son regard, parce qu'elle se doutait de ce qu'il devait penser d'elle à ce moment. Elle ne voulait absolument pas de sa pitié ni quoi que ce soit de sa part. Finalement, lorsqu'il but la dernière gorgée de son eau, elle le poussa vers la sortie :

- Merci pour tout.

- Est-ce que …

Il ne put même pas lui demander s'il pouvait revenir lui rendre visite qu'il se retrouva à sa porte. Toute discussion semblait vaine avec elle et malheureusement, rien n'aurait apparemment pu la faire changer d'avis.

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Lorsqu'il se coucha ce soir-là, pour la première fois depuis un an et demi, la dernière pensée qu'il eut ne fut pas pour son défunt jumeau, mais pour l'ancienne Gryffondore. Il avait de la peine pour elle, parce que très clairement, elle ne méritait pas cette vie-là. Et il se demandait aussi comment et pourquoi elle en était arrivée là. Était-ce parce qu'elle n'arrivait pas à trouver de travail dans le monde sorcier à cause de sa cicatrice ? Pourtant, Bill n'avait jamais eu ce genre de problème. Était-ce parce que ses parents l'avaient rejeté et qu'elle s'était retrouvée à la rue du jour au lendemain ? Ce n'était pas logique, quels parents feraient cela ? Il était perplexe et perdu, et il s'endormit avec la certitude qu'il en apprendrait plus et qu'il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour l'aider.

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Le Weasley attendit quelques jours avant de tenter quelque chose. En fait, avant ça, il avait décidé de consulter Hermione. Il savait qu'à l'époque, Hermione ne portait pas Lavande dans son cœur, mais c'était uniquement parce qu'elle était jalouse que la blonde sorte avec Ron. A présent, sa rancœur était passée, et elle vivait très heureuse en ménage avec son petit frère. Aussi, il lui donna rendez-vous au magasin après la fermeture, en lui précisant qu'il voulait la voir seul pour lui demander conseil sur un sujet sensible. Il n'était pas particulièrement proche d'elle, - il n'était proche de plus personne d'ailleurs, depuis la disparition de Fred – mais il savait qu'elle lui apporterait l'aide et la discrétion dont il avait besoin s'il lui demandait. Tout le monde semblait tout le temps prêt à faire n'importe quoi pour lui, comme si ça pourrait lui remonter le moral d'avoir perdu son âme sœur.

Il retrouva donc Miss-je-sais-tout après la fermeture de la boutique, et il lui servit un thé dans son appartement. Il ne dit rien durant un moment, perdu dans ses pensées, et finalement, avec douceur, la brunette demanda :

- Est-ce que tu veux parler de la raison pour laquelle tu m'as demandé de venir ?

- Ha oui, c'est vrai. Hermione, tu te souviens de Lavande Brown ? Qu'est-ce que tu peux me dire sur elle ?

La jeune femme fronça les sourcils, un peu déboussolée par les questions étranges du sorcier facétieux, mais répondit :

- Bien sûr que je me souviens de Lavande, elle est assez … inoubliable. Mais pourquoi tu me demandes ça ?

- Je l'ai revu il y a peu. Est-ce que tu sais ce qu'il lui est arrivé pendant la guerre et après ?

Dire qu'elle était surprise était un euphémisme, et elle réfléchit pour réunir ses informations, avant de lui répondre :

- Il me semble qu'elle faisait partie de la résistance, avec les autres Gryffondores, durant la dernière année. Il faudrait demander à Ginny, Luna et Neville si elle était active, parce que je n'en sais pas beaucoup sur cette époque à Poudlard. Par contre, je … je me souviens très bien du jour de la bataille finale.

George hocha doucement la tête, attendant qu'elle soit prête à lui en dire plus. Pour tout le monde, c'était encore difficile de parler de la guerre et surtout de la bataille finale. George n'en parlait jamais lui non plus, à cause des horribles souvenirs de ce jour-là. Fred lui manquait tous les jours, travailler à la boutique était même pénible certains jours tant c'était difficile. Il avait même songé à vendre le magasin et tout arrêter, tellement sa joie de vivre s'était envolée. Mais finalement, sa famille l'avait soutenu, et il savait que Fred lui en aurait voulu s'il avait fait ça. Alors il avait repris le travail, même s'il avait perdu la petite étincelle de malice qui le caractérisait tant autrefois. Parfois, il discutait avec Fred comme s'il était là, et ça lui permettait de créer de nouvelles farces, mais c'était loin d'être suffisant.

Finalement, Hermione lui prit la main et la serra fort pour lui dire qu'elle était là et savait très bien à quoi il pensait. Il lui sourit tristement, la remerciant silencieusement, et la jeune femme raconta :

- Je ne me souviens pas précisément de ce qu'il s'est passé. Juste, qu'à un moment, en courant, j'ai vu Greyback. Il était sur quelqu'un, à moitié humain à moitié bête …

Elle frissonna rien que d'y repenser, et poursuivit :

- Il avait les mains pleines de sang, et il s'apprêtait à mordre quelqu'un. J'ai pas réfléchi et je lui ai lancé un sort pour le repousser. Il … il a percuté un mur et s'est ouvert le crâne. J'ai récupéré sa baguette, et j'ai vu … le cadavre de Colin Crivey … Merlin, c'était affreux …

Elle eut un haut le cœur, et George lui prit sa deuxième main pour la serrer et lui donner un peu de courage. Elle avait les larmes aux yeux à cause du souvenir, et elle continua :

- Après, je me suis approchée de l'autre victime. Au début, je ne l'ai pas reconnue, mais elle portait son nœud dans les cheveux, celui qu'elle a toujours porté depuis la première année … son visage était en sang, et elle était à demi-consciente. Je lui ai lancé un sort pour arrêter le saignement, et j'ai envoyé un patronus à Madame Pomfresh pour qu'elle vienne la récupérer. Elle avait besoin de soin, sinon elle allait mourir. Après ça, je ne l'ai jamais revue. Elle n'était pas sur la liste des … victimes, alors j'en ai conclu qu'elle était en vie et sûrement en convalescence. Quand est-ce que tu l'as revue ?

- Il y a quelques semaines, sur le chemin dans l'Allée des Embrumes, et il y a quelques jours, je l'ai invité à prendre un café ici.

- Merlin, comment elle allait ? Qu'est-ce qu'elle est devenue ?

Un peu embarrassé, le rouquin jugea bon de ne pas lui cacher la vérité :

- Elle allait assez mal. Très sincèrement, je m'inquiète pour elle. Je l'ai raccompagné chez elle et … elle vit dans un taudis à peine plus grand qu'un placard à balais. Je ne sais pas, elle était terriblement étrange …

- Par Merlin, qu'est-ce qui lui est arrivé pour qu'elle … en vienne à vivre ainsi ?

- Je ne sais pas. Je me suis renseigné grâce à Percy au Ministère. Elle a quitté le monde sorcier, et ses parents n'ont plus aucunes nouvelles d'elle depuis des mois. C'est tout ce que j'ai trouvé.

Triste, la jeune femme lui demanda :

- Qu'est-ce que tu comptes faire George ?

- Je sais où elle habite. Je pense que je vais aller la voir, et essayer de l'aider. Même si elle n'en n'a pas envie, je vais faire mon possible.

- Tu n'hésites pas à m'envoyer un hibou si tu as besoin d'aide ? J'aimerai beaucoup la revoir …

Fidèle à lui-même, le rouquin sourit :

- Toi, avoir envie de voir Lavande Brown ?

La jeune femme sourit à son tour, un peu amusée :

- De l'eau a coulé sous les ponts. Lavande n'était pas mon amie, mais je peux le devenir si elle le souhaite. Bonne chance George, et n'oublie pas de m'envoyer un hibou si tu en sais plus ou si tu as besoin de quoi que ce soit …

Le jeune homme remercia sa probable future-belle-sœur, et il reprit ses activités. Il ne savait pas encore ce qu'il comptait faire, mais il allait faire quelque chose, c'était certain. Il ne savait pas ce qu'il se passait actuellement dans la vie de Lavande Brown, mais il allait le découvrir et l'aider. Qu'elle le veuille ou non d'ailleurs, foi de Weasley.


Voilà pour ce nouveau chapitre :)

Je ne sais pas du tout si vous avez autant aimé que le prologue, mais j'espère avoir pas mal de vos retours (avis, commentaires, idées, suppositions ...)

Encore une fois, je n'ai aucune idée de quand sera posté le prochain chapitre, j'essaie d'avancer l'histoire mais j'ai pas eu beaucoup de temps pour écrire ces derniers jours ... Enfin, dans tous les cas, je me dépêche de poster la suite ;)