Bonsoir tout le monde ! Voici le nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira et j'attendrais vos commentaires car à partir d'ici, la fic se séparera de celles de Zialema même si par moment certaines scènes seront en communs.

Bonne Lecture !


Les deux derniers de la fratrie étaient dans le bar de Makino, une habitude qu'ils avaient prise depuis le départ d'Ace. Sabo buvait tranquillement un verre alors que Luffy faisait le pitre.

Tout du moins, jusqu'à l'arrivée du journal.

- Ace à sa prime ! Ace à sa prime ! chantonnait joyeusement Luffy dans un coin de la taverne, accompagnait du rire de Sabo et de Makino.

- Il n'y a pas de quoi être fier ! gronda Woop plus loin. Et encore moins en sachant qu'il s'amuse à crier d'une, de qui il est l'enfant, et de deux, en faisant croire qu'il est une fille !

Tout le monde regarda Woop, surpris. Les deux frères se penchèrent de nouveau sur la prime qu'ils avaient entre les mains, se regardèrent, puis regardèrent Makino, avant que tous les trois ne se tournent vers le maire.

- De quoi vous parlez ? Regardez ! fit Sabo en brandissant l'avis de recherche d'Ace.

Woop eut un autre bug. Et comme un automate, il brandit celui d'Ann. Makino en resta extrêmement surprise, alors que Luffy poussait un cri quasi hystérique, pendant que Sabo était en train de frapper le comptoir, auquel il était installé, tellement il était mort de rire.

- AHAHAHAHA ! Et après il m'a engueulé quand je lui ai offert le corset et les porte-jarretelles ! rit Sabo.

- Nii-chan est devenu fou ! fit Luffy, totalement paniqué, les mains sur son chapeau.

- Eh bien, il semblerait qu'Ace est trouvé un moyen de mettre en application ce que Garp lui a appris, soupira Makino.

- Mais où est l'intérêt ?! rugit Woop en plaquant avec colère l'avis de recherche sur la table devant lui.

- Ace est fier de qui il est, mais il a promis Ji-chan qu'il ne porterait le nom de Gol D. Ace que quand il aurait atteint Raftell, fit Luffy en allant prendre l'avis de recherche pour le voir d'un peu plus près. C'est une façon de prouver qu'il est fier de qui il est le fils, tout en respectant la promesse faîtes à Ji-chan.

-Tout de même, ça fait un total de trois cent quarante-cinq millions de berrys. C'est beaucoup pour une première fois ! constata Sabo en essuyant une larme d'hilarité.

- De toutes les grosses pointures encore présente dans l'East Blue, aucune n'est plus haute que celle que notre cher petit capitaine des Spades Kaizoku, sourit Makino. Donne-moi la prime, Luffy. Je vais la garder sous le comptoir.

Sabo sourit, perdu dans ses pensées. En peu de temps son frère avait déjà fait en sorte que son nom apparaisse sur toutes les lèvres. Il ira loin, c'est certain.

Bientôt lui aussi il prendrait la mer. Pas de la même façon c'est sûr, il n'irait pas constituer un équipage, il partirait tranquillement, comme un simple voyageur sans histoire. Du moins, c'est l'image qu'il donnerait de lui.

- Dis Sab', toi aussi tu pars bientôt nan ?

- Oui Luffy, encore moins d'un mois et je mets les voiles.

Le benjamin sourit. Ce sourire réchauffa le cœur du cadet qui sentait le départ approcher avec difficulté. Il n'avait pas envie de laisser le petit dernier tout seul mais ils avaient fait une promesse, celle de partir le jour de leurs dix-sept ans.


Il sortit de la boutique en respirant l'air frais. Il marchait tranquillement dans la rue, observant les passants. Bientôt tout ceci ne serait plus que du passé.

Le royaume de Goa serait loin derrière, la vie et l'aventure se rapprochant petit à petit. Il traversa la forêt toujours aussi tranquille, profitant de ses derniers instants pour les graver dans sa mémoire.

En arrivant à la maison où il vivait avec ses frères et son oncle depuis plusieurs années, il fut pris d'un moment de nostalgie. Le passé refaisant surface.

Il entra et saisit son sac. Un simple sac bleu qui contenait deux tenues de rechange, des affaires pour l'hiver, un den-den mushi récemment acquis et des affaires qui lui tenait à cœur.

- Au revoir jolie maison, je te confie au bon soin de Luffy en espérant qu'il ne te fasse pas trop de dégât. Te reverrais-je un jour ? Je ne sais pas. En tous les cas j'ai été heureux sous ton toit.

Il reprit sa route vers le village de Fuschia et s'arrêta au bar où son dernier frère l'attendait. Luffy, très impatient lui tournait autour. Il voulait voir.

- Allleeezzz ! Montre ! geignit-il.

- Attends deux secondes Lu' !

Sabo posa son sac et enleva les bandages qu'il avait autour du cou. D'un côté on pouvait voir un as de pique et de l'autre un chapeau de paille. Les deux symboles de ses frères, pour qu'ils soient avec lui en tout temps.

- Sugoï ! Et maintenant ? Tu vas partir ?

- Oui, le bateau de marchand ne va pas tarder et il ne m'attendra pas si je traine.

Les deux frères allèrent donc au port où tout le village était réuni, comme un air de déjà-vu.

- Prend soin de toi Sabo, lança une fille.

- Tu es sur que tu ne veux pas rester ? Tu es un ange en comparaison de tes frères, supplia Woop.

-Désolé Woop, mais j'ai promis de partir le jour de mes dix-sept ans. Et il y a beaucoup de travail à faire dans ce monde pour le soigner.

Makino s'approcha du jeune homme et lui tendit des papiers ainsi qu'un petit sac.

- Tiens, Sabo, comme j'étais ta marraine c'est moi qui avais tes papiers d'identités. Certes tu n'es pas encore majeur, mais je doute que l'on se revoie le jour de tes dix-huit ans.

- Merci, Makino-nee-san ! Tu as tellement fais pour moi, je ne te remercierais jamais assez.

- Hihihi, ce n'est rien… Et voici de quoi manger pour quelques jours.

Il remercia Makino en lui faisant un bisou sur la joue et en la prenant dans ses bras comme le ferais un frère pour sa sœur. Il était vraiment proche d'elle et il ne l'oublierait jamais, c'est certain.

Il remercia ainsi tous les villageois pour leur aide. En dernier, il s'approcha de son frère.

Il saisit Luffy par les épaules et le serra dans ses bras.

- Tu vas me manquer Lu', murmura-t-il.

- On se verra bientôt nii-chan ! Dans trois ans je prends la mer et je viendrais te voir !

- En attendant tu écoutes Makino-nee-san, tu ne fais pas de bêtise et par pitié, n'essaye plus jamais de faire à manger d'accord ?

- Shihihi !

Sabo monta alors dans le navire marchand, soufflant pour ce nouveau départ. Une nouvelle page qui commence, une vie pleine d'aventure. Tout ce qu'il souhaitait depuis son enfance : la Liberté.


- Nous avons une escale à faire.

- Où est-ce ?

- Le Baratie, un bateau-restaurant. Nous sommes là pour la journée.

Son regard s'illumina. Il n'aurait pas pensé que c'était sur le chemin. En fin de compte, ça l'arrangeait, pas besoin de faire de détours et ainsi il pourrait se mettre directement à la recherche des révolutionnaires par la suite.

Sabo se leva du lit sur lequel il était et reposa le livre qu'il lisait. Ombres et Chaos. Tout à fait comme ce qu'il voulait faire. Le blond sortit sur le pont et remarqua que le restaurant était déjà bien en vue. Plus que quelques minutes avant d'y être. Parfait.

Il descendit et entra dans l'établissement. Il choisit une table un peu plus reculée, de façon à avoir les différentes issues bien en vue.

- Bonjour Monsieur, voici la carte, désirez-vous quelques chose pour commencer ?

Une jeune femme, surement une serveuse, venait de s'approcher. Il lui offrit un magnifique sourire avant de prendre le menu et commander à boire. Comme un parfait noble, voilà la face de lui-même qu'il avait choisi d'endosser.

La serveuse repartit vers les cuisines, il ne put s'empêcher de sourire, son comportement ne passerait pas inaperçus et les meilleurs des meilleurs viendront le servir. Il n'avait plus qu'à attendre qu'il montre sa tête.

Malheureusement pour lui, c'est la jeune femme du début qui revint vers lui pour prendre sa commande.

- Excusez-moi Mademoiselle, lança-t-il, moins sûr de lui alors qu'elle repartait. Je souhaiterais être servit par le meilleur de vos cuisiner.

- Je suis désolée mais le patron ne sert que rarement en salle.

- Alors peut-être son second ? Il me semble que votre patron est le premier maitre coq, il a sans doute formé quelqu'un qui pourrait être le second maitre coq ?

- Heu ... He bien oui, fit-elle hésitante. Je vais m'arranger pour qu'il vienne, après tout, le client est roi, se reprit-elle avec sourire.

Ainsi, il jouait la carte du hasard. Il avait vaguement suivit l'affaire avant de partir mais les informations à ce sujet ne sont pas très étendues. Il avait une chance sur deux de se tromper. Bah, il faut faire confiance à sa bonne étoile de temps en temps. Même s'il lui avait beaucoup fait confiance lorsqu'il était avec ses frères ...

C'est donc perdu dans ses pensées qu'il ne sentit pas l'approche du serveur.

- Humhum. Bonjour, je suis le second maitre coq de ce restaurant, il m'a été transmis le fait que vous souhaitiez être servi par les meilleurs des meilleurs.

- En effet, lança Sabo en relevant la tête vers le cuisinier.

Bingo ! Le regard pétillant ne trahissait pas. Le serveur le reconnu de suite et partagea son sourire.

-He bien, si je me doutais que tu passerais par ici, Sabo.

- C'était sur ma route, mais oui, je comptais passez ici pour te voir et aussi le vieux Zeff. Comment ça va, Sanji ?

Le deuxième blond s'assit en face du futur révolutionnaire. Le repas risquait d'être prometteur.

- Après l'ainé voici le cadet. Comment cela se fait-il ?

- J'ai eu dix-sept ans, il y a deux semaines, et depuis ce jour, je voyage.

- C'est vrai que toi, tu ne veux pas être pirate mais plutôt rév-..

Sabo mis sa main devant la bouche de son interlocuteur, puis la retira bien vite afin de ne pas apporter de soupçons.

Il avait senti dès son arrivée qu'il y avait quelques gradés de la marine, surement de passage.

- Certes je ne veux pas me cacher, mais j'aimerais attendre d'y être, avant de le crier sur tous les toits, fit Sabo à voix basse

- Tu ne l'as toujours pas rencontré ? se renseigna son ami avec la même voix.

- Non, je pensais commencer mes recherches à Loguetown, le navire marchand sur lequel je voyage à fait différentes escales jusqu'ici, pour le moment.

- Humm, je peux peut-être ... je sais pas si le k'ssou jiji à des contacts... Ça m'étonnerait…

- Je ne demande pas d'aide, je me débrouillerais de moi-même, d'ailleurs, il est où ce jiji de Zeff ?

La discussion revient donc sur des sujets plus banals. Après tout, Sabo avait toute la journée sur le navire-restaurant, il y aura bien un moment où ils seront tranquilles pour parler de ce sujet.

Sanji abandonna son ami pour reprendre son service et le laisser manger. Ce qui ennuya fortement le futur révolutionnaire puisqu'une femme vint prendre sa place.

- Bonjour bel homme, puis-je m'installer ?

- Vous êtes déjà assise, se méfia le blond.

Elle rit, un rire clair. Sabo la détailla rapidement, ne voulant pas quitter son visage des yeux trop longtemps. Elle portait un pantalon noir qui moulait parfaitement ses jambes, des bottes grises à talons et un décolleté gris également. Pas d'armes, pas de sac.

- Que voulez-vous, mademoiselle ?

- Juste discuter, vous m'avez littéralement fait craquer, fit-elle avec une voix ensorceleuse.

- Cela ne répond pas à ma question, fit-il cassant.

Elle rit encore une fois. Que trouvait-elle de drôle ?

- Je suis une voyageuse, tout comme vous. Et je suis intriguée, réellement.

Sabo soupira, elle ne le laisserait pas tranquille tant qu'il refusera de lui répondre.

- Que voulez-vous savoir de moi ?

- Vous n'êtes pas un vrai noble n'est-ce pas ?

- Et qu'est-ce qui vous fait dire ça ? demanda-t-il, sachant très bien ce qu'elle allait dire.

- Votre bô pour commencer, puis vos lunettes sur le chapeau, votre short aussi. Sans oublier l'anneau en or et votre dent manquante quand vous souriez !

Il applaudit faiblement pour ne pas attirer les regards de toute la salle. Il lui sourit, se prenant quelque peu au jeu finalement.

- Et qu'en concluez-vous ?

- Que vous allez apporter votre aide à ceux qui en ont besoin et aussi changer ce monde.

Il fut surpris de sa réponse. Enfin, plutôt surpris de son regard, transperçant. Comme si elle savait tout de lui rien qu'en le regardant. Elle profita de cet instant pour s'éclipser et laisser place à Sanji qui revenait avec un dessert.

- Que te voulais-t-elle ?

- Aucune idée, répondit-il vaguement.

Il changea rapidement de sujet, laissant cette rencontre dans un coin de sa tête, il y réfléchirait lorsqu'il n'aurait rien à faire, la présence de son ami étant beaucoup plus importante.

Les deux blonds discutèrent ainsi une bonne partie de la journée. Une fois le restaurant vide, le propriétaire fit son entrée dans la salle pour rejoindre les deux garçons.

- Tiens donc, mais ça ne serais pas cette graine de révolutionnaire que nous avons là ?

Sabo se leva pour saluer l'ancien pirate. Sanji en profita pour murmurer un k'ssou jiji quasiment inaudible.

- Alors, finalement tu n'es pas parti plus tôt d'après ce que ton ainé m'a raconté.

- Non, et heureusement, je n'étais qu'un gamin stupide à cet âge-là.

- Pas aussi stupide que tes frères, renchérit Sanji.

- Il est vrai, oui, sourit le blond.

La discussion tourna donc sur ce qu'il allait faire maintenant. Sabo avoua qu'il ne savait pas trop par où commencer lorsqu'il atteindra Loguetown, n'ayant mis les pieds qu'une seule fois dans cette ville et ne sachant pas où les révolutionnaires pourraient se cacher.

- Déjà, tu pourrais aller crécher au Jour Libre, c'est un hôtel pas très onéreux si tu dois rester longtemps, et tu y seras très bien logé.

- Merci du renseignement.

- Mais après, tu feras quoi une fois que tu seras révolutionnaire ? questionna Sanji.

- He bien je traquerais le gouvernement mondial pourquoi ?

- Nan, je veux dire, tu iras où ? Resteras-tu en East Blue ou tu iras sur la Grand Line ?

Ce nom, la Grand Line. Son rêve de gosse avec ses frères. Et surement là où se cache son oncle. Le meilleur endroit pour jouer dans l'ombre, ça regorge d'une infinité d'informations, de choses à faire…

- J'irai surement sur la Grand Line, en plus, je veux retrouver Ji-chan, il peut être partit que sur cette portion de mer.


Il sauta depuis le bastingage pour atterrir sur les pavés. Il promena son regard sur la ville qui s'étalait devant lui. Rien n'avait changé apparemment.

Sabo pris le chemin vers le centre de la ville, fouillant dans sa mémoire pour retrouver les rues menant à l'échafaud. Il avait promis à son oncle d'y aller lors de son départ et c'est ce qu'il ferait.

Une fois devant la construction, il attendit une bonne heure, contemplant les alentours.

-Gol D. Roger, souffla-t-il. J'ai promis à Ji-chan de venir ici lors de mon départ sur les mers pour devenir un révolutionnaire. Tu étais un pirate, mais je sais que le changement du monde par les petites gens t'intéresse. Je demande ta bénédiction pour voyager et réussir ce que je souhaite entreprendre.

Le jeune homme ne dit plus rien. Il sursauta alors qu'il avait l'impression de voir une silhouette en haut qui le regardait en souriant.

Il lui ressemblait, Sabo n'eut aucun doute. Il avait l'impression de l'entendre parler et lui souhaiter bonne chance sur la voie qu'il avait choisi.

Le futur révolutionnaire s'inclina puis fit demi-tour pour trouver l'hôtel que le jiji de Zeff lui avait conseillé. Pris d'une intuition, il se retourna et pu voir une silhouette disparaitre dans la foule.


Il se saisit du journal qu'il avait acheté en route. Un article faisait la une, le capitaine des Spades Kaizokudan avait refusé le titre de Shichibukai en envoyant le messager par le fond.

- C'est du Ace tout craché, refuser de se mettre à genou au pied des marines, bravo frangin. Et qu'en est-il d'Ann ?

Pas grand-chose, apparemment les gens ne savent pas trop ce qu'elle veut. Pour mettre la confusion, il fallait dire qu'il était le meilleur. Sabo était content et priait que son frère ne se fasse pas chopper.

Il se saisit de son bô et descendit se promener un peu en ville pour essayer d'avoir deux trois renseignements utiles si possible.

Il avait une mauvaise impression, quelqu'un le suivait depuis son arrivée d'il y a deux jours, il en était sûr.

Pour semer son poursuivant, il déambula dans les ruelles. Il attendit et surveilla les alentours avec son Haki. Plus aucune trace de l'inconnu.

Le blond repris donc son chemin mais percuta quelqu'un. Ce quelqu'un en profita pour lui voler son chapeau qui était tombé au sol.

-Hey ! Mon chapeau ! Rendez-le-moi ! s'écria-t-il.

Il n'attendit pas une seconde de plus pour se mettre à la poursuite de la personne. Utilisant son entrainement, il coinça l'inconnu dans une rue et l'attaque avec son bâton enduit de Haki. L'inconnu chuta et Sabo pu récupérer son bien. L'autre s'apprêtait à l'attaquer et le combat s'engagea.

Quelque chose tiqua le jeune homme, cette personne n'avait pas le niveau. Il la désarma et s'apprêtait à donner le coup de grâce mais quelqu'un d'autre intervint en soustrayant la future victime et lui faisant face un peu plus loin.

-Qui êtes-vous ? se méfia le futur révolutionnaire.

-Nous sommes des révolutionnaires, ce que tu veux devenir il me semble, lui répondit une voix de femme.

Les deux inconnus abaissèrent leurs capuches, révélant leurs identités.


-Tiens donc, alors tu es une révolutionnaire, ricana Sabo.

-C'est qui ce gars, Sherry ? questionna un homme.

-Une nouvelle recrue qui voyageait avec moi jusqu'ici, répondit la femme.

Sabo faisait face à deux personnes. La première était un homme plus âgé que lui mais à peine plus grand. La deuxième était une femme, celle qui l'avait abordé au Baratie.

-C'est donc à vous que je dois m'adresser ?

-En quelque sorte, je m'appelle Sherry et mon compagnon est Lyon. Et oui, nous sommes tous deux des révolutionnaires. Mais ce ne sera pas aussi facile que ça de t'intégrer à nous.

Pour clore la discussion elle se retourna et continua son chemin pour entrer dans l'hôtel. Sans hésitation, il suivit le duo dans les couloirs pour finalement ressortir quelques rues plus loin, devant une maison en somme toute banale.

Le blond regarda l'étrange bâtisse puis entra à la suite de l'homme. Il fut ainsi conduit jusqu'à un salon où il fut convié de s'installer.

-Pourquoi toute cette mise en scène, tout à l'heure ?

-Je l'ai su avant même que nous quittions Dawn que tu voulais devenir révolutionnaire, mais je n'ai eu la confirmation qu'hier.

-Et comment là tu su ? se méfia-t-il.

-Secret professionnel, c'est comme cela que nous marchons ici. Si tu deviens l'un des nôtres je te le dirais, mais pas avant.

Sabo s'emmura alors dans le silence. Il allait être présenté au révolutionnaire qui avait les plus hautes fonctions sur le poste de Loguetown. Il se devait de réussir, pour lui, pour ses frères, pour toutes personnes où qu'elles soient.

-Laissez-nous.

Le blond sursauta, il ne l'avait pas entendu venir et pourtant son Haki était toujours activé. Il fixa le nouveau venu, reconnaissant son visage pour l'avoir déjà vu dans les journaux. Josh ou plus souvent nommé Le Fantôme.

-C'est donc toi le petit géni que Sherry veut faire intégrer à la révolution ?

-Je ne sais pas ce que veut cette fille mais j'ai choisi depuis que j'ai huit ans ma voie. Celle de la révolution.

Le blond remarqua que son interlocuteur se plongeait dans ses pensées, moment qu'il mit à profit pour le détailler.

Un homme plus âgé, surement père de famille. Une cicatrice barrant la moitié de son visage, des cheveux noirs et une tenue commune. Rien qui ne pourrait dire ce qu'il est réellement aux premiers abords.

-Qu'est-ce qui te motive à nous rejoindre ?

-Je suis né noble au royaume de Goa et j'étais promis à une fille, née noble également, mais avec des relations sociales plutôt intéressantes pour mes parents. J'ai gouté à cette vie dans une cage dorée, à apprendre à se courber aussi bas que possible devant les autres et à méprisé les non-noble, cracha-t-il.

Sabo ne cachait pas sa colère, il n'arrivait pas à contrôler ses émotions lorsqu'il en parlait. L'odeur du feu brûlant les personnes et les déchets emplissant son nez, lui revenait en mémoire.

-J'ai été sortis de ce monde grâce à des amis et leur oncles qui m'a adopté. J'étais libre de toutes entraves, mais ces pourritures de nobles ... Ils ont fait brûler le Grey Termial, il y a quelques années, mes frères et moi, on s'y trouvait à ce moment et on faillit y passer. Les gens qui y vivaient ont beaucoup soufferts, alors qu'ils n'y sont pour rien.

Il fixa son interlocuteur dans les yeux, lui montrant toute la détermination dont il faisait preuve.

- Je veux changer ce monde et j'y arriverais. Mes frères ont choisi une autre voie symbole de liberté, j'ai choisi la mienne. Travailler dans l'ombre et entrainer la destruction du Gouvernement Mondiale et la chute des tenryubitos, c'est mon but.

Il ne dit plus rien laissant l'autre avaler son monologue. Il ferma les yeux, chassant les mauvais souvenirs qui remontaient à la surface. Il devait tout faire pour le convaincre. Il devait absolument devenir révolutionnaire pour tenter de rencontrer le grand dirigeant de l'ombre.

-Mais, que vas-tu faire une fois ton but réussit ?

La question le déstabilisa. Cet homme s'interrogeait sur le futur ? Certes il y avait déjà pensé mais il ne se doutait pas qu'on lui demanderait.

-J'ai bien sûr une idée, mais je ne souhaite pas la partager avec vous. Si je dois en parler cela sera avec votre supérieur. De toute façon, je doute qu'une seule vie ne suffise pour renverser les lois de ce monde, mais je transmettrais mon rêve à d'autres et ainsi de suite.

Josh se leva en souriant et lui tendit la main. Un peu surpris, Sabo se leva à son tour et le regarda, ne comprenant pas vraiment.

-Bienvenu parmi nous, Sabo, tu peux me tutoyer.

Une porte s'ouvrit dans son dos et les nouveaux venus s'approchèrent à ses côtés.

-Tu feras équipe avec Sherry et Lyon. Ils t'aideront à t'intégrer et à te faire une place parmi le monde souterrain.

-Bienvenu dans l'équipe, sourit la jeune femme en le prenant dans ses bras.

Lyon se contenta d'une tape amicale sur l'épaule. Enfin de compte c'était si simple que cela ? Ou alors ils étaient déjà au courant de tout et voulaient simplement le tester.

-Répondras-tu à mes questions Sherry ?

-Plus tard, pour le moment suis-nous jusque la maison, et ce soir nous faisons la fête ! renchérit la jeune femme.

Ses deux nouveaux amis le conduisirent dans un autre bâtiment de la ville, leur maison en quelque sorte qu'ils partageaient à trois.

Il s'installa dans une chambre avec balcon, la vue donnant sur la mer en direction de la Grand Line.

- Tu as vu Ace ? J'ai réussi, je viens d'intégrer leurs rangs. Bientôt on se retrouvera sur cette mer que tu es en train de conquérir. Luffy, lorsque tu prendras la mer, je serais là pour te couvrir, murmura-t-il. Ji-chan, je viendrais bientôt te voir toi aussi.

Il se tut, regardant l'horizon. Il sentit la brise sur son visage et ferma les yeux.

- Shannah, c'est grâce à toi que je suis qui je suis, aujourd'hui. Où que tu sois, j'espère que tu vas bien.


Et voilà ! Alors ? Des rewiews ?

En attendant, à plus tard !