Hello !

Je suis vraiment désolée d'avoir un jour de retard, mais j'avais oublié de vous dire que c'était ma rentrée hier, donc c'était compliqué pour moi de poster ...

Bref, en tout cas, j'espère que ce chapitre avec cette première rencontre vous plaira :D

Bonne lecture ! ;)


Chapitre 7

Ils partirent en fin de matinée, en transplanant. Lavande ne connaissait pas la chaumière aux coquillages, et elle fut rassurée de voir la maison de petite taille au bord de la mer. L'endroit avait quelque chose de paisible, mais cela ne suffit pas à calmer l'angoisse qui l'habitait. C'était la première fois qu'elle verrait des gens depuis George, et c'était aussi effrayant que lors de sa première rentrée à Poudlard. Elle n'était pas tout à fait sûre d'être prête. Mais la main de George dans la sienne la rassura, et elle le suivit sans résister jusqu'au petit cottage.

Lorsqu'elle entra dans la petite maison, Lavande lança un coup d'œil incertain à George. Ils furent accueillis par Fleur, et Lavande fut encore une fois subjuguée par la beauté de la vélane. Déjà, à Poudlard, elle l'avait trouvé magnifique, avec ses merveilleux cheveux blonds – les siens étaient horribles à côté -, sa peau de pêche parfaite et ses magnifiques yeux d'une couleur incroyable. Mais là, avec son ventre de femme enceinte, elle était encore plus éblouissante que jamais, et c'était terrible pour Lavande. Elle ne comprenait pas pourquoi George avait tant insisté pour qu'ils viennent ici, Fleur était exactement tout ce qu'elle ne serait jamais : belle, aimée et bientôt mère. La française les salua avec chaleur, et assura à Lavande qu'elle était très heureuse de faire sa connaissance. Elle se retint de pleurer et lança de nouveau un regard au rouquin, mais cette fois, c'était un regard triste. George n'en tint pas compte et lui prit la main pour l'attirer dans le salon, tout en demandant à sa belle-sœur :

- Bill n'est pas là ?

- Si, il est allé chercher du bois dans la cabane, il ne devrait pas tarder à rentrer. Vous voulez du thé peut-être ?

Ils acceptèrent et s'installèrent sur le canapé. Sans laisser l'occasion à Lavande de se plaindre, le sorcier facétieux demanda à l'intention de la française :

- Alors, comment se porte le bébé ?

- Très bien, notre petite princesse est en pleine forme ! Est-ce que je t'ai dit que Teddy réclame tout le temps de venir ici ?

Fleur se leva pour aller chercher le thé dans la cuisine, et George se pencha sur l'oreille de Lavande pour lui expliquer :

- Teddy est le fils du professeur Lupin, le loup-garou. C'est sa grand-mère et Harry qui s'en occupent, parce qu'il est orphelin … Et sinon, comment se porte Bill ?

Fleur revint à ce moment-là avec le thé et lui répondit en souriant :

- Ho, très bien ! Il est impatient de rencontrer sa fille, comme nous tous. Je vous ai dit qu'elle était prévue pour le 1 mai ?

La future maman s'aperçu que son invitée n'osait pas la regarder, mais qu'elle fixait étrangement son ventre. Elle sourit et s'installa elle-aussi sur le canapé, avant de demander à la jeune femme :

- Est-ce que tu veux toucher mon ventre ? Elle est calme pour l'instant, mais elle pourrait bouger …

Presque effrayée, Lavande refusa poliment, et ce, malgré l'insistance de la future maman. Ils furent interrompus par l'arrivée d'un homme. Lavande fut frappée par la foudre quand elle le vit. Il avait la carrure typique des Weasley, grand, large d'épaules, assez bien bâti, et des cheveux roux en pagaille. Il semblait aussi bien plus âgé de George, mais il souriait également bien plus que le jumeau. Et surtout, il portait une énorme balafre sur sa joue gauche. Lavande aurait pu reconnaître cette cicatrice entre mille : c'était exactement la même que la sienne, la trace indélébile des griffes d'un loup-garou. Et pourtant, il souriait, et il avait presque l'air beau. Avec courtoisie, Bill fit comme s'il n'avait pas vu qu'elle le fixait, et il salua son petit frère et son invité :

- Salut frérot, je suis content de te voir ! Et tu dois être Lavande, je suis heureux de te rencontrer …

- Heu … oui, moi aussi, très heureuse.

Malgré elle, elle continua de le fixer, analysant chaque différence et point commun qu'ils avaient sur la joue gauche. Personne ne dit rien, la laissant faire comme on laissait une enfant découvrir quelque chose de nouveau, et ils se réinstallèrent sur le canapé. Après un moment de silence, Fleur finit par ouvrir la bouche pour dire à Lavande :

- Quand Bill a été attaqué par Greyback, nous étions tout juste fiancés. La première chose que m'a demandé Molly, c'était si je voulais toujours l'épouser. J'ai trouvé cette question tellement stupide, que ma seule réponse a été « bien sûr, je suis assez belle pour deux ! ». J'étais en colère, parce que Molly sous-entendait que je n'aimais Bill que pour son physique, ce qui n'a jamais été le cas. Et même après son accident, j'ai toujours trouvé mon époux beau et séduisant. Cette cicatrice ne l'a pas rendu moins beau ou moins désirable.

Il y eut de nouveau un moment de silence, avant que Lavande n'ose demander :

- Et vous avez décidé d'avoir un bébé ? Ce n'est pas risqué ?

- Ça ne l'est pas. Le professeur Lupin a eu un fils en parfaite santé, je te l'ai déjà dit Lavande, avoir un bébé n'est pas risque dans votre cas.

- George a raison. Je n'ai pas été contaminé par la lycanthropie. Notre bébé sera en parfaite santé, et il n'aura aucun risque d'être lycan. Seules les morsures sont dangereuses.

A la façon dont Lavande dévisagea Bill, George su ce qui l'agitait encore. Pour elle, c'était un fait de pouvoir mettre au monde un bébé en bonne santé. Mais c'était autre chose que d'élever un bébé en se pensant monstrueux. Il échangea un regard avec sa belle-sœur qui comprit le message, et ils se levèrent sous prétexte d'aller chercher des biscuits. Bill sourit à son invitée qui semblait songeuse, et il se pencha pour lui dire :

- Est-ce que tu penses que je ne devrais pas devenir père ?

- Non. Je veux dire, vous avez l'air tellement heureux tous les deux …

- Mon « accident » a été terrible. Mais notre vie ne s'est pas arrêtée pour autant. Nous avons toujours eu des projets ensemble, et rien ne nous empêchera de les réaliser. Ce n'est pas cette vulgaire cicatrice qui m'empêchera d'être heureux avec ma femme et ma famille. Au contraire, je suis fier de montrer au monde que j'ai participé à cette guerre pour que nos enfants aient un monde meilleur. Pas toi ?

La blonde était gênée, mais cela la plongea dans la réflexion. D'une certaine façon, il avait raison. Tout comme George, Harry, Hermione, et bien d'autre, c'était une preuve qu'elle s'était battue pour améliorer le monde. Pourtant, elle n'arrivait pas à en être fière, c'était au-delà de ses forces :

- Tu n'as pas peur que ton enfant ait … peur ?

Bill sourit avec compassion, comme s'il comprenait très bien le sens de son questionnement, et il n'hésita pas à répondre :

- Non, je ne pense pas. Je ne vais pas élever ma fille comme ça. Les gens ont peur et se moquent de ce qu'ils ne comprennent pas, surtout si on n'assume pas qui on est. Moi, je suis fier de celui que je suis et de ce que j'ai fait. Je veux être un superhéros pour ma petite princesse, comme tous les parents, et je pense que je le serai. Ou au moins, jusqu'à sa crise d'adolescence.

Plaisanta-t-il, ce qui eut le mérite d'arracher un petit sourire à la blonde. Voyant que George et Fleur ne revenaient pas, Bill finit par dire sincèrement à Lavande :

- George m'a dit que tu n'arrivais pas à t'accepter depuis que tu as été attaqué. Franchement, tu devrais arrêter de te torturer avec ça. Peu importe ce que tu penses, tu restes une très belle femme. Et les Weasley seront toujours là pour toi. Je pense que George t'apprécie beaucoup. En tout cas, merci, parce que grâce à toi, il a arrêté de ressasser son deuil … Tu devrais arrêter de réfléchir et juste vivre ta vie avec lui, ça vous ferait du bien à tous les deux.

Elle lui sourit timidement en rougissant, mais ne répondit rien. C'était vraiment très gentil de sa part, et elle était sincèrement touchée par ses paroles. Évidemment, elle rêvait de pouvoir faire comme lui, d'avancer, mais elle savait que c'était encore au-dessus de ses forces. Mais ça ne faisait rien. Parce que le futur papa venait de lui redonner beaucoup d'espoir nécessaire, et elle allait se battre du mieux qu'elle le pouvait. Pour elle, mais aussi pour George. Parce qu'il était devenu le soleil de sa vie, et qu'il méritait qu'elle se batte pour eux.

Fleur et George revinrent peu de temps après, et le reste de l'après-midi fut paisible. Ils discutèrent beaucoup de la future petite Weasley, et Lavande se sentit assez à l'aise pour discuter un peu de sa vie chez les moldus. Elle n'aimait pas en parler, mais là, elle tachait de se concentrer uniquement sur les choses positives qu'elle avait découvertes, comme la technologie. Ensuite, Fleur leur parla de la France, ce qui fit rêver la jeune Brown, et ils se quittèrent sur la promesse de la française qu'après son accouchement, elle inviterait tous les Weasley et Lavande chez elle en France, pour découvrir son beau pays.

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Lorsqu'ils arrivèrent dans l'appartement de George, le jeune homme su que cette visite chez son frère avait bouleversée l'ancienne gryffondore. Elle semblait plongée dans une profonde réflexion, et il la laissa cogiter pendant qu'il préparait le dîner. Elle ne dit pas un mot lorsqu'ils passèrent à table, et finalement, il la rejoignit sur le canapé après avoir fini la vaisselle. Elle semblait vraiment très loin, et un moment, George douta que cette visite lui ait réellement fait du bien. Mais elle finit par tourner la tête vers lui et plonger ses yeux café dans les siens. Comme à son habitude, elle ne dit rien, alors il parla pour deux :

- Tu sais, j'ai entendu ce que Bill a dit, et il a raison. Tu es belle Lavande, et tu n'as pas besoin de potion, maquillage ou soin miracle pour l'être. Et tu es importante pour moi. Tu as donné un nouveau sens à ma vie, alors que je pensais être perdu après la mort de … Je suis heureux d'avoir croisé ta route.

Il glissa sa main sur sa joue gauche, et comme à son habitude, elle se dégagea à son contact. Mais elle ne lui lança pas de regard noir, alors il glissa son autre main sur sa joue droite, et cette fois, elle ne se déroba pas. Elle pencha même légèrement la tête, appréciant visiblement la douceur de ses doigts sur sa peau pour la première fois. Saisissant sa chance, il glissa son autre main dans son cou, évitant soigneusement son visage et sa cicatrice, pour la rapprocher un peu de lui. Lavande le laissa de nouveau faire sans le repousser. Il lui adressa un petit sourire, qu'elle lui rendit timidement, comme une enfant.

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Ils restèrent un long moment ainsi, silencieux, se regardant avec tendresse et tant d'autres émotions, sans bouger d'un cil. Finalement, ce fut Lavande qui brisa ce moment magique en frottant doucement son nez contre le sien. Elle avait fermé les yeux, et George comprit très bien ce qu'elle attendait de lui. Sans hésiter, il s'avança lentement vers elle. Tout en langueur, il déposa ses lèvres sur celles pleines de la jeune femme, et l'embrassa. Le baiser fut léger comme une plume, leur laissant le temps de découvrir un nouveau flot d'émotion. George ne voulait pas brusquer sa vis-à-vis, alors il attendit. Enfin, Lavande commença à bouger ses lèvres contre les siennes, lui donnant à son tour un baiser. Rien n'avait d'importance à cet instant, sinon que leur peau l'une contre l'autre, et la chaleur de leur étreinte. Toujours avec patience, George réclama l'accès à sa bouche du bout de la langue, et de bonne grâce, elle le lui accorda.

Toujours avec une infinie délicatesse, le rouquin la fit basculer en arrière en même temps qu'il approfondissait le baiser. Il sentit ses petites mains s'agripper à sa nuque, et les siennes quittèrent son visage pour aller s'accrocher à sa taille. Elle répondait à ses baisers avec une ardeur qu'il ne soupçonnait plus chez elle. Mais elle était en vie, et elle se battait, il le sentait plus que tout, et c'était absolument formidable. Pris dans l'élan du moment, il quitta ses lèvres pour retirer son t-shirt, et elle en gémit. Il reprit ses lèvres avec envie, alors que déjà elle explorait son torse du bout des doigts. Cette fille le rendait définitivement fou, ce qui était incroyable après tout ce qu'ils avaient vécu. Encouragé par ses réactions positives, il s'attaqua aux boutons de sa chemise. Elle ne dit rien, gémissant contre ses lèvres, et quand il commença à caresser sa peau, elle enroula automatiquement ses jambes autour de ses hanches.

Il commençait à sentir l'excitation monter, aussi bien chez lui que chez elle. Il quitta ses lèvres, lui arrachant un faible grognement de protestation, et descendit dans son cou, puis sur sa poitrine. Elle se cambra légèrement, prête à l'accueillir encore plus près, alors il continua son chemin jusqu'à son nombril. Sa peau était trop pâle, et ses os étaient saillant sous sa peau, mais qu'est-ce qu'elle était belle. Lavande était vraiment magnifique, et il était persuadé qu'elle le serait encore plus quand elle irait mieux. Avec un peu de soleil, quelques kilos en plus, et surtout, un sourire, elle serait la plus belle des femmes pour lui. En tout cas, il s'évertuerait de faire en sorte qu'elle soit de nouveau heureuse. Parce que ça le rendrait heureux, il en avait la certitude absolue.

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Lorsqu'il remonta pour l'embrasser, la jeune femme sembla reprendre ses esprits, et elle détourna la tête vers la gauche. George ne lui en voulu pas, et il déposa un baiser sur son front pour lui montrer qu'il serait toujours là, à ses côtés. A présent les larmes aux yeux, Lavande garda la tête tournée vers sa cicatrice, et expliqua en sanglotant :

- Je suis désolée George, mais je ne peux pas. Je ne veux pas que tu me vois, et que tu vois encore ma cicatrice, c'est au-delà de mes forces.

- Ta cicatrice ne me dérange pas Lavande, tu es magnifique …

- Mais elle me dérange. Et je ne peux pas supporter l'idée qu'on … et que tu vois ma cicatrice durant l'acte. Je ne suis pas prête à me mettre à nue devant toi. Je suis désolée.

Elle retenait difficilement ses larmes, s'en voulant terriblement, même si ce n'était pas vraiment de sa faute. George se glissa à côté d'elle et la prit dans ses bras, évitant soigneusement de lui rappeler son côté gauche du visage :

- Ça ne fait rien Lavande. Tu n'es pas prête, et je comprends. Il n'y a pas de problème.

Ils restèrent longtemps vautrés dans le canapé, juste l'un contre l'autre dans le silence de l'appartement. Parfois, ils avaient besoin de calme. Et c'était une de ces fois-là.

Suite à ce premier contact entre Lavande et le couple Weasley, la relation entre la jeune femme et le jeune homme évolua. Pour n'importe qui, cela n'aurait eu l'air de rien d'exceptionnel. Mais pour George, c'était tout son monde qui était chamboulé : Lavande avait spontanément des gestes affectueux envers lui. Lorsqu'ils allaient au cinéma, elle ne lâchait pas sa main jusqu'à ce qu'ils aillent se coucher. Le soir, quand il cuisinait, elle restait assise sur le plan de travail et l'observait faire en souriant. Et surtout, il n'était pas rare qu'elle vienne d'elle-même se blottir contre lui, sur le canapé. Généralement, elle finissait par s'endormir et George aussi, profitant de l'affection de la jeune femme.

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Pourtant, George n'osait pas prendre d'initiatives. Souvent, il avait envie de l'élancer, voire même de l'embrasser, mais il se retenait. Il n'était pas certain de savoir si elle le laisserait faire et l'accepterait, alors pour ne pas menacer leur équilibre fragile, il ne tentait rien. La seule dérive qu'il se permettait, c'était de l'observer à son saoul lorsqu'elle dormait contre son épaule. Même si elle ne le croyait pas, elle était vraiment magnifique. Il adorait ses pommettes roses, son petit menton pointu, ou encore ses longues boucles blondes qui tombaient en cascades jusqu'à ses hanches. Quelques rares fois, elle attachait ses cheveux en chignon ou en queue de cheval pour ne pas être gênée lorsqu'elle travaillait, et George adorait ça. C'était dans ces moments-là qu'elle était la plus belle : elle était tellement concentrée sur sa tâche qu'elle en oubliait sa cicatrice. Pour George, ça n'avait jamais été un problème, parfois même il oubliait qu'elle avait une balafre sur sa joue, mais elle jamais. Par contre, elle semblait ne même pas remarquer sa mutilation à lui, passant même quelques fois distraitement ses mains dans ses cheveux roux et effleurant sans s'en apercevoir son oreille amputée. C'était un paradoxe qu'il avait du mal à saisir, mais qu'il acceptait. Tant qu'elle restait prêt de lui, il serait probablement prêt à accepter beaucoup de choses.

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Comme toujours, une nouvelle vint de nouveau troubler leur paix. En effet, George reçut le samedi suivant un courrier qui le contraria grandement. Lavande, qui l'avait observé lire son courrier, remarqua qu'il froissa la lettre et la jeta aussitôt. Il la rejoignit à table – ils étaient en train de petit-déjeuner – et garda les sourcils froncés sans dire un mot. Lorsqu'ils eurent finit, la blonde le tira jusqu'au canapé, et se calant dans ses bras, elle chuchota :

- Est-ce que tu veux m'en parler ?

- De quoi ?

- Du courrier qui te contrarie tant.

Le rouquin soupira et pour une fois, il comprit ce qu'elle ressentait quand les rôles étaient inversés. Il n'hésita cependant pas une seule seconde à lui confier le contenu du courrier :

- Dans deux semaines, ce sera le 2 mai. Comme l'an dernier, j'ai reçu une invitation du Ministère à venir célébrer la fête de la victoire.

Il vit qu'elle hésitait à lui demander s'il comptait y aller, alors il enchaîna :

- Je n'y suis pas aller l'an dernier. En fait, j'ai passé ma journée au cimetière, sur la tombe de … de Fred. Je ne l'ai pas dit à ma famille, pour ne pas qu'ils s'inquiètent. Je ne vois pas pourquoi je célèbrerai ce jour, alors qu'il … qu'il y a eu tellement de drames et de peines.

La blonde hocha doucement la tête, parce qu'elle comprenait tout à fait ce qu'il ressentait. Elle n'osait même pas imaginer à quel point la perte de son jumeau était douloureux pour le rouquin qui partageait sa vie, et elle était vraiment désolée de ne rien pouvoir faire pour soulager sa peine. Elle aussi, elle n'avait pas la moindre envie de célébrer cette victoire. Tout comme lui, elle avait perdu sa vie ce jour-là, alors son humeur était tout sauf festive.

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La journée s'écoula lentement, tous deux bien silencieux mais profitant tout de même de la présence de l'autre. Lavande lisait un livre que George lui avait acheté quelques jours plus tôt, alors que le jeune homme travaillait sur le plan de financement de ses prochaines expériences. Enfin, il essayait de travailler, mais son esprit était beaucoup trop préoccupé par les futures célébrations du 2 mai. Il était décidé à ne pas y aller. Surtout qu'il se doutait bien que Lavande ne voudrait pas non plus sortir ce jour-là, et il était hors de question qu'il la laisse seul. Sa famille était au courant qu'il vivait avec la jeune femme et qu'elle travaillait pour lui, mais en dehors d'Hermione, Bill et Fleur, personne ne savait ce qui lui était arrivé et dans quel état de syndrome post-traumatique elle était. Il n'avait pas envie de leur dire, parce que ça ne les concernait pas vraiment et que c'était aussi le choix de Lavande. Bien sûr, Harry, Ron et Ginny lui avaient posé des questions sur leur ancienne camarade, mais il était resté évasif, et Hermione avait toujours protégé ses arrières. Mais du coup, souvent, sa famille insistait pour qu'il l'amène avec lui pour manger au Terrier, et ils ne comprenaient pas pourquoi il refusait avec tant de virulence. Ils ne comprenaient pas que la décision ne lui appartenait pas vraiment. Mais il ne se plaignait pas, parce qu'il savait qu'ils ne pensaient pas à mal et qu'au contraire, ils étaient heureux qui ne soit plus seul. Dans tous les cas, il comptait absolument éviter de parler de ce qu'il ferait pour les célébrations du 2 mai, afin de ne pas les inquiéter et surtout de ne pas être harcelé pour qu'il participe.

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Avec surprise, après le dîner, il constata que Lavande avait prévu de l'aider à se relaxer. Elle le tira en silence dans sa chambre, et lui demanda de retirer son t-shirt et de s'allonger sur le ventre. Il obtempéra et se laissa faire pendant qu'elle tentait de lui faire un massage pour l'aider à se détendre. Ce n'était pas un massage professionnel, mais ce n'était pas le plus important : le fait qu'elle lui propose signifiait déjà beaucoup pour lui, et ça lui suffisait amplement. Lorsqu'elle acheva son massage, Lavande prit conscience de l'ambiance qu'elle avait créé sans s'en apercevoir : la lumière était tamisée, la chambre embaumait d'une douce odeur d'huile de massage, et George était proche d'elle, torse nu …

Elle rougit malgré elle lorsqu'il se redressa pour s'assoir face à elle :

- Merci beaucoup Lavande, ça m'a vraiment fait du bien …

Pour appuyer ces dires, il glissa timidement sa main contre sa joue droite pour la caresser. Elle hésita un instant, mais décida de se laisser faire. L'atmosphère entre eux, ainsi que la faible lumière la faisait se sentir bien et en confiance. Ses cheveux cachaient sa cicatrice, alors elle pouvait se laisser un peu aller pour une fois. Elle avait conscience qu'elle se permettait certaines libertés avec lui, et qu'il n'attendait que son accord pour lui aussi se laisser aller. Elle avait envie de le laisser faire, mais elle n'était pas sûre d'être prête et elle ne voulait pas tout détruire entre eux alors que ça commençait à peine. Incertaine, elle se pencha vers lui et comme la dernière fois, frotta son nez contre le sien. Le sourire de George se fit éblouissant, comme s'il n'attendait que ça, et il joignit ses lèvres aux siennes.

Sans s'en apercevoir, ils basculèrent entièrement sur le lit et leur échange s'enflamma petit à petit. La main dans ses cheveux blonds, George ne quittait plus les lèvres de la jeune femme, savourant chaque caresse de sa langue avec bonheur. Sans s'en rendre compte, il caressait son dos et ses hanches, alors qu'elle approfondissait leur échange. Malgré la chaleur de leur corps, ils restaient sages, presque chastes, s'embrassant sans urgence et avec tendresse. Leurs mains aussi se faisaient timides, mais ils étaient en accord. Après un long échange de baisers, le couple se sépara avec douceur pour se contenter de rester élancé l'un contre l'autre dans le lit. C'est ainsi qu'ils s'endormirent, dans les bras l'un de l'autre.

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Sans qu'ils n'en prennent vraiment conscience, Lavande abandonna petit à petit la chambre de Fred pour passer toutes ses nuits dans le lit de George. Si dans la journée, les gestes d'affection se faisaient rares, il était rare qu'ils passent une soirée sans s'embrasser pendant de longues minutes, un peu comme une tradition qu'ils attendaient impatiemment tous les jours. Si physiquement, il n'y avait pas d'autre rapprochement entre eux, ce n'était pas le cas émotionnellement. Ils communiquaient souvent d'un simple regard, et certains sourires en disaient beaucoup plus long que de grands discours. N'importe qui d'extérieur à leur relation aurait pu voir la complicité forte entre eux, et les liens qui se créaient.

Malgré tout, à l'approche de la date fatidique du 2 mai, certaines tensions invisibles apparurent sans qu'ils n'en n'aient vraiment conscience. En effet, George était souvent tendu, stressé, et Lavande le ressentait bien sans réussir à lui changer les idées. Elle aussi était stressée. Elle avait peur que George la laisse seule, qu'il s'aperçoive qu'il n'avait pas besoin d'elle et qu'il parte. C'était irrationnel, mais elle était terrorisée par l'idée d'être un jour abandonné par le rouquin. Même si elle avait eu énormément de mal à le laisser entrer dans sa vie, elle sentait bien qu'il était devenu indispensable et ne supporterait pas la vie sans lui. C'est ainsi, l'angoisse montante, qu'ils s'approchèrent de la date fatidique.


Et voilà pour ce chapitre !

Alors, qu'en avez-vous pensé ? La rencontre avec Bill et Fleur ?

Que se passera-t-il pour le 2 mai ? Vont-ils aller à la célébration ?

Et le rapprochement entre George et Lavande, vous aimez ? :D

La semaine prochaine, je suis en séminaire, donc ça risque d'être compliqué de poster pour moi, donc je vous dis à dans 2 semaines ! :D