Hello !

Comme promis, je vous retrouve avec un nouveau chapitre !

Ce chapitre marque un premier tournant, est un peu plus long que d'habitude et surtout, est plein de rebondissements !

J'espère que vous l'apprécierez, bonne lecture ;)


Réponse aux reviews :

mh : merci beaucoup pour ta review, et oui, Lavande a vraiment un sale caractère, ça ne va pas être facile pour George ! ^^


Chapitre 4

George n'avait pas vraiment su comment gérer la situation. Durant le week-end, il était allé manger au Terrier, et ça s'était très mal passé, d'où sa mauvaise humeur. Ses parents insistaient pour qu'il retourne à Poudlard pour les célébrations du 2 mai, mais comme l'année précédente, il refusait. Revoir Lavande, comme tous les mardis soir, l'avait mis en colère – c'était le deuil qui le contrôlait – et il s'était emporté. Après ça, son ancienne camarade avait fondue en larme. Il n'était pas doué pour réconforter les gens, et il avait dû passer toute la nuit à essayer de la consoler. En vain, jusqu'à ce qu'elle finisse par s'endormir d'épuisement sur son canapé. Après hésitation, il l'avait laissé sur le canapé. Il aurait voulu la coucher dans le lit de Fred, mais il ne pouvait pas. Pas tant qu'il y aurait toujours ses affaires exactement comme il les avait laissées.

Il s'était donc levé, fatigué, avait préparé un petit-déjeuner et beaucoup de café, et laissé une note pour sa convive, avant de descendre ouvrir le magasin. Tout ce qu'il espérait maintenant, c'était que Lavande ne s'enfuirait pas et ne disparaîtrait pas définitivement. Anxieux, il dû attendre l'heure de sa pause déjeuner pour remonter voir si elle était toujours là. Et c'est avec soulagement qu'il constata qu'elle venait à peine de se réveiller.

Elle le regarda, un peu méfiante après la scène de la veille, mais il tenta d'apaiser la situation en lui servant un café :

- Je suis désolé pour hier soir.

- Moi aussi.

Il y eut un silence gênant, mais finalement, la blonde ajouta :

- Je pense que je vais y aller …

- Est-ce que tu travailles ?

Elle regarda l'heure sur la pendule accrochée au mur, et soupira avec dépit :

- Vu l'heure, je suis probablement virée …

- Parfait alors. J'aimerai que tu restes ici … Je ferme le magasin vers 18h, tu pourrais m'attendre ?

- Qu'est-ce que tu veux que je fasse ici ?

George sortit sa baguette et finit venir jusqu'à eux des cartons et des piles de papiers, tout en souriant malicieusement :

- En fait, j'ai peut-être un boulot pour toi. Ce sont tous nos projets pour le magasin, des plans pour en ouvrir de nouveaux, des formules pour de nouvelles inventions, bref, toutes nos idées. Il faudrait les trier et les ranger. 5 gallions de l'heure, ça te va ?

Incrédule, la jeune femme accepta sans vraiment avoir le choix. 5 gallions, c'était une fortune ! Chez les moldus, elle travaillait pour 7£ de l'heure, là, il voulait la payer pour 25£ de l'heure ! C'était complètement insensé, mais il ne lui laissa pas le temps de refuser que déjà il était à la porte et lui lançait :

- Ha, et au fait, si tu veux te servir dans mon frigo, ne te gênes pas !

Elle ne mit pas longtemps à réfléchir, et s'attaqua avec motivation au bric-à-brac du rouquin. Bien sûr qu'il faisait ça par pitié. Et bien sûr qu'elle ne méritait pas son aide. Mais elle avait besoin d'argent, et elle n'avait même plus assez de fierté pour refuser son offre. Alors autant faire ce qu'il lui demandait, et le mieux possible.

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Content de lui, George ferma un peu plus tôt la boutique pour monter rejoindre son invitée. Lorsqu'il arriva, il constata qu'elle était encore en plein dans son travail et sourit en allant la rejoindre :

- Tout se passe bien ?

- Je crois que je n'avais jamais vu un désordre pareil de ma vie !

Le rouquin rit, et voyant qu'elle semblait profondément plongée dans sa tâche, il ne la dérangea pas plus. Il en profita pour préparer à manger, et lorsque le repas fut servi, il retourna la chercher :

- Tu viens manger ?

Surprise, elle le regarde et loucha sur l'horloge. Il n'était que 20 heures, mais elle n'avait plus l'habitude de manger aussi tôt. D'habitude, elle travaillait encore à cette heure-ci. Elle hésita quelques secondes, et finit par se lever pour dîner avec lui. Contrairement à la veille, le jumeau n'était pas silencieux cette fois. Il lui raconta sa journée, et enchaîna directement :

- Dis, je pensais à quelque chose … puisque tu n'as plus de travail, et que j'ai besoin d'une assistante pour gérer mes affaires, est-ce que le job t'intéresserait ?

- Je … je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée. Je … George, comprend bien que tout ce que tu fais me touche vraiment. Mais ça me met mal à l'aise.

Il la fixa quelques secondes, et comme à son habitude, elle détourna le visage vers la gauche pour cacher sa cicatrice. Elle ne supportait pas qu'on regarde cette monstruosité, et George le savait bien. Il soupira et négocia :

- Je ne le fais pas que pour toi Lavande. J'ai besoin de changement dans ma vie. J'ai toujours pas touché la chambre de Fred. Et je ne le ferai pas si je n'ai pas un peu d'aide.

Déglutissant avec difficulté, la jeune femme pâlit face à la responsabilité qu'il lui donnait. Incertaine, elle répondit :

- Je ne suis pas sûre de pouvoir t'aider. Et tu n'es pas obligé de vider la chambre de Fred si t'en as pas envie …

- Je sais. Mais je dois le faire. Et ça m'aiderait beaucoup si tu travaillais pour moi, à la boutique.

Elle se leva brusquement, paniquée. C'était tout ce qu'elle ne voulait pas : être dans le monde sorcier, qu'on la voit et qu'on la reconnaisse. Elle ne pouvait pas faire ça. Déjà, accepter qu'il la voit, c'était quelque chose qu'elle avait du mal à accepter, donc elle ne voulait pas de ce boulot. Tant pis si elle ratait la chance de sa vie, mais c'était beaucoup trop dur. Sans attendre ou réfléchir, elle transplana. Elle détestait son taudis, mais au moins, là-bas, elle était sûre que personne de son ancienne vie ne la verrait. Personne, à part George.

Dire que le jumeau a été complètement sous le choc de la disparition soudaine de son invité, était un euphémisme. En fait, son cerveau avait même encore du mal à accepter et comprendre qu'elle s'était volatilisée, littéralement par magie. Et il ne comprenait pas pourquoi. Il venait de lui proposer un super boulot, alors où était le problème ?

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Dépité, il ne tenta rien le soir même. Il n'avait même pas la moindre idée d'où elle avait bien pu se volatiliser, alors il ne servait à rien qu'il parte à sa suite. Et puis, il avait besoin de réfléchir. Il devait comprendre ce qui l'avait tellement dérangé au point de la faire fuir, avant d'envisager retourner lui parler.

Fidèle à lui-même, George se présenta chez la jeune femme dès le lendemain. Il s'attendait à ce qu'elle l'évite, mais pas à ce qu'elle ne soit pas là. Il pensa qu'elle devait faire exprès, et rentra chez lui tard dans la nuit. Mais il ne se démotiva pas. Ainsi, il continua tous les soirs de l'attendre devant chez elle, en espérant réussir à la croiser et échanger quelques mots avec elle. A chaque fois, il croyait que ce serait la bonne soirée, qu'il aurait plus de chance que la veille, mais malheureusement, ça ne semblait pas se passer comme prévu. Dépité, il tentait de ne pas se démotiver, mais au fils des jours, c'était de plus en plus compliqué de ne pas perdre espoir de la croiser. Plusieurs fois, il tenta d'entrer dans son appartement, ou encore de lui laisser des mots et des biscuits, mais rien ne fonctionnait. Heureusement que son caractère faisait qu'il était borné, et surtout, qu'au jeu de celui qui tiendrait le plus longtemps, il n'était pas mauvais. Elle ne voulait plus le voir ? D'accord, mais il n'arrêterait pas tant qu'il n'aurait pas obtenu ce qu'il voulait. En plus de cela, il rendait très souvent visite à sa belle-sœur, Hermione, pour se plaindre du comportement de l'ancienne Gryffondore. Ils discutaient tous les deux de théories expliquant cela, imaginaient des idées pour l'aider ou en apprendre plus sur sa situation. Mais c'était vain tant qu'ils ne pourraient pas de nouveau être en contact avec elle.

La patience de George était très réduite, et il fit des recherches que quelques jours plus tard. A son plus grand désarroi, il découvrit que Lavande avait quitté son logement sans prévenir, et que son propriétaire était très mécontent qu'elle soit partie sans payer le dernier loyer. Cela le surprit d'autant plus qu'il savait très bien qu'elle n'avait nulle part ailleurs où aller, alors il se demandait vraiment où est-ce qu'elle avait bien pu passer. Il tenta de mener sa petite enquête pour trouver où elle travaillait chez les moldus, mais il fit chou blanc de ce côté-là. Il mit toute son énergie à tenter de retrouver la jeune femme, malheureusement, il n'avait aucune piste ni aucun moyen de la retrouver.

Enfin, c'est ce qu'il croyait. Jusqu'à ce qu'un après-midi, alors qu'il travaillait sur des futures inventions, il se souvienne de leur rencontre. Ils s'étaient revus pour la première fois auprès de son fournisseur d'ingrédients modérément légaux. Et s'il savait quelque chose avec certitude, c'était bien qu'elle ne pourrait jamais se passer du soin « miracle » que lui vendait son fournisseur. Oui, si quelqu'un savait où la trouver, ce ne pouvait qu'être lui.

Arranger un rendez-vous ne fut pas le plus difficile. Ce n'était pas compliqué de trouver un prétexte en inventant un nouveau besoin pour ses inventions, et très rapidement il fut contacté par son fournisseur. Comme d'habitude, le lieu était pas loin du chemin de Traverse, dans une ruelle sombre et peu arpentée par les sorciers, de sorte que l'échange soit discret. Le rouquin avait également prévu une bourse pleine, conscient que ce serait certainement son seul moyen de pression. Et cela fonctionna – avec quelques menaces bien placées. Deux jours plus tard, George ramenait chez lui une Lavande à bout de force, au point qu'elle ne protesta même pas.

Il l'avait retrouvé dans un squat moldu, avec ses affaires dans un sac à dos et serrant sa baguette de toute ses forces. Il n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait là-bas, mais il avait dû utiliser de nombreux sorts pour pouvoir l'approcher. Ça l'avait rassuré, parce qu'au vu des protections qu'elle avait posé autour d'elle, personne n'avait pu l'approcher et donc lui faire du mal. Mais elle était faible – surement parce qu'elle n'avait pas mangé depuis plusieurs jours. Quand elle l'avait vu, elle avait fondu en larmes, et l'avait laissé faire quand il l'avait pris dans ses bras pour l'emmener avec lui. C'était tout ce qu'il souhaitait, la prendre avec lui et la ramener en sécurité chez lui. Maintenant qu'il l'avait retrouvé, il n'avait plus l'intention de la laisser s'échapper. Qu'elle le veuille ou non, elle resterait avec lui, et il s'occuperait d'elle.

Une fois chez lui, il n'hésita pas et la déposa dans son propre lit. Elle avait besoin de repos après les jours stressants qu'elle avait dû vivre, et il savait qu'il ne pourrait rien faire tant qu'elle n'aurait pas repris un peu de forces.

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Il la laissa dormir pendant presque quatre jours, lui apportant régulièrement à boire et à manger, et ne la laissant jamais très longtemps seule. Il la veillait nuit et jour, prenant régulièrement des pauses pour quitter sa boutique et remonter dans son appartement pour s'assurer que son amie était bien toujours là et au cas où elle aurait besoin de quoi que ce soit. Il remarqua qu'elle avait assez repris de force lorsqu'il lui apporta à manger le quatrième soir, et qu'il vit qu'elle était parfaitement éveillée. Elle dormait toujours sur le côté gauche, camouflant ainsi contre les draps sa cicatrice, mais il voyait bien au rythme de sa respiration qu'elle ne dormait pas, et il lui fit remarquer :

- Lavande, je sais que tu es réveillée.

Elle ne répondit rien, et ne bougea pas pour autant. Le jeune homme soupira, pas étonné, et lui souffla en déposant le plateau repas :

- Ne te sens pas obligé de parler. Sache juste que tu es la bienvenue chez moi, tu es libre de prendre une douche, de te servir dans mes placards et d'aller et venir à ta guise. Je souhaite juste que tu ne disparaisses plus comme tu l'as fait. Je …

Il s'interrompit brièvement, mais reprit :

- Je me suis vraiment inquiété. Et je tiens vraiment beaucoup à toi. Alors s'il te plait, acceptes mon amitié et mon hospitalité.

Il quitta la chambre et la laissa encore une nuit dans sa chambre. Il n'avait pas osé partager son lit avec elle, conscient que ça la mettrait forcément mal à l'aise. Et comme il n'avait pas non plus réussi à dormir dans celle de Fred, il s'était résolu à prendre le canapé. Ce n'était qu'une situation provisoire, et il espérait ardemment que sous peu, la jeune femme accepterait de reprendre la chambre de son frère pour s'y installer.

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Et c'était comme si son souhait s'était réalisé le cinquième soir, lorsqu'il rentra du travail. Les cheveux encore mouillés – sûrement parce qu'elle avait pris une douche – la jeune femme se trouvait dans l'ancienne chambre de Fred, en train de ranger et de trier ses affaires. George lui avait laissé un parchemin, depuis son arrivée, pour lui signaler qu'il aimerait beaucoup qu'elle l'aide à vider cette pièce et qu'elle s'y installe. Visiblement, elle l'avait lu et avait accepté sa proposition. Il resta un moment contre le cadran de la porte, à la regarder évaluer chaque objet avant de soit le mettre dans un carton soit le reposer à sa place, avant de finalement se racler la gorge pour attirer son attention. Elle se tourna vers lui, et planta ses yeux dans les siens. Hypnotisé, il finit par rompre le contact visuel en demanda :

- Tu veux manger ?

Elle se contenta d'hocher la tête, et ils passèrent à table. Comme ils en avaient eu l'habitude, le jeune homme passa le repas à raconter sa journée. Une fois le repas finit, ils débarrassèrent et la jeune femme hésita, avant de demander :

- Georges, qu'est-ce que tu attends de moi ?

- Je ne sais pas. Et toi, qu'est-ce que tu attends de moi ?

Il la laissa méditer sur cette phrase et rejoignit avec plaisir son lit, qui lui avait un peu manqué quand même. Il savait qu'ils étaient sur la bonne route, et c'était le plus important.


Voilà donc pour ce chapitre !

Qu'en avez-vous pensé ? La situation évolue pour l'instant, mais à quoi vous attendez-vous pour la suite ? :D

Je vous dis à mercredi prochain ;)