Hello !
Je suis vraiment impardonnable d'avoir autant tardé à posté la suite ...
En guise de justificatif, il m'est arrivé pas mal de trucs : quelques jours après avoir posté le dernier chapitre, j'ai été viré. Sauf que je suis en alternance, donc si je perd mon boulot, je perd aussi mon année et mon école ... donc j'ai dû me battre pour rester dans l'école et trouver une autre alternance ! ensuite, j'ai enchaîné parce que j'ai été malade, mon papa a aussi été hospitalisé à cause d'un cancer, puis j'ai dû changer de ville pour mon nouveau boulot donc déménager, trouver un appartement, et il y a eu les partiels de fin d'année, la naissance de ma première nièce ... bref, beaucoup de stress et peu de temps pour écrire ...
Mais heureusement, c'est beaucoup plus calme maintenant ! Pour vous rassurer, j'en suis à la rédaction du chapitre 10 ! Donc ça avance bien ;)
J'espère que vous apprécierez cette suite, malgré l'énorme retard de publication ...
Bonne Lecture ! :D
I found solace in the strangest place
J'ai trouvé le réconfort dans le plus étrange des endroits
Way in the back of my mind
Du genre dans mon subconscient
I saw my life in a stranger's face
J'ai vu ma vie dans le visage d'une inconnue
And it was mine
Et c'était le mien
SIA - Alive
Chapitre 2
Il hésita un moment sur quoi faire. Mais finalement, comme le mois de février allait bientôt commencer, il eut une idée. C'est donc sûr de lui qu'il se rendit chez la blonde un soir, après le travail. Elle ne semblait pas être là, mais pas du tout découragé, il l'attendit jusqu'à ce qu'elle rentre chez elle. Il avait un plan, et même s'il devait passer toute la nuit sur le porche de sa porte, il le ferait. Heureusement pour lui, des pas dans l'escalier dépassèrent le quatrième étage un peu avant vingt-trois heures, et il se redressa et sourit de toutes ses dents.
C'est une Lavande fatiguée et pâle qui apparut alors sur le palier. Quand elle l'aperçut, elle lui lança un regard noir et l'ignora en insérant sa clé dans la porte. Mais pas trop surpris, le rouquin lui tendit le bouquet de fleurs qu'il avait :
- Lavande, c'est pour toi !
- Weasley, qu'est-ce que tu me veux encore ? Je croyais t'avoir demandé de me laisser tranquille …
- En fait, je venais t'inviter.
Elle l'ignora royalement, comme s'il n'était pas là, et entra dans sa chambre. Mais le jeune homme avait prévu le coup au vu de sa réaction, et il mit son pied pour l'empêcher de refermer la porte :
- Lavande, s'il te plait …
- Qu'est-ce que tu me veux Weasley ?
- Juste t'inviter à dîner pour la Saint Valentin. Et en savoir plus sur toi. Est-ce que tu as besoin d'aide ?
- Je n'ai besoin de rien, alors laisse-moi tranquille !
Cette fois-ci, elle claqua la porte avec force, et George retira son pied pour ne pas le perdre – son oreille lui avait suffi. Il soupira, parce que ça avait été un échec cuisant. Mais il ne se démonta pas. Si ça n'avait pas marché aujourd'hui, ça marcherait demain.
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C'est ainsi qu'il recommença le lendemain, mais cette fois-ci, avec une boite de chocolat. Quand elle le vit, encore une fois, elle l'ignora. Mais quand il lui barra le passage jusqu'à sa chambre, la blonde fulmina :
- Laisse-moi tranquille Weasley ! Va embêter quelqu'un d'autre !
- Alors accepte de venir dîner avec moi pour la Saint Valentin.
- Mais pourquoi est-ce que tu voudrais dîner avec moi ?
Il avait remarqué qu'elle détournait à chaque fois la tête, afin qu'il ne voit pas la partie gauche de son visage où se trouvait sa cicatrice. Comprenant ce qui la mettait mal à l'aise, il répondit :
- Je ne t'invite pas par pitié. Mais parce que j'ai vraiment envie d'en savoir plus. Mon invitation est en tout bien tout honneur, et elle ne t'engage à rien. Je veux dire, je n'attends rien de toi.
- C'est gentil, mais c'est toujours non, Weasley.
Sans cérémonie, elle rentra dans son appartement et claque la porte derrière elle. Cette fois, George repartit en laissant la boite de chocolat sur son pallier. Elle lui avait semblé terriblement maigre sous son pull en laine, alors un peu de sucre ne lui ferait pas de mal, surtout que c'était pour elle qu'il avait acheté ces chocolats. Il repartit, toujours aussi déterminé à revenir le lendemain, pour obtenir une réponse favorable, ou au moins en apprendre un peu plus.
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Comme elle s'y attendait, tous les soirs, lorsqu'elle rentrait du boulot, il était là devant sa porte. Il variait les plaisirs : un jour, c'était des bonbons, un autre des caramels, parfois même un gâteau. Et toujours, il l'invitait à dîner. Ce qui était incompréhensible pour elle, parce qu'il n'avait absolument aucune raison de le faire. Quoi, il l'avait revu par hasard il y a quelques semaines – et encore, il n'aurait pas dû la voir normalement. Que pouvait-elle faire si ce n'est refuser ? Lassée, lorsqu'elle rentra chez elle, la jeune femme demanda :
- Que faut-il que je fasse pour que tu me laisses tranquille ?
- Accepte, et je ne viendrais plus t'embêter jusqu'au dîner.
- Et si je n'en n'ai pas envie ?
- Pourquoi tu n'en n'aurais pas envie ? Je te propose un bon dîner, à mes frais, avec une bonne ambiance et moi, alors pourquoi refuserais-tu ?
Elle le regarda, comme s'il se moquait d'elle, mais finit par secouer la tête d'exaspération :
- Je ne vois toujours pas pourquoi j'accepterai.
- Ok, alors propose-moi ce que tu veux ! Un pic-nic, une soirée aux chandelles chez moi, un vol à dos de dragon ! Ce qui te ferait plaisir !
- Ce que je veux, c'est que tu me laisses tranquille !
Encore plus en colère que jamais, l'ancienne Gryffondore entra en vitesse dans sa chambre et verrouilla même la porte après elle. Elle détestait George Weasley, qu'il aille faire sa bonne action de pitié ailleurs, elle n'était pas volontaire ! Hors de question qu'il essaie de s'incruster dans sa vie, lui et toutes ses bonnes intentions à la con, elle avait d'autres choses à faire. Folle de rage, elle se laissa tomber sur son matelas, et finit d'engloutir les friandises de la veille. C'était tout ce qu'elle accepterait venant de lui.
Toujours aussi déterminé, il y retourna le lendemain. Cela faisait une dizaine de jour qu'il avait commencé à faire ça, et il lui restait encore des semaines avant la Saint Valentin, donc il avait le temps de la convaincre et de la faire changer d'avis. Sans un mot, il l'attendit, mais elle ne rentra pas à l'heure habituelle. Pas impressionné, il s'installa confortablement et attendit patiemment. Elle ne rentra pas avant trois heures du matin, et la vérité, c'était que le Weasley s'était endormi sur le pas de sa porte et que les pas de la jeune femme l'avaient réveillé. Il se releva, et remarqua immédiatement que la jeune femme avait les yeux rouges, comme si elle avait pleuré. Comme toujours, elle détourna le regard et l'ignora avant de rentrer chez elle. Même cette fois, George ne fit rien. Il avait vu quelque chose de terriblement troublant dans son regard. C'était exactement ce que lui avait ressenti lorsqu'il avait perdu son âme sœur : une peine sans fond, omniprésente et sans fin.
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Sous le choc, il était rentré chez lui et s'était laissé tomber sur son lit. Pourquoi Lavande semblait-elle aussi morte ? Et pourquoi le repoussait-elle ? Il y avait quelque chose d'étrange et d'inexpliqué dans son comportement, et il avait l'impression d'être le seul à pouvoir comprendre. Mais au moins, il était décidé : de grès ou de force, il aurait une discussion avec elle. Lavande n'allait pas bien, et il était persuadé d'être le seul à pouvoir l'aider, d'une quelconque manière.
Il décida de lui laisser quelques jours de répits, surtout qu'il avait pas mal négligé la fermeture de son magasin ces derniers temps. Ron était venu lui prêter main forte à la boutique durant quelques mois, mais il avait commencé sa formation d'auror avec Harry, donc George devait gérer la boutique seul à présent. Il s'y était fait, mais quelques fois, c'était compliqué. Il voulait encore un peu réfléchir à la situation de Lavande, essayait de comprendre. Bien sûr, il échangea des lettres avec Hermione, mais elle ne semblait pas plus comprendre que lui. Elle avait quelques hypothèses, mais rien de très concret, surtout pour George.
Il revint à la charge un peu plus d'une semaine plus tard, avec un plan bien rodé. Il attendit Lavande devant chez elle, et lorsqu'elle arriva, il lui barra la route :
- Lavande, on arrête de jouer. Tu viens dîner chez moi, ce soir.
Fidèle à elle-même, elle lui lança un regard noir et tenta de passer en force, mais il l'en empêcha :
- Il faut que l'on discute toi et moi. Si tu n'acceptes pas, j'irai chercher tous les anciens gryffondors pour qu'ils viennent ici te rendre visite. Ne m'oblige pas à …
- Comme si toi, George Weasley, tu pouvais être aussi méchant !
- Détrompe-toi ! Je n'hésiterais pas une seule seconde à aller chercher les jumelles Patil si c'est ce qu'il faut pour que tu m'expliques ce qu'il t'est arrivé.
- Et pourquoi ça t'intéresse tant, de savoir ça ? Qu'est-ce qui te dit qu'il m'est arrivé quelque chose ?
Demanda-t-elle en haussant la voix, désormais en colère à cause du jeune homme. Contre toutes attentes, ce dernier sourit :
- Hé bien, je pourrais te le dire si tu acceptais de venir dîner avec moi. En tout bien tout honneur …
La jeune femme soupira et s'appuya contre le mur. Il ne la lâcherait pas, elle en était certaine, donc elle n'avait plus vraiment le choix. George était vraiment très pénible, mais il valait mieux passer une soirée en sa compagnie que de devoir le supporter tous les soirs pour une durée indéterminée. Elle finit par rouvrir les yeux, mal à l'aise, et détourna son visage :
- D'accord, donne-moi cinq minutes pour me changer, et je te suis.
Le rouquin se retint de sauter de joie, mais sourit de toutes ses dents en la prévenant :
- Si tu tentes de t'enfermer chez toi, je n'hésiterai pas à faire sauter la porte !
Le regard noir qu'elle lui lança ne lui fit ni chaud ni froid, et il n'attendit pas longtemps. De mauvaise grâce, elle ressortit avec un vieux jean troué et un gros pull en laine décolorée, et accepta sa main pour le transplanage d'escorte.
Voici donc pour ce chapitre !
Promis, le prochain suit la semaine prochain, mercredi sans faute !
Alors, vos avis ? A quoi vous attendez-vous ?
