Hello !

Comment allez-vous ? Je suis contente que l'avancement entre George et Lavande vous plaise (bon, en même temps, c'est le but de cette histoire ^^)

J'avoue que ces derniers temps, je n'ai pas beaucoup eu le temps d'écrire, je suis vraiment débordée, surtout que je sens que cette histoire touche à sa fin (pas pour vous mais pour moi ^^) ...

Heureusement, j'ai encore quelques chapitres d'avance, donc pas de panique ;)

On se retrouve donc pour un petit chapitre tout simple, qui j'espère, vous plaira :D


Chapitre 9

Le mois de mai fut un mois qui passa relativement rapidement, laissant place à un mois de juin déjà très chaud et qui annonçait un été vraiment étouffant. Un soir, alors qu'ils avaient abandonné l'idée d'aller au cinéma comme à leur habitude – il leur arrivait de ne pas trouver de film qui suscite leur envie – George proposa tout de même à la jeune femme :

- Je sais que tu n'as pas envie de voir des gens, mais j'aimerai beaucoup que tu m'accompagnes au restaurant.

Sachant qu'il aurait forcément des arguments – elle ne le connaissait que trop bien – elle ne dit rien et attendit.

- Je voudrai t'emmener dans un petit restaurant moldu, où on ne croisera personne qui puisse nous connaître … C'est un endroit avec peu monde et de lumière, on y sera tranquille et personne ne nous dér …

- D'accord.

Il la regarda, surpris et incertain d'avoir bien entendu. Il avait l'habitude qu'elle oppose plus de résistance, alors il ne savait pas vraiment comment réagir, en dehors de l'incrédulité qui le prenait :

- Vraiment ?

Elle hocha doucement la tête, confirmant ce qu'il n'osait pas vraiment imaginer. Alors il lui sourit de toutes ses dents, et lui tendit la main pour le transplanage d'escorte. Ils n'arrivèrent pas loin de King's Cross, sur Eversholt Street, rue très animée à cette heure-ci. George resserra la pression de ses doigts sur les siens, conscient qu'ils y avaient un peu trop de monde pour la blonde. Dans sa tête, Lavande ne pensait qu'à se focaliser sur ses pas, pour essayer de ne pas voir tous les gens qui l'entouraient et qui la voyaient. Elle savait qu'on fixait son visage, et ça la dégoutait toujours autant. Heureusement, ils n'eurent qu'à parcourir quelques mètres, et enfin ils arrivèrent. La jeune femme resta en retrait derrière le rouquin, alors qu'un serveur les conduisait à une table. Là, elle prit le temps de découvrir l'endroit où sa moitié l'avait emmené : c'était un charmant petit restaurant, à l'ambiance très tamisée, et sans aucun doute très romantique. En fait, elle avait eu raison de lui faire confiance, parce que l'endroit était parfait. Il n'y avait pas beaucoup de monde, et ils étaient assez isolés pour ne pas qu'elle se sente épiée. C'était plus éclairé qu'une salle de cinéma, mais elle s'y sentait tout aussi à l'aise. Elle s'aperçu alors que George la regardait, les yeux brillants :

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

- Rien. Je suis juste heureux.

- Heureux ? Pourquoi ?

- Parce que je suis avec toi. Et que tu vas bien, alors c'est génial.

Elle ne put s'empêcher de sourire face à sa joie débordante. Elle aimait savoir qu'elle pouvait parfois le rendre heureux, et ça la rendait heureuse d'y parvenir. Plus que tout, elle avait l'impression d'être normale, et d'avoir une vie d'une banalité terriblement apaisante. Oui, pour une fois, elle n'avait pas du mal à oublier sa terrible déformation, et elle n'avait pas besoin de se forcer. Ils commandèrent, et passèrent la soirée à discuter de tout et de rien, comme ils en avaient l'habitude. Sincèrement, ils passèrent un très bon moment. C'était une tendance qui devenait de plus en plus régulière, et ils souhaitaient vraiment tous les deux que ça ne s'arrête pas.

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Après le dîner, ils décidèrent de faire quelques pas dans la rue à présent beaucoup moins peuplée. Ils firent quelques pas main dans la main, riant des blagues du jeune homme sans se soucier des regards qui se tournaient vers eux. Mais soudain, la jeune femme s'arrêta. Sans qu'il ne comprenne pourquoi, George n'eut pas le temps de lui poser la question que déjà, elle avait passé ses bras autour de sa nuque et l'embrassait. Surpris mais heureux de cet élan d'amour, il répondit à son baiser en la serrant contre lui. Après plusieurs minutes d'échange intense, leur lèvre se détachèrent, et leur front s'appuyèrent l'un sur l'autre. George soupira de bonheur et glissa sa main sur la joue droite de sa petite-amie :

- J'ai fait quelque chose de particulier pour mériter autant de ta reconnaissance ?

Elle secoua la tête, et se contenta juste de sourire de manière énigmatique. Elle ne lui dit rien, et lorsqu'ils rentrèrent, elle se contenta de l'attirer dans la chambre pour dormir blottie contre lui. Sa place favorite, qu'elle n'aurait échangé pour rien au monde.

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Les semaines qui suivirent furent paisibles pour le jeune couple. Lavande tentait de faire des progrès dans sa guérison, et bien que ce soit difficile, le fait que George l'épaule à chaque étape lui faisait beaucoup de bien. Par exemple, il l'avait accompagné lorsqu'elle avait décidé de se rendre dans le Londres moldu en plein jour. D'abord, ils étaient allés au cinéma, puis, plusieurs fois, ils étaient allés au restaurant. Ils avaient même été dans des boutiques, plusieurs fois, mais c'était à chaque fois une épreuve qui demandait à Lavande plusieurs jours pour s'en remettre. Plusieurs fois, Bill et Fleur avaient proposé qu'ils viennent leur rendre visite et voir la petite Victoire, mais Lavande préférait attendre encore un peu avant d'être de nouveau confrontée au nourrisson. George était d'une patience sans nom, se retenant toujours lorsqu'il sentait que leurs étreintes allaient trop loin, ne lui mettant jamais la pression lorsqu'elle tentait de faire quelque chose de nouveau et l'accompagnant à chaque fois qu'elle en avait besoin. De même, elle restait un soutien pour lui. Ils avaient – ensemble – entièrement vidé la chambre de Fred, et réfléchissaient à redécorer la pièce. Ils avaient décidé d'en faire un bureau où George pourrait travailler sur ses inventions.

Cependant, bien qu'ils sachent pertinemment que cela devrait arriver, Lavande n'acceptait toujours pas d'accompagner George voir sa famille. Hermione insistait souvent auprès du jeune homme pour avoir le droit de venir leur rendre visite, mais la blonde refusait à chaque fois. Les Weasley se faisaient de plus en plus pressant auprès de George, passant même parfois à la boutique, espérant découvrir la jeune femme qui partageait sa vie, en vain. Cela énervait le jumeau, mais il n'en laissait rien paraître, conscient que sa famille ne pensait vraiment pas à mal.

Alors qu'il était à la boutique, George reçut un hibou que Lavande réceptionna. Elle n'avait pas l'habitude de lire son courrier, mais cette fois-ci, le hibou ne voulu pas repartir, attendant visiblement une réponse. C'était une heure d'affluence à la boutique, et il était hors de question qu'elle y descende. Alors, à contrecœur, elle décida pour la première fois de sa vie de lire le courrier du jeune homme. Elle était très mal à l'aise à l'idée de faire ça, mais si c'était vraiment important, elle prendrait sur elle d'aller à la boutique pour donner la lettre au rouquin.

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Elle fut prise au dépourvu par la lettre qu'elle découvrit. C'était un message de Bill, apparemment une réponse à la correspondance qu'il entretenait avec son frère. Le courrier n'était pas très long, mais il serra le cœur de la jeune femme :

« George,

J'imagine à quel point la situation doit être délicate. Mais nous savons tous les deux qu'il faudra beaucoup de temps à Lavande pour accepter sa cicatrice, comme tu en as besoin pour accepter la disparition de notre frère. Et même si je sais que tu fais tout pour l'aider et qu'elle t'apporte un certain équilibre, je pense que vous devriez réaliser tous les deux qu'il est important que vous ne vous refermiez pas sur vous-même. Nous sommes là pour vous aider et soutenir, c'est ce que fait la famille, j'espère que tu le sais …

Toujours est-il que ma proposition tient toujours : Fleur et moi serions ravis de vous recevoir quelques jours voire quelques semaines à la maison. Il n'y aura personne d'autre que nous, et des vacances au bord de la mer pourraient être bien plus bénéfiques que tu pourrais l'imaginer. La chaumière a quelque chose d'apaisant, et vous accueillir nous ravirait.

Fais-moi parvenir ta réponse rapidement, et comme d'habitude, informe Lavande que nous aimerions beaucoup la revoir, ne serait-ce que pour boire un thé.

Bill »

Elle replia la lettre et la laissa sur la table. Elle ne savait pas vraiment comment réagir, et elle avait surtout peur de ne pas tout savoir. Elle se doutait que George ne lui disait pas tout sur sa vie, notamment sur sa famille puisqu'elle refusait toujours de les voir. Mais elle ne voulait pas qu'il coupe les ponts avec les siens, ou qu'il se sente obligé de passer du temps avec elle plutôt qu'avec eux. Elle se sentait vraiment mal, parce que c'était injuste. Et en même temps, elle réalisait aussi qu'elle n'était pas aussi seule qu'elle le pensait. Même si elle avait déjà rencontré Bill et Fleur et qu'elle se sentait un minimum à l'aise avec eux, elle s'apercevait à peine qu'ils pouvaient être un vrai soutien pour elle. En fait, ils étaient déjà là, sans qu'elle ne le sache. Et heureusement, elle avait lu cette lettre, et elle pouvait maintenant ouvrir les yeux.

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Lorsque George rentra à l'appartement, il fut incroyablement surpris de voir que des valises l'attendaient. Ne se départissant pas de son humour, il lança à l'intention de sa moitié :

- Alors ça y est, tu as décidé de me virer de chez moi ?

Ignorant pratiquement la blague – ou du moins ne paraissant pas y réagir – la blonde vint lui prendre la main :

- Je sais que tu sacrifies beaucoup pour moi. Et je ne vaux pas le prix que tu paies. C'est trop cher. Et je me doute que ta famille doit aussi te manquer.

- Donc ? Tu me chasses chez mes parents ?

- Non. Je … tu dois passer du temps avec ta famille.

Le jumeau aperçu du coin de l'œil la lettre de Bill et fit immédiatement le rapprochement. Sans hésiter, il la prit dans ses bras et la serra contre lui :

- Lavande, ma place est avec toi … Tu fais partie de ma famille, et je n'irai nulle part sans toi. C'est compris ?

Il s'aperçu qu'elle pleurait, alors il l'embrassa avec douceur, tentant de lui montrer à quel point il tenait à elle. C'était plus que ça, elle faisait partie de sa vie, aussi simplement que ça. Tout comme Fred représentait la première moitié de sa vie, la jeune femme représentait l'autre moitié de sa vie, c'était une certitude absolue. Il recula pour la regarder avec tendresse – comme à son habitude, elle détourna légèrement la tête pour cacher son mauvais côté – et il lui assura :

- On peut aller à la chaumière aux coquillages ou chez mes parents. C'est comme tu veux, et quand tu veux. Mais c'est surtout ensemble, d'accord ?

Emue, la jeune femme approuva d'un hochement de la tête. Elle garda sa main serrée dans la sienne, et l'embrassa du bout des lèvres :

- Je pense … qu'on pourrait aller quelques jours chez ton frère ?

- D'accord. Je vais lui écrire pour lui dire qu'on viendra la semaine prochaine. Le temps que j'embauche quelqu'un pour me remplacer à la boutique …

Elle lui adressa un sourire resplendissent et enfouit de nouveau son visage dans son cou. Son odeur était apaisante et sécurisante, et elle savait qu'elle allait avoir besoin de courage pour réussir à aller vivre ces quelques jours chez Bill et Fleur.

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Ils comblèrent les derniers détails et préparèrent leurs affaires pour leurs petites vacances. Malgré le stress que tous deux ressentaient avec force, ils restaient convaincus que c'était la meilleure solution pour eux. Et Bill avait répondu à leur courrier en leur confirmant qu'ils étaient vraiment très heureux de les accueillir pour la semaine, d'autant plus que le couple y voyait l'occasion d'avoir des babysitters gratuitement et déjà sur place. Ils partirent par transplanage, et arrivèrent devant la chaumière aux coquillages. Comme la dernière fois, Lavande fut frappée par la paisibilité de l'endroit.

Ils longèrent les vagues, et arrivèrent à l'entrée de la maison. Ils frappèrent, et ce fut un Bill avec une barbe de trois jours qui vint leur ouvrir :

- Hey, salut vous deux ! Rentrez vite, le temps commence à se couvrir et je crains qu'une tempête se prépare …

Ils entrèrent, et Bill leur expliqua tout en les conduisant à l'étage :

- Fleur fait une sieste avec la petite, mais elle sera contente de vous voir. On vous a préparé une chambre éloignée de celle de la petite, comme ça vous serez tranquille …

Il leur montra la chambre en question : c'était une jolie petite chambre dans les tons jaune, qui donnait une jolie vue sur la plage, et d'où on percevait le doux son des flots caressant la côte. Rien n'était aussi apaisant que ce son, et Lavande fut très heureuse d'avoir fait le choix d'accepter ces vacances. Même la couleur vive de la chambre avait quelque chose de paisible, qui lui donnait envie de s'étendre et de juste écouter la respiration régulière de George. D'ailleurs, le jeune homme s'appliqua en quelques coups de baguettes de ranger toutes les affaires qu'ils avaient emporté. Lorsqu'il eut fini, il alla élancer par les hanches et déposa un baiser sur son menton :

- Est-ce que ça va aller ?

- Je crois que … oui. En fait, je pense que c'est l'endroit parfait, c'est là qu'on devrait être. Je ne regrette pas qu'on soit là.

Il lui sourit à pleine dent, et proposa en montrant la fenêtre :

- Est-ce qu'une balade sur la plage te tenterait ?

Ravie qu'il lui propose, elle accepta avec joie d'aller se promener au bord de l'eau. Ils descendirent donc et quittèrent la chaumière pour faire quelques pas dans le sable. Alors qu'ils s'approchaient des flots, ils quittèrent leurs chaussures et savourèrent le contact avec le grain du sable et la morsure de l'écume sur leur peau. Ils ne dirent rien, écoutant le cri des mouettes et l'agitation de la mer, jusqu'à ce que le tonnerre tonne. Comme l'avait prédit Bill, le temps commençait à se gâter, et une tempête estivale s'annonçait. Ils n'eurent pas le temps de rentrer qu'une averse s'abattit par eux, les forçant à rentrer en courant se mettre à l'abri.

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Ils passèrent un moment juste dans leur chambre, au chaud sous la couette. Même si on était en été, le temps était aussi changeant que les humeurs du bébé qu'ils entendaient pleurer et rire cinq minutes plus tard. Après s'être réchauffés, ils décidèrent de descendre rejoindre le couple qui pouponnait auprès du feu de cheminée. Dès que Fleur vit le jeune couple, elle sourit et arrêta de bercer sa fille :

- Venez vous réchauffer, le temps ne va pas s'améliorer avant plusieurs heures …

Ils s'installèrent à leur côté, et après quelques secondes de calme elle proposa :

- Est-ce que vous voulez la prendre, le temps que j'aille faire un biberon ?

- Je viens t'aider …

Ajouta Bill, pendant que sa femme mettait l'enfant dans les bras de la jeune femme. Immédiatement, Lavande lança un regard de détresse à son petit-ami, mais George refusa de prendre la petite fille dans ses bras :

- C'est à toi qu'ils l'ont confié, moi, je la vois à chaque fois que je vais au Terrier.

- Je te déteste.

Il avait souris et passé un bras par-dessus ses épaules, sachant pertinemment qu'elle n'en pensait pas un traître mot. Même si elle ne voulait pas l'admettre, elle était heureuse de tenir dans ses bras le bambin, et ça l'apaisait de voir qu'elle en était capable. Fleur et Bill revinrent rapidement et lui donnèrent un biberon chaud pour qu'elle le donne à la petite. Lavande était vraiment mal à l'aise, mais Fleur se tenait à ses côtés et lui expliquait comment faire, l'aidant à réajuster sa position ou à déchiffrer les babillements du nourrisson. Une fois nourrie, l'enfant commença à somnoler, et la jeune maman alla la coucher. Pendant ce temps, Bill demanda au jeune couple :

- Alors, qu'est-ce que vous avez prévu pour ces vacances ?

- A vrai dire, pas grand-chose, je pense qu'on va juste ne rien prévoir et profiter.

- Parfait, dans tous les cas, on est là si vous avez besoin …

Confirma l'aîné des Weasley, visiblement enchanté de recevoir son frère et l'ancienne Gryffondore. Ils restèrent un long moment près du feu, à discuter de tout et de rien, avant de préparer le repas.


Voilà pour ce chapitre, qu'en avez-vous pensé ?

C'est un chapitre tout doux et tout calme, mais je ne garanti pas que les prochains le seront ... ;)

On se retrouve mercredi prochain pour un nouveau chapitre !